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samedi 15 juin 2019

Rugby : Macron sifflé au Stade de France

Si Macron avait pu faire jouer la finale à huis-clos, il n'aurait pas été sifflé devant les caméras

La dérive stalinienne du régime se confirme

Image associée
Faut-il généraliser cette pratique ?
Sous la bronca des spectateurs, le président de la République est descendu sur la pelouse du Stade de France pour la présentation des deux équipes. Certains media choisissent au jugé les cibles des sifflets du public : pour les uns, ils semblaient davantage dirigés vers Bernard Laporte, président de la Fédération française, ou Paul Goze, celui de la Ligue Nationale de rugby, mais rares sont les organes de presse subventionnés qui admettent que le président Macron étaient leur unique cible. 

Macron n'a pu esquiver les 80.000 supporteurs de rugby
Macron n'a pas pu faire une "visite-surprise", comme le disent pudiquement les media-godillots, et apparaître de nuit et en petit comité restreint aux militants et affidés,  comme il en a pris l'habitude pour échapper aux lazzi.

L'impopulaire président a dû s'exposer lors du protocole officiel et il a été servi... Juste avant le coup d'envoi de la finale de Top 14 qui opposait Toulouse et Clermont au Stade de France, et alors que les joueurs venaient de pénétrer sur la pelouse, le président est descendu des tribunes pour la traditionnelle présentation des deux équipes. Il était accompagné du président de la FFR, Bernard Laporte, et celui de la Ligue nationale de rugby, Paul Goze.

Son apparition a déclenché une bronca


Des sifflets nourris ont accompagné le président des riches sur la pelouse du Stade de France. Dans une période de climat social tendu, notamment incarnée par les Gilets Jaunes, le public a pu donner, pendant quelques minutes, une image vraie de ce que le "grand débat national" policé avait travesti. Les Français se sont approprié ce temps exceptionnel limité pour exprimer leur détestation, et il ne s'est donc pas privé d'exprimer son rejet de sa politique et de l'homme arrogant qu'il est. David Reyrat, journaliste au complaisant quotidien Le Figaro n'a pas hésité à unir dans un même amalgame Bernard Laporte, Paul Goze et le chef d'Etat, sans même prendre la peine d'inventer des motifs de rejet des deux premiers. 
Les marques de déférence sur la pelouse ...venues des étrangers.
Macron n'entend pas plus les huées
que les revendications sociales
Si Macron a eu droit à certaines marques de respect sur la pelouse, elles étaient exprimées par ceux qui ne connaissent pas ce président. Conformément à leurs coutumes, les joueurs fidjiens des deux effectifs se sont agenouillés au passage du président de la République, en signe de respect. Le pilier sud-africain du Stade Toulousain Maks Van Dyk, lui, a demandé à Emmanuel Macron de lui accorder la nationalité française. "Banco! On lance la procédure", lui a répondu le monarque, sans en référer à qui que ce soit.

jeudi 13 septembre 2018

La nouvelle ministre des Sports occupe un logement social à Clamart

Roxana Maracineanu compte-t-elle libérer les lieux pour une famille dans la pauvreté

L'ex-Roumaine n'a pas rendu les clés : elle ne se savait pas fichée par la presse

La nouvelle ministre des Sports loue un logement social à Clamart (Hauts-de-Seine) depuis 2012, selon le site Médiacités. L'ancienne championne de natation l'avait obtenu grâce à l'ancien maire socialiste de la ville, Philippe Kaltenbach.
Interrogée par le "média d'investigation", la ministre a assuré qu'elle allait déménager.

L'appartement est de type PLUS (prêt locatif à usage social), en gestion auprès de l'office HLM de Clamart. Elle y vit avec son mari, Frank Ballanger, journaliste à Radio France (service public) et leurs trois enfants. L'ancienne médaillée olympique, âgée de 43 ans, aurait obtenu ce logement grâce à l'ancien maire socialiste de ville (2001-2014), Philippe Kaltenbach, auprès duquel elle avait commencé sa carrière en politique en 2010. 
Philippe Kaltenbach a fait l'objet d'une information ouverte  dans une affaire de corruption consistant à recevoir une somme d'argent en échange de l'attribution d'un logement HLM, filmée et mise en ligne sur YouTube en janvier 2012. L'intéressé affirme être la victime d'un coup monté. Mis en examen en 2013, il est condamné. en octobre 2015par le tribunal de Nanterre à deux ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption passive, ainsi qu'à une inéligibilité de 5 ans et 20.000 euros d'amende. Le 30 juin 2017 il est condamné par la cour d'Appel de Versailles (Yvelines) pour "corruption" à deux ans de prison, dont un an ferme, 20.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Il est reconnu coupable de "corruption passive" pour avoir accepté de l'argent liquide de la part d'un de ses adjoints lorsqu'il était maire de Clamart (Hauts-de-Seine), contre une promesse d'attribution de logement social à un tiers. Le même jour, il annonce par la voix de son avocat qu’il formera un pourvoi en cassation...
"Elle correspondait à l'époque aux critères d'attribution", il y a six ans

Résultat de recherche d'images pour "roxana maracineanu franck ballanger""Le nom de Maracineanu et celui de son mari Franck Ballanger, journaliste à Radio France, figurent bien sur la boîte aux lettres. Tout comme celui des deux associations de la ministre ( "J'peux pas, j'ai piscine" et Educateam) et celui de son entreprise de conseil, Anaide", écrit le site. Roxana Maracineanu été conseillère régionale d'Île-de-France, apparentée PS, de mars 2010 à décembre 2015. 

Enfant de réfugiés fuyant la Roumanie sous le joug du dictateur soviétique Ceaucescu, Roxana Maracineanu a été naturalisée française en 1991 à l'âge de 16 ans. Elle s'est vite révélée excellente nageuse en dos pour devenir la reine de la natation française avec notamment une médaille d'or mondiale et une médaille d'argent aux Jeux olympiques en 2000.

Dès mars 2007, elle était ensuite devenue consultante pour la télévision et la radio, à l'occasion des JO de Melbourne (Australie) et tenait également une chronique dans L'Equipe. Elle disposait donc de revenus confortables.

Le 21 mars 2010, candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (section des Hauts-de-Seine), elle est élue au conseil régional d'Ile-de-France, ce qui lui assure encore des compléments de revenus jusqu'au renouvellement du conseil régional en décembre 2015. 
C'est dans cette phase politique de sa vie qu'elle n'hésite pas à demander un logement social... Avec le journaliste sportif de France Inter, Franck Ballanger, il ont leur premier enfant en 2009.

Fin 2014, elle avait présenté un projet à la Fédération française de natation (FFN) pour briguer le poste de directeur technique nationale, mais elle n'avait pas été choisie.
Effrayée par les nombreuses noyades, elle avait également crée une association "J'peux pas, j'ai piscine". Cet été, elle avait remis un rapport au Premier ministre Edouard Philippe préconisant des initiations à la nage plus poussées et critiquant "les méthodes actuelles" en France.

L'ex-championne de natation a été salariée pendant de nombreuses années à un poste de consultante à la radio sur Europe 1 et à la télévision, dans le groupe France Télévisions. Son mari, Franck Ballanger, y était lui-même journaliste sportif. Il assure maintenant que désormais il ne couvre plus le sport, dans le souci d'évité un "confloit d'intérêts."

Mais, marié à la championne depuis des années, Ballanger a des revenus qui ne justifient pas l'occupation d'un logement social avec deux salaires de haut niveau, le couple bénéficiant de surcroît d'un régime fiscal privilégié de journalistes.

jeudi 26 novembre 2015

L' "émir blanc", "réfugié" de Syrie et naturalisé, placé en garde à vue

Que reproche-t-on au si gentil et accueillant Olivier Corel ?

"L'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège est un salafiste français d'origine syrienne.
 

Prêcheur radical en habits de "baba cool", il est revenu à la mémoire de la police. Olivier Corel, dit "l'émir blanc",  était visé ce mardi 24 novembre par une perquisition administrative. Sans lien direct avec les attentats de Paris, cette opération était cependant conduite par d'importantes forces de police et de gendarmerie.  En fin de journée, il a été placé en garde à vue pour "détention illégale d'un fusil de chasse classé catégorie D". 

Mais qui est-il exactement et surtout que lui reproche la justice? Il a notamment été le mentor de plusieurs djihadistes français, comme les frères Merah ou Fabien Clain, qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre à Paris.  

Olivier Corel est un parfait Français de 69 ans.
Né en Syrie, à Homs, un des épicentres de la Révolte syrienne de 2011-2012 (d'abord connu comme carrefour contrebandier, notamment pour la drogue et les armes et connaît une criminalité importante), il s'appelle en fait Abdel Ilat al-Dandachi. Il a été naturalisé après dix ans en France, en 1983, dans les années Mitterrand, bien que notoirement Frère musulman. L'homme réside actuellement dans le hameau de Lanes de la petite commune d'Artigat  -600 habitants-, au sud de Toulouse, dans l'Ariège (PS)Il vend notamment des poteries et des fripes sur les marchés locaux, porte une barbe longue et des bottes en plastique qui le feraient plutôt passer à première vue pour un "baba cool" que pour un prêcheur radical. 

Un salafiste prêcheur de haine 

Ce salafiste n'a pas eu à passer par la Grèce, mais c'est un "réfugié" qui a bénéficié de l'asile politique en France. Ses voisins le décrivent comme "un homme discret, affable, très poli et souriant," même s'il "ne sert pas la main aux femmes", glisse BFMTV. Apprécié dans la commune, il serait "très serviable" et donnerait souvent "des coups de main pour des travaux". Le grand-père parfait...
Mais ce sexagénaire bien sous tous rapports dissimule un imam salafiste aux prêches très radicaux. Baptisé "l'émir blanc", Olivier Corel est réputé proche des Frères musulmans. Il a un temps dirigé l'association des étudiants islamistes de France avant de fonder sa communauté islamiste à Artigat, en 1987. C'est dire que son orientation ne pouvait avoir échappé aux services du renseignement. 
Il est devenu peu à peu l'une des figures connues de l'islam radical en France, et a reçu chez lui de jeunes salafistes des cités toulousaines, les enjoignant à faire le djihad et à se rendre dans des écoles coraniques. 
Parmi ses disciples, plusieurs djihadistes français, comme les frères Merah ou les frères Jean-Michel et Fabien Clain. La voix de ce dernier, converti d'origine  toulousaine et parti rejoindre les rangs de l'organisation Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs dans un enregistrement revendiquant les attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre dernier. 

Qui est encore Olivier Corel, aka. "l'émir blanc" ?
OLIVIER COREL
Ce gourou joue sur du velours avec les handicapés de la vie

Ce Franco-Syrien soupçonné d'endoctriner de jeunes musulmans et de les inciter au djihad, a été le mentor de Mohamed Merah ou des frères Clain, qui auraient revendiqué les attentats du 13 novembre au nom de l'État islamique (EI). 

"Je ne suis ni imam, ni chef, ni rien de tout ça", s'est défendu Olivier Corel devant le tribunal de Foix (Ariège), qui l'a condamné à six mois de prison avec sursis pour détention d'un fusil de chasse ce mercredi 25 novembre. Il devra en outre prévenir de tout changement dans sa situation personnelle et informer le juge d'application des peines de tout déplacement à l'étranger, avec nécessité d'obtenir une autorisation. Enfin, il s'est vu interdire la détention d'une arme pendant cinq ans. 

Mentor présumé de Merah et des fères Clain 
La justice s'intéresse à lui de loin en loin depuis de nombreuses années 
Celui qu'on surnomme "l'émir blanc" est en effet soupçonné, depuis des années, de faits plus graves qu'un port d'armes sans permis. Cet homme, né Abdel Ilat al-Dandachi, quitte la Syrie en 1973 pour venir faire des études en France. Il préside alors l'Association des étudiants islamiques de France. Il est naturalisé français en 1983 et prend le nom d'Olivier Corel. Il s'installe alors à Artigat (Ariège), petit village de 500 habitants, et vend poteries et fripes sur les marchés locaux. 

Proche des Frères musulmans, dès 1987, il fonde une communauté religieuse où il prêche la parole salafiste et Olivier Corel apparaît en 2003 sur les écrans radars des services de renseignements. A cette date, "la cellule d'Artigat" à laquelle il appartient est soupçonnée d'envoyer des djihadistes en Irak pour combattre l'armée américaine, note Libération. Le maire est alors un Divers gauche, comme peut l'être un Christian Troadec, à Carhaix... 
La filière d'Artigat "tombe" en décembre 2006, quand, Sabri Essid, le "demi-frère" de Merah et un converti albigeois, Thomas Barnouin, sont interpellés par la police syrienne alors qu'ils tentaient de faire passer des combattants en Irak. Quelques semaines plus tard, un coup de filet est mené dans les milieux de l'islam radical toulousain.
 Mis en examen, il bénéficie d'un non-lieu 
Dans les années 1990, il compte parmi ses disciples les frères Jean-Michel et Fabien Clain. Ce dernier, dont la voix a été reconnue sur la revendication des attentats du 13 novembre, est parti rejoindre les rangs de l'EI.  Réunionnais de 37 ans, il s'est récemment converti à l'islam et radicalisé avec un groupe de jeunes salafistes toulousains.

"L'émir blanc" est alors interpellé avec plusieurs "disciples" et mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". La sanction tombe en 2009: cinq ans de prison pour Clain, Essid et Barnouin. Corel, lui, bénéficie encore d'un non-lieu.

Quelques années plus tard, la maison d'Olivier Corel accueille aussi régulièrement Mohamed Merah, l'auteur des tueries à Toulouse en 2012 (sept morts), ainsi que son frère Abdelkader et sa soeur Souad.
  
En novembre 2014, Olivier Corel est une nouvelle fois interpellé, cette fois dans le cadre de l'affaire Merah. Placé en garde à vue, il est finalement remis en liberté, la justice ne possédant pas suffisamment de preuves pour le poursuivre. Depuis, il semblait vivre paisiblement dans sa maison du hameau de Lanes.

Toujours à la marge du droit mais jamais condamné auparavant
"L'émir blanc" est mis en examen en 2009, mais obtient un non-lieu. En 2014, il est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Merah relative aux tueries djihadistes de mars 2012 à Toulouse et Montauban, qui ont fait sept morts: trois militaires dont un de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d'une école juive. Là encore, il ressort libre. Après sa condamnation ce mercredi, son avocate dénonce une "procédure exceptionnelle". "On a l'impression qu'il fallait coûte que coûte quelque chose contre Corel", polémique Me Anne Pontacq. L'émir semble pourtant avoir longtemps bénéficié du laxisme des juges: 42 ans... 

Pourquoi possédait-il ce fusil ? Olivier Corel a d'abord indiqué aux enquêteurs qu'il l'avait acheté lors d'une foire. Et puis, au tribunal, il a changé de version. Sans conséquences. Il s'est tout à coup "souvenu" qu'elle se trouvait, avec quelques munitions, dans la maison à Artigat lorsqu'il s'y est installé, en 1986, et a admis ne l'avoir jamais déclarée. "Je l'ai utilisée pour tirer les lapins qui mangeaient mes salades", explique-t-il, sans même faire sourire le juge et s'étonnant que cette arme "n'ait pas intéressé les forces de l'ordre" lorsqu'elles ont perquisitionné son domicile en 2007, 2012 et début 2015. 

mercredi 28 octobre 2015

Hollande refuse le droit de vote aux étrangers

Valls enterre l'idée d'un référendum sur le droit de vote des étrangers

La promesse tombe à l'eau, faute de majorité qualifiée au Congrès 

Le Premier ministre a exclu une telle consultation qui aboutirait à "un vote massivement contre". Invité du Bondy Blog, qui s'est fait absorber par... Libération (en janvier 2015!), le Premier ministre Manuel Valls a douché les espoirs de certains sur l'idée d'un référendum sur le droit de vote aux étrangers non communautaires

Reculade: c'était une promesse du candidat François Hollande
"Si vous voulez faire un référendum pour changer cela, je vous donne le résultat, c'est-à-dire massivement contre, 
et en plus nous allons exacerber les tensions autour de cette question", n'a pas envoyé dire Manuel Valls, invité du Bondy Blog à l'occasion des dix ans de la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de 2005
On pourrait donc voir de l'inconscience ou de la provocation dans l'annonce de Valls, car, ouvert pendant les émeutes dans les banlieues provoquées par l'issue fatale de leurs incivilités, ce blog a pour vocation de raconter la France de la diversité ethnique et d'être la voix des quartiers sensibles dans les débats qui animent la société française.

Le dangereux timing de Valls dans les banlieues

Le premier ministre a en fait ravivé les rancoeurs des jeunes des banlieues. Valls s'en défend, mais confirme ses mauvaises intentions en agitant le chiffon rouge du Front national. "On va dire qu'on a utilisé ce sujet à des fins politiques pour faire monter le Front national, comme cela nous a été souvent dit", s'est plaint Manuel Valls. 

Et de détourner l'attention en se flattant: "Ca ne me paraît pas utile, je préfère me concentrer sur l'essentiel et notamment sur les naturalisations". 
Le Premier ministre se retranche derrière l'absence de "majorité qualifiée au Congrès" qui l'empêche de modifier la Constitution et donc affirme qu'il voudrait "toujours" bien réformer le droit de vote des étrangers à l'Union européenne. 
Et de s'écarter toujours plus de la promesse abandonnée.
"Moi, ce que je souhaite, c'est que d'abord, dans ce pays, on vote davantage, et notamment dans ces quartiers. Les Français qui vivent dans ces quartiers eux-mêmes ne votent pas: les taux d'abstention y sont particulièrement importants et donc inquiétants", a-t-il estimé. Tout en préconisant davantage de naturalisations...

Manuel Valls joue avec le feu en désignant l'ennemi des quartiers
Il a en effet estimé qu'il est "hors de question de laisser le Front national gagner une région" lors des élections régionales des 6 et 13 décembre. 
Tout devra être fait pour l'empêcher. Je vous donne rendez-vous le soir du premier tour", a lancé le pyromane de Matignon. 

dimanche 21 juin 2015

Valls, premier ministre à la fois bipolaire et binaire

La communication booléenne de Manuel Valls fait ricaner Twitter

Les internautes ironisent sur la communication simpliste du Premier ministre à double face
Ce sourire factice  de l'hypocrite
ne trompe plus personne 
Les internautes brouillent la communication du pouvoir à travers les media à la botte. Le Premier ministre Manuel Valls l'apprend à ses dépens: la propagande d'Etat n'est plus sans contrepoids. Ainsi, l'indignation suscitée par son voyage privé familial en jet privé gouvernemental n'est pas retombée. La communication d'un autre âge pratiquée par ses jeunes spécialistes et sa propre banalisation du détournement de l'argent public pour une virée familiale en soutien de leur "équipe de coeur" du Barça à la finale de la Ligue des champions ne cessent d'irriter les internautes.
Sur Twitter, le mot-clef #VallsGate, pour parler de ce scandale, a été l'un des hashtags les plus utilisés sur le réseau social. Yamani tweetait par exemple : "Pour les impôts, je peux mettre en frais réels les déplacements vers le stade de foot ? Le cinéma ? Le restaurant ?" Un socialiste se lamentait: "Le vrai #VallsGate c'est qu'il aime le foot au point de commettre une telle maladresse. Tout ça pour du foot..." 

Les indignés font toutefois l'impasse sur deux éléments fondamentaux. 
"Le poids des mots, le choc des photos",
une duperie socialiste
Manuel Valls s'est en effet posé en naturalisé type, méritant et exemplaire, mais, à la première occasion, le Catalan vole en soutien de son équipe de Barcelone à Berlin.

Las d'être pris pour des footballeurs, ils ont détourné une infographie bêtasse publiée sur le compte Twitter de Manuel Valls où l'on peut voir une flèche qui grimpe avec en texte "Amplifier la croissance", et une flèche qui descend légendée "Faire baisser le chômage".
Cette virée familiale  aux frais de la République s'est déroulée au cours du 77e congrès socialiste de Poitiers: le débat interne socialiste importe-t-il si peu au Catalan ?

Les internautes ont en outre été très incisifs le mardi 9 juin

Le caractère ultra-minimaliste de cette infographie a déclenché un concours de parodies sur Twitter.



Et la presse s'y est collée:

Hollande participa au mensonge

François Bayrou déplora le comportement du premier ministre catalan. "Les hommes politiques en fonction perdent le sens des réalités", commenta-t-il sur BFM-TV au lendemain de l'escapade express du premier ministre à Berlin, pour soutenir le Barça en finale de la Ligue des champions aux frais du contribuable.

Mais Hollande tenta une embrouille sur l'urgence d'une rencontre berlinoise de travail le weekend précédent la rencontre du mercredi suivant, inscrite à l'agenda, à la différence de la première...

dimanche 17 mai 2015

Quotas pour les migrants : un projet qui ne fait pas l'unanimité

La France n'a pas d'Histoire commune avec la plupart des clandestins
Les immigrants clandestins s'imposent à l'Europe et 
l'Europe entend imposer le principe de solidarité à ses pays membres
Alors que la France est forcée d'adapter ses systèmes éducatif et social à l'afflux de clandestins qualifiés de 'migrants', la Commission européenne propose un plan d'actions pour gérer l’arrivée croissante d'immigrants. La France, qui débat actuellement de la réforme Peillon-Vallaud-Belkacem pour faire face aux difficultés de l'apprentissage des nouveaux venus dans les collèges, dans le même temps, s'épuise à créer de l'emploi pour ses propres ressortissants et une protection sociale pour tous. Le projet européen de quotas par pays se heurte donc à des problèmes d’organisation, mais aussi à l'exaspération générale de la population.

L’Union européenne redoute une recrudescence d'arrivées de bateaux de migrants en Italie ou en Grèce pendant l’été, comme c'est déjà le cas depuis le printemps. Cet afflux pousse les pays membres à chercher des solutions pour mieux répartir les réfugiés et soulager ces deux pays, mais aussi, à très court terme, les pays attractifs du fait de l'offre d'emplois ou de leur législation sociale. La mise en place de quotas de migrants par pays, bien que souhaitée par de nombreuses associations à vues courtes, n’a pas la faveur des pays soucieux du maintien de l'emploi, des salaires déjà tirés vers le bas, des aides sociales raréfiées, des conditions d'hébergement (logement, éducation, assistance sociale, etc) et donc du niveau de vie de leurs populations. Il n’est donc pas certain que la solidarité voulue par la Commission européenne puisse aboutir sans dommages pour les accueillants.

Pour l'ancien premier pays colonial, c'est non à Londres

La Grande-Bretagne est membre de l'Union Européenne seulement quand ça l'arrange. Les Britanniques ont annoncé qu'ils ne participeront pas à la politique de redistribution des réfugiés entre les pays de l'Union européenne. Le nouveau gouvernement du Premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ferait jouer son droit de retrait, alors que la France s'est d'ores et déjà dite favorable à une telle charge sur les Français. "Nous ne participerons à une réglementation qui imposerait un système contraignant de redistribution ou de relocation", a prévenu la ministre de l'Intérieur, une femme de celles qui devaient apporter un regard nouveau et humaniser la vie politique... Londres a dit vouloir privilégier la lutte contre les réseaux de trafiquants.

Le premier ministre Hongrois,
Viktor Orban, a quant à lui qualifié "d’idée folle", cette redistribution européenne envisagée.

Inégalité européenne: obligation pour certains pays, volontariat pour d'autres

L’organisation européenne ajoute ses propres freins aux réticences et oppositions nationales. En matière d’asile et d’immigration, la Grande-Bretagne, l’Irlande disposent d’une option de retrait.  Il faut ajouter le Danemark dont les socialistes vantent par ailleurs les performances...  Ces pays n’ont donc aucune obligation. S'ils se montraient solidaires de l'Europe, ce serait sur la base du volontariat.

Le principe des quotas réclamé par l’Italie est soutenu par l’Allemagne et la France, mais ces deux pays manifestent des réserves sur le caractère obligatoire des futures mesures pour les 28 pays membres de l’Union européenne.
La Commission européenne pourrait donc se tourner vers des mesures provisoires, afin de régler l’urgence des vagues de migrants qui imposent leur présence aux pays démocratiques.

La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde

La France est devenue terre d'immigration dans sa période de développement industriel
en première moitié du XIXème siècle. Les immigrés étaient alors originaires des pays européens voisins, de culture chrétienne identique. 

Les mouvements d'indépendance nationale d'après guerre ont provoqué les premiers flux migratoires incontrôlés vers l'Europe. Jusque vers les années 1970, l'immigration fut surtout économique, masculine et principalement limitée à cinq origines: Espagne, Italie et Portugal, voire Pologne, ainsi qu'Algérie et Maroc, du fait de liens historiques. L'immigration se diversifia ensuite et fut de plus en plus caractérisé par l'arrivée de femmes et d'enfants au nom du rapprochement familial, migration familiale qui inclut l'installation définitive en France. Les enfants nés en France obtiennent de facto la nationalité française, ont accès à l'école de la République et bénéficient des mêmes avantages sociaux. 
Puis, l'origine de l'immigration s'est élargie: en 1975, 70 % des immigrés provenaient de cinq pays. Or, cette part n'est plus que de 47 % en 2009. La migration en provenance des pays d'Afrique hors Maghreb, de Turquie ou d'Asie a fortement augmenté. En 2009, les deux tiers des immigrés vivant en France sont natifs de pays hors Union européenne à 27.

Depuis les troubles occasionnés par le "printemps arabe" au Proche-Orient, les rivalités religieuses entre musulmans sunnites (dominants) et chiites (Iran, Irak, notamment) sont demandeurs d'asile a priori politique, mais plutôt religieux, clairement intéressés par un genre de vie dégagé des contraintes islamistes imposées par al-Qaïda ou Daesh (et autres groupes sectaires affiliés ou non) et les Salafistes intégristes (comme on dit 'islamistes radicaux' !).
Les immigrés sont de plus en plus souvent diplômés du supérieur, faisant craindre une infiltration des pays d'accueil, même s'ils restent particulièrement nombreux à n'avoir aucun diplôme. Le niveau d'instruction s'élève une fois en France, quelle que soit l'origine. La part des immigrés dans la population active est supérieure à la moyenne nationale en Ile-de-France, dans les régions du Nord-Pas-de-Calais, du Sud-Est et en Alsace, terreaux du FN. Les immigrés sont particulièrement présents dans des secteurs d'activité comme la construction et certaines activités du tertiaire.
Chiffres de janvier 2015:
diffusion à travers l'Union européenne

En 2009, au bas mot, 3,8 millions d'étrangers résident en France, soit 5,9 % de la population totale. En 2011, 115.000 personnes ont acquis la nationalité française, quand ils en ont fait la demande, ce qui est très inférieur au niveau moyen des dix années précédentes. La majeure partie de ces acquisitions sont réalisées essentiellement dans le cadre de la naturalisation. Les acquérants de la nationalité française viennent en grande majorité d'Afrique (francophone ou non), puis d'Asie et d'Europe nouvelle (Serbie et Croatie, Estonie et Lituanie, Macédoine et Albanie, Roumanie, etc). Les quatre principaux pays sont l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie avec la moitié des acquisitions.
En 2011, 33,3 millions de ressortissants étrangers vivent dans les États membres de l'Union européenne à 27, soit 6,6 % de la population totale de ces États. En 2011, les États membres ont accordé la protection à 84.100 demandeurs d'asile. Plus des trois-quarts de ces décisions ont été prises au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Italie. Les groupes les plus importants sont de nationalité afghane, irakienne et somalienne.

En déstabilisant le Proche-Orient à partir de décembre 2010, les "printemps arabes" ont poussé les populations arabes vers l'Europe. Les migrations internationales continuent d’augmenter malgré la crise économique et financière en Europe. Toutefois, le nombre total de migrants a ralenti sa progression depuis 2007. En 2013, le nombre de migrants internationaux nés dans un pays du Sud mais vivant actuellement dans un pays du Nord ('migration Sud-Nord') est équivalent au nombre de migrants nés dans un pays du Sud et resté à vivre dans un pays du Sud ('migration Sud-Sud'). La part des femmes parmi les migrants allait de 52 % au Nord et à seulement 43 % au Sud, en 2013. Sur dix migrants internationaux venus du Sud et âgés de moins de 20 ans, six résidaient dans les régions en développement.
VOIR et ENTENDRE le témoignage du président de France, terre d'asile


En 2010-11, dans les pays de l’OCDE, il y avait 7.1 millions de chômeurs nés à l’étranger,
soit un taux de chômage moyen de 11.6 %. Les taux d’émigration vers les pays de l’OCDE étaient en augmentation, notamment pour l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes. Les taux d’émigration des hautement qualifiés dépassaient les taux globaux pour la plupart des pays d’origine, reflétant la nature sélective des migrations et le niveau de revenus nécessaire à l'immigration clandestine et au droits de passage exigés par les trafiquants. Parmi les diplômés de l’enseignement 'tertiaire' nés en Afrique, un sur neuf vivait dans un pays de l’OCDE en 2010-11. Les chiffres correspondants pour l’Amérique latine et les Caraïbes et pour l’Asie sont respectivement un sur 13 et un sur 30. Le risque de fuite des cerveaux est particulièrement prononcé dans les pays peu peuplés et les états insulaires.

Pendant la période 2000-10, avant que la crise économique et financière n'impacte l'Europe, le nombre total de migrants a crû deux fois plus vite qu’au cours de la décennie précédente. Alors que la part des migrants internationaux dans la population totale continue d’augmenter dans le Nord, elle reste stable dans le Sud. En 2013, l’effectif de migrants internationaux représente près de 11 % de la population totale des pays développés, contre moins de 9 % en 2000.  Environ la moitié des migrants internationaux résident dans dix pays. En 2013, les États-Unis accueillent le plus grand nombre de migrants internationaux (45.8 millions, soit 20 % du total), suivis par la Fédération de Russie (11 millions), l’Allemagne (9.8 millions pour 80,6 millions d'habitants), l’Arabie saoudite (9.1 millions), les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni (7.8 millions chacun, pour 64 millions d'habitants au Royaume Uni), la France (7.5 millions pour 66 millions d'habitants), le Canada (7.3 millions), l’Australie et l’Espagne (6.5 millions chacune). Les effectifs de migrants ont progressé dans une large majorité de pays. Entre 2000 et 2013, ils ont augmenté dans 165 pays ou territoires.

Dans la zone OCDE, la moitié des migrants proviennent de 16 pays seulement. Le Mexique était en tête de liste avec 11 millions de migrants, suivi de la Chine (3.8 millions), du Royaume-Uni (3.5 millions), de l’Inde (3.4 millions), de la Pologne (3.2 millions) et de l’Allemagne (3.2 millions). Les Philippines, la Roumanie et le Maroc, suivis du Vietnam et de l’Algérie sont les principaux pays d’origine hors OCDE. Un migrant sur sept a migré au cours des cinq dernières années.

La France est le 15e pays d'accueil d'immigrants sur les 34 pays de l'OCDE en 2010. Le Chili est devenu membre de l'OCDE le 11 janvier 2010. L’Estonie et la Slovénie sont admises le 27 mai 2010, ainsi qu'Israël, le même jour.
Au pays des libertés, des droits de l'Homme et du droit d'asile, le chiffre des entrées de clandestins en France reste tabou. Les associations font de la rétention d'information en pensant sauvegarder leur activité et seul le CRAN est favorable à la communication des statistiques ethniques. Qu'ont-ils fait de l' "effet Charlie" sur la liberté d'expression -et de savoir ? A-t-il jamais existé ?

jeudi 19 septembre 2013

Duflot délègue à son concubin les coups bas sur Valls

Xavier Cantat, chargé de la basse besogne contre Valls

Xavier Cantat récidive sur Twitter

Cette fois, le compagnon de Cécile Duflot s'en prend à Manuel Valls.
Il n'a pas apprécié une phrase du ministre de l'Intérieur lors des questions au gouvernement mardi. À un député UMP qui l'interrogeait sur son projet de faciliter la naturalisation, le locataire de la Place Beauvau a répondu : "Nous pensons qu'être Français, c'est une fierté, c'est une chance pour le pays, c'est une chance pour la République, c'est une chance pour la France". Xavier Cantat dénonce une "phrase qui n'a aucun sens", mais n'est pas de cet avis ! 

Xavier Cantat récidive dans les révélations des opinions secrètes de Duflot 
Farouchement opposé au traditionnel défilé du 14 juillet, comme Eva Joly, candidate EELV à la dernière présidentielle, Xavier Cantat avait boycotté la tribune officielle l'été dernier.
glorification de l'armée française,sur @France3tv Titi et Grosminet mènent l'enquête . J'hesite
— Xavier Cantat (@xaviercantat) July 14, 2013
Le twitter compulsif s'était déclaré "fier que la chaise à (son) nom reste vide au défilé de bottes des Champs-Élysées", avait-il posté sur Twitter, s'attirant les foudres des Français.
Le nostalgique de Mai 68 qui s'en prend à la IIIe République fait commencer l'Histoire de France aux barricades du Quartier Latin à propos de la célébration de la prise de la Bastille: un "bon client" pour Peillon qui veut réformer les programmes scolaires... 
Refusant de commenter cette salve de propos outrageants pour les anciens combattants et toutes les victimes de guerres, Cécile Duflot avait été à rendre des comptes dans l'hémicycle. Les yeux rougis alors que le député UMP Philippe Meunier interrogeait le gouvernement sur les propos de son compagnon, elle avait été défendue par Jean-Marc Ayrault, fait inaccoutumé puisqu'il n'est censé répondre qu'aux chefs de groupe. Mieux, il accuse l'opposition de "ne pas  faire honneur à la France" !

Le chef du gouvernement de Hollande avait vertement qualifié de "minables et polémiques" les propos du député, se rangeant ainsi -avec brutalité- aux côtés des anti-militaristes primaires.Cette prise de position de Ayrault contraste étrangement avec l'interventionnisme africain de son Président au Mali  et avec ses menaces de frappes militaires en Syrie. Il est vrai qu'il faut s'attendre à tout de la part d'un pouvoir socialo-altermondialiste belliciste qui manipule une sémantique hypocrite jusque dans l'intitulé de son ministère de la  ..."Défense" !

Même sur Twitter, une vague d'indignation contre un opposant ravit la gauche




L'individu accepte que la Garde républicaine lui rende les honneurs,
quand il court à la cantine de l'Elysée

Plusieurs twittos reprochent à l'adjoint au maire de Villeneuve-Saint-Georges un conflit d'intérêts.
"
Votre compagne est ministre et vous 'crachez dans la soupe' ! C'est une course au buzz qui vous rend méprisable et lamentable", attaque un twitto.

"Vous, par contre, vous avez un 7e sens : le sens du tweet inutile", répond un internaute au grossier personnage. 

D'autres évoquent même Bertrand Cantat, le frère de l'élu.
"Comme quoi on peut être frère de [Bertrand Cantat], mari de et être personne... #bouffon #pathétique".

Surtout quand on compte dans ses rangs de 
vertueux adipeux de cet acabit : 

Peut-être Valoche aime-t-elle le parler cru des Verts...
Il est enfin paradoxal de citer abondamment les tweets violents quand on bave sur les réseaux sociaux
qui critiquent de la politique du gouvernement socialo-écolo... 
Ainsi arriverait-il que les twittos ne soient plus des émotifs primaires ?