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samedi 20 juin 2020

Des milliers de sans-papiers manifestent pour forcer leur régularisation

Se sont-ils organisés seuls ou sont-ils instrumentalisés ?


C’est l’une des quatre manifestations à Paris dont seles deux ont été autorisée par la préfecture de police
Babacar Sall, arrivé du Sénégal voici trois ans, manifeste pour la première fois. "On n’a pas de papier. Pour manger, c’est un problème [les Restos du coeur sont-ils pour eux des chiens?]. Parfois je fais un peu de travail au noir, mais c’est tout. J’aide les gens à déménager ou je fais de la plomberie. Dès qu’on me propose un travail je le prends", dit cet homme de 42 ans qui vit à Montreuil : la mairie PCF ne les traite pas bien? 
"Avant je travaillais avec les papiers de quelqu’un mais il me prenait trop d’argent", ajoute ce clandestin victime du racket d'un coreligionnaire etqui a laissé au Sénégal sa femme et sa fille, dans l'attente d'un rapprochement familial. "Parfois je leur envoie 20 euros, parfois 30, dès que je peux." Et encore, si toutefois il n'est pas polygame.

Des manifestations dans toute la France


Venu du Mali, Tidiani Diagouraga est quant à lui arrivé en 2018 en France. Pas sûr qu'il ait été appelé en pleine période de chômage élevé... "C’est dur au Mali, à cause de la guerre. Je suis venu ici pour travailler. Mais je ne peux pas travailler parce que je n’ai pas de papiers", résume cet homme de 36 ans, comme si tous les illégaux, de l'Afrique à la Tchétchénie n'étaient pas prévenus de ces difficultés, d'autant plus qu'ils sont toys surdiplômés, selon lq littérature de gauche.
Pour Hassan, un Marocain en France depuis huit ans, «"les sans-papiers participent à l’économie de la France" et c'est bien par charité musulmane qu'ils viennent à notre secours.... Lui est pizzaiolo à Paris et paie des impôts. "Je suis là pour être régularisé. Avec des papiers, je pourrai acheter une voiture, avoir un logement plus facilement", conclut-il. Et se marier au bled et ramener une femme à laquelle il fera une floppee d'enfants sur le sol français, pour redresser notre courbe de natalité.
Des rassemblements pour la régularisation des sans-papiers sont aussi prévus samedi dans plusieurs villes (Marseille, Lyon, Rennes, Lille, Toulouse, Grenoble, Strasbourg, Nantes…).

Et avant ou après une maifestation contre l'anti-racisme les flis et le racisme des flics et des Français, tous.tes autant qu'ils.elles sont.


vendredi 9 août 2019

Expulsion d'un squat latino : il migre devant une mairie aux portes de Paris

Sur le parvis de la mairie de Saint-Ouen, parce qu'ils aiment la France et l'opposition communiste  (1945-2014) au maire centriste?

Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains, ont-ils des liens avec la France ?

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Les associations et collectifs d'aide aux clandestins sont entrés en campagne des municipales
Expulsée fin juillet d'un campement clandestin, une centaine de Latino-Américains campe depuis plus d'une semaine devant la mairie de Saint-Ouen, au Nord de Paris, avec le soutien d'associations qui dénoncent l'inaction des autorités. 

Mère isolée de tout juste 40 ans, en charge de cinq enfants et de deux petits-enfants, Chanel se rappelle comment la communauté s'est constituée au fil des neuf derniers mois dans cet entrepôt désaffecté, propriété de la ville désormais UDI de 50.000 habitants en Seine-Saint-Denis.

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"Le squat Bauer... C'était 'chez nous' ", estime Chanel Marté Castillo, une Dominicaine de 40 ans. "Quand on est arrivés, on a commencé à nettoyer, à construire. Petit à petit, d'autres familles arrivaient, on cherchait une place. On a fini à 150 personnes (...) On peut pas laisser les gens dehors, même si nous on est dehors aussi". 
Le 30 juillet, en application d'une décision de justice début mai dernier, à la requête de la mairie de centre droit, les locaux et ses occupants ont été évacués, pour des raisons sanitaires.

Depuis, 130 personnes, dont 40 enfants et plusieurs femmes enceintes, déploient chaque soir des dizaines de tentes qu'ils devront replier à 6h00 avant l'arrivée de la police, mais avec l'aide des militants associatifs, notamment DAL (Droit au Logement) qui refait parler d'elle à chaque approche d'élections depuis 1986, sous la direction de 'Babar' (Jean-Baptiste Eyraud), fils du comédien Marc Eyraud et de Marianne Astruc, sœur du cinéaste Alexandre, et ancien militant maoïste, ayant fait partie de la Gauche prolétarienne (des partisans antifascistes "trahis" en 1944 par Maurice Thorez, secrétaire général de PCF de 1930 à 1964.)... En novembre 2015, il était aux côtés de Noël Mamère et du révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot (NPA) à l'initiative de l'Appel des 58 : "Nous manifesterons pendant l'état d'urgence".

Sous un barnum, la cantine ravitaillée quotidiennement par les "riverains", des militants de la gauche radicale : des cartons de nourriture, un réchaud sur lequel deux femmes font griller des saucisses. Plus loin, des sacs de vêtements, des canapés, des matelas sur lesquels plusieurs hommes font la sieste et des jouets d'enfants, une valeur sûre en termes de compassion médiatique.

Une action politique de l'extrême gauche lancée à la reconquête de la mairie

"La CGT nous a proposé d'accéder à leurs toilettes; il y a Emmaüs pour la douche", commente Chanel. 

"Il y a des Péruviens, des Boliviens, des Dominicains, des Cubains,
des gens qui ont l'asile politique, d'autres sans papiers", admet sans difficulté Yamile Millan. Arrivée en France il y a un an et demi, sans papiers, elle fait "des ménages" au noir, comme beaucoup d'autres, singulièrement dans le bâtiment.
"Je n'avais jamais vécu dans la rue", confie encore Chanel qui, décidément, est une meneuse. "Nous réclamons le droit à un logement digne" : une revendication clairement soufflée par une asso ou une autre.

"Dans nos pays, ça n'aurait aucun résultat de lutter de cette façon, mais ici, si", affirme Mauricio Gomez, le "pasteur" de la communauté. "On sait bien que nous sommes des immigrés (...) Le maire ne nous connaît peut-être pas, il ne sait pas qui nous sommes, mais on aimerait qu'il nous rencontre", dit-il. Ainsi la cible politique est-elle clairement désignée...

La municipalité estime qu'il ne lui appartient pas de prendre en charge ces "squatteurs". 
"En aucun cas, le maire et sa majorité municipale ne peuvent être tenus pour responsables de la situation", souligne la ville dans un communiqué.

L'association DAL a "installé illégalement des personnes dans ce bâtiment municipal dont tout le monde connaissait la destinée". Une école doit y voir le jour en 2022. "Si des solutions doivent être trouvées pour ces personnes, il appartient exclusivement à l'Etat d'y pourvoir", précise la ville. 

Resté neutre lors de l'élection présidentielle de 2017, à la différence de Stéphane Gatignon, passé du rouge au vert et maire  UDEalliée à LREM en 2020) de Sevran, tandis que Marie-George Buffet (PCF) votait Mélenchon (LFI), quand le député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, votait Fillon, William Delannoy,  54 ans, le maire UDI de Saint-Ouen, juge qu'il doit "apporter des solutions de relogement prioritairement aux Audoniens qui ne comprendraient pas, après des années d'attente, de voir le maire attribuer des logements à des Colombiens".

"En quoi ces 'Colombiens' ne sont-ils pas des habitants de la ville ?" s'indigne La France Insoumise dans un communiqué. "Le maire va-t-il désormais trier ses concitoyens par origine ?", polémique l'extrême gauche populiste.
Pas question de retourner là-bas, lui fait écho Chanel : "Le squat est surveillé; il y a les flics. On nous a dit qu'on n'allait jamais le récupérer".

"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non", s'énerve Aliénor Turpin, une "bénévole" audonienne, mais pas que. Elle est aussi représentante des parents d'élèves FCPE qui, en octobre 2018, soutint la grève des agents d'entretien et de restauration des écoles de la ville de Saint-Ouen contre la Mairie, dénonçant un projet d'externalisation partielle du ménage dans certaines écoles.  
"Il n'y a pas d'interlocuteur, pas de solution, la préfecture, la mairie, tout le monde se renvoie la balle," gronde-t-elle maintenant, avec le soutien du député LFI, Eric Coquerel, au collectif 'Saint-Ouen se rebiffe'. Elle était déjà dans les actions menées contre le maire lors de trois manifestations (école d'ingénieurs Supmeca coupée en deux - dommage collatéral de l'installation de bâtiments du campus des JO., sa résidence étudiante et son réfectoire seront détruits -, parents d’élèves contre la nouvelle sectorisation, défenseurs des jardins de Guinot)…"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non," gronde A. Turpin, selon Le Figaro dont les journalistes d'investigation nous disent pareillement, sans plus de recherches qu'elle est une simple "bénévole"... Selon ces professionnels à bac +5, "tous [sont d'ailleurs] originaires d’Amérique du Sud" :  sans doute les Dominicains ou les Cubains ?

La préfecture précise que "29 familles avec enfants se sont vu proposer des nuitées hôtelières, en attente d'une solution plus pérenne. Pour les autres, on rentre dans le cadre du 115 habituel", le numéro d'urgence sociale, saturé. 

Proche d'Ismaël Emelien, qui fut conseiller spécial de Macron à l'Elysée, mais démissionnaire après avoir été mis en cause dans l'affaire Benalla, et qui fit partie de l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela (président à la suite de la mort de son mentor, Hugo Chávez en mars 2013), Julien Denormandie, 39 ans, un agronome ministre chargé de la Ville et du Logement depuis octobre 2018, n'a plus qu'à... C'est le 115 !

jeudi 15 février 2018

Une centaine de travailleurs sans papiers est ...en grève : c'est en France !

Des travailleurs sans papiers instrumentés ?

Inquiets de la prochaine loi sur l'immigration, ils réclament leur régularisation
 
Essentiellement subsahariens, employés par six sociétés d'intérim,  de plats cuisinés, de livraison de colis ou de nettoyage en Ile-de-France, cent vingt travailleurs illégaux sont en grève depuis lundi, craignant de perdre l'un des rares moyens de régularisation, grâce au travail. Faisant l'amalgame médiatique et politique entre les nouveaux migrants illégaux et les anciens qui travaillent en France depuis de nombreuses années, les associations et syndicats vertueux mènent campagne.

Ils ont été installés des piquets de grève avec l’appui de la CGT, réclamant leur régularisation, mais exprimant aussi l’inquiétude collective des nombreuses personnes qui partagent leur sort. Leur situation juridiquement irrégulière risque en effet de se compliquer avec la prochaine loi "immigration et asile", craint la CGT. 
Bénéficiaires d'aides sociales, ces salariés illégaux n'ont pas de droit au travail mais, cornaqués par la centrale syndicale d'extrême gauche, ils comptent bien mettre en oeuvre une ou plusieurs options qui leurs sont offertes comme sans papiers, explique Violaine Carrère, chargée d’études au Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s (Gisti) : "Soit fabriquer ou utiliser des faux papiers, soit être embauché sous l’identité d’un tiers, soit travailler au noir.

Dans les faits, c’est l'embauche sous une fausse identité qui prévaut pour espérer obtenir des papiers. Il s’agit concrètement de "travailler en utilisant l’identité d’une autre personne, que l’employeur le sache ou qu’il l’ignore", confirme tranquillement Violaine Carrère, mais apportant de l'eau au moulin du législateur. Et "très souvent, l’employeur le sait : on a déjà vu un restaurant qui avait embauché la même personne dans trois établissements, sous trois identités différentes", dénonce cette militante, après avoir cautionné, voire recommandé, cette pratique. 

Cette méthode permet d’accumuler les bulletins de salaire nécessaires à la constitution d’un dossier pour obtenir un titre de séjour. Et  le Gisti de dénoncer une "hypocrisie majeure" : "Non seulement l’Etat n’ignore pas que le travailleur a recouru à un alias, mais en plus c’est dans le dossier." En somme, il est nécessaire de travailler dans l’illégalité pour pouvoir espérer ensuite travailler légalement. On se demande si le Gisti est du côté de ceux qu'il prétend protéger de la loi. 
Le travail, bien qu’interdit aux personnes en situation irrégulière, est un moyen d’accéder à la régularisation, notamment depuis une réforme de 2007 (article 40 de la loi du 20 novembre) qui a inscrit dans la loi cette possibilité à la suite de plusieurs mobilisations. 
Ainsi avait-elle suscité la polémique lors de son adoption, principalement en raison d'une disposition qui autorisait le recours aux tests génétiques pour prouver la filiation de candidats au regroupement familial. Le Conseil constitutionnel avait également privé l'Etat de la possibilité de statistiques ethniques.
Mais l'article 40 de cette loi et une circulaire du 7 janvier 2008 offrent la
possibilité de régularisation sur demande de l'employeur, à condition que le salarié travaille dans un secteur qui connaît des difficultés de recrutement et soit sous contrat ferme d'un an minimum. L'art. 40 n'est pas applicable aux Algériens et aux Tunisiens, soumis à un régime dérogatoire. La circulaire a été annulée, le 23 octobre 2009, par le Conseil d'État.
Sur le sujet, le droit n’a pas bougé depuis novembre 2012 et une circulaire du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a précisé les critères d’ancienneté de travail et de séjour : les préfets pouvaient s'y référer pour accorder des régularisations. 

Les travailleurs sans-papiers demeurent soumis à deux contraintes. 
Celle de leur patron d’abord, qui remplira ou non le formulaire Cerfa indispensable à leur régularisation : "Des employeurs jouent le jeu de cette circulaire et d’autres non, parce qu’ils préfèrent maintenir une main-d’œuvre en situation de vulnérabilité dans l’entreprise, selon un collectif migrants de la CGT. C’est pour ça que les salariés se sont organisés entre eux [sic] et sont venus nous voir," se justifie Marilyne Poulain, militante de ce collectif. 
Ensuite, celle du préfet. "A Paris, on applique la circulaire, mais en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne, c’est l’horreur, avec des délais de huit mois qui rendent les documents obsolètes, se plaint Marilyne Poulain, qui est aussi coordinatrice à l'association Autremonde sur les questions d'alphabétisation et d'accès au droit, et milite aussi aux côtés des grévistes d'Adec, un sous-traitant de Bouygues. 
"Vous savez ce que c’est qu’une grève?", demande Denise aux personnes venues ce jour là à Droits devant (association créée par un ensemble de personnalités telles que Albert Jacquard, Mgr Jacques Gaillot, Jacques Higelin ou Léon Schwartzenberg, pour l'égalité des droits entre les Français et les clandestins, associée à une intersyndicale du ...Ministère du Travail (CGT-TEFP et SUD Travail)) ... avant de conduire les grévistes sans-papiers, vers un immense chantier situé à la Défense : le chantier de la tour First… Commentaire de l'association : "Las d’être exploités et de se voir refuser un titre de séjour, des ouvriers maliens employés en région parisienne par un sous-traitant de Bouygues se sont mis en grève. Ils ont compris que pour être reconnus dans leurs droits, il leur faudrait s’attaquer à tous les rouages du système qui organise leur exploitation. Et réaliser des coups d’éclat."
En quoi le projet de loi 'immigration et asile' inquiète-t-il les travailleurs et les syndicats ? 

Cette nouvelle loi sera présentée en conseil des ministres le 21 février et l’essentiel de son contenu est connu. 
C’est en l’occurrence son article 16-II qui pose problème à la CGT. Il envisage d' "étendre le champ d’application de l’article 441-8 du code pénal", dont la dernière version remonte à la loi Cazeneuve de mars 2016. 
Cet article sanctionne l’utilisation du titre d’identité ou de voyage d’une autre personne "aux fins d’entrer ou de se maintenir sur le territoire de l’espace Schengen", mais ne précise pas ce qu’il en est pour les personnes qui recourent à un alias afin de travailler. Comme si c'était une circonstance atténuante !
"A l’époque, on nous a dit que cet article était là pour cibler le passage des frontières dans le cadre de la lutte antiterroriste, mais que ça ne concernait pas le travail", se rappelle Marilyne Poulain. 

Mais le Gisti trouve  à redire contre l’article 16-II de la loi à venir qui évoque l’extension de l’article 441-8 "aux cas d’usages frauduleux qui permettent […] de se maintenir [sur le territoire] et, dans la plupart des cas, d’y travailler". 
Cette disposition indispose les défenseurs des travailleurs clandestins et partisans de la libre circulation des travailleurs originaires de pays étrangers à l'Union européenne. 

Une certaine presse considère que l'avis partisan du Gisti doit prévaloir.
Violaine Carrière "ne comprend pas" en quoi l’article 441-8 empêchait jusqu’à maintenant de poursuivre quelqu’un recourant à un alias pour travailler. Elle dit n’avoir aucun souvenir d’avoir déjà vu cet article utilisé en ce sens. D’où son questionnement : "Y a-t-il une vraie volonté politique d’empêcher les gens de se déclarer quand ils travaillent ?" 
"On nous dit qu’ils pourront toujours être régularisés", doute Marilyne Poulain, dénonçant aussitôt qu' "un tel article dotera un employeur d’une arme énorme" envers un travailleur qui souhaiterait obtenir un formulaire de régularisation. L’article 441-8 prévoit cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. 

Mardi, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a demandé au ministère de l’Intérieur et à l’Elysée des discussions sur le sujet. 
Le syndicat d'extrême gauche accuse cet article qui "correspond à la logique du tri entre "bons" et "mauvais" migrants" défendue par Gérard Collomb en faveur des salariés français plutôt que des nouveaux demandeurs en situation irrégulière, de surcroît. 

Dimanche, le ministre de l’Intérieur défendait sa politique en répondant, aux personnes qui "disent 'on n’a pas besoin de faire un tri, on ne doit pas choisir entre ceux qui ont besoin de l’asile et les migrants économiques' " : "Si. On est obligé de le faire parce qu’à un moment donné, nous ne pourrons pas donner un avenir à tout le monde."

jeudi 21 décembre 2017

Le gouvernement envoie sa majorité déminer le débat sur l'immigration gouvernement

Les associations mènent le combat du droit d'asile contre le gouvernement légitime

Le pouvoir doit faire face à des groupes radicaux
  
Résultat de recherche d'images pour "manifestation pour refugiés 26 novembre 2017"Pour préparer l'arrivée du projet de loi asile et immigration du gouvernement, d‘ores et déjà critiqué à la suite de plusieurs circulaires renforçant le contrôle des demandeurs d‘asile, les députés godillots de la majorité vont mettre en place un groupe de travail.

Dès le 22 janvier, l'Assemblée nationale entend organiser des visites de députés dans les commissariats et les gendarmeries, puis, le 12 février, des visites dans les centres de détention administrative et les zones d‘attente, a annoncé mercredi la Commission des lois, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), élue des Yvelines, et avocate ...au pénal qui n'a pas plaidé depuis une quinzaine d'années pour élever ses cinq enfants. La quadra s'est ensuite consacrée à ses bonnes oeuvres, les Restos du coeur. 
Le Monde souligne d'ailleursque "son parcours tranche quand l’usage voulait que la fonction soit réservée à des députés expérimentés" et que "la volonté de parité n’est pas étrangère" à son élection. Et, en effet, l’examen du projet de loi sur la moralisation de la vie publique a donné lieu à de multiples cafouillages. La bécasse, croyant être discrète et confidentielle, a eu des mots très désobligeants à l’égard des membres de son groupe et ces paroles déplacées, enregistrées, tournent en boucle depuis. 
"On a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu'elle peut. On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré", s’agaçait la gaffeuse, dans l’enregistrement accidentel, sans indulgence pour ses collègues.
Dans le mois qui a suivi son arrivée au Palais Bourbon, la députée avait déjà fait l’objet de deux indiscrets du Canard enchaîné, l’un rapportant qu’elle avait souhaité ne pas travailler le mercredi matin, jour consacré à ses enfants, l’autre la citant s’interrogeant sur le moment de "voter les décrets". "C’est ridicule", s’agace-t-elle fustigeant une "invention". "Elle ne savait pas ce qu’était un rapporteur", gronde un député de l’opposition qui se dit "dubitatif sur son vrai poids dans les négociations avec les ministères".Bien qu'elle se déclare "légitime et compétente" à son poste, elle a rendu un avis ambigu, se disant "émotionnellement" favorable à un amendement exigeant des candidats aux législatives qu’ils aient un casier judiciaire vierge, mais émettant des réserves "juridiques" en raison des risques d’inconstitutionnalité. Les députés ne pouvait se satisfaire de ce flou. "Elle a surestimé ses capacités à porter un tel texte", lâcha, lapidaire et sobre, un élu de gauche. "Je n’ai jamais assisté à des commissions aussi désordonnées", se désola pour sa part le socialiste Olivier Dussopt, aujourd'hui plus tempéré: le 24 novembre 2017, il s'est fait caser au secrétariat d'État chargé de la Fonction publique. Il est le dernier de la liste des membres du gouvernement.Dans ce chaos, un vote "assis-debout" (les députés se lèvent au lieu de lever la main pour voter et faciliter le comptage) a même été organisé sur l’un des points de la Loi moralisation. "C’est la première fois en dix ans de commission des lois que je vois ça, cela fait un peu brouillon", ajoute Philippe Gosselin du groupe Les Républicains.
Le projet de loi est attendu à l‘Assemblée au premier semestre 2018.

Les associations comptent faire la loi à l'Assemblée

L'accélération des expulsions et l‘introduction de contrôles jusqu‘au sein des centres d‘hébergement d‘urgence, prévue dans une circulaire du 12 décembre, a déclenché une vague de contestation des associations et de premières lignes de faille au sein de la majorité présidentielle.

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Députée franco-tunisienne LREM de 35 ans, née à Tunis, Sonia Krimi a interpellé mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur sa politique d'asile, sous les applaudissements de l'opposition de La France insoumise, à l'extrême gauche de l'hémicycle. "Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République", a estimé, lors des questions au gouvernement, cette inconnue qui a remporté le duel des "Marcheurs", alors qu'elle ne bénéficiait pas de l'investiture officielle de sa formation politique et qui, en septembre n'avait pas encore d'attaché parlementaire parisien.

Un peu plus de sept mois après l'entrée d‘Emmanuel Macron à l'Elysée, la politique d'asile apparaît comme le premier révélateur de divergences dans sa majorité.
"Vu le projet de loi que prépare le gouvernement, qui est exactement à l‘inverse de son intervention [de Sonia Krimi] (...), j'espère que nous retrouverons certains de ses députés qui voteront en leur âme et conscience, comme Sonia Krimi, lors de l‘examen de cette loi et peut-être parviendrons-nous à la modifier”, a déclaré mercredi soir Eric Coquerel, député de la France insoumise de Seine Saint Denis, sur CNEWS, d'autant que, dans le Cotentin, la rebelle franco-tunisienne est cornaquée par Pierre Bihet, 64 ans, ex-conseiller général socialiste en rupture avec le PS, à qui Areva a confié la présidence de la commission chargée de surveiller son usine nucléaire de la Hague.

"Pédagogie" et "compréhension" sont à nouveau les maîtres mots du gouvernement  pour justifier cette réforme

Image associée"Mon devoir est de faire un peu de pédagogie, d'expliquer ce qu'il en est aujourd'hui de dire, comme le dit le président de la République, qu'il faut réduire l'examen de la demande d‘asile", reconnaissait mardi, dans les couloirs de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur
Comme d’autres acteurs d’associations d’aide aux migrants, le Catalan Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, a été reçu en novembre par le cabinet du ministre de l’Intérieur. Objectif affiché par l’équipe de Gérard Collomb : consulter les ONG, interlocuteurs illégitimes, avant d’élaborer le nouveau projet de loi 'asile et immigration', tant promis par Emmanuel Macron. "On a accepté de les rencontrer pour apporter tous les éléments qu’on pouvait apporter. Mais sans pouvoir faire bouger ce qui semblait déjà acté", regrette le secrétaire général de cette association, seule autorisée à se rendre dans les centres de rétention destinés aux migrants.


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Fin septembre l’ @AFP fuitait le brouillon du projet de loi sur l’immigration et l’asile en France. @VoxPublic_ rend visible à travers une infographie les grandes lignes de ce projet qui suscite de vives inquiétudes chez les associations et défenseurs des 

Cette association organise l'hébergement de clandestins chez l'habitant d'Ile-de-France. 60 "demandeurs d'asile" sont insérés dans une centaine de familles aujourd'hui. Elle organise aussi des événements culturels hebdomadaires: 31 événements culturels permettant la rencontre entre demandeurs d'asile et franciliens aujourd'hui.
VOIR et ENTENDRE un reportage de L'Humanité, organe de presse du PCF, auprès de participants à la manifestation d'extrême gauche du 26 novembre, dont la CNT, des trotskistes de Lutte ouvrière et du NPA, qui ne sont pas des associations, et Ensemble-FDG (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, Front de gauche) ou Amnesty international :


Le gouvernement n'entend pas remettre en cause l‘inconditionnalité de l‘accueil des migrants
et veut rendre plus "efficace" sa politique de droit d‘asile, a assuré mercredi Edouard Philippe sur RTL, tout en disant évidemment "comprendre parfaitement" l'attention des associations d'aide aux migrants et aux réfugiés,.
Le lundi 18 décembre, plusieurs associations ont occupé la place de la République à l'occasion de la journée internationale des migrants. 

mercredi 6 décembre 2017

Collomb va exécuter les décisions d'expulsions des migrants déboutés

La Justice ne sera plus bafouée ?

Le ministre de l'Intérieur presse les forces de l'ordre d‘accélérer les expulsions des demandeurs d‘asile déboutés

Image associée
Gérard Collomb 
sollicite les préfectures déjà dans le collimateur
depuis la négligence du préfet du Rhône à l'origine de l'attentat de la gare Saint-Charles à Marseille.

Les deux assassinats d'usagères de la SNCF par un ressortissant tunisien plusieurs fois interpellé par la police avaient déclenché un rapport dénonçant des "dysfonctionnements graves" et abouti en octobre à une circulaire demandant d'expulser "résolument" les étrangers représentant une menace pour l'ordre public.

Le ministre de l'Intérieur insiste à nouveau sur la nécessité "d'agir rapidement, à droit constant"dans une circulaire du 20 novembre, sans attendre la présentation du projet de loi en préparation sur le sujet, annoncé pour début 2018 au Parlement.

Les nouvelles priorités du gouvernement

Le ministre recommande aux forces de l'ordre d’éloigner d'abord les ressortissants étrangers à l'Union européenne. 
"Vous accorderez une attention particulière à la situation des demandeurs d‘asile déboutés", poursuit-il.

Pour accélérer les expulsions, le placement en rétention ou l'assignation à résidence sont désormais des pistes d‘action privilégiées.
"Je vous invite à avoir davantage recours au placement en local de rétention administrative, pour une durée maximale de 48 heures (...) le temps qu'il ait été statué sur le recours de l’étranger", précise la circulaire.
"Deux cents places de rétention supplémentaires seront effectivement rendues disponibles en métropole au cours des prochaines semaines", poursuit le texte, qui cite notamment l'ouverture de 59 places pour hommes au centre de rétention administrative de Vincennes, des remises en état et la réouverture du centre de Strasbourg-Geispolsheim, en janvier 2018.
Le ministre de l'Intérieur précise en outre qu'un dispositif expérimental visant à informer les préfectures en temps réel des décisions de demande d'asile est en cours de généralisation.

Des associations militantes dénoncent des mesures inutiles

Résultat de recherche d'images pour "expulsion demandeurs d' asile"
Finlande
"Depuis deux mois, nous constatons à la Cimade qu'il y a deux fois plus de placements en rétention que l'année dernière sur la même période. Or, 40% des personnes qui sont enfermées sont libérées par les juges, qui sanctionnent des pratiques illégales”, notait mardi sur Public Sénat Sarah Bellaïche, de la Cimade, association loi de 1901 de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés et aux déplacés, aux demandeurs d'asile et à tous les individus en situation irrégulière. 
Cette vocation date de septembre 1939, à la suite de l’entrée en guerre de l’Allemagne, plus de 200.000 habitants d'Alsace et de Lorraine germanophones sont évacués vers le Sud-Ouest de la France (Haute-Vienne, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Gers). Ces exilés européens y sont souvent perçus comme des étrangers et confrontés à des réactions de rejet de la part des populations d'accueil. Ensuite, le 'Comité inter mouvements auprès des évacués' sauve aussi de nombreux Juifs de l'holocauste. A partir de 1951, avec une mission dans les camps palestiniens au Liban, en Syrie et en Jordanie, et depuis 1967, la Cimade s'engage dans le soutien à ses partenaires palestiniens et israéliens dans la recherche d'une paix juste. Après l'indépendance de l'Algérie, des équipiers de la Cimade restent travailler dans le pays. En 1966, une équipe de la Cimade s'installe dans des camps de harkis et de rapatriés d'Indochine. La Cimade est impliquée dans l'aide juridique en droit des étrangers et de la nationalité, en particulier en direction des étrangers en situation irrégulière (sans-papiers), aux côtés d'autres organismes tels que le GISTI. Avec d'autres associations organisées en réseaux, elle lutte pour la défense et la reconnaissance des droits des clandestins, quel que soit le ressenti de la majorité de l'opinion.
      "Enfermer plus ne permet pas, jusqu’à maintenant, d'expulser davantage", argumente  en outre la Cimade.
Dans la vallée de la Roya, lieu d'accueil par un activiste notoire, Cédric Herrou - "soit Vert, soit extrême gauche", déclare-t-il à Libération - le passeur de clandestins transitant par l'Italie, les autorités faisaient état lundi d'un nombre "record" d'arrestations à la frontière.
En octobre 2017, la police aux frontières (PAF) a multiplié les interpellations nocturnes de passeurs de clandestins dans le secteur de La Turbie. Dix passeurs au total, avec des profils très différents, ont été présentés au Parquet.

Manifestation d'opposition à l'accueil de migrants
(Corse, décembre 2015)
Près de 45.000 personnes en situation irrégulière sur le sol de la République ont été reconduites à la frontière italienne à fin novembre 2017, contre 37.000 migrants l'année dernière, estimait lundi sur France Bleu Azur Georges-François Leclerc, préfet des Alpes-Maritimes.

dimanche 17 mai 2015

Quotas pour les migrants : un projet qui ne fait pas l'unanimité

La France n'a pas d'Histoire commune avec la plupart des clandestins
Les immigrants clandestins s'imposent à l'Europe et 
l'Europe entend imposer le principe de solidarité à ses pays membres
Alors que la France est forcée d'adapter ses systèmes éducatif et social à l'afflux de clandestins qualifiés de 'migrants', la Commission européenne propose un plan d'actions pour gérer l’arrivée croissante d'immigrants. La France, qui débat actuellement de la réforme Peillon-Vallaud-Belkacem pour faire face aux difficultés de l'apprentissage des nouveaux venus dans les collèges, dans le même temps, s'épuise à créer de l'emploi pour ses propres ressortissants et une protection sociale pour tous. Le projet européen de quotas par pays se heurte donc à des problèmes d’organisation, mais aussi à l'exaspération générale de la population.

L’Union européenne redoute une recrudescence d'arrivées de bateaux de migrants en Italie ou en Grèce pendant l’été, comme c'est déjà le cas depuis le printemps. Cet afflux pousse les pays membres à chercher des solutions pour mieux répartir les réfugiés et soulager ces deux pays, mais aussi, à très court terme, les pays attractifs du fait de l'offre d'emplois ou de leur législation sociale. La mise en place de quotas de migrants par pays, bien que souhaitée par de nombreuses associations à vues courtes, n’a pas la faveur des pays soucieux du maintien de l'emploi, des salaires déjà tirés vers le bas, des aides sociales raréfiées, des conditions d'hébergement (logement, éducation, assistance sociale, etc) et donc du niveau de vie de leurs populations. Il n’est donc pas certain que la solidarité voulue par la Commission européenne puisse aboutir sans dommages pour les accueillants.

Pour l'ancien premier pays colonial, c'est non à Londres

La Grande-Bretagne est membre de l'Union Européenne seulement quand ça l'arrange. Les Britanniques ont annoncé qu'ils ne participeront pas à la politique de redistribution des réfugiés entre les pays de l'Union européenne. Le nouveau gouvernement du Premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ferait jouer son droit de retrait, alors que la France s'est d'ores et déjà dite favorable à une telle charge sur les Français. "Nous ne participerons à une réglementation qui imposerait un système contraignant de redistribution ou de relocation", a prévenu la ministre de l'Intérieur, une femme de celles qui devaient apporter un regard nouveau et humaniser la vie politique... Londres a dit vouloir privilégier la lutte contre les réseaux de trafiquants.

Le premier ministre Hongrois,
Viktor Orban, a quant à lui qualifié "d’idée folle", cette redistribution européenne envisagée.

Inégalité européenne: obligation pour certains pays, volontariat pour d'autres

L’organisation européenne ajoute ses propres freins aux réticences et oppositions nationales. En matière d’asile et d’immigration, la Grande-Bretagne, l’Irlande disposent d’une option de retrait.  Il faut ajouter le Danemark dont les socialistes vantent par ailleurs les performances...  Ces pays n’ont donc aucune obligation. S'ils se montraient solidaires de l'Europe, ce serait sur la base du volontariat.

Le principe des quotas réclamé par l’Italie est soutenu par l’Allemagne et la France, mais ces deux pays manifestent des réserves sur le caractère obligatoire des futures mesures pour les 28 pays membres de l’Union européenne.
La Commission européenne pourrait donc se tourner vers des mesures provisoires, afin de régler l’urgence des vagues de migrants qui imposent leur présence aux pays démocratiques.

La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde

La France est devenue terre d'immigration dans sa période de développement industriel
en première moitié du XIXème siècle. Les immigrés étaient alors originaires des pays européens voisins, de culture chrétienne identique. 

Les mouvements d'indépendance nationale d'après guerre ont provoqué les premiers flux migratoires incontrôlés vers l'Europe. Jusque vers les années 1970, l'immigration fut surtout économique, masculine et principalement limitée à cinq origines: Espagne, Italie et Portugal, voire Pologne, ainsi qu'Algérie et Maroc, du fait de liens historiques. L'immigration se diversifia ensuite et fut de plus en plus caractérisé par l'arrivée de femmes et d'enfants au nom du rapprochement familial, migration familiale qui inclut l'installation définitive en France. Les enfants nés en France obtiennent de facto la nationalité française, ont accès à l'école de la République et bénéficient des mêmes avantages sociaux. 
Puis, l'origine de l'immigration s'est élargie: en 1975, 70 % des immigrés provenaient de cinq pays. Or, cette part n'est plus que de 47 % en 2009. La migration en provenance des pays d'Afrique hors Maghreb, de Turquie ou d'Asie a fortement augmenté. En 2009, les deux tiers des immigrés vivant en France sont natifs de pays hors Union européenne à 27.

Depuis les troubles occasionnés par le "printemps arabe" au Proche-Orient, les rivalités religieuses entre musulmans sunnites (dominants) et chiites (Iran, Irak, notamment) sont demandeurs d'asile a priori politique, mais plutôt religieux, clairement intéressés par un genre de vie dégagé des contraintes islamistes imposées par al-Qaïda ou Daesh (et autres groupes sectaires affiliés ou non) et les Salafistes intégristes (comme on dit 'islamistes radicaux' !).
Les immigrés sont de plus en plus souvent diplômés du supérieur, faisant craindre une infiltration des pays d'accueil, même s'ils restent particulièrement nombreux à n'avoir aucun diplôme. Le niveau d'instruction s'élève une fois en France, quelle que soit l'origine. La part des immigrés dans la population active est supérieure à la moyenne nationale en Ile-de-France, dans les régions du Nord-Pas-de-Calais, du Sud-Est et en Alsace, terreaux du FN. Les immigrés sont particulièrement présents dans des secteurs d'activité comme la construction et certaines activités du tertiaire.
Chiffres de janvier 2015:
diffusion à travers l'Union européenne

En 2009, au bas mot, 3,8 millions d'étrangers résident en France, soit 5,9 % de la population totale. En 2011, 115.000 personnes ont acquis la nationalité française, quand ils en ont fait la demande, ce qui est très inférieur au niveau moyen des dix années précédentes. La majeure partie de ces acquisitions sont réalisées essentiellement dans le cadre de la naturalisation. Les acquérants de la nationalité française viennent en grande majorité d'Afrique (francophone ou non), puis d'Asie et d'Europe nouvelle (Serbie et Croatie, Estonie et Lituanie, Macédoine et Albanie, Roumanie, etc). Les quatre principaux pays sont l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie avec la moitié des acquisitions.
En 2011, 33,3 millions de ressortissants étrangers vivent dans les États membres de l'Union européenne à 27, soit 6,6 % de la population totale de ces États. En 2011, les États membres ont accordé la protection à 84.100 demandeurs d'asile. Plus des trois-quarts de ces décisions ont été prises au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Italie. Les groupes les plus importants sont de nationalité afghane, irakienne et somalienne.

En déstabilisant le Proche-Orient à partir de décembre 2010, les "printemps arabes" ont poussé les populations arabes vers l'Europe. Les migrations internationales continuent d’augmenter malgré la crise économique et financière en Europe. Toutefois, le nombre total de migrants a ralenti sa progression depuis 2007. En 2013, le nombre de migrants internationaux nés dans un pays du Sud mais vivant actuellement dans un pays du Nord ('migration Sud-Nord') est équivalent au nombre de migrants nés dans un pays du Sud et resté à vivre dans un pays du Sud ('migration Sud-Sud'). La part des femmes parmi les migrants allait de 52 % au Nord et à seulement 43 % au Sud, en 2013. Sur dix migrants internationaux venus du Sud et âgés de moins de 20 ans, six résidaient dans les régions en développement.
VOIR et ENTENDRE le témoignage du président de France, terre d'asile


En 2010-11, dans les pays de l’OCDE, il y avait 7.1 millions de chômeurs nés à l’étranger,
soit un taux de chômage moyen de 11.6 %. Les taux d’émigration vers les pays de l’OCDE étaient en augmentation, notamment pour l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes. Les taux d’émigration des hautement qualifiés dépassaient les taux globaux pour la plupart des pays d’origine, reflétant la nature sélective des migrations et le niveau de revenus nécessaire à l'immigration clandestine et au droits de passage exigés par les trafiquants. Parmi les diplômés de l’enseignement 'tertiaire' nés en Afrique, un sur neuf vivait dans un pays de l’OCDE en 2010-11. Les chiffres correspondants pour l’Amérique latine et les Caraïbes et pour l’Asie sont respectivement un sur 13 et un sur 30. Le risque de fuite des cerveaux est particulièrement prononcé dans les pays peu peuplés et les états insulaires.

Pendant la période 2000-10, avant que la crise économique et financière n'impacte l'Europe, le nombre total de migrants a crû deux fois plus vite qu’au cours de la décennie précédente. Alors que la part des migrants internationaux dans la population totale continue d’augmenter dans le Nord, elle reste stable dans le Sud. En 2013, l’effectif de migrants internationaux représente près de 11 % de la population totale des pays développés, contre moins de 9 % en 2000.  Environ la moitié des migrants internationaux résident dans dix pays. En 2013, les États-Unis accueillent le plus grand nombre de migrants internationaux (45.8 millions, soit 20 % du total), suivis par la Fédération de Russie (11 millions), l’Allemagne (9.8 millions pour 80,6 millions d'habitants), l’Arabie saoudite (9.1 millions), les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni (7.8 millions chacun, pour 64 millions d'habitants au Royaume Uni), la France (7.5 millions pour 66 millions d'habitants), le Canada (7.3 millions), l’Australie et l’Espagne (6.5 millions chacune). Les effectifs de migrants ont progressé dans une large majorité de pays. Entre 2000 et 2013, ils ont augmenté dans 165 pays ou territoires.

Dans la zone OCDE, la moitié des migrants proviennent de 16 pays seulement. Le Mexique était en tête de liste avec 11 millions de migrants, suivi de la Chine (3.8 millions), du Royaume-Uni (3.5 millions), de l’Inde (3.4 millions), de la Pologne (3.2 millions) et de l’Allemagne (3.2 millions). Les Philippines, la Roumanie et le Maroc, suivis du Vietnam et de l’Algérie sont les principaux pays d’origine hors OCDE. Un migrant sur sept a migré au cours des cinq dernières années.

La France est le 15e pays d'accueil d'immigrants sur les 34 pays de l'OCDE en 2010. Le Chili est devenu membre de l'OCDE le 11 janvier 2010. L’Estonie et la Slovénie sont admises le 27 mai 2010, ainsi qu'Israël, le même jour.
Au pays des libertés, des droits de l'Homme et du droit d'asile, le chiffre des entrées de clandestins en France reste tabou. Les associations font de la rétention d'information en pensant sauvegarder leur activité et seul le CRAN est favorable à la communication des statistiques ethniques. Qu'ont-ils fait de l' "effet Charlie" sur la liberté d'expression -et de savoir ? A-t-il jamais existé ?