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mardi 14 janvier 2020

Macron sacrifie les fonctionnaires sur l'autel du système "universel" de retraites

Les fonctionnaires se laisseront-ils berner ?

Le système de retraite proposé par Macron se traduirait par une pénalisation des fonctionnaires de niveaux intermédiaire et supérieur,


par rapport aux salariés en CDI du privé, mettent en garde deux sociologues, Thomas Amossé, sociologue, administrateur de l’Insee au CNAM et Joanie Cayouette-Remblière, sociologue, chercheure de l’INED.
Les nombreuses critiques formulées avec justesse contre l' "avant"-projet de réforme Macron des retraites, sont loin de se limiter à la seule question de l’âge pivot. 

D’abord, sur l’incertitude qu’engendrerait un système de points par rapport à un système où des droits réels sont accumulés, avec ses conséquences prévisibles, comme le recours croissant aux assurances privées et autres fonds de pension (on pense à BlackRock, mais pas seulement) pour y faire face. 
Ensuite, sur les limites d’un projet qui fixe à 14% du PIB le montant total des pensions de retraite, alors que la démographie française, ainsi que le volume de richesse produite par actif, sont en permanente évolution et peut chuter comme en 2008. 
Enfin, sur le caractère artificiel du déficit annoncé des systèmes de retraite actuels, qui a bien été mis en évidence par un collectif d’économistes.

En tant que sociologues travaillant sur les inégalités sociales, nous souhaitons intervenir dans ce débat, écrivent les deux sociologues dans une tribune, en insistant sur le renforcement du système d’inégalités dont est porteur la dernière version de ce projet. Ces inégalités, nous avons pu les mettre en évidence grâce à une nomenclature d’emplois élaborée dans le cadre de la rénovation des PCS 2020 de l’Insee, qui permet pour la première fois de comparer les fonctionnaires aux salariés du CDI dans le privé à quatre niveaux de qualification distincts.

Certes, la communication gouvernementale laisse entendre que la réforme vise à combattre les inégalités de notre société : le système universel proposé serait équitable dans la mesure où il applique les mêmes règles à tous et toutes. Emmanuel Macron déclarait encore, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, qu’il devait faire cette réforme parce qu’"il s’agit d’un projet de justice et de progrès social". Mais, contrairement aux apparences, la même équation n’aura pas les mêmes conséquences sur toutes les carrières, et le projet de réforme tend en réalité à accentuer les inégalités par rapport au système actuel, en particulier au détriment des fonctionnaires. Le renoncement annoncé à un "âge pivot" de 64 ans ne change en rien cette détérioration annoncée de leur situation.

Rappelons un fait central : en France, les conditions de rémunération et de progression salariale entre le secteur public et le secteur privé diffèrent fortement, au détriment des fonctionnaires et ce sur l’ensemble des carrières.

Le mode de calcul actuel des retraites compense, en partie seulement, cette inégalité structurelle.

Quels sont donc ces "privilèges" des fonctionnaires qui n'attirent pas les candidats aux concours ?
Vous avez dit privilèges : gel du point d’indice, modification des règles d’avancement, retour du jour de carence, réduction du nombre de postes aux concours, etc...? : les décisions politiques des dernières années sont sévères pour l’emploi public, et particulièrement pénalisantes pour les fonctionnaires. Plusieurs de ces décisions, motivées par l’objectif de contenir les dépenses publiques, contribuent à accroître les écarts avec les salariés du privé. Paradoxalement, dans le cadre de la réforme des retraites, c’est l’argument d’une plus grande égalité de traitement entre secteur public et secteur privé qui est cette fois convoqué pour justifier la modification du mode de calcul des pensions des fonctionnaires : ces dernières ne sont calculées que sur les six derniers mois d’activité, contre les 25 meilleures années dans le secteur privé. Un système universel des retraites serait ainsi plus équitable. En réalité, il ne ferait que prolonger les inégalités de carrière entre fonctionnaires et salariés du privé, qui se sont fortement accentuées avec les politiques conduites depuis quinze ans.

Les fonctionnaires les plus qualifiés sont sous-payés et ont des progressions de carrière plus tardives.
Entre 2014 et 2017, les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau supérieur (dont font notamment partie les plus de 900.000 enseignants, mais aussi les médecins hospitaliers ou encore les hauts fonctionnaires) ont perçu en moyenne 2.668 euros net mensuels, primes comprises [quand elles existent] avant impôt, contre 3.508 pour les salariés du privé en CDI de même niveau de qualification (cadres et ingénieurs). Sur quarante ans de carrière, cette différence de 840 euros tous les mois équivaut à… 403 200 euros !

Mais de ces inégalités-là, pourtant bien connues du gouvernement après deux ans et demi de consultation des partenaires sociaux, on n’en parle pas. Ou alors on les renvoie à d’hypothétiques plans de revalorisation, souvent annoncés mais toujours repoussés [la tendance étant de promettre sans jamais signer], et dont les montants ne semblent pas du tout à même de compenser le décrochage salarial de ces fonctionnaires. [Blanquer annonce 500.000 millions pour les enseignants, mais en 2021 - avant les élections du printemps suivant - et sans préciser les modalités de répartition]  Au contraire, ce que le projet de réforme prévoit, c’est d’appliquer un même mode de calcul des droits à la retraite à des carrières inégales.

Or, les rémunérations ne sont pas seulement inégales en moyenne, elles le sont aussi en progression : les salaires des fonctionnaires de 50 à 59 ans (3.177 euros) correspondent au double de ceux de 20 à 29 ans (1.686 euros) ; rien de tel ne s’observe dans le privé où les salaires sont nettement plus élevés en début de carrière et augmentent moins ensuite. Si, jusqu’à présent, la faiblesse des rémunérations pendant une grande partie de la carrière avait des conséquences sur l’attractivité de l’emploi public, les démissions précoces et les conditions de vie des fonctionnaires, elle ne pesait au moins pas dans le calcul de leurs pensions. La prise en compte de l’ensemble de la carrière et non des six derniers mois changera la donne. Difficile pour le gouvernement de présenter comme équitable une réforme qui accroît les inégalités à l’âge de la retraite alors qu’elles sont déjà béantes en cours de vie active !

Au niveau intermédiaire, la pénibilité horaire des fonctionnaires qui ne serait plus compensée.
Aux autres niveaux de qualification, les écarts de salaire entre public et privé sont moins marqués. Si les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire (comme les infirmières ou les agents de police) gagnent moins que leurs homologues du privé en début de carrière (1.653 euros par mois, contre 1.750), ils tendent à les dépasser en fin de carrière (2.299 contre 2.216). Mais ce que gomme cette proximité, c’est l’écart des contraintes horaires que produisent les missions de service public : les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire sont davantage concernés par le travail le dimanche (33% travaillent au moins un dimanche par mois, contre 14% de leurs homologues du privé), le soir (34% contre 21%) et la nuit (20% contre 9%).

On peut supposer que ces pénibilités ont été prises en compte pour justifier le maintien d’un régime spécifique pour les agents de police. Pour les autres fonctionnaires, si le projet de réforme était adopté, le nouveau mode de calcul des droits à la retraite réduirait le léger avantage qu’ils peuvent tirer de leur progression salariale, pour situer leur pension au niveau de leurs homologues du privé, qui ont pourtant moins eu à affronter ces contraintes d’emploi du temps. Equitable, dites-vous ?

Un nivellement par le bas et des fonctionnaires sacrifiés au lieu d’une politique ambitieuse de service public.
En appliquant à tous et toutes le mode de calculs des retraites le moins avantageux, le projet de réforme joue la carte d’un nivellement par le bas. Les données statistiques montrent qu’il se traduirait de plus, et surtout, par une pénalisation des fonctionnaires de niveau intermédiaire et supérieur, par rapport aux salariés en CDI du privé
Non seulement ce projet est donc loin d’être égalitaire, mais il serait en outre dangereux pour l’avenir des services publics qui, de fait, parviendraient de moins en moins à susciter des vocations. A l’heure où le nombre de candidats au concours d’enseignement ne cesse de chuter, où les hôpitaux peinent à recruter et à fidéliser leurs personnels, la perspective de cette dégradation est susceptible de porter un nouveau coup – et cette fois vraiment majeur – à la qualité des services publics.

Tribune signée de Thomas Amossé sociologue, administrateur de l’Insee au Cnam , Joanie Cayouette-Remblière sociologue, chercheure de l’Ined

jeudi 9 mai 2019

Grève nationale des fonctionnaires contre la privatisation des services publics

Fonctionnaires, vous ne travaillent pas assez? Vous serez bradés au privé !

Macron travaille-t-il assez ses projet de loi ?

Image associée
Le projet de loi fonction publique
est en réalité une boîte à outils 
portée par Darmanin. Le porteur de valise de Macron propose un nouveau contrat social avec les agents publics pour permettre les suppressions de postes et les transferts de missions vers des opérateurs privés.

La loi va en effet faciliter le recrutement de plus contractuels souvent en CDD mais sans les garanties du Privé. Par exemple, il n’y a pas d’indemnité de fin de contrat dans le public et le projet du gouvernement ne prévoit pas d’indemnité dans le public sur ce sujet.
 
En l'état du projet, la loi va affaiblir les dispositifs qui protègent les agents publics en supprimant les missions des instances de dialogue social. Elle introduit la rupture conventionnelle sans les protections des tribunaux prud’homaux. 

A tous ces motifs de grève, l’UNSA ajoute la nécessité d’une reconnaissance financière pour améliorer enfin le pouvoir d’achat des agents publics toujours exclus de la prime Macron
 
Le temps de travail des fonctionnaires pointé par un rapport de l'IGF
Lasserpe_FPT
310.000 agents de l'Etat travaillent moins que le seuil légal des 35 heures, selon ce document de l'Inspection générale des finances (IGF) remis à Gérald Darmanin. Il tombe à pic pour relancer l'éternel débat sur le temps de travail dans la fonction publique, mais ce n'est pas non plus une surprise, puisque l'IGF n'est pas un service d'inspection indépendant du pouvoir exécutif : son chef est nommé par le président de la République, sur proposition de son ministre des Finances. 
Sa patronne depuis 2012 est Marie-Christine Lepetit, une polytechnicienne qui a conseillé Alain Juppé à Matignon. En novembre 2017, elle a remis un rapport, certes passionnant, sur l'invention de la désormais fameuse taxe de 3% sur les revenus versés par les grandes entreprises, mais que le Conseil Constitutionnel a annulée, pour un coût pour l'Etat (et les classes moyennes constituant la masse essentielle des contribuables) de 10 milliards.
Quels sont les contours de ce rapport de l'IGF, remis en février dernier, au ministre en charge de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin ?
Ce document portant sur la très sensible question du temps de travail des agents de l'Etat offrit des arguments au gouvernement, lequel présenta mercredi 27 mars en Conseil des ministres son projet de réforme de la fonction publique, prévoyant -entre autres- une suppression du nombre de fonctionnaires.

Premier enseignement de ce rapport: 310.000 fonctionnaires sur les 1,1 million que compte la fonction publique (hors professeurs, militaires et magistrats) travaillent moins que le seuil légal de 35 heures. Pourtant, parmi ces 310.000 fonctionnaires, "190.000 n'ont pas à supporter de conditions de travail difficiles", juge Le Figaro, qui cite une remarque de l'IGF faite à ce propos: "les aligner sur le droit commun (1607 heures par an) permettrait de réduire les effectifs de l'Etat de 30.000 postes".

Quant au temps de travail des agents des collectivités locales - estimé à 1.578 heures par an en moyenne - il est également en dessous du seuil légal des 35 heures. Au delà de ce constat, l'IGF épingle également les avantages dont jouissent de nombreux fonctionnaires, selon les administrations.
Savoir si, parallèlement, la suppression de l'abattement fiscal des journalistes - d'un montant de 7.650 euros par tête -  permettrait d'économiser substantiellement l'aide de l'Etat à la presse subventionnée et de participer ainsi à l'effort collectif de maîtrise des dépenses publiques...
"Jours ministres"

"Le plus souvent, les agents bénéficiant de régimes dérogatoires travaillent aux côtés de collègues soumis à des contraintes particulières et bénéficient des mêmes avantages sans être soumis à la même pénibilité. Parmi ceux-ci, 149.000 fonctionnaires à l'Education nationale, 5.300 à la Justice et 800 électroniciens et techniciens à l'aviation civile", décrit Le Figaro, citant ce constat de l'IGF: "des dispositifs historiques injustifiés ont également été maintenus lors du passage aux 35 heures", mis en place par Martine Aubry, ministre PS des affaires sociales dans le gouvernement socialiste de Lionel Jospin à partir de l'année 2000 et rendu obligatoire en 2002.

Autres dispositifs dans le viseur de l'IGF, les "jours de fractionnement". 
En résumé, si un fonctionnaire pose cinq jours de vacances entre le 1er novembre et le 30 avril, il peut bénéficier d'un jour de congé supplémentaire.
Le code du travail impose que le congé principal du salarié (24 jours ouvrables maximum) soit pris entre le 1er mai et le 31 octobre. Autrement dit, le salarié a droit de prendre 24 jours ouvrables ou 20 jours ouvrés de congés d'affilée pendant cette période. Lorsque le congé payé ne dépasse pas 12 jours ouvrables il doit être continu.
A partir du moment où ce congé principal n'est pas pris dans sa totalité, le salarié peut obtenir des jours de congés supplémentaires appelés jours de fractionnement. La 5ème semaine de congés payés ne rentrant jamais dans le calcul du fractionnement.
"En supprimant ces jours 'de fractionnement' pour l'ensemble des fonctionnaires, comme le recommande le rapport, l'Etat économiserait 29,4 millions d'heures, soit 18.300 postes", note Le Figaro.

Même principe avec les "jours ministres".
Ce sont des congés supplémentaires dont bénéficient les agents travaillant dans divers ministères, comme l'Intérieur (la police que le mouvement des Gilets jaunes perturbe), la Culture ou les Affaires sociales. L'IGF préconise de supprimer purement et simplement ce dispositif qui peut représenter jusqu'à 9 jours de congés selon l'administration.

Trois ministères ont attiré l'attention de l'IGF car "particulièrement concernés par les dérives consistant à travailler moins que les 1.607 heures annuelles". Il s'agit de la Justice, de l'Education nationale (hors enseignants) et de l'Intérieur.

VOIR et ENTENDRE
la défense :

mercredi 8 mai 2019

Pouvoir d'achat: les mesures d'urgence de Macron creusent les disparités sociales

Tous les Français vont-ils vraiment gagner 850 € de plus par an, comme annoncé ?

Dès le 7 mai, Edouard Philippe assure que l
e "pouvoir d'achat moyen" par habitant a progressé de "plus de 2 %" en 2019...

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Tous les Français vont-ils pouvoir en bénéficier équitablement ?
Dressant le bilan des "mesures d'urgence" qu'Emmanuel Macron à l'issue du Conseil des ministres de ce mardi, Edouard Philippe a affirmé que "le pouvoir d'achat moyen" par habitant va augmenter de "plus de 2 %" en 2019 ce qui représente, selon le Premier ministre, la plus forte augmentation depuis 12 ans. "C'est un gain moyen de 850 € sur l'année par ménage", a précisé l'Edouard qui assure que "390 euros sur ces 850 euros découlent des mesures annoncées par le Président de la République", le 10 décembre en réponse au mouvement des Gilets jaunes.

Une promesse qui n'est qu'une moyenne, en fonction des revenus.
Pour autant, nous n'allons donc pas tous gagner 850 € de plus dans l'année... Il s'agit d'une moyenne entre des ménages aux faibles revenus et des ménages aux revenus élevés. Tous les Français ne seront pas logés à la même enseigne. Ce chiffre de 850 € avait déjà été annoncé en avril par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui évoquait une hausse du pouvoir d'achat de 2,5 % en 2019. 

Pour son étude, l'OFCE a anticipé les effets éventuels de la réduction de la taxe d'habitation, la baisse des cotisations salariales, la baisse de la CSG pour certains salariés, les mesures d'urgences du gouvernement ou encore la prime à la conversion pour un changement de véhicule.

Les chiffres fournis par le gouvernement sont-ils fiables ?
Voici les prévisions officielles, selon Bercy, des retombées présumées des mesures d'urgence, annoncées le 10 décembre dernier par Emmanuel Macron :

- Prime d'activité : plus de 4 millions de foyers perçoivent la prime d'activité. C'est 1,3 million de plus au
premier semestre 2019. Elle représente 3 milliards d'euros de pouvoir d'achat rendu aux actifs modestes seulement, en 2019.

- Prime exceptionnelle : 5,5 millions de salariés ont touché au total 2,2 milliards d'euros soit un montant moyen de 400 euros.
Seulement 20 % des entreprises privées ont versé cette prime à leurs salariés. Seront-ils plus nombreux en fin d'année ? Bercy devait visiblement faire vite pour communiquer ces chiffres avant qu'ils n'apparaissent dérisoires après un an....

-
Heures supplémentaires : 6,8 millions de salariés ont effectué des heures supplémentaires au premier trimestre? Soit 30 % des actifs. Le gain de pouvoir d'achat représente, selon les calculs du gouvernement, la somme de 670 millions d'euros (400 millions de cotisations sociales + 270 millions d'euros d'impôt sur le revenu). En ce qui concerne les fonctionnaires, le gain a été de 228 euros en moyenne au premier trimestre. Pour l'essentiel, les bénéficiaires sont d'ailleurs les seuls fonctionnaires... 
Il étaient 5,6 millions en 2014, 5,66 millions en 2017 et 5,480 millions dans les trois versants de la fonction publique, hors 189.000 bénéficiaires de contrats aidés (130.000 en 2019) - faites l'addition ! - , soit 19,9 % de l’emploi total. Or, Macron s'est engagé à réduire de 120.000 leurs effectifs d'ici 2022: 50.000 dans l’Etat, 70.000 dans les collectivités territoriales... 
Pourtant, la masse salariale de l'Etat sera une nouvelle fois en augmentation en 2019. Celle-ci atteindra 88,3 milliards d'euros, soit une augmentation de +1,6% par rapport à 2018 (supérieure à l'inflation prévue en 2019, à +1,4%).Car, si le gouvernement prévoit la suppression de 4.164 postes en 2019, on observe "en même temps" que les plafonds d'emplois des ministères et des opérateurs, enregistrent une augmentation du nombre d'agents publics  de près de 1.322 postes, entre 2018 et 2019.
- CSG pour certains retraités : La suppression de la hausse de la CSG pour 5 millions de retraités représente une augmentation de la dépense publique de 1,3 milliard d'euros en 2019. Le gain annuel sera de 450 € par foyer sur l'année et les retraités exclus des mesures Macron ne sont pas près de rattraper leur retard et de retrouver leur niveau de vie passé...

Au total, les coups de pouce vont toujours aux mêmes qui cumulent tous les avantages.
Savoir si, tous comptes faits, la précarité est tellement pénalisante...

Les mesures en faveur du pouvoir d'achat vont plomber les comptes de la Sécurité sociale

Avec les mesures censées mettre un peu de beurre dans le pouvoir d'achat, les comptes de la Sécurité sociale risquent d'en payer le prix fort. Alors que le Haut conseil du financement de la protection sociale prévoyait une centaine de millions d'euros d'excédent en 2019, on s'attend plutôt à un déficit de 3,6 milliards d'euros. Ce montant correspond au ralentissement de l'activité à hauteur de 1 milliard d'euros, 1,3 milliard pour les heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées et 1,4 milliard pour l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités. Et avec la réindexation des pensions les plus faibles prévue l'an prochain, la facture devrait encore s'alourdir. Cela va-t-il freiner le désendettement de la Sécu ? Comment l'Etat compte-t-il combler ce trou ?


VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel en débattre, le 08/05 :

Les Gilets jaunes ont fait plier Macron sur le sujet du pouvoir d'achat.
VOIR et ENTENDRE  l'analyse de Nicolas Doze, le 17 avril dernier :


mardi 1 janvier 2019

Prix : ce qui change au 1er janvier 2019, au faciès...

Macron ne nous a pas tout dit dans ses voeux...

Une série de nouveautés susceptibles d’influer sur le pouvoir d’achat

A la baisse, mais aussi à la hausse : cotisations, SMIC, heures supplémentaires, prix du gaz...

Profitons bien des cotillons, faisons le plein de baisers sous le gui, distribuons sans retenue nos vœux de bonne santé et de fins de mois après le 15 ! Les changements affectant les dépenses et recettes des ménages sont nombreux à entrer en vigueur le 1er janvier 2019. Prêts ?

Pour les travailleurs "modestes" (terme paternaliste)

Parmi les mesures les plus emblématiques, la hausse de la prime d’activité, complément de revenus destiné aux travailleurs, à la condition qu'ils gagnent peu (qu’elles soient salariées, indépendantes ou fonctionnaires), et versé sous condition de ressources du foyer. Il fallait penser avant à divorcer... Il était question d’une hausse de 90 euros, mais elle sera plutôt de 80, pour un bénéficiaire au niveau du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), allocation réservée aux salariés - soit désormais 5 millions de personnes - dont les revenus professionnels sont supérieurs à 0,5 Smic, à partir du 5 février 2019. Car les CAF (Caisses d’allocations familiales) ne seront pas en mesure de verser la prime d’activité avant, et raison de plus concernant les nouveaux allocataires s’ils font une demande entre le 1er et le 25 janvier et qui répondent aux conditions prévues. Etant versée à terme échu, au début du mois suivant celui pour lequel elle est due, les allocataires verront concrètement la couleur de cette augmentation sur le montant touché début février 2019. Depuis 2016, elle remplace la prime pour l'emploi et le RSA activité.

Pour les salariés et fonctionnaires

Salariés du privé comme du public verront, en 2019, ils verront leurs heures supplémentaires exonérées d’impôt sur le revenu, dans certaines limites, et de cotisations salariales (CSG, CRDS et cotisations patronales resteront toutefois dues). Le niveau du SMIC horaire sera également relevé de 1,5 %, à 10,03 euros brut. Résultat : le montant mensuel atteindra 1.521,22 euros brut, contre 1.498,47 euros aujourd’hui. Soit 22 euros par mois.

Moins réjouissantes pour le pouvoir d’achat, des hausses de cotisations vieillesse sont prévues. Elle sera de +0,27 point pour les fonctionnaires, dont les salaires sont gelés. Et celles d’une grande partie des salariés grimperont du fait de la fusion des régimes Agirc et Arrco, qui implique une refonte de l’architecture globale des cotisations de retraite complémentaire. A retenir : le niveau de la hausse dépendra du statut (cadre ou non) et du salaire, et les cotisations de certains salariés vont, au contraire, diminuer (les cadres mal rémunérés).  
Actée en 2015, cette fusion s’accompagne de l’instauration d’un nouveau paramètre de calcul des retraites Agirc-Arrco : un malus temporaire de pension de 10 %, les trois premières années de retraite. Vous ne serez toutefois pas concerné par ce dispositif si vous êtes dans l’un des cas suivants : vous êtes né avant 1957 ; vos revenus sont modestes (retraités exonérés de CSG) ; vous remplissez, avant 2019, les conditions de la retraite à taux plein ; vous attendez un an pour partir une fois les conditions du taux plein remplies ; vous prenez votre retraite sans avoir le taux plein (mais des abattements définitifs s’appliqueront).
Sont prévues d’autres exceptions, notamment pour les personnes handicapées, et le malus sera de 5 % pour les retraités au taux réduit de CSG. Un bonus de pension Agirc-Arrco fera aussi son apparition, pour ceux qui prendront leur retraite au moins deux ans après le taux plein (10 % à 30 %, selon les cas).

Sous la pression du mouvement des "gilets jaunes" - bien qu' "agitateurs" et "factieux" -, le gouvernement est finalement partiellement revenu sur la hausse du taux plein de CSG, entrée en vigueur en 2018. Près de la moitié de ceux qui avaient été touchés verront leur taux de CSG repasser de 8,3 % à 6,6 % au 1er janvier 2019. La mesure ayant été décidée tardivement, ce correctif ne sera pas appliqué les premiers mois de l’année, mais donnera lieu à des remboursements a posteriori. Environ 3,8 millions de foyers fiscaux sont concernés, selon le gouvernement, pour un gain de pension nette de 448 euros par an : 37 euros mensuels...

Ce changement de dernière minute vient s’ajouter à une autre mesure prise en catastrophe dans le cadre du budget 2019 de la Sécurité sociale : pour être soumis au taux plein de CSG, il faudra désormais dépasser, deux années d’affilée, le plafond de revenu fiscal de référence fixé.

S'il a cédé sur le sujet sensible de la CSG, le gouvernement a maintenu la sous-indexation des retraites, qui seront revalorisées, au 1er janvier 2019, de 0,3 %, soit moins que l’inflation. On avait les travailleurs pauvres, on aura aussi davantage de retraités pauvres. Sont concernées les pensions de base (sauf avocats : 26 députés le sont...), mais aussi les complémentaires des artisans, commerçants et agents non titulaires de la fonction publique. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (l’ex-minimum vieillesse) profitera en revanche d’une nouvelle revalorisation exceptionnelle de 35 euros.

Plusieurs nouveautés toucheront les non salariés. 

L’année 2019 marque notamment l’acte II de la suppression du régime social des indépendants : dès le 1er janvier, les nouveaux indépendants (hors agriculteurs) relèveront directement de l’Assurance-maladie. Pour ceux déjà en activité avant 2019, le transfert est planifié en 2020. A savoir aussi : la durée du congé maternité des commerçantes, artisanes, agricultrices et libérales s’alignera sur celui des salariées, soit seize semaines. Elles seront cependant obligées de s’arrêter au moins huit semaines pour être indemnisées. Au-delà, elles pourront reprendre partiellement sans devoir renoncer à la totalité de leurs indemnités journalières.

Parmi les autres changements visant les indépendants : la suppression de la cotisation foncière des entreprises pour les micro-entrepreneurs avec moins de 5 000 euros de chiffre d’affaires, l’année blanche de cotisations de Sécurité sociale pour les créateurs d’entreprise et la réduction à une vingtaine de professions du périmètre de la caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance-vieillesse, principale caisse de retraite des professions libérales.

Des prix qui baissent, d’autres qui grimpent…

Du côté des factures, celle du gaz devrait baisser. En tout cas, pour les 4,5 millions de ménages ayant conservé les tarifs réglementés, puisque ceux-ci accuseront une diminution moyenne de 1,9 % en janvier 2019, hors taxes. Par ailleurs, contrairement à ce qui était prévu, la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel, qui pèse, elle, sur le prix TTC du gaz, réglementé ou non, n’augmentera pas au 1er janvier 2019. 

L'augmentation du prix du gaz a été très marquée en 2018 avec une hausse du tarif réglementé gaz de plus de 20% avec notamment 7 mois consécutifs d'augmentation. La tendance est donc clairement à la hausse. 

Et la Taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) devrait exploser dans les prochains mois : par rapport à 2017, la taxe devrait grimper de 44% en 2019 et de 172 % d'ici à 2022 !

Résultat de recherche d'images pour "prix du timbre 2019"
Enfin, il reste quelques jours aux adeptes des échanges épistolaires pour prendre les devants, car les prix des timbres s’apprêtent à grimper en 2019. La hausse sera de 10 % sur les timbres rouges (qui passeront à 1,05 euro), verts (0,88 euro) et gris (0,86 euro).


 

vendredi 21 décembre 2018

Prime exceptionnelle : 1.000 euros qui passent sous le nez des fonctionnaires

Leur pouvoir d'achat a baissé de 16% en 8 ans, mais ils devront pourtant continuer à se serrer la ceinture
Les serviteurs de l'Etat sont les plus méprisés de leur patron.  

Un pays a les services publics
qu'il mérite
Ils n'ont pas non plus obtenu d'augmentation du point d'indice pourtant gelé depuis des années. Certains agents de la fonction publique bénéficieront toutefois du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires et de l'élargissement de la revalorisation de la prime d'activité.
En juillet 2018, l’inflation est nettement repartie à la hausse. Selon l’Insee, les prix ont augmenté de 2,3 %. Les salaires n’ont pas suivi. Or, certains font valoir que ce mode de calcul ne prendraient pas tout en compte: ils pensent aux évolutions de carrière, à l’ancienneté, en somme à tout ce qui fait que le fonctionnaire est encore en vie active. Mais, depuis 2000, le point d'indice a augmenté deux fois moins vite que l’inflation, la perte de pouvoir d’achat serait donc massive.
Ni prime exceptionnelle ni augmentation du point d'indice des fonctionnaires.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt, n'a pas entendu les appels des fonctionnaires qui espéraient être concernés par le versement d'une prime exceptionnelle. "Il nous paraît difficile au niveau de l'Etat d'imposer aux collectivités locales et aux hôpitaux le versement d'une prime aussi conséquente", a justifié l'ancien socialiste à l'issue d'une réunion avec les organisations syndicales de la fonction publique vendredi 21 décembre, charge que les petites et moyennes entreprises devront supporter, autant que faire se peut.
Et Dussopt d'ajouter que le "problème [de pouvoir d'achat des fonctionnaires] est purement budgétaire" et que "cela représenterait une dépense de plus de cinq milliards d'euros". L'Etat est mauvais payeur.

Cette prime que les entreprises auront la possibilité de verser, d'ici le 31 mars, à des salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros, fait partie des mesures d'urgence annoncées par le gouvernement : ce n'est encore pas l'Etat qui répond à la crise des "gilets jaunes", mais l'entreprise. Il faut donc s'attendre à une chute des vocations dans l'Education nationale et les armées. 

Les syndicats de fonctionnaires ne l'entendent pas de cette oreille

La CFDT, (2e syndicat dans la fonction publique), comme l'UNSA (4e) et la FSU (5e), avaient demandé à l'exécutif que les fonctionnaires et agents publics soient aussi concernés par cette prime exceptionnelle exemptée de cotisations et d'impôt jusqu'à 1.000 euros. "Le gouvernement n'a pas pris la mesure du malaise qui s'exprime dans la Fonction publique", ont fait savoir à l'issue de la réunion, les organisations syndicales de la fonction publique (CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA/FP, FO, FSU, Solidaires et Unsa) dans un communiqué. 


A suivre...

Des actions menées prochainement par les fonctionnaires ?
Revendication de longue date des organisations syndicales, le point d'indice des fonctionnaires n'augmentera pas en 2019, a confirmé Olivier Dussopt. Pourtant, les syndicats de fonctionnaires espéraient logiquement un dégel du point d'indice après la revalorisation salariale consentie par le gouvernement aux policiers. "Devant l'absence de réponse de sa part, (les fonctionnaires) décideront des moyens nécessaires pour peser afin d'être entendues", ajoute le communiqué.



La réunion avec les syndicats visait à présenter les mesures d'urgence les concernant. Les agents publics, comme les salariés du privé, pourront bénéficier du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires au 1er janvier 2019. "Cela représente un gain qui peut être non négligeable de plusieurs centaines d'euros par an en terme de pouvoir d'achat", a souligné Olivier Dussopt, qui estime que 1,5 million d'agents publics sont concernés. 

Le gouvernement vise l'élargissement de la revalorisation de la prime d'activité à 600.000 fonctionnaires (soit 12%) contre 400.000 actuellement (8%). 

En outre, les retraités du secteur public sont concernés par l'exemption de la hausse de la CSG, comme les retraités du secteur privé, si leur revenu est inférieur à 2.000 euros net par mois.

jeudi 22 mars 2018

Les trois-quarts des Français jugent Macron injuste

3 Français sur 4 condamnent la politique injuste d'Emmanuel Macron 

Les mouvements sociaux de longue haleine déclarés dans le pays confirment le verdict des sondages

La politique engagée par l'exécutif se voit opposer une majorité de critiques parmi les Français, selon le nouveau sondage "L'Opinion en direct" de l'institut entreprise commerciale Elabe pour BFMTV. Après dix mois, l'exécutif est donc entré dans le dur. 
Selon ce sondage publié ce mercredi à la veille d'une première journée de grèves devant mobiliser de larges pans de la fonction publique, une vaste majorité de Français est désormais très critique de la politique engagée par le président Macron. 

58% des Français notent sans enthousiasme qu'elle est conforme aux engagements pris durant la campagne présidentielle. Ils sont en effet 74% à la dire "injuste", soit une hausse de six points par rapport à la précédente mesure à ce propos il y a trois semaines. Pour 77% d'entre eux, elle n'est pas à même de rassembler les Français (33% des citoyens ne l'estimant même "pas du tout" rassembleuse).
 
Une politique de plus en plus clairement impopulaire

Les classes populaires, moyennes et les retraités sont les plus remontés. 
Les moins favorisés ne sont que 25% à juger cette politique juste, et seulement 20% l'espèrent apte à fédérer la population. 

L'électorat d'Emmanuel Macron continue à positiver, mais une nette désaffection est sensible: ils ne sont que 46% de partisans de l'actuel chef de l'Etat à décrire l'orientation gouvernementale comme "rassembleuse." 
Moins d'un sur deux (46% également) persiste à  la considérer comme "juste", un "sentiment" (militant!) en hausse de neuf points, soit l'augmentation la plus importante au sein du panel étudié, mais suspect. 

L'ensemble des sondés, à 59%, ne pense pas que la politique actuelle puisse améliorer la situation du pays, et 57% ne croient pas qu'elle puisse relancer l'économie.
Le 1er mars 2018, "la popularité de Macron s'effondre de 11 points," annonçait le huffingtonpost.
Le 4 mars, "la popularité de Macron rebondit grâce à la réforme de la SNCF," clamait sans rire lesechos.fr ... Le 21 mars, le baromètre Ipsos-Le Point garantissait "une légère embellie pour Emmanuel Macron: stable à droite et en chute à gauche, le chef de l'État continue pourtant de cliver. 
Ces mauvaises appréciations justifient les actions syndicales menées dans de nombreux secteurs

Les salariés se mettent en marche contre l'activité vibrillonnante du locataire de l'Elysée. L'énergie déployée par le président en matière de pédagogie sur ses projets ne trouve que peu d'écho dans la population. Les mises en scène et les mains dans le dos ne trompent pas "les gens", même "illettrés", et surtout pas les "fainéants". 

Elabe, qui a aussi voulu évaluer l'impact des différents mouvements sociaux dans le pays, indique qu'aucun n'est franchement rejeté par les Français, certains suscitent même une large sympathie. 

C'est le cas en premier lieu de la protestation des personnels des EHPAD. Cette mobilisation est massivement approuvée, qu'il s'agisse d'un soutien clair et net ou d'une simple expression de sympathie, par 86% des Français. 

Le mouvement des retraités soulève la bienveillance de 81% des sondés. 
Ces deux mobilisations trouvent même un taux de soutien pur et simple très élevé: avec respectivement des pourcentages de 58% et 55%
96% des plus de 65 ans approuvent les personnels d'EHPAD et 92% les retraités.
 
Cheminots, fonction publique: la division des Français.
Les opinions des Français interrogés sont plus contrastées sur les autres revendications. Ils apparaissent divisés mais plutôt favorables au mouvement des fonctionnaires, 48% d'entre eux témoignant leur soutien ou leur sympathie, 38% leur opposition ou leur hostilité et 13% leur indifférence. 

Sur la mobilisation des cheminots, c'est la défiance qui l'emporte. 38% expriment en effet leur soutien ou leur sympathie, contre 49% des sondés affirmant leur opposition voire leur hostilité aux débrayages

A l'inverse, les personnes interrogées contestent à 47% le bien-fondé du mouvement des fonctionnaires et à 61% les motifs de la mobilisation cheminote. 

La contestation sociale à l'intérieur de la Société nationale ferroviaire suscite une irritation grandissante dans le public. Par rapport à une précédente étude Elabe, réalisée les 13 et 14 mars derniers, l'indifférence du public chute de dix points et les réactions d'opposition ou d'hostilité grimpent de six points, celles de soutien de quatre points. 

Le gouvernement doit corriger le tir, selon les sondés

En parfaite cohérence avec les avis exprimés dans l
'enquête d'opinion, les Français appellent le gouvernement à cesser d'enfumer la population avec des vérités partielles et une rhétorique fallacieuse. 
Ils sont ainsi 65% à déclarer que les réformes gouvernementales doivent être ré-orientées dans les semaines et mois à venir34% estiment en revanche qu'il ne doit rien changer. Les classes populaires et les ruraux sont les plus hostiles aux réformes annoncées, avec respectivement des taux embarrassants de 72% et 71%. A l'opposé, les cadres sont quant à eux plutôt favorables au statu quo: 56% sont ainsi rétifs à une marche arrière dans la politique gouvernementale.

Echantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l'interviewé après stratification par région et catégorie d'agglomération. Interrogation par Internet les 20 et 21 mars 2018.

Pour en finir, je ne me retiens pas de tacler l'article de Robin Verner sur le sujet. 
Robin Verner
Ce journaliste est actuellement salarié par BFMTV (groupe NextRadioTV d'Alain Weill, également PDG du groupe SFR, détenu par Altice, propriété du Franco-Libanais Patrick Drahi), passé par  Slate.fr (magazine en ligne américain - propriété du groupe Washington Post, avant qu'Ariane et Benjamin de Rothschild n'en prennent le contrôle en juin 2017 - dont la version française fut créée en France par Jean-Marie Colombani, ex-Le Monde, organe officieux du PS, Éric Leser et Johan Hufnagel, assistés de l'économiste socialiste Jacques Attali) qui manquent l'un et l'autre cruellement d'exigence rédactionnelle : il rédige comme un pied, et cela, bien qu'il sorte du Centre de Formation des Journalistes-Paris. Le recrutement dans cette école privée à statut d'association se fait visiblement sur le profil politique de l'impétrant, plutôt que sur sa compétence ou son potentiel : une formation en deux ans apparaît gravement optimiste....
A-t-il la carte de presse et les avantages fiscaux afférents ?