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vendredi 6 janvier 2017

Montebourg pointe la volte-face de Valls sur le 49-3

Cohérence: l'ancien premier ministre dit "assumer", mais point trop !

Son rival Arnaud Montebourg a fustigé vendredi l'ambivalence du schizophrène Manuel Valls

Sur France 2 hier soir encore pour L'Emission politique, Valls n'a pas cessé de répliquer à ses contradicteurs qu'il "assume" son action gouvernementale
Or, il n'a échappé à personne que Valls se défend de son autoritarisme et Montebourg n'a pas manqué d'insister sur sa brutalité. 
L'ancien redresseur de la courbe du chômage de Hollande souligne que Valls tient désormais un discours de campagne à l'opposé de la politique menée lorsqu'il était à Matignon
"Il y a un discours pour la candidature et une pratique pour le gouvernement", a jugé sur France 2 l'ex-ministre de la destruction de l'Industrie qui brigue également l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle

Montebourg reproche à Valls son revirement sur l'article 49-3 de la Constitution.

Lorsqu'il a été Premier ministre, Manuel Valls a eu recours à cet article qui permet de contourner le vote du Parlement pour faire adopter en force la loi Travail et la loi Macron à l'Assemblée nationale. Mais voilà que son utilisateur  - à six reprises et deux lois - promet maintenant de le faire supprimer de la constitution quand il suffirait simplement de ne pas y avoir recours.

Si "fort" et "juste" soit-il, Valls affirme que le 49.3 lui avait été "imposé deux fois

Cette procédure lui a en fait été imposée six fois...
Jeudi, Valls a accusé les "frondeurs" socialistes de lui avoir imposé cette procédure. 
"On m'a imposé le 49.3!" s'est-il exclamé, assurant ensuite que les "frondeurs " du Parti socialiste l'ont acculé à une telle solution.
"La décision est toujours prise par le gouvernement", lui a rétorqué Arnaud Montebourg.
"Et le coup de force permanent qui a été dénoncé pendant ce quinquennat a laissé beaucoup de traces, laissé la gauche en situation de désarticulation", a-t-il encore souligné à propos de l'ex-chef du gouvernement, qui a démissionné début décembre pour se consacrer à son avenir personnel.

Montebourg retourne une citation de Valls à l'envoyeur
Valls, vitupérant et menaçant
"Changer, grandir, mûrir, cela est la loi de la vie. Est-ce que cela se fait en un mois, 15 jours, trois semaines ? Je crois que Manuel Valls (...) devrait prendre la responsabilité qu'il a prise", a ironisé Arnaud Montebourg.
Hélas, cette citation de Montebourg est volée à Enzo Ventura pour qui "un désir doit mûrir, grandir, devenir une pression suffisante pour éclater au grand jour et prendre forme." (Comment changer de vie). La pression, l'un et l'autre l'ont, mais les deux bipolaires ont-ils grandi ?

lundi 5 décembre 2016

Manuel Valls va-t-il se croire plus capable que Hollande de rassembler la gauche ?

Honni de tous, il a précipité la fin du quinquennat et l'éclatement du PS

Haineux ?
En démissionnant lundi, le Premier ministre va provoquer un changement de gouvernement pour annoncer sa candidature à la présidentielle. 

Manuel Valls va, dit-on, annoncer sa candidature à la primaire de la gauche
lundi soir à Evry, avec l'ambition de rassembler la gauche qu'il a dressée contre Hollande et luila partie est loin d'être gagnée. Autoritaire, cassant et colérique, le Néron semble en effet davantage de droite que de gauche.
  
Il propose de supprimer les 35 heures et l'ISF 

"Il faut déverrouiller les 35 heures !" lançait Manuel Valls au Grand-Rendez Vous d’Europe 1, en janvier 2011, alors qu'il était candidat aux primaires socialistes de la présidentielle de 2012. A l'époque, le député-maire d’Evry défiait Martine Aubry, aujourd'hui chef de file des 'frondeurs', alors première secrétaire du PS et qui avait mis en place les 35 heures alors qu'elle était ministre de Lionel Jospin. 



Quelques mois plus tard, dans l'un de ses livres, Valls violenta à nouveau la doxa socialiste. 
"Je propose sans tabou de supprimer l’impôt sur la fortune, source d’injustice entre les classes moyennes supérieures et les chefs d’entreprises", écrivait-il.
"Le candidat aux primaires que je suis, comme le Parti socialiste, propose la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG", a-t-il expliqué. "Il faut un impôt à la fois progressif, c'est le cas de l'impôt sur le revenu, et il faut une capacité d'élargir l'assiette. Il faut, bref, que tous les français puissent payer l'impôt. Il faudrait d'ailleurs que cet impôt soit retenu à la source".
Manuel Valls estime que cela rapporterait "plusieurs milliards, parce que le seul fait que les Français payent chacun une part de cet impôt permettrait non seulement que la fiscalité soit plus juste, mais que les recettes soient plus importantes pour l'Etat".


La gauche le rejette depuis 2011
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Dangereux schizophrène ?


Qui pour rassembler la gauche ?

Manuel Valls est le pire pour rassembler la famille de gauche, mais qui peut y prétendre ? Arnaud Montebourg ? Non, pas plus, Arnaud Montebourg que Manuel Valls. On est dans une situation inédite : les deux principaux candidats à cette primaire incarnent deux minorités du Parti socialiste et de la gauche.

Bipolaire ?
Dans ce duel, Manuel Valls bénéficie d’un avantage institutionnel. Il est le chef du gouvernement et incarne donc une forme d’autorité. Mais beaucoup à gauche retiendront surtout ses positions sur le burkini, sur la déchéance de nationalité. La question est finalement plutôt : mais existe-t-il quelque chose de gauche chez Manuel Valls ?

Manuel Valls aime l’entreprise comme il l’a proclamé en tant que Premier ministre devant le Medef, lors des universités d'été du syndicat des patrons en 2014. 
Binaire hystérique ?

Faire sauter les 35 heures et l’ISF, deux marqueurs de droite qui à eux seuls auraient peut-être permis à Manuel Valls de faire un meilleur score à la primaire de la droite qu’à celle de la gauche en 2011. Pour mémoire, il avait recueilli 5,63% des voix, très, très loin derrière Arnaud Montebourg, qui avait totalisé plus de 17,19% des suffrages. En d’autres termes, 95% des électeurs de gauche en 2011 n’avaient pas voté pour lui. 

De nouvelles candidatures ? 

Il y a donc une place à prendre pour un ou une candidate capable de faire la synthèse, de rassembler vraiment.

Emmanuel Macron, le "bébé" Hollande, avait un boulevard devant lui, mais il a choisi une autre stratégie, hors du cadre socialiste.

Et puisque les socialistes pensent aux femmes dans les situations désespérées, (comme ils ont pensé aux Blacks Blancs Beurs avant de les écarter sans états d'âme), des noms de kamikazes en jupons sortent:

Ségolène Royal qui est allée à Cuba pour l'incinération du dictateur Castro et s'est carbonisée dans un accès de "castritude" qu'elle croyait de nature à rallier l'extrême gauche à sa candidature.

Najat Vallaud-Belkacem, même si "ce n'est pas une intellectuelle," selon Hollande ("Elle est bonne Najat, très forte en langue de bois") ? "Pimprenelle" (le surnom qu'il lui a donné) à l'Elysée ? 

Marisol Touraine, fayotte du chef de l'Etat déchu ? 
L'ennemie jurée de Valls, Christiane Taubira (2,32 % des voix, en 2002) qui croit avoir redressé son image, comme Montebourg la courbe de l'emploi ? 

Et d’autres candidats peuvent encore se déclarer dans les 10 jours qui restent jusqu'au dépôt des candidatures. Pourquoi pas Myriam El Khomri, aussi...
Tout est tellement ouvert que cette primaire à gauche s'annonce comme la cerise sur le flanby écroulé de Hollande.


mardi 7 juin 2016

Hillary Clinton, "colérique", voire "hystérique", confirme un livre

Un livre accablant pour Hillary Clinton par un ancien de la Maison-Blanche 

Elle est assurée d'être la candidate démocrate, mais ce n'est pas rassurant

Un ancien agent des services secrets raconte les années Clinton dans un livre qui sort le 28 juin. Et c'est du lourd s'agissant de la première puissance mondiale. Il décrit l'ex "first lady" comme instable et colérique. 


La candidate Hillary Clinton a dépassé le seuil fatidique permettant de s'assurer une victoire lors de la convention de Philadelphie fin juillet, en s'assurant, cette semaine, la vingtaine de délégués nécessaire pour l'investiture démocrate.  

Rien à envier au Républicain Donald Trump
Les révélations de cet ancien de la Maison-Blanche, ce lundi 6 juin, font tache dans la campagne et pourraient causer du tort à l'ancienne secrétaire d'État, la révélant telle qu'en elle-même et non telle que la gauche américaine aimerait qu'elle fût. 
Gary Byrne, un ex-agent des services secrets qui avait travaillé dans la résidence officielle du président des États-Unis lors des mandats de son mari volage, Bill Clinton, sort un livre à la fin du mois qui fait déjà la Une des media outre-Atlantique. Les meilleures pages de l'ouvrage, intitulé 'Dédoublement de personnalité',  ont déjà été dévoilées par la presse américaine. 

La candidate "manque de tempérament et d'intégrité" pour ce poste.
On la savait arriviste, mais l'auteur la décrit aussi comme une femme "volcanique, impulsive (…) qui méprise les règles établies".

Si violent qu'il puisse paraître, ce portrait,  confirme les révélations du Washington Postla démocrate avait ignoré les procédures sécuritaires et envoyé 
des mails via des serveurs confidentiels en utilisant son téléphone personnel lorsqu'elle était chargée de la diplomatie sous l'administration Obama. 
L'ancien agent qualifie aussi la démocrate de personne " dédaigneuse à l'égard des petites gens".

L'agent secret confirme la personnalité bipolaire à la "Jekyll et Hyde" de l'ex-première dame
Faisant référence au personnage de Robert Louis Stevenson, il explique notamment qu'elle pouvait parfois parler avec courtoisie avant d'insulter violemment le personnel quelques minutes plus tard.

A propos des accès de colère d'Hillary Clinton, Gary Byrne affirme aussi qu'elle était violente avec son mari qui était alors président des États-Unis. Il témoigne d'échanges vulgaires au sein du couple et raconte qu'en plein scandale Monica Lewinsky (affaire d'adultère), Bill Clinton était arrivé un matin avec "un œil au beurre noir brillant" et qu'un vase brisé avait été retrouvé sur le sol de leurs appartements. L'ancien agent ajoute que le président avait prétexté une allergie au café pour justifier cette marque. 

Pour autant, les infidélités de Bill Clinton occupent aussi une belle place dans le livre
Gary Byrne dévoile que la fameuse robe bleue qui avait permis de démontrer la relation extraconjugale du président avec sa stagiaire Monica Lewinsky "n'était pas la seule preuve de ses écarts"
L'ancien membre des services secrets explique par exemple qu'il avait été chargé de jeter une serviette qui présentait des traces de rouge à lèvres et de "liquides corporels" et qu'il avait une fois surpris Bill Clinton "en pleine relation inappropriée avec une femme" qui n'était ni la première dame, ni Lewinsky. 

L'auteur assure qu'il n'a "aucun intérêt politique"
Il entend simplement "dévoiler la vraie histoire Clinton, les torts qu'ils ont causés à la présidence et ceux qu'ils posent encore". Gary Byrne analyse aujourd'hui ses années au service de la Maison-Blanche avec amertume. "Ce que j'ai vu dans les années 90 m'a rendu malade", écrit-il dans son livre.

dimanche 21 juin 2015

Valls, premier ministre à la fois bipolaire et binaire

La communication booléenne de Manuel Valls fait ricaner Twitter

Les internautes ironisent sur la communication simpliste du Premier ministre à double face
Ce sourire factice  de l'hypocrite
ne trompe plus personne 
Les internautes brouillent la communication du pouvoir à travers les media à la botte. Le Premier ministre Manuel Valls l'apprend à ses dépens: la propagande d'Etat n'est plus sans contrepoids. Ainsi, l'indignation suscitée par son voyage privé familial en jet privé gouvernemental n'est pas retombée. La communication d'un autre âge pratiquée par ses jeunes spécialistes et sa propre banalisation du détournement de l'argent public pour une virée familiale en soutien de leur "équipe de coeur" du Barça à la finale de la Ligue des champions ne cessent d'irriter les internautes.
Sur Twitter, le mot-clef #VallsGate, pour parler de ce scandale, a été l'un des hashtags les plus utilisés sur le réseau social. Yamani tweetait par exemple : "Pour les impôts, je peux mettre en frais réels les déplacements vers le stade de foot ? Le cinéma ? Le restaurant ?" Un socialiste se lamentait: "Le vrai #VallsGate c'est qu'il aime le foot au point de commettre une telle maladresse. Tout ça pour du foot..." 

Les indignés font toutefois l'impasse sur deux éléments fondamentaux. 
"Le poids des mots, le choc des photos",
une duperie socialiste
Manuel Valls s'est en effet posé en naturalisé type, méritant et exemplaire, mais, à la première occasion, le Catalan vole en soutien de son équipe de Barcelone à Berlin.

Las d'être pris pour des footballeurs, ils ont détourné une infographie bêtasse publiée sur le compte Twitter de Manuel Valls où l'on peut voir une flèche qui grimpe avec en texte "Amplifier la croissance", et une flèche qui descend légendée "Faire baisser le chômage".
Cette virée familiale  aux frais de la République s'est déroulée au cours du 77e congrès socialiste de Poitiers: le débat interne socialiste importe-t-il si peu au Catalan ?

Les internautes ont en outre été très incisifs le mardi 9 juin

Le caractère ultra-minimaliste de cette infographie a déclenché un concours de parodies sur Twitter.



Et la presse s'y est collée:

Hollande participa au mensonge

François Bayrou déplora le comportement du premier ministre catalan. "Les hommes politiques en fonction perdent le sens des réalités", commenta-t-il sur BFM-TV au lendemain de l'escapade express du premier ministre à Berlin, pour soutenir le Barça en finale de la Ligue des champions aux frais du contribuable.

Mais Hollande tenta une embrouille sur l'urgence d'une rencontre berlinoise de travail le weekend précédent la rencontre du mercredi suivant, inscrite à l'agenda, à la différence de la première...