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jeudi 4 janvier 2018

Daech en Syrie : arrêtée, la convertie Emilie König refuse la justice d'Allah

La djihadiste réclame son rapatriement en France pour y être jugée

La Française de Daech la plus recherchée des services de renseignements français et étrangers a été arrêtée en Syrie

people
Recruteuse française de Daech, Emilie König serait aux mains des forces kurdes, selon une révélation  de RMC. Elle serait détenue dans un camp de réfugiés géré par les Kurdes, mais elle préférerait être jugée par la justice du pays qu'elle a trahi, ce qui en dit long sur le parti-pris de nos juges et du respect qu'ils inspirent.

Première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes en 2015. Agée de 30 ans, cette Bretonne était notamment recherchée pour avoir incité ses proches à commettre des actions violentes et pour avoir également publié des vidéos de propagande appelant au djihad armé sous l'identité d'Ummu Tawwab (la mère qui pardonne).
Des va-et-vient qui auraient échappé à la vigilance des services anti-terroristes...
Résultat de recherche d'images pour "Emilie König"
En 2013, cette convertie avait rejoint la zone irako-syrienne sans ses enfants, avant de revenir pour les récupérer, puis elle était finalement repartie sans eux.

Combien d'enfants de djihadistes ?
Ces dernières semaines, près d'une dizaine de Françaises et leurs enfants auraient été arrêtés, alors que Daech revendique l'attentat meurtrier contre une église copte (chrétienne) du Caire, en Egypte, à l'occasion de Noël. Des ressortissants français - qui ne sont pas seulement présents dans les zones de conflit, mais qui ont souhaité participer aux combats - ont été faits prisonniers et demandent à rentrer en France, ce qui pose des défis juridiques et diplomatiques majeurs. A Rakka, Syrie, ils seraient toujours 688 adultes français sur place, accompagnés de 400 à 500 enfants.

Deux des épouses de djihadistes auraient adressé une lettre à Emmanuel Macron pour décrire les conditions de vie ...difficiles ! Elles se diraient prêtes à rentrer en France pour répondre de leurs actes. Elles assureraient aussi n'avoir rencontré aucun responsable de l'Etat islamique.
Née à Lorient - ville PS dont Jean-Yves Le Drian fut le député-maire - dans le Morbihan, cette dernière d'une famille de quatre, convertie au contact de son premier mari, se radicalise à la fin des années 2000 en évoluant dans la sphère du groupe islamiste nantais Forsane Alizza, se réclamant d'un islamisme radical, empruntant sa rhétorique au salafisme djihadiste, créé en août 2010  par Mohamed Achamlane (condamné ce vendredi à 9 ans de prison ferme en juillet 2015) et dissout le 1er mars 2012 à la demande du ministre de l'intérieur Claude Guéant. En 2012, elle quitte la France pour la Syrie où elle apparaît dans des vidéos de propagande de Daech. Elle a été ajoutée en octobre 2015 à la liste des terroristes les plus recherchés par les Etats-Unis.
La France appliquera-t-elle le droit en l'état ?

Une dizaine de Françaises et Français - et leurs enfants - ont été faits prisonniers par l’armée irakienne ou les différentes forces engagées contre Daech. Quel sort leur réserve théoriquement le droit : un Français ayant commis un crime à l’étranger peut être poursuivi par la justice locale.
Mi-octobre, la ministre des armées, Florence Parly, avait ainsi estimé que "s’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats [de Rakka], je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, eh bien ils dépendront de la juridiction des forces syriennes."

Une situation "tout simplement intenable", a déjà réagi l’avocat Martin Pradel, conseil engagé, directeur des droits de l'Homme et de la défense de la Défense de l'UIA. Paris-France, qui défend quatre familles retenues en Syrie, soit une douzaine de Français, dont un "combattant" de Daech. "Ces personnes vivent dans des conditions humanitaires très difficiles, explique-t-il. Ils font l’objet de détention arbitraire par des groupes armés syriens dans des conditions abjectes, atroces," soutient-il, à propos de volontaires au djihad.
Juridiquement, ils se sont mis - de leur plein gré - dans une "complète impasse ", n'hésite pas à faire valoir l'avocat : "Les pouvoirs publics ne veulent pas en entendre parler, mais c’est reculer pour mieux sauter : il n’y a tout simplement pas de juridiction qui fonctionne en Syrie ", raconte-t-il, condamnant un pouvoir légitime, héritier d'un mandat international de la SDN (dont le France était partie prenante), en proie à une révolte islamiste intérieure violente, soutenue de l'étranger.

Un problème de droit international ?
A moyen terme,  en Syrie, cette situation représente aussi une menace diplomatique, prétend Wassim Nasr, un journaliste et animateur de réseau, diplômé à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS). "Un Français, aussi minable soit-il [sic], est une monnaie d’échange, un moyen de pression potentiel pour ces groupes qui les détiennent. Il a le sentiment que "pour l’Etat français, mieux vaudrait les avoir sous la main." En plus des associations et collectifs "humanitaires" - plus "humanistes" que quiconque - , les Français doivent s'attendre à subir la pression des communautés de tous pays arabes sur leur territoire.
La situation se clarifie pourtant également en Irak. Emmanuel Macron a d’ailleurs récemment redit sa confiance dans les juridictions locales : des Français ont vocation à y être jugés "avec leur famille", a-t-il précisé.

"Nos" djihadistes [et parfois exécuteurs de Français] y encouraient néanmoins une condamnation à mort, ce qui pose question sur le plan du droit et des principes : la France a aboli la peine capitale et se refuse à extrader des étrangers risquant d’être exécutés dans leur pays. Sauf que ce cas de figure exclut les djihadistes en question qui ont choisi de rompre avec la France et l'ont combattue.  "La France peut sans doute négocier en sous-main le fait qu’on ne requière pas la peine de mort contre nos ressortissants, imagine un spécialiste de droit international partisan. Si celle-ci devait malgré tout être prononcée, on pourrait demander une grâce présidentielle." Juristes émoustillés ou subversifs, nos pro-islamistes de France ont tout prévu...

Interrogations pour les femmes et les mineurs
Avocate de l'ONG Sherpa et des salariés syriens de Lafarge, Marie Dosé dénonce déjà l’attitude "scandaleuse" de la France : "Nous pouvons parfaitement judiciariser ces affaires en France et nous le devons, assure-t-elle. Sur quelle base juridique ? Sauf à refuser de regarder notre histoire en face. C’est notre société qui a produit ces djihadistes, c’est donc à nous de les juger !", lance-t-elle, ce qui justifierait en soi des poursuites de l'Etat français.

"Paris serait légitime à le faire puisqu’ils font aussi l’objet de poursuites en France pour association de malfaiteurs à visée terroriste", enchaîne Me Pradel, membre de l'Union Internationale des Avocats.
Le sujet du sort des enfants est particulièrement sensible. Mi-octobre, une vingtaine de familles, dont les filles sont parties faire le djihad, ont demandé au président de s’engager à rapatrier les mineurs : "Notre mère patrie (…) ne doit pas rejeter ses enfants, même égarés," ont-elles été encouragées à clamer.

Une option exclue par l’exécutif, qui a fait le choix d’un rapatriement "au cas par cas", selon les mots d’Emmanuel Macron, mi-figue, mi-raisin. "Les appels au djihad s’adressent aussi aux femmes et aux mineurs, a aussi souligné François Molins, le 10 novembre, justifiant ainsi la position de l’exécutif. Certains ont été formés au maniement des armes." Et constituent pour la population un danger réel permanent sur le sol français.
"Le cas par cas, c’est l’arbitraire le plus total," leur opposent les avocats de djihadistes, quand l'USM défend le droit du juge à interpréter la loi, en fonction du contexte et du parcours personnel de l'accusé...

L’option du "cas par cas" interpelle donc les défenseurs des droits de l’homme. "La France a le devoir de protéger l’intégrité physique de ces enfants, quels que soient les actes commis par leurs parents," estiment les pros de la compassion, héritiers du christianisme, à leur corps laïc défendant. On doit impérativement protéger ces mineurs, ce qui suppose de les faire rentrer chez nous", insiste ainsi Me Patrick Baudoin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Un point de vue subjectif qui ne se fonde que sur une idéologie. 
"Le cas par cas, c’est l’arbitraire le plus total, dénonce aussi Marie Dosé. Car qui décide qu’untel "mérite" ["ne mérite pas" serait mieux approprié] d’être rapatrié [et hébergé dans ses bureaux du Louvre], et pas l’autre [celui ou celle qui n'a pas porté les armes contre son pays] ? Quels sont les critères retenus pour opérer ce choix ?" Quels sont les critères objectifs de Marie Dosé pour prendre le risque d'exposer des femmes et des enfants innocents de France à des actes criminels éventuels ? 
Pour cette juriste incompétente en matière de sécurité, la justice antiterroriste française serait tout à fait en "capacité" de "neutraliser" les combattants français et leurs familles, au prix d'une vigilance sécuritaire sur plusieurs générations : "Pour la pratiquer, je peux vous assurer de sa très grande sévérité", décide Marie Dosé, qui s'était mobilisée contre Nicolas Sarkozy, n'est pas neutre et ne se prend pas pour  "Untel"...
De fait, les adultes de retour font logiquement l’objet d’un traitement judiciaire et sont le plus souvent incarcérés, hommes comme femmes. Dans le code pénal comme dans les procès, les peines n’ont cessé de s’alourdir ces dernières années.

Dialectique marxiste qui fait de l'agresseur la victime de sa société
Les mineurs de 13 et 15 ans ont évidemment, eux aussi, "vocation à être interpellés à leur arrivée en France et à être entendus", selon les mots de François Molins, pour être éventuellement mis en examen et jugés devant le tribunal pour enfants ou la Cour d’Assises des mineurs. Ceux de moins de 13 ans sont placés dans "des centres spécialisés, voire des familles d’accueil pour les plus petits", si mûrs et aguerris par leurs parcours soient-ils.

Au delà des mots et des intentions, il reste qu’on ne sait pas bien comment prendre en charge ce public et permettre qu’il ne représente plus une menace à moyen ou long terme ou, pour les adultes, à leur sortie de prison. "On est face à des gens qui sont plus déçus que repentis", avait d’ailleurs remarqué François Molins récemment - sans mentionner les vindicatifs - , évoquant les combattants de retour et mettant en garde contre toute "naïveté".
"Je ne sais même pas s’ils sont déçus, commente une autre source judiciaire, anonyme, cette fois. Ils disent qu’ils regrettent d’être partis, mais ils minimisent leur rôle et disent surtout qu’ils se sont fait laver le cerveau." Un peu comme s’ils étaient plus victimes que responsables de leurs actes. La ligne de défense des associations...

Les combattants français de Daech
Depuis janvier 2013, 2.370 Français ou résidents se sont "impliqués" dans les ­filières djihadistes. Parmi eux :
- 280, au moins, ont été tués dans les combats ou par des frappes aériennes. Ce nombre est probablement sous-estimé, reconnaissent les autorités.
- 980 ont voulu partir ou ont tenté de le faire, sans y parvenir. Ils ont pu être arrêtés en France ou sur leur route vers la Syrie.
- 688 se trouvent actuellement sur place, dont 295 femmes et 28 mineurs de plus de 15 ans. En tout, il y aurait entre 400 et 500 mineurs avec eux.
- 249 sont de retour en France, tandis que 173 seraient en transit. Le nombre des retours s’est largement tari : depuis janvier 2017, les autorités françaises n’en auraient enregistré que neuf.

En tout, 465 procédures judiciaires concernant 1 469 individus sont en cours,
selon le Centre d’analyse du terrorisme et parquet de Paris.

Attendez-vous à ce que le repentir soit introduit dans les attendus des juges de la Justice française, "la mère qui pardonne"...
On compte au bas mot 7.000 Kurdes iraniens et 5.000 Kurdes irakiens en France. Le reste est formé de Kurdes de Syrie, du Liban et des ex-républiques soviétiques du Caucase. Les premiers migrants kurdes sont arrivés dans le cadre des accords bilatéraux entre la France et la Turquie signés en 1965.
"Elle est en Syrie ? Qu'elle y reste". Ce sont les mots du père de la djihadiste, 30 ans à l'époque et mère de trois fils de trois pères différents. Celle qui se fait appeler "Samra" aurait accouché en Syrie d'un petit garçon en mars dernier, fruit d'une union avec un Nîmois converti, Peter Cherif, le plus aguerri, un "senior" des Français blacklistés par les Etats-Unis. Des trois djihadistes, Peter Cherif est en effet le combattant le plus ancien. Celui qui fût petit délinquant à ses heures – braquages et vols à mains armées, indique l'Express– est parti dès 2004 renforcer les rangs d'Al-Qaïda en Irak pour lutter contre les forces de la coalition militaire conduite par les Etats-Unis.

Le père de la recruteuse est un gendarme à la retraite de 69 ans en 2015, quand il s'exprima ainsi pour la première fois et de manière très brève dans le journal Ouest-France. 
Quelle famille de victime du terrorisme islamiste se porte volontaire pour l'héberger avec ses enfants de djihadiste(s) ?

samedi 7 octobre 2017

Attentat évité aux bonbonnes de gaz : trois mises en examen sur six suspects

Trois suspects arrêtés dans l'attentat manqué du 16e de Paris stigmatisé par Hidalgo 

Ils sont soupçonnés, entre autres, de "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste".


Le procureur de Paris François Molins (à droite) lors de la conférence de presse, le 6 octobre 2017, consacrée à la découverte de bonbonnes de gaz dans le 16e arrondissement de la capitale.

Trois suspects ont été mis en examen, samedi 7 octobre, suite à la découverte de bonbonnes de gaz équipées d’un dispositif de mise à feu dans la nuit du 29 au 30 septembre, dans le 16e arrondissement de Paris.

Parmi les trois terroristes, deux âgés de 30 ans et le dernier, tunisien et père de trois enfants, né en 1985. Suspects, entre autres, de "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste", Amine A., son cousin Sami B. et Aymen B. "ont contesté leur implication et refusé de répondre aux questions des enquêteurs", a rapporté le procureur de la République de Paris, François Molins.

Des 'fichés S' qui ont pu comploter pour Daech à leur aise

Tous trois ont été plusieurs fois condamnés dans le passé. L’ADN d’Aymen B., 'fiché S' en raison de son prosélytisme en faveur de l’organisation Etat islamique, a été retrouvé sur place. 
"Amine A., également 'fiché S' […], est pour sa part, également connu pour avoir été placé en garde à vue le 26 mars 2013 dans le dossier bien connu Forsane Alizza", du nom d’un groupuscule islamiste radical dissous en 2012.
Les enquêteurs ont découvert au rez-de-chaussé de l’immeuble visé quatre seaux et un jerrycan "contenant en tout 33 litres d’essence, des sacs à gravats", ainsi qu’un "dispositif de mise à feu", a ajouté le procureur Molins :
"Les premières conclusions du service de déminage indiquent que ce dispositif devait favoriser la mise à feu de l’essence qui avait été répandue sur le sol, puis par voie de conséquence, l’explosion des quatre bonbonnes de gaz. C’est dire que la puissance de la déflagration aurait pu causer des dégâts majeurs."
Trois individus relâchés

Lors de perquisitions à leurs domiciles et dans une Twingo leur appartenant, ont en outre été également retrouvés  d'autres bouteilles de gaz, de nombreux tickets d’achat d’essence, un détecteur de micros, deux masques intégraux à visage humain en silicone, des téléphones portables et des cartes prépayées, entre autres.

Le Parquet a requis leur placement en détention provisoire. Placées en garde à vue lors de l’enquête, trois autres personnes ont par ailleurs été remises en liberté sans poursuites, dont une jeune femme de 24 ans.

Les enquêteurs ne sont parvenus pour l'heure à dégager aucune "explication logique et définitive" sur le choix de la cible, un immeuble de la rue Chanez, dans le 16e arrondissement de la capitale. "Aucune hypothèse n’est privilégiée ni écartée", a précisé le procureur.

D
es ex-sympathisants de Forsane Alizza parmi les gardés à vue

Parmi les six interpellations de la nuit du 29 au 30 septembre,  plusieurs sont d’anciens sympathisants du groupe Forsane Alizza, selon les informations du Monde.
Groupuscule ultra  islamiste adepte de démonstrations de force sur la voie publique, a été dissous en 2012 par Claude Guéant alors ministre de l’Intérieur, quelques jours seulement après les attentats commis par Mohamed Merah à Toulouse, jugés depuis le 2 octobre par la cour d’Assises spécialement composée, à Paris.

En 2015, quatorze membres de Forsane Alizza ont été jugés par ailleurs, à Paris, pour association de malfaiteurs terroriste. Ils ont été condamnés à des peines allant d’un an avec sursis à neuf ans de prison ferme pour leur leader Mohamed Achamlane.

Le nom de Forsane Alizza a aussi resurgi en début de semaine, dans l’arrêté préfectoral de fermeture de la mosquée de Sartrouville (Yvelines), pris le 2 octobre. Le président de l’association cultuelle est notamment accusé "d’incitation à la haine contre les autres religions" et d’entretenir des relations avec d’anciens membres du groupuscule.

lundi 8 juin 2015

Forsane Alizza, le groupe islamiste qui voulait "balafrer" la France, devant la justice

Des juges et des personnalités comme cibles potentielles

Les membres du groupuscule islamiste 
avaient récupéré les coordonnées de plusieurs personnalités


Ils comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. 
Outre trois épiceries juives, un café de la rue des Rosiers à Paris et cinq boutiques de l'enseigne Hyper Cacher, les "Cavaliers de la Fierté", comme se nomment les membres de Forsane Alizza, avaient, dans leur collimateur, deux magistrats lyonnais dont l'un avait été choisi en raison de la consonance juive de son patronyme et d'un jugement entraînant un retrait de garde d'enfants, sur fond de maltraitance, à l'un des islamistes présumés. Les membres du groupe radical, dont quinze d'entre eux comparaissent à partir de ce lundi à Paris, n'excluaient pas de s'en prendre aussi à des "ennemis de l'islam" comme Fabrice Robert, chef du parti Bloc Identitaire.

Grâce à un certain 'Dawoud', une connaissance travaillant chez Orange, Mohamed Achamlane, l' 'émir' autoproclamé de Forsane Alizza, avait par ailleurs reçu  un 'petit cadeau'. A savoir la liste des noms, des adresses, des téléphones fixes et mobiles de personnalités politiques telles que l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, Roselyne Bachelot, les anciens premiers ministres Édouard Balladur, Dominique de Villepin, et Jean-Pierre Raffarin, ainsi que Jean-Louis Borloo,  Jean-Louis Debré ou encore Philippe Douste-Blazy.
Achalane à Nantes (novembre 2011)
avec le polygame Liès Hebbadj 
Forsane Alizza a aussi obtenu aussi les coordonnées de figures médiatiques comme Éric Zemmour ou Silhem Hachbi du mouvement 'Ni pute, ni soumise'. Insatiable, Mohamed Achamlane avait même exigé des coordonnées 'de flics, de magistrats, de députés, etc., qu'on ait une grande base de données, pour avoir un moyen de pression important".

Dans un fichier intitulé: "données UMP.odt", les magistrats antiterroristes ont en outre découvert que les islamistes disposaient des "données personnelles de membres de l'UMP, dont des députés, anciens ministres et personnalités médiatiques", dont les "adresses, téléphones, messageries électroniques, véhicules, nombre d'enfants, profession". 

Enfin, Forsane Alizza est soupçonné d'avoir voulu perpétrer une attaque au cocktail molotov contre le journal Libération, au motif que le quotidien avait déjà accueilli l'équipe de Charlie hedbo après l'incendie de ses locaux commis le 1er novembre 2011 dans la nuit. Une menée criminelle dont l''émir' Mohamed Achamlane s'est d'ailleurs vanté d'être le commanditaire devant un disciple.


vendredi 6 avril 2012

Prolongation de six des gardes à vue d'islamistes sur dix



Des charges pourraient être retenues contre la majorité d'entre eux






Provocateurs salafistes à Tunis
contre la chaîne de télévision de  Nessma, le 23 janvier 2012


Seuls quatre des dix islamistes présumés ont été libérés après leur arrestation de mercredi en France
, ont annoncé les sources judiciaires.
Les six suspects maintenus en garde à vue pourraient donc être présentés à des juges anti-terrorisme pour une éventuelle mise en examen durant le week-end.ment contesté. En matière terroriste, de même que la garde à vue peut être prolongée à quatre jours, le Renseignement peut en effet solliciter le Parquet de Paris pour ces interpellations sur le fondement de simples fiches établies du fait que les personnes concernées présentent un risque potentiel, en raison d'un profil, de sympathies idéologiques ou de voyages, en l'occurrence dans la zone pakistano-afghane, mais aussi bien en Iran.

La gauche entretient la polémique attendue


Plusieurs candidats à l'élection présidentielle,le candidat du PCF, Jean-Luc Mélenchon, l'altermondialiste binationale Gro-Eva Joly (Europe Ecologie-les Verts), F.Bayrou (MoDem) et François Hollande (PS) ont néanmoins critiqué ces arrestations, à des nuances près les jugeant fortement médiatisées et, selon eux, motivées par des arrière-pensées électoralistes.
Le meurtre de sept personnes à Toulouse et Montauban par un fanatique islamiste, Mohamed Merah, justifierait aussi l'action du gouvernement qui défend le principe d'une action préventive.


Forte proportion de mises en examen


Ces arrestations interviennent après l'interpellation de 19
membres présumés du groupe salafiste Forsane Alizza, le 30 mars. 

17 ont été placés en garde à vue et 13 des  dix-neuf ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme, acquisition, détention et transports d'armes".
Rien à voir avec les armes de la propagande de l'opposition en campagne...




mardi 3 avril 2012

Treize sur 17 islamistes en garde à vue, déférés devant le juge


Embarras à gauche: ne surtout pas être solidaire de l'action gouvernementale 

Sécurisation républicaine ou récupération ?

Après Lies Hebbadj, la région de Ayrault est à la pointe de l'islamisation

Treize des 17 islamistes radicaux interpellés vendredi vont être présentés aux juges anti-terroristes en vue d'une mise en examen pour détention d'armes et association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, a annoncé mardi le procureur de Paris.
Le Parquet a requis le placement en détention de neuf des treize personnes présentées au juge, a précisé le procureur.

Terroristes prêts à un enlèvement
"Evoqué au cours d'une réunion à Lyon en septembre 2011", des sources proches de l'enquête ont fait état d'un projet d'enlèvement d'un juge d'instruction lyonnais prêté à ces sympathisants du groupuscule salafiste Forsane Alizza, mais le procureur François Molins a relativisé son degré d'avancement, évoquant un "projet intellectuel" sans "tentative de commencement d'exécution".
Le directeur central du Renseignement intérieur, Bernard Squarcini, avait d'ailleurs indiqué samedi au journal La Provence que les islamistes présumés placés en garde à vue vendredi "semblaient préparer un enlèvement".

Un danger de récupération politicienne par la gauche en campagne
"Un croisement d'éléments du dossier", dont des informations sur des "entraînements physiques", "des appels au jihad" ont motivé la décision d'interpellation de ces personnages vendredi par les juges, a-t-il expliqué.
"Tout ça incite les magistrats instructeurs à ne pas prendre de risque, il y a suffisamment d'éléments pour aller les chercher", a dit François Molins, afin d'éviter "un passage à l'acte imminent".

Des religieux multi-fonctions: animateurs, coordinateurs et émirs
"Tous les mis en cause ont confirmé le rôle d'animateur, de coordinateur et d'émir" du leader de Forsane Alizza, Mohamed Achamlane, a-t-il précisé.

Et aussi experts militaires
Le magistrat a ajouté par ailleurs qu'une dizaine d'armes avaient été saisies.
Les gardes à vue, dans le cadre d'une information judiciaire pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ouverte début mars, peuvent durer quatre jours dans des dossiers antiterroristes, et s'achevaient donc ce mardi matin.

Des candidats d'opposition se sont emparés du sujet
Mélenchon à Bayrou, en passant par Joly et Hollande, qui sont déjà passés des soupçons aux accusations.
Dix-neuf personnes avaient initialement été interpellées. Ces interpellations, conduites vendredi matin par la DCRI et la section anti-terroriste (SAT) de la police judiciaire parisienne, ont aussitôt été largement médiatisées, l'opposition critiquant une "opération électoraliste", inventant ainsi le 'terrorisme électoraliste'.

Mohamed Achamlane, chef du groupe Forsane Alizza (" Les Cavaliers de la Fierté "), avait été transféré lundi à Paris en vue de sa présentation aux juges anti-terroristes, qui avaient prolongé la garde à vue de quinze autres islamistes présumés arrêtés vendredi. 

Certains imams prétendent en outre ne pas être au courant de l'activité de surface des terroristes de leur mosquée
"

"Eléments extrêmement sérieux"

Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, a jugé l'information «plausible"  une préparation des enlèvements et a fait état "d'éléments extrêmement sérieux" accumulés contre eux par la police.
"Ce n'est pas à moi de confirmer puisqu'il y a une procédure judiciaire, mais si nous avons procédé à ces interpellations et déféré ces individus à la justice, c'est qu'il y avait des éléments extrêmement sérieux" contre eux, a déclaré Nicolas Sarkozy sur Canal+.
"L'instruction est en cours, il y a une enquête. Disons qu'on a été les chercher chez eux, la police était sur eux depuis quelque temps et vous verrez que, dans les semaines qui viennent, nous continuerons ce travail absolument systématique qui consiste à assurer la protection des Français en ne tolérant pas ce type d'activité", a-t-il rassuré.

Au lendemain de l'annonce de l'expulsion de cinq prédicateurs ou imams radicaux, Nicolas Sarkozy a par ailleurs répété que son gouvernement expulserait systématiquement ceux qui prononcent "des propos parfaitement incompatibles avec les valeurs de la République française" .
"Ils ont prononcé des paroles inacceptables, on les met dehors [...], ça sera une règle maintenant qui ne souffrira aucune exception", a-t-il prévenu.

vendredi 30 mars 2012

Une vingtaine d'islamistes arrêtés dans seulement quelques grandes villes


Coup de filet suite à une enquête sur les milieux islamistes dans plusieurs villes de France



Nabil Belkacemi 15 ans, victime de la Kamikazerie islamiste  (Algérie, 9/2007)



Ces arrestations ont été effectuées notamment à Toulouse et à Nantes


Des hommes de l'unité d'élite du Raid et du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) agissaient sur commission rogatoire d'un juge antiterroriste.
Des interpellations ont eu lieu également en région parisienne, autour de Lyon et dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) que son président, Michel Vauzelle (PS)  présenta comme la plus musulmane de France dans un discours du  30 avril 2010 à Istres, en présence  de son vice-président du conseil régional Patrick Mennucci (PS), le maire d’Istres, François Bernardini (PS) ou les députés PS Henri Jibrayel et PCF Michel Vaxès. " Je suis fier d’être le président d’une grande région musulmane " Une discrimination "politiquement correcte" que la Ligue des droits de l'homme, SOS Racisme et  le MRAP applaudissent ? 
Plusieurs des personnes arrêtées sont soupçonnées d'être proches du groupement islamiste radical Forsane Alizza, dissous en février par le ministère de l'Intérieur, dont l'opposition, singulièrement Gro-Eva Joly et François Hollande, prétend qu'il reste les bras croisés.

Les exemples ne manquent pas qui décrédibilisent les attaques de la gauche
Ainsi une opération "coup de filet" avait déjà été menée en mai dernier dans les milieux islamistes français de la région parisienne. Sept personnes, dont un mineur, avaient été interpellées lors de l'opération conduite par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans les villes de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), Stains (Seine-Saint-Denis) et Paris. Le "cerveau" présumé du groupe djihadiste, un Franco-Indien ingénieur de formation et originaire de la région parisienne, avait été arrêté en fin de matinée à l'aéroport de Roissy en provenance d'Algérie. Des perquisitions avaient été menées par les forces de l'ordre, notamment à Stains. Mardi soir, six personnes étaient en garde à vue. Un mineur a été relâché après avoir été entendu comme témoin.
Ces interpellations, a précisé le ministre, étaient consécutives à l'arrestation en janvier et annoncée mi-avril 2011 par Islamabad de deux Français à Lahore, la mégalopole de l'Est pakistanais. Prénommés Zoaib et Sharaf et âgés de 19 et 22 ans, ces deux hommes sont originaires de la région parisienne et l'un d'eux est d'ascendance pakistanaise. Ils sont soupçonnés de s'être rendus au Pakistan pour se former au djihad.

Nicolas Sarkozy a précisé que 19 personnes ont cette fois été arrêtées et a annoncé que d'autres opérations auraient lieu.
"Ce qui s'est passé ce matin va continuer, il y aura d'autres opérations qui continueront et qui permettront d'expulser du territoire national des gens qui n'ont rien à y faire", a dit le président-candidat sur Europe 1.

Saisies d'armes
Les arrestations, menées conjointement par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ont permis la saisie de plusieurs armes de poing, d'au moins un fusil d'assaut de type kalachnikov et d'au moins un gilet pare-balles, a-t-on précisé de source policière.
"Je peux vous dire qu'un certain nombre d'armes dont des kalachnikovs, ont été saisies", a déclaré pour sa part Nicolas Sarkozy.
Ces opérations n'ont pas eu lieu dans le cadre de l'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban mais "en lien avec une forme d'islamisme radical" et "en plein accord avec la justice", a encore dit le chef de l'Etat.
Ces arrestations interviennent huit jours après la neutralisation de l'homme qui a tué sept personnes dont trois enfants en France en se réclamant d'Al Qaïda.
Mohamed Merah a été inhumé jeudi soir dans le carré musulman d'un cimetière de Toulouse après le refus des autorités algériennes d'accueillir sa dépouille.
Les enquêteurs sont sur la piste d'un ou plusieurs complices dans l'affaire Merah, qui a donné lieu à une polémique sur l'efficacité des services de renseignement.
La France a décidé par ailleurs d'interdire l'entrée sur son territoire de quatre prédicateurs musulmans de renom, soulignant que leurs positions et propos "dans le contexte actuel, représentent un fort risque de troubles à l'ordre public", ont annoncé jeudi les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur.