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lundi 11 mars 2019

LREM: une cinquantaine de députés en a ras la casquette

Ils ne voudraient surtout pas se représenter aux élections législatives de 2022 

Des erreurs de recrutement et des électeurs abusés

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La majorité présidentielle à l'Assemblée rencontre des problèmes avec certains de ses élus. Entre 40 et 60 députés La République en marche seraient des erreurs de recrutement à l'Assemblée, confirme Le Journal du dimanche et une cinquantaine d'entre eux n'en peuvent plus. 
Alors que huit députés ont quitté La République en marche depuis le mois de juin 2017, d'autres ne seraient tout simplement pas à leur place et chercheraient à quitter la politique.Après plus d'un an et demi de mandat, certains s'interrogent sur les raisons de leur candidature qui les ont conduits dans cette galère et la qualité de leur recrutement par le groupe en vue des élections législatives de juin 2017. 

Il n'a eu que de "quelques mois pour aller chercher les candidats"explique un ancien membre de la Commission nationale d'investiture, parfois des novices en politique, souvent inconnus qui n'auraient pas dû. 
Cette CNI était présidée par Jean-Paul Delevoye, un ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin et des élus du Parti socialiste. Ainsi, Anne Emery-Dumas, sénatrice (PS) de la Nièvre est du nombre. Jean Launay, député élu dans le Lot, est lui aussi encarté au Parti socialiste. François Patriat, sénateur élu dans la Côte-d'Or, est aussi membre de la principal composante de l'actuelle majorité. Il fait partie des suppléants désignés auprès de la commission.On remarque encore une personnalité politique: Christine de Veyrac, une ex-député européenne, qui fut membre de l'UDI. En-dehors de ces personnalités politiques, on note aussi la présence de Catherine Barbaroux, ancienne présidente de l'ADIE, association française de micro-crédit, qui intègre également l'ensemble. Elle a été déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle. A ce titre, elle a travaillé auparavant avec Martine Aubry, Elisabeth Guigou, François Fillon et Jean-Louis Borloo. 
Résultat, deux députés ont été priés de quitter le groupe : M'Jid El Guerrab, dès le mois de septembre 2017 (lien PaSiDupes), accusé d'avoir frappé un élu socialiste avec son casque et Joachim Son-Forget, poussé vers la sortie après une nuit de messages délirants postés sur Twitter (lien PaSiDupes).

Certains députés reconnaissent ne pas être faits pour le job 

Depuis le début de leur mandat, six députés ont claqué la porte de La République en marche à cause d'incompatibilités politiques, rappelle Le Journal du dimanche. Des départs que minimise Gilles Le Gendre, chef de file de La République en marche à l'Assemblée nationale : "Depuis le début, certains nous lançaient des signaux sur le fait que leur participation à la vie collective leur pesait," raconte-t-il.

Si la dizaine de départs, forcés ou volontaires, donnent une mauvaise image du parti,
certains, parmi ceux qui restent, ne font pas non plus bonne figure. 
Cité par le JDD, un proche du groupe estime qu'entre 40 et 60 députés marcheurs "sont... perdus, pas bons. Ils font des trucs mais ils brassent de l'air". Des élus qui ne seraient pas heureux dans l'hémicycle, qui "subissent les textes" et se contentent de "faire acte de présence", confie un député. Pas de quoi s'inquiéter pour Gilles Le Gendre, qui évoque au magazine des "vagues" de découragement car la "mission est exigeante". "Les députés sont comme tout le monde, ils peuvent connaître des hauts et des bas", banalise-t-il.

Pourtant, ce mal-être serait au point qu'une cinquantaine d'entre eux songeraient à ne pas se représenter en 2022, voire à profiter des élections municipales de 2020 pour s'échapper, une bonne fois pour toute, de l'hémicycle. Gilles Legendre a réagi auprès de nos confrères du Point : "C'est une invention, avec deux citations, vous faites un papier. Je ne connais pas ces 40 députés dont il est question".

lundi 25 septembre 2017

Collomb accueille un ancien "fiché S" dans la police nationale

Quand la police se laisse infiltrer... 

Autrefois dans le viseur du Renseignement pour sa pratique de l'islam

Il est devenu gardien de la paix, vendredi 22 septembre, en France.
Résultat de recherche d'images pour "police nationale"Une nouvelle promotion de gardiens de la paix a vu le jour, la semaine dernière. Or, parmi ces nouvelles forces de l'ordre, un homme sort du lot par son parcours, révèle RTL. 

Cette recrue a fait l'objet d'une fiche S (sûreté de l'État). Les faits remontent à l'année 2012, date à laquelle les services de la DGSI avaient commencé à s'intéresser à cet adepte de l'islam radical.  
 
Déjà à cette époque, l'homme tenta pourtant d'entrer dans la police, après avoir été chassé de l'Armée. Les services du Renseignement reçurent alors un signalement concernant cet individu. Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur le classa parmi les fichés S, soupçonnés de vouloir s'attaquer à la France. 

Les failles béantes des services

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Le port du hijab bientôt autorisé
dans la police nationale
Malgré cette mesure individuelle, le suspect passa inaperçu et parvint à se faire embaucher comme adjoint de sécurité. Il resta sous surveillance pendant trois ans, et sembla avoir un comportement tout à fait normal.

Cellule dormante ?
Malgré l'"état d'urgence" instauré le 14 novembre 2015 sur tout le territoire national en raison des attentats islamistes du 13 novembre 2015, la DGSI décida donc de lever la fiche S dont il faisait l'objet. Plus rien ne l'empêchait de devenir policier et c'est que qu'il fit le 22 septembre 2017, lorsqu'il devint officiellement gardien de la paix après une formation à l'Ecole nationale de police (ENP), selon RTL.

Cet individu a pu être recruté et formé en école nationale de police, alors qu'il a fait l'objet d'une fiche S et ça ne fait pas problème ? 
A l'heure actuelle, il n'existe pas de contrôle administratif systématique lors des recrutements dans la police ou la gendarmerie pour connaître le parcours précis des candidats.
Cette disposition est prévue dans la nouvelle loi antiterroriste... 
Le suspect sera peut-être passé brigadier...

vendredi 10 avril 2015

Vigipirate: appel à militaires réservistes et à vigiles

"On sert notre pays, même avec nos petits moyens"

"S’engager pour le pays"
Des hommes et des femmes entrent dans la réserve militaire avec la volonté de prolonger le service de la patrie. Parmi eux, 20minutes cite deux femmes contre un seul homme, Philippe, Marie et Adeline... Au quotidien, ils sont étudiant, responsable des ressources humaines dans un hôpital et employée dans une chambre d’agriculture. Quelques jours, voire plusieurs semaines par an, ils ont fait le choix de  devenir des militaires à part entière

Le service militaire, un manque à combler 
Pour Philippe Males, étudiant en 3e année de chimie à la faculté de Toulouse (Haute-Garonne), le choix de la réserve est arrivé un peu par hasard, via un am. Depuis un an et demi, le jeune homme enchaîne les formations et les entraînements au sein du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres. Cet été, il devrait effectuer son premier Vigipirate. Cette mission de surveillance et d’aide à la population est qualifiée d’"accomplissement". "Partir sur le terrain, c’est l’aboutissement de nos entraînements. C’est aussi une fierté d’être au service de la Nation", explique Philippe.

Un besoin "sans précédent" en hommes face à la menace terroriste
Les  risques encourus durant la mission ne font pas reculer le jeune homme, en réaction à la menace terroriste qualifiée de "sans précédente" par le Premier ministre Manuel Valls. "Oui, il y a un contexte particulier aujourd’hui avec les attentats de janvier. On nous dit de faire attention. Mais on est préparé aux agressions et entraîné au maniement des armes. Et puis, le risque, il faut l’accepter", explique le jeune homme. 
Un risque évoqué également par Marie Portes, sergent de réserve au 31e régiment du génie à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). "Nous sommes vigilants, encore plus sérieux dans ce que nous faisons", affirme cette responsable des ressources humaines de 29 ans. Mais le jeu en vaut la chandelle: "On sert notre pays, même avec nos petits moyens. On est là, on rassure la population, on limite les risques. Et puis on représente notre régiment, l’armée", dit-elle avec fierté. Et qu’importent les difficultés de planning entre la vie professionnelle et militaire, la réserve représente "une bouffée d’air". En respiration alternée...

La Syrie ne draine pas toute la jeunesse 
Adeline Vaulot est réserviste depuis six ans et demi, un choix effectué à "17 ans et demi" et elle oriente son sens du service et de l'abnégation vers le pays qui l'a aidée à grandir... Aujourd’hui employée dans une chambre d’agriculture, la jeune femme de 24 ans est maréchal des logis réserviste au 61e régiment d’artillerie de Haute-Marne. Elle a déjà effectué deux missions Vigipirate à Montpellier et à Lyon, et devrait repartir en mission en juillet.
En septembre 2013, envoyée à l’aéroport de la capitale des Gaules, Adeline a été chef de groupe, responsable de deux autres militaires. Elle a notamment effectué des rondes, mais aussi collaboré avec la police des frontières et les douaniers. L’expérience a été marquante: "Vigipirate est une mission un peu à part. On est en extérieur, en opérationnel. On travaille ensemble et on y met du cœur", explique-t-elle. Un engagement qu’elle compte bien renouveler: "J’essayerai de continuer la réserve tant que je peux. Aujourd’hui, c’est ma priorité."

Une relève nécessaire en soutien aux hommes épuisés de Vigipirate

Policiers et militaires font partie du paysage urbain depuis les attentats de janvier, stationnant armés devant les bâtiments sensibles (écoles et lieux de culte, media, ambassades ou groupe de presse…)  Pistolet-mitrailleur noir en  mains, un policier avoue: "Rester debout à ne rien faire, c’est fatigant". "Mais on est surtout blasé. On n’est pas entré dans la police pour faire de la garde." "Pendant qu’on est là, on n’est pas en train d'effectuer des missions de secours, c'est-à-dire notre travail de policier", ajoute un militaire déçu et agacé.

"Les hommes ont besoin de repos"
Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, devraient être prolongés pour "plusieurs mois," au-delà du 10 avril, a indiqué une source gouvernementale. "Pendant plusieurs mois, on fera donc de la m..., mais on n’a pas le choix...", se désole un militaire.
"Ce prolongement dans la durée montre que la situation est préoccupante", reconnaît Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance Police Nationale. "Mais les hommes ont besoin de repos, de souffler un peu. Ils tiennent plusieurs heures debout avec leurs gilets pare-balles. Ce ne sont pas des robots, ils ne pourront pas tenir plusieurs mois."

Les hommes de
trois compagnies de CRS se sont mis collectivement en arrêt maladie afin d'attirer l'attention sur les effets du plan Vigipirate qui les "épuise", un moyen déjà utilisé dans le passé de manifester leur mécontentement.

Les heures supplémentaires s'accumulent
"La police n’est pas organisée pour rester en Vigipirate sur le long terme. Nos collègues sont fatigués", développe Philippe Capon, secrétaire général UNSA Police. "S’ajoute à la fatigue une lassitude face aux missions 'pots de fleurs', 24h/24h, jour et nuit, et peu valorisantes pour les hommes."
Depuis quelques semaines, les périodes de repos se font plus espacées. "Le niveau alerte attentats impose que les chefs de service privilégient la nécessité du service sur les congés. Il y a une restriction de ce côté-là", précise Frédéric Lagache. 
Autre sujet délicat, les heures supplémentaires. "Les policiers font des heures supplémentaires et ne peuvent pas les récupérer. On en était déjà à 19 millions d'heures en attente en décembre 2014 et on devrait atteindre les 20 millions à la fin de l’année 2015", explique Philippe Capon.

"Eviter le drame"
Les deux syndicats soulignent le manque d’effectifs. "Pourquoi ne pas déléguer certaines missions de garde statique à des officines privées ?", demande Frédéric Lagache, prenant pour exemple les missions de filtrage dans les aéroports. "Cela permettrait de recentrer les policiers vers le cœur de notre métier." Le transfert de cette activité régalienne divise toutefois la profession.

Pour le moment, seuls les militaires sont également sur le pont. Outre les gendarmes, 10.500 soldats ont été déployés depuis janvier pour protéger les 830 "sites sensibles" en France. Mais, là aussi, la fatigue se fait sentir. "Nos effectifs ne nous permettent pas sérieusement de tenir le rythme actuel de déploiement sur plusieurs mois", affirme Jean-Hugues Matelly, président de l'association professionnelle GendXXI, qui demande davantage de recrutements.

"Les permissions et repos sont reportés, les stocks s’accumulent. Les hommes sont fatigués nerveusement et physiquement. Face à cette situation complexe, il faut veiller aux temps de récupération si l’on veut éviter le drame."

Le plan Vigipirate s'étend aux centres commerciaux
Depuis les attentats de djihadistes français à Charlie Hebdo, le 7 janvier, puis à l’Hyper Cacher le surlendemain, les besoins en vigiles ont grimpé, mais l’embauche ne suit pas. En période troublée, la peur fait certes bondir la demande, mais l'offre se raréfie. Les services de sécurité de l’Etat, (police, gendarmerie et armée) sont en état d’alerte maximale sur le territoire français, mais ne suffisent pas à faire face à la menace djihadiste. Les sociétés de sécurité privées doivent répondre à une demande accrue de main-d’œuvre qualifiée, dans un secteur qui en manque.

La sécurité privée emploie environ 250.000 agents contre 150.000 policiers et gendarmes. "Il y a eu pas mal de panique dans les heures qui ont suivi les attentats et nous avons eu un certain nombre de demandes liées à cette situation atypique, atteste Olivier Féray, PDG de Prosegur France, l’une des cinq plus importantes sociétés de sécurité privée française avec 5.500 salariés. Tous les lieux qui accueillent des gens ont décidé de renforcer leurs dispositifs."
L’activité avait ralenti sous l'effet conjugué de la crise économique et des tergiversations socialistes. "Les entreprises réduisant leurs dépenses et rognant sur ce qui pouvait l’être, les budgets de sécurité ont été amputés", témoigne Olivier Féray. Mais, depuis janvier, aux grands magasins voulant assurer la sécurité de leurs clients pour la période de soldes se sont ajoutées les demandes d’établissements et de services publics déterminés à rassurer leur public face à la menace invisible. "Là où il fallait deux personnes pour filtrer les entrées, il en a fallu une troisième", précise le patron de Prosegur France.

Or, le secteur peine à recruter, comme le confirme le groupe Triomphe Sécurité, qui emploie d’ordinaire 1.500 agents pour protéger, entre autres, Disneyland Paris et des centres commerciaux franciliens. Triomphe Sécurité a déjà fourni plus d’une centaine d’agents de sécurité supplémentaires à sa clientèle, même alors qu'elle en aurait souhaité "plus de 300".
Toute la difficulté est de parvenir à conserver les agents compétents.  Il s’agirait essentiellement d’une question de faible rémunération, un agent de "base" étant en général payé au Smic, soit 9,61 euros de l’heure, même si le travail de nuit et du week-end permet d’améliorer la paye.
Selon le SNES (FSU), les effectifs d’agents de sécurité ont toutefois augmenté de 15 à 20% depuis les événements"Mais les difficultés de recrutement sont également liées à l’image de la profession, même si, depuis les attentats, cette dernière "a énormément évolué de manière positive". "Les gens comprennent que les agents ne sont pas là pour les embêter mais pour les protéger", affirme le patron de Prosegur. "On ressent un regard nouveau et positif des citoyens", confirme Jean-Pierre Tripet, président du Syndicat national des entreprises de sécurité (Snes). Son entreprise, Lorica, recrute ses agents "dans le milieu sportif", et notamment "dans les arts martiaux" : "Ils savent défendre leur intégrité physique, mais aussi appréhender la menace et le danger."
Pour devenir agent de sécurité privée, une formation de base de cent quarante heures dispensée dans des centres spécialisés est obligatoire. Sanctionnée par un certificat de qualification professionnelle, la formation porte sur différents aspects juridiques et techniques - légitime défense, secours et assistance à personne - et autres spécificités du métier, telles le certificat incendie, la surveillance physique et vidéo, l’utilisation des moyens de défense et d’alarme… Le processus de recrutement se révèle assez long - de trois à six mois - en raison d’enquêtes administratives diverses en sus de la formation. Enfin, selon les recruteurs du secteur, "calme, recul, pondération, faculté d’évaluation" comptent parmi les qualités nécessaires au métier. "Avec les évolutions de la pratique et du regard de la population, qui a compris que l’on participe à la sécurité du pays, nous gagnons nos lettres de noblesse", se félicite Jean-Pierre Tripet. Il en veut pour preuve qu’aujourd’hui, "toutes les casernes, à l’instar de l’Ecole militaire, sont gardées [le savait-on] par des sociétés de sécurité privées supervisées par des militaires gradés". Difficile de rêver plus belle vitrine que l’armée faisant appel à des vigiles pour renforcer la sécurité de ses installations.

V
igipirate fait baisser le nombre de cambriolages et de vols.

jeudi 20 novembre 2014

L'Education est-elle bien toujours nationale entre les mains de Vallaud-Belkacem ?

Création de 500 postes supplémentaires d'enseignants dans le 9.3

Une annonce Vallaud-Belkacem, à la veille d'une grève d'enseignants...

La ministre de l'Education agit sous la pression
A la veille d'une grève des enseignants en Seine-Saint-Denis, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, a annoncé neuf mesures pour les écoles du 93.

Parmi elles, en plus des 300 déjà prévus, la création de 500 emplois de professeurs des écoles sur les trois prochaines années (2015, 2016 et 2017) doit permettre d' "accueillir dans de bonnes conditions les élèves supplémentaires" et "développer la scolarisation des moins de 3 ans". On arrive à 800 pour la seule Seine-Saint-Denis: de quoi faire pâlir le Pas-de-Calais...

Autres mesures, l'éducation prioritaire sera renforcée et le nombre de postes de professeurs des écoles mis au concours pour l'Académie de Créteil sera augmenté. En outre, la création d'un concours ...supplémentaire à la session 2015 devrait permettre à des candidats "de grande qualité" qui n'ont pas été recrutés dans certaines académies sélectives de concourir une deuxième fois en Seint-Saint-Denis. En somme, ceux qui ne sont pas à la hauteur ailleurs conviendront au 9.3 ? 

Le mensonge comme mode de gouvernement
Vallaud-Belkacem y excelle. "Ce concours aura les mêmes exigences que le
concours habituel (mêmes épreuves écrites et orales)", précise le ministère qui n'est pas à une contre-vérité près. Les postes ouverts à concours n'ont pas été pourvus pour la raison indiquée par la rue de Grenelle, mais aussi faute de candidat(e)s que la Seine-Saint-Denis effraie, avec quelque raison.

NVB fait entrer la sous-qualification par la porte de derrière
Des contractuels sont également à l'ordre du jour, mais ce qui surprend, c'est que les syndicats avale les couleuvres d'un soi-disant meilleur accompagnement et d'une meilleure formation. Des contractuels mieux formés, c'est nouveau: un tour de magie socialiste, avec la complicité du SNUipp. Concrètement, "pour les prochaines rentrées scolaires, les contractuels seront recrutés très en amont (en juin-juillet,pour septembre, c'est-à-dire 8 semaines avant la rentrée de 2015...) avec un contrat débutant [ce qui fait probablement sens] et avant la rentrée scolaire [ce qui semble préférable] et une formation [laquelle et par qui?] leur sera proposée avant la prise en charge des classes [par respect des parties]".

Pour améliorer la gestion des remplacements et la réactivité de l'Education nationale dans ce secteur "tendu", voire hyper-tendu, on peut même dire à risques, les équipes administratives du 93 seront réorganisées, puisque le recteur n'en avait pas encore  éprouvé la nécessité.
Concrètement, le flou cache un loup, mais le SNUipp n'a pas ouvert la battue.

VOIR et ECOUTER
improviser avec aplomb au micro bienveillant de France Info, le 19 novembre:
  

Pastille rouge pour Najat Vallaud-Belkacem: elle n'atteint pas la moyenne !
La ministre de l'Education nationale multiplie les expérimentations pour construire l'école de demain. Dernière en date : remplacer les notes par des couleurs. Erreur de diagnostic: lorsque les élèves souffrent de leurs résultats, ce ne sont pas les notes qui sont en question, mais l'évaluation. Et tous les éléments de langage ont été ressortis des armoires: elle est "injuste", elle est "stigmatisante", elle est "décourageante", elle mine la "confiance en soi" et fait tomber le taux d'hormones. Du coup, les professeurs sont-ils les auteurs d'un génocide. Ils manquent pour le moins de bienveillance. Au moins tient-on les coupables. 
Alors, l'école de demain sera-t-elle sans contrôles ?  Faut-il éradiquer l'espèce enseignante, la remplacer par des ordinateurs, des objets connectés ? Bientôt des e-t-shirts diffuseurs de connaissances ou des patches d'évaluation indolore? Les QCM ont en effet provoqué des troubles profonds et laissé des séquelles irréparables. Mais si on peut optimiser la performance de son aspirateur, pourquoi la géniale NVB, avec le soutien d'Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique, ne proposerait-elle pas demain d'optimiser les apprentissages et les évaluations ?  
L'UMP propose quant à elle le recrutement des enseignants par les chefs d'établissement. Sur critères de docilité ou flexibilité, politique ou syndical ? Les voies sans issue abondent.

6 sur 20, c'est la note qu'ont obtenue certains professeurs recrutés aux concours.
 
Pas de redoublement pour les candidats en difficulté avant même que d'embrasser la carrière. Et Najat Vallaud-Belkacem veut les multiplier... 
En visite à Bondy, elle s'est félicitée de leur accroissement quantitatif à l'échelon national  aussi : la qualité n'est pas requise. Plus de 11.000 en 2015 contre 8.000 en 2014 pour le primaire, et 2.000 de plus pour le secondaire. Et Vincent Peillon assurait que ce serait des postes d'encadrement au sens large et non pas exclusivement d'enseignement, mais les établissements attendent de voir venir les personnels de soutien à la réussite des élèves, ces jeunes qui étaient la priorité des priorités du candidat Hollande. 

Cette politique comptable est présentée comme la panacée pour remédier aux échecs de l'école. 
Ce dont la ministre évite soigneusement de parler, c'est du niveau des professeurs recrutés. Pour l'école élémentaire, certains ont été reçus avec des moyennes de 5 à 6 sur 20. Au collège et au lycée, ce n'est pas mieux. Les rapports de jury de CAPES (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) pour l'année 2014, qu'ils adoptent la langue de bois ou, au contraire, un discours de vérité, montrent que les exigences du ministère sont très éloignées des critères d'excellence. De quoi décourager les jeunes impétrants qui se disent humiliés par cette notation sans rapport avec leurs résultats au bac. Mais là, c'est encore une autre histoire.

7 sur 20 en français et en maths: ça va suffire !
Des hommes sages?
Ce serait trop demander des féministes...
En lettres modernes, la barre d'admission (la note du dernier admis) s'élève à 7 sur 20. Une garantie e maîtrise de l'orthographe à enseigner ? Avec une note équivalente, un candidat au baccalauréat ne serait pas rattrapé à l'issue de l'oral: il n'aurait même pas droit de s'y présenter... Le niveau de la "barre", dans cette matière, ne cesse de baisser : 9 en 2010, 7,5 en 2011, 7,25 en 2012, 7,15 en 2013. C'était avant l'ABCD de l'égalité, mais les activités d'éveil dispersaient déjà les enfants des écoles et des collèges. 
En maths, c'est un peu mieux, ou moins mauvais, avec 7,8 sur 20. En sciences de la vie et de la terre on descend jusqu'à 8 sur 20 et la philosophie exige 8,6 sur 20, mais les postes sont rares. Seule l'histoire-géographie s'approche de la moyenne avec 9,42 sur 20. 
Le plus extraordinaire, c'est que le jury de ce concours se félicite de performances aussi accablantes pour le système scolaire entier. Du coup, au vu du "vivier important de candidats", le ministère décide d'admettre tous ceux et celles qui ont royalement obtenu plus de 7,75 sur 20. Il eût été dommage de se passer de telles compétences ! Elles seraient allées vers le journalisme où le régime fiscal est nettement plus attractif et ça, c'est un calcul accessible à tous...

Le seul, finalement, qui n'emploie pas la langue de bois, c'est Olivier Grenouilleau, le président du jury de l'autre concours d'histoire-géographie, réservé aux professeurs contractuels : "Le jury, écrit-il, a pu observer des lacunes graves et inquiétantes chez certains candidats qui ont déjà en charge des élèves. Les connaissances scientifiques de certains sont si minces qu'elles rendent difficile, voire impossible, toute réflexion didactique ou pédagogique." Il ne reste plus qu'une solution à Najat Vallaud-Belkacem : supprimer, aussi, les notes aux concours de recrutement des enseignants.

Vallaud-Belkacem, Valls et Hollande organisent la précarité

Ces "contractuels" sont "non-titulaires" et donc plus précaires que des CDD. Avant les recrutements de sous-professeurs, ils constituaient 20% des agents des collectivités territoriales, 16% de ceux des établissements de santé et 15% des agents de l’Etat. Soit, au total, presque 17 % des effectifs de la fonction publique. 
Pour lutter contre la précarité dans la fonction publique, une loi de 2012 prévoit la titularisation d'un certain nombre d'agents sous contrat ou le passage de leur CDD à un CDI, d'ici 2016. Mais, selon un rapport, nombre de contractuels ont refusé "l'emploi à vie" offert pas le statut. Alors attractif, Mme la ministre ? Doit mieux faire...
Au final, les privilèges accordés par NVB au 9.3 ne sont que tromperie et manque de respect envers les jeunes en déshérence. Les défavorisés des autres départements ne perdent pas grand chose. Ils gagnent la satisfaction de ne pas se laisser rouler dans la farine et traîner dans la boue.

mercredi 3 septembre 2014

Créations de postes à Education nationale: actées, mais non pourvus !

Vallaud-Belkacem enfume l'opinion sur les créations de postes promises 

Mais le SNES 
ne cache pas son inquiétude sur l’effet "assez nul" sur le terrain
Les profs de mathématiques (et autres), 
espèce en voie de disparition ?
" Les 60.000 postes sont actés, a lancé mercredi avec aplomb Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle ministre de l'Education nationale respectueuse des Français, en marge de l’université d’été de la Conférence des présidents d’université (CPU). Je ne les laisserai pas remettre en cause. L’éducation est la priorité budgétaire de ce gouvernement et il faut qu’elle le reste." Des propos de nature à rassurer les syndicats d’enseignants sur les intentions de la nouvelle ministre de l’Education nationale, après les interrogations qu’ils avaient exprimées dans la foulée de la nomination du nouveau gouvernement.

Las, les co-gestionnaires du ministère dénoncent l'embrouille. 
L’effet des créations de postes engagé depuis l’arrivée de François Hollande a été "assez nul", en tout cas "peu sensible sur le terrain", selon Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES, le syndicat dominant du second degré. Car " la moitié des postes créés a servi à financer la décharge des stagiaires - c’est une bonne chose, mais on ne peut pas parler de moyens nouveaux. A la rentrée 2015, cela sera fini. Mais, pour l’instant, on doit financer la réforme des stagiaires."

 "On n’a pas pourvu tous les postes"

Au SNES, Frédérique Rolet pointe la crise du recrutement. Ainsi, l'enseignement aurait perdu tout pouvoir d'attraction et la ministre n'en aurait aucune conscience ? Le double-jeu de l'exécutif mène les jeunes en pédalo: Hollande leur fait des promesses, mais il ne fait rien pour les tenir: trop coûteuses, mais tellement séduisantes...

Le cumul des déficits de recrutement pour 2012 et 2013 se monte, selon le syndicat, à 7.000 postes. Ces 7.000 emplois existent au budget, affirme le SNES, mais "il n’y a pas eu les recrutements pour les pourvoir". Ces 7.000 postes "non consommés" pourraient monter à 10.000 l’an prochain "si on ne prend pas très vite à bras-le-corps cette question de la crise du recrutement et si le phénomène se poursuit".
 
On aurait alors "un affichage de 54.000 postes créés [dans l’enseignement scolaire] et 10.000 emplois qui passeraient à la trappe", prévient Frédérique Rolet. Pour juguler la crise du recrutement, le syndicat insiste sur le développement de l’aide aux étudiants et la revalorisation salariale des enseignants.

Les propos du SNES rappellent le rapport de la Cour des Comptes de mai dernier. La haute juridiction financière considérait ainsi que, pour la rentrée 2013, sur les 8.781 emplois d’enseignants prévus dans la loi de Finances, seuls 5.159 avaient été réalisés

Les comptables de l'Etat concluait à "un écart à la prévision de 3 622 équivalent temps plein (ETP), écart qui souligne les difficultés importantes de prévision du ministère". Surtout, les emplois manquent sur l’école primaire, affirmait la Cour : "Ce n’est pas cohérent avec la priorité affichée pour l’enseignement primaire dans la loi de refondation" de l’école.

L'engagement présidentiel de création de 60.000 postes dans l’Education nationale était clairement menacé fin mars 2014, déjà. Le gouvernement doit trouver de quoi économiser 50 milliards d’euros d’ici 2017, comme l’a demandé François Hollande et au cabinet de Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, on assurait désormais avoir trouvé où opérer des baisses de dépenses. Dans la ligne de mire, les fonctionnaires et une promesse en particulier, celles faites à l'Education nationale... 

La subite découverte du SNES est-elle honnête?

Juillet 2014: "Les profs de mathématiques en voie de disparition?", selon Le Monde. Belkacem ne lit pas Le Monde? L'éducation nationale ne parvient pas à recruter suffisamment d'enseignants dans cette discipline. Un tiers des postes ouverts restent non pourvus après les résultats du dernier concours des professeurs certifiés. Sur les 1.243 postes à pourvoir, seuls 836 candidats ont été admis... 
Ne nous a-t-on pas dit pourtant que le lauréat de la médaille Fields pour 2014 est françaisArtur Ávila? Petite omission de la presse stalinienne aux ordres: le jeune génie est Brésilien d'origine et n'est arrivé en France qu'en 2003, recruté au CNRS à 23 ans, après avoir été formé au Brésil et au Canada.

dimanche 22 juin 2014

Peillon a mis l'Education nationale dans le rouge

La Cour des comptes met en garde Hollande contre la "faillite" de l'Education nationale

L
e ministère de l'Education nationale est classé parmi les ministères à "risque budgétaire" 
par le rapport de la Cour des comptes sur les perspectives et la situation des finances publiques, alors que le gouvernement Valls cherche à maîtriser la dépense publique, tout en créant 54.000 postes.  

Réduire le déficit en réalisant les promesses du candidat Hollande ?
Cette année encore la Cour des comptes adresse un sévère avertissement au gouvernement, en dénonçant la croissance de la dépense, et notamment de l'emploi public. Dans ce contexte, les 54.000 créations de postes budgétés quoi qu'il arrive à l'EN pour la durée de la mandature Hollande apparaissent comme une épine dans le pied de l'exécutif. Un an plus tôt, la Cour des comptes avait déjà dénoncé cette mesure phare de la campagne de 2012 dans son rapport "Gérer les enseignants autrement", mais Hollande, pris à son propre piège, ne veut rien entendre. Les Sages estimaient alors que l'Education nationale ne souffrait pas encore d'un manque de moyens, mais d'une "utilisation défaillante des moyens existants".

Un risque de dette de 0,2 à 0,4 milliard d'euros

Mais cette difficulté en rencontre une autre: le ministère peine à recruter. Les jeunes n'aiment pas les crachats et les couteaux dans le dos, pas même les manifestations ordinaires d'irrespect. Et cela fait peser un risque supplémentaire sur le budget. "La sous-exécution du schéma d'emplois en 2013, qui s'explique essentiellement par des recrutements moins nombreux que prévu dans les ministères "prioritaires" (en particulier à l'Éducation nationale), pourrait se traduire par un rattrapage pour atteindre les cibles cumulées de recrutements nets sur le quinquennat". En clair, non seulement les recrutements supplémentaires prévus dans les ministères prioritaires, dont l'Education nationale, alourdissent la dépense publique, mais ils comptent parmi les "facteurs de risque qui vont dans le sens d'une croissance plus forte que prévu de la masse salariale". 
Les mauvais choix de l'Education nationale
On peut même faire plus clair: de même que des handicapés, malades ou non dans une situation de forte précarité financière, Hollande a besoin d'être guidé et la France protégée. "Toute personne ou Etat dans l'impossibilité de pourvoir seul à ses intérêts en raison d'une altération constatée, soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l'expression de sa volonté peut bénéficier d'une mesure de protection juridique." Hollande dépense l'argent qu'il n'a pas et doit être placé sous tutelle.

Autre risque budgétaire, récurrent celui-là: "la surestimation du nombre de départs en retraite qui pourrait aussi se traduire par une moindre économie au titre du schéma d'emplois". Cela a un nom: "le sous-financement GVT (glissement vieillesse technicité)(1)", expression opaque traduisant une réalité simple: plus les enseignants travaillent longtemps, mieux ils sont payés, et donc plus ils coûtent cher. 

L'Education nationale, sur la liste noire des ministères dans le rouge

Vincent Peillon a placé l'EN parmi les ministères "à risque budgétaire" listés par la Cour des comptes. Outre le problème de financement lié aux départs en retraite moins nombreux que prévu, la difficulté à faire le plein de recrutements, la Cour s'inquiète également du financement des contrats aidés: "Il n'est pas non plus exclu que les crédits prévus en LFI 2014 - 239 millions d'euros - pour les contrats aidés des assistants de vie scolaire (AVS-i) permettent de financer la totalité du surcoût lié à la création de 30.000 de ces contrats à la rentrée 2013."
Au total, pour le ministère de l'Education, le risque de dépassement pourrait se situer entre 200 et 400 millions d'euros. 

Nécessité de geler les effectifs des ministères prioritaires

Ceux que la gauche a combattus ont aujourd'hui raison

A partir de ce constat, la Cour avance plusieurs recommandations:

- le gel des effectifs des ministères prioritaires, dont l'Education nationale (qui combiné à la poursuite de la baisse des effectifs dans les ministères non-prioritaires, permettrait de dégager une économie annuelle de 450 millions d'euros). 
- la rénovation des régimes indemnitaires communs à tous les fonctionnaires (intégration de l'indemnité de résidence dans la base indiciaire et mise en extinction du dispositif ; meilleur ciblage des primes de mobilité, forfaitisation et gel du supplément familial de traitement; révision des majorations en faveur des agents travaillant outre-mer selon le différentiel effectif de coût de la vie ; suppression de la sur-rémunération du temps partiel etc). 

- enfin la diminution du coût de certaines mesures salariales : les heures supplémentaires et les primes et indemnités liées, par exemple.

La FSU a de beaux jeudis dans la rue en perspective...

(1) Impact cumulé sur la masse salariale des promotions et mutations (glissement), des progressions des rémunérations à l'ancienneté (vieillissement) et de l'augmentation des qualifications (technicité).  

vendredi 22 novembre 2013

Chute continue des effectifs de pompiers volontaires

Ces humanitaires refusent de se faire agresser

La désertification des zones de non-droit se poursuit

Les pompiers volontaires étaient 192.986 en France en 2012, soit 2.232 de moins que l'année précédente, selon les chiffres diffusés vendredi par le ministère de l'Intérieur.

Hollande avait  été érigé leur recrutement en "priorité"
Le président socialiste avait annoncé en octobre un "plan national" pour enrayer la chute continue du nombre de volontaires depuis 2010 et s'était engagé à atteindre à nouveau le nombre de 200.000 d'ici la fin de son quinquennat en 2017. 

15.000 pompiers volontaires en moins en 8 ans
Maillon essentiel de la sécurité civile, ces hommes et femmes qui occupent souvent un autre métier à côté représentent 78% des pompiers.

Une perte de plus de 10% au dernier comptage
Au 1er janvier 2013, ils étaient encore 2.500 de moins que l'année d'avant , sur un total de 245.800 pompiers (volontaires, professionnels civils, militaires) en France, selon "les statistiques des services d'incendie et de secours" diffusées par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l'Intérieur.

En France, les pompiers interviennent en moyenne toutes les 7,4 secondes, avec 4,2 millions d'interventions en 2012, un chiffre en hausse continue depuis 2010.

1 234 agressions à leur encontre

Quand les pompiers interviennent, c'est dans 71% des cas pour des "secours à la victime", dans 7% pour éteindre un incendie, dans 6% pour des accidents de la circulation.

Le soir du match Algérie-Burlina-Faso de qualification au Mondial de football, les véhicules des pompiers et de la police ont été pris pour cible alors que ceux-ci intervenaient suite à l'incendie de deux véhicules et d'un scooter, le 19 novembre à Limoges, dans le quartier de la Bastide.

En novembre 2012, 1.234 agressions ont été recensées à l'encontre de pompiers, un nombre "stable", est-il convenu de diffuser.
En vérité, les victimes d'une agression en intervention étaient de 1.155 en 2010.