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dimanche 28 février 2016

Manuel Valls riposte à la bande à Aubry

L'autocrate de Matignon réagit violemment à la contradiction

Manuel Valls a sèchement répondu jeudi à la critique 
de Martine Aubry  dans Le Monde  contre son action 

Le premier ministre dénonce une "tribune de proclamation", dans laquelle "il n'y a pas un début de proposition", rapporte... Le Monde. "Je suis chef du gouvernement, je n'écris pas des tribunes de proclamation", clame Manuel Valls qui voit dans cette tribune, co-signée par une quinzaine d'opposants socialistes, notamment par Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, "une remise en cause générale, globale" de l'action menée depuis son arrivée à Matignon.

Les élus frondeurs ont fait des petits parmi les personnalités de gauche et, ensemble, ils ont condamné à la fois Hollande et Valls dans une tribune du même quotidien Le Monde en date de mercredi, intitulée "sortir de l'impasse". Ils reprochent à l'exécutif les "41 milliards d'euros mobilisés pour rien" au bénéfice des entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité, le "désolant débat sur la déchéance de nationalité" et le projet de réforme du code du travail porté par Myriam El Khomri. A Manuel Valls, les signataires reprochent également "la meurtrissure de l'indécent discours de Munich".

"Je ne suis pas un pousse-au-crime," clame le sentencieux Valls

"C'est une remise en cause générale, globale", proteste Manuel Valls jeudi. Pour le chef du gouvernement, "cette tribune a un avantage: cela oblige tout le monde à clarifier et à assumer. Il faut que tout le monde assume". S'agissant du projet de loi El Khomri, qui suscite de fortes oppositions à gauche et au sein des syndicats, Manuel Valls a déclaré: "Je ne suis pas un pousse-au-crime." 


Il y a le feu dans la relation Valls/Hollande

"Le président a décidé de ces arbitrages. Revenir en arrière serait non seulement dommageable pour le président et pour moi, mais aussi pour le pays".


Le camp rebelle réplique au "Bachar el-Assad" français

Interrogé jeudi soir sur i-télé, l'homme à tout faire de l'ex-maire de Lille, François Lamy, a récusé les accusations du premier ministre, en citant, parmi les propositions des auteurs de la tribune, la déchéance de citoyenneté plutôt que de nationalité.

Aux plans économique et sociale et du droit du travail, il a conseillé au premier ministre de "relire le texte de la motion du congrès de Poitiers qu'il a signé avec (les aubrystes) et qui demandait de réorienter les 13 milliards restant du Pacte de responsabilité vers les entreprises innovantes, vers (celles) soumises à la concurrence internationale, vers l'investissement des collectivités locales, bref vers le soutien à la croissance et à la création d'emplois".

La guerre des 2 gauches a repris: dans les années 70, elle opposait Rocard à Chevènement.

dimanche 10 août 2014

Pacte de responsabilité: la gauche du PS exige sa "suspension immédiate"

Pas de pitié pour les canards boiteux,
ni pour de repos pour les frondeurs du PS

Trois élus de l'aile gauche du Parti socialiste glissent un coin (-coin) 
dans le jugement de rejet par le Conseil constitutionnel de la mesure n° 1 du pacte de responsabilité en faveur de 500 euros par an de pouvoir d'achat des salariés les plus modestes.

Dans une lettre ouverte adressée à Manuel Valls, les "frondeurs" de Martine Aubry demandent "la suspension immédiate" du pacte de responsabilité et que le gouvernement revoie intégralement sa copie sur sa politique économique et sociale, et non pas sur une seule mesure.
"Nous contestons absolument le bien fondé de ce pacte qui ne répond pas, selon nous, à l'objectif de redressement dans la justice que s'était assigné le président de la République", écrivent Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, qui clament régulièrement leur différence face aux réformes économiques menées par Manuel Valls.

Selon eux, la décision du Conseil constitutionnel, qui a censuré jeudi une mesure symbolique du gouvernement, rend "indispensable la suspension immédiate du pacte de responsabilité et sa remise à plat complète". Aux yeux de ces élus de l'aile gauche de la majorité présidentielle, c'est "toute la stratégie économique et sociale du gouvernement qu'il faut aujourd'hui redéfinir".

La question sera remise sur la table, à la Rochelle, fin août

La rentrée sera "difficile", prévoit Manu Valls ! Sans attendre, dans cette lettre, les "aubrystes" hostiles à Valls préconisent "une vraie réforme de l'impôt", à défaut d'être "juste", qui passe notamment par la progressivité de la CSG et le rapprochement de celle-ci avec l'impôt sur le revenu". 
"A l'échelon européen, la France doit opposer au regrettable pacte de stabilité, une stratégie de relance fondée sur l'investissement et la construction de convergences sociales", estiment-ils encore. 
Et d'appeler, "dans l'immédiat" à "engager un rapport de force" avec Bruxelles contre les "déficits restrictifs qu'elle nous assigne" pour les laisser plutôt filer. "Il revient à la France, avec d'autres, de porter une voie nouvelle", concluent-ils, très librement, voire légèrement, en dépit de leurs sombres regards.

La sénatrice socialiste Lienemann, qui pose l'ultimatum d'une "réponse rapide" du Premier ministre, prévient déjà que la question sera sur la table de l'Université d'été du PS qui se tient à la Rochelle du 29 au 31 août.
Au menu, la tête et la queue du taureau andalou...

samedi 9 août 2014

CSG progressive: Jérôme Guedj (PS) convoque François Hollande et Jean-Marc Ayrault

"On ne lâche [plus] rien" ! menacent les "frondeurs"...

Depuis le recul des "frondeurs" sur le Pacte de responsabilité, 
comment être crédible après le camouflet des Sages ? 
Guedj et Germain, époux Hidalgo,
une proche de M. Aubry, en sous main
En se faisant retoquer un pan du volet social du pacte de responsabilité -l'article premier- concernant les travailleurs modestes, le gouvernement est contraint de chercher de nouvelles mesures pour les plus précaires. Pour qu’elles soient opérationnelles au plus vite, Bercy voudrait intégrer de nouvelles mesures fiscales au collectif budgétaire de la rentrée. Objectif: une baisse progressive des cotisations des salariés touchant entre un et 1,3 SMIC et une hausse d'autant (et plus au passage) pour les autres...

Parmi les pistes aussitôt envisagées, notamment par les "frondeurs" de l’aile gauche du PS, est revenue sur la table la CSG progressive, que de nombreux élus socialistes demandent depuis des mois en dépit des réticences de Bercy et de la censure qu’a connue le gouvernement Jospin qui souhaitait déjà faire cette réforme. C'est dire que la gauche est non seulement aux abois, mais démunie.

Invité de la matinale de RTL ce vendredi 8 août, l’ex-député PS "frondeur" Jérôme Guedj a relancé l’idée, convoquant François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour appuyer son argumentation.  Comme le souhaitait Jean-Marc Ayrault avant de laisser la place à Matignon à Manuel Valls, le président du Conseil général de l’Essonne souhaite une vraie réforme fiscale d’ampleur.

"Je plaide depuis des mois pour une réforme fiscale qui ne serait pas une juxtaposition de mesures catégorielles mais qui permettrait de réintroduire plus de justice, plus de progressivité", explique le député-suppléant de l’ancien ministre François Lamy, un autre vassal de Martine Aubry. Il ajoute :
"Je continue de penser qu’une CSG progressive - c’était un des engagements de campagne de François Hollande c’est un chantier compliqué mais il faut l’engager. Jean-Marc Ayrault en novembre dernier avait dit qu’il fallait travailler à cette réforme fiscale et à cette CSG progressive."
Parmi ses 60 engagements de campagne, François Hollande prônait en effet, dans le 14e d’entre eux, une fiscalité "plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG". Ce qui supposait une CSG progressive à laquelle l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, alors ministre du Travail, s’était dit plutôt favorable.

Depuis leur "Appel des 100" pour un nouveau "contrat de majorité", les députés PS dits "frondeurs" ne cessent de réclamer cette réforme fiscale. Un sujet qui, début juillet lors de l’examen des budgets rectificatifs, divisait encore la majorité. Premier de nombreux  rounds, à la rentrée.

samedi 2 août 2014

Université d'été: les frondeurs du PS promettent de se faire entendre, avant la rentrée du gouvernement

Hollande prend les frondeurs pour des rigolos

Déjà en avril 2014, Hollande ne croyait pas un instant que les frondeurs mettraient Manuel Valls en minorité 
à l’Assemblée sur le pacte de stabilité.

En aparté, certains députés PS imaginaient tout à fait une dissolution, une solution radicale brandie, mais niée par le secrétaire d’Etat au Parlement, Jean-Marie Le Guen. Qu'ils soient aubrystes, "affligés" ou membre de "l'Appel des 100 pour plus d'emplois et de justice sociale", Hollande ne pouvait imaginer que des Yann Galut se découvrent les cou*lles d'une véritable crise politique d’ampleur. Selon Libération du lundi 28 avril, le chef de l’Etat "ne croit pas ses troupes capables d’aller jusqu’au bout", mais que les élus allaient majoritairement rentrer dans le rang. Rapportés par Libé, les propos tenus par François Hollande au début du mois devant les parlementaires bretons réunis par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, étaient très méprisants: "les élus tiennent trop à leur porte-monnaie. Ils ne lâcheront jamais leurs indemnités."
Un "ténor de la majorité" aurait toutefois mis François Hollande en garde contre un excès de confiance ainsi que d'un risque d'aveuglement : "On nous demande le vote le plus difficile du quinquennat et tout ce qu’on entend venir de l’Elysée, c’est le cliquetis des brosses à cirage.

L
es soutiens de François Hollande sont bien décidés à occuper le terrain médiatique face aux frondeurs.

Les amis de François Hollande s'organisent en vue de la rentrée politique. Le 23 juillet, les "hollandais" du gouvernement se sont discrètement retrouvés pour un apéritif dans les jardins du ministère de l'Agriculture, alors que certains s'étaient vus la semaine précédente chez François Rebsamen. Cette fois, autour de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, se trouvaient Michel Sapin, André Vallini, Frédéric Cuvillier, Fleur Pellerin, mais aussi Harlem Désir, le conseiller élyséen Michel Yahiel, ainsi que deux anciens ministres (Thierry Repentin et Philippe Martin).

François Hollande en vient à mettre au défi les "frondeurs" du PS : "quand on fait la fronde, on doit gagner la guerre"
Le PS est en guerre froide. D’un côté, ceux qui soutiennent le gouvernement Valls et la politique économique impulsée par François Hollande. Ce sont les légitimistes. De l’autre, une frange de l’aile gauche du parti, principalement des aubrystes, dénommés frondeurs, qui veut infléchir cette politique économique et sociale.
Dans Le Point daté du 31 juillet, François Hollande, qui ne s’est jamais exprimé publiquement sur ces députés et parlementaires rebelles, confie moqueur: "Quand on fait la fronde, on doit gagner la guerre."
Mi-moqueur, mi-provocateur, le chef de l’Etat va plus loin et raille leur stratégie d’abstention sur certains textes marquants comme le budget rectificatif de la sécurité sociale pour lequel 33 députés socialistes se sont abstenus.
Et François Hollande de poursuivre, défiant ces "frondeurs" de passer au vote contre : "On ne s’abstient pas. Sinon, on se retrouve petitement avec sa petite fronde et sa petite guerre."

Dans cette guerre de tranchée, les députés "frondeurs" ne comptent pas s’avouer vaincus. 
Ils ont d’ores et déjà leur cheval de bataille pour la rentrée parlementaire sur les coupes dans les budgets des collectivités territoriales. Et affûteront leur stratégie durant l’université d’été du PS à La Rochelle.
Les députés frondeurs du PS s'organisent pour faire entendre leur voix à l'Université d'été du PS La Rochelle prévue fin août. Certains ministres ont prévu de s'y rendre alors que d'autres boycotteront le rendez-vous.
Ils pourraient attirer deux ministres du gouvernement contre lesquels ils sont en rébellion. Les députés frondeurs du PS ont prévu une réunion publique le 30 août prochain, à l'occasion de l'Université d'été du Parti socialiste. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon pourraient par ailleurs se rendre à cet événement.

Le budget 2015 ou l'inspection du travail dans le collimateur

Selon les informations du Point, cette réunion s'intitulera "Vive la gauche". Les élus frondeurs, qui s'opposent à la politique d'austérité du gouvernement, veulent s'organiser pour peser dans les débats de la rentrée à l'Assemblée.
A l'origine de cette initiative, les meneurs des frondeurs : Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Jean-Marc Germain, Laurent Baumel (ci-contre) mais aussi une vingtaine de membres du bureau national du PS. Dans leur viseur, le budget 2015, les pouvoirs de l'inspection du travail ou encore les seuils sociaux.
Et dans leur combat, ils vont recevoir, si ce n'est le soutien, l'approbation tacite d'un ou deux ministres. Comme celui d'Arnaud Montebourg qui a prévu de participer à la réunion du 30 août.
 
Un risque pour Montebourg et Hamon
"On ne voit pas ça comme une rébellion. La Rochelle ne sert pas à museler les gens. C'est un moment de retrouvailles entre socialistes", explique à ce sujet un député proche du ministre de l'Économie, qui y voit plutôt une occasion de faire la médiation entre le gouvernement et les frondeurs.
Le ministre de l'Éducation nationale, Benoît Hamon, pourrait également s'y rendre, même si certains relèvent le risque que représenterait leur présence à "Vive la gauche" : être mal accueilli par les frondeurs et se mettre en froid avec Manuel Valls.
 
Ségolène Royal préfère-t-elle vraiment les Verts ?
La ministre de l'Écologie aurait, quant elle, décidé de ne pas se rendre à ces universités d'été, à en croire Le Figaro. Ségolène Royal boycotte une nouvelle fois ce rendez-vous socialiste: elle ne s'y était déjà pas rendue en 2012 après son échec aux législatives, préférant les journées parlementaires des écologistes à la rentrée. L'ancienne présidente de la région d'accueil éviterait du même coup d'affronter les élus locaux unanimes contre son blocage du projet de l'autoroute A831
Aux journées parlementaires d'Europe Écologie-Les Verts d'Amiens, elle pourrait rechercher les applaudissements que lui refusent les élus UMP et PS de son ex-région. Ecologie-les Verts a en effet salué son projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 30 juillet en Conseil des ministres.
Sur le modèle d'EELV, le chaos est durablement installé au PS.

samedi 5 avril 2014

La majorité présidentielle bat de son aile gauche du PS

"L'ombre de Martine Aubry" pèse sur la majorité  

L'exécutif se prépare 
à un "bras de fer" avec les partisans de Martine Aubry 
qui a pris la tête des députés de la gauche du PS. L'état de la France n'exige-t-il pas plus de responsabilité et d'unité entre les ailes droite et gauche d'un PS retourné à sa guerre des chefs et menacé par la réactivation de l'axe Aubry-Duflot  ? 

Il semble en effet que le retour en grâce de Ségolène Royal au côté de François Hollande dans l'équipe droitière de Manuel Valls a relancé la guerre des gangs à gauche.   

Le "contrat de majorité". 
Manuel Valls prononcera son discours de politique générale, mardi à l'Assemblée. Le nouveau Premier ministre sera bien évidemment sous le regard de centaines de parlementaires hostiles, à droite, chez les écologistes et jusqu'au sein même du parti socialiste. "Pas moins de 80 députés, fidèles à Martine Aubry et/ou appartenant à la gauche du PS, sont en train de rédiger un 'contrat de majorité'. L'idée consiste à fixer la ligne rouge à ne pas dépasser entre les mesures qu'ils sont prêts à voter, et celles pour lesquelles ils ne le sont pas", expliquee vendredi Caroline Roux, éditorialiste politique d'Europe1.

Vers un "bras de fer"

"Oui" aux économies liées à une meilleure réorganisation de l'Etat, mais "non" aux reculs sociaux; "Oui" au Pacte de responsabilité, mais seulement si les aides sont ciblées sur la recherche et l'innovation, préviennent ces élus. "C'est le réveil de la majorité silencieuse", commente Jean-Marc Germain, un proche de la maire de Lille. Le "contrat de majorité" est en ce moment même en train de tourner pour accumuler le plus de signatures possibles de députés socialistes. L'un des députés proches de l'ancienne secrétaire nationale du PS n'hésite déjà pas à parler de "bras de fer" à venir à l'Assemblée nationale.

"L'ombre" tutélaire de la Ch'tite Aubry. 
"Mardi, ils vont demander à être reçus par le Premier ministre. Puis ils ont prévu de se réunir une fois par semaine et de fixer une solidarité sur les votes", détaille Caroline Roux. Et de poursuivre : "dimanche, lors du second tour des municipales, ils ont vu les villes tomber les unes après les autres. Ils ne veulent donc plus voter les yeux fermés pour des mesures auxquelles ils ne croient pas". D'autant que selon l'éditorialiste d'Europe1, "l'ombre de Martine Aubry permet de rassurer les plus prudents", ceux qui seraient amateurs d'ombre, de fronde  et de complot.

Ce vent de fronde des Aubrystes s'explique par l'absence de place accordée aux proches de la maire de Lille dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls. Le seul représentant du courant était le ministre de la Ville, mais François Lamy  a été débarqué. "Il n'a été reçu dans le bureau de Manuel Valls qu'après la présentation du nouveau gouvernement", précise Caroline Roux. Comme le dit un tout proche de Martine Aubry : "C'est une équipe 100% Holando-Hollandaise". Et dans sa bouche, ce n'est pas un compliment.

Il faut être le journal Le Monde pour estimer que les équilibrages politiques de Hollande sont équitables. 
L'inconsistant Benoît Hamon, l'imprévisible Montebourg ou l'autonome Laurent Fabius ne sont visiblement pas les cautions à la gauche que certains prétendent. Il faudra plus à la Ch'tite Aubry que les croissants de Montebourg aux syndicalistes de la CFDT faisant le siège de Bercy...

 

jeudi 31 mars 2011

Education nationale : les régions PS se déchargent sur l'Etat

Luc Chatel décontamine Olivier Dussopt de la désinformation de gauche

Le lobbying de la FSU réduit à néant.
Les vases communicants socialistes:
plus de crédits de l'Etat = moins de crédits des Régions PS


Olivier Dussopt (PS) pris en flagrant délit de double-jeu sur l'E.N.


Le député d'Annonay est un spécialiste de l'agression parlementaire. Il prend ses informations aux plus mauvaises sources, celles des partisans et des manipulateurs de l'opinion.

Le 30 mars dernier, l'aboyeur socialiste aura encore sali l'Assemblée nationale, mais aussi intoxiqué les Français
qui l'auront entendu déverser ses contre-verités. Il s'est soulagé d'un flot d'accusations dignes d'une manifestation syndicale, mais parfaitement méprisante des représentants du peuple supposés avertis, mais silencieux, et surtout des électeurs qui croient leurs élus de bonne foi.


Le ministre de l'Education a apporté un démenti cinglant aux assertions syndicales colportées par le jeune élu.

VOIR et ENTENDRE
Luc Chatel dénoncer la "trahison des faits" par le député PS de l'Ardèche.
Il est capital d'écouter l'échange jusqu'au bout, pour constater l'intox socialiste:

Trombinoscope

Olivier Dussopt (1978) est le benjamin de l'Assemblée nationale mais peut-on dire que la relève socialiste est dignement assurée ?
Ancien collaborateur parlementaire de Michel Teston, sénateur (1998-) et président du Conseil général de l’Ardèche (mars 1998-mars 2006), le poulain de Marylise Lebranchu et de la Ch'tite Aubry est maire d'Annonay depuis 2008.
Il avoue être sous la coupe du porte-parole du PS, Benoît Hamon, dont il a soutenu la motion à l'aîle gauche du PS au Congrès de Reims, et du député de la Loire voisineRégis Juanico, lequel, en décembre 2008, a été nommé trésorier national du PS par le Premier Secrétaire, Martine Aubry.

VOIR et ENTENDRE ses propositions radicales contre le cumul des mandats et son « jeunisme » :

On aura surtout retenu qu'en 2008 il prétendait déjà placer la vérité parmi ses valeurs....
Or, la vérité socialiste n'est pas toute la vérité, mais est-elle d'ailleurs la vérité ?
Pour ceux qui se poseraient la question, la réponse se trouve dans l'éclairage apporté par Luc Chatel sur le matraquage PS de l'opinion.


47 zozos appelent à la croisade derrière Martine Aubry

47 députés aubrystes font allégeance à Martine Aubry

Au lendemain des cantonales, 47 zozos ont le sentiment que le Premier secrétaire du PS a la "légitimité pour rassembler tous les socialistes et toute la gauche" en vue de 2012.

Ce groupe s'était déjà réuni le 9 mars à l'Assemblée pour "soutenir le travail" de Martine Aubry, qui serait, selon eux, "la meilleure candidate" pour la présidentielle.

Jugeant le moment favorable, à la différence de la convention UMP sur la laïcité, les signataires de cet appel à candidature ont décidé que la période est "essentielle" pour préparer le "succès de la gauche en 2012": "Tout cela, c'est au Parti socialiste de l'initier, de l'animer, de le réussir, autour de sa Première secrétaire Martine Aubry".

Ils veulent ignorer par quel tour de passe-passe Aubry a été élue
"Non pas parce qu'elle est ou serait candidate. Mais parce qu'elle est notre Première secrétaire, que nous lui avons confié cette mission essentielle et parce qu'elle a, à ce titre, la légitimité pour rassembler tous les socialistes et, au-delà, toute la gauche", font-ils valoir.

D'après eux, à seulement 47, ils affirment l'évidence: "le nécessaire rassemblement de la gauche, des écologistes et des forces populaires" est "la clef stratégique du succès à venir"! Ils considèrent qu'il revient à Martine Aubry et au PS de "s'adresser aux responsables des autres partis de la gauche pour réunir les conditions du rassemblement". Au lendemain des cantonales qui ont mis au jour les rivalités et des duels fratricides, ils en sont pourtant toujours à rêver d'un "groupe de travail réunissant des représentants de tous les partis de gauche", pour "un 'état des lieux' des convergences et des divergences programmatiques" en vue d'une "plate-forme commune de gouvernement".

Les primaires doivent être "maîtrisées", et les partisans de telle ou tel candidat doivent "impérativement s'abstenir de dénigrer les autres", avertissent ces députés qui s'élèvent contre les "petites phrases médiatiques". "Faites la promotion (...) mais refusez toute démolition! C'est suicidaire pour nous tous!", lancent-ils. "Tous ceux qui préfèrent critiquer notre maison commune et sa Première secrétaire plutôt que le gouvernement et la droite, affaiblissent le Parti socialiste, nous affaiblissent collectivement", font-ils valoir.

Combien ont-ils vérifié que Tariq Ramadan n'est pas co-signataire ?...
Lien PaSiDupes

Les 47 députés, aubrystes inconditionnels

BAPT, Gérard, BATAILLE Christian (emmanuelliste, sur l'aile gauche du PS avec Hamon), BATTISTEL Marie-Noëlle, BIEMOURET Gisèle, BROTTES François,
CACHEUX Alain (fidèle de Laurent Fabius),COQUEMPOT Gilles(pro-Fabius), COHEN Pierre,
DELUGA François, DREYFUS Tony, DUFAU Jean-Pierre, DUMONT Laurence, DUMONT Jean-Louis, DURAND Yves (ancien popereniste), DUSSOPT Olivier (lien PaSiDupes sur son sens de la vérité...),
ECKERT Christian, FAURE Martine, FORGUES Pierre, GAUBERT Jean, GLAVANY Jean, GOLDBERG Daniel,
IDIART Jean-Louis, IMBERT Françoise, ISSINDOU Michel, JUANICO Régis,
LACUEY Conchita, LEBRANCHU Marilyse, LEMORTON Catherine, LEROY Jean-Claude (pro-Fabius), LONCLE François,
MALLOT Jean, MARCEL Marielou, MARSAC Jean-René, MARTIN Philippe, MARTINEL Martine, MATHUS Didier, MESQUIDA Kléber, MICHEL Jean, NERI Alain,
PAUL Christian, PEIRO Germinal, PERAT Jean-Luc, REYNAUD Marie-Line, ROGEMONT Marcel, ROY Patrick, VERGNIER Michel, VIDALIES Alain.

Sept (en gras) sur 47 sont des affidés de la Région Nord
Les autres se partagent entre Hollande et DSK.
Et certains aubrystes de fraîche date s'étaient prosternés en 2006 devant Marie-sEGOlène Royal
, la candidate battue en 2007: Bataille, Roman, Derosier, Delebarre, Lang, Kucheida,…




mardi 16 décembre 2008

PS : face à face des aubrystes et ségolénistes au Bureau national

Round d’observation
A 17h00, le PS réunit mardi son premier Bureau national, organe exécutif du parti, depuis l'élection de Martine Aubry, qui mettra face à face ses partisans et ceux de Désirdavenir Royal, qui n’acceptent toujours pas le vote démocratique majoritaire, mais se déclarent "utiles et sereins".
Contrairement au secrétariat national, le "gouvernement" du parti dont les ségolénistes sont absents, le Bureau national, compte environ un tiers de partisans de la battue et rebattue des élections, auquel la chef de gang n’a pas choisi de participer elle même.

Le "BN" compte 18 ségolénistes, 15 aubrystes, 14 ‘delanoëistes’ et 10 pour la gauche du PS menée par Bébé Hamon et Pépé Emmanuelli.
S'ajoute le collège des premiers fédéraux: 5 chacun pour Aubry, Royal et Delanoë et 3 pour Hamon.

La hache de guerre n’est pas enterrée
Le conflit est le moteur de l’activisme des guerilleos ségolénistes et l’adversité les galvanise, pour le mal du PS et pour le pire. Il s'agit de la première rencontre (17h00) entre les partisans de la seconde à la présidentielle et ceux de la Première secrétaire élue à la majorité plus 102 voix, depuis le Conseil national houleux du 6 décembre, où les ségolénistes harcelèrent la Première secrétaire.

  • Coin gauche du ring ?

    La maire de Lille a donné pour mot d'ordre à ses troupes de mettre en sourdine la crise interne, d'être sur le terrain et de faire leur travail d'opposition et de proposition face à Nicolas Sarkozy. Traduction immédiate: sans changement avec l’équipe précédente, rafale de communiqués sur tous les sujets, manipulation de manifestants, avec son porte-parole, Bébé Hamon, au ministère de la parole.
    > Dans la matinée, la Ch’tite Aubry réunira son secrétariat national -chargé de mettre en oeuvre les décisions du BN-, avec au menu, travail du dimanche et questions d'actualité, suivi d'un point de presse, avec Bébé Hamon.
    >
    Selon François Lamy, conseiller politique de la Première secrétaire, le BN examinera les réformes gouvernementales qui font débat et pourraient être exploitées : outre le séminaire du PS face à la crise, le travail du dimanche, la réforme Darcos, et la situation politique en Grèce. Pour lui, "les sujets sont suffisamment importants pour qu'il y ait une bonne ambiance de travail". Sans oublier les sujets qui met le PS en porte à faux, comme le succès de la présidence française de l'UE.
  • Coin droit du ring ?

    Les ségolénistes semblent avoir rangé les couteaux, mais les 'snipers' sont embusqués, car les aigreurs et les récriminations ne manquent pas.
    Vincent Peillon (celui qui ne sait pas compter jusqu'à 102 et cale à 4), homme de main de Sa Cynique Majesté Royal, affirme: "J'aurais préféré qu'il y ait un rassemblement mais, maintenant, il faut que ce parti travaille". Après les invectives et les insultes, il se reconstitue une virginité : "Nous, on veut parler des sujets de fond, qu'il y ait une délibération collective, qu'on y soit associés". Il ne s’est donc rien passé.

    Round d’observation
  • Les ségolénistes disposent néanmoins de tout un foirail de rancunes.
    >
    Ainsi reprochent-ils à la direction d'espacer les réunions de la seule instance où ils sont représentés, mais où Sa Cynique Majesté Royal n’a toutefois pas daigné siéger. Pas plus qu’au Parlement, car elle ne s’accommode pas des lieux de débat démocratique. Au nom de la gracieuse, Peillon observe donc que "l'instance exécutive légitime issue du vote des militants, c'est le BN, pas le secrétariat, émanation de l'exécutif". "Il faut que le BN se réunisse assez souvent", pour être "une instance de délibération collective réelle, comme l'avait voulu Martine Aubry", cette autre démocrate qui fustige déjà l’omnipotence du président…
    La nouvelle patronne n’est pas atteinte de réunionite aiguë. Elle a en effet décidé que le BN "classique" se réunirait tous les 15 jours, contre toutes les semaines jusqu'à présent, avec en cas de besoin, des BN thématiques exceptionnels.

    > Les ségolénistes prétendent qu’ils n’iront pas au clash, sauf s’ils y sont poussés et gageons qu’une pichenette y suffira. Avant de s’indigner à la première occasion (voire avant !), le sénateur David Assouline, un autre ségoléniste exhumé de la pénombre parisienne, affirme donc que le BN est consacré à l'actualité, pas aux problèmes internes du parti. "On veut apporter notre pierre. On est sereins et on veut être utiles aux Français". Par conséquent, pas de cris à prévoir logiquement à 17h, à l’issu du Bureau national, entre socialistes bien élevés.
  • Les "aubrystes" affichent leur sérénité
    Dans le camp de la Première secrétaire, on ne s'attend d’ailleurs pas non plus à une "épreuve de force". On a sorti toutefois le 'baume du Tigre': "Ce sera juste un peu tendu", prédit un proche. "Les royalistes vont acter un état de fait, majorité/minorité. Ségolène a compris l'effet dévastateur en terme d'image." Que d’innocence ! On comprend que ce spécialiste averti de la schizophrénie ségolénienne veuille garder l’anonymat…

    Il faut dire que selon un récent sondage OpinionWay, la Première secrétaire obtient 61% d'opinions favorables (+6), devançant largement l’amère Royal 32% (-2).