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dimanche 13 octobre 2019

Une accompagnatrice voilée trouble l'ordre public à Dijon

La presse en aurait-elle informé les Français sans un élu RN ?

Elu Rassemblement national et citoyen vigilants, Julien Odoul, a posté une vidéo qui jette le trouble 


Fake news ou réalité ?
La vidéo montre la provocation survenue vendredi 11 octobre, en pleine assemblée régionale Bourgogne-Franche Comté, à Dijon. Elle montre une femme voilée assise dans le public, affichant ainsi sa foi musulmane dans une salle du Conseil régional, ainsi que l'élu attirant l'attention de l'assemblée sur cette présence intempestive dans une enceinte laïque. Devenue virale, c'est-à-dire que la provocation n'est pas passée inaperçue, elle a été vue plus d’un million de fois sur Twitter, dès samedi après-midi.
 par le président du groupe RN
Dans cette vidéo mise en ligne Julien Odoul vendredi après-midi,  l'élu demande qu’une femme voilée, accompagnatrice d’un groupe d’enfants venus de Belfort assister à l’assemblée plénière, retire son voile.
L'affiche de la FCPE représentant une mère voilée qui accompagne une sortie scolaire.
Julien Odoul en a notamment appelé aux "principes laïcs", à "la loi de la République » ou encore au règlement du Conseil régional. Les élus du RN ont ensuite quitté la salle, sous la conduite de ce membre du bureau national du RN, avant de dénoncer dans un communiqué une "provocation islamiste".
🔴 [RT]Au nom de nos principes républicains et laïcs, j’ai demandé à @MarieGuiteDufay de faire enlever le voile islamique d’une accompagnatrice scolaire présente dans l’hémicycle. Après l’assassinat de nos 4 policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautariste

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Image associée
Dans le contexte sensible de la tuerie islamiste commise par un agent administratif du ministère de l'Intérieur qui a fait quatre victimes au coeur de la Préfecture de police de Paris, la présidente PS du Conseil régional, Marie-Guite Dufay, a laissé faire, impuissante, répondant que ni le règlement du Conseil régional, ni la loi n’interdisent le port du voile au sein de l’hémicycle, comme en témoigne la vidéo complète de l’assemblée plénière, disponible sur le site Internet de la collectivité.

La présidente socialiste prend fait et cause pour la femme voilée

Marie-Guite Dufay a dénoncé un "déferlement de la haine" et condamné des comportements "indignes d’élus de la République ", n’excluant pas dans la soirée, de "signaler ces faits au Procureur de la République et de porter plainte".
A Besançon, Mme Dufay a mis en place les quatre centres départementaux des Droits des Femmes de Franche-Comté et en a animé le fonctionnement pendant six années et se consacra même plus particulièrement aux questions de formation et d’insertion professionnelle des femmes. Son parti-pris face au rappel de l'élu RN apparaît donc singulièrement incohérent. Sauf à être politiquement partisan.
En 2017, cette
protégée de Raymond Forni - un franc-maçon du GODF - partisan, en 2006, du retour de Lionel Jospin) - président de l'Assemblée nationale (2000-2002) et président du Conseil régional de Franche-Comté - a accordé son soutien à E. Macron, candidat En marche ! à l'élection présidentielle de 2017.
"Je me rends mardi à Belfort pour rencontrer les enfants, leurs enseignante et accompagnatrices", a ajouté l'élue septuagénaire de Besançon, samedi dans un Tweet, dans lequel elle dit s’être entretenue "longuement avec cette maman afin de lui apporter tout (son) soutien". Elle est .
Autre prise de position politique 
La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a apporté son soutien à la mère soumise,  affirmant  samedi sur Twitter, que "c’est en humiliant les mères publiquement devant leurs enfants qu’on crée du communautarisme"
Prenant partie pour ce particularisme religieux ostentatoire, Marlène Schiappa ne contribue-t-elle pas au communautarisme qu'elle dénonce ? La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les genres ne bafoue-t-elle pas également le gouvernement qui l'a placée en charge des Droits des femmes, libres et indépendantes, et de la lutte contre les discriminations dont les victimes sont des femmes...

samedi 2 décembre 2017

"Génération.s", le mouvement de Benoît Hamon rebaptisé

Monsieur 6% à la présidentielle croit en une ...dynamique !

Cinquième au premier tour de la présidentielle, le socialiste Benoît Hamon rêve pourtant toujours

Le Mans, 2 décembre 2017.  Création autour de Benoît Hamon, du mouvement de gauche écologiste Génération·s.Il a dévoilé samedi le nouveau nom de son mouvement, Générations, à l'occasion d'une journée de "fondation" au Mans. "Nous sommes le mouvement Générations", a déclaré Benoît Hamon devant quelque 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès de la préfecture de la Sarthe.
Au premier rang, des représentants de la France insoumise, le PCF, le PS et EE-LV. La gauche plurielle à l’ancienne.
"Nous sommes le monde où quatre générations coexistent. Nous sommes le mouvement qui réunit ces générations aux générations futures", a-t-il pourtant clamé sous les applaudissements de l'assistance.

Benoît Hamon avait lancé une première version de son mouvement le 1er juillet 2017 (M1717), avec pour objectif de "refonder et de rassembler la gauche" en France.

Le fondateur poursuit une aventure personnelle

En recherche d'emploi, Hamon s'en crée un. 
Son mouvement, présenté comme "une initiative totalement ouverte", est sa planche de salut. Sa raison sociale est de "dépasser le cadre des partis" et de "converger". Le mouvement a renoncé à présenter des candidats aux élections, alors que les sénatoriales sont prévues pour septembre 2017. 

Hamon doit d'abord rassembler la gauche d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020. Pour cela, il faut une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue " d'états généraux de toute la gauche pour fabriquer une maison commune en vue des élections municipales de 2020". 
Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développés par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel, et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives.

Ce ne sont pas 40.000 adhérents, comme entendu sur France Info, mais 11.000 personnes, selon Benoît Hamon, qui auraient participé à la création du mouvement. 
Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher - membre du collectif Les Économistes atterrés (dont Frédéric Lordon, idéologue de 'Nuit debout') et un proche de Varoufakis et de Cécile Duflot, lequel a appelé à une alliance Hamon-Jadot-Mélenchon) - le soutiendraient dans cette démarche.
Dès les premiers jours du mouvement, le député Régis Juanico, l'ancienne ministre de Hollande, Dominique Bertinotti, l'eurodéputé Guillaume Balas (porte-parole de 'Un monde d'avance', courant fondé par le défunt H. Emmanuelli et son poulain Hamon) et les anciens députés Barbara Romagnan (dont le doctorat n'est pas avéré) et Mathieu Hanotin (apparatchik dont les diplômes ne sont pas certifiés) le rejoignent.

Au début de l'été 2017, ce dernier s'était pourtant associé au projet de lancement en mai du mouvement 'Dès demain' par Anne Hidalgo et Martine Aubry et Christiane Taubira, où l'on retrouvait aussi bien les écologistes Karima Delli et Christophe Najdovski (l'ayatollah écologiste de la Ville de Paris) que Luc Carvounas qui annonce sa candidature à la direction du PS, en rivalité avec Najat Vallaud-Belkace, 'drivée' par son mari, Boris Vallaud, successeur d'Henri Emmanuelli parachuté de l'Elysée dans une circonscription sans prise de risques des Landes. Au PS, les courants et les mouvement vivent "le temps d'une rose qui fleurit au printemps, puis meurt au premier froid"...

En novembre 2017, après Guillaume Balas, c'est la députée européenne socialiste, Isabelle Thomas, une apparatchik (UNEF-ID, puis SOS Racisme, Nouveau monde avec Jean-Luc Mélenchon, 'Alternative socialiste' d'Henri Emmanuelli et membre de l'équipe de campagne de Hamon en 2017) qui rejoint le mouvement.

La fracturation de la droite n'est encore rien à côté de l'éclatement de la gauche

Mi-juillet, Yannick Jadot a renoncé à rejoindre le mouvement .
L'écologiste reproche au candidat Hamon d'avoir fait de lui un "faire-valoir""Ce rassemblement, c'était du Hamon 2022; ça n'avait rien de collectif". 

En septembre 2017, les organisateurs de la Fête de l'Humanité ont invité la bande à Hamon à se joindre à eux avec un stand propre à disposition, avec prises de parole de Benoît Hamon et la présence d'Yves Contassot, Claire Monod, et Pierre Serne.

Le 23 du même mois, le mouvement participe à la marche du 23 septembre 2017 organisée par Mélenchon contre le "coup d'État social" et la politique du président Macron, manifestation politique de La France insoumise (LFI). Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon. 
Le 2 octobre 2017, l'ancienne présidente des Jeunes socialistes (2013-2015), qui succéda à Thierry Marchal-Beck, accusé de harcèlement sexuel au MJS, Laura Slimani, quitta le PS pour rejoindre le M1717.

Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux, dont Benoît Hamon, quittent le groupe socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes. Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale.

Ce même jour d'octobre, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717. Le 19 octobre 2017, Benoît Hamon annonce que le mouvement compte 30.000 adhérents.
Quant à Gérard Filoche, l'un des animateurs de l'aile gauche du PS qui faisait partie de son bureau politique, il s'est fait exclure du PS en novembre 2017, en raison d'un tweet jugé antisémite et pourrait être recueilli par Hamon et ses camarades pro-palestiniens.

Le nom définitif du mouvement a été annoncé ce 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur au Mans. A partir du 22 octobre, un questionnaire a été envoyé aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur part. Il s'agit de définir l'idéologie et la structure du mouvement.

samedi 21 octobre 2017

Harcèlement sexuel : plaintes contre un député LREM et un conseiller régional, ex-PS

En politique aussi, la parole se libère : des collaboratrices d'hommes politiques ont déposé plainte

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend et le conseiller régional d'Ile-de-
France Gilbert Cuzou (ex-PS) font l'objet de plaintes pour harcèlement et agression sexuels

Christophe Arend est mis en cause par son ex-assistante parlementaire
Résultat de recherche d'images pour "christophe arend député"
une jeune femme âgée de 29 ans, qui a dû rompre sa période d'essai fin juillet. Ce député élu pour la première fois en juin, un chirurgien-dentiste de 42 ans qui "conteste les faits  " et il a " pour sa part déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi.

Agée de 29 ans, Marie (prénom d'emprunt) accuse notamment le candidat de La République en marche de lui avoir "pincé les deux seins" et d'avoir "tout fait pour [la] faire craquer" en multipliant "les remarques sexistes" et les gestes déplacés. "Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j'ai compris. Dès qu'il arrive par-derrière, je sais qu'il va essayer; donc je me protège systématiquement les seins", assure-t-elle. "Une fois, il arrive et m'enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : T'as une jolie bouche, fais voir ce qu'elle sait faire, et toc, voilà", ajoute-t-elle.

L'élu LREM a une notion particulière de sa déontologie professionnelle.
Directrice de campagne de Christophe Arend lors de la campagne des législatives, elle est ensuite embauchée comme assistante parlementaire de celui qui est propulsé sous le feu des projecteurs à la faveur du tout sauf le FN : il a en effet battu le numéro deux du FN, le très médiatisé Florian Philippot. "Je pensais que nos rapports deviendraient beaucoup plus professionnels au moment où il y aurait un contrat de travail. Je pensais que je serais davantage protégée", explique-t-elle. Mais il a fait tant et si "bien" qu'elle a fini par rompre sa période d'essai fin juillet 
Christophe Arend, chirurgien-dentiste à Forbach, aurait tenté de justifier son comportement en lui disant : "Moi, je suis médecin, donc j'ai un droit d'effraction corporelle." Encouragée par les multiples dénonciations dans le sillage de l'affaire Weinstein, "Marie" s'est finalement décidée à porter plainte, pensant qu'il "faut que la honte change de camp", selon ses propos rapportés par Franceinfo.

"Les député.e.s du groupe La République en marche prennent acte des graves accusations portées à l'encontre de Christophe Arend", a pour sa part commenté le groupe parlementaire dans un communiqué minimaliste. "Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière", a encore ajouté le groupe des députés du parti du président. 

Il existe à la Chambre basse "un référent permettant aux collaborateurs de députés d'évoquer des situations de harcèlement ou des comportements inappropriés," a rappelé le président de l'Assemblée nationale. "Les députés mis en cause ne sauraient bénéficier d'aucun statut particulier : ils ne pourront faire obstacle à la justice et doivent bénéficier de la présomption d'innocence", a aussi indiqué François de Rugy, vendredi soir dans un communiqué

Gilbert Cuzou est visé par les plaintes de deux collaboratrices liées au Parti socialiste

Les jeunes femmes dénoncent des faits présumés d'agressions et de harcèlement sexuels. 
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Agé de 34 ans, l'élu de Seine-et-Marne assure ne pas se reconnaître "dans les faits soi-disant reprochés" et cet ancien assistant parlementaire de Pascal Cherki va porter plainte pour diffamation. A la suite de ces plaintes, le Parquet de Paris a saisi d'une enquête préliminaire le 3e district de la police judiciaire parisienne, selon l'une de ces sources. Le socialiste n'a pas encore été entendu par les policiers, ni contacté par ces derniers. "Je collaborerai pleinement et entièrement avec la justice", a-t-il promis. 

Son groupe politique au Conseil régional, Alternative écologiste et sociale (AES), qu'il avait intégré au début du mois, a annoncé son "exclusion" le temps de l'enquête. "Les faits décrits sont graves. Je prends la responsabilité de cette exclusion immédiate, suite aux faits reprochés que je viens d'apprendre par voie de presse. Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce sur les faits dont ce conseiller régional est accusé", a expliqué le président du groupe AES, Mounir Satouri (Yvelines, comme Benoît Hamon). 

Gilbert Cuzou avait déjà été récemment exclu du PS pour avoir quitté le groupe socialiste au Conseil régional francilien et rejoint, avec l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, le groupe Alternative écologique et sociale constitué de 22 membres, dont 12 élus EELV et 10 socialistes.
Lundi 9 octobre, Benoît Hamon et neuf socialistes du Conseil régional d’Ile-de-France se sont alliés aux écologistes pour "renforcer l’opposition de gauche " à la présidente de la région, Valérie Pécresse (LR), en vue des prochaines élections régionales. 
Cuzou a en fait donné un coup de pouce à la sortante.