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jeudi 13 février 2020

Benalla, victime de discrimination à l'embauche à l'Assemblée

Richard Ferrand pratique-t-il le "contrôle au faciès" à l'entrée du Palais Bourbon ?

Le président de l'Assemblée a refusé l'accès de l'Assemblée au Franco-marocain Alexandre Benalla

Richard Ferrand a rejeté la demande de badge d'accès du député Joachim Son-Forget pour Alexandre Benalla (au service de Martine Aubry, ci-contre), dont il voulait faire l'un de ses collaborateurs. L'ancien conseiller du président de la République, et chaperon de l'épouse Macron, a réagi sur RTL.

"On est en train d'inventer un 'règlement Benalla'". Sur RTL, Alexandre Benalla crie au scandale depuis qu'il a pris connaissance du refus d'un badge par le président Ferrand qui lui aurait ainsi autorisé l'accès à la maison du peuple. 

Dans une note interne, le Palais Bourbon confirme en effet son "refus de délivrer un badge à Alexandre Benalla". Cette décision s'appuie "sur un point de réglement, à savoir qu'Alexandre Benalla a créé une entreprise oeuvrant dans le lobbying et l'influence, ce qui en interdit la fonction de collaborateur occasionnel permettant l'accès au site".

L'ancien conseiller du Président Macron conteste ce refus au faciès

"Les seules restrictions qui sont mentionnées dans le règlement intérieur de l'Assemblée nationale sont celles qui concernent les collaborateurs salariés. Moi la demande qui a été faite, c'est un badge d'accès. On appelle ça collaborateur bénévole, dans le cadre de mes fonctions au comité exécutif de 'Valeur Absolue' (le mouvement de Joachim Son-Forget, un ex-UDI-Agir qui a pris bouche avec Marion Maréchal-Le Pen)."

Alexandre Benalla "traité comme un coupable." Un arabe coupable ?


Or, depuis 2018, les contrôles au faciès contrôles discriminatoires de police ou de vigile - sont jugés comme du "racisme conscient ou inconscient"... Noirs et arabes seraient vingt fois plus contrôlés que les autres et Benalla, qui a modifié son prénom de naissance 'Maroine' en 'Alexandre', est né de parents marocains séparés, comme on dit en France quand le père est polygame.


Et il se trouve - coïncidence malencontreuse - qu'une enquête du ministère du Travail, confiée à des "chercheurs du CNRS", selon les uns, mais campagne de 'testing' menée par des "chercheurs de l’université Paris-Est-Créteil", selon les autres : tous choisissent quoi qu'il en soit une hypothèse de recherche), et basée sur 5.000 tests réalisés auprès de 40 sociétés, assure que les discriminations à l’embauche sont encore une réalité. Et de citer sept grandes entreprises épinglées, livrées à l'opprobre public (Air France, Accor, Renault, ou encore Altran, Rexel, Arkema et Sopra Steria… soupçonnées par le gouvernement français de "présomption de discrimination à l’embauche", elles ont fait part de leur "indignation" et mettent en cause la "méthodologie" utilisée.) L'Assemblée nationale ne doit-elle qu'à son statut d'institution républicaine d'échapper à la honte publique ?
Député des Français de l'étranger (représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein), Joachim Son-Forget avait fait la demande pour un badge d'accès au palais Bourbon au nom de l'ancien garde du corps de Macron, car il veut en faire son assistant parlementaire. "J'ai déposé une demande pour l'avoir comme collaborateur bénévole, car il est impliqué dans mon parti", a justifié Joachim Son-Forget. Ancien de la macronie, en 2019, l'élu a créé son parti baptisé 'Valeur absolue'  après avoir quitté La République en Marche fin 2018 à la suite d'une polémique née de tweets jugés sexistes envers Esther Benbassa, sénatrice EELV.


Le député avait anticipé la décision. 
Alexandre Benalla est "traité comme un coupable", affirme l'élu d'origine sud-coréenne, 
Résultat de recherche d'images pour "Son-Forget marion marechal"comme Jean-Vincent Placé, arrêté en état d’ivresse une sombre nuit d'avril 2018 et démissionnaire de la présidence de l'UDE (Union des démocrates et des écologistes, soutien de Macron) ou Fleur Pellerin, ministre de la Culture de Hollande et écartée en 2016 sur des soupçons de prise illégale d’intérêts par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. 
"Moi, je suis un soutien du président et on me refuse le badge de mon collaborateur bénévole. Ça n'est pas normal". 

Joachim Son-Forget est d'autant plus irrité qu'il avait révélé avoir des "projets politiques" avec Alexandre Benalla : "On prévoit d'aller à la rencontre des gens dans les banlieues et les zones rurales. Oui, il est plus borderline que moi, mais on s'autogère".

mardi 11 février 2020

Alexandre Benalla, bientôt assistant parlementaire. Et député ?

Le député non-inscrit Joachim Son-Forget le veut...

Ce non-inscrit a fait la demande d'un badge d'accès à l'Assemblée pour Alexandre Benalla
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Benalla bientôt collaborateur d'un proche de Marion Maréchal-Le Pen ?
Sa demande est pour l'heure restée vaine, précise Le Point qui fait cette révélation, mardi 11 février. L'Elysée a longtemps résisté à la pression pour rompre ses liens avec Benalla, mais le garde du corps incrusté risque de retrouver le milieu en passant par une fenêtre de l'Assemblée entr'ouverte par le fantasque Son-Forget. Ephémère candidat à la mairie de Saint-Denis, Alexandre Benalla tente en effet de revenir dans l'arène politique via le Palais Bourbon.

Le Point dévoile que Joachim Son-Forget, député des Français de l'étranger, a fait la demande pour un badge d'accès au palais Bourbon au nom de l'ancien garde du corps omniprésent de Macron, car il veut en faire son assistant parlementaire.

"J'ai déposé une demande pour l'avoir comme collaborateur bénévole, car il est impliqué dans mon parti", a justifié à l'hebdomadaire Joachim Son-Forget. Ancien de la macronie, l'élu a créé son parti baptisé 'Valeur absolue' en 2019, après avoir été chassé de La République en marche fin 2018, à la suite d'une polémique née de tweets sexistes à l'encontre d'Esther Benbassa, sénatrice EELV.

Mais les services de l'Assemblée font la sourde oreille.
Joachim Son-Forget et Alexandre Benalla s'entendent comme larrons en foire sur les réseaux sociaux :
En même temps, le député non-inscrit fait part de son impatience.  
"Cela fait une semaine que l'on devrait avoir les papiers qui sont généralement établis en 48 heures. Une fois de plus, le lynchage prévaut sur la présomption d'innocence".

Avant de crier au scandale.
Alexandre Benalla est "traité comme un coupable" ! "Moi, je suis un soutien du président et on me refuse le badge de mon collaborateur bénévole. Ça n'est pas normal". 

Joachim Son-Forget est d'autant plus froissé qu'il a des "projets politiques" avec Alexandre Benalla : "On prévoit d'aller à la rencontre des gens dans les banlieues et les zones rurales. Oui, il est plus borderline que moi, mais on s'autogère," assure-t-il.

mercredi 18 décembre 2019

Qui est ce député qui démissionne de LREM et s'affiche auprès de Marion Maréchal-Le Pen ?

Le député LREM Joachim Son-Forget a démissionné du groupe présidentiel

Membre de l'UDI-Agir associé à LREM, il rejoint les non-inscrits


Le député fait état d'une "amitié naissante" avec la petite-fille de Jean-Marie LePen et et nièce de la patronne du RN, ancienne députée FN Marion Maréchal.
"Je quitte le groupe parlementaire UDI-Agir et indépendants et siégerai à l'Assemblée nationale comme député non inscrit pour maintenir mon indépendance politique, dans un cheminement ouvertement à droite", écrit sur Facebook le représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein, connu pour ses coups d'éclat sur les réseaux sociaux.

Joachim Son-Forget reproche notamment au président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde d'avoir surréagi à une photo de lui avec Marion Maréchal qu'il avait publiée le 11 décembre sur son compte Twitter. Il a précisé avoir déjà rencontré la nièce de Marine Le Pen il y a quelques semaines.
Les "positions et postures" de J. Son-Forget "ne nous engagent pas," avait indiqué Jean-Christophe Lagarde, commentant la photo et rappelant "l'incompatibilité entre l'UDI, qui représente le centre droit, et toute forme d'extrême-droite, d'intolérance ou d'europhobie ou de xénophobie".

Mme Maréchal, "c'est quelqu'un que j'apprécie. C'est une amitié naissante", a confirmé Son-Forget, qui "trouverait intéressant de faire une conférence" devant l'école de sciences politiques fondée à Lyon par l'ancienne députée d'extrême droite. "C'est quelqu'un d'intelligent, d'ouvert, de prête à se remettre en question", développe-t-il dans une vidéo. Lire en creux que c'est tout ce dont Lagarde ne peut se prévaloir...

J. Son-Forget réaffirme "en même temps" son "soutien" à Macron 

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Son-Forget décoré par le président de
la République du Kosowo
Le député avait démissionné le 29 décembre 2018 du groupe LREM à la suite d'une polémique née de tweets qualifiés de sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, elle-même brut de décoffrage.

Revendiquant sa "liberté de pensée", il a depuis lancé un parti politique nommé "Valeur Absolue". Son slogan "Je suis Français et Européen" est une réplique aux accusation de Lagarde.

dimanche 8 décembre 2019

A l’Assemblée nationale, la majorité LREM continue de se défaire

Gilles Le Gendre ne tient plus ses troupes

A mi-chemin de la législature, le groupe LREM a perdu dix sièges.
Et il n’est pas exclu qu’il en perde encore dans les semaines à venir...
La députée de la Sarthe Pascale Fontenel-Personne a annoncé sa mise en retrait du groupe LREM à l’Assemblée. "La gestion départementale de La République en marche est calamiteuse et dénuée d’ambition", a critiqué l’élue vendredi 29 novembre, devenant ainsi la septième à annoncer son départ ou sa mise en retrait du groupe au cours de l’année 2019.

A l’exception d’Isabelle Muller-Quoy, dont l’élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel, de deux exclusions (Agnès Thill et Sébastien Nadot), la plupart des sortants ont quitté le groupe parlementaire en raison de fortes divergences sur le fonctionnement du parti et sur les choix politiques faits par l’exécutif et donc par le groupe LREM à l’Assemblée.

L’analyse (en octobre 2019) : lente contraction du groupe LREM 

Ainsi, la majorité qui comptait 313 députés à la fin de l’été 2017, ne dispose désormais que de 303 élus : elle ne dispose plus que d'une marge de 14 députés. 289 députés est le seuil  au-dessous duquel le groupe La République en marche perd son autonomie pour faire adopter les projets de loi du gouvernement. Il est désormais exposé au vent de la révolte en cas de faux-pas de l'exécutif ou de ses garde-chiourmes.

Liste des départs du groupe présidentiel à l’Assemblée nationale
29 novembre 2019 - Pascale Fontenel-Personne annonce son départ. 
Députée de la 3e circonscription de la Sarthe, elle n'est plus qu'apparentée au groupe LREM  après d'importants différends.

13 novembre 2019 -
Jennifer de Temmerman claque la porte.
Elle était députée de la majorité dans la 15e circonscription du Nord. 

9 septembre 2019 · Albane Gaillot quitte LREM
La députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne s’est mise en retrait du groupe LREM : suite à des divergences profondes et répétées, elle est désormais apparentée.

26 juin 2019 · Agnès Thill est exclue : après ses propos controversés sur la PMA, la députée de la 2e circonscription de l’Oise est chassée du groupe et du  parti présidentiels.

11 juin 2019 · Sandrine Josso ne se reconnaît plus dans LREM et la députée de la 7e circonscription de la Loire-Atlantique en démissionne.

7 juin 2019 · Aina Kuric quitte LREM : la députée de la 2e circonscription de la Marne s’est mise en retrait du groupe LREM tout en devenant apparentée.

6 février 2019 · Matthieu Orphelin, député de la 1re circonscripotion du Maine-et-Loire et proche de Nicolas Hulot, démissionne avec fracas, signant la fracture de la majorité présidentielle.

29 décembre 2018 · Joachim Son-Forget, député de la 6e circonscription des Français établis hors de France, se retire volontairement, suite à des dérapages jugés sexistes contre la sénatrice Esther Benbassa sur Twitter.

20 décembre 2018 · Sébastien Nadot se fait exclure. Le député de la 10e circonscription de Haute-Garonne s'était dressé contre le pouvoir pour que le droit humanitaire international soit respecté au Yemen, s’opposant notamment à la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui pourraient être utilisées contre les populations civiles yéménites. C'est suite à un voté contre le budget 2019 que LREM l'a viré. 

18 octobre 2018 · François-Michel Lambert, député de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône. Membre de l'équipe de campagne de Jean-Luc Bennahmias à la primaire citoyenne de 2017, puis soutien de Macron au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, ce député franco-cubain du MoDem fut élu avec le soutien de La République en marche (LREM). En octobre 2018, il le quitte pour le nouveau groupe Libertés et territoires (notamment des personnalités du Mouvement radical (MR), ainsi que des élus nationalistes corses.). Depuis 2018, ce proche de François de Rugy - Cuba est éleveur de homard - est par ailleurs porte-parole de l'Union des démocrates et des écologistes, centre-gauche,  présidée par Jean-Vincent Placé.

17 octobre 2018 · Paul Molac démissionne. Député de la 4e circonscription du Morbihan élu avec le soutien du Parti socialiste (PS) et d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), la même année, il a rejoint le nouveau groupe Libertés et territoires présidé par Philippe Vigier.

3 octobre 2018 · L'ancien premier ministre socialiste de Hollande, Manuel Valls, est contraint au retrait de LREM. Le député franco-espagnol de la 1e circonscription de l’Essonne et ancien maire d'Evry alla tenter l'aventure à Barcelone qui le refoula.

16 septembre 2018 · Frédérique Dumas quitte avec fracas LREM pour le groupe UAI (UDI, Agir et indépendants) présidé par Jean-Christophe Lagarde (UDI). Députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine élue avec le soutien de LREM, elle est alors la deuxième - après Jean-Michel Clément - à quitter le groupe de la majorité présidentielle, invoquant des divergences politiques, notamment sur le manque d'ambition de la politique culturelle de l'exécutif. Franck Riester, un temps président d'Agir!, acceptera, quant à lui, d'entrer au gouvernement...

22 avril 2018 · Jean-Michel Clément est démissionnaire. Le député de la 3e circonscription de la Vienne était entré en opposition au projet de loi sur l’asile et l’immigration. Il a rejoint le parti Place publique, lancé fin 2018 par plusieurs personnalités, dont Raphaël Glucksmann, fils du philosophe André Glucksmann, un ex-militant maoïste de la Gauche prolétarienne reconverti dans le libéralisme atlantiste, et tête de liste aux Européennes, ainsi que l'économiste Thomas Porcher et l'hystérique Claire Nouvian, lesquels ont depuis démissionné.

16 novembre 2017 · Isabelle Muller-Quoy, juriste dont l'élection fut pourtant invalidée. Cette députée de la 1re circonscription du Val-d’Oise est maître de conférences en... droit public à l'université... d'Amiens.

5 septembre 2017 · Mjid El Guerrab est contraint au retrait : ce député de la 9e circonscription des Français établis hors de France a rejoint le groupe Libertés et territoires qui l'a accepté malgré sa mise en examen pour "violences volontaires avec arme". En janvier 2019, il est nommé à la commission d'enquête parlementaire sur les violences attribuées aux groupuscules d'extrême droite...


mercredi 12 juin 2019

La députée Sandrine Josso quitte LREM

Pour être "en accord avec ses valeurs", la députée Sandrine Josso quitte LREM

La députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso ne "trouvait plus le sens initial" de son engagement avec
 LREM 

 

Ancienne membre (2015-2016) de Alliance centriste fondée par Jean Arthuis, ancien ministre de Jacques Chirac dans les gouvernements Juppé (1995-1997) et remplaçante en 2015 de la candidate du MoDem aux élections départementales, cette recrue d'En Marche! avait le sentiment de "perdre (s)on énergie", avant de quitter le groupe LREM.
"Je suis partie parce que je suis quelqu'un qui aime être en accord avec ses valeurs", a expliqué la députée, évoquant notamment "l'efficacité", "la liberté de vote", mais aussi la question de "l'ascendance" depuis les territoires "qui fait défaut", ajoute-t-elle. 

Membre de la commission du Développement durable, diététicienne-nutritionniste de profession, la députée n'est pas la première démissionnaire du parti présidentiel. Parmi les déçus du macronisme, citons le député LREM Matthieu Orphelin, un proche de Nicolas Hulot, en février dernier, au lendemain du vote de la très controversée loi anticasseurs, étrillant les "logiques budgétaires" et les "arbitrages politiques de court terme" qui empêchent d'atteindre les engagements de la France en matière de transition écologique et énergétique.  Matthieu Orphelin fait partie des 50 députés LREM à avoir pris la décision de s'abstenir. Un record sous cette législature.
Orphelin dénonce aussi l'absence de sanction du groupe LREM à l'encontre de sa collègue Agnès Thill, à qui il reproche ses convictions sur les homosexuels et la PMA.  "L'égalité et la lutte contre toutes les formes de discrimination sont non négociables. Toute hésitation est coupable." Et d'ajouter, faisant référence à la loi asile-immigration votée l'an dernier : "Il en est de même quant au respect des libertés fondamentales et des droits humains," assure l'intolérant. Le patchwork LREM tend à se découdre du fait des fossés idéologiques divisant ses membres. 

Autres signes d'un malaise certain dans la majorité, Sébastien Nadot, député LREM de Haute-Garonne venu du 'Mouvement des progressistes' de l'ex-patron du PCF, Robert Hue, s'était notamment opposé à la loi Asile et immigration mais n'avait fait que s'abstenir lors du vote. En décembre 2018, il sera exclu du groupe La République en marche pour avoir voté contre le projet de budget 2019. Il n'est plus membre de LREM à l'Assemblée nationale et se mobilise pour que le droit humanitaire international soit respecté au Yemen, s’opposant notamment à la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui pourraient être utilisées contre les populations civiles yéménites.

Quelques jours plus tard, Nadot fut suivi de Joachim Son-Forget, parti de son plein gré après plusieurs jours d'errances surréalistes sur les réseaux sociaux.
  
Sans oublier le retrait de l'ancien socialiste Jean-Michel Clément, dès avril 2018, après avoir voté contre la loi asile-immigration. 

Le groupe LREM ne cesse de s'effriter.  Ainsi sa collègue Frédérique Dumas a-t-elle rejoint avec fracas le groupe UDI-Agir! et indépendants en septembre.  

Tous assurent peu ou prou avoir fait part en amont au sein de LREM de leur sentiment de "distorsions par rapport aux valeurs initiales", en matière d'écoute, de participation ou de dialogue. 

Sandrine Josso siégera désormais au groupe "Libertés et Territoires".
Huitième créé en octobre 2018 et se revendiquant indépendant, ce groupe co-dirigé par un député mobiledu Mouvement Radical (ex-UDF puis ex-UMP, avant de rejoindre le Parti radical dirigé par Jean-Louis Borloo en mai 2011) et un centriste de l'UDI, Philippe Vigier, a ainsi gagné deux élus mardi, passant de 16 à 18 membres, soit davantage que LFI et le groupe GDR, où siègent les députés communistes.

lundi 11 mars 2019

PMA : les lobbies féministes et LGBT veulent la tête d'une députée LREM

Legendre et Guérini, prêts à leur offrir sur un plateau

Une vingtaine de député(e)s LREM réclament l'exclusion d'Agnès Thill
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Sa parole sur la procréation médicalement assistée (PMA) n'est pas libre dans le parti du président.
Plusieurs cadres du parti La République en marche, dont son patron
Stanislas Guerini et le chef de file des députés du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, qui craignent que des électrices les abandonnent, avaient déjà pris leurs distances avec les propos de l'élue macronienne, dénonçant des opinions "contraires" aux engagements du mouvement.

"Si nous connaissons tous l'opposition d'Agnès Thill à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, et nous respectons ses convictions, bien que nous ne les partagions pas, le débat politique ne doit en aucun cas être nourri d'insultes ni de théories complotistes". Telle est la teneur du courrier adressé au président de LREM et co-signé par une vingtaine de députés LREM, qui dénoncent la "sortie" de leur collègue Agnès Thill, à propos du rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la bioéthique.


Agnès Thill, députée La République en marche de l’Oise, en mai 2017.
Cette dernière avait publiquement affiché son opposition à l'extension de la PMA, jugeant que ce rapport a franchi une "ligne rouge" dans certaines de ses recommandations, et affirmant notamment que "l'absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques".

Suite à cette observation, trente députés LRM – dont l'hystérique Aurélien Taché (Val-d’Oise)  le tristement célèbre pour ses multiples condamnations  de ses collègues, comme de l'exécutif, ou l’ex-ministre et ex-socialiste Stéphane Travert (Manche) – ont envoyé un courrier au patron du groupe macronien au Palais-Bourbon, Gilles Le Gendre pour lui demander une "réponse de fermeté " face à des propos ..."racistes".

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a condamné, mardi 22 janvier, les paroles "inacceptables et méprisantes" de l’élue. La veille, dans un entretien vidéo avec Oise Hebdo, la députée a comparé "la souffrance des femmes seules" qui souhaitent une PMA à celle des "drogués". "Ça suffit", a violemment réagi B. Griveaux, soulignant que "ces mots blessent des familles et viennent nourrir tous les préjugés ignobles". Interrogée par Le Monde, Agnès Thill ne se montre aucunement impressionnée par la condamnation du Robespierre du gouvernement. "Ce que j’ai fait est une métaphore. C’est courant. Tous ceux qui s’expriment ont eu des métaphores ou des propos maladroits, lui le premier", rétorque-t-elle, en s’étonnant de n’avoir eu "aucune réponse" à ses propos sur le fond. Avant d’affirmer : "Je défie quiconque de montrer que mes propos sont homophobes, islamophobes, xénophobes ou je ne sais quoi. Tout ce dont on m’accuse est faux."

"Délires [sic] islamophobes, homophobes et paranoïaques"

Rappelant à Gilles Legendre qu'Agnès Thill avait déjà fait l'objet d'un avertissement "l'automne dernier", les signataires de la lettre font pression sur leur chef de file en faveur d'une "réponse de fermeté" qui sera donnée à leur collègue.

"Nous ne pouvons tolérer les délires islamophobes, homophobes et paranoïaques d'Agnès Thill", estiment-ils, réclamant l'exclusion de la députée de l'Oise. Cette dernière a répondu via Twitter, appelant à "débattre sur le fond" plutôt que "démolir sa collègue sur une phrase sans contexte".




Le parti du président se vide de son sang
Sachant que deux députés ont été invités à présenter leur démission (M'Jid El Guerrab, lien PaSiDupes, et Joachim Son-Forgetlien PaSiDupes) et que déjà une cinquantaine profiteront des municipales pour se sortir du guêpier de l'Assemblée nationale, une éventuelle exclusion d'un député En Marche confirmerait la tendance au mal-être et à la fuite
En décembre, le député Sébastien Nadot avait été le premier "marcheur" exclu du groupe LREM, pour avoir voté contre le budget 2019. Il avait été convoqué au préalable pour s'expliquer. Le groupe LREM compte actuellement 307 membres.

Le point de vue que LREM ne tolère pas dans ses rangs

Dans une lettre de neuf pages, Agnès Thill, députée LREM, détaille ses critiques envers le rapport de la mission bioéthique, dont elle est membre.  
Investie sur les questions de bioéthique, la députée Agnès Thill, 54 ans, catholique pratiquante, fait figure d’exception dans un groupe largement favorable à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules.

Mardi 15 janvier, cette femme de convictions a voté contre l’adoption du rapport final qui a tout de même été largement avalisé. Deux jours plus tard, l’élue a tenu à adresser à l’ensemble des députés une lettre de neuf pages pour justifier son vote. 

"L’absence de sens de genre dans le mot parent favorise l’éclosion d’écoles coraniques"
Parmi la quinzaine d’objections, l’une d’entre elles a particulièrement retenu l’attention des parlementaires et provoqué une réaction politiquement correcte à gauche. Marquant son opposition à l’acceptation du concept de "parent d’intention", la députée écrit : "Le parent d’intention permet la multiplication des parents; le mot parent n’a alors plus aucun sens. Il en découle politiquement que cette absence de sens de genre dans le mot parent favorise l’éclosion d’écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci." La mouvance islamique n'a pas eu à protester, les élus LREM l'ont fait à sa place...

Dans le paragraphe suivant, elle souligne que "nos amis musulmans" sont "opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme" et qu’ils "ne vont pas dans la rue ni dans les urnes pour exprimer leur conception. Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République".

Une conviction condamnée par des députés de la majorité.
Plusieurs députés LREM, notamment issus des rangs du PS, ont crié à l’homophobie et à l’islamophobie. "Marre qu’une députée LREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement [sic]… Le courrier, reçu par mes collègues et moi-même, est un tapis de prières sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n’y a pas de "parallèle" à la République ", s’est insurgée sur Twitter la députée de la majorité Laurence Vanceunebrock-Mialon, mère biologique d'une fille qu'elle a eue par procréation médicalement assistée en Belgique .
Son collègue Aurélien Taché est allé plus loin - évidemment -  en appelant à exclure "sans plus attendre" Agnès Thill du groupe.

La députée mise en croix réfute les accusations. 
Par école coranique, elle explique qu'elle fait référence aux "écoles hors contrat " d'obédience au Coran. "Ce n’est rien d’autre qu’un constat, à partir d’un exemple que j’ai eu au cours de ma carrière", justifie l’élue, ancienne directrice d’école, qui raconte avoir vu en 2014, en plein débat sur la théorie du genre, plusieurs familles d’origine musulmane retirer leurs enfants de son école.

"Je ne veux pas que mon nom soit associé à l’éviction des pères".
Agnès Thill déplore que son argumentaire de neuf pages soit réduit à cette polémique. "C’est le reste qui est le plus important : les femmes seules, le fait de donner la vie après la mort, le remboursement par la sécurité sociale qui serait possible…" La députée dénonce un rapport "orienté dans un seul sens" qui ne "reflète pas le contenu des auditions".

Certaines recommandations correspondent pour elle au "franchissement d’une ligne rouge".
L'élue précise partager "bon nombre de propositions" et, sensible à la question de la précarité affective et financière des familles monoparentales, la députée souligne un paradoxe : celui de reconnaître les difficultés des mères seules, tout en "acceptant qu’elles aient accès à la PMA".

La députée Thill mène un débat national...

Dans sa lettre, Agnès Thill fait le choix de poser des questions qui suscitent la réflexion 
"Sachant que nous manquons de gamètes, à qui donnerons-nous la priorité et comment ?"
"A propos du consentement, l’enfant est-il consentant pour ne pas avoir de père ?"
"Est-ce à la médecine de répondre à un désir sociétal ?"

Les signataires de la lettre demandant la tête de leur collègue se sont-ils identifiés auprès de leurs électeurs?


LREM: une cinquantaine de députés en a ras la casquette

Ils ne voudraient surtout pas se représenter aux élections législatives de 2022 

Des erreurs de recrutement et des électeurs abusés

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La majorité présidentielle à l'Assemblée rencontre des problèmes avec certains de ses élus. Entre 40 et 60 députés La République en marche seraient des erreurs de recrutement à l'Assemblée, confirme Le Journal du dimanche et une cinquantaine d'entre eux n'en peuvent plus. 
Alors que huit députés ont quitté La République en marche depuis le mois de juin 2017, d'autres ne seraient tout simplement pas à leur place et chercheraient à quitter la politique.Après plus d'un an et demi de mandat, certains s'interrogent sur les raisons de leur candidature qui les ont conduits dans cette galère et la qualité de leur recrutement par le groupe en vue des élections législatives de juin 2017. 

Il n'a eu que de "quelques mois pour aller chercher les candidats"explique un ancien membre de la Commission nationale d'investiture, parfois des novices en politique, souvent inconnus qui n'auraient pas dû. 
Cette CNI était présidée par Jean-Paul Delevoye, un ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin et des élus du Parti socialiste. Ainsi, Anne Emery-Dumas, sénatrice (PS) de la Nièvre est du nombre. Jean Launay, député élu dans le Lot, est lui aussi encarté au Parti socialiste. François Patriat, sénateur élu dans la Côte-d'Or, est aussi membre de la principal composante de l'actuelle majorité. Il fait partie des suppléants désignés auprès de la commission.On remarque encore une personnalité politique: Christine de Veyrac, une ex-député européenne, qui fut membre de l'UDI. En-dehors de ces personnalités politiques, on note aussi la présence de Catherine Barbaroux, ancienne présidente de l'ADIE, association française de micro-crédit, qui intègre également l'ensemble. Elle a été déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle. A ce titre, elle a travaillé auparavant avec Martine Aubry, Elisabeth Guigou, François Fillon et Jean-Louis Borloo. 
Résultat, deux députés ont été priés de quitter le groupe : M'Jid El Guerrab, dès le mois de septembre 2017 (lien PaSiDupes), accusé d'avoir frappé un élu socialiste avec son casque et Joachim Son-Forget, poussé vers la sortie après une nuit de messages délirants postés sur Twitter (lien PaSiDupes).

Certains députés reconnaissent ne pas être faits pour le job 

Depuis le début de leur mandat, six députés ont claqué la porte de La République en marche à cause d'incompatibilités politiques, rappelle Le Journal du dimanche. Des départs que minimise Gilles Le Gendre, chef de file de La République en marche à l'Assemblée nationale : "Depuis le début, certains nous lançaient des signaux sur le fait que leur participation à la vie collective leur pesait," raconte-t-il.

Si la dizaine de départs, forcés ou volontaires, donnent une mauvaise image du parti,
certains, parmi ceux qui restent, ne font pas non plus bonne figure. 
Cité par le JDD, un proche du groupe estime qu'entre 40 et 60 députés marcheurs "sont... perdus, pas bons. Ils font des trucs mais ils brassent de l'air". Des élus qui ne seraient pas heureux dans l'hémicycle, qui "subissent les textes" et se contentent de "faire acte de présence", confie un député. Pas de quoi s'inquiéter pour Gilles Le Gendre, qui évoque au magazine des "vagues" de découragement car la "mission est exigeante". "Les députés sont comme tout le monde, ils peuvent connaître des hauts et des bas", banalise-t-il.

Pourtant, ce mal-être serait au point qu'une cinquantaine d'entre eux songeraient à ne pas se représenter en 2022, voire à profiter des élections municipales de 2020 pour s'échapper, une bonne fois pour toute, de l'hémicycle. Gilles Legendre a réagi auprès de nos confrères du Point : "C'est une invention, avec deux citations, vous faites un papier. Je ne connais pas ces 40 députés dont il est question".

mercredi 2 janvier 2019

Européennes : un ex-député LREM lance son propre parti

L'ex-député LREM crée 'JSFee' pour "Je suis français et européen"

Le dissident a en ligne de mire les prochaines élections européennes.

Camp de concentration de Yodok, Corée du Nord
Joachim Son-Forget avait quitté le parti présidentiel et son groupe parlementaire samedi 29 décembre après une série de tweets dérangeants. L'ex-député LREM  lance son parti baptisé JSFee, "je suis français et européen", inspiré de ses initiales.

Il a déjà récolté "des milliers d'inscriptions en une journée," a-t-il affirmé expliquant sa démarche, mercredi 2 janvier à Franceinfo. Au sujet de son départ d'En marche!, ce nouveau non-inscrit à l'Assemblée regrette de ne pas avoir pu s'exprimer librement au sein de son ancien parti. "Ça me donnerait presque l'impression qu'En Marche! est vieux. A quoi ça sert de prendre des gens de la société civile s'ils n'ont plus le droit d'expliquer ce qu'ils étaient dans la société civile et qu'ils ressemblent à des photocopies les uns des autres.

Le déséquilibre de Son-Forget n'avait pas été décelé lors de son recrutement

Comme il l'avait laissé entendre auprès de Valeurs actuelles, le député lance son parti dans la perspective des élections européennes. "On fera comme tout le monde. On fera semblant de faire une consultation et puis à la fin, on dira ce qu'on a envie de dire nous puisque de toute façon on a tout prévu avant. Comme ça, c'est clair", explique-t-il ajoutant que ce sont "des copains" ou "des copains des copains" qui constitueront la liste. 

L'appartenance à LREM rend-elle fou ?

Celui qui revendique sa liberté de parole explique vouloir "faire un jeu". "Je vais jouer à être normal et les gens autour de moi qui veulent me soutenir, ils vont jouer à la même chose et puis on verra ce que ça donne", lâche-t-il.


Non sans ironie, le député de la 6e circonscription des Français de l'étranger (Suisse et Lichtenstein) évoque même l'Elysée sur son compte Twitter.

"Suspendu" pour des propos sur Twitter
Déjà dans le collimateur d'une lettre d'avertissement de son parti pour des propos jugés sexistes contre la députée EELV Esther Benbassa, le député a signé depuis jeudi 27 décembre dans la soirée de nombreux tweets assez éloignés de la réserve attendue d'un député. Il a raconté samedi sur Twitter : "J'ai été suspendu, ce n'était pas une lettre d'avertissement. Du coup, âpres échanges téléphoniques non-fructueux, j'ai pris ma décision après l'avoir annoncée au président (du groupe). Pas de drame, mais de la constance".
Ismaël Emelien aussi a une addiction aux tweets : 
est-il pareillement 'psychologiquement perturbé' ?
Un peu avant minuit jeudi, le député avait commencé par un selfie posté avec une peluche de blaireau, où il s'en prenait à ceux, dont ses collègues LREM, qui avaient critiqué ses propos sur Esther Benbassa. "Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux", avait-il légendé.


Racisme du Monde qualifiant ce médecin d'origine coréenne de déséquilibré
Plus tard, le député a posté une vidéo de lui tirant avec un fusil de sniper - un de ses hobbies - ou des photomontages le montrant en personnage de dessin animé ou en joueur de foot avec le maillot de la Suisse devant le drapeau du Kosovo - dont il a reçu il y a quelques mois un certificat de nationalité. 
Résultat de recherche d'images pour "Camp de concentration de Yodok"
Le parlementaire d'origine nord-coréenne, médecin cardiologue de profession, avait dans son viseur une citation de députés LREM anonymes cités dans le journal Le Monde et le qualifiant de "psychologiquement perturbé".

Dans le parti présidentiel, être juste turbulent conduit au camp de concentration de Yodok, l'un des six camps connus du pays, ce qui est lourd de sens pour un Nord-Coréen d'origine.