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dimanche 19 janvier 2020

Arrestation de Taha Bouhafs: Danièle Obono accuse le macronisme "de racisme"

L'exécutif et ses élus sont-ils racistes ?

Ndiaye se reconnaît caution de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "Obono Bouhafs racisme"

La dernière polémique en date divise la diversité multiculturelle 
L’affaire Taha Bouhafs tire son nom de celui d'un détenteur de carte de presse qui assistait vendredi soir à une représentation dans un théâtre parisien et qui a révélé sur Twitter que les Macron étaient installés bien en évidence dans les premiers rangs du parterre, plutôt que dans une loge. "Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle), 3 rangées derrière le président de la république [le journaliste ne s'embarrasse pas de majuscules]. Des militants sont quelque part dans le coin et appelle tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d’être mouvementée", a-t-il ainsi posté dans la lignée d’autres Twittos. La formulation est un appel à peine voilé à venir manifester aux lieux indiqués avec précision.

Informés, les détracteurs du président et de sa  réforme des retraites se sont rendus sur place et ont "tenté" d’entrer dans le théâtre, provoquant une exfiltration du président et de sa femme, qui ont été hués et dont la voiture a été caillassée. Redite de la visite nocturne de Macron au Puy-en-Velay.

Mais
cet appel à la mobilisation a valu à Taha Bouhafs d’être placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "organisation d’une manifestation non déclarée". Sans mention de menace sur la personne du président. 

Pour son avocat, Me Arié Alimi, qui s’apprête à déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse, "ce n’est pas une affaire d’Etat, mais c’est grave: c’est un aveu de faille du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)", en charge de la sécurité du président désigné sous de nom de code 'Vega'. 
Le jeune homme, qui assume être "journaliste des luttes" dans sa biographie Twitter, a été défendu par de nombreux militants, parmi lesquelles Danièle Obono, députée La France Insoumise

Le "jeune homme" avait été arrêté par racisme, a estimé la députée d'extrême gauche Danièle Obono (LFI)

Image illustrative de l’article Taha BouhafsInvitée samedi de BFM TV, cette dernière a ainsi estimé : "Informer n’est pas un délit, manifester non plus. Monsieur Taha Bouhafs est un journaliste, je sais que ça en défrise beaucoup qu’un jeune homme arabe, sans être sorti des grandes écoles [sans bénéficier d'aucune filière réservée aux quartiers], puisse avoir ce statut mais il l’est". Depuis décembre 2018, sur le site web d’information 'Là-bas si j’y suis'. Problème des critères de l'attribution d'une carte de presse...
Cet activiste franco-algérien participe à différents mouvements protestataires depuis 2016, notamment à 19 ans, en tant que militant du comité Adama. Il est un des déclencheurs de l'affaire Benalla - c'est lui qui filme la première vidéo publiée, place de la Contrescarpe à Paris - et, en tant que journaliste, couvre différents mouvements protestataires.

Elue naturalisée française en 2011, Obono a poursuivi en envoyant un tacle à BFM TV et autres chaînes d’info en continu. 
Appelée par la chaîne privée du franco-israélo-libanais Patrick Drahi à réagir sur la garde-à-vue du journaliste Taha Bouhafs, né en Algérie et pourtant français, Danièle Obono, députée La France Insoumise, n'a pas épargné BFM.
"Il n’est pas plus militant que tous les éditorialistes que l’on voit sur votre plateau et qui prennent des positions politiques sans assumer qu’il s’agit de positions politiques", a-t-elle lancé, avant d’être coupée par la journaliste de BFM TV,  Sandra Gandoin.
"C’est de notoriété publique que des journalistes ont des points de vue politiques (...) [La "notoriété publique est bonne juge, comme la rumeur] J'imagine Madame que vous avez des points de vue politiques. Certains de vos collègues se sont retrouvés candidats et même eurodéputés pour la République en marche. (...) A moins de souscrire à un mépris de classe et de racisme, c'est un journaliste", a malgré tout ajouté Danièle Obono.

Se prenant en exemple d'intégration, la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement soutient que le pouvoir ne peut être taxé de racisme 

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye accoutrement" Ndiaye s'est invitée à l'émission politique de BFM Politique ce dimanche pour défendre les siens contre les accusations de racisme proférées par la députée, mais au prétexte de dénonciation des actions menées contre les lieux et personnes emblématiques de la macronie, lesquelsà mesure que l'avant-projet se précise, sont de plus en plus ciblés par les opposants à la réforme Macron des retraites, comme les permanences d'élus de la majorité par des Gilets Juanes
La majorité diffuse un élément de langage faux sur la base d'une soi-disant légitimité du projet que les électeurs du président auraient appelé de leurs voeux dans les urnes. Or, en choisissant Macron - d'ailleurs par défaut - les Français n'ont pas pu voter pour cette réforme des retraites, puisque les discussions ont duré deux ans à compter de 2017 son contenu est resté flou jusqu'en décembre 2019 et qu'il ne contenait pas la notion d'âge pivot. 
La porte-parole du gouvernement s'est notamment exprimée sur la manifestation qui a eu lieu vendredi soir au théâtre des Bouffes du Nord, où le couple Macron faisait de la provocation en prenant du bon temps, pendant que les Franciliens galéraient dans les grèves, notamment des transports. L'ex-chargée des relations du locataire de l'Elysée avec la presse s'est aussi exprimée sur l'arrestation du journaliste militant Taha Bouhafs, interpellé, puis placé en garde à vue pour avoir partagé une vidéo montrant le couple présidentiel assistant au spectacle de ce théâtre du 10e, un arrondissement populaire, La Mouche, histoire, pour l'ex-banquier Rothschild, de se faire voir partageant quelques minutes avec des Bidochon.

Sibeth Ndiaye a asséné que le racisme de l'exécutif n'a "aucun sens".
"Honnêtement [ça commence mal !], accuser le Macronisme de racisme, je crois que c’est un non-sens évident", a-t-elle lâché, en se montrant. "Je me montre moi même parce que dans le gouvernement, vous avez eu Mounir Mahjoubi, vous avez Cédric O, Sibeth Ndiaye... C’est ridicule. Il y a plus de députés noirs car il y a eu un élan important de renouvellement porté par La République en marche (...) Ce n'est pas à la hauteur de Danièle Obono", a conclu la porte-parole.


Cette dénonciation d'un racisme de la macronie est-elle la réponse de la bergère au berger qui accusait les Gilets Jaunes de "fascisme" dans ses évocations des "heures les plus sombres de notre Histoire"



BHL les avait assimilés au nazisme avant d'appeler à soutenir Macron. "la peste brune qui a manifesté" sur les Champs-Elysées à Paris, selon Gérald Darmanin, faisant écho à Macron qui le premier remonta le temps de l'Histoire.



Taha Bouhafs est ressorti libre samedi soir sans être mis en examen, mais l'enquête se poursuit. Il a été placé sous le statut de témoin assisté.

samedi 13 avril 2019

Cette djihadiste condamnée avait choisi l'Irak contre la France, mais implore aujourd'hui Macron

Combattante islamiste franco-algérienne, elle implore l'aide de la France: pourquoi pas l'Algérie ?
Après la fille "rapatriée", maintenant la mère ?
Irak : une jihadiste française condamnée implore l'aide de la France
La Cour pénale centrale de Bagdad en Irak a condamné la djihadiste française à la prison à perpétuité, mardi 17 avril 2018. 

Elle implore la France de lui permettre de rentrer dans le pays qui lui a déjà donné sa chance. "J'ai envie de dire à la France: Laissez-moi une chance, vous prouver mon innocence et laissez-moi la possibilité de devenir une femme libre !"

L'une des toutes premières françaises condamnées en Irak pour son appartenance au groupe Etat islamique, Djamila Boutoutaou a adressé une lettre à sa mère et dont la presse a obtenu copie par son avocat, vendredi 12 avril.


"C'est tellement difficile, j'ai besoin d'aide, sortez-moi d'ici."
Elle se dresse un plan d'avenir fait d'envies : "J'accepte d'être en prison en France si vraiment vous me pensez dangereuse (j'ai envie de vous montrer le contraire, vous prouver que je suis une personne tout à fait normale)", écrit-elle dans son courrier manuscrit daté du 5 mars et tamponné par la Croix-Rouge française, qui l'a fait parvenir à sa mère Saïda. Originaires de la métropole lilloise, Djamila Boutoutaou et son époux Mohammed Nassereddine - deux patronymes différents - étaient partis librement pour les territoires contrôlés par l'organisation Etat islamique (EI) en 2016.

Après la mort de son mari et de son fils aîné, tués dans les combats [contre la coalition internationale: 22 pays, dont la France], elle a été arrêtée avec sa fille et jugée en 2018 à Bagdad. Privée de son avocat français - Martin Pradel, investi depuis 2013 dans L'Union Internationale des Avocats où il a pris la Direction des droits de l'Homme et de la défense de la Défense -, lors de son procès, elle était fière d'avoir rejoint le groupe djihadiste, puis contre son gré, dupée par son époux, le père de ses enfants : paix à son âme! 
"Quand je l'ai épousé, il était chanteur de rap, c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était un djihadiste", avait affirmé la jeune femme née en 1989. La trentenaire s'imaginait-elle que son mari allait en Irak pour donner des concerts de rap ?
"Je te jure qu'il m'a trahi[e], tu me connais bien, j'aurais jamais fait ça, je ne suis pas folle. Même en France, je n'étais pas libre de faire ce que je voulais", écrit-elle. Raphaël Glucksmann ne demande qu'à la croire, mais aussi Hamon et Mélenchon... "J'ai envie de vivre une nouvelle vie, apprendre de nouvelles choses, voir de nouvelles choses, j'ai envie d'être une femme libre sans que personne ne décide de ma vie", poursuit Djamila Boutoutaou.


Un appel indécent à la compassion 

Posant en victime, elle se revendique européenne... "J'ai tellement envie de marcher libre dans la rue, avec les vêtements que je veux, m'inscrire à la salle de sport, cuisiner, faire de bons gâteaux, faire de bons petits plats... J'ai envie de crier 'Je veux être libre'. Pitié, aidez-moi, que faire ? Qu'est-ce que vous voulez de moi ? (...) Ça fait maintenant un an et sept mois que je suis en prison en Irak avec ma fille de trois ans et demi, je vais envoyer ma fille, après, je n'aurai plus de raisons de vivre", ajoute-t-elle. L'enfant a été rapatriée le 27 mars en France, après plusieurs mois de simagrées auprès du gouvernement pour qu'il la rapatrie, bien que née en Irak, de parents qui ont renié la France et l'ont combattue : combien de morts ont-ils à leur actif ?

Dans un courrier transmis à Emmanuel Macron, elle écrit : "J'avais envie d'écrire un courrier au gouvernement (...) mais j'ai eu droit qu'à une seule feuille." 
Plus de 600 étrangers, quasiment tous des femmes - puisque les hommes sont morts au combat - , ont été condamnés en Irak en 2018 pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), selon la justice d'Irak, pays souverain dirigé par une coalition laïque, le Mouvement national irakien. Parmi eux, trois Français -deux femmes et un homme- ont été condamnés à la prison à vie.

On entre en France, on en sort pour la combattre et on revient ?

dimanche 8 juillet 2018

Mondial de foot: les Bleus, un concentré d'Africains ?

Le politiquement incorrect de l'ex-rugbyman David Campese concernant les Bleus

Ancien international australien, l'ex-rugbyman David Campese a mis le feu sur Twitter avec un post sur les joueurs de l'équipe de France

Ainsi, N'Golo KANTé est franco-malien et le Franco-Sénégalais 

Benjamin Mendy manque sur la feuille de match de Campo.

Quant à Alphonse Areola, il est d'origine philippine

Samedi matin, David Campese a dressé une "liste noire" des Bleus.
'Campo' s'est concentré sur ceux nés en France de parents immigrés. "L'équipe nationale française ?" s'est-il esclaffé l'un des meilleurs Australiens de l'histoire, comme le prouvent ses 101 sélections en équipe nationale... En 2001, il a été nommé au Temple international de la renommée du rugby.

Non pas que ce soit une "fake news" mais, suite à la mêlée qui s'en est aussitôt suivie sur les réseaux sociaux, l'ancien arrière de 55 ans a fini par faire disparaître son post incendiaire.
Résultat de recherche d'images pour "david Campese"Faut-il déboulonner celui qui, en 2001, a été nommé au Temple international de la renommée du rugby, honorant depuis 1997 les plus grands joueurs internationaux de rugby à XV du passé ? On n'y trouve qu'un seul Français, Jean-Pierre Rives, que Roger Couderc surnomma Casque d'Or...


mardi 17 avril 2018

Une djihadiste binationale condamnée à la perpétuité en Irak

Des combattantes françaises de l'EI se font passer pour femme de rappeur

La djihadiste française Djamila Boutoutaou, 29 ans, a été condamnée mardi à la prison à perpétuité
En 2016, Daech comptait jusqu’à 220 femmes françaises dans ses rangs. / Archives.
En 2016, Daech compta près de 220 femmes françaises dans ses rangs.

Elle est reconnue coupable d'appartenance au groupe Etat islamique (EI)
par la Cour pénale centrale de Bagdad. 
Djamila Boutoutaou, qui a comparu  vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron, a expliqué qu'elle est d'origine algérienne et qu'elle se serait "convertie à l'islam, alors qu'elle était chrétienne".

Elle a affirmé être partie de France avec son mari "qui était chanteur de rap".
"Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était djihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmené mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave", a-t-elle encore fabulé.
La famille a ensuite vécu dans le "califat" auto-proclamé de l'EI qui s'étendait depuis 2014 sur de larges pans de Syrie et d'Irak. Or, en 2017, au terme d'une longue contre-offensive, les forces irakiennes ont repris l'ensemble des zones peuplées tenues par l'EI.
Au cours de ces combats, "mon fils Abdallah a été tué dans un bombardement", a déclaré à la cour Mme Boutoutaou.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de ressortissantes turques ont été condamnées à la peine de mort en vertu de la loi antiterroriste irakienne. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale.
La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des suspects qui ne sont pas impliqués dans des actions violentes mais soupçonnés d'avoir aidé l'EI. Elle prévoit la peine capitale pour complicité avec des groupes djihadistes.
Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive irakienne.

Une autre Française, Melina Boughedir, 27 ans, avait été condamnée en février à sept mois de prison, non pas au titre de la loi sur le terrorisme, mais sur l'accusation de séjour illégal en Irak.

mercredi 15 novembre 2017

Terrorisme islamiste : un humoriste français met la francophonie en cause

L'humoriste discrimine les binationaux et les Français

Faut-il distinguer les Français d'origine maghrébine des bi-nationaux ?
Drapeaux algérien, turc ou palestinien sur la statue de la République à Paris

Lundi 13 novembre, 
 l’animateur de "24h Pujadas" consacrait son émission à l'évaluation des conséquences des attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris dans lesquels 130 innocents ont "perdu la vie"  été assassinés.  Parmi les invités, l'humoriste Yassine Belattar, 35 ans, arrivé en seconde partie, avait à redire sur le débat qui a suivi le reportage sur la marche des musulmans contre le terrorisme organisée par l’imam Chalghoumi et auquel il avait assisté depuis les coulisses

L’invité de l’ex-présentateur du JT de France 2 a décidé de pousser un coup de gueule contre l'émission intitulée 'Le 13 novembre : a-t-on vraiment tiré les leçons ?'. "Est-ce que vous comprenez que les leçons, c’est pas l’immigration, c’est pas la banlieue, c’est de la francophonie: les terroristes sont Belges ! Est-ce que vous allez inviter tous les Belges ?" a commencé Yassine Belattar. 

"Je suis outré par ce que j’entends. Que vous le vouliez ou non, il y a des musulmans en France. C’est incroyable, mais il s’avère que la plupart vivent bien le fait d’être Français et musulmans. Il s’avère que ceux qui se font remarquer le font de manière sordide et extraordinaire. De là à jeter l’opprobre sur des millions de musulmans, c’est là que nous, humoristes, on vient pour caricaturer une caricature déjà très grande", s'est-il emporté.

L'imam Chalghoumi n'est pas français, insinue-t-il

L'ex-ministre et ex-députée Najat Vallaud-Belkacem l'est-elle davantage ?
Né dans les Yvelines, l'humoriste - par ailleurs producteur de radio locale soutenu par Radio Franceet animateur de télévision  -  l'invité a ensuite fait allusion aux liens entre David Pujadas et Hassen Chalghoumi, qui ont ensemble écrit le livre 'Agissons avant qu’il ne soit trop tard : L’Islam et la République'.

"Est-ce que l’imam Chalghoumi est Français ? Non", lâche alors ce supporter de Ségolène Royal, de François Hollande et d'Emmanuel Macron et co-animateur de l'émission "Les 30' glorieuses" sur Radio Nova, propriété du banquier Matthieu Pigasse (propriétaire des InRocks et du journal Le Monde, mais aussi du Nouvel Observateur), radio mise en demeure par le CSA pour non-respect, entre décembre 2016 et février 2017, des taux de diffusion de chanson d'expression ...française.


Pujadas réplique : "Il est Franco-tunisien (…) Il vit en France depuis quinze ans". "Moi, mon père, ça fait quarante ans qu’il vit en France; est-ce qu’il est autant Français que moi ? Non", a enchaîné Yassine Belattar, avant d’aborder la question de l’identité française.

Pour information de l'humoriste, le terroriste islamiste Mehdi Nemmouche, soupçonné d'attentat au Musée juif de Belgique, le 24 mai 2014, est né à Roubaix en France.
Ce musulman français est en outre accusé de violences physiques par l'un des quatre journalistes enlevés en Syrie en juin 2013. Nicolas Hénin affirme l'avoir reconnu sous l'identité d'Abou Omar, leur gardien français dans "le sous-sol de l'hôpital ophtalmologique d'Alep, aménagé en prison". Selon les différents témoignages, Memmouche se distingue alors "par sa cruauté", ne cachant ni son antisémitisme, ni "sa vénération pour Mohamed Merah", terroriste islamiste franco-algérien ayant perpétré les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban. Français ou binational, même combat anti-français.

Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri ou AudreyAzoulay,
ex-membres de gouvernements de Hollande,  sont franco-marocaine. Conclusion ?


vendredi 22 juillet 2016

Munich: un migrant germano-iranien tire dans la foule d'un centre commercial

En septembre 2015, Munich donnait à l'Europe l'exemple de l'accueil de migrants illégaux
"à bras ouverts"

La fusillade a éclaté 
peu avant 16h00 dans le restaurant McDonald's d'un centre commercial

Il s'est poursuivi dans une rue adjacente, près du stade olympique de Munich. L'attentat a fait au moins 8 morts et plus de vingt blessés, vendredi 22 juillet. Trois tireurs présumés seraient en fuite. La police a indiqué ne pas disposer à ce stade d'éléments indiquant qu'il s'agirait d'un attentat islamiste.
Une femme a raconté à la télévision publique bavaroise qu'elle a entendu trois coups de feu, "des enfants pleuraient, les gens se sont précipités vers la sortie en paniquant". Un homme, employé d’un des magasins du centre commercial, a raconté avoir croisé un assaillant : "Il a tiré sur deux personnes et j’ai pris la fuite pour quitter le bâtiment en escaladant un mur. Et là, il y avait des cadavres et des blessés".
Le tireur a ensuite pénétré dans le centre commercial et continué à tirer sur des badauds, selon les témoignages, avant de prendre la fuite. Une patrouille de police l’a alors blessé à l’arme à feu mais le jeune homme a réussi à prendre la fuite. 

Ce que l'on sait de la fusillade à Munich

20h06 - Probablement au moins 6 morts et des blessés 
Un porte-parole de la police n'a pas voulu confirmer officiellement le nombre des personnes décédées, expliquant que "l'intervention est en cours". Selon l'édition en ligne du quotidien Bild, un homme, qui paraît habillé de noir selon une vidéo amateur, a couru dans le centre commercial et fait feu sur plusieurs personnes, avant de s'enfuir en direction d'une station de métro.

20h07 - Trois tireurs présumés 
"Des témoins font état de trois personnes différentes avec des armes à feu", a indiqué la police de Munich sur Facebook, disant ne pas savoir où ils se trouvent. 
La fusillade a fait au moins 8 morts et des blessés. La police munichoise demande aux habitants de rester chez eux et d'éviter les lieux publics. 

22h57: La police indique avoir trouvé un neuvième corps 
Le corps d'un homme a été découvert près de la zone commerciale attaquée. On saura plus tard que c'est celui de l'auteur de la fusillade -âgé de 18 ans- qui s'est suicidé. Son corps sans vie n’a été trouvé que vers 20h30, par la police, qui a constaté qu’il s’était donné la mort.
Un porte-parole de la police a expliqué qu'une enquête est en cours pour savoir si cette personne a un lien avec les attentats.

20h48- La gare de Munich évacuée, les transports en commun suspendus

La gare centrale de Munich a été évacuée et l'ensemble des transports en commun suspendus dans la capitale bavaroise, ont indiqué la Deutsche Bahn et la régie des transports munichois. Cette décision a été prise "sur ordre de la police".

21h15 - La police munichoise suspecte un acte terroriste, pas de deuxième fusillade. 
"Nous suspectons un acte terroriste", a indiqué un porte-parole de la police à l'AFP, alors qu'un autre porte-parole des forces de l'ordre sur place, cité par l'agence DPA, a quant à lui parlé d'une "situation terroriste en cours"
La police a indiqué par ailleurs ne pas disposer à ce stade d'éléments indiquant qu'il s'agirait d'un attentat islamiste. 
Le porte-parole de la police a démenti qu'une deuxième fusillade ait éclaté dans un autre endroit de la ville de Munich, alors que des témoins en avaient fait état.

21h29: 6 morts confirmés, plusieurs blessés dans un état grave
Les auteurs présumés sont recherchés. 
"Nous avons malheureusement déjà six morts à déplorer", selon un nouveau bilan provisoire de la police de Munich sur son compte Twitter, en faisant également état de plusieurs blessés graves. Un de ses représentants a précisé à la presse à Munich que "jusqu'à trois auteurs" de la fusillade sont toujours recherchés "dans toute la ville de Munich", où d'importants moyens de police sont déployés. "Pour le moment, aucun des auteurs n'a pu être interpellé", a précisé dans un communiqué la police munichoise, précisant que les forces de l'ordre mettaient "tous les moyens disponibles" pour les retrouver.

22h31: Bilan provisoire: 8 morts 
"Triste nouvelle : le nombre des victimes monte à huit", a indiqué sur son compte Twitter la police de Munich, alors que les trois auteurs présumés de la fusillade, qui a fait de nombreux blessés dans un centre commercial, sont toujours en fuite.

Après avoir annoncé 21 blessés, la police a réduit ce chiffre à 16 personnes, dont trois grièvement. Des enfants figurent parmi les blessés et de "jeunes personnes" parmi les morts, selon la police.

La piste d’un tireur unique s’impose donc à ce stade. Les forces de l’ordre ont pensé dans un premier temps avoir affaire à trois auteurs car une voiture suspecte avec deux hommes à bord avait été aperçue par des témoins en train de fuir à vive allure près de l’endroit des faits. "Il s’est avéré que les deux hommes n’avaient absolument rien à voir" avec cela, selon le chef de la police. 

Le tueur n’était pas connu des services de police et vivait depuis déjà deux ans dans la capitale bavaroise avec la double nationalité allemande et iranienne. "Les voisins parlent d'un garçon calme, encore présent dans le quartier vendredi matin selon les media allemands", rapporte France Info, précisant que le jeune homme vivait encore chez ses parents. Leur domicile aurait été perquisitionné durant la nuit.

Les autorités rétropédalent sur les motivations du tueur
Un porte-parole de la police avait d'abord indiqué que les autorités suspectaient un acte "terroriste". "Pour le moment, nous partons du principe qu’il s’agit d’une fusillade", a nuancé plus tard le chef de la police.

Cette fusillade intervient quelques jours après un attentat à la hache dans la même région

Lundi, à Wurzbourg, également en Bavière, un jeune demandeur d'asile a sauvagement attaqué à la hache les passagers d'un train. Cinq personnes ont été blessés : quatre touristes chinois de Hong Kong dans un train et une passante. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique. Il s'agit de la première reconnue par l'organisation djihadiste en Allemagne, même si le gouvernement allemand ne pense pas en l'état que l'EI a commandité l'attentat.

L’homme a blessé plusieurs passagers avec une hache et un couteau. Les faits se sont produits vers 21h15 heure locale à bord d’un train régional assurant une liaison entre les villes de Treuchlingen et Würzburg, en Bavière (sud). "Peu avant d’arriver à Würzburg, un homme a agressé des passagers avec une hache et un couteau", a déclaré un porte-parole de la police locale. "Il y a quatre blessés graves et un blessé léger", a-t-il ajouté. 

Un riverain, qui a pu pénétrer dans le convoi, a décrit
une "scène de boucherie" à l’intérieur du train, selon l’agence de presse DPA, avec des traces de sang et des pansements laissés sur place par les équipes de secours.
Quatre personnes sont dans un état grave, selon l’agence de presse DPA, qui cite la police locale. Quatorze passagers ont été traités pour un choc psychologique.

La police l’a abattu alors qu’il tentait de s’enfuir.
L’auteur de l’agression est un "Afghan de 17 ans", demandeur d’asile arrivé seul, sans famille, en Allemagne, a indiqué le ministre de l’Intérieur de Bavière, Joachim Hermann. Il vivait dans une localité voisine de l’endroit où se sont déroulés les faits, a-t-il indiqué à la chaîne de télévision publique ARD.

Un drapeau de l’organisation de l’Etat islamique a été retrouvé dans sa chambre, a précisé Joachim Herrmann.

Allemagne : un accueil "à bras ouverts" pour les réfugiés

L'Allemagne a reçu en deux jours des milliers de migrants, en majorité Syriens,

en dépit des voix discordantes.
L'Allemagne a tendu les bras à des milliers de migrants qui, à peine sortis de la gare, avaient été fêtés sous les caméras par des habitants de la ville allemande de Dortmund. "Je suis simplement venue leur dire qu'ils sont les bienvenus", expliquait une habitante.

VOIR et ENTENDRE France 3 (France Télévisions) - à Dortmund - promptement stigmatiser l'extrême droite au passage...

Un petit tour et puis s'en va. 
Manuel Valls, qui participait à la conférence de Munich sur la sécurité, s'était rendu dans une caserne de la capitale bavaroise reconvertie en centre d'accueil pour migrants, majoritairement des Irakiens et des ...Afghans. L'Allemagne a en effet un cruel besoin de main d'oeuvre.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque menée par un de ses "combattants", "en réponse aux appels à viser les pays de la coalition (dirigée par Washington) qui combat l’EI" en Syrie et en Irak, a affirmé l'agence Amaq.
C'est le premier attentat que l’organisation djihadiste reconnaît en Allemagne.

samedi 16 juillet 2016

Deux erreurs de François Hollande ont conduit au carnage de Nice

Les frappes aériennes de Hollande sur la Syrie, suite aux attentats du 13 novembre, n'ont pas empêché les carnages de Paris ou Nice 

Atlantico a interrogé à ce sujet Alexandre del Valle, un géopolitologue et essayiste franco-italien. 


Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme. Il est notamment auteur des livres
Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

Atlantico : En réponse à l'attaque de Nice, François Hollande a affirmé : "Nous allons renforcer nos actions en Syrie et en Irak. Nous allons continuer à frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire". Cette rhétorique guerrière ne sert-elle pas à détourner le problème de sa réalité, à savoir que les auteurs des dernières attaques de nature terroriste en France sont des ressortissants français ?
Alexandre del Valle : On retrouve cette analyse dans l'un des rapports de Malek Boutih, co-fondateur de SOS racisme, qui a fait couler beaucoup d'encre. Il évoque une haine de type nazifiante, sous couvert d'islamisme, qui grandit dans les banlieues, sans rapport avec la misère - il affirme lui-même que les miséreux n'ont pas le temps de préparer des attentats terroristes.

Cette haine est produite en partie par notre société qui ne sait plus intégrer [où s'en défend pour des raisons idéologiques], transmettre le patriotisme, appliquer les règles. L'Etat a démissionné dans ces zones de non-droit où la haine peut prospérer, tant appuyée par des voyous que par des islamistes [sans compter les associations qui pullulent et s'activent, à l'instar des MJC auxquelles on ne pensent pas en matière de populisme communautariste]. Les théâtres [militaires] syrien et irakien n'ont donc pas une influence fondamentale dans cette haine qui s'est aujourd'hui autonomisée. 
Un véritable chaudron est en train d'exploser dans des zones de non-droit [hexagonales]des ressortissants français, souvent aux origines étrangères [ce qui soulève la question de la binationalité], mais pas toujours, vouent une haine farouche à notre société [en conséquence de l'anticolonialisme rampant et de la culpabilité post-coloniale insufflés par les réseaux et collectifs relayés par la presse de gauche], à tout ce qu'elle représente, et sont prêts à mourir pour cela. 

Sur le dossier syrien, le problème de la communauté internationale, et de la France notamment, réside dans l'absence de vision stratégique consensuelle quant à l'avenir des territoires sous contrôle de l'EI, lorsque celui sera défait. En lieu et place d'envoyer toujours plus de moyens pour frapper l'EI, le gouvernement français ne pêche-t-il pas par cette absence de réflexion et de conviction de ses partenaires dans cette voie ?

Alexandre del Valle : On le voit bien en Syrie : le fait de ne pas avoir désigné clairement la nature de la menace - à savoir l'islamisme radical ['islam radical' ne serait pas un pléonasme] - et préférer plutôt désigner Daesh [sur injonction de Laurent Fabius à la presse], a permis d'affaiblir ce dernier dans les zones ciblées par les frappes occidentales, tout en permettant la progression d'autres groupes djihadistes comme al-Nosra, le Front islamique, Jaich al-Islam, etc. En désignant l'islamisme radical, on aurait ainsi pu privilégier l'action contre cet ennemi principal dans son ensemble et trouver une solution de paix en Syrie, évitant ainsi le blocage des pourparlers, car en dehors de l'intransigeance de Bachar al-Assad, ces derniers sont bloqués parce que les Occidentaux, les Turcs, les Saoudiens et les Qataris ont réussi à mettre en place une représentation permanente dite de "l'opposition syrienne" (HCN) qui englobe plusieurs mouvements djihadistes dangereux, dont certains sont très proches sur le terrain d'Al-Qaeda. 
Le fait d'avoir intégré ces mouvements aux rebelles dits "fréquentables" a donné un prétexte à Bachar al-Assad, mais aussi à la Russie, pour dire qu'il n'est pas possible de mettre en place une transition en Syrie pour laquelle on identifie Daesh comme le grand méchant, tout en excluant les autres mouvements djihadistes de cette liste des méchants. C'est là où réside le problème quant au fait de ne pas avoir désigné la nature philosophique de l'ennemi principal et d'avoir cantonné la campagne de bombardements à Daech. 
C'est d'autant plus déstabilisant pour la Syrie qui avait fait du chemin sur la voie de la sécularisation et dans la lutte contre l'islamisme avant 2011 et que ni l’Occident ni les monarchies du Golfe ne peuvent être crédibles quand ils affirment que les djihadistes d’Al-Nosra et de Da’ech doivent être exclus des pourparlers de paix en vue de la transition, mais qu’au contraire d’autres djihadistes aussi barbares, comme Jaich al-Islam, doivent être acceptés comme le noyau-dur de l’opposition sunnite anti-Bachar fréquentable et destinée à prendre les commandes de la Syrie post-Assad… 
De ce point de vue, l’obstination de Moscou à demander que les Nations unies classent Jaich al-Islam ou Ahrar al-Sham dans la liste des organisations terroristes afin de les exclure de la solution de transition en Syrie ne me paraît pas du tout stupide et est bien plus cohérente que la schizophrénie occidentale pro-saoudienne et pro-qatarie

En l'absence de consensus et de vision quant à l'avenir du territoire syrien en cas de défaite de l'EI, qu'apportent concrètement les frappes menées actuellement en Syrie, notamment par la France ? Ne s'agit-il pas d'une erreur stratégique dont nous payons aujourd'hui le prix ?

Alexandre del Valle : Si l'ennemi principal avait été désigné - celui qui a frappé à Nice, au Bataclan, à Bruxelles, aux Etats-Unis, etc. - nous aurions ainsi fait comme les Russes, c'est-à-dire nous aurions bombardé les positions de l'ensemble des mouvements djihadistes précités, et pas seulement de Daesh, même si cela risquait de servir les intérêts du régime syrien. Même s'il nous déplaît, nous aurions également collaboré avec le régime de Damas. Contrairement à ce qu'on nous dit, ce dernier n'est pas responsable des 200 000 à 300 000 morts du conflit annoncés, dans la mesure où près de la moitié sont des membres du régime ou des civils qui en étaient partisans. 
Nous sommes donc en présence d'une vraie guerre civile où il y a autant de morts des deux côtés et où les rebelles "syriens" sont souvent des moujahidines venus du monde entier dont le dernier souci est l’intérêt de la Syrie. La vision occidentale d'un Bachar al-Assad sanguinaire qui aurait fait 200/300.000 morts est donc simpliste et elle n’aide pas à désigner l’ennemi principal, celui qui menace notre civilisation, notre mode de vie, nos intérêts vitaux et notre population, comme on l’a vu à Nice entre autres. 

L'ennemi, c'est celui qui vous menace chez vous, qui menace votre territoire, votre population, votre intégrité même. Aujourd'hui, la Syrie de Bachar al-Assad - comme l'Irak hier - ne menace pas du tout l'Occident, à la différence des islamistes radicaux qui veulent islamiser leur population et à terme toute planète de gré ou de force. Si nous avions hiérarchisé l'ennemi, nous aurions eu la possibilité d'une plus grande entente avec les Russes - et donc d'une plus grande efficacité quant aux frappes menées - et d'une collaboration avec ceux qui connaissent le mieux le terrain, c'est-à-dire le régime syrien lui-même dont nous n’avons aucun droit de violer la souveraineté et à qui nous n’avons aucun droit de déclarer la guerre comme le voulaient les adeptes du régime, pour la bonne et simple raison qu’il ne nous a pas agressé ni menacé. 
De façon selon moi stupide et contre-productive, depuis le début du printemps arabe, toutes les communications ont été rompues avec le régime de Damas, y compris avec nos services de renseignement les plus hauts placés et notre armée. Il ne faut pas oublier que depuis la fin de la Guerre froide, la Syrie collaborait étroitement avec les Occidentaux en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme islamique, de même que la Libye de Kadhafi que nous avons agressée en détournant honteusement une résolution onusienne et là aussi pour complaire à nos étranges "amis" que sont la Turquie et les monarchies du Golfe devant lesquels tous nos hommes politiques s’agenouillent. La stratégie occidentale a ainsi été complètement renversée puisqu'elle a consisté à désigner comme ennemi celui qui ne nous menaçait pas -ou plus - (Syrie et Libye) et à désigner comme allié ceux qui nous menacent objectivement puisqu’ils veulent conquérir-islamiser la planète… 

Certes, plus il y a d'attentats commis en Occident, plus nos dirigeants semblent devenir plus raisonnables ou adoptent un discours plus réaliste sur ce constat. mais il est triste qu’ils sortent du formatage de guerre froide et des erreurs stratégiques uniquement après des attentats terroristes commis sur leur sol que l’on aurait pu éviter, si l’on avait adopté d’autres politiques et stratégies depuis des décennies. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard -même si cela était prévu avant - si John Kerry est allé à Moscou pour mieux coordonner la coopération militaire entre les Etats-Unis et la Russie. 

Les temps changent. Et le coup d’Etat perpétré par l’armée en Turquie hier le 15 juillet 2016 montre bien que l’ennemi principal n’est pas seulement Daesh, mais l’islamisme radical dans son ensemble qui est un tout et dont Erdogan était l’un des leaders au même titre que Khomeyni [Iran], Tourabbi [ancien chef des Frères musulmans soudanais], [Rached] Ghanouchi [islamiste tunisien], Morsi  [Egypte] ou même Bagdadi [djihadiste irakien de État islamique d'Irak], quoi que plus rusé et apparemment moins violent.

Au regard de ces deux constats et des erreurs commises, quelles seraient les réponses appropriées à apporter à une telle situation, aussi bien en France, que sur le terrain syrien ?


Alexandre del Valle : Pour ce qui est de la France, comme le dit Malek Boutih, mais également Samia Ghali (PS), George Fenech, Thierry Mariani, donc les rares politiques lucides de tous bords, il convient d'appliquer la loi sans complexe, sans exceptions communautaires et sans compromission. Si besoin, il ne faut pas hésiter à envoyer l'armée dans certaines banlieues [une requête de Samia Ghali à Marseille] où les premières victimes sont les personnes qui y vivent, ne l’oublions jamais, car elles sont prises en otage et abandonnées par les forces de l’ordre alors qu’elles aussi un droit à la sécurité. 
C'est une extrême minorité qui terrorise ceux qui y habitent. Il est temps que l'Etat français renverse le sens de la peur : comme le disait Charles Pasqua dans les années 1990, il faut que celui qui est dans le camp des terroristes ou de la délinquance ait plus peur des forces de l'ordre que l'inverse. Or, aujourd’hui, hélas c’est largement l’inverse. 

Leur idéologie de haine culpabilise-t-elle les "rouges" de France ?
Quand on parle de répression, il n'est pas question du délit de faciès ou de l'islamophobie, il ne faut plus se laisser impressionner par la manipulation culpabilisante du politiquement correct et de l’antiracisme dévoyé, mais il est question de l'application de la loi, sans exception, et sans plier. Nulle "dérive sécuritaire" dans l’application de la loi, car sans la force qui l’appuie, la loi n’est rien, et sans le règne de la loi et le respect des forces de l’ordre, c'est le retour de la jungle et de la violence privée.

Il convient également de développer une pédagogie, un contre-argumentaire intelligent, afin de ne pas laisser la seule extrême-gauche occuper ce terrain de la communication. Or, c’est ce qui se passe depuis des mois quand des extrémistes gauchistes violents ouvertement hostiles aux lois en vigueur et aux forces de l’ordre ont ridiculisé l’Etat et bloqué des zones publiques en quasi totale impunité, de surcroît en médiatisant des messages révolutionnaires hostiles à la nation. A mon avis, le discours de l'extrême-gauche [anarchiste], révolutionnaire, anti-patriotique, antisioniste, tiers-mondiste, anti-patrons, anti-flics et anti-occidental prépare le terrain à la radicalisation islamiste que l'on observe. En effet, lorsqu'elle désigne les forces de l'ordre comme l'ennemi, comme l'Occident, et au contraire les casseurs, le Tiers-Monde anti-occidental et les terroristes islamistes comme étant des victimes, sur fond de haine de soi et de théories conspirationnistes anticapitalistes, le terrain du discours de haine islamiste et djihadiste est largement préparé. 

Mais il n’y a rien en face. La gauche la plus extrême est si banalisée et tellement légitimée depuis des décennies, qu’aucun discours ne parvient ou n’ose la remettre en cause [voire diabolisée et étiquetée 'fasciste']. A l'inverse, l'Etat et la nation doivent d’urgence produire un discours d'amour de la collectivité nationale plutôt que de laisser des idéologues subversifs haineux qui prônent la désobéissance de la loi, l'agression des policiers et la haine de la Nation fanatiser nos jeunes et légitimer indirectement les kamikazes. Il ne faut pas oublier non plus le contrôle des réseaux sociaux qui sont aujourd'hui la caisse de résonance principale des recruteurs djihadistes mais qui sont presque totalement hors contrôle.

Pour ce qui est de la Syrie, il est temps de désigner l'ennemi principal (lien Atlantico). L'ennemi principal n'est pas celui qu'on n'aime pas ou qui n'a pas nos valeurs, mais celui qui vient vous menacer concrètement chez vous. Aujourd'hui, Bachar al-Assad ne représente pas une menace pour l'Occident. De même que nous avions fait le choix de la collaboration avec les communistes pour défaire les nazis - soit le choix d'un moindre mal pour vaincre un plus grand mal - il faut désormais ne pas hésiter à collaborer avec certaines dictatures arabes, comme l'Egypte - injustement vouée aux gémonies, selon moi, lorsque le maréchal al-Sissi a pris le contrôle du pays - l'Algérie, les Emirats Arabes Unis ou la Syrie qui ont le même ennemi islamiste (Frères musulmans) commun [Ayons également une pensée pour Ben Ali, en Tunisie]. Face à l'ennemi principal, malheureusement, nous n'avons pas le choix, nous devons collaborer avec tous les Etats qui ont le même ennemi si leur collaboration s’avère être précieuse. Qu'on le veuille ou non, ceux qui agressent les populations civiles pro-régime en Syrie et veulent renverser Assad par le djihad sont les mêmes que ceux qui commettent des attentats en Occident. Ceux qui ne jouent pas le jeu comme la Turquie d’Erdogan, le Qatar ou l'Arabie saoudite, doivent être sanctionnés, car notre amitié et notre alliance sont conditionnés par le respect de nos intérêts vitaux que ces Etats violent depuis des décennies en armant, formant et appuyant ceux qui veulent clairement notre perte en tant que civilisation judéo-chrétienne européenne. 

Le pétrole n'est pas le seul moyen de pression qui existe; nous disposons également de moyens de pression à l'encontre de ces pays, à commencer par nos bases militaires et accords de défense qui maintiennent en vie les dynasties en place incapables de gérer une armée et qui auraient été balayées depuis longtemps sans notre protection militaire. Nous ne pouvons pas accepter que nos alliés, protégés par nous, proposent à la fois des coalitions contre le terrorisme tout en finançant et instruisant les djihadistes anti-occidentaux. 
Prenons l'exemple du Koweït, Etat en faveur duquel nous sommes intervenus militairement contre le régime de Saddam Hussein 1990 : sous ses apparences pro-occidentales, celui-ci constitue le plus grand contributeur financier pour les mouvements terroristes. Sa façon d’être notre "allié" et de nous rendre la pareille a consisté à financer les djihadistes qui nous combattent… avec des amis comme ceux-là, pas besoin d’ennemis !