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dimanche 25 février 2018

Nombre de SDF : près de 3.000 sans-abri recensés à Paris

Incompétent et aveugle à la misère, Julien Denormandie n'en dénombre qu'une  ...cinquantaine !

Polémique sur le nombre de SDF : le secrétaire d'Etat Julien Denormandie en voit 60 fois moins. Déconnecté des réalités ?

Une personne sans-abri. (Illustration)
Pour le gouvernement, ils seraient une cinquantaine de sans-abri, mais la Ville de Paris en recense près de 3.000... 
Bruno Juliard, premier adjoint socialiste à la mairie de Paris a déclaré ce mercredi qu’une opération de recensement a permis d'établir ce nombre de sans-abri la semaine dernièreDans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 février, ce sont ainsi 2.000 personnes, dont 1.700 bénévoles qui ont essayé de recenser le nombre de sans-abri. 

Or, sur France Inter le 30 janvier, Julien Denormandie, 37 ans, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires (et du Logement),  Jacques Mézard, avait créé la polémique en racontant que le nombre de personnes isolées dormant à la rue - et en Ile-de-France - correspond à une cinquantaine d’hommes isolés. 
Manière sotte de défendre l'objectif - trop irréaliste - qu'avait fixé Emmanuel Macron de ne plus avoir de personnes à la rue fin 2017.

"Ces propos sont insupportables", avait répondu, dans un entretien avec le JDD, Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.
Paris Match rapporte d'ailleurs le 5 janvier que "le secrétaire d'Etat Julien Denormandie l'assure : l'action du gouvernement pour les sans-abris porte ses fruits.
Invité sur Europe 1 jeudi, il a martelé : "
Il y a beaucoup moins de sans-abris dans les rues et nous on le voit au quotidien notamment avec ce qu'on appelle les maraudes."
Et il n'était pas sobre sur la sujet, affirmant : "Je travaille main dans la main avec les associations, je participe moi-même à des maraudes et je peux vous dire qu'il y a moins de sans-abris dans les rues qu'il n'y en avait il y a quelques mois." Sans doute Juju dispose-t-il de nombreux points de comparaison antérieurs à l'arrivée de Macron à l'Elysée...
Ces propos du jeune freluquet, plus habitué des cabinets ministériels (Nicole Bricq et Pierre Moscovici) que de la vraie vie, 
gendre du président de l’Autorité des marchés financiers (depuis le 1er août 2017, par la grâce de Macron), n'avaient d'ailleurs pas manqué de donner lieu à une réaction sarcastique de la Fondation Abbé-Pierre, sur Twitter : "Le père Nöel existe; j'ai vu des cadeaux au pied du sapin." 
Le gouvernement "fait un effort sans précédent pour ouvrir des places d'hébergement d'urgence," selon Julien Denormandie. "Cette, année, c'est plus 13.000 places (...) C'est 13.000 hommes et femmes qui aujourd'hui dorment au chaud, alors que, l'année dernière, ils n'en avaient pas la possibilité." Pour 500 sans-abri... 

Un chiffre "probablement en dessous de la réalité" 

Si Bruno Juliard a reconnu que ce nombre de 3.000 était "beaucoup trop important", il a estimé qu’il "est probablement en dessous de la réalité". "Tous les parkings n'ont pas été pris en compte, l'ensemble des cages d'escalier d'immeuble, notamment des bailleurs sociaux, n'ont pas été pris en compte; nous n'avons pas réveillé les sans domicile fixe; nous n'avons pas ouvert les tentes dans lesquelles il pouvait y avoir plusieurs personnes", a-t-il expliqué. 

L’adjointe en charge des solidarités et de la lutte contre l’exclusion, Dominique Versini a aussi souligné que les 672 personnes hébergées dans le cadre du plan grand froid, viendraient grossir les rangs des sans-abris, une fois celui-ci levé. 

Selon le Samu social, qui a pris part à l’opération, le chiffre réel serait plutôt de "5.000".

Un décompte au plus juste doit permettre de "mieux adapter ensuite le dispositif" d'accueil et de lutte contre l'exclusion

Actuellement, selon la mairie et Dominique Versini, 16.000 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes toute l'année à Paris, auxquelles s'ajoutent 1.500 dans le cadre du plan hivernal. Le défi est possible à condition que tout le monde se mette autour de la table. 

Dans son interview au JDD, l'ancien président de la SNCF, Louis Gallois, avait "déploré une volonté politique de minorer le nombre de SDF". 
"Aucun Parisien ne peut donner foi à de telles déclarations", réplique dans le Louis Gallois, actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations et organismes de lutte contre la pauvreté. "Je pense que les préfets se sentent liés par l'engagement pris par le président" et minorent les chiffres dans leurs régions, explique-t-il, avant d'affirmer: "Je ne crois pas qu'on traitera le problème des SDF par un traitement comptable".
"2.000 à 3.000 personnes" sont "durablement à la rue à Paris". En réponse, Julien Denormandie met l'accent sur l'action du gouvernement pour prendre en charge les 143.000 SDF dénombrés ...en France. Surenchère ou volonté de brouiller les chiffres ?

Une accusation dont s’était défendu Julien Denormandie.
Après coup, le secrétaire d'Etat affirme se référer au nombre de personnes appelant le Samu social en fin de journée et à qui aucune solution d'hébergement ne peut être proposée. 

Lundi 5 février, l'entrepreneur en composants électroniques et député LREM (La République en marche) de 44 ans Sylvain Maillard avait cru malin de déclarer par solidarité que "l’immense majorité" des sans-abri dort dans la rue "par choix". Un choix de mort ?

La question du nombre de sans-abri est en effet un sujet politiquement sensible depuis la promesse 'forte" d’Emmanuel Macron formulée pendant l’été, puis renouvelée lors de ses vœux aux Français, d' "apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans-abri. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi." Et c'est bien parlé ! 

Les associations ont constaté l'échec de cet engagement. 
Le 30 décembre, le porte-parole de Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud avait affirmé que cet hiver comme les précédents, "le problème est le même". "Il n'y a pas suffisamment de place dans les structures d'hébergement d'urgence", avait-il indiqué. "On risque de se retrouver encore avec des sans-abri qui décèdent dans la rue alors qu'on est un pays riche", avait-il déploré démagogiquement, animé par son idéologie radicale.

"Le défi est possible à condition que tout le monde se mette autour de la table : l'Etat, la ville, les associations et les citoyens. C'était extrêmement important de donner un peu d'objectivité", a en revanche positivé Eric Pliez, président du Samu social. 

Le plan 'grand froid" a été déclenché dans 37 départements, ce dimanche.
Le froid doit encore s’accentuer avec l’arrivée par l’Est dans l’après-midi de masses d’air froid intenses venues de Sibérie. Ce phénomène connu sous le nom de « Moscou Paris » va ensuite se propager au reste du pays qui devrait vivre entre lundi et mercredi les journées les plus froides de l’hiver.

Cet épisode a poussé les autorités à déclencher dans 37 départements le plan "grand froid', avec plus de 3.100 places temporaires d’hébergement supplémentaires pour les sans-abri.
"Des consignes très fermes ont été données à l’ensemble des préfets pour qu’ils mettent tout le monde à l’abri, c’est-à-dire qu’on va demander aux maires de pouvoir ouvrir des gymnases, des équipements publics pour que personne ne soit ce soir dehors", a assuré Gérard Collomb dimanche sur Europe 1.
Trois SDF de 40, 50 et 55 ans ont été retrouvés morts, cette semaine, en moins de dix jours, dans trois communes des Pyrénées-Atlantiquesà Biarritz, Bayonne et Boucau.Un homme de 62 ans qui vivait dans une cabane dans les bois dans les Yvelines a ainsi été retrouvé mort vendredi, un décès dû en partie au froid, selon la gendarmerie.
En charge de l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa va probablement réagir au constat que les hommes sont plus souvent à la rue que les femmes.  Puisse-t-elle laisser son féminisme se faire prendre par les glaces à venir...

samedi 2 décembre 2017

"Génération.s", le mouvement de Benoît Hamon rebaptisé

Monsieur 6% à la présidentielle croit en une ...dynamique !

Cinquième au premier tour de la présidentielle, le socialiste Benoît Hamon rêve pourtant toujours

Le Mans, 2 décembre 2017.  Création autour de Benoît Hamon, du mouvement de gauche écologiste Génération·s.Il a dévoilé samedi le nouveau nom de son mouvement, Générations, à l'occasion d'une journée de "fondation" au Mans. "Nous sommes le mouvement Générations", a déclaré Benoît Hamon devant quelque 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès de la préfecture de la Sarthe.
Au premier rang, des représentants de la France insoumise, le PCF, le PS et EE-LV. La gauche plurielle à l’ancienne.
"Nous sommes le monde où quatre générations coexistent. Nous sommes le mouvement qui réunit ces générations aux générations futures", a-t-il pourtant clamé sous les applaudissements de l'assistance.

Benoît Hamon avait lancé une première version de son mouvement le 1er juillet 2017 (M1717), avec pour objectif de "refonder et de rassembler la gauche" en France.

Le fondateur poursuit une aventure personnelle

En recherche d'emploi, Hamon s'en crée un. 
Son mouvement, présenté comme "une initiative totalement ouverte", est sa planche de salut. Sa raison sociale est de "dépasser le cadre des partis" et de "converger". Le mouvement a renoncé à présenter des candidats aux élections, alors que les sénatoriales sont prévues pour septembre 2017. 

Hamon doit d'abord rassembler la gauche d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020. Pour cela, il faut une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue " d'états généraux de toute la gauche pour fabriquer une maison commune en vue des élections municipales de 2020". 
Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développés par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel, et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives.

Ce ne sont pas 40.000 adhérents, comme entendu sur France Info, mais 11.000 personnes, selon Benoît Hamon, qui auraient participé à la création du mouvement. 
Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher - membre du collectif Les Économistes atterrés (dont Frédéric Lordon, idéologue de 'Nuit debout') et un proche de Varoufakis et de Cécile Duflot, lequel a appelé à une alliance Hamon-Jadot-Mélenchon) - le soutiendraient dans cette démarche.
Dès les premiers jours du mouvement, le député Régis Juanico, l'ancienne ministre de Hollande, Dominique Bertinotti, l'eurodéputé Guillaume Balas (porte-parole de 'Un monde d'avance', courant fondé par le défunt H. Emmanuelli et son poulain Hamon) et les anciens députés Barbara Romagnan (dont le doctorat n'est pas avéré) et Mathieu Hanotin (apparatchik dont les diplômes ne sont pas certifiés) le rejoignent.

Au début de l'été 2017, ce dernier s'était pourtant associé au projet de lancement en mai du mouvement 'Dès demain' par Anne Hidalgo et Martine Aubry et Christiane Taubira, où l'on retrouvait aussi bien les écologistes Karima Delli et Christophe Najdovski (l'ayatollah écologiste de la Ville de Paris) que Luc Carvounas qui annonce sa candidature à la direction du PS, en rivalité avec Najat Vallaud-Belkace, 'drivée' par son mari, Boris Vallaud, successeur d'Henri Emmanuelli parachuté de l'Elysée dans une circonscription sans prise de risques des Landes. Au PS, les courants et les mouvement vivent "le temps d'une rose qui fleurit au printemps, puis meurt au premier froid"...

En novembre 2017, après Guillaume Balas, c'est la députée européenne socialiste, Isabelle Thomas, une apparatchik (UNEF-ID, puis SOS Racisme, Nouveau monde avec Jean-Luc Mélenchon, 'Alternative socialiste' d'Henri Emmanuelli et membre de l'équipe de campagne de Hamon en 2017) qui rejoint le mouvement.

La fracturation de la droite n'est encore rien à côté de l'éclatement de la gauche

Mi-juillet, Yannick Jadot a renoncé à rejoindre le mouvement .
L'écologiste reproche au candidat Hamon d'avoir fait de lui un "faire-valoir""Ce rassemblement, c'était du Hamon 2022; ça n'avait rien de collectif". 

En septembre 2017, les organisateurs de la Fête de l'Humanité ont invité la bande à Hamon à se joindre à eux avec un stand propre à disposition, avec prises de parole de Benoît Hamon et la présence d'Yves Contassot, Claire Monod, et Pierre Serne.

Le 23 du même mois, le mouvement participe à la marche du 23 septembre 2017 organisée par Mélenchon contre le "coup d'État social" et la politique du président Macron, manifestation politique de La France insoumise (LFI). Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon. 
Le 2 octobre 2017, l'ancienne présidente des Jeunes socialistes (2013-2015), qui succéda à Thierry Marchal-Beck, accusé de harcèlement sexuel au MJS, Laura Slimani, quitta le PS pour rejoindre le M1717.

Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux, dont Benoît Hamon, quittent le groupe socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes. Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale.

Ce même jour d'octobre, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717. Le 19 octobre 2017, Benoît Hamon annonce que le mouvement compte 30.000 adhérents.
Quant à Gérard Filoche, l'un des animateurs de l'aile gauche du PS qui faisait partie de son bureau politique, il s'est fait exclure du PS en novembre 2017, en raison d'un tweet jugé antisémite et pourrait être recueilli par Hamon et ses camarades pro-palestiniens.

Le nom définitif du mouvement a été annoncé ce 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur au Mans. A partir du 22 octobre, un questionnaire a été envoyé aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur part. Il s'agit de définir l'idéologie et la structure du mouvement.

samedi 21 octobre 2017

Harcèlement sexuel : plaintes contre un député LREM et un conseiller régional, ex-PS

En politique aussi, la parole se libère : des collaboratrices d'hommes politiques ont déposé plainte

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend et le conseiller régional d'Ile-de-
France Gilbert Cuzou (ex-PS) font l'objet de plaintes pour harcèlement et agression sexuels

Christophe Arend est mis en cause par son ex-assistante parlementaire
Résultat de recherche d'images pour "christophe arend député"
une jeune femme âgée de 29 ans, qui a dû rompre sa période d'essai fin juillet. Ce député élu pour la première fois en juin, un chirurgien-dentiste de 42 ans qui "conteste les faits  " et il a " pour sa part déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi.

Agée de 29 ans, Marie (prénom d'emprunt) accuse notamment le candidat de La République en marche de lui avoir "pincé les deux seins" et d'avoir "tout fait pour [la] faire craquer" en multipliant "les remarques sexistes" et les gestes déplacés. "Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j'ai compris. Dès qu'il arrive par-derrière, je sais qu'il va essayer; donc je me protège systématiquement les seins", assure-t-elle. "Une fois, il arrive et m'enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : T'as une jolie bouche, fais voir ce qu'elle sait faire, et toc, voilà", ajoute-t-elle.

L'élu LREM a une notion particulière de sa déontologie professionnelle.
Directrice de campagne de Christophe Arend lors de la campagne des législatives, elle est ensuite embauchée comme assistante parlementaire de celui qui est propulsé sous le feu des projecteurs à la faveur du tout sauf le FN : il a en effet battu le numéro deux du FN, le très médiatisé Florian Philippot. "Je pensais que nos rapports deviendraient beaucoup plus professionnels au moment où il y aurait un contrat de travail. Je pensais que je serais davantage protégée", explique-t-elle. Mais il a fait tant et si "bien" qu'elle a fini par rompre sa période d'essai fin juillet 
Christophe Arend, chirurgien-dentiste à Forbach, aurait tenté de justifier son comportement en lui disant : "Moi, je suis médecin, donc j'ai un droit d'effraction corporelle." Encouragée par les multiples dénonciations dans le sillage de l'affaire Weinstein, "Marie" s'est finalement décidée à porter plainte, pensant qu'il "faut que la honte change de camp", selon ses propos rapportés par Franceinfo.

"Les député.e.s du groupe La République en marche prennent acte des graves accusations portées à l'encontre de Christophe Arend", a pour sa part commenté le groupe parlementaire dans un communiqué minimaliste. "Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière", a encore ajouté le groupe des députés du parti du président. 

Il existe à la Chambre basse "un référent permettant aux collaborateurs de députés d'évoquer des situations de harcèlement ou des comportements inappropriés," a rappelé le président de l'Assemblée nationale. "Les députés mis en cause ne sauraient bénéficier d'aucun statut particulier : ils ne pourront faire obstacle à la justice et doivent bénéficier de la présomption d'innocence", a aussi indiqué François de Rugy, vendredi soir dans un communiqué

Gilbert Cuzou est visé par les plaintes de deux collaboratrices liées au Parti socialiste

Les jeunes femmes dénoncent des faits présumés d'agressions et de harcèlement sexuels. 
Résultat de recherche d'images pour "Gilbert Cuzou"
Agé de 34 ans, l'élu de Seine-et-Marne assure ne pas se reconnaître "dans les faits soi-disant reprochés" et cet ancien assistant parlementaire de Pascal Cherki va porter plainte pour diffamation. A la suite de ces plaintes, le Parquet de Paris a saisi d'une enquête préliminaire le 3e district de la police judiciaire parisienne, selon l'une de ces sources. Le socialiste n'a pas encore été entendu par les policiers, ni contacté par ces derniers. "Je collaborerai pleinement et entièrement avec la justice", a-t-il promis. 

Son groupe politique au Conseil régional, Alternative écologiste et sociale (AES), qu'il avait intégré au début du mois, a annoncé son "exclusion" le temps de l'enquête. "Les faits décrits sont graves. Je prends la responsabilité de cette exclusion immédiate, suite aux faits reprochés que je viens d'apprendre par voie de presse. Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce sur les faits dont ce conseiller régional est accusé", a expliqué le président du groupe AES, Mounir Satouri (Yvelines, comme Benoît Hamon). 

Gilbert Cuzou avait déjà été récemment exclu du PS pour avoir quitté le groupe socialiste au Conseil régional francilien et rejoint, avec l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, le groupe Alternative écologique et sociale constitué de 22 membres, dont 12 élus EELV et 10 socialistes.
Lundi 9 octobre, Benoît Hamon et neuf socialistes du Conseil régional d’Ile-de-France se sont alliés aux écologistes pour "renforcer l’opposition de gauche " à la présidente de la région, Valérie Pécresse (LR), en vue des prochaines élections régionales. 
Cuzou a en fait donné un coup de pouce à la sortante.

mardi 26 septembre 2017

Migrants: la présidente de Région Ile-de-France met en garde le gouvernement


Valérie Pécresse fait valoir que l'Ile-de-France doit déjà faire face à "plus de 100 bidonvilles"

"La cote d'alerte est clairement dépassée, a prévenu V. Pécresse


Au lendemain de l'annonce de l'ouverture de centres de "pré-orientation" pour les migrants, la présidente LR de la Région Ile-de-France  a réagi mardi. 
"Donc je ne peux pas être hostile à la création de centres d'orientation des migrants, mais le sujet n'est pas là", a-t-elle poursuivi. "Le sujet est comment est-ce qu'on raccompagne chez eux tous les étrangers en situation irrégulière qui aujourd'hui thrombosent nos centres d'hébergement d'urgence".

Comme s'il ignorait la situation en annonçant lundi l'ouverture de ces centrespour les migrants en Ile-de-France, le préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, le représentant du ministère de l'Intérieur, a parié sur un examen rapide de leur situation administrative.

"Je demande aujourd'hui au gouvernement d'agir", a martelé Pécresse

Le plus grand camp installé sur la "Petite ceinture"de Paris, entre les portes des Poissonniers et Clignancourt à Paris : "On est Européens, pourquoi on n'a pas de droits ?" demandent des dizaines de Rom d'un bidonville qui a compté jusqu'à 400 habitants, installés depuis des mois sur une voie de chemin de fer désaffectée dans le nord de Paris.
"Nous avons besoin aujourd'hui que le gouvernement, tous les mois, nous informe des reconduites effectives à la frontière qu'il va pratiquer", a déclaré Valérie Pécresse. "Nous avons besoin de cette transparence". Le gouvernement dit 'quand on est clandestin, on doit rentrer chez soi', eh bien qu'il le prouve".

"Ca fait des mois et des mois qu'on laisse arriver les migrants sans rien faire (...) et on a des personnes qui dorment dans la rue, dans des situations indignes, indignes aussi pour les riverains qui doivent subir des nuisances épouvantables".

La présidente de la région IDF a également dénoncé "une forme de double langage" de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 
Résultat de recherche d'images pour "pecresse Macron Hidalgo""A la fois la maire de Paris dit qu'elle veut accueillir,donc il y a un appel d'air et, en même temps, on voit bien que sa première préoccupation est surtout de déplacer en banlieue les migrants qu'elle ne saurait voir dans Paris".

"Moi, je suis responsable de la cohésion d'un territoire de 12 millions d'habitants, les habitants de tous les départements d'Ile-de-France ont la même dignité, ce n'est pas aux départements de la banlieue de subir les nuisances que Paris ne veut pas subir", a-t-elle insisté.

lundi 14 août 2017

Stéphanie Troussel provoque la baisse de l'allocation régionale aux lycéens boursiers

Effets d'un désaccord du département avec la région sur la répartition du financement de cette aide

Troussel nie les retards accumulés et la facture PS de Huchon
Une contribution à 1/3 des coûts, est-ce durablement gérable ?

Le socialiste s'en prend à la présidente LR de région, Valérie Pécresse. Elle "a augmenté le prix du Navigo et maintenant elle s'en prend aux boursiers", accuse-t-il, hors contexte de remise en état des réseaux de transports en Ile-de-France et de mise en ordre des comptes territoriaux. 
Si les lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis devaient voir leur allocation transports baisser cette année, ce serait en raison d'un désaccord entre la région et le département sur la répartition du financement de cette aide. 

L'AFP donne la parole au président (PS) du conseil départemental, un proche de Benoît Hamon dont il a parrainé la candidature présidentielle qui a obtenu 6%, et successeur du socialiste Claude Bartolone qui s'était fait piégé, comme son prédécesseur communiste, dans l'affaire des emprunts dits "toxiques" lors de l'aggravation de la crise des dettes souveraines européennes, et réclama -  ironie du sort - une "véritable concertation entre les collectivités"... Favoriser un produit spéculatif quand on gère des finances publiques n’est pas illégal, mais n'est pas recommandé : une circulaire datant de 1992 interdit d'ailleurs de vendre des produits spéculatifs aux collectivités, car la puissance publique estime que ce sont des opérations qui ne relèvent ni de leurs compétences ni de l'intérêt général. C'est dans les années 2005-2008 que Dexia, notamment, une banque de prêts et de services au secteur public local, est accusée de tromperie.
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A la rentrée, les familles des 3.000 lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis, département lourdement déficitaire, vont payer
plus cher leur abonnement Imagine R, qui permet aux collégiens et lycéens de se déplacer en Ile-de-France par bus et par trains. 

En fait, ce n’est pas le prix qui augmente, c’est l’allocation d’aide aux transports qui diminue: d’un montant de 122 à 236 euros, elle leur est versée conjointement par la région Ile-de-France et le département, mais elle va être réduite de 14%, suite à l'intransigeance politique du gestionnaire de la gauche du PS.

Refus du département de payer toute sa quote-part.

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Le différentiel sera réduit en faveur des plus démunis. L'AFP est donc manipulatrice en ne mentionnant que ceux qui recevaient la plus grosse aide ne percevront que 203 euros, soit 33 euros par an de moins qu'en 2017. 

Le désaccord entre les territoires à pour autre résultat que les familles devront avancer l’intégralité de leur abonnement Imagine R, soit 350 euros (dont 8 euros de frais de dossier), avant de recevoir un chèque de la région et un autre du département. Auparavant, cette aide était directement décomptée du prix à régler lors de la souscription à un abonnement annuel, comme c’est toujours le cas pour les collégiens, faut-il le rappeler... 
La responsabilisation des bénéficiaires coince, mais le recouvrement de leur participation cessera probablement d'être à perte pour la collectivité si les transports ne sont pas davantage fréquentés. En Seine-Saint-Denis, la ville LR d'Aulnay-sous-Bois continue de soutenir les jeunes Aulnaysiens en participant à nouveau à leurs frais de transports pour l’année 2017-2018. 

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La Seine-Saint-Denis doit se prendre en charge et Troussel ne peut s'extraire de la collectivité sur un sujet essentiel au désenclavement social de sa population. 
En octobre dernier, une convention, qui ramène la participation des deux entités (département et région) à 50/50 pour les collégiens, comme pour les lycéens, a été votée au Conseil régional.

lundi 1 août 2016

PEL: rendement réduit à 1% au 1er août, avec rémunération à 0,8%

"Pourquoi le taux du PEL tombe à 1%" (Le Figaro): explications en forme d'acquiescement...

Le mois d'août commence avec des mauvaises nouvelles

Hollande et Valls n'ont pas attendu
votre retour de vacances
Bercy sévit aussi pendant la canicule. Les tarifs réglementés du gaz, distribué par Engie, augmenteront de 2% en moyenne au 1er août, seconde hausse en deux mois, après celle de 0,4% en juillet, due à la remontée du prix du pétrole. Cette fois, la hausse du tarif est causée par l'augmentation de l'indice mensuel du prix du gaz sur les marchés de gros néerlandais et français (PEG Nord). 

Les loyers de référence repartent à la hausse
Un an après l'application de la loi sur l'encadrement des loyers à Paris, les loyers de référence sur lesquels s'appuient les propriétaires pour fixer le montant de leur loyer seront "revalorisés" dès lundi. La hausse est variable selon les quartiers et le type de logement, mais s'élèvera en moyenne de 1 à 2%. Les propriétaires ne peuvent excéder de 20% le montant de ces loyers de références, ni leur être inférieurs à 30%.

Augmentation de la taxe de séjour, à temps pour les congés payés
Dès lundi 1er août, Airbnb étendra la collecte de la taxe séjour dans 18 villes supplémentaires dont Avignon (PS depuis 2014), Biarritz (MoDem), Bordeaux (LR), Cannes (UMP) ou encore Strasbourg (PS). Jusqu'ici appliquée à Paris (PS) et à Chamonix (UDI), le leader de la location d'appartements a collecté et reversé 1,2 million d'euros et 40.000 euros à ces deux villes. Airbnb devrait poursuivre l'application de la taxe séjour dans d'autres villes en 2017. 

Le Plan épargne logement (PEL)
Nouveau coup bas contre les détenteurs d'un Plan Épargne Logement. Alors que son taux de rémunération était restée stable à 2% durant près de dix ans, la politique socialiste de Hollande le fait tomber à 1% seulement entre janvier et août 2016. Mais, ceux qui ont souscrit un PEL avant le hold-up du 1er août bénéficieront encore de leur taux d'intérêt. Seuls les PEL signés à partir du 1er août seront pénalisés. Bonne nouvelle toutefois, les épargnants qui peuvent bénéficier d'un emprunt immobilier PEL verront leur taux d'intérêt baisser de 2,7% à 2,2%, si possible et pas avant quatre ans: promesse de Hollande !

L'AFP y voit un rite ! Le Figaro, résigné

"Ce lundi 1er août n'échappe pas à la règle (sic) et apporte son lot de hausses et baisseS de tarifs [baisses au pluriel: il faudra voir si l'agence de presse gouvernementale ne fait pas de l'intox. Du travail donc pour le rhétoricien Antoine Krempf (qui "traque et décrypte les détournements, les contre-vérités et les manipulations" sur France Info ET France Inter; bientôt sur la chaîne TV publique d'info en continu) ou pour le "service Désintox", spécialistes anonymes sur Libération]. Tour d'horizon de tout ce qui change pour votre porte-monnaie," écrit l'AFP.
Commençons par la seule bonne nouvelle, la baisse des tarifs réglementés de l'électricité. Les abonnés verront leurs factures baisser de 0,5% "dès" (sic) lundi.

Fausse bonne nouvelle puisquedans le même temps et à titre rétroactif, ils devront régler une hausse des tarifs sur la période entre le 1er août 2014 et le 31 juillet 2015. Le gouvernement avait en effet décidé de limiter la hausse des tarifs. N'allez pas croire que la décision était sociale, car elle était politique: la gauche au pouvoir craignait les élections sénatoriales prévues en septembre 2014 pour la moitié des sièges de sénateurs. Appliquée par EDF à 28 millions de foyers, cette décision avait d'ailleurs été annulée par le Conseil d'État en juin 2016, après les élections perdues par la majorité, rappelle L'Express.

Dès le 13 juillet, Le Monde avait relayé la ministre de l’environnement et de l’énergie, Ségolène Royale, pour annoncer la baisse, sans mentionner l'obligation de rattrapage. Parce qu'il est un journal dit 'sérieux', l'organe de presse officieux du PS expliquait même que "le gouvernement a donc décidé de ne pas s’opposer à la baisse fixée mercredi par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour refléter la baisse des prix du marché." Dommage pour ceux et celles qui croyaient à une aide gouvernementale aux foyers les plus défavorisés: l'exécutif n'est pas spécialement sensible à la souffrance populaire écrasée d'impôts, de taxes et de hausses de tarifs. Les socio-démocrates ne font que répercuter la baisse des prix du marché. Encore heureux... 
La ministre PS de l’environnement et de l’énergie a royalement banalisé la hausse sur août 2014-juillet 2015, estimant ce rattrapage à "un euro et demi par mois sur dix-huit mois," mais à vrai dire pendant 18 mois, soit non pas 0,08 centimes d'euros par mois, mais bien 30 euros au total. C'est vrai que "ça va mieux" !

Alors que le taux du Livret A est maintenu à 0,75% jusqu'en août 2017, celui des nouveaux plans d'épargne logement passe de 1,5% à 1%. Cela est notamment dû à des taux d'intérêt au plancher.

Autre mauvaise nouvelle, pour les Franciliens

Les Franciliens paieront leur forfait Navigo trois euros de plus à partir d'aujourd'hui lundi, soit 73 euros. Le ticket de métro va quant à lui augmenter de 10 centimes, soit 1,90 euro. Augmentation également à prévoir d'ailleurs pour le carnet de tickets qui passe de 14,10 euros à 14,50 euros. "Ces hausses sont la volonté de la présidente de la région Valérie Pécresse," commente l'AFP, toute indépendante qu'elle soit. La nouvelle présidente révèle que  que la région n'a pas les moyens de financer le tarif unique "toute zone" de 70 euros mis en place par son prédécesseur Jean-Paul Huchon le 1er septembre 2015. Pécresse a dû "pallier aux [sic Le Monde toujours plus sérieux et à la convenance de la gauche intello !] 300 millions d’euros qui manquent dans la caisse du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF)",  à l'issue de 17 années de gestion socialiste (1998-2015). 
Ce que l'AFP ne précise pas c'est que la "volonté" de la présidente Les Républicains était de réussir à arracher au gouvernement socialiste sa cote part aux frais de sécurisation des lignes franciliennes vétustes, limitant ainsi la hausse pour l'usager. Libération titra "Comment Valérie Pécresse a augmenté le prix du passe Navigo..." Libération n'a pas hésité à attaquer la présidente victorieuse de région, l'accusant de menacer de l’instauration d'une "taxe Valls" de 10 à 15 euros. 
Les vaincus amers avaient aussi lancé une pétition contre l'élue et un second couteau de Valls, Carlos Da Silva, député de l’Essonne et président du groupe PS au Conseil régional, fit campagne contre cette augmentation de trois euros, la déclarant "inacceptable" et  "dénonçant aussi "la précipitation avec laquelle Valérie Pécresse veut augmenter le tarif unique. Elle fait passer ça au mois d’août, en pensant que les Franciliens ne s’en apercevront pas pendant leurs vacances", ce qui s'appliquent aux augmentations gouvernementales de ce jour.

Or, la présidente LR obtint du gouvernement PS sa participation, parvenant ainsi à réduire la hausse des transports. "Le prix était à 70€ seulement parce qu’on avait un déficit de 300 millions". Pour préserver les recettes de vente du Navigo avec le tarif unique mis en place par Huchon le 1er septembre 2015, le prix d’équilibre était de 80 à 85 €. Or, Valérie Pécresse a exigé du gouvernement qu’il finance l’essentiel de la dette socialiste de 300 millions et Valls avait dû s'engager, en février, à combler "le manque à gagner".

Le pass Navigo est donc à 73 euros au lieu de 85, soit une augmentation limitée à 3 euros (et même 1,5 € par mois, une fois retranchée la participation de l'employeur)

Après l'abaissement de la rémunération du Livret A de 1,25 à 0,75%,
le PEL rapportera désormais moins de 1%

"Ca va mieux"? Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts à partir de ce lundi 1er août ne rapportent plus que 1%, contre 1,5% précédemment. Bloquée pendant ces quatre annnées de socialisme, la rémunération de ce placement passe donc de 1,26% à 0,84%, après prélèvements sociaux (15,5%). Elle est désormais très proche de celle du Livret A (0,75%), très liquide, dont le taux ne bougera pas avant le 1er août 2017 !  
Au regard de la perspective d'une augmentation modérée de l'inflation d'ici à fin 2016,  le taux du livret A devrait aussi rester inchangé au 1er février prochain". C'est la première fois que l'exécutif s'engage à maintenir le taux du Livret A inchangé pendant un an. La proximité de l'élection présidentielle au printemps 2017, n'y est sûrement pas étrangère...

Le taux du PEL connaît lui sa deuxième baisse en six mois seulement. 
En février, il avait été ramené de 2% à 1,5%. Mais il y a des raisons à tout. Les taux d'intérêt sont au plancher. Le taux de l'emprunt d'État Français à 10 ans (OAT) est proche de 0% (0,11% vendredi 29 juillet). "Si la formule de calcul du taux des PEL était appliquée, celui-ci serait de 0,25%", a fait valoir début juillet, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

Une rémunération qui coûte cher... aux banques
D'autant que le taux en vigueur à l'ouverture du plan est acquis définitivement. Les ménages ne s'y sont pas trompés. Ces dernières années, le placement est devenu très populaire. Quelque 900.000 personnes ont ouvert un PEL au cours du premier trimestre et surtout au cours du mois de janvier afin de bénéficier du taux qui était alors de 1,5 %. Et malgré la baisse du rendement, les épargnants ont encore placé 8,7 milliards d'euros (collecte nette) sur leur plan, au cours des cinq mois de l'année. Soit presque autant que sur leurs contrats d'assurance-vie.

"La baisse du taux du PEL est moins sensible que celle du Livret A"
En baissant à nouveau, le taux du PEL, les pouvoirs publics "ont fait un geste en direction des banques", ironise Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Épargne, qui évoque l'affirmation populiste du candidat Hollande "mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance" (janvier 2012). Il aime encore moins les Français.

"Cela a pour objectif de réorienter l'épargne des ménages vers des placements à risques (!) plus en phase avec les besoins de l'économie réelle (des obligations ?). Le PEL, du fait d'un taux qui demeurait jusqu'à maintenant très attractif, captait une part croissante de l'épargne des ménages (...). La baisse du rendement du PEL est ainsi moins sensible que celle qui aurait pu concerner le Livret A qui aurait par nature toucher tous les épargnants".

Les nouveaux plans désormais très intéressants pour emprunter
Les PEL ouverts depuis ce lundi bénéficient par ailleurs d'un taux d'emprunt désormais très intéressant. A l'issue de la période d'épargne -bloquée pendant quatre ans-, les épargnants pourront souscrire un prêt immobilier à 2,2 % (92.000 euros au maximum pendant 2 à 15 ans), contre 2,7% précédemment. Ce taux, se rapproche de la réalité du marché des crédits immobiliers (1,6% en moyenne). Mais qu'en sera-t-il dans quatre ans lorsque les premiers emprunts pourront être souscrits? Pouvoir emprunter à ce niveau de taux pourrait devenir très avantageux, mais dans l'hypothèse d'une remontée des taux.