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vendredi 12 juin 2020

Macron envisagerait sa démission pour provoquer une élection anticipée

Cyniquement, l'arrogant Macron est sûr de sa ré-élection à la faveur du chaos

La politique est un jeu pour lui, comme l'avenir de la France et des Français
 
Le 'Black Jack'(jeu de cartes) tire son nom de l'anglais
"Valet Noir":
les indigénistes et racialistes racisés pourraient trouver à y redire

Lors d’une réunion du premier cercle des donateurs de 2017 à Londres, l'ex-banquier aurait laissé entendre qu’il est prêt à démissionner pour provoquer une élection anticipée qu’il serait "sûr de gagner",  a révélé Carl Méus dans Le Figaro.
En effet, il y a une quinzaine de jours, le chef de l’Etat aurait fait irruption au beau milieu d’une conversation, en visioconférence, et aurait pris la parole pendant cinq minutes pour distiller sa "pensée complexe".

Un remaniement changement de gouvernement, une dissolution de l’Assemblée nationale… et même une démission seraient la martingale politique imaginée par Macron, espérant tourner les trois pages de chaos social, politique et sociétal qu'il a écrites en trois ans et reprendre la main politiquement.  Une onde de choc de plus, sans attendre le chaos économique et une méga-dette publique que les Français auront à payer d'ici dix ans. 

D'abord, l’Elysée "n’écarte aucune hypothèse"...
Centré sur son auguste personne, Macron serait prêt à "prendre son risque", indique Le Figaro. Les participants témoignent en effet qu'au cours de cette visioconférence, le président a envisagé sereinement de provoquer, "dans les semaines ou les mois à venir", une élection présidentielle anticipée.
L’intention affichée est de prendre de court ses adversaires, selon le quotidien, ce qui le rendrait "sûr de gagner, car il n’y a personne en face ". Avant lui, Corneille observa qu'"à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire," mais la lâcheté sied au cynique.

La stratégie "de la démission n’a jamais été à l’ordre du jour, ni même évoquée dans une réunion à l’Elysée," a expliqué le Palais, mais aussi que "par principe, [il] n’écarte aucune hypothèse"...

Si Macron choisissait cette option, ce serait un coup inédit 

Jamais un président en exercice n’a démissionné pour se représenter dans la foulée. Il s'agit en effet d'une opération risquée, un coup de poker, dirait Castaner: les électeurs pourraient avoir le sentiment qu'il leur manque de respect. Traités comme des marionnettes, ils pourraient refuser de voter à nouveau pour un guignol qui aurait volontairement abrégé son mandat. 
La campagne électorale serait en effet très courte, car l’article 7 de la Constitution précise qu’ "en cas de vacance, le scrutin pour l’élection du nouveau président a lieu […] 20 jours au moins et 35 jours au plus après l’ouverture de la vacance"
La décision du joueur Macron sera connue "dans les semaines ou les mois à venir".

La stratégie du lâche est de s'assurer les conditions pour que Marine Le Pen soit bien celle qui serait face de lui au second tour, et donc c'est tout à fait gagnable à nouveau. Il a donc conscience qu'il a tout raté mais compte désormais sur ce stratagème pour se remette en selle. Et parachever le ratage.

dimanche 8 mars 2020

Démission: Olivier Gaillard, député du Gard, quitte aussi LREM

Le bilan, la transparence et les comportements de Macron sont-ils en cause ?

Olivier Gaillard, député LREM du Gard, démissionne et quitte La République en marche



Olivier Gaillard va quitter l’Assemblée nationale et LREM au lendemain du premier tour des municipales. 
Regrettant de n’être qu'un élu de seconde zone, le député du Gard a décidé d’abandonner son mandat à l’Assemblée nationale et de quitter La République en Marche. Sa suppléante siégera avec le parti du président.
La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années, a déclaré le député, confirmant une décision initialement annoncée samedi soir sur le site internet du journal Midi Libre.

Après le premier tour des municipales

Elu aux élections cantonales en 2008 sous l’étiquette du Parti Socialiste, mais LREM en 2017, Olivier Gaillard a précisé qu’il quittera le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve (Gard), village de 2.000 habitants situé en bordure du turbulent fleuve Vidourle, face à l’élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette (DVG). 
Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné, a-t-il assuré.

L'effectif de députés LREM reste inchangé
Olivier Gaillard a précisé qu’il sera remplacé à l’Assemblée nationale par sa suppléante, Catherine Roux-Daufès, qui elle siégera bien dans le groupe LREM, qui compte donc toujours 297 membres.

Un "fossé" entre "la réalité du terrain et la principauté de Paris"
Membre de la commission des Finances, rapporteur spécial pour les crédits relatifs au budget opérationnel de la Défense et rapporteur pour avis de la loi de programmation militaire 2019-2025, Olivier Gaillard explique avoir constaté un fossé entre la réalité du terrain et la principauté de Paris.

L’homme de territoire l’a emporté sur l’homme de parti. Il m’était inconcevable de maintenir un pied à l’intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j’y pense, a-t-il insisté.
Rappelant que ses votes n’ont jamais fait défaut à la majorité à l’Assemblée nationale, Olivier Gaillard précise dans un communiqué de presse ne pas vouloir jouer l’opposition ou la marginalisation.

Issu d’une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard est déçu de la portée de ses efforts pour la prise en compte des problématiques rurales. Si j’ai un regret, c’est celui de n’avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale, a-t-il confié.

Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre de la Défense) disait ‘ Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne’.
Une citation que l’on aimerait voir appliquer aux députés LREM sujets à certains états d’âme, conclut le député dans ce texte. 
A la différence de consoeurs "démissionnaires" qui restent apparentées (!) et reconnaissant son échec à "muscler la jambe gauche de Macron", ce Gaillard-là ne gardera pas même un orteil dans la... macronie!

Macron ne fait pas de miracles.
"J’avais plus de chances d’aller à Lourdes que d’être député," déclara, après un ans, le vieux briscard, 51 ans, de la politique locale qui cumulait les mandats locaux et croyait avoir monté en grade en arrivant à Paris. 

dimanche 1 mars 2020

Recours à l'article 49.3, le sénateur Michel Amiel quitte le parti de Macron

"Extrêmement déçu" par le passage en force de Macron, le sénateur LREM des Bouches-du-Rhône traverse la rue

"Ces pratiques nous éloignent de plus en plus des aspirations des gens", explique le sénateur, aussi candidat aux municipales aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône)
Ex-socialiste Guériniste

Le recours à l'article 49.3 ne passe pas dans l'opposition, mais la majorité présidentielle contrainte au silence dans les rangs regimbent contre le caporalisme à LREM. "Extrêmement déçu", le sénateur LREM des Bouches-du-Rhône Michel Amiel a décidé de sauter en marche du train fou LREM à la suite de l'annonce du premier ministre devant l'Assemblée nationale, samedi 29 février. "Dégainer le 49.3, un samedi soir, en pleine période de coronavirus, est pour le moins malheureux", a denoncé le sénateur, dimanche 1er mars.

"Ces pratiques nous éloignent de plus en plus des aspirations des gens", explique le sénateur, aussi candidat aux municipales aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône). "Je siégerai avec les Constructifs, groupe composite de centristes et de radicaux, ex-UDI  fondé par Borloo, grossi de déçus de Macron (Joachim Son-Forget), présidé à vue par Jean-Christophe Lagarde), car je ne m'imagine pas partager le même banc que le Front national [devenu Rassemblement national]. Ne serait-ce qu'administrativement !" a-t-il indiqué.

Bravant les consignes du groupe LREM, Michel Amiel a voté contre l'extension de la PMA lors de l'examen du projet de loi de bioéthique au Sénat. L'ancien médecin généraliste et chrétien.

lundi 10 février 2020

Parti du président: encore deux députés prennent la tangente

La majorité meurtrie du président se rétrécit comme peau de chagrin 

Les partants reprennent leur indépendance de LREM

Les 13e et 14e départs du groupe du président à l'Assemblée nationale interviennent alors que la majorité est ébranlée par une énième polémique, celle autour du congé pour le deuil parental dont ils ont rejeté l'extension. Macron qui a suggéré un signal d'inhumanité doit recevoir les élus de son mouvement mardi pour tenter de retisser du lien.

L'hémorragie intérieure du groupe de la majorité n'est pas jugulée.
Gilles Le Gendre n'y a rien pu : les séparations de corps de Frédérique Tuffnell et de Xavier Batut, avec le parti présidentiel sont consommés: ils ont choisi de se "mettre en retrait", tout en restant apparenté au groupe.

Ayant atteint un "point de non-retour" l'élue de Charente-Maritime annonce qu'elle quitte à la fois le parti et le groupe La République en marche.
 Elle n'est plus soumise à La République en marche (LREM) depuis février 2020, expliquant qu'elle a connu "une grande frustration du fait du manque d’appétence du groupe pour les sujets environnementaux", et ne plus croire en la capacité de Macron à "faire bouger les lignes de l’intérieur".


Avec le claquement de porte du député de Seine-Maritime, ci-contre, les effectifs du groupe LREM tombent à 300 membres et apparentés à l'Assemblée contre 314 en 2017 (en comptant le président de l'Assemblée Richard Ferrand), la majorité absolue étant à 289 sièges. Un nouveau coup dur pour le mouvement de Macron. 

"C'est certain, ce n'est pas une séquence facile", constate un ministre anonymé après cette nouvelle semaine de remous dans la majorité, avec notamment des députés en colère, dont certains, pour la première fois, s'en sont pris au chef de l'Etat. "Je n'ai jamais vu ça, c'est plus fort que d'habitude", confie un cadre du groupe.

A un mois des municipales, il est "urgent de remotiver les troupes"

Macron va donc tenter de  reprendre sa majorité en mains. Députés, sénateurs, et même députés européens, sont convoqués à l'Elysée mardi soir. "Il va falloir qu'il la joue fine, et surtout pas qu'il les vexe encore plus", s'inquiète un conseiller ministériel. Car en Macronie, "on est conscient que plus les semaines passent, plus la majorité perd des députés. Il est urgent de redéfinir une ligne, de remotiver les troupes. Encore plus après cette semaine horribilis", dit un député. 

Un "cadre" de la majorité préfère en sourire, mais dissimule son identité :
"On a fait Règlement de comptes à OK Corral la semaine de la mort de Kirk Douglas". Un cinéphile ? 
Il notera qu'aux Oscars 2020, la France s'est pris un râteau avec 'Les Misérables' qui devait y faire un malheur : le film de Ladj Ly reste un chef d'oeuvre, mais seulement en Seine-Saint-Denis. La meilleure chance française de récompense été battue par 'Parasite' dans la catégorie meilleur film international.
Montfermeil va-t-elle brûler des voitures ?

mercredi 18 décembre 2019

Qui est ce député qui démissionne de LREM et s'affiche auprès de Marion Maréchal-Le Pen ?

Le député LREM Joachim Son-Forget a démissionné du groupe présidentiel

Membre de l'UDI-Agir associé à LREM, il rejoint les non-inscrits


Le député fait état d'une "amitié naissante" avec la petite-fille de Jean-Marie LePen et et nièce de la patronne du RN, ancienne députée FN Marion Maréchal.
"Je quitte le groupe parlementaire UDI-Agir et indépendants et siégerai à l'Assemblée nationale comme député non inscrit pour maintenir mon indépendance politique, dans un cheminement ouvertement à droite", écrit sur Facebook le représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein, connu pour ses coups d'éclat sur les réseaux sociaux.

Joachim Son-Forget reproche notamment au président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde d'avoir surréagi à une photo de lui avec Marion Maréchal qu'il avait publiée le 11 décembre sur son compte Twitter. Il a précisé avoir déjà rencontré la nièce de Marine Le Pen il y a quelques semaines.
Les "positions et postures" de J. Son-Forget "ne nous engagent pas," avait indiqué Jean-Christophe Lagarde, commentant la photo et rappelant "l'incompatibilité entre l'UDI, qui représente le centre droit, et toute forme d'extrême-droite, d'intolérance ou d'europhobie ou de xénophobie".

Mme Maréchal, "c'est quelqu'un que j'apprécie. C'est une amitié naissante", a confirmé Son-Forget, qui "trouverait intéressant de faire une conférence" devant l'école de sciences politiques fondée à Lyon par l'ancienne députée d'extrême droite. "C'est quelqu'un d'intelligent, d'ouvert, de prête à se remettre en question", développe-t-il dans une vidéo. Lire en creux que c'est tout ce dont Lagarde ne peut se prévaloir...

J. Son-Forget réaffirme "en même temps" son "soutien" à Macron 

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Son-Forget décoré par le président de
la République du Kosowo
Le député avait démissionné le 29 décembre 2018 du groupe LREM à la suite d'une polémique née de tweets qualifiés de sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, elle-même brut de décoffrage.

Revendiquant sa "liberté de pensée", il a depuis lancé un parti politique nommé "Valeur Absolue". Son slogan "Je suis Français et Européen" est une réplique aux accusation de Lagarde.

mardi 17 décembre 2019

Philippe, complice de Delevoye: Edouard savait!

Matignon nie avoir su quoi que ce soit du cumul des mandats de Delevoye

Le secrétariat général du gouvernement était informé de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye, affirme Le Monde


Le gouvernement croule sous les "erreurs." 
Architecte de la contestée réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a donné sa démission au gouvernement, ce lundi 16 décembre, malgré le soutien du premier ministre qui s'est porté garant de sa "bonne foi", au risque d'attirer le soupçon sur sa personne et ses services après des révélations infamantes sur sa dissimulation de revenus sur sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La HATVP n'est pas la seule organisation à avoir failli à sa tâche
L’ancien haut-commissaire aux retraites avait oublié de mentionner treize ou quatorze  mandats, sans que les experts de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne décèlent la moindre anomalie. Pourtant, dans sa première déclaration remise au moment de sa nomination, Jean-Paul Delevoye n’en avait déclaré que trois. 

L’un de ses mandats cumulés apparaît contraire à la Constitution puisque l’ancien "monsieur retraite" était rémunéré pour son rôle de président d’honneur de Parallaxe, un think tank adossé à un groupe d’enseignement supérieur (IGS)

Le secrétariat général de Matignon était informé de ce  cumul dès 2017

Le journal Le Monde précise ce mardi que le SGG "avait fait l’objet d’une décision validée par Matignon, sans qu’il y en ait toutefois de trace écrite” : volonté de dissimulation ou "légèreté coupable", la même qui a conduit Delevoye à la démission, tandis que l'Edouard resterait en poste à Matignon, droit dans ses bottes crottées. 

Dans le courant de la matinée, l'AFP a reçu mission de parler au nom de Matignon  : l’entourage du grand escogriffe a chargé l'agence de presse (libre et indépendante) de transmettre son accusation : Jean-Paul Delevoye n’a  pas informé le gouvernement de son activité rémunérée.
"En même temps", Matignon assure qu’il n’y a eu "aucun manquement" pour autant. Faut-il ainsi sauver le soldat Philippe ?

La situation de l’ancien ministre aurait pourtant fait l’objet d’un "contrôle express qui s’applique désormais, par sécurité, à tous les ministres pressentis,” selon Le Monde.
Les se

Le quotidien insinue donc que le secrétariat général de Matignon, a fait de la rétention d'information 

Le secrétaire général du SGG, Marc Guillaume (depuis 2015), et Philippe ont couvert Delevoye, puisque ce conseiller d'Etat est rattaché au premier ministre. Ce haut-fonctionnaire serait d'ailleurs un "très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne", membre du comité directeur de l’Institut Montaigne, groupe d'influence libéral. 
"Pourtant Donc, rien ne se passe. M. Delevoye prend ses fonctions [au gouvernement, auprès d'Agnès Buzyn] en continuant d’être payé par le privé”, explique Le Monde. 

"Ma situation avait été validée en 2017, je n’ai pas pensé qu’il y aurait un problème, assure ce vieux routier de la politique, au Sénat, au gouvernement ou au CESE, comme président ! J’ai fait preuve d’un excès de confiance, il s’agissait d’activités dans le domaine de l’éducation”, explique l’ancien haut-commissaire, tout en refusant de rejeter la faute sur quiconque autre que lui-même.

Si Jean-Paul Delevoye aurait dû alerter le secrétariat général du gouvernement, ainsi que la Commission de déontologie de la fonction publique qui donne parfois des dérogations, ”à aucun moment les services de l’Etat n’ont servi de corde de rappel”, insiste vigoureusement le quotidien qui a contacté le SGG, sans succès. En clair, le service du premier ministre n'a pas fait son boulot et son chef est responsable. Mais Philippe s'accroche à son poste. Et Macron l'y maintient !

De son côté, Jean-Paul Delevoye s’est engagé à rembourser toutes les sommes perçues par l’IGS depuis septembre 2017. Décision digne et courageuse, mais qui ne le lave pas de sa faute, d'autant moins que c'est l'aveu de sa faute.
La HATVP se réunira ce mercredi pour décider de transmettre ou non le dossier de l’ancien ministre à la justice.
A-t-elle d'autre choix que de poursuivre ? Et ainsi de fragiliser l'Edouard ?

Delevoye : "courage" et "dignité" d'un dissimulateur salués par le macronie

L'architecte de la réforme Macron plante les plans du président : il lui faut se refaire la cerise !

La porte-parole du gouvernement rend hommage à la "dignité" de Jean-Paul Delevoye après sa démission




Une faute contre l'éthique politique et une violation de la constitution que la majorité présidentielle tente de parer des habits de la vertu macronienne souillée pour la 8e fois en deux ans et demi..
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Le Haut-Commissaire en charge de la réforme des retraites n’a pas déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ses liens avec le monde des assurances, favorable à la réforme qu’il porte. Un  impensable conflit d'intérêts, assorti de mensonges. Jean-Paul Delevoye pouvait-il rester au gouvernement ? La question se posait après les révélations de la presse, dimanche 8 décembre : il y a répondu en prenant ses cliques et ses claques. Mais, maintenant, Sibeth Ndiaye martèle que la réforme des retraites sera "toujours défendue" malgré le départ de celui qui l'incarnait.

"Cette réforme, elle est là, elle demeure," maintient la meuf. 
Les propos de la porte-parole du gouvernement sont une provocation à la veille des grèves nationales du mardi 17 décembre. Quelques heures après la démission de Jean-Paul Delevoye, S. Ndiaye a en effet affirmé que la réforme des retraites portée par le gouvernement demeure malgré la démission du haut-commissaire aux retraites  et qu'elle ne sera  pas retirée. L'Elysée en est pourtant à essayer de lui chercher un(e) remplaçant(e)...

VOIR et ENTENDRE la présentation de la situation par TF1 et le rappel que l'Edouard assure que Delevoye était de "bonne foi" :

"Cette réforme ne s'en va pas avec Jean-Paul Delevoye, elle sera toujours défendue par le gouvernement", a assuré la porte-parole du gouvernement à la veille d'une troisième journée de mobilisation, après celles des 5 et 10 décembre.

La spécialiste présumée en communication a des mots malheureux!
"Jean-Paul Delevoye a pris une décision de responsabilité (...) Il se retire avec beaucoup de dignité", a-t-elle osé dire sur le plateau de BFM-TV, ce lundi 16 décembre.

Un nouvel homme de confiance de Macron dans la tourmente.
L'impétrant à l'Elysée avait fait de Delevoye son sergent recruteur. Cet ancien élève du lycée jésuite La Providence à Amiens, comme Macron (et François Ruffin, LFI) avait l'oreille du président qui l'avait choisi pour présider la commission d’investiture de La République en marche (LREM) pour les élections législatives de 2017 : c'est ainsi qu'on lui doit donc l'actuelle assemblée nationale populaire LREM sur le modèle de l'ANC chinoise.

Nommé par Macron en septembre 2017 pour préparer la réforme, le "Monsieur Retraites" du président semblait être l'homme de la situation, puisque ce chiraquien  avait été ministre de la Fonction publique [...] et de la Réforme de l'Etat dans les deux premiers gouvernements (2002-2004) de... Jean-Pierre Raffarin, ministre des Petites et moyennes entreprises dans les gouvernements Alain Juppé (1995-1997). Mais, suite à une "légèreté coupable" - des activités et mandats non déclarés, bien que rémunérés pour certains -, l'opinion l'a poussé à remettre sa démission, Delevoye évoquant le risque que "son procès" ne nuise à un projet "essentiel pour la France". 

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"Le fait que Jean-Paul Delevoye quitte le gouvernement n'a absolument rien à voir avec le contenu de cette réforme", a maintenu Sibeth Ndiaye. "Nous aurons à cœur dans les jours qui viennent de continuer pied à pied à (la) défendre", a-t-elle encore ajouté. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a pour sa part estimé sur RTL que Jean-Paul Delevoye "n'a pas triché, n'a pas voulu tricher". Ce n'était pas possible, puisqu'il avait été membre du groupe d’étude sur la responsabilité pénale des décideurs publics au ministère de la Justice...

L'identité du remplaçant sera connue dans "les meilleurs délais", a-t-elle par ailleurs indiqué, d'un air grave et important, parmi son flot de paroles floues et de satisfecits. "Je ne peux pas présager du choix (du président de la République et du Premier ministre) dans quelques heures ou dans quelques jours", a-t-elle déclaré, se rengorgeant.

Les députés de la majorité saluent son "courage" !


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Macron et la quête du père
Le premier ministre juppéiste avait donné le 'la'. A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre le projet Macron de réforme des retraites qu'il portait à bouts de bras, le mardi 17 décembre, Edouard Philippe n'a pas hésité en effet à souligner "le travail de conviction et de dialogue mené" par le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye.
Il a aussi osé se féliciter de la "bonne foi totale" de ce proche de Macron dans l'affaire de dissimulation de conflits d'intérêts et de revenus.
L'Edouard a enfin applaudi au "sens des responsabilités" du ministre qui, comme l'a souligné la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, "a ainsi décidé de ne pas handicaper l'action du gouvernement" déterminé à mener au bout sa réforme des retraites.

Du coup,
les petits Playmobil de la majorité présidentielle voient 
un acte de "courage" dans la démission du haut-commissaire aux retraites nommé par Macron.
Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, s'est extasié sur sa "décision difficile et courageuse". "Il démontre que rien n'est supérieur à l'intérêt de mener cette grande réforme sociale", a-t-il commenté.

L'ineffable patron des députés marcheurs, Gilles le Gendre, a exprimé la "tristesse et le respect" des députés pour "cette décision courageuse": "Rien ni personne ne lui enlèvera d'avoir imaginé et conçu la réforme la plus juste et la plus protectrice en France depuis 1945", a-t-il raconté.

Quant au MoDem, partenaire de la majorité, il a adressé un message "de gratitude" au ministre sortant, saluant "l'abnégation qui lui a inspiré sa démission" et "le travail accompli".

VOIR et ENTENDRE les affidés de Macron et sélectionnés par Delevoye dire leur conviction partagée de la "bonne foi" de Delevoye :

L'unanimisme de la macronie interpelle sur son sens moral en politique

L'opposition juge logique cette démission sous la pression de l'opinion.
Suite aux révélations en cascade sur ses activités non déclarées - deux ou trois  rémunérés grassement sur treize mandats cumulés - , la gauche estime que le gouvernement doit retirer une réforme des retraites "discréditée" par son porteur.
Puisqu'il n'a rien signalé en tant que président de l'observatoire de l'éthique publique, l'ancien député PS René Dosière n'a pu que ménager le dissimulateur évoquant "une décision digne d'un honnête homme". Si Delevoye "paie ses erreurs," admet Dosière, ce président de l'Observatoire de l'éthique publique, un think tank réunissant universitaires et parlementaires pour formuler des propositions visant à accroître la place accordée à la déontologie dans la conduite des affaires publiques, ose toutefois pointer après coup "l'inertie des services du gouvernement"... Bien que parrain de Macron pour l'élection présidentielle 2017, il dénonce ainsi l'absence de vigilance du secrétariat général du gouvernement (SGG) sur ses déclarations d'intérêts erronées.

L'opposition se flatte du départ du "Monsieur Retraites" du gouvernement.
Elle était irrémédiable, estime l'opposition, après la découverte du pot aux roses de ses mensonges qualifiés d'"oublis" dans sa déclaration d'intérêts de ministre, notamment concernant des activités dans les assurances - 8.000 euros mensuels versés par le think tank Parallaxe (groupe IGS, leader dans la formation initiale ou continue, l'alternance, l'apprentissage et l'insertion) qu'il présidait - ou à la SNCF : administrateur bénévole à l’Ifpass, l’école de formation aux métiers de l’assurance, ou encore de bénévole de la Fondation SNCF qui gère les actions de mécénat du groupe...

"Il était temps", a immédiatement réagi le parti socialiste sur Twitter. 
dessin humoristique de Glon sur la démission de Jean-Paul Delevoye
Pour la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, "la position de M. Delevoye, fragilisée par les mensonges à répétition et les potentiels conflits d'intérêts", était devenue "intenable"
Et, "si le gouvernement espérait encore imposer sa réforme en faisant sauter un fusible, il fait fausse route" car "au-delà du cas personnel de M. Delevoye, les Français attendent une décision politique face à une réforme qu'ils rejettent massivement", a-t-elle mis en garde, en appelant de nouveau à un référendum.

"Enfin, un peu de bon sens", s'est exclamé de son côté Nicolas Dupont-Aignanle président de Debout la France, ironisant sur le "regret" exprimé par Emmanuel Macron: "Les gens honnêtes ne le regretteront pas!", insinue-t-il.

Pour Damien Abad, le patron des députés LR, la démission de J.-P. Delevoye "était devenue inéluctable". "A 24h d'un blocage sans précédent du pays, ce départ fragilise un peu plus le gouvernement et rend encore plus incertain le projet de réforme des retraites", a-t-il jugé.
Un avis partagé par la vice-présidente LR de l'Assemblée, Annie Genevard, pour qui cette démission "compromet une vraie réforme pourtant indispensable".
"Ce gouvernement entache de nouveau notre République", a dénoncé pour sa part la député LR Valérie Boyer ironisant sur "la légende" d'une macronie "plus morale que les autres".

dessin de Zaïtchick sur Emmanuel Macron en fusible sous tension pendant les mouvements sociauxPour la gauche radicale, la démission de Delevoye doit entraîner le retrait de la réforme des retraites désormais "discréditée", selon le mot du député communiste Sébastien Jumel.

"Delevoye a démissionné. Son projet doit s'en aller aussi. On veut un joyeux noël", a réagi le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. 
"Le dernier oubli de M. Delevoye: mettre la réforme dans ses cartons en quittant son bureau", a raillé l'eurodéputé LFI Manon Aubry pour qui si "l'auteur est disqualifié, le texte ne vaut pas mieux". 

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Pour Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, "le gouvernement est coupé de la réalité". "Qu'ils nous laissent passer les fêtes de fin d'année en paix, qu'ils retirent leur réforme en même temps qu'ils retirent leur ministre", a-t-il lancé, en réponse à Edouard Philippe qui a dit que "chacun prenne ses responsabilités" pour Noël.

Enfin, le "séisme politique" de la démission de M. Delevoye discrédite "son rapport," souligne Olivier Besancenot (NPA), ancien candidat à la présidentielle, le révolutionnaire trotskiste. Il estime que, par conséquent, "le projet de loi n'a plus de raison d'être".

lundi 16 décembre 2019

Delevoye a démissionné, malgré la confiance du premier ministre

Macron perd son haut-commissaire aux retraites

Depuis la révélation de
plusieurs omissions dans sa déclaration d’intérêts, M. Delevoye a décidé de partir "de sa propre initiative," selon l’Elysée.



Le président Macron perd l'un de ses proches.
Le porteur de son projet controversé de réforme des retraites se retire sous la pression de l'opinion, au 12 jour de grèves, suite à la série de révélations successives d'emplois (13) dont deux rémunérés, non portés sur sa déclaration d'intérêts.
Cette démission s'ajoute à une liste déjà longue dans l'entourage direct du président à l'Elysée. Outre Bayrou qui a facilité l'accession au pouvoir de Macron (qui l'a récompensé du poste de la Chancellerie, mais rapidement poussé à la démission dans l'affaire des emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, et mis en examen), Ismaël Emelien, conseiller spécial au palais de l'Elysée, mais cité dans l'affaire Benalla, ou Sylvain Fort, responsabilité du pôle communication de l’Elysée, ou Patrick Strzoda (nommé chef de cabinet en mai 2017, mais mis à la retraite dès juillet 2018, suite à un 'faux témoignage' dans l'affaire des 'flashball'). Et va de nouveau se poser la question d'une démission du secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée depuis mai 2017, visé par de nouveaux soupçons de prise illégale d'intérêts dans l'affaire MSC sur le dossier STX à Saint-Nazaire.
Kohler est d'ailleurs à nouveau sur la sellette, cette fois dans l'affaire Delevoye, puisque certains pointent sa responsabilité pour n'avoir pas alerté l'entrant au gouvernement sur la nécessité de se mettre en conformité avec l'article 23 de la Constitution.

Le chapelet de couacs, bavures et "légèretés coupables" de l'exécutif sont un véritable calendrier de l'avent pour Macron. Mis sous pression après la révélation de nouvelles omissions dans sa déclaration d’intérêts, le haut-commissaire en charge de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a finalement décidé de jeter l’éponge. Selon nos informations, l’ancien médiateur de la République a présenté sa démission, lundi 16 décembre, a-t-on appris auprès de différentes sources au sein de l’exécutif.

L’ex-chiraquien était, depuis un peu plus d’une semaine, au cœur d’une controverse qu’il a lui-même provoquée en omettant de mentionner plusieurs mandats dans sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et, surtout, en continuant d’occuper des fonctions rémunérées après son entrée au gouvernement. Un cumul interdit par l’article 23 de la Constitution.

« Il ne voulait pas gêner le gouvernement »

Ces derniers jours, l’opposition comme les syndicats s’étaient montrés très critiques vis-à-vis de Jean-Paul Delevoye. Il est « disqualifi[é] totalement », a lancé, dimanche 15 décembre, Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national. « Quand on a autant d’implication dans les assurances (…), quand on touche beaucoup d’argent dans une série d’activités, je pense qu’il n’est plus crédible », avait abondé le même jour Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, sur BFM-TV.

Selon l’Elysée, c’est « de sa propre initiative » que Jean-Paul Delevoye a décidé de partir. « Il a estimé qu’il n’était plus à même de poursuivre sa tâche. Il ne voulait pas gêner le gouvernement au moment où se déploie la réforme pour laquelle il a travaillé avec acharnement depuis deux ans », explique un proche du chef de l’Etat. Emmanuel Macron et Edouard Philippe devaient se réunir, lundi en fin de matinée à l’Elysée, pour prendre acte de cette démission et organiser la suite des événements, notamment les prochaines rencontres avec les syndicats.

Au sommet de l’Etat, on souligne avant tout « la qualité et l’ampleur de la tâche » menée par Jean-Paul Delevoye, qui a préparé la réforme des retraites depuis septembre 2017, avant de rejoindre le gouvernement deux ans plus tard. L’ex-chiraquien avait rallié très tôt Emmanuel Macron lors de la campagne électorale de l’élection présidentielle et était l’un des rares poids-lourds d’expérience dans son entourage. « C’est cruel et tragique pour lui de devoir s’effacer au moment où ses efforts arrivent à terme », estime un conseiller.

Le  casse-tête de son remplacement

Selon nos informations, M. Delevoye sera remplacé au poste de haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, pour défendre le projet de loi devant le Parlement mais surtout continuer les négociations avec les syndicats. « La semaine est décisive, on ne peut pas attendre », concède une source au sein de l’exécutif. La nomination du nouveau responsable de la réforme doit être avalisée en conseil des ministres et le dernier de l’année se tient dans deux jours, le 18 décembre.

Le remplacement de M. Delevoye – l’un des rares à connaître la réforme dans le détail – n’a néanmoins rien d’évident. « Au gouvernement, il n’y en a pas un qui maîtrise le sujet », estime le dirigeant d’une centrale syndicale. Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, dont dépendait M. Delevoye, pourrait-elle le remplacer au pied levé ? « Elle a déjà beaucoup à faire sur l’hôpital, estime-t-on de source syndicale. Et puis la retraite, c’est pas son truc. »

Avant même cette annonce, Frédéric Sève, le « monsieur retraites » de la CFDT, anticipait les difficultés à venir si le départ de M. Delevoye venait à se concrétiser. « Ce que je craindrais s’il partait, c’est la dispersion de son équipe, ce serait une perte énorme », soulignait-il.