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jeudi 2 juillet 2020

Goussainville: le nouveau maire de gauche était-il "fiché S" ?

Sa proximité avec l'islam radical interpelle: 
son islamisme est-il vraiment du passé ?
 
Le Franco-marocain Abdelaziz Hamida a été élu dimanche 28 juin à Goussainville, commune communiste du Val-d’Oise jusqu'en 2001. 

Il avait porté plainte contre l’Express, qui affirmait qu’il était fiché S et 
son procès doit se tenir à la mi-septembre.

Ce dimanche 28 juin, un nouveau maire a été élu au second tour des municipales à Goussainville, commune de 30.000 habitants, en permanence survolée par les avions qui décollent et atterrissent à Roissy-Charles-de-Gaulle.
Abdelaziz Hamida, un quadragénaire binational (Franco-marocain de 46 ans), sans étiquette politique clairement définie selon certains, mais Divers Gauche pour d'autres, l’a emporté dans une triangulaire avec 38% des voix, face au maire sortant Alain Louis (divers gauche) et à la candidate LR Elisabeth Hermanville, ancienne maire de la commune. Mais un sparadrap colle à l'ancien conseiller municipal, depuis 2014, qui s’était lancé en campagne dès le début de l’année 2019 et qui vient d'être élu.
 
L’Express a révélé en septembre 2019 qu’il a fait l’objet d’une fiche S pour islamisme. Ce que la préfecture n'a pas signalé. "Hamida avait éveillé l’attention des services de renseignement en raison de ses activités prosélytes et pour compter dans son entourage plusieurs personnes fichées pour radicalisme", écrivait l’hebdomadaire. L’intéressé s’en défend et a porté plainte en diffamation, ce qui donnera lieu à un procès à la mi-septembre.
"La date d’audience doit être confirmée prochainement, mais ce sera a priori mi-septembre devant la 17e chambre du Tribunal de grande instance de Paris", indique Abdelaziz Hamida à Marianne. Pas sûr, toutefois, que la justice fasse la lumière sur l’éventuel fichage du nouveau maire. "Il ne se passera absolument rien, parie une source policière. La position de principe du ministère de l’Intérieur est de ne pas répondre et les journalistes vont invoquer le secret des sources." 

"Vrai républicain"  et "vrai laïc" ?
Goussainvillois de naissance, Abdelaziz Hamida a été président du club de football. Celui qui se définit comme "entrepreneur" a développé des boulangeries prospères dans la commune. 

Il y a une dizaine d’années, ce musulman pratiquant avait été l’interlocuteur du maire sortant socialiste Alain Louis pour la construction de la mosquée Essalamréputée proche de l’UOIF, une émanation des Frères musulmans. 

Hamida aurait aussi fréquenté le Tabligh, un mouvement fondamentaliste musulman dont la spécialité est le prosélitysme, précise une source policière citée par l’Express. Le ministère de l'Intérieur était donc informé. C’était avant que le maire PS ne lui propose d’entrer dans sa majorité, en 2014. 
Quatre ans plus tard, l’intéressé lui faussait compagnie pour passer dans l’opposition et se lancer à l’assaut de l’hôtel de ville.
 
Sa candidature a créé des tensions dans la commune

Les adversaires d’Hamida se sont inquiétés du risque de communautarisme. 
L’intéressé qui tient un discours de "vrai républicain", a abandonné la djellaba pour le costume à l'européenne. 
Il mettait ainsi en pratique la consigne chiite de précaution du Coran (sourate 3.28) appelée "taqîya" (ou  taqiyya et taki, consistant, sous la contrainte, à dissimuler ou à nier sa foi afin d'éviter la persécution.
Une dissimulation de radicalité 
"C’est la première personne à Goussainville dont l’épouse était entièrement voilée", observait ce mercredi sur Sud Radio le médiatique policier Noam Anouar, lui aussi enfant de Goussainville. "Sa femme a retiré le voile intégral par la suite,"  précisa-t-il. 

"Il est entouré par des communicants très efficaces, mais pas par des personnes qui peuvent mener une véritable action", déplore la conseillère municipale Véronique Danet, de La France insoumise (LFI), soutien de la liste officielle de gauche.
 
Abdelaziz Hamida martèle sa volonté d'un changement radical

"Faire table rase des partis politiques et de la gestion hasardeuse de notre commune qui été fortement abîmée ces dernières décennies," annonce-t-il dans son communiqué de victoire. Pour lui, les Goussainvillois "aspirent à se rassembler autour des valeurs de la République pour rebâtir, grâce à cette nouvelle équipe issue de la Société civile, une ville plus forte et plus fraternelle". 
 
Le nouveau maire est à son affaire dans cette partie déshéritée du Val-d’Oise.
Les islamistes s'implantent aisément, en effet, dans le terreau de la précarité. 27% des habitants de Goussainville - qui compte un tiers de population immigrée - vivent sous le seuil de pauvreté et le chômage culmine à 17%, selon l’Insee.
 
Abdelaziz Hamida sous-estime la capacité des musulmans radicaux à s'imposer. 
La conseillère municipale Véronique Danet, qui a obtenu 6% des voix au premier tour est loin de faire le poids et LFI? qui mise sur l'électorat musulman? va devoir réviser sa stratégie pour exister. 
A Goussainville, sur la liste des 19 candidats enregistrés pour la 9e circonscription, figuraient… deux candidats de La France Insoumise. La première est Véronique Danet-Dupuis investie officiellement par le parti de Jean-Luc Mélenchon, au grand dam du second Mohamed Najib, suppléant annoncé de Rabha Belbachir. Jusqu'à il y a peu, c'est cette militante qui était désignée pour porter les couleurs de LFI sur cette circonscription. Depuis ce revirement, le torchon brûle entre les deux groupes. Rabha Belbachir et Mohamed Najib avaient lançé une pétition pour dénoncer cette décision qu'ils jugent "contraires aux principes" de La France Insoumise. La France Insoumise a de plus en plus de mal avec ses amis musulmans..

samedi 2 mars 2019

Attentat de Strasbourg: un frère de Chérif Chekatt interpellé après des messages "alarmants" sur internet

L'un des frères de l'islamiste avait posté des messages "alarmants" sur internet

Le frère aîné de Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat de Strasbourg qui avait fait cinq morts en décembre, a été interpellé
Cherif Chekatt : fini de tuerMalek Chekatt, 38 ans, a été arrêté vendredi "près de son domicile, proche du centre de Strasbourg, peu avant 16h00" par la police judiciaire (PJ) de la capitale alsacienne, avant d'être placé en garde à vue.
"L'enquête de la PJ devra faire la lumière sur les réelles intentions de l'intéressé qui avait écrit en substance [sur Facebook vendredi] qu'on entendrait parler de lui le soir-même", a-t-on ajouté. Une perquisition de son logement était en cours en fin d'après-midi. Selon France Bleu Alsace, le frère de Cherif Chekatt a écrit: "Ce soir, je fais la une de BFM, à 18h30 précise. Tout est planifié". "Bientôt une vie qui s'éteint. J'allumerai une bougie. Préparons un grand festin", peut-on lire dans deux de ses publications. Tout est prêt je demande à mes contacts de garder le silence jusqu'à 18h30 ce soir". Il aurait ensuite publié un autre message, semant le doute sur ses intentions réelles: "Mince on est le premier mars et pas le premier avril".

"Ce soir, je fais la une de BFM, à 18h30 précise (sic)", avait-il menacé.
Malek Chekatt a accompagné ce message d'une photo montrant cinq armes, dont deux fusils d'assaut, un fusil et deux pistolets, ainsi qu'un gilet pare-balles, selon le site internet du quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace.


Il avait également posté une photo montrant cinq armes, dont deux fusils d'assaut, un fusil et deux pistolets, ainsi qu'un gilet pare-balles, selon le site internet du quotidien Les Dernières nouvelles d'Alsace. Mais, selon franceinfo, il s'agirait d'armes factices.

La PJ a été saisie par le Parquet de Strasbourg pour des "menaces de crimes contre les personnes",
tandis que l'ensemble des services de police de Strasbourg était placé par précaution en alerte pour parer une éventuelle action, a-t-on ajouté.

Il avait été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui

Cherif Chekatt, 25 ans, le tueur de Strasbourg, n'est pas peu fier de son CV:
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67 délits à son casier judiciaire, pour violences volontaires, outrages, menaces de crime, vols, port d’arme, etc. Première interpellation, pour extorsion, à seulement 10 ans… Tous les anciens habitants se souviennent de ce gamin agité et brutal, qui va très vite passer à l’ultraviolence. Le père, Abdelkrim, ci-dessus avec une épouse, fiché S en raison de son fondamentalisme religieux, a lui-même été arrêté pour violences conjugales sur sa seconde épouse, la mère des demi-frères de Cherif, et relaxé. Chekatt a été un adolescent décrocheur, puis il a vécu des aides sociales augmentées de ses larcins. Trois de ses frères sont également "très défavorablement connus des services de police".

L
ors du sanglant attentat au marché de Noël de Strasbourg,
Cherif Chekatt était armé d’un poignard arabe courbé et d’un revolver de collection modèle 1892 (un petit calibre 8, utilisé par l’armée française durant la Première Guerre mondiale, puis par les Brigades du Tigre, les flics de Georges Clemenceau !)
Résultat de recherche d'images pour "MALEK chekatt"
Cherif Chekatt éventre un homme, en lacère un autre, exécute à bout portant d’une balle dans la tête ou dans la nuque, et tire dans le dos de Lola, une jeune femme qui tentait de lui échapper. Il laisse derrière lui quatre morts : Pascal, 61 ans, retraité strasbourgeois, Antonio, 28 ans, journaliste italien envoyé spécial au Parlement européen, Barto Pedro, 35 ans, un Strasbourgeois qui hébergeait Antonio, et Kamal, 45 ans, père de trois enfants, garagiste, un Afghan qui avait fui les talibans et la guerre…Alertée par les coups de feu, une patrouille Sentinelle du 152e régiment d’infanterie croise le terroriste islamiste. Il est blessé à l’épaule mais n'est pas neutralisé. Chekatt ne cherche pas le "suicide by cops", le suicide assisté par la police. Il n’est pas prêt à entrer en martyr dans l’Eternité, sur le modèle de Mohamed Merah ou de Radouane Lakdim, l’assassin du lieutenant-colonel Beltrame. Et le massacre reprend : à 20 h 03, sur le pont Saint-Martin, dans le quartier de la Petite-France, il abat sa dernière victime, Anupong, un touriste thaïlandais de 45 ans, venu à Strasbourg avec son épouse.
Le soir du massacre islamiste, Malek Chekatt, connu pour des faits de droit commun, s'était présenté de lui-même à la police judiciaire et avait pourtant été placé en garde à vue

Au lendemain de l'attentat - que nie la presse, évoquant une "attaque" -, un troisième frère Chekatt, fiché S pour "Sûreté de l'Etat, en raison de sa radicalisation et recherché par le Parquet anti-terroriste français, avait été interpellé en Algérie.

Et une semaine après l'attentat, un demi-frère de Chekatt avait été interpellé à Strasbourg pour "vol aggravé sous la menace d'une arme". Fils de chauffeur-livreur d'origine algérienne, Chekatt a six frères et sœurs et, conséquence de la polygamie en France et des aides aux mères isolées, autant de demi-frères et demi-sœurs.
Cherif Chekatt, 29 ans, avait tué cinq innocents et en avait blessé une dizaine d'autres lors d'une fusillade dans le centre historique de Strasbourg le 11 décembre. Chekatt était arrivé en tramway dans le quartier de la cathédrale, où se tient le traditionnel marché de Noël. Tout de noir vêtu, il avait échappé au service de sécurité et aux fouilles "méticuleuses" des visiteurs... Après deux jours de traque, le terroriste avait été abattu par une patrouille de police le 13, dans l’entrée du 74 rue du Lazaret, photo ci-dessus, quartier du Neudorf, au sud de la capitale alsacienne.Il avait fait allégeance à Daesh, selon une vidéo trouvée par les enquêteurs sur une clé USB.
Des informations vieilles de deux mois...

Fin janvier 2019, trois des cinq membres d'une même famille ont été transférés de la capitale alsacienne aux locaux des services antiterroristes à Levallois-Perret, près de Paris, où leur garde à vue s'était poursuivie, de source judiciaire. Ils étaient soupçonnés d'avoir fourni à Chérif Chekatt l'arme utilisée pour perpétrer l'attentat de Strasbourg le 11 décembre 2018.
Les deux autres membres de cette famille avaient été remis en liberté le lendemain soir, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, a précisé cette source.

Ces personnes, quatre hommes et une femme, avaient été interpellées et placées en garde à vue à Strasbourg, soupçonnées d'avoir participé à la fourniture d'un vieux revolver 8 mm utilisé par Chérif Chekatt à Strasbourg, le 11 décembre. Ces gardes à vue -qui peuvent durer jusqu'à 96 heures- devaient permettre d'éclaircir les rôles de chacun, et notamment celui du plus âgé des suspects, un homme de 78 ans, qui avait été transféré à Levallois-Perret (ouest de Paris).
Les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) soupçonnaient Chérif Chekatt de s'être procuré l'arme à feu quelques jours avant son passage à l'acte. Il s'agit du revolver d'ordonnance de calibre 8 mm datant de la fin du XIXe siècle. 

mercredi 12 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : Castaner chasse les journalistes

Les journalistes n'ont rien à faire sur une "scène de crime", selon le ministre LREM

Le ministre de l'Intérieur n'a pas apprécié la présence des journalistes sur les lieux de l'attentat

A Strasbourg, le 12 décembre 2018.
Attentat perpétré pendant le traditionnel Marché de Noël
On peine à comprendre que le pouvoir n'aime pas la presse qui l'a porté au pouvoir, mais tout s'explique si on songe que les arrogants se font la vie dure entre eux. 

Macron a envoyé Christophe Castaner dès mardi soir à Strasbourg, où s'est déroulé vers 20h00 l'attentat qui a fait trois morts au marché de Noël. Exactement vingt-quatre heures après l'allocution présidentielle qui a ravivé la colère des Français. A fleur de peau sur les lieux de l'attaque attentat, ce mercredi 12 décembre, le ministre de l'Intérieur a viré les journalistes présents sur une "scène de crime" [sic], terminologie inappropriée empruntée à l'américain, correspondant au français "lieux du crime".

L'assaillant, selon la presse, mais le terroriste, selon les autres, a fait usage de son arme à feu à plusieurs reprises dans la ville. Après être passé par le Pont du Corbeau, armé d'un couteau, pour pénétrer dans l'ultra-centre de Strasbourg en fête, il a " tout au long de (son) parcours, à plusieurs reprises ouvert le feu avec une arme de poing et utilisé un couteau avec lesquels il a blessé grièvement et donné la mort", a précisé le procureur de la République, Rémy Heitz, lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

En fin de matinée, Christophe Castaner était sur place, entouré de forces de l'ordre et aussi de nombreux journalistes à qui il a fait la leçon, selon les uns, mais qu'il a expulsés, selon d'autres. "Les journalistes, vous êtes sur une scène de crime là. Donc, s'il vous plaît, je vous invite à...", a lancé le ministre de l'Intérieur, sans finir sa phrase, mais avec un geste les invitant clairement à débarrasser le plancher. 

"C'est fermé là," leur a-t-il ensuite lancé en pointant du doigt l'entrée de la zone, pendant que les forces de l'ordre faisaient reculer les media, comme le montre cette vidéo de CNews.
Trois personnes ont été tuées et douze autres blessées dont six sont en état d'urgence absolue. 
Le tireur, un "fiché S" bien connu des autorités, Cherif Chekatt, que la presse s'obstine à encagouler sous ses initiales, Chérif C., Français radicalisé et braqueur multirécidiviste de 29 ans en liberté, était toujours en fuite mercredi en début d'après-midi, malgré le plan Vigipirate. 
Depuis janvier 2015, une mission de protection associée au plan Vigipirate est confiée à des militaires sous le nom d''Opération Sentinelle'. 720 personnes sont à ses trousses...

samedi 7 octobre 2017

Attentat évité aux bonbonnes de gaz : trois mises en examen sur six suspects

Trois suspects arrêtés dans l'attentat manqué du 16e de Paris stigmatisé par Hidalgo 

Ils sont soupçonnés, entre autres, de "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste".


Le procureur de Paris François Molins (à droite) lors de la conférence de presse, le 6 octobre 2017, consacrée à la découverte de bonbonnes de gaz dans le 16e arrondissement de la capitale.

Trois suspects ont été mis en examen, samedi 7 octobre, suite à la découverte de bonbonnes de gaz équipées d’un dispositif de mise à feu dans la nuit du 29 au 30 septembre, dans le 16e arrondissement de Paris.

Parmi les trois terroristes, deux âgés de 30 ans et le dernier, tunisien et père de trois enfants, né en 1985. Suspects, entre autres, de "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste", Amine A., son cousin Sami B. et Aymen B. "ont contesté leur implication et refusé de répondre aux questions des enquêteurs", a rapporté le procureur de la République de Paris, François Molins.

Des 'fichés S' qui ont pu comploter pour Daech à leur aise

Tous trois ont été plusieurs fois condamnés dans le passé. L’ADN d’Aymen B., 'fiché S' en raison de son prosélytisme en faveur de l’organisation Etat islamique, a été retrouvé sur place. 
"Amine A., également 'fiché S' […], est pour sa part, également connu pour avoir été placé en garde à vue le 26 mars 2013 dans le dossier bien connu Forsane Alizza", du nom d’un groupuscule islamiste radical dissous en 2012.
Les enquêteurs ont découvert au rez-de-chaussé de l’immeuble visé quatre seaux et un jerrycan "contenant en tout 33 litres d’essence, des sacs à gravats", ainsi qu’un "dispositif de mise à feu", a ajouté le procureur Molins :
"Les premières conclusions du service de déminage indiquent que ce dispositif devait favoriser la mise à feu de l’essence qui avait été répandue sur le sol, puis par voie de conséquence, l’explosion des quatre bonbonnes de gaz. C’est dire que la puissance de la déflagration aurait pu causer des dégâts majeurs."
Trois individus relâchés

Lors de perquisitions à leurs domiciles et dans une Twingo leur appartenant, ont en outre été également retrouvés  d'autres bouteilles de gaz, de nombreux tickets d’achat d’essence, un détecteur de micros, deux masques intégraux à visage humain en silicone, des téléphones portables et des cartes prépayées, entre autres.

Le Parquet a requis leur placement en détention provisoire. Placées en garde à vue lors de l’enquête, trois autres personnes ont par ailleurs été remises en liberté sans poursuites, dont une jeune femme de 24 ans.

Les enquêteurs ne sont parvenus pour l'heure à dégager aucune "explication logique et définitive" sur le choix de la cible, un immeuble de la rue Chanez, dans le 16e arrondissement de la capitale. "Aucune hypothèse n’est privilégiée ni écartée", a précisé le procureur.

D
es ex-sympathisants de Forsane Alizza parmi les gardés à vue

Parmi les six interpellations de la nuit du 29 au 30 septembre,  plusieurs sont d’anciens sympathisants du groupe Forsane Alizza, selon les informations du Monde.
Groupuscule ultra  islamiste adepte de démonstrations de force sur la voie publique, a été dissous en 2012 par Claude Guéant alors ministre de l’Intérieur, quelques jours seulement après les attentats commis par Mohamed Merah à Toulouse, jugés depuis le 2 octobre par la cour d’Assises spécialement composée, à Paris.

En 2015, quatorze membres de Forsane Alizza ont été jugés par ailleurs, à Paris, pour association de malfaiteurs terroriste. Ils ont été condamnés à des peines allant d’un an avec sursis à neuf ans de prison ferme pour leur leader Mohamed Achamlane.

Le nom de Forsane Alizza a aussi resurgi en début de semaine, dans l’arrêté préfectoral de fermeture de la mosquée de Sartrouville (Yvelines), pris le 2 octobre. Le président de l’association cultuelle est notamment accusé "d’incitation à la haine contre les autres religions" et d’entretenir des relations avec d’anciens membres du groupuscule.

lundi 25 septembre 2017

Collomb accueille un ancien "fiché S" dans la police nationale

Quand la police se laisse infiltrer... 

Autrefois dans le viseur du Renseignement pour sa pratique de l'islam

Il est devenu gardien de la paix, vendredi 22 septembre, en France.
Résultat de recherche d'images pour "police nationale"Une nouvelle promotion de gardiens de la paix a vu le jour, la semaine dernière. Or, parmi ces nouvelles forces de l'ordre, un homme sort du lot par son parcours, révèle RTL. 

Cette recrue a fait l'objet d'une fiche S (sûreté de l'État). Les faits remontent à l'année 2012, date à laquelle les services de la DGSI avaient commencé à s'intéresser à cet adepte de l'islam radical.  
 
Déjà à cette époque, l'homme tenta pourtant d'entrer dans la police, après avoir été chassé de l'Armée. Les services du Renseignement reçurent alors un signalement concernant cet individu. Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur le classa parmi les fichés S, soupçonnés de vouloir s'attaquer à la France. 

Les failles béantes des services

Résultat de recherche d'images pour "police nationale"
Le port du hijab bientôt autorisé
dans la police nationale
Malgré cette mesure individuelle, le suspect passa inaperçu et parvint à se faire embaucher comme adjoint de sécurité. Il resta sous surveillance pendant trois ans, et sembla avoir un comportement tout à fait normal.

Cellule dormante ?
Malgré l'"état d'urgence" instauré le 14 novembre 2015 sur tout le territoire national en raison des attentats islamistes du 13 novembre 2015, la DGSI décida donc de lever la fiche S dont il faisait l'objet. Plus rien ne l'empêchait de devenir policier et c'est que qu'il fit le 22 septembre 2017, lorsqu'il devint officiellement gardien de la paix après une formation à l'Ecole nationale de police (ENP), selon RTL.

Cet individu a pu être recruté et formé en école nationale de police, alors qu'il a fait l'objet d'une fiche S et ça ne fait pas problème ? 
A l'heure actuelle, il n'existe pas de contrôle administratif systématique lors des recrutements dans la police ou la gendarmerie pour connaître le parcours précis des candidats.
Cette disposition est prévue dans la nouvelle loi antiterroriste... 
Le suspect sera peut-être passé brigadier...

mardi 27 juin 2017

Le terroriste des Champs-Elysée avait prévenu la presse de son attentat islamiste

La presse, mieux informée que les services du renseignement, malgré l'état d'urgence...

Le gouvernement ne lit-il pas la presse ?

L'assaillant islamiste qui a foncé sur un fourgon de gendarmerie avait envoyé un courrier menaçant la France d'un "bain de sang", révèle Le Monde, ce mardi 27 juin.
Le 29 mai, trois semaines avant de passer à l'acte, le 19 juin, Adam Djaziri aurait prévenu les media français dans une lettre signée "Abou Mahdi al-Roumi", s'auto-proclamant dans le même temps "porte-parole des soldats du Califat en France", rapporte Le Monde. Sans révéler les journaux bénéficiaires des informations qui n'ont pas informé le gouvernement. La vacance du pouvoir est en cause : Bernard Cazeneuve et les six ministres candidats étaient en campagne  des législatives et davantage préoccupés de leur siège à l'Assemblée que de la sécurité des Français.

Mais Le Monde et ses confrères ont fait de la rétention d'info

La police a effectivement retrouvé la lettre dans l'ordinateur de l'auteur de l'attaque contre un fourgon de gendarmerie. Le courrier de huit pages, accompagné d'un photomontage comportant le drapeau de l'organisation Etat islamique (EI) et la formule "soldats du Califat", écrite à l'aide de munitions, promettait un "bain de sang" à la France si le gouvernement ne répondait pas à la longue listes d'exigences, dressées par le terroriste. 

Le djihadiste exigeait notamment "l'arrêt immédiat des bombardements" en Syrie ou la "libération de tous les musulmans emprisonnés pour avoir tenté de commettre un attentat". 

"Les Français n'ont pas tenu compte de l'avertissement"


Les Français n'y sont pour rien.La presse et l'exécutif ne peuvent en dire autant.
Le terroriste aurait notamment contacté l'écrivain controversé Marc-Edouard Nabe, en lui écrivant : "Connaissant vos positions, nous sommes certains que vous serez une des premières personnalités influentes à diffuser notre message". Ce que l'auteur avait effectivement fait, en en partageant une capture d'écran sur Twitter. 

La presse et les services gouvernementaux ont failli à leurs devoirs.
Ils "n'ont pas tenu compte de l'avertissement envoyé par les soldats du Califat", écrivait le musulman radical dans une lettre-testament envoyée à des proches, le jour de l'attaque, ce qui a conduit les enquêteurs à faire le lien avec la lettre de menaces reçue fin mai. 

La sous-direction anti-terroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avaient échoué à identifier l'auteur de la lettre avant l'attaque ratée sur les Champs-Elysées le 19 juin dernier, révèle Le Monde.
Image associée
Lundi 19 juin, vers 15h40, à la veille du second tour des législatives et deux semaines après une attaque djihadiste à Notre-Dame de Paris, alors qu’il descendait les Champs-Elysées pour se rendre sur une mission de protection publique, un fourgon de la gendarmerie a été percuté par une Renault Mégane. Ni les gendarmes, ni les passants n’ont été blessés mais l’habitacle de la voiture s’est immédiatement embrasé. Le conducteur, extrait par les gendarmes, est mort quelques minutes plus tard. Rapidement, la thèse d’un accident a été évacuée. 
Deux bombonnes de gaz de 13 kgs, un fusil d’assaut (Kalachnikiov, pour dire les choses) et deux armes de poing, dont l’une était attachée à sa ceinture, ainsi que des centaines de munitions, ont été découverts dans le véhicule du "jeune homme". 
D'après LCI, il était aussi en possession de barils de poudre, de talkies-walkies et de détecteurs de mouvements. Il y avait de quoi "éventuellement faire sauter cette voiture", précise le ministre Collomb.
Figurait également, une carte d’identité, celle d’Adam D., un Français de 31 ans, né en décembre 1985 à Argenteuil et issu d’une famille salafiste domiciliée depuis une trentaine d'années dans l’Essonne, au Plessis-Pâté.
Un élément déterminant qui permettra à la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de faire une perquisition du domicile dans la soirée. Sur place, un "stock d’armes" supplémentaire a notamment été découvert, indique une source proche du dossier. Une lettre dans laquelle le suspect prête allégeance au chef de Daesh a aussi été retrouvée.
Jamais condamné, l’"homme" faisait néanmoins l’objet d’une fiche 'S' pour sûreté d’état depuis 2015 pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale"Son frère et ses deux sœurs salafistes avaient d’abord intrigué la DGSI. "On pouvait voir en les croisant dans la rue qu’ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a témoigné le maire de la commune, Sylvain Tanguy, 45 ans (CNAM) parlant d’une "famille qui n’a jamais fait parler d’elle", ce qu'en pareilles circonstances affirment tous les élus pour dégager toute responsabilité. A la suite de la perquisition, quatre personnes ont été placées en garde à vue : son père, son frère, sa belle-sœur et son ex-épouse. Il s’agit néanmoins d’une procédure non pas "relativement courante" dans ce genre de dossier, mais systématique, pour tenter de recueillir des informations.
Plusieurs voyages d’Adam D. en Turquie ont intrigué les enquêteurs. En 2015, notamment, il a transité par ce pays avec son ex-femme et ses enfants,  sans qu'aucun passage en zone irako-syrienne n’ait d’ailleurs pu être établi. Ces déplacements ont cependant donné lieu à une surveillance accrue sans que rien ne puisse donner lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire ni même à des mesures coercitives dans le cadre de l’état d’urgence.

Permis de port d’armes
Dans le portefeuille retrouvé dans la voiture du djihadiste, les enquêteurs ont également découvert un permis de port d’arme de catégorie B, délivré en 2012 par la préfecture de l’Essonne. Lorsqu’il en fait la demande, Adam D. adhère depuis un an à un club de tir sportif et il est tout à fait éligible à l’obtention d’un permis : son casier est vierge et il peut fournir un certificat médical indiquant qu’il ne fait l’objet d’aucune altération psychologique. Neuf armes étaient enregistrées auprès des autorités, dont trois étaient soumises à une autorisation particulière (deux pistolets et une carabine).
Plus troublant encore, lorsqu’au début de l’année 2017, Adam D. demande un renouvellement de son permis, le terroriste salafiste est cette fois bien dans le radar des autorités. Cette procédure nécessite la consultation de deux fichiers : le traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et le Fichier des personnes recherchées (FPR). Or, ce dernier notifie la fiche S. Malgré tout, la licence lui est accordée. Les services préfectoraux nient toutefois une faille : selon eux, la DGSI ne voulait pas éveiller les soupçons d’Adam D. alors même que celui-ci fréquente régulièrement les stands de tirs.
L’enquête ouverte en flagrance par le parquet antiterroriste de Paris a été confiée à la DGSI et la Section antiterroriste de la brigade criminelle (SAT).

En clair, l'homme", le "jeune homme" qui bénéficie de l'anonymat dans la presse est, rappelons-le, Adam Djaziri. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt tunisien pour des faits de terrorisme depuis 2014.
Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, plusieurs attentats ciblant particulièrement les forces de l'ordre.