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dimanche 9 août 2015

Adieu Rebsamen: Hollande recherche volontaire pour ministère du Travail

Mission impossible: qui veut travailler sous Valls à retrouver la courbe de l'emploi ?

"Rebs" renonce et rentre à Dijon !

Hollande encaisse mal ce nouveau coup dur venu de la Rue de la Grenelle et d'un familier. La succession de Frère Rebsamen est ouverte au gouvernement: il devrait redevenir maire de la ville, mais sa place à Bercy ne motive personne, pas même les inconscients les plus ambitieux.  
François Rebsamen devrait reprendre lundi son siège de maire de Dijon suite au décès, fin juillet, de son ancien adjoint qui lui avait succédé. Une décision annoncée trois jours après le décès à 63 ans d'Alain Millot, à qui il avait confié les rênes de la municipalité en avril 2014.
S'il est élu, il quittera avec une retraite de ministre le gouvernement Valls,sa succession au poste très exposé de ministre du Travail reste pendante. Après seize mois au gouvernement, il a préféré prendre ses cliques et ses claques et revenir à la tête de la ville qu'il a déjà dirigée pendant treize ans.
 
Mieux vaut être le premier dans son village que le dernier des derniers dans Rome.
Lors de la réunion du conseil municipal, lundi à 14 heures, François Rebsamen, sera dans un premier temps candidat au mandat de maire. À 17 heures, il devrait ensuite retrouver également le siège de président du Grand Dijon, occupé lui aussi pendant seize mois par Alain Millot. Oppose frontalement à Hollande sur le non-cumul des mandats, Le ministre du Travail et de l'Emploi souhaitait cumuler les fonctions et rester au gouvernement. Mais il s'est fait sèchement recadrer par l'Élysée et Matignon qui lui ont rappelé la règle : "On ne pas être chef d'un exécutif et membre du gouvernement." Son remplacement devrait donc se faire rapidement. D'après une fuite de Matignon, le ministre serait remplacé après le conseil des ministres de rentrée, qui a lieu le 19 août.

A Dijon, l'annonce de son retour laisse perplexe. 
Anne Erschens, chef de file (LR) de l'opposition municipale, n'y voit ni "grande surprise", ni une réaction "anormale". S'il veut de nouveau se consacrer à Dijon, ça ne pourra "se faire qu'à plein temps", fait-elle toutefois valoir. Autre élu d'opposition, Emmanuel Bichot (LR) fustige en revanche un "retour piteux" du ministre, lui prédisant "le mandat de trop" à la mairie de Dijon. 
Outre François Rebsamen, aucun autre conseiller municipal n'a jusqu'à présent fait savoir qu'il sera candidat au poste de maire. Aux municipales de mars 2014, la liste conduite par François Rebsamen avait recueilli 52,84 % des voix dans une triangulaire qui l'opposait au sénateur LR de Côte-d'Or Alain Houpert (34,02 %) et au FN Édouard Cavin (13,13 %). La montée du FN avait clairement profité au socialiste.

VOIR et ENTENDRE le gestionnaire dilettante dont la rue de Grenelle ne sera pas mécontent de se débarrasser et que Dijon veut récupérer:

L'un des postes gouvernementaux les plus désespérants

Certes, à 64 ans comme Rebs, mieux vaut être à la tête du ministère du Chômage que demandeur à Pôle emploi. Et pourtant les candidats ne se pressent pas pour lui succéder dans ce gouvernement, impuissant à agir sur l'économie et le chômage de masse, retranché dans le sociétal et fanfaronnant sur le front de la com'.

Quelques hypothèses ont été avancées pour préserver les équilibres politiques
A l'approche des régionales et de l'ouverture officielle de la campagne présidentielle, la victime parfaite serait à la fois proche de François Hollande, membre de l'aile gauche du PS (pour rameuter l'électorat séduit par les extrêmes, y compris frontiste, et écologiste...

Mais dans le cercle de Hollande, seul... Alain Vidalies, l'actuel mais inexistant secrétaire d'État aux Transports (qualifié de fin connaisseur des dossiers sociaux, mais remplacé par Valls au premier coup de vent social), a  laissé filtrer que l'emploi ne l'a "jamais laissé insensible". Vidalies, c'est celui pour lequel Hollande cherche, en vain depuis trois ans, un poste qui lui corresponde de près ou de loin: il a été placé au secrétariat d'État aux Relations avec le Parlement, puis recasé aux Transports, à la Mer et à la Pêche, avec les mêmes résultats. Serait-il avisé de le déplacer contre les intérêts de la France et de le promouvoir ministre ?

L'Elysée fait aussi circuler le nom d'un factotum de Hollande, l'intermittent du gouvernement Stéphane Le Foll que l'on dit pourtant aussi malade que l'Agriculture qu'il a en charge, mais hautain par faiblesse, face à la détresse des éleveurs. 
L'exécutif est tellement à la ramasse qu'il cite encore un inconnu sans aucune expérience du monde du travail,  Jean-Marc Germain, une ombre grise des femmes: c'est en effet un proche de Martine Aubry et prince consort de la maire de Paris, sous la tutelle d'Anne Hidalgo. Du secteur économique, il ne connaît que les cabinets: celui de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité, puis à la communauté urbaine de Lille métropole, ainsi que celuis de Lionel Jospin à Matignon. A cinquante ans, l'essentiel de sa carrière se situe à Lille.

Le Cégétiste Henri Krasucki aurait pu faire l'affaire, mais il est hélas mort:
Et Thierry Lepaon ? Voilà un syndicaliste disponible et à la convenance des socialistes !

A l'évidence, François Rebsamen a tout aussi échoué 
au Travail que Michel Sapin. Son prédécesseur a passé seize mois à relever les frémissements de la courbe de l'emploi en promettant une volupté à venir, sans parvenir à l'explosion. Frère Rebsamen a préféré l'honnêteté, intellectuelle et politique, mais l'éthique personnelle ne supplée pas non plus à la compétence.
Passé derrière Sapin et deux années d'attentisme du ravi de Bercy, Rebs n'a connu que désillusions. Ce pensant plus compétent à l'Intérieur avec un DESS de sciences économiques, ce haut-fonctionnaire territorial a accepté le ministère du Travail par amitié pour les Ségollande en même temps que l'entrée de Ségolène Royal au gouvernement Valls 2. 
Or, sous sa direction, Pôle emploi a vu affluer plus de 200.000 chômeurs supplémentaires. Il a lui-même reconnu un temps un "échec" du gouvernement, avant de tabler sur une baisse effective du nombre de demandeurs d'emploi "à la fin de l'année" 2015. Il  a préféré ne pas attendre de faire le constat...
  
Le successeur de Rebs est donc condamné à obtenir des résultats

Les couacs et les divergences de François Rebsamen ont ajouté au ministère une image d'impuissance et d'abandon que les mensonges de Sapin, la bouche en coeur, avait déjà passablement dégradée.    
Pour patron, il faudrait un familier des dossiers, un technicien capable de maintenir des rapports cordiaux avec les partenaires sociaux, mais à poigne, lucide et sincère. Une perle rare dans le marigot des bras cassés socialistes.

Outre la tâche de redresser la courbe de l'emploi, le malheureux élu de l'exécutif aura pour mission de relancer Hollande. Qui saura servir les ambitions d'un Pépère qui, fin juillet, faisait toujours fi de son impopularité. En France, "même un président impopulaire peut agir avec une grande capacité, une grande liberté ( ...) c'est ça qui fait la différence entre nos institutions et celles de nos pays voisins", a fait valoir le chef de l'Etat devant l'Association de la presse présidentielle, une centaine de journalistes sous les lambris de la Maison des Polytechniciens, et s'est dit prêt à assumer le risque d'un échec, mais menace de se représenter. "C'est dans l'année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître", a escompté le président. Il s'agit de "faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible", a-t-il martelé. 

Question crédibilité, Hollande est-il fiable ?
"J'avais pris un engagement, cet engagement devra être tenu", a insisté le chef de l'Etat. "S'il n'y a pas de résultat, il ne peut pas y avoir de crédibilité sur une candidature". 
Une nouvelle modification des modes de calcul pourrait lui arranger le coup !

mercredi 25 février 2015

Exit la volonté du peuple: Matignon soumet ses députés PS à la discipline du bureau national

Les représentants socialistes de la nation perdent leur liberté de vote

La direction du PS appelle le pouvoir législatif à la soumission


Le bureau national du Parti socialiste s’est réuni mardi pour envisager des sanctions contre les rebelles sur son aile gauche. Les termes "unité", "concertation", "cohésion" et "obligations" figurent dans sa résolution. Echaudé par le psychodrame de la loi Macron et du recours au 49.3 pour court-circuiter les "frondeurs" qui menaçaient de ne pas la voter, le premier secrétaire ne dissimule pas sa fureur et sa volonté de sécuriser le PS et de remettre de l'ordre dans les rangs: "C'est la démonstration du non-respect de notre vie interne,"  a grondé le brutal. "Je suis tétanisé", ricane dans la foulée un député.

D'ailleurs, le PS décide finalement de... ne pas choisir entre soutien au gouvernement et soutien aux frondeurs. "Le PS doit se ressaisir", écrit en préambule le premier secrétaire, qui estime que "le manque de respect, de fraternité ou tout simplement de camaraderie a atteint un niveau intolérable". S'ensuit un exercice d'équilibriste.

Au final, la mise en garde adressée aux "frondeurs" ne fait référence à aucune sanction de la révolte des socio-démocrates de la semaine dernière. 
"Etre dans un groupe parlementaire signifie qu’une fois que le groupe parlementaire a pris position après débats et vote, il faut le respecter", a affirmé, à l’antenne de RFI le 25 février, le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, ancien conseiller politique de Jean Glavany au ministère de l'Agriculture et de la Pêche (1998-2002) et actuel président du Conseil général de la Drôme depuis 2004. Il a annoncé qu’il ne se représentera pas aux élections départementales de mars prochain. Les républicains auront toute liberté de ne pas élire son candidat, Gérard Chaumontet (à droite), vice-président du département de la Drôme chargé de l'économie.

Pas de sanctions mais "des consignes de vote"

L'effet Charlie ? Finie la liberté d'expression des parlementaires socialistes: l'organe du parti les rappelle à "leurs obligations" et leur imposera ses "consignes de vote". Confronté au "vent de révolte" de "frondeurs" socialistes contre la Loi Macron qui a été adopté en force et, sans vote, avec recours à l'article 49.3 par le Premier ministre, l'exécutif a senti passer le "vent du boulet."
VOIR et ENTENDRE qui pensait en que le 49.3 est "une violation des droits du Parlement, une brutalité, un déni de démocratie, une manière de freiner ou d'empêcher la mobilisation", le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui en 2006, s'en prenait alors au premier ministre Dominique de Villepin, lequel avait choisi d'engager la responsabilité de son gouvernement sur le Contrat première embauche (CPE) en ayant recours au 49.3.


Coup de force interne: silence dans les rangs !

Une mise au pas au nom de la règle de "l’unité de vote de leur groupe": le bureau national du Parti socialiste donnera maintenant "ses consignes sur les textes après audition du gouvernement". Et si les consignes ne sont pas respectées ? Le bureau prévient que "tout manquement aura les conséquences prévues par les règles internes". Un rappel au règlement justifié par "la cohésion qui ne discute pas".

Le premier secrétaire coopté du "politburo" PS s'est dit satisfait d'un vote interne qui n'a pas donné lieu à une seule voix contre. "C'est un signe positif, encourageant," a estimé l'ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis. La résolution a été votée par 29 voix pour, neuf abstentions et trois non participation au vote.

Le bureau national met son grand malaise sur la place publique


Une direction du parti assise entre deux chaises 
Les petits soldats du PS devront marcher au pas cadencé par le parti, mais s'il y a bien eu un rappel à l’ordre, c'est "un geste... pour les frondeurs", selon France Info !
"Il n'y a pas eu de division interne", commente le premier secrétaire du Parti socialiste.

 Dans sa résolution, le bureau national penche du côté "frondeurs"
Il a en effet concédé une circonstance atténuante aux députés qui ont critiqué le projet de loi Macron. Le bureau a avoué qu'il a été mis devant le fait accompli sur le nombre de dimanches ouverts au commerce. 
Le bureau réclame même un réexamen de ses propositions en seconde lecture. C'est un geste en faveur de ceux et celles qui veulent débattre et qui n'a pas échappé à Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice et membre de l'aile gauche du PS.
"Jean-Christophe Cambadélis a bien rappelé qu'un certain nombre de nos propositions faites au nom du bureau national n'avaient pas été prises en compte et qu'il souhaite qu'en deuxième lecture, ça puisse être entendu." 

VOIR et ENTENDRE quelques réactions au "caporalisme" (J.Guedj) de l'exécutif socialiste:



Nul ne sait sur quel pied danse le "frondeur" Jean-Marc Germain...
Tandis que Didier Guillaume fait valoir qu' "un parti politique n'est pas une association, c’est un endroit où on vote des lois," le député (PS, Seine-et-Marne) Eduardo Rihan-Cypel a ajouté sur Sud Radio: "Un parti, ce n’est pas un club de boules." Tous sont-ils donc satisfaits du déroulé du bureau national? L'élu originaire du pays de Lula se félicite en tout cas de "la restauration de l’autorité et le maintien de l’unité du PS". N'en déplaise à Valls, "les sanctions n’étaient pas l’objet du BN", a-t-il même assuré en avalant son petit quatre-heures... 
Le député PS des Hauts-de-Seine assurait devant Nicolas Beytout sur le plateau de l'Opinion, il y a quinze jours: "On a appris à être un parti de gouvernement mais pas au gouvernement." 

Le 25 février 2015 Jean-Marc Germain, était l'invité de Guillaume Durand sur LCI
"oui mais à condition qu'on garde quand même la possibilité pour un député d'avoir une liberté de vote et de conscience...il s'agit pas que ça se répète, il s'agit de vérifier que ça ne porte pas atteinte à la majorité."

Il fait aussi des aveux intéressants sur d'autres sujets

"Au fond, ça arrange les consommateurs de pouvoir aller faire ses courses le dimanche n'importe où." 

Autre remarque savoureuse sur les ressources sémantiques des parlementaires: "En 36, quand on a fait les congés payés,on n'a pas dit 'ça va vous empêcher de travailler pendant les vacances', on a appelé ça du ' temps libre'."




"Une deuxième question. Dans nos démocraties, qui doit avoir le dernier mot, le gouvernement ou le parlement? Dans toutes les démocraties du monde, à l'exception de la nôtre, c'est le parlement qui a le dernier mot. Regardez Obama, c'est un régime présidentiel. Quand il a voulu relever le plafond de la dette, il a proposé neuf budgets avant d'en faire accepter un." (...) "Est-ce qu'on dit qu'Obama est un président faible?"
"Parlons un peu des arrières pensées depuis le début de cette expérience à gauche." "Il faudrait que vous viviez de l'intérieur le parlement. Est-ce qu'on a parlé une seule fois de l'opportunité de passer de 5 à 2 dimanches ? Ce débat, il était interdit, interdit oui, et pourquoi est-ce que c'est monsieur Macron qui devrait avoir le dernier mot ? Le parlement a envoyé des dizaines de rapports, des rapports qui ont été commandés par toutes les majorités.(...)  Il y a régulièrement les mêmes rapports disant que ça ne créera pas d'emplois d'augmenter le nombre de dimanches (...) et ça détruira les petits commerces
"Il faut qu'on mette de la méthode mais l'élément central de cette méthode, c'est il faut un nouveau contrat de majorité, puisqu'on peut pas tout à fait faire ce qu'on avait dit. On a fait beaucoup de choses qu'on avait promises et maintenant on a une nouvelle page à écrire."  
"Tout ça sur papier avec des écologistes, avec des radicaux de gauche." "Si on a l'impression qu'il n'entendait pas l'intérieur du PS, ceux parmi les leaders du PS, Arnaud Montebourg  et Benoît Hamon, ils ont soutenu l'arrivée de Manuel Valls comme premier ministre."

Autres contre-vérités ou velléités...
Tout le monde à genoux...
"Parce qu'on savait qu'on allait arriver au pouvoir, on avait travaillé pour que chaque mesure qu'on propose soit financée, pour que ce soit adapté à la crise qu'on avait vécue [et surtout niée !], notamment cette emprise de la finance sur l'économie qui, quelque part, l'a étouffée. (...) Par exemple sur la loi bancaire, on a dû aller plus loin sans faire n'importe quoi: faut pas tuer les banques françaises."
"On n'a qu'à baisser l'impôt sur les sociétés, pour les entreprises qui investissent, l'augmenter sur celles qui versent des dividendes: c'est une proposition simple pour relancer l'investissement." 

mercredi 10 décembre 2014

Aubry-Hidalgo mènent le "Hollande bashing" de conserve: une mise en boîte !

Les deux maires socialistes tiennent tête à Hollande

Après Anne Hidalgo, Martine Aubry a exprimé son opposition à l'élargissement du travail dominical mercredi. 
Respectivement maires des première et dixième villes françaises, les deux frondeuses ne cachent pas leurs désaccords avec la politique menée par le gouvernement.
Anne Hidalgo et Martine Aubry n'entendent pas se laisser imposer une politique qui ne correspond pas à leurs convictions. Elles contestent en effet la politique socio-libérale du gouvernement mise en place par le rival de la maire de Lille, battue à la primaire socialiste à la présidentielle de 2012. Si elle est socialiste, elle n'est pas, selon elles, de gauche. 

Dans une tribune au Monde publiée mercredi, l'élue nordiste monte au créneau contre l'ouverture dominicalesujet d'actualité monté en épingle parmi la foultitude de mesures cosmétiques censées redonner de la croissance et de l'emploi, selon la loi Macron, qualifiée de "fourre-tout" ou de "patchwork flou"  par le patron de la CFDT pourtant soumise au PS. "Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective", écrit Martine Aubry, qui se dit "fermement opposée" au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an et assure qu'elle "combattra cette régression". Un prétexte un peu léger à la libération de son tempérament ombrageux.

Les divergences éclatent au grand jour

malgré un déjeuner "chaleureux et utile", assurait Martine Aubry au JDD fin novembre à Lille, et des gracieusetés sous l'oeil des caméras. "J'ai des désaccords, j'ai aussi des accords et nous parlons de tout cela de manière conviviale", justifiait la maire socialiste, animatrice de la contestation de l'aile gauche du PS. "Je demande qu'on réoriente la politique économique", déclarait déjà la frondeuse en octobre dans un entretien au JDD
Sur le travail dominical ? "Le pouvoir d'achat ne va pas s'accroître par miracle parce que l'on consomme un jour de plus", commentait-elle. Avant de se dire "candidate au débat d'idées"

Un axe Lille-Paris contre Hollande

Martine Aubry n'est pas la seule à afficher ses désaccords. Après s'être tenue en retrait derrière les frondeurs du PS, elle est sortie du bois et elle est maintenant rejointe par Anne Hidalgo, l'ex-adjointe de Bertrand Delanoë. Un homme est d'ailleurs le trait d'union entre les deux rebelles : Jean-Marc Germain - l'un des chefs de file des députés "frondeurs" - est l'époux d'Anne Hidalgo et un très proche de la maire de Lille, qui a été son témoin de mariage en 2004. Jean-Marc Germain a notamment été le directeur de cabinet de Martine Aubry à la métropole lilloise ainsi qu'au Parti socialiste.

A plusieurs reprises ces dernières semaines, Anne Hidalgo s'est frontalement opposée à François Hollande. Sur la question de l'élargissement du travail dominical, la maire de Paris s'oppose au projet de loi Macron. Alors que le texte instaure des "zones touristiques internationales", dont certaines à Paris, où les commerces seraient ouverts sans interruption le week-end, "je ne céderai pas à l'hystérie collective", mettait en garde Anne Hidalgo dimanche dans le JDD. "Le repos dominical (est) un principe essentiel de la société française, fondamental aussi bien pour la protection des salariés que pour la cohésion sociale", indique aussi le rapport de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le travail dominical mise en place par la maire de Paris.

D'autres sujets avaient tendu les relations entre Anne Hidalgo et François Hollande, comme le dossier de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. "Rien ni personne ne me fera changer de calendrier ni de méthode", avait-elle lancé lors d'une conférence de presse improvisée, suite aux propos du chef de l'Etat soutenant une telle candidature. "Avoir des rêves, c'est magnifique, les réaliser c'est encore mieux", ripostait alors l'épouse Germain. 
La politique fiscale du gouvernement ou encore le dossier Leonarda, où elle avait fait marche arrière, avaient également cristallisé les tensions.

Hollande rencontre plus de difficultés sur sa gauche que partout ailleurs...

mardi 21 octobre 2014

Suspension de l'écotaxe: Royal prive Hidalgo de ressources au budgrt de paris

Hidalgo tacle Royal sur l'écotaxe

La maire socialiste de Paris
Anne Hidalgo a très sévèrement jugé lundi la décision de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal d'abandonner l'écotaxe. 

"On ne peut pas travailler comme ça, ce n'est pas sérieux. J'appelle cela un travail pas sérieux et pas respectueux des collectivités locales", a fulminé l'édile lors d'un déjeuner avec la presse en marge du Conseil de Paris. "On ne peut pas dire à la fois qu'on va accueillir la COP 21 (la conférence mondiale sur le climat, NDLR) dans un an et sur une mesure comme ça se mettre en retrait. Qu'est-ce que c'est que ça, ce n'est pas possible, c'est un manque de volontarisme qui est plus que critiquable, et dommageable, d'abord pour la santé publique et ensuite pour nos finances", a-t-elle poursuivi.

La Ch'tite maire, épouse Jean-Marc Germain, l'un des "frondeurs" proches de la de Martine Aubry, a rappelé que l'annonce de l'abandon est intervenue quelques jours après l'approbation par le Conseil du Paris de l'application du dispositif sur le périphérique. L'écotaxe perdue devait rapporter cinq millions d'euros à la Mairie de Paris. "C'est vraiment une mauvaise façon. On s'est engagés, on a voté le mois dernier l'expérimentation sur Paris dans la perspective en 2015 de pouvoir percevoir la taxe sur les camions polluants, et sans même recevoir un coup de fil, on apprend que le truc est balancé par pertes et profits. Franchement, ce n'est pas possible", s'est-elle encore emportée. 

Commentant
la dernière initiative de M.-S. Royal pour remplacer l'écotaxe, une vignette sur les camions étrangers, donc européens, Anne Hidalgo a mis en doute sa faisabilité. "Je ne suis pas sûre qu'on puisse le faire, voilà !"

mercredi 1 octobre 2014

Thomas Thévenoud ne soignera pas sa phobie à (la commission de) la Santé, mais au développement durable !

Thomas Thévenoud reste au Palais Bourbon,
alors que certains "frondeurs" sont placardisés

Sept députés "frondeurs" sanctionnés par le bras armé de Hollande à l'Assemblée

Et hop, envoyés sur le front de l'Est...
Ils sont envoyés sur le front de l'Est...



Puisque le goulag n'existe pas...
Certains "frondeurs" sauvent leurs têtes, mais Bruno Le Roux en sanctionnent sept. Le patron des députés PS a décidé de sanctionner des élus de son aile gauche qui contestent la politique du gouvernement, en changeant  de commission  les parlementaires indisciplinés.  Ainsi, au nom de la "cohérence" dont Le Foll nous a encore rebattu les oreilles ce matin, le cardiologue de la commissions des Affaires sociales ira-t-il exercer ses compétences à celle des Affaires étrangères...

Bruno Le Roux a ainsi opéré 26 changements en commission 

Sur ces 26 changements, 7 sont imposés et visent des frondeurs qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Valls II.

Voici la liste des députés "fusillés pour l'exemple":

- Jean-Pierre Blazy passe de la commission des Lois à la commission de la Défense.

- Fanélie Carrey-Conte passe de la commission des Affaires sociales à la commission de la Défense.

- Linda Gourjade passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

- Philippe Noguès passe de la commission du Développement durable à la commission de la Défense.

- Christian Paul passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires culturelles.

- Barbara Romagnan passe de la commission des Affaires sociales à la commission du Développement durable.

- Gérard Sebaoun passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

Des proches de Martine Aubry changent eux-aussi de commissions
François Lamy et Jean-Marc Germain (époux Hidalgo), sont "mutés" l'un à la Défense et l'autre aux Affaires étrangères. Mais il ne s'agit pas d'une sanction puisque les deux députés avaient devancé cette nouvelle affectation en la réclamant... Ils étaient cependant également membres de la commission des Affaires sociales.

Certains députés "frondeurs" ont cependant échappé à l'humiliation. Ainsi, Laurent Baumel, Henri Emmanuelli et Michel Vergnier restent à la commission des Finances, même Pascal Cherki, ci-contre, pourtant surpris en plein surmenage. Avec un bracelet électronique? Ils avaient tous les quatre commis le même "crime de lèse-majesté" en s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Valls II. 
Deux autres abstentionnistes, Kheira Bouziane et Christian Hutin, restent à la commission des Affaires sociales.

Le Roux-le-pruneau assume l'infantilisation de ses camarades 
19 députés voient quant à eux leur demande de changement de commission validée. Une manière, pour Bruno Le Roux, de récompenser également les députés "bons soldats".

La discrimination du garde-chiourme n'est pas le fruit du hasard

Les prochains mois vont être fortement marqués par les débats sur le budget 2015  à l'Assemblée et sur le budget de la sécurité sociale. Or, la commission des Affaires sociales, où est discuté le budget de la Sécu, est celle où les frondeurs se sont fait le plus entendre par le passé, pour renoncer piteusement au vote contre au final. 

Les  députés sont-ils interchangeables et les travaux vont-ils gagner en qualité?
Mardi 30 septembre, après la réunion du groupe PS à l'Assemblée, la porte-parole Annick Lepetit a nié toute idée de "sanction"

Une nouvelle députée frondeuse a été elle aussi, à sa manière, sanctionnée ce 1er octobre. Nathalie Chabanne a ainsi perdu son poste au bureau de la commission de la Défense, lors du renouvellement annuel des instances de l'Assemblée. Comme 32 autres députés PS, Nathalie Chabanne, élue en 2012 députée des Pyrénées-Atlantiques contre François Bayrou, s'était abstenue le 16 octobre lors du vote de confiance au deuxième gouvernement de Manuel Valls.

Depuis le scandale sur ses impôts, il n'était plus membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale...

Thomas Thévenoud est de retour, si tant est qu'il soit jamais parti. 

Thévenoud est toujours député...


Le socialiste passe sa phobie sur les autres

Après sa démission du gouvernement en raison de ses déboires fiscaux,
l'ancien secrétaire d'Etat n'a pas jugé moral de renoncer à son mandat de député de Saône-et-Loire, mais il a dû quitter le groupe PS de l'Assemblée et figure maintenant parmi les non-inscrits.
Etrangement, rien n'atteint le joueur de Scrabble du Palais Bourbon: serait-il franc-maçon? Mais bon, chacun des 577 députés doit siéger dans une commission.

Si malade soit-il, Thévenoud est même désormais membre de la commission du Développement durable, au lieu de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. L'ex-secrétaire d'Etat, porteur notamment de la réforme des taxis et VTC, évincé du gouvernement pour ne pas avoir payé ses impôts, est un couteau suisse de l'exécutif au Parlement.  

Lors de sa conférence de presse du 18 septembre, François Hollande avait déclaré que son ancien secrétaire d'Etat pendant neuf jours, "n'est pas digne de le rester et pas digne de rester non plus à l'Assemblée nationale parce qu'il ne payait pas ses impôts".
Est-ce à dire que ses collègues ne sont pas plus dignes que cet indigne?

mardi 19 août 2014

Voile islamique à la plage: Harlem Désir tacle SOS Racisme !

Désir défend l'égalité homme-femme sur la plage et dit "comprendre" la réaction de Morano

Avec une malveillance grossièrement polémique,
France Info prétend que "l'ex-ministre UMP a publié sur sa page Facebook des photos critiquant la présence d'une femme voilée sur une plage".

A la vérité, elle s'indigne de l'inégalité homme-femme dans certaines cultures présentes en France.
La chaîne d'information en continu trahit d'ailleurs aussitôt sa mauvaise foi originelle en admettant que l'eurodéputée défend une "France fière de sa liberté des femmes": pourquoi donc ce hiatus entre texte et contenu?

L'ex-ministre est pourtant nuancée. "Il n'y a rien qui porte atteinte à l'ordre public puisque la femme avait le visage découvert conformément à la loi, mais c'est une atteinte à notre culture qui heurte. Lorsqu'on choisit de venir en France, Etat de droit, laïc, on se doit de respecter notre culture et la liberté des femmes. Sinon, on va ailleurs!!" Le service public n'étant pas tenu à plus d'objectivité que ses confrères du privé, il commente et ressasse toutes les sept minutes que Nadine Morano a tenu des propos "cinglants"...


La gauche sectaire se déchaîne

Jean-Marc Germain, monsieur Hidalgo, stigmatise N. Morano comme "la pire des droites dans notre pays"
Sur i-télé (groupe Canal+), le député PS version Aubry, Jean-Marc-Germain, se projette avec inquiétude vers la rentrée politique. "Si Nicolas Sarkozy revient, j'espère que ce ne sera pas un Nicolas Sarkozy version Nadine Morano, comme elle vient de s'exprimer". Et de gloser, avec une honnêteté intellectuelle douteuse: "Ca, c'est la pire des droites dans notre pays, celle qui rejette l'autre, qui considère que quand on est musulman, on n'est pas un bon Français".  Monsieur Hidalgo ne respecte donc ni ses adversaires, ni leur pensée.

Le féminisme de la franco-marocaine Vallaud-Belkacem ne s'applique qu'aux Européennes 



La chaîne peine à revoir les basiques des écoles de journalisme et du SNJ 

"Plus surprenante, la réaction d'Harlem Désir, l'ex-patron du PS, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes." 
Interrogé sur BFMTV et RMC, l'ex-co-fondateur de SOS Racisme explique que "la plage est un espace de liberté, un endroit où l'on n'aime pas l'idée que, quand un couple arrive, les deux membres de ce couple n'aient pas la même possibilité de profiter de cet espace de liberté".
Comme l'élue UMP, il note en effet que la femme voilée photographiée par le bouc émissaire de la presse de gauche ne fait rien d'illégal, "Il y a une loi qui interdit de voiler le visage, ce n'était pas le cas, "sur le plan personnel, (il) considère qu'il n'y a rien qui puisse justifier qu'une femme n'ait pas le même droit qu'un homme".

Au final, Harlem Désir "comprend (la) réaction" de Nadine Morano.  


En d'autres termes, il prend  les Germain et Vallaud-Belkacem à contre pied. De même que, et surtout, SOS Racisme !  

samedi 9 août 2014

CSG progressive: Jérôme Guedj (PS) convoque François Hollande et Jean-Marc Ayrault

"On ne lâche [plus] rien" ! menacent les "frondeurs"...

Depuis le recul des "frondeurs" sur le Pacte de responsabilité, 
comment être crédible après le camouflet des Sages ? 
Guedj et Germain, époux Hidalgo,
une proche de M. Aubry, en sous main
En se faisant retoquer un pan du volet social du pacte de responsabilité -l'article premier- concernant les travailleurs modestes, le gouvernement est contraint de chercher de nouvelles mesures pour les plus précaires. Pour qu’elles soient opérationnelles au plus vite, Bercy voudrait intégrer de nouvelles mesures fiscales au collectif budgétaire de la rentrée. Objectif: une baisse progressive des cotisations des salariés touchant entre un et 1,3 SMIC et une hausse d'autant (et plus au passage) pour les autres...

Parmi les pistes aussitôt envisagées, notamment par les "frondeurs" de l’aile gauche du PS, est revenue sur la table la CSG progressive, que de nombreux élus socialistes demandent depuis des mois en dépit des réticences de Bercy et de la censure qu’a connue le gouvernement Jospin qui souhaitait déjà faire cette réforme. C'est dire que la gauche est non seulement aux abois, mais démunie.

Invité de la matinale de RTL ce vendredi 8 août, l’ex-député PS "frondeur" Jérôme Guedj a relancé l’idée, convoquant François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour appuyer son argumentation.  Comme le souhaitait Jean-Marc Ayrault avant de laisser la place à Matignon à Manuel Valls, le président du Conseil général de l’Essonne souhaite une vraie réforme fiscale d’ampleur.

"Je plaide depuis des mois pour une réforme fiscale qui ne serait pas une juxtaposition de mesures catégorielles mais qui permettrait de réintroduire plus de justice, plus de progressivité", explique le député-suppléant de l’ancien ministre François Lamy, un autre vassal de Martine Aubry. Il ajoute :
"Je continue de penser qu’une CSG progressive - c’était un des engagements de campagne de François Hollande c’est un chantier compliqué mais il faut l’engager. Jean-Marc Ayrault en novembre dernier avait dit qu’il fallait travailler à cette réforme fiscale et à cette CSG progressive."
Parmi ses 60 engagements de campagne, François Hollande prônait en effet, dans le 14e d’entre eux, une fiscalité "plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG". Ce qui supposait une CSG progressive à laquelle l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, alors ministre du Travail, s’était dit plutôt favorable.

Depuis leur "Appel des 100" pour un nouveau "contrat de majorité", les députés PS dits "frondeurs" ne cessent de réclamer cette réforme fiscale. Un sujet qui, début juillet lors de l’examen des budgets rectificatifs, divisait encore la majorité. Premier de nombreux  rounds, à la rentrée.