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mercredi 18 décembre 2019

Qui est ce député qui démissionne de LREM et s'affiche auprès de Marion Maréchal-Le Pen ?

Le député LREM Joachim Son-Forget a démissionné du groupe présidentiel

Membre de l'UDI-Agir associé à LREM, il rejoint les non-inscrits


Le député fait état d'une "amitié naissante" avec la petite-fille de Jean-Marie LePen et et nièce de la patronne du RN, ancienne députée FN Marion Maréchal.
"Je quitte le groupe parlementaire UDI-Agir et indépendants et siégerai à l'Assemblée nationale comme député non inscrit pour maintenir mon indépendance politique, dans un cheminement ouvertement à droite", écrit sur Facebook le représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein, connu pour ses coups d'éclat sur les réseaux sociaux.

Joachim Son-Forget reproche notamment au président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde d'avoir surréagi à une photo de lui avec Marion Maréchal qu'il avait publiée le 11 décembre sur son compte Twitter. Il a précisé avoir déjà rencontré la nièce de Marine Le Pen il y a quelques semaines.
Les "positions et postures" de J. Son-Forget "ne nous engagent pas," avait indiqué Jean-Christophe Lagarde, commentant la photo et rappelant "l'incompatibilité entre l'UDI, qui représente le centre droit, et toute forme d'extrême-droite, d'intolérance ou d'europhobie ou de xénophobie".

Mme Maréchal, "c'est quelqu'un que j'apprécie. C'est une amitié naissante", a confirmé Son-Forget, qui "trouverait intéressant de faire une conférence" devant l'école de sciences politiques fondée à Lyon par l'ancienne députée d'extrême droite. "C'est quelqu'un d'intelligent, d'ouvert, de prête à se remettre en question", développe-t-il dans une vidéo. Lire en creux que c'est tout ce dont Lagarde ne peut se prévaloir...

J. Son-Forget réaffirme "en même temps" son "soutien" à Macron 

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Son-Forget décoré par le président de
la République du Kosowo
Le député avait démissionné le 29 décembre 2018 du groupe LREM à la suite d'une polémique née de tweets qualifiés de sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, elle-même brut de décoffrage.

Revendiquant sa "liberté de pensée", il a depuis lancé un parti politique nommé "Valeur Absolue". Son slogan "Je suis Français et Européen" est une réplique aux accusation de Lagarde.

Un partisan LR de "l'union des droites", menacé d'exclusion

LR lance une procédure d'exclusion contre Erik Tegnér

La direction de Les Républicains a lancé une procédure d'exclusion contre un militant


Erik Tegnér est en effet partisan d'une "union des droites" allant de la droite jusqu'à l'extrême droite.
"Une procédure est en effet engagée", a confirmé vendredi le LR Aurélien Pradié, qui va "recevoir (E. Tegnér) le moment venu pour respecter la procédure contradictoire". 
A. Pradié a envoyé jeudi une lettre à la présidente de la fédération LR de Paris, Agnès Evren, dans le cadre de cette demande d'exclusion formulée au niveau des instances nationales, a-t-on appris auprès du parti.
Cette démarche est "une suite logique de ses prises de positions publiques", a ajouté A. Pradié, insistant sur le fait qu'il reste diverses étapes juridiques "pour arriver à l'issue" de la procédure, et que celle-ci est "banale, car il n'est qu'un simple adhérent sans mandats électifs".
Pradié affirme toutefois qu'"Erik Tegnér sera exclu d'ici la fin de l'année. Ce monsieur est le porte-parole de Marion Maréchal. Il n'habite pas chez nous, donc on va le soulager".

Se disant "totalement abasourdi" et "sidéré", il qualifie cette décision de "chasse aux sorcières", contre laquelle il compte "évidemment faire un recours".
"En m'excluant, ils disent aux militants de la droite assumée: vous n'avez pas votre place chez LR", a-t-il déploré, en ajoutant qu'"évidemment", il ne rejoindra pas le RN, si la procédure d'exclusion allait à son terme.

"La droite est censée défendre la liberté d'expression et pourtant chez LR on tombe dans le délit d'opinion, la chasse aux dîners, aux fréquentations", a-t-il polémiqué, assurant qu'"à une autre époque, Aurélien Pradié aurait été avec McCarthy aux États-Unis".

Cette démarche a rapidement fait réagir les deux candidats malheureux à la présidence de LR.
Le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert, qui avait recueilli 21% des voix en octobre, s'est déclaré sur Twitter "pas favorable à exclure sur des idées, sauf à prouver qu'Erik Tegnér a franchi la ligne rouge en rejoignant le RN".

"Lors du dernier 'conseil stratégique' Les Républicains, j'ai exprimé mon désaccord avec les procédures d'exclusion que l'actuelle direction du parti, semble-t-il, souhaite engager contre des militants qui débattent et dialoguent, à droite, hors des murs partisans", a de son côté twitté le député de l'Yonne Guillaume Larrivé, qui avait totalité 16% des voix sur son nom face à Christian Jacob.

La question de "l'union des droites" s'est imposée à LR en crise avec les désertions de juppéistes, qui ont traversé la rue pour conserver leurs mandats avec La République en marche qui phagocyte ses thématiques et le Rassemblement national pariant sur sa disparition. En juin, un dîner organisé par Marion Maréchal avec plusieurs élus LR après la défaite annoncée des européennes avait semé la zizanie à droite, le président du Sénat Gérard Larcher affirmant que ces élus s'étaient mis "en dehors" de leur parti.
A noter que, dès 2008, au cours de son premier mandat de président du Sénat, il a mené la plus importante réorganisation du Sénat depuis 1958, en réformant notamment les systèmes de rémunérations, retraites et privilèges des sénateurs (fin des grosses retraites et des prêts immobiliers à 0 %, réduction du parc automobile, suppression du deuxième appartement de fonction du président du Sénat). En juillet 2011, il peut se féliciter d’être le premier président de la haute assemblée à ne pas avoir demandé à l'Etat d'augmenter le budget du Sénat.

"Il n'y a pas de procédures massives engagées", a précisé A. Pradié.
Pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, "Christian Jacob soutient les investitures communes LR-LREM mais exclut Erik Tegnér qui assume ses valeurs. D'autant plus lâche que la procédure ne touche pas les +grands+ élus pro-union".

Cet adhérent a un pedigree qui n'aurait dû tromper personne


Proche de Marion Maréchal, E. Tegnér est l'un des trois organisateurs de la "convention de la droite" qui avait fait grand bruit en septembre avec l'intervention d'Eric Zemmour sur l'islam.
Il est issu issu d'une famille liée au Front national.
Son grand-père Marcel Chéreil de la Rivière, ainsi que sa cousine, Marie d'Herbais, sont des amis proches de Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Chevallier, son oncle par alliance,  fut maire FN de Toulon (1995-2001).

Il n'a lui-même jamais fait mystère de ses convictions. 

Après avoir étudié le droit à l’université Panthéon-Assas, il a intégré une école de management à Grenoble. pour entrer, en 2018, en formation continue à l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), dont la directrice générale est Marion Maréchal.

Son parcours politique est un zig-zag droitier.

Adhèrent au Front national en 2011,
il se déclare déçu du "virage social" de Marine Le Pen et se tourne vers Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012. En 2014, il rejoint l’UMP devenue Les Républicains (LR) en 2015.
En 2017, il est responsable des jeunes de DroiteLib, mouvement de Virginie Calmels, première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, vice-présidente de Bordeaux Métropole.


Lors du congrès des Républicains de 2017, il dit avoir rencontré une majorité de jeunes LR prêts à s’allier avec le FN mais n’osant pas l’affirmer publiquement par crainte de sanctions de la direction du parti.
Il rompt avec Virginie Calmels en mai 2018, indiquant : "Quand j'étais avec elle, j'ai menti. Mais tout le monde ment. Une majorité de la base LR pense comme moi sur l'union des droites mais dit le contraire." Il s’affiche dès lors en partisan d’une "union des droites" allant jusqu'au Rassemblement national (ex-FN), une prise de position qui l’oppose à la majorité des dirigeants de LR.En 2018, lors de sa candidature à la présidence des Jeunes Républicainsil dénonce "une forme de bien-pensance" au sein du parti et souhaite faire de l’élection "un référendum pour ou contre l’union des droites". Il commence sa campagne avec une réunion à laquelle participent 300 personnes, dont Sébastien Chenu (Rassemblement national), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien-démocrate), Charles Millon (Droite libérale-chrétienne) ou encore Paul-Marie Coûteaux. Il voit finalement sa candidature écartée par la direction du parti.

Repoussé vers Marion Maréchal, qu’il qualifie de "seule chance de survie de LR ", il décline l’offre de Nicolas Dupont-Aignan de figurer sur la liste de Debout la France aux élections européennes de 2019. 


En septembre 2019, après avoir lancé le mouvement Racines d'avenir, il est l’un des trois organisateurs de la "Convention de la droite" visant à construire "une alternative au progressisme" et où s’expriment notamment Eric Zemmour et Marion Maréchal. Il apporte ensuite son soutien à la candidature du souverainiste Julien Aubert au congrès des Républicains.

vendredi 4 octobre 2019

Sondage: Macron échoue à aspirer la popularité de Chirac

L'arrogant s'enfonce dans l'impopularité

Macron n'est pas parvenu à capter la sympathie qui s'est exprimée à la mort de son prédécesseur, le président Chirac

La cote de confiance du locataire de l'Elysée repart à la baisse.
Seulement 29% des Français lui font confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France. A l’inverse, 67% des Français déclarent ne pas lui faire confiance (+1 point). 
Le baromètre Kantar du mois d’octobre ne lui laisse donc aucune illusion: malgré son intervention télévisée ruisselante de compassion sulpicienne et l’opération portes-ouvertes à l’Elysée jeudi soir, ajoutées à l’organisation des cérémonies lundi, sa cote de confiance enregistre un recul de 3 points. 
Fin août-début septembre, Kantar le disait en légère hausse: c'était aller un peu vite en besogne! 32 % des Français lui faisaient confiance pour régler les problèmes que pose actuellement sa politique (+5 points), contre 66 % (-3 points) qui ne lui faisaient pas confiance. 

Si elle frappe l'ensemble des acteurs politiques, elle frappe donc aussi son premier ministre.
La cote de Jean-Luc Mélenchon s'effondre (- 4, à 20 %), probablement du fait de ses cris d'orfraie à propos d'un possible complot étatique pour l'abattre. A la différence de Marine Le Pen qui se tient tranquille, ses insultes prêtent le flanc à la critique. Il vient d'ailleurs de comparaître devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour acte d’intimidation contre l’autorité judiciaire et il enregistre une baisse plus nette chez les sympathisants de la France Insoumise (LFI), qui souhaitent toutefois encore très largement le voir jouer un rôle important (72%, - 5 points).

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal, est sur la même pente.  Marine Le Pen creusant l'écart (20 %). Ainsi les sondages ménagent-ils la tante qui offre en effet une cible plus facile que sa cadette, plus lisse et redoutée et donc davantage malmenée par les entreprises commerciales de sondage, alors qu'elle vient d’effectuer un retour médiatique remarqué lors d’une Convention de la droite organisée à Lyon (63%, - 6 points, assez loin derrière sa tante : 87%, +3) auprès des sympathisants du Rassemblement National. A en croire ce sondage, Macron pourrait encore rêver d'avoir MLP face à lui.

Quant à l'écologiste Yannick Jadot qui avait cru son heure de gloire venue avec les régionales, il a du mal à percer (- 2, à 19 %)  

Seul Laurent Wauquiez, fidèle à sa stratégie de réserve, reprend des points (+ 2, à 13 %), principalement chez les sympathisants LR (+ 7, à 35 %).

La cote de confiance du premier ministre Edouard Philippe, elle, ne progresse pas : 31% des Français lui font confiance, soit en recul d’un point par rapport au mois dernier.
Les deux têtes de l’exécutif retrouvent ainsi des niveaux de confiance quasi-similaires à ceux d’octobre 2018, qui annonçaient aux experts le début de la crise des Gilets Jaunes.
Le recul de la confiance est toutefois particulièrement marqué chez les plus jeunes, que ce soit envers Macron (23% chez les 18-24 ans, -13 points) ou envers Edouard Philippe (18%, -11 points), dans le contexte des Marches pour le Climat, lors desquelles les jeunes se sont particulièrement mobilisés.
L’autre catégorie qui affiche une baisse importante de la confiance est celle des salariés du secteur public  (19%, -9 points) et envers le premier Ministre (21%, -8 points). Ce recul intervient alors qu’Edouard Philippe vient de détailler les objectifs et le calendrier de la réforme des retraites, laquelle devrait notamment modifier en profondeur la retraite des agents de la fonction publique. Explication suspecte de Kantar, car parmi les gros perdants annoncés les pharmaciens ou les pilotes de lignes ont tout à craindre et ils n'appartiennent pourtant pas au secteur public
Les cotes d’avenir des personnalités éloignées de la scène politique reculent ce mois-ci 

Ainsi Nicolas Hulot et Ségolène Royal sont parmi celles qui enregistrent la baisse la plus importante  (- 4 points pour chacun). Nicolas Hulot recule particulièrement auprès des sympathisants de gauche, que ce soit ceux de la France Insoumise (42%, -17 points) ou du PS (60%, -8 points), alors qu’il progresse auprès des sympathisants de la République en marche (57%, +4 points) et des Républicains (37%, +2 points).

A droite, Nicolas Sarkozy bénéficie toujours d’un large soutien chez les sympathisants des Républicains, qui placent l’ancien président en tête des personnalités qu’ils souhaitent voir jouer un rôle dans les temps à venir (66%, +3 points), alors que ressort le dossier mal ficelé de son financement de campagne. 

Enfin, alors que la campagne pour les élections municipales de Paris est lancée, Anne Hidalgo demeure la personnalité politique candidate à cette élection qui aurait la cote d’avenir la plus élevée selon ce baromètre (24%, - 1 point), loin devant Cédric Villani (11%, -1 point) et encore davantage de Benjamin Griveaux (7%, -1 point).