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mardi 18 juin 2019

Les djihadistes français de retour bénéficient d'une requalification en "terroristes"

Les brebis galeuses réintégreront le bercail sous la houlette de Macron

Battus et haineux, "150 djihadistes français vont revenir sur le territoire national dans les semaines qui viennent."



Conséquence de la reprise en main de la Syrie par le pouvoir légitime et souverain, l'annonce du retour de djihadistes français a secoué la classe politique suscitant la crainte de l'importation du terrorisme islamiste en France ainsi que de nombreux casse-tête juridique, carcéral, humain et politique. 

Dans le cas de l'Irak, la position de la France a toujours été de laisser cet Etat souverain juger les ressortissants français ayant commis des faits à caractère terroriste sur son sol, à la seule réserve que ne leur soit pas infligé un traitement inhumain et dégradant et qu'ils ne soient pas condamnés à mort.
Seuls les détenus français ayant commis des actes en Irak peuvent y être transférés pour y être jugés. 
Sur le nombre de Français qui se trouvent toujours aux mains des Kurdes et dont on craint qu'ils se dispersent dans la nature après le départ des troupes américaines de Syrie ou qu’ils soient arrêtés par les troupes de Bachar el-Assad - environ 115 personnes ? – tous ne sont pas des enfants de moins de 7 ans comme il est affirmé dans la presse pour faire pleurer dans le chaumières.

Quel cadre juridique pour les djihadistes de retour sur le territoire français ?

Résultat de recherche d'images pour "revenants islamistes"Ils sont partis faire le djihad et combattre la coalition internationale dont des troupes françaises, mais le sort des détenus par les Kurdes en Syrie pose pourtant un véritable problème aux autorités françaises.
Le gouvernement français étudie aujourd’hui le moyen de rapatrier 150 djihadistes français en leur évitant la peine de mort en Syrie et des poursuites en France en tant qu'ennemis de la France et traîtres. Ainsi, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a précisé : "nous avons fait un choix, qui est celui de la préférence du contrôle et donc du rapatriement en France". 
Ces intentions vertueuses ne respectent pas le voeu d'une majorité de la population hostile à ce traitement qui met en péril notre avenir, ainsi menacé de terrorisme intérieur, et celui de nos enfants, condamnés à côtoyer la progéniture de djihadistes nés dans des camps, élevés dans la haine des occidentaux et formatés pour le djihad.

Didier Rebut, professeur de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas et Membre du Club des juristes se livre à une analyse de la situation.

"Les Français de retour de Syrie pourraient aussi être poursuivis pour crimes contre l’humanité"

Le Gouvernement français a fait savoir qu’il envisage de faire revenir en France les djihadistes français détenus par les Kurdes dans la zone Irako-Syrienne. Quel serait le cadre juridique de ce retour ?

Ce retour ne peut pas avoir pour cadre juridique les procédures connues d’extradition et d’expulsion parce que celles-ci ne peuvent intervenir que dans une relation d’Etat à Etat. Or, les forces kurdes qui détiennent les ressortissants français en Syrie n’appartiennent pas à un Etat, ce qui interdit de recourir au mécanisme de l’extradition ou de qualifier leur remise aux autorités françaises d’expulsion. 
Les prémisses de l'analyse sont inexactes : les Kurdes de Syrie constituent la minorité la plus importante de ce pays et ont résisté victorieusement aux attaques des djihadistes de Daesh sur Kobané en 2014, lors d'une bataille qui a été surnommée le 'Stalingrad du Moyen-Orient', mais ils ont ensuite été chassés de leurs terres par des Turcs salafistes en 2018. Ils sont aujourd'hui syriens revendiquant leur autonomie dans le cadre de la Syrie, une stratégie qui s'est révélée payante en Irak et qui contredit la propagande qui les décrit comme incompétents.
Ce retour ne pourrait pas davantage s’analyser comme un rapatriement consulaire qui consiste dans l’octroi d’une aide financière à un ressortissant français sans aucune ressource pour lui permettre de rentrer sur le territoire français [comme si aucune faute n'avait été commise contre la France]. Il est évident que cela ne serait pas la mesure mise en œuvre, étant donné qu’il ne s’agirait pas d’aider financièrement ces djihadistes à revenir en France mais de les ramener par le biais de moyens matériels et humains entièrement mis en œuvre par les autorités françaises [qui ne les laisseraient pas rentrer par leurs propres moyens]. Le rapatriement consulaire est par ailleurs, comme son nom l’indique, une mesure prise par un consulat, ce qui ne serait pas le cas. [...] Cette mesure a une finalité humanitaire qui ne serait pas apparemment celle du rapatriement des ressortissants français détenus en Syrie, même si cette préoccupation est celle d’un certain nombre de personnes qui réclament leur retour en France.

Ce retour n’aurait donc pas de cadre juridique précis. Il donnerait certes lieu à un rapatriement, dès lors qu’il serait organisé et mis en œuvre par les autorités françaises avec le consentement des ressortissants concernés mais ce rapatriement répondrait, semble-t-il, à une demande des Kurdes qui ne souhaitent pas continuer à détenir ces ressortissants français. Il serait aussi destiné à les remettre aux autorités françaises à leur arrivée en France pour les poursuivre et les juger. C’est donc une mesure qui relèverait à la fois du rapatriement, de l’expulsion et de l’extradition sans correspondre à aucune de ces procédures.

L’incertitude sur le cadre juridique de ce retour pourrait-elle fragiliser les poursuites pénales à leur encontre ?

On ne peut pas exclure bien sûr que certains des ressortissants français rapatriés contestent les poursuites pénales exercées contre eux au motif que leur retour en France n’aurait relevé d’aucune procédure précise et cela alors même qu’ils ont demandé à revenir. Mais cette contestation ne devrait pas aboutir.

La Cour de cassation considère qu’une personne peut être valablement poursuivie en France, même si elle n’a pas fait l’objet d’une procédure d’extradition. C’est une solution qu’elle a appliquée dans l’affaire "Barbie" dans un arrêt du 6 octobre 1983 (n° 83-93194). [...] Elle a répété sa solution dans un arrêt du 21 février 1995 (n° 94-85626) rendu dans l’affaire "Carlos". [...]
Il n’apparaît pas en effet que les ressortissants français rapatriés de Syrie pourraient se plaindre de leur retour en France alors qu’ils l’ont demandé. Cette demande devrait conduire à considérer que leur présence en France a sa cause dans leur volonté, de sorte qu’aucun reproche ne pourrait être adressé à ce sujet aux autorités françaises.

S’agissant de ceux qui seraient éventuellement revenus contre leur gré, il sera permis de leur opposer que plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont instamment demandé aux Etats membres de poursuivre et de juger les auteurs d’actes de terrorisme. On pourra donc soutenir que leurs poursuites ne font que répondre à cette demande, laquelle s’impose à la France en vertu de l’autorité des résolutions du Conseil de sécurité. [...]

Quelles sont les infractions pour lesquelles les ressortissants français revenus de Syrie pourraient être poursuivis ?

Les poursuites devraient évidemment viser la commission d’actes de terrorisme prévue par l’article 421-1 du Code pénal. Elles pourraient aussi porter sur la qualification d’association de malfaiteurs terroriste pour ceux qui n’ont pas participé à la commission de crimes terroristes ou dont il n’est pas possible de rapporter la preuve de la participation à des actes de terrorisme. La France est compétente pour poursuivre et juger ces faits, alors même qu’ils ont été commis à l’étranger en application de l’article 113-13 du Code pénal. Cet article, qui a été adopté en 2012, concerne spécialement le cas des crimes et délits terroristes commis à l’étranger par des Français ou des personnes résidant habituellement en France. Il ne pose aucune condition à cette compétence pour qu’elle ne soit pas soumise aux restrictions applicables à la compétence fondée sur la nationalité ou compétence personnelle active. Il s’ensuit notamment que les poursuites françaises contre des Français ayant commis des actes de terrorisme à l’étranger ne se heurtent pas à l’autorité de chose jugée à l’étranger pour les mêmes faits. Des ressortissants français ayant été poursuivis ou jugés à l’étranger pour terrorisme peuvent donc être rejugés en France, ce qui n’aurait pas été possible avant l’adoption de l’article 113-13.

Les ressortissants français de retour de Syrie pourraient aussi être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Les crimes susceptibles de leur être reprochés en caractérisent, semble-t-il, les éléments constitutifs. Ils ont été commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’une population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique, ce qui correspond aux termes de l’article 212-1 du Code pénal qui définit les crimes contre l’humanité. 
On pourrait même retenir la qualification distincte de génocide prévue par l’article 211-1 du Code pénal pour les crimes commis contre la population yézidie, étant donné qu’ils semblent présenter l’élément intentionnel de destruction d’un groupe qui est le critère de ce crime. La France est compétente pour juger ces crimes commis à l’étranger par des ressortissants français en application de la compétence personnelle active prévue par l’article 113-6 du Code pénal.

Des poursuites pour crimes contre l’humanité contre les djihadistes français de retour de Syrie permettraient de mieux rendre compte des crimes djihadistes que la qualification de terrorisme banalise. Ces crimes ont en effet une autre nature qui les fait relever des crimes contre l’humanité et non pas seulement du terrorisme. Il s’agirait alors des premières poursuites pour crimes contre l’humanité contre des ressortissants français depuis les condamnations de Paul Touvier et Maurice Papon en 1994 et 1998. Les crimes de Daesh sont comparables par leur horreur et leur idéologie aux crimes nazis. Cela justifierait que leurs auteurs soient poursuivis pour crimes contre l’humanité comme l’ont été les criminels nazis.

Le sujet de la requalification des poursuites fait débat


On estime qu'il y a environ 300.000 Kurdes en France. Depuis plus de 30 ans la langue, la littérature et l'histoire kurdes, ainsi que la géographie du Kurdistan, sont enseignés à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Langues O) à Paris. Or, des militants de l'AKP - parti islamo-conservateur, au pouvoir en Turquie depuis 2002, dont le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, est le président général depuis le 21 mai 2017 - et du MHP - parti politique turc généralement classé à l'extrême droite - sont d'ores et déjà responsables d'actions d'intimidation visant la communauté kurde.

L'assertion - "150 djihadistes français de retour sur le territoire national" - est fausse. Ce chiffre recouvre en effet des réalités bien différentes qui ouvrent la porte à des interprétations variées du droit. 
Plusieurs vont être jugés en Irak : "une quinzaine" ont d'ores et déjà été transférés des camps kurdes aux autorités irakiennes. Il s'agit de détenus ayant commis des faits en lien avec une entreprise terroriste sur le territoire irakien. Ceux-ci y seront jugés et exécuteront leur peine en Irak, comme d'autres Français avant eux : Mélina Boughedir, Djamila Boutoutaou et Lahcen Guebouj, tous trois condamnés à la prison à perpétuité en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique. Au moins une quinzaine d'autres Français se trouvent également déjà détenus en Irak, en attente de leur procès. 
De nombreux autres sont trop jeunes pour être appelés "djihadistes". On en dénombre environ 80. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a précisé que 75% d'entre eux seraient âgés de moins de 7 ans.

Parmi les autres Français détenus par les Kurdes – une petite quarantaine – se trouvent des femmes et des hommes impliqués à des degrés divers dans l'organisation de l'Etat islamique.

Parmi eux, se trouvent des "figures" du djihad :
Parmi les femmes, sept ou huit sont considérées des combattantes actives. C'est le cas notamment de la Bretonne Emilie König, qui a été un temps recruteuse de Daesh et placée sur la liste noire des "combattants terroristes étrangers" par la CIA.
Du côté des hommes, on compte aussi des "figures" du djihad français. C'est le cas d'Adrien Guihal, l'une des voix françaises qui avait revendiqué l'assassinat à Magnanville d'un policier et de sa compagne en juin 2016, puis l'attentat de Nice, le 14 juillet ; et des membres de la filière d'Artigat, Thomas Barnouin et Thomas Collange notamment, par laquelle sont passés les frères Clain (les "voix" des attentats du 13 novembre 2015) et les frères Merah.
Les autres Français, parmi lesquelles se trouvent de nombreuses femmes, ont été moins impliqués dans le djihad, mais se trouvent sur le territoire syrien depuis longtemps, quatre ou cinq ans selon les experts.

Le plus grand nombre bénéficiera d'une requalification de "djihadistes" en "terroristes".
La justice française sera magnanime... Ainsi a-t-elle choisi arbitrairement de ne retenir contre nos djihadistes que leur passage dans une mouvance subalterne de Daesh, laquelle pourrait constituer une circonstance atténuante à leurs crimes...

Ces 70 à 80 enfants et ces 40 personnes environ qui seront rapatriés en France pour y être "judiciarisés", comme l'a dit le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Ils seraient expulsés du territoire kurde et pourraient transiter par l'Irak avant d'atterrir en France. Parmi les adultes, tous sont visés dans des procédures.
Les enfants passeront systématiquement par le juge des enfants et seront placés en famille d'accueil, plutôt qu'en foyer ou chez leur famille proche si elle existe. Cela a déjà été fait pour des enfants rapatriés de zones de combat. Actuellement, le département de Seine-Saint-Denis prend en charge 36 jeunes "revenants".
Les adultes déjà jugés en leur absence et condamnés feront l'objet d'une exécution de peine.
Les adultes faisant l'objet de mandats d'arrêt dans le cadre d'information judiciaire seront présentés à un juge d'instruction pour être mis en examen et le cas échéant placés en détention provisoire.
Les adultes visés par des mandats de recherches seront placés en garde à vue, qui pourra durer jusqu'à 96 heures.

Tous pourront être mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, car le simple fait d'avoir rejoint un groupe djihadiste dans une zone de combat permet de retenir cette qualification, contrairement à l'Allemagne où doit être prouvée la participation effective aux combats.

Selon les experts, le nombre de Français encore présents sur place et qui n’ont pas encore été arrêtés par les Kurdes ou les forces de Damas est évalué entre 100 et 200 personnes, dont de nombreuses femmes avec des enfants.

mercredi 5 juin 2019

Révélations sur l'ex-mosquée salafiste de Torcy, Seine-et-Marne

Les confidences des infiltrés de la DGSI dans l’ex-mosquée salafiste

L'imam a déclaré que les ennemis de l’Islam sont les Occidentaux et qu’il faut enseigner aux jeunes musulmans à combattre les mécréants

En avril 2017, pendant la fermeture de la mosquée de Torcy gérée par l’association salafiste Rahma, dissoute depuis,
les fidèles avaient continué à prier en plein air, sur le parking.
Dans son livre enquête "Les guerres de l’ombre de la DGSI", qui vient de paraître aux éditions Nouveau Monde, Alex Jordanov consacre un chapitre édifiant au lieu de culte de Torcy, PS, en Seine-et-Marne, 
Résultat de recherche d'images pour "Les guerres de l’ombre de la DGSI"fermée pendant huit mois entre 2017 et 2018. Et le cas n'est pas unique puisque, par un arrêté de décembre 2017, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières, a ordonné la fermeture provisoire de la mosquée salafiste As Sounna, située sur le boulevard National à Marseille, au motif notamment que "les prêches qui sont tenus au sein de la mosquée […] légitiment le djihad armé".

Dans son nouvel ouvrage "Les guerres de l’ombre de la DGSI", le journaliste d’investigation (Capa et 'le Vrai Journal' de Canal+) et documentariste Alex Jordanov raconte les opérations menées à la mosquée Rahma à Torcy par des infiltrés de la Direction générale de la sécurité intérieure.

Visé par une note blanche des services du renseignement, en 2017, le lieu de culte a été fermé pendant huit mois. Il a rouvert début 2018. Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait alors remis les clés au président de la nouvelle association qui assure depuis la gestion de la mosquée.
On y apprend que "le 21 octobre 2016, [le président imam] a notamment déclaré que les ennemis de l’Islam étaient les Occidentaux et qu’il fallait éduquer les jeunes musulmans et leur enseigner l’Islam pour mieux combattre les mécréants ; que la France menait au nom de la liberté une guerre contre les musulmans et qu’ils allaient combattre grâce aux jeunes et à Allah". L'ordonnance précise "qu’à plusieurs reprises au mois de novembre 2016, il a fait référence aux djihadistes et a sollicité l’aide d’Allah en leur faveur afin de détruire les ennemis de l’Islam, des ennemis de l’intérieur, ici en France et ailleurs". Parmi les autres arguments de la note des renseignements, la venue à deux reprises du prédicateur Elias d’Imzalene "qui a fourni des éléments de langage comparant la situation existant en France à l’apartheid et demandant aux fidèles d’arrêter d’être Français légalistes, Français républicains et Français patriotes". Il est aussi indiqué que "l’imam […], professeur de mathématiques[dans un collège public, mais , révoqué de l’Education nationale en septembre 2017 car soupçonné de prosélytisme religieux], utilisait ses fonctions à des fins prosélytes en essayant d’entraîner les élèves dans des formes de radicalisme religieux".

Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, les avocats de l’association Rahma, considèrent que ce procès "illustre le tropisme de trop de juges administratifs pour sacraliser les notes blanches". Ils avaient fait valoir, lors de l’audience, que "la mosquée n’a jamais rencontré de problème depuis sa création", que "son président participe à la diffusion de valeurs républicaines en enseignant les mathématiques au sein d’un établissement public" et que "le fait que la mosquée s’inscrit dans la mouvance salafiste ne signifie pas qu’elle préconise le djihad". Des arguments qui n’ont pas fait mouche.

Les avoirs de l’association ont été gelés par arrêté du 13 avril 2017. Les fidèles prient depuis sur le parking, à côté des préfabriqués fermés. Une pétition à l’encontre du préfet de Seine-et-Marne pour la réouverture de la mosquée a recueilli plus de 700 signatures.
Alex Jordanov lui consacre le chapitre "Camping-car et Algeco", en référence au préfabriqué de l’avenue Lingenfeld. En compagnie des officiers du renseignement Rayan et Yanis (noms d'emprunt), il a marché sur les traces de Jérémy Bailly, un islamiste converti membre de la cellule terroriste dite de Cannes-Torcy. C'est le nom donné au groupe terroriste impliqué dans un attentat antisémite commis à Sarcelles, dans le département du Val-d'Oise, le 19 septembre 2012.

Lien PaSiDupes - "Toulon: un Français serait le commanditaire de l'attentat djihadiste avorté - L'antiterroriste a réussi à identifier un individu "placé sous surveillance depuis un an en raison de sa radicalisation": trop forts !"

"Ils sont un certain nombre d’agents comme Yanis, un cercle fermé de spécialistes de l’islam, à avoir prié dans à peu près tout ce que la France compte de mosquées qualifiées de salafistes par le gouvernement, c’est-à-dire plus d’une centaine", détaille le journaliste dans son livre.

"Ces officiers sont des disques durs. Je suis un scribe. Il y a environ deux ans, ils m’ont emmené sur les lieux de la filature à la sortie de la mosquée, au Lavomatic en face, dans le box où il y avait les armes, là où habitait Bailly", se souvient-il.

Des fidèles priaient armés


Dans son livre, le journaliste Alex Jordanov consacre un chapitre
à l’ex-mosquée salafiste de Torcy. Nouveau Monde éditions
"A Torcy, l’imam Abdelali Bouhnik restait dans les clous et n’allait jamais trop loin dans les prêches. Mais les agents dont l’islam est la spécialité et qui ont fréquenté cette mosquée estiment qu’en privé, il tenait le traditionnel double discours", raconte Alex Jordanov.

"Il faisait un peu du Tariq Ramadan. C’était lisse en surface  - libellé PaSiDupes pour découvrir ce qu'est ce qu'est la 'taqiya' - mais le policier est pratiquant, il sait discerner, lire entre les lignes. Les barbus, comme il dit, ce n’est pas sa tasse de thé. Et puis, si la mosquée était fréquentée par Bailly, il n’y a pas de mystère…", explicite-t-il.

On apprend que certains fidèles radicalisés recherchés, comme Jérémy Bailly, 32 ans, y priaient... armés. "Les officiers le voyaient sur lui et le savaient grâce aux écoutes téléphoniques. Il avait révélé à son père qu’il allait chercher son arme à la mosquée", indique le journaliste.

Dans un immeuble du quartier, des membres de la cellule de Cannes-Torcy avaient réquisitionné un box. "C’était une caverne d’Ali Baba, assure le journaliste. Il y avait des kalachs, des armes de poing, des bombes cocotte-minute prêtes à l’emploi, des produits chimiques…", énumère Alex Jordanov.

Un brouilleur de téléphone portable et de radio avait même été installé dans l’enceinte de la mosquée. "Un brouilleur, c’est louche. C’est délibéré. Ils sont méfiants. Quand tu entres là-dedans à 5 heures du matin pour la première prière, qu’il y a trente mecs qui te regardent et ne te connaissent pas, t’as une boule au bide", a confié Yanis, l’un des officiers de la DGSI, à Alex Jordanov.

Les policiers ne pouvaient donc pas faire passer de messages depuis l’intérieur du lieu de culte. "Ils identifiaient les cibles, notamment grâce à leurs chaussures, précise Alex Jordanov. Mais c’est compliqué quand on ne peut pas communiquer avec l’extérieur. Bailly était un fou furieux. Le policier a pris des risques pour sortir de la mosquée avec lui et le suivre."

Résultat de recherche d'images pour "Abdelali Bouhnik"
Le tribunal correctionnel de Meaux a rendu son verdict, lundi 1er avril 2019, sur l’affaire Abdelali Bouhnik, ancien imam de la mosquée de Torcy, en Seine-et-Marne. Poursuivi pour réception illégale d’argent et abus de confiance, cet ancien imam a écopé d'une peine de huit mois de prison avec sursis et une interdiction de diriger une association pour les cinq ans à venir. 

mercredi 24 octobre 2018

Irak et Syrie : la France tiendra-t-elle son engagement de ne reprendre que les enfants de djihadistes partis en Irak et en Syrie ?

Les Française ne sont pas disposés à accueillir ses brebis égarées dans le djihad

Des djihadistes qui ont choisi de quitter la France demandent à y revenir...

Syrie: 150 enfants de jihadistes français signalés
Elles sont partis clandestinement mais,
battues, elle veulent rentrer en France
Environ 150 enfants de jihadistes français [djihadistes, en langue française] - qui ont combattu les alliés et la France - ont été signalés en Syrie et certains vont commencer à se faire rapatrier en France, indique-t-on de source française.

Ils ont été signalés par leurs familles en France ou dans les zones sous contrôle kurde depuis l'effondrement du groupe Etat islamique (EI) en 2017. 

Seulement une partie d'entre eux a pu été identifiée et localisée avec précision, dans les zones kurdes, ouvrant la voie à un rapatriement, ajoute la source citée, ayant requis l'anonymat, sans avancer de chiffres.

Les enfants, pour la plupart âgés de moins de six ans, ne pourront partir qu'avec l'accord de leur mère, qui elle restera sur place, souligne la source citée.

La France exclut tout retour des adultes : c'est le discours officiel...

Combattantes ou épouses, elles sont considérées comme des militantes de l'EI, et leurs avocats représentant les familles en France poussent des cris d'orfraie.
"Ceux qui ont commis des délits ou des crimes en Irak et Syrie doivent être jugés en Irak et Syrie", martèle-t-on au ministère des Affaires étrangères.

"L'exception c'est les mineurs, dont la situation sera examinée au cas par cas. On a un devoir particulier de sauvegarder l'intérêt supérieur de l'enfant", ajoute-t-on au gouvernement, qui prend le risque que ces enfants développent sur notre territoire un esprit de vengeance de leurs parents islamistes.

Le rapatriement s'annonce pourtant très compliqué, le Kurdistan syrien n'étant pas un Etat reconnu par la communauté internationale et Paris n'entretenant pas de relations diplomatiques avec Damas.

Au total et pour l'heure, une quarantaine de familles, mères et enfants, on été signalées en Syrie. "On a commencé à regarder comment les choses peuvent se faire. C'est une affaire très complexe", concède-t-on à Paris.

La France ne veut pas des "revenants", 
mais accepterait leurs petits, bien que nés en Irak ou en Syrie

Plusieurs "dizaines" - 30 à 40 - combattants francophones seraient par ailleurs prisonniers des Kurdes syriens, ajoute la source citée, mais anonyme, ce qui n'augure rien de bon quant à la véracité des chiffres réels :le flou est savamment orchestré, à tel point qu'on doit à la vérité d'admettre que personne n'est en état de dire qu'aucun Français ne se trouve parmi eux.

Dans une volonté de minorer les chiffres, on ne dénombre actuellement que trois familles de djihadistes français en Irak. Une des mères, Mélina Boughedir, condamnée à la perpétuité, a accepté de laisser partir trois de ses enfants.
Partie en Syrie et en Irak rejoindre l’Etat islamique avec son mari et ses enfants en 2015, la jeune femme est jugée en juin 2018  pour terrorisme dans la capitale irakienne. Elle risquait la peine de mort, mais le tribunal irakien n'a condamné l'islamiste qu'à vingt ans de prison pour appartenance au groupe terroriste Etat islamique (EI).
Une partie des terroristes français se trouve toujours sur place

On estime ainsi à 680 djihadistes les Français présents sur le théâtre irako-syrien, plus de 300 seraient morts et un petit nombre a rejoint d'autres pays (Afghanistan, Maghreb, Libye), estime Paris. Soit un millier d'enfants susceptibles d'être repris par la France, au nom d'humanisme mal compris.

"Une partie est dans le réduit de l'EI à la frontière syro-irakienne où il y a aujourd'hui des combats. Une centaine d'entre eux se trouve aussi à Idleb", la dernière grande province rebelle de Syrie, précise-t-on, preuve qu'on ne nous dit que ce qu'on veut bien et qu'on en sait plus long que ce que les Français peuvent supporter.

Les forces kurdes syriennes affirment détenir plus de 900 combattants étrangers de l'EI, venant de 44 pays, qui représentent un véritable casse-tête judiciaire et sécuritaire.

Elles appellent en conséquence leurs pays d'origine à les rapatrier, mais ceux-ci se montrent souvent réticents devant l'hostilité même de leurs opinions publiques. 
Après avoir participé aux opérations contre l'EI, la France dément pour sa part avoir conclu un accord avec les Kurdes pour qu'ils gardent ses ressortissants, comme l'a évoqué récemment le quotidien Le Monde. 
"Zéro accord a été finalisé. Mais les Kurdes connaissent notre position. Ils savent que nous ne souhaitons pas les faire revenir", assure la source citée.
Mais les frontières de l'Europe étant ce qu'elles sont, n'est-ce pas...

lundi 16 juillet 2018

Le terroriste islamiste Djamel Beghal expulsé de France en l'Algérie

Bientôt en France, via l'Algérie ?

L'un des plus anciens et dangereux prisonniers islamistes de France vient d'être expulsé hors de France

Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, le terroriste islamiste Djamel Beghal, expert en explosifs formé par Daech, a été expulsé vers l'Algérie après sa sortie d'une prison française lundi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

Cet Algérien de 52 ans, déchu de la nationalité française, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes "vers 05h30 en vue de sa reconduite à la frontière", précise une source syndicale. 
Il a décollé peu après 10h30 de l'aéroport de Roissy en direction d'Alger, ont indiqué des sources proches du dossier.

"Il a été libéré ce matin à 5h20, pris en charge par la (police aux frontières). Il a adopté un comportement calme et n'a pas été surpris de l'heure de son départ", a indiqué l'administration pénitentiaire.

Image associée
Dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990, Djamel Beghal a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste.

A Vezin-le-Coquet, en Bretagne, il terminait de purger sa seconde peine de dix ans de prison pour un projet d'évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l'attentat à la station RER Musée d'Orsay en 1995 à Paris.

Les autorités françaises, qui souhaitaient s'en débarrasser vers son pays d'Algérie, ont dû négocier pendant plusieurs semaines sa prise en charge par Alger. 

Il retourne dans son pays natal des conditions de son retour dans le pays natal qu'il avait quitté à l'âge de 21 ans pour venir en France au titre d'étudiant étranger en informatique.


La passif terroriste de l'islamiste

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Etabli à Corbeil-Essonnes, commune communiste jusqu'en 1995, Djamel Beghal, étudiant de 29 ans, est interpellé pour la première fois en 1994 lors d'une vague d'arrestations dans la mouvance du GIA, organisation armée, dont le but est de renverser le gouvernement algérien, pour le remplacer par un État islamique.
Cette année-là, en mai 1994, deux religieux français sont assassinés par deux hommes armés de revolvers dans le quartier de la Casbah, à Alger. En août, trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France sont également assassinés. La veille de Noël, un commando du GIA détourne le vol AF 8969 parti d'Alger, avec pour but de le faire s'écraser sur Paris, si les autorités algériennes ne libéraient pas deux des responsables du FIS : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l'avion, à l'aéroport de Marseille-Marignane, en tuant les quatre preneurs d'otages.Trois jours plus tard, quatre Pères blancs, dont trois Français sont assassinés à Tizi Ouzou, en Kabylie.

Longtemps après les événements d'Algérie, les terroristes attaquent sur le sol français.
Entre juillet 1995 et octobre 1995, le GIA organise une série d’attentats en France.
L'attentat du RER à la station Saint-Michel, le 25 juillet 1995, sera le plus criminel, faisant huit morts et environ 150 blessés.
Le 11 juin 1999, dans une lettre de menaces adressée à la presse, le GIA annonce un djihad sur le territoire français.

Le 17 août 1995, une bombe du type de celle du RER Saint-Michel  placée dans une poubelle parisienne à la hauteur du 44 avenue Friedland, explose et blesse 17 personnes. Le 19 août, une lettre signée d'Abu Abderahmane Amine, alias Djamel Zitouni, l'émir du GIA, est transmis par l'ambassadeur de France à Alger à Jacques Chirac. Elle demande au président de la République  de "se convertir à l'Islam et de reconsidérer ses positions sur le dossier algérien". 

Les islamistes du GIA sont déjà implantés en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, aux États-Unis, en Suède, au Maroc, ainsi que dans de nombreux pays d'Afrique du Nord et subsaharienne.

Djamel Begal avait demandé  et obtenu la nationalité française
Beghal, mentor islamiste
du terroriste Amédy Coulibaly
Suite à son interpellation de 1994, sur des soupçons d'appartenance à la mouvance du GIA, Beghal est incarcéré trois mois, puis relâché sans avoir été condamné. Il voyage alors en Europe, dont l'Angleterre et la Belgique, et prend des contacts. En novembre 2000, il part ensuite pour un camp en Afghanistan avec sa femme. Il est interpellé le 28 juillet 2001 à Abou Dhabi, en provenance d'Islamabad, au terme d’un séjour dans les camps afghans, où il a notamment appris à confectionner des engins explosifs.


Il se vante alors de son appartenance au réseau Ben Laden, qui l'aurait mandaté pour constituer une cellule sur le territoire français

Le 20 septembre 2001, sept membres de son réseau sont arrêtés par la DST, alors qu’ils allaient s’en prendre à des intérêts américains en France, probablement l’ambassade des Etats-Unis. Le chef présumé de ce groupe terroriste en France, Kamel Daoudi, est interpellé à Londres le 25 septembre, puis neuf autres personnes en Espagne. Quant à Beghal, il est expulsé cinq jours plus tard vers la France, son épouse, française, ayant été interpellée à la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran.
Résultat de recherche d'images pour "djamel beghal afghanistan"Extradé en France le 30 septembre 2001, il y est interrogé par le juge Jean-Louis Bruguière devant lequel il se rétracte. Il assure que ses aveux ont été obtenus sous la torture aux Émirats arabes unis. Ses dires sont confirmés par l'examen médical réalisé après son extradition. Il rappelle les conditions qui l'ont conduit à reconnaître les faits qui lui sont reprochés et évoque également des pressions de la part du juge Bruguière. Il est toutefois condamné le 15 mars 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à dix ans d'emprisonnement avec cinq co-prévenus, reconnu coupable d'avoir créé une association de malfaiteurs terroristes.






















France Inter dresse de Beghal un portrait flatteur de ..."superstar"

"Ceux qui l’ont côtoyé en prison disent tous la même chose, selon cette radio de service public, le 5 décembre 2015 : Djamel Beghal est une superstar des geôles françaises. Condamné à plusieurs reprises pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, l’ancien membre du GIA fait toujours parler de lui.

Du bon père de famille au prédicateur
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Djamel Beghal c’est tout d’abord un bel homme (pour la journaliste Charlotte Piret). Regard clair, nez droit, lèvres charnues. Et lorsqu’il s’exprime, Djamel Beghal a, de plus, une capacité à envoûter son public. Né le 2 décembre 1965 à Bordj Bou Arreridj, en Algérie, il est le neuvième d’une fratrie de dix enfants. En 1986, alors qu’il vient d’obtenir son baccalauréat, il décide de s’installer en France pour poursuivre des études d’informatique et de gestion. Trois ans plus tard, il épouse Sylvie Guégen, un mariage qui lui permettra d’acquérir la nationalité française. Ensemble, ils ont quatre enfants. Les deux derniers naissent à Leicester, en Angleterre où la famille a décidé de s’installer en 1998.

Car, entre temps, en 1994, Djamel Beghal est incarcéré en France pour appartenance au Groupe Islamique Armé (GIA). Il est finalement relâché sans avoir été condamné. Mais la radicalisation de Djamel Beghal, qui se fait désormais appeler Abou Hamza ne s’arrête pas là. Lui qui a grandit [orthographe de journaliste] dans l’influence d’un oncle qui l’a dirigé vers l’Islam pour calmer son caractère anxieux, part s’entraîner en Afghanistan. Il apprend le maniement des armes, se forme aux explosifs, côtoie l’entourage direct d’Oussama Ben Laden.

Soupçons et torture
Le 28 juillet 2001, alors qu’il en revient, Djamel Beghal est arrêté à Dubaï. Il est alors présenté comme [sic] le chef d’un réseau islamiste en Europe qui préparait un attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Lui s’en défend. Dans un long portrait qui lui est consacré par le Harper’s Magazine de janvier 2016, il il [ça fait 2] explique avoir été torturé en détention : ongles des pieds arrachés, doigts retournés, dent de sagesse arrachée sans anesthésie… Après des semaines de traitements de la sorte, poursuit Beghal, il finit par avouer. 
Une fois revenu en France, Djamel Beghal revient sur ces "aveux". Il est cependant mis en examen en septembre 2001, quelques jours après les attentats contre le World Trade Center. En mars 2005, il est reconnu coupable d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et condamné à dix ans d’emprisonnement. Incarcéré à Fleury-Merogis, il côtoie Cherif Kouachi, Amedy Coulibaly, dont la cellule est située juste en dessous de la sienne. Alors bien qu’à l’isolement, Djamel Beghal communique et devient une référence pour ces jeunes détenus.

Rencontres en prison
Djamel Beghal est libéré le 30 mai 2009 et placé en résidence surveillée. Sa nouvelle adresse : l’hôtel Les Messageries, à Murat, une petite ville nichée dans les collines du Cantal. Djamel Beghal y reçoit de la visite : sa famille, restée vivre en Angleterre, mais qui le vient [sic] le voir régulièrement, mais aussi ses anciens compagnons de détention. Amedy Coulibaly, puis Cherif Kouachi prennent à plusieurs reprises, parfois avec leurs compagnes, la route depuis Paris pour passer quelques jours en sa compagnie. Djamel Beghal, Amedy Coulibaly, Cherif Kouachi et cinq autres sont interpellé le 18 mai 2010 : ils sont soupçonnés de préparer l’évasion d’un détenu de la prison de Clairvaux dans l’Aube. Le détenu en question ? Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné pour avoir fabriqué et déposé une bombe dans le RER C en octobre 1995 et que Djamel Beghal a rencontré à la prison de Saint-Maur.
Djamel Beghal est à nouveau incarcéré. Le 20 décembre 2013, il est condamné à dix ans de prison. Dans sa cellule du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin : des livres et des CD religieux. C’est tout." Selon Charlotte Piret.


Les enfants de Djamel Beghal sont-ils du voyage vers Alger ? 
"Nous travaillons avec les Algériens pour qu'ils accueillent Beghal, qui n'a plus la nationalité française", mais "si l'Algérie n'en veut pas, il sera assigné à résidence", a indiqué, il y a quelques semaines, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.
En 1989, Beghal épousa une Française, Sylvie Guéguen, une convertie à l'islam qui lui a donné quatre enfants. La mère et les enfants sont-ils dans l'avion d'Alger ?


mardi 17 avril 2018

Une djihadiste binationale condamnée à la perpétuité en Irak

Des combattantes françaises de l'EI se font passer pour femme de rappeur

La djihadiste française Djamila Boutoutaou, 29 ans, a été condamnée mardi à la prison à perpétuité
En 2016, Daech comptait jusqu’à 220 femmes françaises dans ses rangs. / Archives.
En 2016, Daech compta près de 220 femmes françaises dans ses rangs.

Elle est reconnue coupable d'appartenance au groupe Etat islamique (EI)
par la Cour pénale centrale de Bagdad. 
Djamila Boutoutaou, qui a comparu  vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron, a expliqué qu'elle est d'origine algérienne et qu'elle se serait "convertie à l'islam, alors qu'elle était chrétienne".

Elle a affirmé être partie de France avec son mari "qui était chanteur de rap".
"Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était djihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmené mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave", a-t-elle encore fabulé.
La famille a ensuite vécu dans le "califat" auto-proclamé de l'EI qui s'étendait depuis 2014 sur de larges pans de Syrie et d'Irak. Or, en 2017, au terme d'une longue contre-offensive, les forces irakiennes ont repris l'ensemble des zones peuplées tenues par l'EI.
Au cours de ces combats, "mon fils Abdallah a été tué dans un bombardement", a déclaré à la cour Mme Boutoutaou.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de ressortissantes turques ont été condamnées à la peine de mort en vertu de la loi antiterroriste irakienne. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale.
La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des suspects qui ne sont pas impliqués dans des actions violentes mais soupçonnés d'avoir aidé l'EI. Elle prévoit la peine capitale pour complicité avec des groupes djihadistes.
Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive irakienne.

Une autre Française, Melina Boughedir, 27 ans, avait été condamnée en février à sept mois de prison, non pas au titre de la loi sur le terrorisme, mais sur l'accusation de séjour illégal en Irak.