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samedi 16 juillet 2016

Deux erreurs de François Hollande ont conduit au carnage de Nice

Les frappes aériennes de Hollande sur la Syrie, suite aux attentats du 13 novembre, n'ont pas empêché les carnages de Paris ou Nice 

Atlantico a interrogé à ce sujet Alexandre del Valle, un géopolitologue et essayiste franco-italien. 


Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme. Il est notamment auteur des livres
Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

Atlantico : En réponse à l'attaque de Nice, François Hollande a affirmé : "Nous allons renforcer nos actions en Syrie et en Irak. Nous allons continuer à frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire". Cette rhétorique guerrière ne sert-elle pas à détourner le problème de sa réalité, à savoir que les auteurs des dernières attaques de nature terroriste en France sont des ressortissants français ?
Alexandre del Valle : On retrouve cette analyse dans l'un des rapports de Malek Boutih, co-fondateur de SOS racisme, qui a fait couler beaucoup d'encre. Il évoque une haine de type nazifiante, sous couvert d'islamisme, qui grandit dans les banlieues, sans rapport avec la misère - il affirme lui-même que les miséreux n'ont pas le temps de préparer des attentats terroristes.

Cette haine est produite en partie par notre société qui ne sait plus intégrer [où s'en défend pour des raisons idéologiques], transmettre le patriotisme, appliquer les règles. L'Etat a démissionné dans ces zones de non-droit où la haine peut prospérer, tant appuyée par des voyous que par des islamistes [sans compter les associations qui pullulent et s'activent, à l'instar des MJC auxquelles on ne pensent pas en matière de populisme communautariste]. Les théâtres [militaires] syrien et irakien n'ont donc pas une influence fondamentale dans cette haine qui s'est aujourd'hui autonomisée. 
Un véritable chaudron est en train d'exploser dans des zones de non-droit [hexagonales]des ressortissants français, souvent aux origines étrangères [ce qui soulève la question de la binationalité], mais pas toujours, vouent une haine farouche à notre société [en conséquence de l'anticolonialisme rampant et de la culpabilité post-coloniale insufflés par les réseaux et collectifs relayés par la presse de gauche], à tout ce qu'elle représente, et sont prêts à mourir pour cela. 

Sur le dossier syrien, le problème de la communauté internationale, et de la France notamment, réside dans l'absence de vision stratégique consensuelle quant à l'avenir des territoires sous contrôle de l'EI, lorsque celui sera défait. En lieu et place d'envoyer toujours plus de moyens pour frapper l'EI, le gouvernement français ne pêche-t-il pas par cette absence de réflexion et de conviction de ses partenaires dans cette voie ?

Alexandre del Valle : On le voit bien en Syrie : le fait de ne pas avoir désigné clairement la nature de la menace - à savoir l'islamisme radical ['islam radical' ne serait pas un pléonasme] - et préférer plutôt désigner Daesh [sur injonction de Laurent Fabius à la presse], a permis d'affaiblir ce dernier dans les zones ciblées par les frappes occidentales, tout en permettant la progression d'autres groupes djihadistes comme al-Nosra, le Front islamique, Jaich al-Islam, etc. En désignant l'islamisme radical, on aurait ainsi pu privilégier l'action contre cet ennemi principal dans son ensemble et trouver une solution de paix en Syrie, évitant ainsi le blocage des pourparlers, car en dehors de l'intransigeance de Bachar al-Assad, ces derniers sont bloqués parce que les Occidentaux, les Turcs, les Saoudiens et les Qataris ont réussi à mettre en place une représentation permanente dite de "l'opposition syrienne" (HCN) qui englobe plusieurs mouvements djihadistes dangereux, dont certains sont très proches sur le terrain d'Al-Qaeda. 
Le fait d'avoir intégré ces mouvements aux rebelles dits "fréquentables" a donné un prétexte à Bachar al-Assad, mais aussi à la Russie, pour dire qu'il n'est pas possible de mettre en place une transition en Syrie pour laquelle on identifie Daesh comme le grand méchant, tout en excluant les autres mouvements djihadistes de cette liste des méchants. C'est là où réside le problème quant au fait de ne pas avoir désigné la nature philosophique de l'ennemi principal et d'avoir cantonné la campagne de bombardements à Daech. 
C'est d'autant plus déstabilisant pour la Syrie qui avait fait du chemin sur la voie de la sécularisation et dans la lutte contre l'islamisme avant 2011 et que ni l’Occident ni les monarchies du Golfe ne peuvent être crédibles quand ils affirment que les djihadistes d’Al-Nosra et de Da’ech doivent être exclus des pourparlers de paix en vue de la transition, mais qu’au contraire d’autres djihadistes aussi barbares, comme Jaich al-Islam, doivent être acceptés comme le noyau-dur de l’opposition sunnite anti-Bachar fréquentable et destinée à prendre les commandes de la Syrie post-Assad… 
De ce point de vue, l’obstination de Moscou à demander que les Nations unies classent Jaich al-Islam ou Ahrar al-Sham dans la liste des organisations terroristes afin de les exclure de la solution de transition en Syrie ne me paraît pas du tout stupide et est bien plus cohérente que la schizophrénie occidentale pro-saoudienne et pro-qatarie

En l'absence de consensus et de vision quant à l'avenir du territoire syrien en cas de défaite de l'EI, qu'apportent concrètement les frappes menées actuellement en Syrie, notamment par la France ? Ne s'agit-il pas d'une erreur stratégique dont nous payons aujourd'hui le prix ?

Alexandre del Valle : Si l'ennemi principal avait été désigné - celui qui a frappé à Nice, au Bataclan, à Bruxelles, aux Etats-Unis, etc. - nous aurions ainsi fait comme les Russes, c'est-à-dire nous aurions bombardé les positions de l'ensemble des mouvements djihadistes précités, et pas seulement de Daesh, même si cela risquait de servir les intérêts du régime syrien. Même s'il nous déplaît, nous aurions également collaboré avec le régime de Damas. Contrairement à ce qu'on nous dit, ce dernier n'est pas responsable des 200 000 à 300 000 morts du conflit annoncés, dans la mesure où près de la moitié sont des membres du régime ou des civils qui en étaient partisans. 
Nous sommes donc en présence d'une vraie guerre civile où il y a autant de morts des deux côtés et où les rebelles "syriens" sont souvent des moujahidines venus du monde entier dont le dernier souci est l’intérêt de la Syrie. La vision occidentale d'un Bachar al-Assad sanguinaire qui aurait fait 200/300.000 morts est donc simpliste et elle n’aide pas à désigner l’ennemi principal, celui qui menace notre civilisation, notre mode de vie, nos intérêts vitaux et notre population, comme on l’a vu à Nice entre autres. 

L'ennemi, c'est celui qui vous menace chez vous, qui menace votre territoire, votre population, votre intégrité même. Aujourd'hui, la Syrie de Bachar al-Assad - comme l'Irak hier - ne menace pas du tout l'Occident, à la différence des islamistes radicaux qui veulent islamiser leur population et à terme toute planète de gré ou de force. Si nous avions hiérarchisé l'ennemi, nous aurions eu la possibilité d'une plus grande entente avec les Russes - et donc d'une plus grande efficacité quant aux frappes menées - et d'une collaboration avec ceux qui connaissent le mieux le terrain, c'est-à-dire le régime syrien lui-même dont nous n’avons aucun droit de violer la souveraineté et à qui nous n’avons aucun droit de déclarer la guerre comme le voulaient les adeptes du régime, pour la bonne et simple raison qu’il ne nous a pas agressé ni menacé. 
De façon selon moi stupide et contre-productive, depuis le début du printemps arabe, toutes les communications ont été rompues avec le régime de Damas, y compris avec nos services de renseignement les plus hauts placés et notre armée. Il ne faut pas oublier que depuis la fin de la Guerre froide, la Syrie collaborait étroitement avec les Occidentaux en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme islamique, de même que la Libye de Kadhafi que nous avons agressée en détournant honteusement une résolution onusienne et là aussi pour complaire à nos étranges "amis" que sont la Turquie et les monarchies du Golfe devant lesquels tous nos hommes politiques s’agenouillent. La stratégie occidentale a ainsi été complètement renversée puisqu'elle a consisté à désigner comme ennemi celui qui ne nous menaçait pas -ou plus - (Syrie et Libye) et à désigner comme allié ceux qui nous menacent objectivement puisqu’ils veulent conquérir-islamiser la planète… 

Certes, plus il y a d'attentats commis en Occident, plus nos dirigeants semblent devenir plus raisonnables ou adoptent un discours plus réaliste sur ce constat. mais il est triste qu’ils sortent du formatage de guerre froide et des erreurs stratégiques uniquement après des attentats terroristes commis sur leur sol que l’on aurait pu éviter, si l’on avait adopté d’autres politiques et stratégies depuis des décennies. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard -même si cela était prévu avant - si John Kerry est allé à Moscou pour mieux coordonner la coopération militaire entre les Etats-Unis et la Russie. 

Les temps changent. Et le coup d’Etat perpétré par l’armée en Turquie hier le 15 juillet 2016 montre bien que l’ennemi principal n’est pas seulement Daesh, mais l’islamisme radical dans son ensemble qui est un tout et dont Erdogan était l’un des leaders au même titre que Khomeyni [Iran], Tourabbi [ancien chef des Frères musulmans soudanais], [Rached] Ghanouchi [islamiste tunisien], Morsi  [Egypte] ou même Bagdadi [djihadiste irakien de État islamique d'Irak], quoi que plus rusé et apparemment moins violent.

Au regard de ces deux constats et des erreurs commises, quelles seraient les réponses appropriées à apporter à une telle situation, aussi bien en France, que sur le terrain syrien ?


Alexandre del Valle : Pour ce qui est de la France, comme le dit Malek Boutih, mais également Samia Ghali (PS), George Fenech, Thierry Mariani, donc les rares politiques lucides de tous bords, il convient d'appliquer la loi sans complexe, sans exceptions communautaires et sans compromission. Si besoin, il ne faut pas hésiter à envoyer l'armée dans certaines banlieues [une requête de Samia Ghali à Marseille] où les premières victimes sont les personnes qui y vivent, ne l’oublions jamais, car elles sont prises en otage et abandonnées par les forces de l’ordre alors qu’elles aussi un droit à la sécurité. 
C'est une extrême minorité qui terrorise ceux qui y habitent. Il est temps que l'Etat français renverse le sens de la peur : comme le disait Charles Pasqua dans les années 1990, il faut que celui qui est dans le camp des terroristes ou de la délinquance ait plus peur des forces de l'ordre que l'inverse. Or, aujourd’hui, hélas c’est largement l’inverse. 

Leur idéologie de haine culpabilise-t-elle les "rouges" de France ?
Quand on parle de répression, il n'est pas question du délit de faciès ou de l'islamophobie, il ne faut plus se laisser impressionner par la manipulation culpabilisante du politiquement correct et de l’antiracisme dévoyé, mais il est question de l'application de la loi, sans exception, et sans plier. Nulle "dérive sécuritaire" dans l’application de la loi, car sans la force qui l’appuie, la loi n’est rien, et sans le règne de la loi et le respect des forces de l’ordre, c'est le retour de la jungle et de la violence privée.

Il convient également de développer une pédagogie, un contre-argumentaire intelligent, afin de ne pas laisser la seule extrême-gauche occuper ce terrain de la communication. Or, c’est ce qui se passe depuis des mois quand des extrémistes gauchistes violents ouvertement hostiles aux lois en vigueur et aux forces de l’ordre ont ridiculisé l’Etat et bloqué des zones publiques en quasi totale impunité, de surcroît en médiatisant des messages révolutionnaires hostiles à la nation. A mon avis, le discours de l'extrême-gauche [anarchiste], révolutionnaire, anti-patriotique, antisioniste, tiers-mondiste, anti-patrons, anti-flics et anti-occidental prépare le terrain à la radicalisation islamiste que l'on observe. En effet, lorsqu'elle désigne les forces de l'ordre comme l'ennemi, comme l'Occident, et au contraire les casseurs, le Tiers-Monde anti-occidental et les terroristes islamistes comme étant des victimes, sur fond de haine de soi et de théories conspirationnistes anticapitalistes, le terrain du discours de haine islamiste et djihadiste est largement préparé. 

Mais il n’y a rien en face. La gauche la plus extrême est si banalisée et tellement légitimée depuis des décennies, qu’aucun discours ne parvient ou n’ose la remettre en cause [voire diabolisée et étiquetée 'fasciste']. A l'inverse, l'Etat et la nation doivent d’urgence produire un discours d'amour de la collectivité nationale plutôt que de laisser des idéologues subversifs haineux qui prônent la désobéissance de la loi, l'agression des policiers et la haine de la Nation fanatiser nos jeunes et légitimer indirectement les kamikazes. Il ne faut pas oublier non plus le contrôle des réseaux sociaux qui sont aujourd'hui la caisse de résonance principale des recruteurs djihadistes mais qui sont presque totalement hors contrôle.

Pour ce qui est de la Syrie, il est temps de désigner l'ennemi principal (lien Atlantico). L'ennemi principal n'est pas celui qu'on n'aime pas ou qui n'a pas nos valeurs, mais celui qui vient vous menacer concrètement chez vous. Aujourd'hui, Bachar al-Assad ne représente pas une menace pour l'Occident. De même que nous avions fait le choix de la collaboration avec les communistes pour défaire les nazis - soit le choix d'un moindre mal pour vaincre un plus grand mal - il faut désormais ne pas hésiter à collaborer avec certaines dictatures arabes, comme l'Egypte - injustement vouée aux gémonies, selon moi, lorsque le maréchal al-Sissi a pris le contrôle du pays - l'Algérie, les Emirats Arabes Unis ou la Syrie qui ont le même ennemi islamiste (Frères musulmans) commun [Ayons également une pensée pour Ben Ali, en Tunisie]. Face à l'ennemi principal, malheureusement, nous n'avons pas le choix, nous devons collaborer avec tous les Etats qui ont le même ennemi si leur collaboration s’avère être précieuse. Qu'on le veuille ou non, ceux qui agressent les populations civiles pro-régime en Syrie et veulent renverser Assad par le djihad sont les mêmes que ceux qui commettent des attentats en Occident. Ceux qui ne jouent pas le jeu comme la Turquie d’Erdogan, le Qatar ou l'Arabie saoudite, doivent être sanctionnés, car notre amitié et notre alliance sont conditionnés par le respect de nos intérêts vitaux que ces Etats violent depuis des décennies en armant, formant et appuyant ceux qui veulent clairement notre perte en tant que civilisation judéo-chrétienne européenne. 

Le pétrole n'est pas le seul moyen de pression qui existe; nous disposons également de moyens de pression à l'encontre de ces pays, à commencer par nos bases militaires et accords de défense qui maintiennent en vie les dynasties en place incapables de gérer une armée et qui auraient été balayées depuis longtemps sans notre protection militaire. Nous ne pouvons pas accepter que nos alliés, protégés par nous, proposent à la fois des coalitions contre le terrorisme tout en finançant et instruisant les djihadistes anti-occidentaux. 
Prenons l'exemple du Koweït, Etat en faveur duquel nous sommes intervenus militairement contre le régime de Saddam Hussein 1990 : sous ses apparences pro-occidentales, celui-ci constitue le plus grand contributeur financier pour les mouvements terroristes. Sa façon d’être notre "allié" et de nous rendre la pareille a consisté à financer les djihadistes qui nous combattent… avec des amis comme ceux-là, pas besoin d’ennemis !

dimanche 15 mai 2016

Culpabilité des femmes harcelées: "Nous ne nous tairons plus"

L'appel contre le sexisme de 17 anciennes ministres qui n'ont jamais aguiché un homme


Union sacrée de dix-sept anciennes ministres françaises, de gauche comme de droite, de la communiste Michèle Demessine à la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en passant par la socialiste Élisabeth Guigou, l'écologiste Dominique Voynet et la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. Avouant s'être tues, au risque de passer rétrospectivement pour vantardes - la plus jeune n'a pas encore tout-à-fait 40 ans et la plus chenue a bonne mémoire, telle Yvette Roudy, 86 ans) - , toutes signent un appel contre le sexisme dans le Journal du dimanche (JDD) titré : "Nous ne nous tairons plus". 

En quelques années, les langues se sont déliées, osera-t-on affirmer, et les comportements de la nouvelle génération commencent à changer, nous assure-t-on, bien que Michou Sapin et Denis Baupin (ci-contre à gauche au mieux de son apparence), par qui le scandale arrive, n'aient plus rien pour inspirer la gaudriole, si tant est qu'ils aient jamais suscité un quelconque emballement des sens parmi le sexe faible d'hier qui se rebiffe aujourd'hui. 

"Il n'y a pas mort d'homme" 
C'est le commentaire sur l'affaire DSK signé de l'ancien ministre Jack Lang, il n'y a pas encore cinq ans, lors de la révélation de l’affaire du Sofitel 

et du "troussage de domestique", selon l'exemplaire Jean-François Kahn, journaliste co-fondateur du magazine Marianne qui critique pourtant tout ce qui lui tombe sous la plume. 

Cette phrase, mais aussi les remarques sexistes, gestes déplacés, ou comportement inappropriés, ces 17 ex-ministres ne veulent plus les laisser passer. Les jeunes filles des cités, de la Seine-Saint-Denis (!) aux quartiers nord de Marseille, y gagneront-elles le droit de quitter leur uniforme imposé par les grands frères, le pantalon ? Rien n'est moins sûr.

Montebourg a préféré renoncer
Tous les goûts sont  
dans la nature, mais bon....
Les dix-sept anciennes ministres en colère (froide ou réchauffée) sont l'incontournable Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade.

Dame Trogneux, cougar de la haute finance

Ces nanties s’expriment au nom de toutes celles qui ne peuvent prendre la parole, une manie des politiques de parler pour les autres, les "sans dents" de Hollande étant à l'abri des mains baladeuses de patrons lubriques, tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole des trotskistes de Lutte Ouvrière pour qui il ne peut être de harceleurs sexuels que les patrons et que les intrigantes et les actrices ne recherchent nullement les goujats au pouvoir. Et si vous pensez à ce gros plein de soupe de Sapin, vous n'avez pas fait le tour: il est suggéré de remonter encore l'échelle de l'Etat-PS.
C'est devenu une tare d'être "sévèrement burné" 
Les übersexuels ont droit de cité à Paris et les efféminés y ont leurs quartiers branchés sont assistés par la loi républicaine. Il est de bon ton d'être minoritaire entre deux genres, alors que le sexisme majoritaire est dénoncé, bien qu'il concerne - par nature - tous les milieux, les entreprises et accessoirement l’université, où on devrait avoir des arguments, les media, où on décrypte et analyse en longueur, outre la politique. Si proches qu'ils soient de la nature, les écolos ne sont pas de bois. La nuance est dans la maxime "pas vu, pas pris": c'est une question de méthode, de stratégie et de tact. Claude Bartolone a répudié sa conjointe pour sa secrétaire, mais n'a pas pus prendre l'Ile-de-France. Aucune "classe sociale" n’est épargnée, ni aucune communauté, mais aucune race n'est plus sévèrement frappée, en revanche, puisque la notion n'existe pas ou plus...

Cumulard, Baupin démissionne de la vice-présidence de l'Assemblée, mais garde une poire pour la soif...

Que Baupin siège toujours au Parlement européen, est-ce déplacer le problème? En matière de pédophilie, les laïcs anticléricaux ne critiquent-ils pas les simples mesures d'éloignement ?

Des collaboratrices, des salariées évoquent les SMS reçus par dizaines, les propos graveleux, provocateurs, les sous-entendus équivoques qui fleurissent à la montée de la sève, mais pas que: à la différence du 'ménage de printemps' chez la ménagère (oops !)par chance, la période de rut n'est pas réglée par les saisons chez l'homme. Et jusqu'aux attouchements, c'est-à-dire l'antique 'main baladeuse' qui était la marque virile des hommes que les femmes ne laissent pas indifférents. 
Passons par exemple la scène typique (ou fantasmée) dans un ascenseur de l'Assemblée nationale, qu'il faut dédramatisée chez l'adulte quand se déroulent des tournantes impunies dans les caves. Denis Baupin adore, dit-on, l'ascenseur et il était alors seul  avec une salariée, qui n'était donc pas avide de promotion. "Il lui a pincé les fesses, il s'est pris une baffe", décrivent plusieurs sources anonymes. C'est sain de part et d'autre, mais l'anonymat a quelque chose de merveilleux, quand on pense que personne n'avoue encore avoir été au courant, pas même la femme délaissée de Baupin, l'irrésistible Emma Cosse.
Cécile Duflot sur Denis Baupin (lien): "Je savais ce qui se disait par certains, mais il ne faut pas croire que ce cas est unique." Amalgame salissant de la classe politique dans son ensemble: tous pourris ? 
Sandrine Rousseau (EELV) raconte également ce jour d'octobre 2011 où Denis Baupin l'a plaquée contre un mur après une réunion avant d'essayer de l'embrasser, les mains non pas dans les poches (ce serait cavalier) mais sur la poitrine (ce qui est "inapproprié", sic !). A la différence du CSA (Conseil supérieur de l'audovisuel), l'un des deux -ou les deux- regardent-ils trop la télévision, ses films de service public et sa pub, que les media veulent faire payer sur leurs sites aux internautes, nantis et défavorisés, indifféremment ? 
Baupin soutenait la cause des femmes,
devant la presse, hors ascenseurs
La porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts s'est alors empressée de dévoiler l'histoire à deux membres de la direction du parti : aucune réaction de Cécile Duflot qui devait être aux manettes à l'époque. Le comportement de l'élu est en fait un secret de polichinelle et Sandrine Rousseau doit -pourtant- se résoudre à la loi du silence, ce qui est d'autant plus incompréhensible qu'en tant qu'une vice-présidente comme elle du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais a dû connaître la tentation d'assouvir une soudaine pulsion sur un jeune stagiaire ou un vieil acteur politique influent. Une loi du silence qu'elle a donc décidé de briser aujourd'hui, avec le soutien de d'autres femmes,vraies victimes, mères-la-pudeur notoires ou refoulées (re-oops !) qui se disent victimes de Denis Baupin (ou d'autres, car 17 victimes à l'actif de ce seul 'Don Juan' adipeux, c'est difficile à avaler). 
Tête de liste aux élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Rousseau Sandrine a rassemblé 4,83 % des voix et ses listes se sont faites éliminer dès le premier tour, ce qui laisse inévitablement un goût amer. 

Quand à Michel Sapin, ministre en activité, il nie  puis avoue une agression sexuelle

L'outrage s'est dérou­lé au Forum écono­mique de Davos en 2015, révèlent deux jour­na­listes du Point dans un livre qu'ils ont co-écrit. Ce nouveau cas de sexisme avéré démythifie encore un ministre de Hollande à Bercy : Michel Sapin, patron des Finances. Dans un livre,  Stépha­nie Marteau et Aziz Zemmour, racontent une scène vécue par une consoeur, lors d'un événe­ment majeur qui se tient chaque année dans la loca­lité suisse de Davos. Sapin Michel a eu des mots et des gestes tota­le­ment dépla­cés à l’égard d’une repor­ter appar­te­nant à un grand quoti­dien de presse natio­nal qui couvrait ce dépla­ce­ment.

La presse a désinformé, prenant la posture de la présomption d'innocence en faveur de ce puissant de Bercy.
Appa­rem­ment, lorsque la jeune femme au travail se pencha pour ramas­ser un stylo, le ministre lui aurait lancé un très "inapproprié" : "Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là ?", avant de faire "claquer" l'élas­tique de sa ... culotte. Ce moment avait déjà fait l’objet d’une mention dans une tribune publiée dans les pages de nos confrères de Libé­ra­tion, le 4 mai 2015 où quarante femmes jour­na­listes y dénonçaient alors le sexisme et certains agis­se­ments dont elles étaient régu­liè­re­ment victimes dans le milieu de la poli­tique. Élus et respon­sables de tous bords étaient ciblés par cette montée au créneau, sans qu’au­cun nom ne soit dévoilé.
Un an après, alors que le projet de réforme du code du Travail provoque la colère des élus et de la rue, le nom de Sapin est jeté en pâture: "S’il n’est pas expli­ci­te­ment nommé dans la tribune de Libé­ra­tion, il est clai­re­ment visé (…) C’est le loca­taire de Bercy", écrivent les auteurs du livre. Pour coro­bo­rer leurs révéla­tions, ils citent par ailleurs la char­gée de commu­ni­ca­tion de Michel Sapin qui aurait alors répondu en restant dns le flou, sans démen­tir et alimentant la suspicion : "C’était une blague potache et la jour­na­liste a pris la mouche, accuse cette femme. (…) Il ne comprend pas et est très étonné de la tour­nure qu’a pris l’af­faire".

Mais suite aux révé­la­tions publiées, le loup est sorti du bois. Cette fois, l'entourage du ministre nie. Huffing­tonPost offre ses colonnes à un Michel Sapin indigné qui s’in­surge contre des "allé­ga­tions inexactes et calom­nieuses". Il menace en outre "d’en­ga­ger toute action néces­saire pour faire respec­ter la réalité des faits". Les "yeux dans les yeux"... Mais Stépha­nie Marteau main­tient et précise que "cette scène s’est dérou­lée devant des témoins".
La toile s'enflamme alors et, sur Twit­ter, les internautes ne prennent pas de gants de latex et bap­ti­sent l'affaire de "#culottegate", sur fond d’in­di­gna­tion géné­rale. Certains dénoncent les faits avec hu­mour, mais d’autres, beau­coup moins second degré, réclament évidemment des comptes au chef du gouver­ne­ment et demandent même la démis­sion du ministre des Finances






Une péti­tion favo­rable à cette idée a même vue le jour. Elle est consul­table en ligne sur le site Change.org, mais sachez que, dès l'instant où vous y mettez le doigt, ce site vous harcèle ensuite.
Bref, cette fin de quinquennat a des relents de petite culotte. Il ne manquerait plus qu'Urvoas soit pris la main dans une petite culotte.

Les dix-sept "pétroleuses
 pétitionneuses" font aussi des propositions importantes pour mieux protéger les victimes.
Mais surtout, elles listent ce qu'elles veulent pour que ça change : des partis politiques qui prennent leurs responsabilités avec leurs élus - pesant sur leurs vies privées- et des changements dans la loi en faveur d'un "ordre moral" et de relations de genres corsetées entre élus politiques. Allongement des délais de prescription en matière d'agression sexuelle, possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes (la république des magistrats s'étend aux associations mises -comme promis par Hollande- à toutes les sauces), ou encore l'instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement (et vive l'indépendance des juges debout ! ).

L'Elysée aurait pris conscience de la problématique, assurait cette semaine un proche (anonyme et exemplaire) du président, assurant que de nouvelles mesures anti-harcèlement seront prises dans les prochains mois. 

Un nouveau thème sociétal porteur dans l'opinion publique, puisqu'une très large majorité de Français de gauche comme de droite – les femmes un peu plus que les hommes – veut davantage de sévérité. Et quelles sanctions ? Démission? Sursis ?
En attendant, France 2 va en faire un documentaire ou/et un film subventionné pour dénoncer les lois de la nature et les comportement "inadaptés" entre adultes majeur(e)s et vacciné(e)s. La traque de va s'étendre des personnes à la chambre à coucher et aux ascenseurs. La harceleuse Elise Lucet, trop à gauche et rentre-dedans, et le petit David Pujadas, trop à droite et consensuel, n'avaient pourtant aucune 'chance' d'y avoir ensemble des ébats. 

vendredi 4 septembre 2015

Après la récupération des attentats terroristes de janvier, celle d'Aylan en septembre

Un grand rassemblement conçu comme "une communion laïque autour d'un sujet dramatique", annonce la ministre de... la Culture. 

Pellerin n'est pas qu'une 'fashion victim'
La photo du petit Aylan, 3 ans, d'abord confidentielle par pudeur et respect des petites âmes sensibles, connaît une diffusion sans précédent qui crée une vive émotion qu'entretiennent des récupérateurs sans scrupules


La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a pris le vent et annoncé l'organisation d'un grand rassemblement autour de la question de l'immigration du 11 au 12 septembre prochains. A cette date, "24 heures durant, le Musée de l'Histoire de l'immigration sera un lieu d'échange, d'écoute, de découverte, en compagnie d'artistes et d'intellectuels", a fait savoir la ministre, lors de sa visite au festival de photojournalisme 'Visa pour l'image', qui se tient à Perpignan (Pyrénées-Orientales). "Des personnalités et des citoyens pourront rendre hommage, écouter des témoignages, participer à des débats", a-t-elle précisé, sans pouvoir encore fournir de noms.
Sont cités Charles Aznavour, pour des raisons d'origines, Emma Thompson ou encore Catherine Deneuve, en Yves Saint-Laurent. Emmanuelle Béart, soutien de DAL et qui scolarise sa fille dans le 6e arrondissement, rue Madame... Dans ce rôle, on verrait bien aussi Jamel Debouzze ou Charles Berling.


"Pas d'organisation millimétrée", précise Fleur Pellerin qui veut accréditer l'idée d'une  "spontanéité de gens qui veulent dire leur fraternité"

Fleur n'a pas que des tiges:
elle a aussi un petit coeur !
6 millions de "sans dents" ne mobilisent pas le gouvernement, comme le montre la nomination d'une ministre que rien ne prédispose à la lutte pour le redressement de la courbe de l'emploi, dans laquelle deux ministres se sont pourtant déjà cassés les dents.   

"La situation aujourd'hui est assez inédite, raconte la rock star (pour la presse coréenne). Cela nécessite une réaction symbolique, mais aussi politique très forte," avoue-t-elle encore. 

Très émue par une image, plus que par la réalité de la mort d'une petite victime du "printemps arabe." La gauche en pleine démonstration médiatique aura eu besoin de voir  une petit corps échoué sur une côte de Turquie (plaque tournante du terrorisme, mais candidate à l'entrée dans l'UE) pour prendre la mesure du drame déclenché par la chute du dictateur syrien, sous l'effet de la pression islamiste soutenue par l'Occident vertueux et aveuglé d'idéologie.

La gauche exorcise sa culpabilité en grande pompe
Elle soulage sa conscience dans un grand tapage. L'enfant retrouvé abandonné face contre terre sur une plage à la fin des vacances d'été, est "comme un miroir tendu de nos égarements, de nos peurs, de nos égoïsmes", brode la ministre de la Culture au pouvoir depuis plus de trois ans. "Il est temps de changer notre regard sur ceux qui viennent d'ailleurs," lance celle qui, abandonnée à la naissance à Séoul, a pourtant personnellement bénéficié d'une adoption à l'âge de six mois par une famille française

Cette ministre de la Culture qui n'a jamais lu un seul ouvrage du Nobel, Patrick Modiano, fait de la littérature. 
Petite robe du BHV ?
La démagogue disserte sur le temps de comprendre qu' "il y a des choses plus fondamentales que peurs, nos inquiétudes", de "sortir des polémiques politiques sur les réfugiés, sur les migrants, qui occultent trop souvent la substance des choses". D'où l'idée de ce rassemblement. "Donnons-nous 24 heures pour changer de regard sur l'immigration", pas moins mais pas plus, résume-t-elle, avec légèreté. 

Tous coupables, hormis les organisateurs de marches et de rassemblements rétrospectifs.

En matière de culture, son domaine supposé de compétence, et au lendemain de l'appel lancé aux parlementaires et 
au gouvernement par plusieurs dizaines d'artistes pour le maintien du tissu culturel en France, la ministre Fleur Pellerin a souhaité "que l'ensemble des collectivités fassent le choix de la culture" plaçant ainsi les collectivités face à leurs responsabilités. Ce ne sont pas les siennes: elle donne dans l'humanitaire !

mardi 30 août 2011

Soi-disant innocent, DSK présente néanmoins ses excuses au FMI


N'est-il donc pas 'innocent' ?

Dominique Strauss-Kahn, honteux de son comportement ?

Le soudard a présenté ses excuses aux employés du Fonds monétaire international (FMI) pour les violences sexuelles au Sofitel de New York sur une femme de chambre noire immigrée qui ne lui demandait rien.

L'ancien directeur général du FMI a répété par trois fois: "
Je suis venu ici pour m'excuser auprès de ceux qui ont été blessés par toute cette histoire [...] C'était une erreur de ma part [...] et je suis désolé des répercussions négatives que cela a eu pour cette institution
".

De même source, une anonyme (!) employée par le Fonds précise que D. Strauss-Kahn a ajouté : " Ma venue [aujourd'hui] a aussi pour but de clore [mon passage à la tête du Fonds] et de dire au revoir ".
A l'occasion de cette rencontre au siège de l'institution lundi après-midi à Washington, l'ancien patron du FMI a indiqué que ses années au FMI avaient été "les plus intéressantes de [sa] carrière professionnelle", a indiqué le témoin.

Le couple marche désormais beaucoup
sous le regard des journalistes;
ce qui tranche avec ses déplacements en Porsche
hors caméras



Un acte de contrition

" Une double douleur, une douleur de raison qui est la détestation du péché qu’on a commis, et une douleur de sensibilité qui est la conséquence de la première."


Cet aveu de culpabilité
confirme que l'abandon des charges par le procureur pour une relation "précipitée" mais brutale selon le rapport médical, et contredit l'affirmation de son innocence par les partisans socialistes.

mardi 27 octobre 2009

Philippe Bilger: honte à Jacques Weber, sectaire et vulgaire

Weber fait le Jacques et manque le virage de la soixantaine

Qu'est-ce qui justifie l'ire de Philippe Bilger?

  • Ce magistrat, avocat général depuis 1999 et sexagénaire posé, à l'élocution lente et articulée s'échauffe est tout à fait inattendu, mais que d'autres restent placides l'est nettement moins.

  • L'artiste est-il excusable de ne pas réussir à négocier le cap des 60 ans ?
    Ce n'est pas le problème des honnêtes gens. Qu'il ait besoin de faire le bouffon ne suffirait pas à irriter l'avocat général Bilger. Alors, l'histrion est probablement en déficit de reconnaissance depuis qu'il s'est fonctionarisé de centre d'art dramatique en théatre de province. Qu'il souffre d'un cholestérol handicapant ou d'une prostate encombrante ne nous regarde pas, mais il semble bien que l'artiste sur le retour délocalisé à Nice, et interprète actuellement de grands textes qui le dépassent, a le sex-appeal en berne depuis qu'il joua complètement nu dans Le Malin Plaisir en 1975 ? Qu'y pouvons-nous ? Devons-nous le subir les fluctuations de son taux de PSA ?

    Grâce à ses écarts de langage, les jeunes théâtreux découvriront peut-être enfin l'insignifiance de son existence.
    Sa filmographie est certes copieuse mais de quelle oeuvre majeure peut-il s'enorgueillir? Pour en imposer d'autant plus sûrement qu'il ne peut se flatter d'aucun passage en conservatoire, fallait-il vraiment qu'il étalonne ses idées à une culture plaquée et qu'il en compense nécessairement les trous noirs par un verbe haut et des tirades aussi péremptoires et caricaturales que vulgaires.

    VOIR et ENTENDRE le « crétin » heureux de retrouver un public:




    Jacques'>http://www.dailymotion.com/video/xaw1t5_jacques-weberfrederic-lefebvre-est_news">Jacques Weber:"Frédéric Lefebvre est le plus con qui soit!"



    envoyé par lesgrandesgueules. - http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">Regardez les dernières vidéos d'actu.





    Voici la réaction de Philippe Bilger




    Jacques Weber nous fait honte



    "Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.





    Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?





    De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?





    Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule ! (nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).





    Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !





    Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !





    C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?





    La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.





    Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.



    Jacques Weber nous fait honte.
    »





    Tout comme les journalistes qui font l'impasse sur ce type d'écart indécent d'un bouffi d'orgueil dont regorge le monde du spectacle.





    Conclusion:
    Weber n'épargne pas même son public



    «La population est bête et imbécile", du Weber dans le texte...



    Il y a des tomates qui se perdent... Et pourquoi pas des oeufs pourris ?



    Autres citations accablantes:






  • "Vieillir comédien est une très belle chose, ça me comble intimement" (Le Figaro Magazine 07/06/2008) Et nous donc !





  • "Avec beaucoup d'humilité, je crois que je me bonifie avec le temps, comme le bon vin » (Le Parisien 03/06/2008) Etait-il à jeûn ?





  • "Quand on vieillit, on ne joue plus : on est. » (Le Figaro Magazine 07/06/208)



    C'est donc son moi profond qui, pour nous faire horreur, s'est ainsi étalé ...


  • Voici la réaction de Philippe Bilger

    Jacques Weber nous fait honte
    Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.

    Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?

    De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?

    Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule ! (nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).

    Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !

    Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !

    C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?

    La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.

    Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.

    Jacques Weber nous fait honte. »

    Conclusion: Weber n'a que du respect pour son public
    «La population est bête et imbécile"
    Il y a des tomates qui se perdent... Et pourquoi pas des oeufs pourris ?

    Tout comme les journalistes qui font l'impasse sur ce type d'écart indécent d'un bouffi d'orgueil dont regorge le monde du spectacle.

    Quelques citations accablantes:
  • "Vieillir comédien est une très belle chose, ça me comble intimement" (Le Figaro Magazine 07/06/2008) Et nousdonc !
  • « Avec beaucoup d'humilité, je crois que je me bonifie avec le temps, comme le bon vin » (Le Parisien 03/06/2008) Etait-il à jeûn ?
  • "Quand on vieillit, on ne joue plus : on est." (Le Figaro Magazine 07/06/208)

    C'est donc son moi profond qui, pour nous faire horreur, s'est ainsi étalé ...