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mardi 1 janvier 2019

Prix : ce qui change au 1er janvier 2019, au faciès...

Macron ne nous a pas tout dit dans ses voeux...

Une série de nouveautés susceptibles d’influer sur le pouvoir d’achat

A la baisse, mais aussi à la hausse : cotisations, SMIC, heures supplémentaires, prix du gaz...

Profitons bien des cotillons, faisons le plein de baisers sous le gui, distribuons sans retenue nos vœux de bonne santé et de fins de mois après le 15 ! Les changements affectant les dépenses et recettes des ménages sont nombreux à entrer en vigueur le 1er janvier 2019. Prêts ?

Pour les travailleurs "modestes" (terme paternaliste)

Parmi les mesures les plus emblématiques, la hausse de la prime d’activité, complément de revenus destiné aux travailleurs, à la condition qu'ils gagnent peu (qu’elles soient salariées, indépendantes ou fonctionnaires), et versé sous condition de ressources du foyer. Il fallait penser avant à divorcer... Il était question d’une hausse de 90 euros, mais elle sera plutôt de 80, pour un bénéficiaire au niveau du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), allocation réservée aux salariés - soit désormais 5 millions de personnes - dont les revenus professionnels sont supérieurs à 0,5 Smic, à partir du 5 février 2019. Car les CAF (Caisses d’allocations familiales) ne seront pas en mesure de verser la prime d’activité avant, et raison de plus concernant les nouveaux allocataires s’ils font une demande entre le 1er et le 25 janvier et qui répondent aux conditions prévues. Etant versée à terme échu, au début du mois suivant celui pour lequel elle est due, les allocataires verront concrètement la couleur de cette augmentation sur le montant touché début février 2019. Depuis 2016, elle remplace la prime pour l'emploi et le RSA activité.

Pour les salariés et fonctionnaires

Salariés du privé comme du public verront, en 2019, ils verront leurs heures supplémentaires exonérées d’impôt sur le revenu, dans certaines limites, et de cotisations salariales (CSG, CRDS et cotisations patronales resteront toutefois dues). Le niveau du SMIC horaire sera également relevé de 1,5 %, à 10,03 euros brut. Résultat : le montant mensuel atteindra 1.521,22 euros brut, contre 1.498,47 euros aujourd’hui. Soit 22 euros par mois.

Moins réjouissantes pour le pouvoir d’achat, des hausses de cotisations vieillesse sont prévues. Elle sera de +0,27 point pour les fonctionnaires, dont les salaires sont gelés. Et celles d’une grande partie des salariés grimperont du fait de la fusion des régimes Agirc et Arrco, qui implique une refonte de l’architecture globale des cotisations de retraite complémentaire. A retenir : le niveau de la hausse dépendra du statut (cadre ou non) et du salaire, et les cotisations de certains salariés vont, au contraire, diminuer (les cadres mal rémunérés).  
Actée en 2015, cette fusion s’accompagne de l’instauration d’un nouveau paramètre de calcul des retraites Agirc-Arrco : un malus temporaire de pension de 10 %, les trois premières années de retraite. Vous ne serez toutefois pas concerné par ce dispositif si vous êtes dans l’un des cas suivants : vous êtes né avant 1957 ; vos revenus sont modestes (retraités exonérés de CSG) ; vous remplissez, avant 2019, les conditions de la retraite à taux plein ; vous attendez un an pour partir une fois les conditions du taux plein remplies ; vous prenez votre retraite sans avoir le taux plein (mais des abattements définitifs s’appliqueront).
Sont prévues d’autres exceptions, notamment pour les personnes handicapées, et le malus sera de 5 % pour les retraités au taux réduit de CSG. Un bonus de pension Agirc-Arrco fera aussi son apparition, pour ceux qui prendront leur retraite au moins deux ans après le taux plein (10 % à 30 %, selon les cas).

Sous la pression du mouvement des "gilets jaunes" - bien qu' "agitateurs" et "factieux" -, le gouvernement est finalement partiellement revenu sur la hausse du taux plein de CSG, entrée en vigueur en 2018. Près de la moitié de ceux qui avaient été touchés verront leur taux de CSG repasser de 8,3 % à 6,6 % au 1er janvier 2019. La mesure ayant été décidée tardivement, ce correctif ne sera pas appliqué les premiers mois de l’année, mais donnera lieu à des remboursements a posteriori. Environ 3,8 millions de foyers fiscaux sont concernés, selon le gouvernement, pour un gain de pension nette de 448 euros par an : 37 euros mensuels...

Ce changement de dernière minute vient s’ajouter à une autre mesure prise en catastrophe dans le cadre du budget 2019 de la Sécurité sociale : pour être soumis au taux plein de CSG, il faudra désormais dépasser, deux années d’affilée, le plafond de revenu fiscal de référence fixé.

S'il a cédé sur le sujet sensible de la CSG, le gouvernement a maintenu la sous-indexation des retraites, qui seront revalorisées, au 1er janvier 2019, de 0,3 %, soit moins que l’inflation. On avait les travailleurs pauvres, on aura aussi davantage de retraités pauvres. Sont concernées les pensions de base (sauf avocats : 26 députés le sont...), mais aussi les complémentaires des artisans, commerçants et agents non titulaires de la fonction publique. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (l’ex-minimum vieillesse) profitera en revanche d’une nouvelle revalorisation exceptionnelle de 35 euros.

Plusieurs nouveautés toucheront les non salariés. 

L’année 2019 marque notamment l’acte II de la suppression du régime social des indépendants : dès le 1er janvier, les nouveaux indépendants (hors agriculteurs) relèveront directement de l’Assurance-maladie. Pour ceux déjà en activité avant 2019, le transfert est planifié en 2020. A savoir aussi : la durée du congé maternité des commerçantes, artisanes, agricultrices et libérales s’alignera sur celui des salariées, soit seize semaines. Elles seront cependant obligées de s’arrêter au moins huit semaines pour être indemnisées. Au-delà, elles pourront reprendre partiellement sans devoir renoncer à la totalité de leurs indemnités journalières.

Parmi les autres changements visant les indépendants : la suppression de la cotisation foncière des entreprises pour les micro-entrepreneurs avec moins de 5 000 euros de chiffre d’affaires, l’année blanche de cotisations de Sécurité sociale pour les créateurs d’entreprise et la réduction à une vingtaine de professions du périmètre de la caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance-vieillesse, principale caisse de retraite des professions libérales.

Des prix qui baissent, d’autres qui grimpent…

Du côté des factures, celle du gaz devrait baisser. En tout cas, pour les 4,5 millions de ménages ayant conservé les tarifs réglementés, puisque ceux-ci accuseront une diminution moyenne de 1,9 % en janvier 2019, hors taxes. Par ailleurs, contrairement à ce qui était prévu, la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel, qui pèse, elle, sur le prix TTC du gaz, réglementé ou non, n’augmentera pas au 1er janvier 2019. 

L'augmentation du prix du gaz a été très marquée en 2018 avec une hausse du tarif réglementé gaz de plus de 20% avec notamment 7 mois consécutifs d'augmentation. La tendance est donc clairement à la hausse. 

Et la Taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) devrait exploser dans les prochains mois : par rapport à 2017, la taxe devrait grimper de 44% en 2019 et de 172 % d'ici à 2022 !

Résultat de recherche d'images pour "prix du timbre 2019"
Enfin, il reste quelques jours aux adeptes des échanges épistolaires pour prendre les devants, car les prix des timbres s’apprêtent à grimper en 2019. La hausse sera de 10 % sur les timbres rouges (qui passeront à 1,05 euro), verts (0,88 euro) et gris (0,86 euro).


 

lundi 1 janvier 2018

Ce qui change à partir du 1er janvier 2018

Des hausses, parmi les nombreuses nouveautés qui entrent en vigueur au 1er janvier 2018…. 

Une majorité de Français a-t-elle voté pour ça ? 

Nouveau gouvernement et nouveau budget obligent, de nombreux changements sont obligatoires en ce début d’année : santé, transport, pouvoir d’achat, immobilier…

Nouvelles obligations vaccinales 
De trois, le nombre de vaccins obligatoires passe à onze pour les "jeunes enfants" (!) qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins. 

Hausse de deux euros du forfait hospitalier 
C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie. 
Cette augmentation – qui doit renforcer les budgets des hôpitaux de 200 millions d’euros - est "équivalente" à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a insisté le gouvernement. Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent : les mutuelles ne manqueront pas de facturer ces hausses sur les cotisations... 

Big-bang des amendes de stationnement 
Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au "forfait post-stationnement" (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement, ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. 
Et gare aux mauvaises surprises : "oublier" de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris

Image associéeFlambée des tarifs réglementés du gaz 
Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, enregistreront une augmentation de 6,9% en moyenne dès janvier - malgré la période hivernale - du fait notamment de la hausse d'une taxe. 

Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Hausse de la fiscalité des carburants 
Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018 (ce qui change tout !), la taxation du diesel et de l’essence va bondir à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l'essence d'ici 2021. 

Généralisation du "chèque énergie" 
C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilés par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son "plan climat" : à partir du 1er janvier, " le chèque énergie", expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes. 

Une nouvelle prime à la casse automobile 
Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la "prime à la reconversion". A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir  redistribuer 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018. 

Plan de mobilité dans les entreprises 
A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un "plan de mobilité" (PDE) "pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage". Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur "la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…)" ou "l’encouragement à l’utilisation des transports publics" ou encore "l’aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise…," détaille l’ADEME sur son site. 

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales 
Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure. Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). 

En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l'ensemble des Français. 

Généralisation du bulletin de paie simplifié 
L’expérimentation a été probante : après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés "satisfaits" du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier. Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment "les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage " et "fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires", précise le site service-public-pro.fr 

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne 
A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations… Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. 
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis. 

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants 
C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). 

Deux nouveaux diagnostics pour les locations 
Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC). 

Une (légère) baisse du prix du tabac 
Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d'ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué. 

Hausse du prix du timbre
La Poste va augmenter ses tarifs de 4,7% en moyenne à partir du 1er janvier prochain. Le prix du timbre rouge va ainsi passer de 85 centimes à 95 centimes.

samedi 9 août 2014

CSG progressive: Jérôme Guedj (PS) convoque François Hollande et Jean-Marc Ayrault

"On ne lâche [plus] rien" ! menacent les "frondeurs"...

Depuis le recul des "frondeurs" sur le Pacte de responsabilité, 
comment être crédible après le camouflet des Sages ? 
Guedj et Germain, époux Hidalgo,
une proche de M. Aubry, en sous main
En se faisant retoquer un pan du volet social du pacte de responsabilité -l'article premier- concernant les travailleurs modestes, le gouvernement est contraint de chercher de nouvelles mesures pour les plus précaires. Pour qu’elles soient opérationnelles au plus vite, Bercy voudrait intégrer de nouvelles mesures fiscales au collectif budgétaire de la rentrée. Objectif: une baisse progressive des cotisations des salariés touchant entre un et 1,3 SMIC et une hausse d'autant (et plus au passage) pour les autres...

Parmi les pistes aussitôt envisagées, notamment par les "frondeurs" de l’aile gauche du PS, est revenue sur la table la CSG progressive, que de nombreux élus socialistes demandent depuis des mois en dépit des réticences de Bercy et de la censure qu’a connue le gouvernement Jospin qui souhaitait déjà faire cette réforme. C'est dire que la gauche est non seulement aux abois, mais démunie.

Invité de la matinale de RTL ce vendredi 8 août, l’ex-député PS "frondeur" Jérôme Guedj a relancé l’idée, convoquant François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour appuyer son argumentation.  Comme le souhaitait Jean-Marc Ayrault avant de laisser la place à Matignon à Manuel Valls, le président du Conseil général de l’Essonne souhaite une vraie réforme fiscale d’ampleur.

"Je plaide depuis des mois pour une réforme fiscale qui ne serait pas une juxtaposition de mesures catégorielles mais qui permettrait de réintroduire plus de justice, plus de progressivité", explique le député-suppléant de l’ancien ministre François Lamy, un autre vassal de Martine Aubry. Il ajoute :
"Je continue de penser qu’une CSG progressive - c’était un des engagements de campagne de François Hollande c’est un chantier compliqué mais il faut l’engager. Jean-Marc Ayrault en novembre dernier avait dit qu’il fallait travailler à cette réforme fiscale et à cette CSG progressive."
Parmi ses 60 engagements de campagne, François Hollande prônait en effet, dans le 14e d’entre eux, une fiscalité "plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG". Ce qui supposait une CSG progressive à laquelle l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, alors ministre du Travail, s’était dit plutôt favorable.

Depuis leur "Appel des 100" pour un nouveau "contrat de majorité", les députés PS dits "frondeurs" ne cessent de réclamer cette réforme fiscale. Un sujet qui, début juillet lors de l’examen des budgets rectificatifs, divisait encore la majorité. Premier de nombreux  rounds, à la rentrée.

jeudi 7 août 2014

Pacte de responsabilité: Hollande prend un coup de règle du Conseil constitutionnel sur les doigts

Les amateurs de l'exécutif devront revoir leur copie, une fois de plus 

Valls avait précisé le "pacte de solidarité" promis par François Hollande
 

qui devait "redonner confiance aux Français" et stimuler la croissance. Argumentaire dans le désordre... 

L'objectif visé en avril dernier était en effet de redonner du pouvoir d’achat aux ménages modestes en diminuant la pression fiscale sur les salaires, grâce à une enveloppe de cinq milliards d’euros, dont Manuel Valls n’avait toutefois pas précisé la ventilation. Or, si faible que s'annonce pourtant la croissance aujourd'hui, l'allègement des cotisations salariales, promis par le gouvernement pour faire augmenter les salaires modestes et relancer la consommation, vient d'être retoqué ce mercredi 6 août par le Conseil constitutionnel
Les Sages avaient en revanche validé l'allègement des cotisations patronales, provoquant la colère de certains élus, notamment à gauche. Les salariés n'avaient pas encore eu gain de cause, à la différence des patrons avec le pacte de responsabilité. Pourquoi les Sages ont-ils retoqué l'allègement des cotisations salariales… mais pas celui des cotisations patronales ? 

L'injustice apparente se situe-t-elle là où la gauche du PS la dénonce ? 

L'allègement des cotisations était censé faire mécaniquement augmenter les salaires modestes. L'article 1er du projet de loi prévoyait une baisse dégressive des cotisations des salariés touchant entre un SMIC et 1,3 SMIC. Le revenu net du smicard devait ainsi bondir de 520 euros par ...an. Sur le papier, la mesure, qui devait s'appliquer au 1er janvier 2015, aurait concerné 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires, pour un coût de 2,5 milliards d'euros supporté par les contribuables. 

Le ministre Christian Eckert dit trouver cette invalidation "un peu surprenante". C'est une décision "qui laisse perplexe", a renchérit le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux. Dans le même temps, les Sages, juges en droit, ont en effet validé toutes les exonérations patronales, lesquelles, soulignons-le, contribuent elles aussi à la relance de la croissance. Le Conseil a ainsi validé les allègements de cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC, les exonérations de charges pour les indépendants, ainsi que la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés et contribution additionnelle (C3S), pour les petites entreprises.

Selon  le député Christian Paul, meneur des "frondeurs" de la gauche du PS, "l'allègement des cotisations salariales était la seule partie de ce texte qui avait un effet positif sur le pouvoir d'achat des salariés". D'autres réactions de même sensibilité se sont multipliées sur Twitter : "la Constitution de la Vème permettrait donc d'alléger les cotisations patronales et pas les cotisations salariales ??? Vivement la VIème !" a ainsi ironisé écologiste radical Denis Baupin, député EELV.

Les Sages ont des raisons de droit que l'idéologie ignore

Contrôleurs de la constitutionnalité de textes législatifs, ils ont jugé que l'allègement des cotisations salariales est "contraire à la Constitution", notamment parce qu'il "méconnaît le principe d'égalité".
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel souligne ainsi que la mesure institue "une différence de traitement, qui ne repose pas sur une différence de situation entre les assurés d'un même régime de sécurité sociale". En clair, cet allègement aurait fait bénéficier tous les salariés des même droits, ceux de l'assurance maladie, par exemple, mais tous ces salariés n'auraient pas cotisé équitablement pour y avoir accès.

"Près d’un tiers" des salariés bénéficiaires n'auraient plus rien cotisé, dénoncent les Sages. En clair toujours, exécutif et parlementaires de la "gauche sociale" se préparaient à sanctionné certains Français au profit d'autres.

À l'inverse, les cotisations patronales ne bénéficient pas directement aux patrons. La C3S, par exemple, sert à financer le Fonds vieillesse. Ce n'est donc pas contraire au "principes d'égalité" si tous les patrons ne cotisent pas de la même manière.

Jean-Claude Mailly rappelle ses basiques à la gauche

"Il aurait été beaucoup plus simple d'augmenter le Smic plutôt que ce tour de passe-passe", estime le patron de FO. 

Chassé par la porte, le gouvernement compte passer par la fenêtre. 
Alors qu'en démagogue il se dit "déterminé à améliorer le pouvoir d'achat des Français, en vérité, le pouvoir socialiste est pressé par le risque confirmé de déflation et l'obligation d'une reprise de la croissance. Il proposera à l'automne des mesures alternatives encore non précisées, mais pourtant "de même ampleur", a assuré Michel Sapin, le très lunaire ministre des Finances.

jeudi 29 mai 2014

2,2 millions de fonctionnaires bénéficieront d'une baisse des cotisations salariales

Pour faire mieux passer sa réforme, Marylise Lebranchu graisse la patte des fonctionnaires

La ministre de l'austère Valls annonce un nouveau coup de piston en direction de la fonction publique

Une proche de Martine Aubry
creuse la dette publique
La ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, a annoncé la baisse des cotisations salariales pour 2,2 millions d’agents de la fonction publique. On ne fait pas mieux pour stimuler le zèle réformateur des fonctionnaires progressistes.

Le gouvernement plie devant des manifestants

Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu a annoncé mercredi 28 mai un allègement dégressif des cotisations salariales pour les agents de la fonction publique payés entre 1 et 1,5 fois le SMIC, en plus de la sécurité de l'emploi. 

Ce cadeau aux frais de la collectivité fait suite à la mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires qui ont revendiqué, le 15 mai, la levée du gel de leur salaire.

Le financement de cette dépense publique reste flou 
Cette revalorisation des revenus des agents viendra alourdir la prochaine loi de finances rectificatives, et son application à partir du 1er janvier 2015 ne manquera pas d'accroître la dette publique à rembourser par la génération à venir. Elle doit être présentée en Conseil des ministres le 18 juin.

Selon les syndicats acteurs de cet accroissement de la dépense publique, cette hausse devrait produire une augmentation des salaires de 50 à 588 euros par an.

Lebranchu vient en outre d'autoriser la création de 31.000 postes de fonctionnaires territoriaux... Lien PaSiDupes
Elle est conviée au dîner entre femmes ministres offert par Ségolène Royal, ce soir. Lien PaSiDupes

 

vendredi 8 juin 2012

Raphaëlle Duchemin débat avec Christian Jacob: législatives et premières mesures coûteuses de Ayrault-Zéro

Jean-Marc Ayrault, "entre  mépris et  peur", selon Christian Jacob

Christian Jacob dénonce le refus du  Premier ministre de s'exprimer devant le Parlement sur ses premières mesures.


J.-M. Ayrault,
sympathique, blond, regard métallique:

froideur hautaine



Jean-Marc Ayrault navigue "entre le mépris et la peur", a estimé le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale: "Un exécutif qui refuse de s'expliquer devant la représentation nationale, je pense que c'est du jamais vu", a-t-il souligné sur France Info.

Christian Jacob explique que Jean-Marc Ayrault se situe entre "le mépris de la représentation nationale, le mépris du Parlement et la peur de la vérité des chiffres" sur le financement des mesures annoncées ces derniers jours.

Christian Jacob s'inquiète du coût d'un retour partiel à la retraite à 60 ans qui, bien que le nombre des bénéficiaires soit à la marge,  sera très coûteux.


Le responsable UMP pointe également l'"augmentation du coût du travail puisqu'on augmente les cotisations patronales et une baisse du pouvoir d'achat", en raison de l'augmentation des cotisations salariales


Et de conclure que cette mesure gouvernementale, "c'est 7% d'augmentation de cotisations sociales patronales [...] et salariales".


VOIR et ENTENDRE Christian Jacob "débattre" avec Raphaëlle Duchemin, une journaliste sectaire et cassante, aigre et sifflante, aux limites de l'agressivité :




Christian Jacob a assuré d'autre part que les élections législatives sont "gagnables" pour son camp.
Il explique que "Nicolas Sarkozy a fait une formidable campagne" en partant de très loin pour terminer la course à l'Elysée très proche de François Hollande. Selon lui, il a manqué "un point et demi pour franchir l'obstacle". Et Christian Jacob de conclure : "Sur ces cinq semaines de campagne législative, je pense qu'on peut franchir cet obstacle".


Interrogé sur les
possibilités de triangulaires PS-UMP-FN au second tour, le responsable s'est déclaré assuré qu'il n'y en aura pas une centaine.

Il a clairement écarté tout accord de l'UMP "avec l'équipe de direction (du Front national). 
Ca n'a jamais été le cas et ça ne le sera pas demain".
"Nous n'avons jamais cherché la complicité avec l'équipe dirigeante du FN, comme l'a cherchée la gauche", a-t-il dénoncé.

"Ce qui est inacceptable, c'est de recevoir en permanence des leçons de morale de cette gauche qui s'allie sans vergogne avec l'extrême gauche", a-t-il conclu , non sans villipender Jean-Luc Mélenchon  (noter son doigté délicat, ci-contre) et Philippe Poutou qui tiennent des "propos dangereux"Quand on entend les propos d'un Monsieur Mélenchon qui dit 'Quand vous croisez un riche, vous lui faites les poches', ça veut dire quoi ? ", s'indigne Christian Jacob. Entre autres gracieusetés citoyennes, le "it Boy" de Michou Drücker et des media bien-pensants avaient aussi traité un journaliste-stagiaire de " petite cervelle " et qualifié David Pujadas de " laquais".

Le député UMP évoque ensuite les élections législatives gagnées par le PS mené par Lionel Jospin pour rappeler que "si la gauche a été majoritaire en 1997, c'est avec la complicité de l'extrême droite"

Il ajoute enfin que François Hollande a reçu au second tour de la présidentielle des voix venant d'électeurs qui avaient choisi Marine Le Pen au 1er tour.
Le candidat Hollande a d'ailleurs revendiqué une part du vote d'extrême droite 
"Il y a l'électorat de Le Pen, dont une part vient de la gauche et devrait se retrouver du côté du progrès, de l'égalité, du changement, de l'effort partagé, de la justice, parce qu'il est contre les privilèges, contre la mondialisation financière, contre une Europe défaillante." 
(Entretien avec "Libération", le 24 avril 2012)
"Nous avons la tête haute", a pu conclure Christian Jacob.