POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bilger Ph. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bilger Ph. Afficher tous les articles

samedi 26 janvier 2019

Le porte-parole Benjamin Griveaux devrait parfois se taire !

Griveaux échauffe les oreilles de Philippe Bilger !

"On ne peut pas demander aux manifestants d'être exemplaires si on ne l'est pas soi-même" :  c'est le pavé lancé par Griveaux à la police

"Mais qui peut se prétendre exemplaire ?", s'interroge l'avocat général honoraire.
Rien n'est plus difficile que d'être le porte-parole d'un gouvernement qui ne brille pas par la cohérence et l'efficacité, à quelques exceptions près que je ne veux plus citer parce que trop d'encens pourrait leur nuire.

J'écris ce billet durant la seconde audition d'Alexandre Benalla - il élude beaucoup mais dément l'Elysée sur un point essentiel: une date de restitution - devant la commission sénatoriale parce que je tiens à ne pas laisser parasiter mon prochain post par une périphérie digne d'intérêt mais sans lien avec son objet principal.
 
Benjamin Griveaux a déclaré le 20 janvier: "On ne peut pas demander aux manifestants d'être exemplaires si on ne l'est pas soi-même" (Le Figaro). Cette phrase qui vise la police est extrêmement maladroite parce qu'elle relève de ces affirmations à tiroirs qui naturellement dépassent leur champ initial.
Comment Benjamin Griveaux a-t-il pu ignorer que cette exigence d'exemplarité formulée sur un ton condescendant à l'égard de la police subissant sur le terrain le pire à cause de la crise interminable des Gilets jaunes [si on confond la cause  - la sur-fiscalité qui confisque du pouvoir d'achat -,  et la conséquence - la crise sociale] et donc du pouvoir longtemps impuissant [ou incapable, sinon d'annoncer chaque mois le redressement de la courbe du chômage pour le suivant], va être retournée de plein fouet vers le président, le Premier ministre, le gouvernement et lui-même?

Cette personnalité, beaucoup portraiturée -mi-figue mi-raisin- [à vrai dire plutôt groseille acide] durant la semaine écoulée, est trop intelligente [ironie de la courbette !] pour ne pas admettre que certains de ses propos ont été désastreux et donc contradictoires [insensés ou sots ?] avec l'exemplarité souhaitée.

Et il sait aussi [présomptif Bilger...] que le Premier ministre, ses collègues ministres et l'Elysée - il a eu le courage de dénoncer les dysfonctionnements que cette maison à l'évidence "mal tenue" a connus - n'ont pas été, les uns et les autres, aussi remarquables que la valeur d'exemplarité aurait dû le prescrire [En bref et en clair: la bande à Jupiter sont des nuls prétentieux et des modèles à ne pas suivre].

Résultat de recherche d'images pour "griveaux sale gueule"
Je veux bien que Benjamin Griveaux [ci-contre] donne une leçon de morale à la police mais sa morale a une leçon: qui peut se prétendre exemplaire? Et quand on ne l'est pas à coup sûr, quelle crédibilité ont les semonces même les plus pertinentes sur le fond [pertinence de la cible policière visée ?] ?

Cette exemplarité si largement battue en brèche [disons-le, en ruines] a trouvé malheureusement son pic à l'Elysée où le feuilleton Benalla et ses développements lassants [tuants, au pistolet à eau] et surprenants [abracadabrantesques ?] à la fois, avec, notamment l'arme, les passeports diplomatiques et de service et le téléphone crypté Teorem [sans compter le badge d'accès à l'Assemblée, au nom de la séparation des pouvoirs et de la bonne forme physique de "tabasseur" de manifestants], ont révélé une indéniable incurie au moins de la part du directeur de cabinet et accessoirement du chef de cabinet [celui qui les a nommés avec un indéniable discernement ne révèle donc, quant à lui, aucune marque d'incurie].

Cela n'a pas empêché le premier [Patrice Strzoda] de se vanter, sur une question d'un sénateur, d'avoir dirigé une maison, selon lui, "bien tenue" et de se défausser sur les chefs de service. Il se contente de peu.
Si j'insiste sur ce haut lieu républicain, cela tient au fait que dans sa gestion on espérait l'excellence, la fiabilité et la rectitude, on était même persuadé que ces qualités y seraient respectées plus qu'ailleurs. Pourtant, ce qui se dégage de ces semaines et de ces épisodes à force ridicules, est l'impression d'un déplorable amateurisme qui n'est rassurant que s'il nous permet de relativiser l'accusation renouvelée d'affaire d'Etat. Alors que sans doute il s'agit d'abord de professionnels qui n'ont pas été à la hauteur de leur poste prestigieux [que Bilger se montre rassurant sur le professionnalisme du militaire de haut rang - le chef d'Etat-Major des armées est le général d'armée François Lecointre -  qui dispose des codes de tir nucléaire et peut déclencher la mise à feu, sur ordre du chef de l’Etat qui est le chef des armées et le président du Conseil de défense et de sécurité nationale, où que soit le "monarque nucléaire", Saint-Martin ou ailleurs, depuis le PC "Jupiter" de l'Elysée livré à "une indéniable incurie"]. 

Plutôt donc le désordre et l'approximation que la rigueur. Est-ce consolant?
Peut-être n'aurais-je pas dû être aussi surpris par ces maladresses et négligences puisqu'il suffit de considérer les grandes entreprises et les personnalités qui les dirigent, plus généralement les institutions et les services publics de notre pays, pour être au fait malheureusement d'un défaut d'exemplarité aussi bien dans le fond des actions que, le plus souvent, dans leur forme.
On aurait pu imaginer que l'Elysée échapperait à ces dérives trop régulières pour ne pas être consubstantielles à un monde pour lequel l'exemplarité est moins une aspiration, un désir qu'une indifférence. Il y aurait une hiérarchie des tâches entre les essentielles et les dérisoires alors qu'il n'y a pas de domaine réservé où l'exemplarité serait obligatoire et d'autres non. Elle doit être indivisible et ne se découpe pas selon le bon loisir.

Je ne voudrais pas qu'à force, alors qu'on annonce Benjamin Griveaux comme le rival probable d'Anne Hidalgo pour la Mairie de Paris [où il disposerait d'une police municipale sous ses ordres], il perde tout crédit pour cette lutte municipale à venir.
Il devrait parfois se taire. [Qu'il parle plutôt ! Et que les électeurs votent en bonne connaissance de cause, leur évitant ainsi de faire entrer le désordre et l'approximation à Paris où règne le sectarisme et l'autoritarisme.
 
Ce billet a été initialement publié sur le blog de Philippe Bilger.

vendredi 12 août 2016

"Monsieur le président, si vous avez un peu de dignité, ne vous présentez pas." Signé Philippe Bilger

L'ultime renoncement du quinquennat, le seul qui serait positif

François Hollande se prépare malgré son bilan calamiteux, regrette Philippe Bilger. 
Pour le magistrat honoraire, le président n'a pas les moyens de réunir jusqu'à son propre camp et se défausse en critiques virulentes contre l'opposition.
Chaque semaine, Philippe Bilger prend la parole, en toute liberté, dans FigaroVox. Il est magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole. Il tient le blog Justice au singulier et est l'auteur de Ordre et désordres paru aux Éditions Le Passeur en avril 2015.
François Hollande distille ses confidences pour 2017.
Sont-elles bien nécessaires alors que plus personne ne doute du fait qu'il sera à nouveau candidat et qu'il y a une forme d'ironie, voire de cynisme de sa part à feindre des hésitations qu'il n'a plus depuis longtemps?

Ce qui me semble surréaliste est la manière dont on nous présente déjà sa future argumentation et dont lui-même se pourlèche l'esprit devant ce qu'il élabore et qui sera d'abord caractérisé par une critique virulente des projets de l'Opposition.

Car en dehors de cette charge qui a déjà commencé - le candidat pointe depuis des mois sous le président -, on perçoit l'extrême difficulté qui sera la sienne. Sur quelles réussites pourrait-il s'appuyer, quelles actions pourrait-il invoquer, de quelle adhésion pourrait-il se réclamer? Le bilan économique et financier est médiocre. Aucun des résultats promis en 2012 n'est à l'ordre du jour. A peine s'est-on vanté d'une baisse mensuelle du chômage que celui-ci reprend. La croissance, quand on l'a annoncée et qu'elle a paru répondre aux vœux du gouvernement, tourne court. La politique de François Hollande ressemble dramatiquement à une Sœur Anne qui désespérément ne verrait jamais rien venir.

Je ne mentionne même pas l'essentiel qui depuis 2015 aurait pu représenter, à cause des tragédies terroristes que la France a subies, pour le président de la République, un actif indéniable. Mais les sondages - le dernier en date sur Atlantico - ne cessent de mesurer le discrédit du gouvernement même dans sa lutte contre l'islamisme meurtrier. L'opposition est jugée largement plus crédible et la police qui est le bras armé d'une démocratie est plébiscitée ce qui manifeste bien que la cible n'est que le pouvoir socialiste. A cause de son impuissance sur ce plan capital comme sur les autres registres.

La conséquence de ces fiascos concrets, de ces carences trop réelles est qu'on tombe dans une sorte de simulacre où le président de la République regarde son pays comme s'il était au théâtre. De haut. Mettre la main à la pâte n'est plus de saison. La pâte a trahi.

Faute de pouvoir proposer aux citoyens une évaluation qui mettrait en balance le positif et le négatif, une approche lucide pour une démocratie responsable, François Hollande joue au rassembleur alors qu'il n'a cessé de diviser depuis 2012, aspire à diffuser sérénité et tranquillité parce que la nation, sans lui, serait orpheline alors qu'elle n'a jamais été plus clivée, y compris dans son propre camp, se pique de célébrer un état [Etat] de droit inaltérable, intangible et momifié, ce qui est dévastateur en ces temps, cherche à nous persuader qu'on aura besoin de lui.

Au fond, on n'est pas un père de la patrie sur commande. Cela survient rarement comme une merveilleuse cerise républicaine qui n'a de sens que sur un gâteau infiniment substantiel. Il faut être un père, et ce n'est pas rien, et avoir maintenu une patrie.

François Hollande va de plus en plus nous rebattre les oreilles avec des abstractions, des commentaires, des analyses, une distanciation ironique et le ressassement d'un discours moral qui pallie tout ce qui aurait dû être accompli et ne l'a pas été.

Quand l'éthique sert de thème essentiel, voire exclusif, c'est que le réel a été mis entre parenthèses, vous a échappé ou bien qu'à chaque seconde il s'oppose douloureusement au président quand le candidat de 2012 imaginait pouvoir le maîtriser.

Je le répète, François Hollande pourrait finir en beauté, avec un courage inouï. Il lui suffirait de tirer les conclusions accablantes de son mandat quasiment terminé et de laisser d'autres destinées aspirer à gauche à l'Elysée. Peut-être Nicolas Sarkozy pourrait-il aussi nous priver de sa présence ?

Le citoyen a le droit de rêver.

Philippe Bilger

Bilger, président !

jeudi 18 juin 2015

Le quinquennat de François Hollande est-il toujours utile ? s'interroge Philippe Bilger

Y a-t-il un président à l'Elysée ?

A mi-mandat, François Hollande semble déjà en campagne pour 2017

La faute au quinquennat. Doit-on le remettre en cause? Le magistrat s'interroge.

Depuis plusieurs semaines, le président de la République multiplie les déplacements. François Hollande revient tout juste d'Algérie, où il a rencontré son homologue, Abdelaziz Bouteflika.  Le week-end dernier, il était à Bordeaux pour le Salon du vin et aujourd'hui il se rend à un salon consacré aux PME. " Comment ne pas être frappé durant le mandat de François Hollande par le fait que, durant trois ans, il a présidé bien ou mal et que, maintenant, depuis quelques mois, il est totalement en campagne présidentielle", affirme Philippe Bilger.

Pour le magistrat honoraire, "la France ne peut pas se permettre d'avoir aujourd'hui un président qui n'est plus un président, mais un candidat et qui bat la campagne, fait des déplacements-éclair, des entreprises aux manifestations sportives, sans autres ambitions que de renouer avec les Français".

Hollande occupe le terrain de la gauche

"Lorsqu'on désire nouer avec les Français et que c'est la seule obsession, alors que l'on doit présider avec ce qu'il faut de courage, de lucidité et d'impartialité, eh bien, on se dit peut-être que le quinquennat dans la version de François Hollande est une véritable catastrophe pour la France." Pour le magistrat, l'ambition de François Hollande est claire : "Coaguler la gauche, faire qu'aucun candidat dissident ne se présente." Philippe Bilger va plus loin : "Son désir n'est plus véritablement de s'occuper des intérêts de la France."
VOIR et ENTENDRE cet-ex-magistrat promouvoir le septennat non renouvelable:

jeudi 21 mai 2015

Insulte à la presse: Taubira perd son contrôle face à Dominique Reynié

La sectaire ministre de la Justice traite Le Figaro de "Pravda"...

Combien d'hystériques au gouvernement ?

Quand elle est à court d'arguments, elle s'emporte
Probablement parce que femme et noire,l'intolérante Christiane Taubira reproche à un professeur à Science-Po de lui donner une leçon de morale !
Sous prétexte que Le Figaro ne la soutient pas, Christiane Taubira se permet de comparer le quotidien à La Pravda dans "Le Supplément" de Canal + ce dimanche en évitant évidemment de répondre sur le fond du problème posé par Dominique Reynié.

VOIR et ENTENDRE le dérapage de cette ministre de Manuel Valls:
Les diplômes de la ministre sont sujets à caution

L'agressivité de la ministre de Valls à l'égard de son interlocuteur, agrégé de science politique, tient sans doute à son caractère invivable, mais aussi à la polémique autour de ses prétendus doctorats...
Pour Philippe Bilger, c'est au moins un mensonge par omission. Dans son dernier livre, 'Contre la justice laxiste', l'ancien magistrat accuse Christiane Taubira d'avoir "laissé dire" à tort "qu'elle avait deux doctorats"Il reproche à la garde des Sceaux de ne l'avoir jamais démenti. Plusieurs media ont cherché à savoir si Christiane Taubira a réellement trompé son monde sur le sujet.
RTL affiche que la vidéo "n'existe pas", mais vous pouvez voir et entendre le début de l'émission Des Paroles et des Actes du 5 septembre 2013, ICI

Loin de PaSiDupes l'idée de censure...
Bien qu'ils aient à disposition tous les moyens d'investigation et de décryptage,
plusieurs articles de presse colportent l'information non vérifiée de prétendus doctorats en économie et en ethnologie (Le Monde, Le Figaro ou encore Europe 1), rappellent Le Monde et Rue 89. 
Lien Délit d'images 
Toutefois, Rue 89 remarque que sa notice biographique sur le portail du gouvernement la présente comme "professeur de sciences économiques" et non doctorante. Le Monde, de son côté, remarque qu'il n'est pas non plus fait mention d'un éventuel doctorat dans le trombinoscope du gouvernement. "Au cabinet de la ministre, on explique que tout cela est dû aux erreurs de journalistes qui travaillent un peu trop sur Wikipédia", publie Rue 89. La ministre, qui ne consulte pas sa fiche Wikipédia, est alors accusée d'avoir laissé dire... 

Dans son livre,
Philippe Bilger reproche ensuite à Christiane Taubira de ne pas corriger les journalistes lorsqu'il est fait mention à deux reprises de ces doctorats dans l'émission "Des paroles et des actes" du 5 septembre 2013, sur... France 2. 
Rue 89 remarque pourtant que la ministre répond de manière ambiguë et un peu courte: "Je pense que je peux revenir sur certains points du portrait", lorsque David Pujadas la présente comme "titulaire d'un doctorat d'économie" et "titulaire d'un doctorat d'ethnologie". "Arrêtez de m'additionner des diplômes", ironis-t-elle encore -sans démentir- quand le journaliste Jeff Wittenberg lui parle de son "doctorat d'économie".

Le 12 mars 2014, à l’issue du Conseil des ministres, Christiane Taubira évoquant devant des journalistes les écoutes téléphoniques dont l’ancien président de la République avait fait l’objet, déclarait fortement : "Je redis ici que je n’ai pas d’information concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires" et, pour appuyer la véracité de ses dires, brandissait deux lettres, l’une de l’avocat général près la cour d’appel de Paris, l’autre du procureur financier, lettres qui montrèrent par un simple zoom qu’elles prouvaient exactement le contraire : le ministre avait été informé à la fois des dates (du 28 janvier au 11 février 2014) et de l’essentiel de leur contenu. Accusée de mensonge par des personnes malintentionnées et vraisemblablement racistes, elle s’en défendit en concédant toutefois qu’elle avait pu être un peu « imprécise".

Quand
il devient impossible de faire la moindre confiance en un membre de l'exécutif, Hollande la maintient lors du changement de gouvernement et Valls accepte sa présence.

mardi 11 novembre 2014

Jouyetgate : le réquisitoire de Philippe Bilger

L'ex-magistrat fait le point depuis que Jouyet est revenu sur son démenti

Alors que le secrétaire général de l'Élysée admet désormais que l'ex-premier ministre lui a parlé des affaires Sarkozy
Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole, revient dans FigaroVox sur ce qu'il est désormais convenu d'appeler, le Jouyetgate.

Dans quelle nasse François Fillon s'est-il encore mis ?

Il a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation à l'encontre du Monde et des deux journalistes Davet et Lhomme mais il ne devrait pas oublier, si la procédure est en effet initiée et suit son cours, que le procès de presse est souvent dévastateur aussi pour la partie civile.
François Fillon affirme par ailleurs qu'il faut cesser "les boules puantes" et qu'il y a peut-être eu une volonté de déstabiliser un membre de l'opposition, "une forme de complot"(JDD).

Pour qui cherche à considérer objectivement ce qu'il est convenu d'appeler maintenant l'affaire Fillon-Jouyet, un certain nombre de données sont incontestables.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme qui [...] font beaucoup parler d'eux ces derniers jours, ont rencontré le 20 septembre Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Elysée, et leur entretien a été enregistré avec son assentiment. Nous en avons quasiment un verbatim dans Le Monde paru le 8 novembre.

Jean-Pierre Jouyet leur révèle à cette occasion que François Fillon, qu'il connaît bien et apprécie pour avoir été son Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes du mois de mai 2007 au mois de décembre 2008, a déjeuné avec lui et Antoine Gosset-Grainville dans un restaurant proche de l'Elysée le 24 juin 2014. Jouyet avait informé le président de la République de ce contact et François Hollande lui avait recommandé de faire ce repas ailleurs qu'à l'Elysée.

Au cours de ce déjeuner, François Fillon aurait vivement insisté auprès de Jouyet pour que soient poussés au maximum les feux judiciaires contre Nicolas Sarkozy [affirme Bilger], en particulier à la suite du paiement par l'UMP - un abus de confiance selon l'ancien Premier ministre - de l'amende personnelle infligée à Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel. François Fillon aurait [enfin un conditionnel de précaution...] pressé Jouyet pour que l'Elysée incite la justice à se mobiliser rapidement et efficacement.

Jean-Pierre Jouyet faisant le compte rendu de leurs échanges au président de la République s'entend répondre par ce dernier que l'Elysée n'a pas à intervenir parce que la justice est indépendante. [un commentaire édifiant qui donne un aperçu de ce qui a pu motiver la manoeuvre: démontrer que Hollande serait respectueux de la séparation de pouvoirs]

Coïncidence ou non, [huit jours plus tard] une enquête est ordonnée le 2 juillet 2014 - selon le parquet de Paris, sur le seul rapport des commissaires aux comptes de l'UMP - sur cet éventuel abus de confiance se rapportant à une somme de 516 615 euros et une information ouverte de ce chef le 6 octobre. On vient d'apprendre également que deux notes de Bercy, l'une par Bruno Bézard, l'autre par le Directeur des affaires juridiques, validaient, en 2013, juridiquement, la prise en charge, par l'UMP, des pénalités pour le dépassement des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy (lepoint.fr).

Jean-Pierre Jouyet, avant de connaître l'existence du verbatim, a démenti la relation de la conversation, telle qu'il l'aurait communiquée aux deux journalistes et qu'ils l'ont rapportée, puis s'est rétracté, confirmant leur version. Une variation qui commence par un mensonge.

Antoine Gosset-Grainville a confirmé l'existence du déjeuner à trois le 24 juin mais nié que François Fillon ait tenu les propos qui lui étaient prêtés par Jean-Pierre Jouyet dans la présentation faite à ses interlocuteurs.
En prenant d'infinies précautions, quelques plausibilités psychologiques et politiques sont susceptibles d'éclairer.

Comment Jean-Pierre Jouyet a-t-il pu cependant "se laisser aller" devant ces deux journalistes compétents et redoutables à de telles confidences dont il ne pouvait pas ignorer qu'un jour elles sortiraient et feraient des ravages ?

Phiphi Bilger était-il
sous la table ?
Le rapport de force, voire de violence, entre Nicolas Sarkozy et François Fillon depuis la défaite du premier et l'ambition présidentielle du second est à l'évidence d'une telle intensité que tout est possible, et en particulier le recours à des manoeuvres à la fois imprudentes mais qu'on espère décisives de la part de l'un des rivaux.

Il n'est pas non plus indifférent que Jean-Pierre Jouyet ait été sollicité, non seulement à cause de leur collaboration sous la présidence de Nicolas Sarkozy mais aussi en raison de la psychologie du secrétaire général, personnalité souple, très intelligente, tolérante, trop bavarde paraît-il, capable de tout comprendre et fidèle plus que jamais au président de la République après une parenthèse de plus d'un an qui avait suspendu leur amitié profonde et complice.

Comment Jean-Pierre Jouyet a-t-il pu cependant se laisser aller devant ces deux journalistes compétents et redoutables à de telles confidences [ou affabulations] dont il ne pouvait pas ignorer qu'un jour elles sortiraient et feraient des ravages? Sans lui, sans cette indiscrétion capitale, le déjeuner du 24 juin, en tout cas ce qui s'y est dit, serait demeuré inconnu. Henri Guaino qui raffole de la "castagne" [sic] lui demande évidemment de s'expliquer.

S'il y a eu machiavélisme de la part de Jouyet, on en percevrait mal la motivation à l'encontre de François Fillon évidemment à protéger par rapport à l'ennemi prioritaire Nicolas Sarkozy!

Pour l'ancien Premier ministre - je l'affirme sans ironie -, il n'a sans doute pas compris qu'il avait changé de quinquennat et que ce président de la République préférait, par une heureuse indifférence, la liberté et l'indépendance de la justice [ce qui est l'intention cachée de l'opération "déjeuner de cons", mais qui reste à démontrer dans les faits] ; alors que son prédécesseur, par un déplorable impérialisme [rien que ça?], prétendait entraver l'une et l'autre dans les affaires qui regardaient, selon lui, l'Etat, ses manipulations et ses coulisses discutables.

François Fillon est aussi malheureusement révélateur de l'attitude d'une classe politique [estime encore le juge honoraire et objectif autant qu'impartial] qui non seulement n'a pas intégré le rôle éminent de la Justice mais s'obstine à la vouloir soumise au pouvoir en place. Si elle vante pour la façade son importance, elle est toujours prête à demander au président ou à ses collaborateurs de faire le nécessaire pour que les magistrats n'aillent pas pratiquer comme s'ils étaient réellement libres! [allégation péremptoire] 

Le seul qui, dans cette histoire de flous, sauve sa mise est le président de la République. [s'il a initié la manipulation, puisque son image en serait redorée, avec la contribution de Bilger, il n'est pas, en effet, soupçonné; pas encore] Il confirme l'unique crédit dont il doit bénéficier, la seule anaphore réussie et concrétisée concernent l'indépendance de la justice [et le magistrat va ici un peu vite en besogne, sautant aux conclusions sans autres preuves que des hypothèses et sans convaincre, donc]. Ce n'est pas rien. L'écart n'en est que plus aveuglant [Bilger a conscience d'être aveuglé: on avance !], plus brutal entre la politique pénale calamiteuse du garde des Sceaux [il est temps de féminiser le titre, monsieur le juge] et cette indéniable avancée démocratique par rapport au quinquennat précédent. [M. Bilger assène sa vérité, mais de fournit aucun attendu de son jugement]

Mais dans quelle nasse Jean-Pierre Jouyet a-t-il donc mis François Fillon?
Mais l'objectif de la manoeuvre politicienne de Hollande n'est pas atteint : la preuve n'est pas faite que Hollande n'interviendrait pas auprès des juges du Parquet.

L'avenir dira si Monsieur Bilger est pertinent. Ou non.

mercredi 16 juillet 2014

Un tribunal de Guyane jette un doute sur l'indépendance de la justice socialiste

Selon le cas, le tribunal de Cayenne sait ne pas être laxiste !

"
Défense de la mégère de Rethel 
Christiane Taubira n’est pas Paul Verlaine.
Elle ne croit pas, contrairement au poète incarcéré à Mons, aux vertus rédemptrices de la prison. C’est pourquoi la garde des Sceaux veut relâcher nombre de délinquants en application d’une réforme largement influencée par le syndicat de la magistrature.
Pourtant, c’est un de ses membres [SM], président du tribunal correctionnel de Cayenne, Stéphane Rémy, qui vient de condamner à neuf mois de prison ferme et 50.000 euros d’amende une femme qui avait comparé la ministre de la Justice à un singe. 

Ce jugement est d'une sévérité absurde qui contredit la politique suivie. Il confirme s’il le fallait la politisation d’une partie de la justice mise au service de celle qui dirige l’institution. 
Il donne également au passage un relief supplémentaire [et tout son sens] au lapsus [en fait au nombre de deuxde François Hollande qui, parlant de Nicolas Sarkozy le 14 juillet, a rappelé que chacun était "prisonnier… présumé innocent ["Sarkozy: "PRISONNIER innocent avant d'avoir été CONDAMNE"].
 
En France, il est possible de crier "Mort aux Juifs !", mais il peut en coûter très cher d’irriter le pouvoir, son prince, sa cour. La poutinisation des esprits gagnerait-elle la gauche dite humaniste?

La bêtise d’Anne-Sophie Leclère, propriétaire d’un magasin d’articles de pêche à Rethel (Ardennes), est une chose entendue. C’est cette femme, choisie comme tête de liste du FN aux municipales avant d’être exclue du parti, qui avait posté la photo d’un bébé singe à côté de celle de Taubira en suggérant une filiation. Elle s’était encore plus sottement défendue devant les caméras. Une plainte avait été déposée par le mouvement guyannais Walwari [fondé en 1993 par Christiane Taubira et Roland Delannon, né à Cayenne en 1943, diplômé ) Marseille et père de ses quatre enfants et alors leader indépendantiste guyanais, déjà fondateur du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE): le jeune couple est alors contraint à la clandestinité. "Tous les deux jours, je devais changer de lieu, tout en trimbalant un bébé de deux mois", raconte Christiane Taubira au détour d'un entretien.] pour dénoncer "le fond idéologique d’extrême droite du parti de Marine Le Pen".

Il est vrai que ce parti [FN], en quête de respectabilité, avait singulièrement manqué de vigilance en accordant son investiture à cette caricature de la beaufitude.
Mais si la Justice a décidé de punir tous les crétins qui s’expriment et qui heurtent la décence élémentaire, sa tache s’annonce immense [et le désengorgement des tribunaux n'est pas pour demain]. La liberté d’expression est aussi la possibilité offerte aux imbéciles de s’exposer et de se disqualifier publiquement. Incarcérer la mégère de Rethel pour lui apprendre à penser mieux n’est pas le choix d’une justice sereine. 
Il lui revient de dire le droit, non de faire la morale."

Par Ivan Rioufol le 16 juillet 2014 9h53

Philippe Bilger : Christiane Taubira, une justice d'exception

Il écrit:
"On ne pourra que relever alors à quel point [la décision de Cayenne] a prétendu marquer le coup par une justice pour l'exemple, ce qui est la pire des justices."

samedi 5 avril 2014

"Le maintien de Christiane Taubira est un affront démocratique", explique Philippe Bilger

Philippe Bilger revient dans Le Figaro sur la composition du nouveau gouvernement. 

La réponse du président de la République n'est pas à la hauteur, 
selon le président de l'Institut de la Parole.

Après le désastre des élections municipales pour les socialistes de gouvernement, on attendait autre chose dans le fond comme dans la forme.

Non pas un changement dans la nature même du projet puisque cette vision social-démocrate correspondait non seulement à la conception profonde du président mais, avec le pacte de responsabilité, à un possible soutien de la droite classique, grande gagnante des élections municipales.

J'entends bien que la gauche extrême, désirant dans sa pureté l'incarnation d'une idéologie de rupture, proclamait la nécessité d'une politique radicale et que le FN, sur un autre registre mais étrangement similaire sur le plan de la tonalité vindicative et dénonciatrice, aspirait à une orientation différente.

Mais personne ne doutait que François Hollande fût tenu par une constance à l'égard de soi et de ses options essentielles. Si le changement de gouvernement apparaissait inéluctable, ce que même un temporisateur habile comme le président avait été obligé d'admettre, personne n'était assez naïf pour croire qu'un Premier ministre reconduit ou nouveau serait décisif pour modifier une donne politique, sociale, économique et judiciaire plus que préoccupante.

Ce fut l'annonce de la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre et ce fut tout

Tout de même, quelle déception, d'abord, que ces quelque sept minutes lénifiantes dans l'expression et sans élan dans le contenu proposées par le président de la République à la télévision. Il avait écouté mais guère entendu. Les considérations moralisatrices n'ont pas manqué, comme il se doit, avec sa volonté de combattre l'exclusion - le FN obsessionnellement et implicitement visé - à laquelle il a rajouté in extremis la lutte contre le communautarisme.

Un discours creux, vide, qui pâtissait d'une propension regrettable à prendre trop à la légère ce qui, pour le commun des citoyens, avait été perçu clairement comme un désastre et donc appelait des signaux forts et décisifs.

Ce fut l'annonce de la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre et ce fut tout. Il était cohérent qu'il promût son ministre de l'Intérieur qui, au PS et lors de la primaire avait tenu courageusement la ligne social-démocrate. Peu importait que ce ministre par la suite ait échoué, il aurait été inconcevable qu'on tînt pour rien les efforts et l'ambition qu'il avait déployés pour se rendre indispensable, fût-ce en battant en brèche subtilement ou ostensiblement le pragmatisme honorable mais gris de Jean-Marc Ayrault !

Un gouvernement pour l'instant «resserré», de combat nous dit-on, mais peu ou prou constitué des mêmes têtes et avec des compétences distribuées au petit bonheur la chance avec, cependant, un porte-parole sans doute plus compétent et efficace que la précédente.

Quelques éléments surprenants, paradoxaux ou signifiants à retenir, toutefois.

Les écologistes ne font plus partie de ce gouvernement. Les deux ministres Cécile Duflot et Pascal Canfin moqués hier pour leur écartèlement entre conviction et pouvoir, entre solidarité et dissidence ont réussi à entraîner cette décision de refus de participation. Ils seront redoutables et vigilants dehors.

Le retour attendu, espéré par beaucoup, de Ségolène Royal. Quoi qu'on pense d'elle, la gauche n'est pas si riche en personnalités de caractère et d'expérience pour pouvoir encore se priver d'elle. François Rebsamen, qui aurait été remarquable place Beauvau, moins agité et plus efficace que son prédécesseur, se retrouve dans un ministère qu'il devra découvrir.

Benoît Hamon monte en importance et ministre de l'Education nationale, il sera - c'est à souhaiter - aussi attentif et précautionneux qu'il l'a été pour sa loi sur la consommation. Il serait dangereux que l'idéologie qu'on lui prête dans ce domaine et ses éventuels préjugés altérassent ce que son appréhension lucide du réel, son écoute et son intelligence lui dicteront.

Christiane Taubira est maintenue garde des Sceaux et c'est une véritable provocation judiciaire, un affront démocratique. Au cœur du débat municipal, il y avait aussi une revendication d'ordre et de justice. L'exigence d'une inversion des valeurs: que les véritables victimes des crimes et des délits soient reconnues et considérées et non que les transgresseurs le soient insidieusement à leur place. Une aspiration à ce que la mansuétude change de camp. Ce serait drôle si ce n'était déplorable pour la société: plus on est attaquée parce qu'on est mauvaise, plus on est protégée.

Le pouvoir ne s'est pas honoré en répondant si conventionnellement au défi qui lui a été lancé : il faut que rien ne change pour que rien ne change !

On a répondu au maelstrom des élections municipales par une politisation caricaturale, des compromis, la gestion féroce ou tactique de rapports de force, l'exclusion de certains qui auraient été bons et la nomination d'autres sans tenir aucun compte de leur compétence d'origine. Quasiment les mêmes, brassés dans un chaudron gouvernemental qui ne donne pas aux citoyens la rassurante conviction d'avoir été suivis.

Une honte politicienne, l'art de gouverner dans ce qu'il a de pire, tout de manœuvres et rien pour la flamme, un univers dépassé, décalé, une gifle claquée à la face du pays qui lui-même en avait donné une au pouvoir, sans l'ombre d'une équivoque ni d'échappatoire. Les grands espaces de la démocratie, avec les orages, les tensions et les leçons surgis de cette dernière bien au-delà des enjeux locaux, ont été pollués, banalisés, ridiculisés par une épicerie de boutiquiers jouant avec le peuple et pressés de se retrouver entre soi pour continuer comme avant.

La gauche ne sort pas grandie de cette inexécution républicaine. Il ne suffit pas d'accumuler les pactes - responsabilité, solidarité - pour que le seul pacte qui vaille, de confiance entre les gouvernants et les citoyens, advienne et transcende une démocratie à la peine. Le pouvoir ne s'est pas honoré en répondant si conventionnellement au défi qui lui a été lancé: il faut que rien ne change pour que rien ne change!

Demain, si une droite digne de ce nom revient aux responsabilités, qu'elle n'oublie pas cette leçon. On n'invente pas l'avenir en offrant un présent détestable pour oublier un passé désastreux.

jeudi 27 mars 2014

Taubira est-elle vraiment aussi diplômée qu'elle le prétend ?

Docteur en sciences économiques, licenciée en sociologie? Mon oeil !

Le marché des vrais-faux diplômes explose,

que ce soit dans des universités en Chine ou des pays anglo-saxons, ou sur le Net où l’on peut tout acheter. Avis aux nanti(e)s!
Après Toulon où, en 2009, des étudiants chinois de l’Institut d’administration des entreprises de l’université avaient acheté leur diplôme à Lyon, l’université aurait délivré des licences en communication à des dizaines d’étudiants antillais n’ayant jamais mis les pieds dans la ville. Une enquête interne a été ouverte. Un enseignant aurait conclu un faux partenariat. De fait, hormis une histoire semblable dévoilée à Perpignan en 2009, ce type de fraudes internes apparaît comme rare en France.

Les faux diplômes se trouve surtout sur Internet, sur des sites comme France163.com ,récemment fermé, qui proposent à la vente un certain nombre de diplômes de master et de licence, de différentes universités françaises. Les faux étaient disponibles à la vente, en ligne, grâce à un paiement sécurisé par carte bancaire pour un prix de base tournant officiellement autour de 1000 yuans, soit 122 euros.

Christiane Taubira serait bardée de diplômes

La ministre de la Justice s'est déclarée titulaire d'un doctorat en sciences économiques, d'une licence en sociologie et d'un certificat en ethnologie afro-américaine obtenus à Paris. Elle est également titulaire d'un doctorat d'agro-alimentaire du Centre Français de la Coopération Agricole.

Lien Philippe Bilger
Philippe Bilger a mené l'enquête.
Sans doute saisi par l'aplomb de la dame qui nie devant la presse être informée des écoutes sur Sarkozy, tout en bradissant les documents l'accusant de mensonge, ce malicieux magistrat honoraire est allé à la pêche aux preuves de la reconnaissance universitaire des mérites de Taubira. 
Ph. Bilger rappelle d'abord que la future garde des Sceaux avait sollicité de Marylise Lebranchu qui occupait son poste en 2001 l'annulation d'une condamnation de l'un de ses fils. Cette démarche aurait pu la disqualifier aux yeux du père-la-vertu qui loge à l'Elysée, mais non point! En outre condamnée elle-même  pour "harcèlement moral", elle avait gagné ses galons de ministre de la lutte contre Sarkozy et c'est ainsi qu'elle atterrit Place Vendôme, plutôt qu'à Bercy auquel ses diplômes la prédisposaient, et que son Cabinet se vida rapidement de bon nombre de ses collaborateurs les plus respectables.
Le CV de Taubira valorise-t-il en revanche la notion de méritocratie républicaine? 
Modestement, la garde des Sceaux évoque à son propos "un lot de diplômes..." "Là où il y a un flou, il y a un loup", prévient sa camarade Martine Aubry,  qui n'a pas de leçon à recevoir sur la question. Taubira a laissé dire qu'elle possédait deux docorats, pas moins, soit tout de même une quinzaine d'années d'études universitaires, mais les journalistes d'investigation se sont satisfaits de tant de précisions. Au final, les recherches ne donnent rien: ni preuve, ni le plus petit indice. Quand Pujadas fait état de ses deux doctorat le 5 septembre 2013, elle opine modestement, entretenant le mythe. Sur le site du gouvernement, elle est la seule dont le cursus fait défaut. Enfin, la faculté d'Assas qui aurait délivré l'un de ses supposés doctorats n'a gardé aucune trace d'un si valeureux passage.
Taubira ne ment jamais. 
Dans ce personnage il n'y a bien que cela qui soit clair et net, selon certains.

Il serait temps que les ministres et leurs sous-fifres, présentent les justificatifs des diplômes qu'ils se sont attribués...

Les déclarations de patrimoine, pourquoi pas, mais les attestations de niveau de compétence, ce serait plus éclairant...Etant entendu qu'il sera difficile de démonter que certains DESS (master actuel) ont été décernés par copinage militant, complaisance et favoritisme! 
C'est ainsi que le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici est probablement détenteur d'une licence d'histoire, mais la question s'était posée de sa qualification universitaire lorsqu'en octobre 2008, il passa de membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure, à enseignant des organisations internationales et des processus décisionnels dans l'UE, en tant que professeur associé, en septembre 2009. Lien