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jeudi 27 mars 2014

Taubira est-elle vraiment aussi diplômée qu'elle le prétend ?

Docteur en sciences économiques, licenciée en sociologie? Mon oeil !

Le marché des vrais-faux diplômes explose,

que ce soit dans des universités en Chine ou des pays anglo-saxons, ou sur le Net où l’on peut tout acheter. Avis aux nanti(e)s!
Après Toulon où, en 2009, des étudiants chinois de l’Institut d’administration des entreprises de l’université avaient acheté leur diplôme à Lyon, l’université aurait délivré des licences en communication à des dizaines d’étudiants antillais n’ayant jamais mis les pieds dans la ville. Une enquête interne a été ouverte. Un enseignant aurait conclu un faux partenariat. De fait, hormis une histoire semblable dévoilée à Perpignan en 2009, ce type de fraudes internes apparaît comme rare en France.

Les faux diplômes se trouve surtout sur Internet, sur des sites comme France163.com ,récemment fermé, qui proposent à la vente un certain nombre de diplômes de master et de licence, de différentes universités françaises. Les faux étaient disponibles à la vente, en ligne, grâce à un paiement sécurisé par carte bancaire pour un prix de base tournant officiellement autour de 1000 yuans, soit 122 euros.

Christiane Taubira serait bardée de diplômes

La ministre de la Justice s'est déclarée titulaire d'un doctorat en sciences économiques, d'une licence en sociologie et d'un certificat en ethnologie afro-américaine obtenus à Paris. Elle est également titulaire d'un doctorat d'agro-alimentaire du Centre Français de la Coopération Agricole.

Lien Philippe Bilger
Philippe Bilger a mené l'enquête.
Sans doute saisi par l'aplomb de la dame qui nie devant la presse être informée des écoutes sur Sarkozy, tout en bradissant les documents l'accusant de mensonge, ce malicieux magistrat honoraire est allé à la pêche aux preuves de la reconnaissance universitaire des mérites de Taubira. 
Ph. Bilger rappelle d'abord que la future garde des Sceaux avait sollicité de Marylise Lebranchu qui occupait son poste en 2001 l'annulation d'une condamnation de l'un de ses fils. Cette démarche aurait pu la disqualifier aux yeux du père-la-vertu qui loge à l'Elysée, mais non point! En outre condamnée elle-même  pour "harcèlement moral", elle avait gagné ses galons de ministre de la lutte contre Sarkozy et c'est ainsi qu'elle atterrit Place Vendôme, plutôt qu'à Bercy auquel ses diplômes la prédisposaient, et que son Cabinet se vida rapidement de bon nombre de ses collaborateurs les plus respectables.
Le CV de Taubira valorise-t-il en revanche la notion de méritocratie républicaine? 
Modestement, la garde des Sceaux évoque à son propos "un lot de diplômes..." "Là où il y a un flou, il y a un loup", prévient sa camarade Martine Aubry,  qui n'a pas de leçon à recevoir sur la question. Taubira a laissé dire qu'elle possédait deux docorats, pas moins, soit tout de même une quinzaine d'années d'études universitaires, mais les journalistes d'investigation se sont satisfaits de tant de précisions. Au final, les recherches ne donnent rien: ni preuve, ni le plus petit indice. Quand Pujadas fait état de ses deux doctorat le 5 septembre 2013, elle opine modestement, entretenant le mythe. Sur le site du gouvernement, elle est la seule dont le cursus fait défaut. Enfin, la faculté d'Assas qui aurait délivré l'un de ses supposés doctorats n'a gardé aucune trace d'un si valeureux passage.
Taubira ne ment jamais. 
Dans ce personnage il n'y a bien que cela qui soit clair et net, selon certains.

Il serait temps que les ministres et leurs sous-fifres, présentent les justificatifs des diplômes qu'ils se sont attribués...

Les déclarations de patrimoine, pourquoi pas, mais les attestations de niveau de compétence, ce serait plus éclairant...Etant entendu qu'il sera difficile de démonter que certains DESS (master actuel) ont été décernés par copinage militant, complaisance et favoritisme! 
C'est ainsi que le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici est probablement détenteur d'une licence d'histoire, mais la question s'était posée de sa qualification universitaire lorsqu'en octobre 2008, il passa de membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure, à enseignant des organisations internationales et des processus décisionnels dans l'UE, en tant que professeur associé, en septembre 2009. Lien


jeudi 30 juin 2011

Sauvons le CAPES, concours national de certification des enseignants du secondaire


Le CAPES est-il un concours national en voie de disparition ?


Document périmé ?



Coup de tonnerre dans l'Education nationale

Un rapport parlementaire propose une véritable révolution dans la sélection des maîtres. Parmi les vingt propositions phares, celle qui supprimerait carrément le concours de recrutement des enseignants, le fameux CAPES (certificat d’ aptitude au professorat de l’enseignement du second degré -
lien officiel) a fait l'effet d'une bombe.
Considérant que les professeurs sont désormais recrutés - sur examen - au niveau master (Bac +5), il n'apparaît plus nécessaire de passer un concours d'aptitude à l'enseignement.

Népotisme et cooptation

Le master d'enseignement - obtenu localement, sans garantie aucune d'un niveau satisfaisant, ni d'anonymat et donc d'équité - suffirait pour postuler directement auprès des chefs d'établissement ou des autorités académiques, avec tous les risques ajoutés de favoritisme politique ou syndical.
Sur des critères personnels et aléatoires, les petits chefs choisiraient directement les futurs professeurs, à leur convenance, sur dossier et entretien.
Or, seuls des concours nationaux fondent la sélection des candidats sur leurs connaissances disciplinaires, évaluées par des spécialistes universitaires et des enseignants des disciplines concernées. La formation proprement pédagogique doit intervenir en aval, dans une année de stage pratique en alternance et en situation, dont on ne saurait faire l’économie.

La proposition qui envisagerait une évaluation de l'aptitude psychologique des postulants constituerait en revanche une avancée.

Pouvoirs renforcés des Conseils d'Etablissement
Les représentants des collectivités locales de rattachement, des personnalités qualifiées, les parents d'élèves et les élèves auront-ils voie au chapître dans le recrutement -et le renvoi- des enseignants ?
Des enseignants à la merci des pressions locales en tous genres vont-ils gagner en autonomie et autorité ?
Le PS, qui détient actuellement une majorité de départements et de régions, et la FSU n'ont encore pas protesté !

Choisis localement, les professeurs garderaient pourtant le statut de fonctionnaire... National ou territorial ? Il faut donc fermement écarter le spectre d'un concours de recrutement établissant des listes d'aptitude, donc ne garantissant pas le recrutement et la titularisation en tant que fonctionnaires des candidats reçus au concours.


jeudi 2 avril 2009

Formation des enseignants: étalement de la réforme jusqu'à 2011

Confirmation de stages pour les deux premières années de master...
Malgré des avancées

La réforme de la formation des enseignants du premier et second degrés cristallisait les
mécontentements dans le monde conservateur de l'Education
, depuis la maternelle jusqu'aux universités. Nombre d'acteurs ont demandé le report d'un an de sa mise en oeuvre et l'ouverture de négociations.

Le 13 mars dernier, au lendemain d'une
énième journée de mobilisation massive dans le monde de l'éducation, on disait les deux ministres prêts à faire un geste.
Depuis une quinzaine de jours, on sait que les ministres en charge du système éducatif et de la recherche de la maternelle à l’université ont pris en compte les revendications, mais ils n’ont pas été entendus des extrémistes de ce jeudi 2 avril qui maintiennent les manifestations prévues.

Les syndicats veulent ignorer le communiqué commun de V.Pécresse et X. Darcos

La
réforme de la formation des enseignants aura bien lieu. Elle prendra toutefois un «caractère transitoire» en 2009-2010 et verra son «aboutissement à l'occasion des concours 2011». Les syndicats reprochaient en effet la suppression de l'année de stage prévue dans la réforme. La mise en œuvre de la mesure n'est donc pas reportée, mais étalée, pour permettre aux étudiants d’en prendre connaissance et de s’adapter à leur époque..=> Comme annoncé, les étudiants en master 1 et 2 bénéficieront d'un dispositif de stages afin de «permettre une préparation progressive à l'exercice du métier d'enseignant».
Bourses et stages rémunérés ne satisfont pas les bloqueurs


Rémunérations

  • En master 1, les étudiants pourront bénéficier de ces stages «d'observation et de pratique accompagnée» de 108 heures.
  • En master 2, les stages «en responsabilité», de même durée, seront rémunérés à hauteur de 3.000 euros au total et seront proposés à 50.000 étudiants.
  • Par ailleurs 12.000 bourses pouvant atteindre 2.500 euros seront attribuées, au mérite, pour l'année de master 2.
  • Malgré tout cela, les syndicats continuent à manifester et perturber l’activité universitaire

    Des enseignants-chercheurs, à l’origine de ces actions revendicatrices, appellent à la reprise des cours là où ils sont empêchés.

    Les enseignants-chercheurs de la faculté de lettres et sciences humaines à Aix-Schuman (Université de Provence) ont cosigné ce matin un communiqué dans lequel ils disent avoir "décidé de tourner la page". "Le gouvernement a répondu à une série des préoccupations qui se sont exprimées dans la communauté universitaire, expliquent-ils. " Il est temps pour nous de retrouver la voie de la raison, il en va de la crédibilité de notre université ainsi que des obligations juridiques et morales envers nos étudiants", pour lesquels, privés de cours depuis plus de huit semaines, "la situation est tout à fait récupérable dès lors que les rattrapages se mettent en place à partir de cette semaine". (La Provence, le 1er avril 2009)


    C’était un poisson d’avril ! Au troisième mois de grèves et de blocages, le sujet n’est-il donc pas aussi grave qu’il y paraît ?

    => Dans un texte adopté à l'unanimité en assemblée plénière, la Conférence des présidents d'université (CPU) stipule, jeudi 26 mars, que "les enseignements doivent reprendre" et que l'organisation des examens doit être mise en oeuvre dans les établissements universitaires "perturbés".
    La CPU "prend acte (...) de l'évolution concrète (...) de tous les sujets qui sont à l'origine des mouvements actuels", écrit-elle, dans ce texte conclut lors de son colloque annuel qui se tient à Brest depuis mercredi et jusqu'à vendredi. » (Lire plus : Nouvel Observateur)
    Les manifestations du jeudi 2 avril sont-elles justifiées ?