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lundi 29 juillet 2019

Macron, conscient qu'il n'a pas apaisé la colère sociale

Macron, "ce qui a créé la colère sincère d’une partie de la population n’est pas derrière nous "

On dit même qu'il s'est vu dans la glace et s'est reconnu...

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Le chef de l’Etat a estimé samedi qu’il "y a des problèmes profonds dans notre pays liés à l’injustice". Son sens aigu de la justice et sa compassion à fleur de peau le pousseraient presque à enfiler un gilet jaune... Mais le double langage est, on le sait, la marque de sa stratégie puisqu' "en  même temps", il avait provoqué les Français, dès mars 2018, estimant que les mouvements sociaux n'avaient aucun impact sur les réformes en cours en France et qu'ils ne modifieraient pas la politique de son gouvernement"L'impact" des mouvements sociaux "n'existe pas, car il est normal" qu'un pays qui mène des réformes ait à faire face à des mouvements sociaux, avait théorisé le chef de l’Etat au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Personne alors n'était encore parvenu à le suivre dans les méandres de sa "pensée complexe" corrélant la nécessité de mener des réformes et son assurance que la colère sociale qui en résulte aurait sur elles un impact nul. 

Résultat de recherche d'images pour "double langage de Macron"Depuis le Fort de Brégançon où le président - qui est en villégiature avec la famille de sa femme - est revenu, samedi 27 juillet, sur la "colère sincère" qui s’est exprimée ces derniers mois en France," une sincérité sanctionnée par des brutalités policières et des mutilations... 
Il cite notamment les sept mois de manifestations des Gilets jaunes", avec une volonté de masquer tous les autres conflits sociaux en cours, telle la crise hospitalière dans les services des Urgences, ou non résolus, tel celui des fonctionnaires ou des fermetures d'usines (à Cherbourg, dans la Manche, 'Naval Group' a annoncé la fermeture de son site d’assemblage d’hydroliennes, en dépit des belles paroles des écologistes, tel Matthieu Orphelin ("Accélérons la transition écologique et solidaire") et de leur égérie, Greta Thunberg : moins de deux mois après son inauguration, le groupe dénonçant le manque de soutien public de Le Maire et Macron pour justifier son retrait, ou la fermeture des trois usines Arjowiggins, (950 emplois) fin mars 2019, ainsi que l'usine de CKB Connectivity (162 emplois, d'ici 2020), également près du Mans (cf. Stéphane Le Fol et Marlène Schiappa), ou l'absorption ds magasin Tati par le groupe Gifi, un un important investisseur publicitaire de C8 (Canal+, du groupe Bolloré), et à venir, comme l'hécatombe de salariés laissés au bord de la route, avec la relance du projet de fusion entre les deux constructeurs Renault-Fiatet le risque de cessation d'activité de l'usine Ford de Blanquefort (850 emplois) près de Bordeaux, l'usine du Japonais Ibiden (300 emplois) dans le Loiret, et le site historique de Peugeot à Hérimoncourt dans le Doubs (200 emplois) dont les salariés seront reclassés, mais dispersés sur un rayon de 80 km entre Vesoul, Sochaux et Mulhouse, ou le mouvement social qui va s'ajouter pour la protection des régimes de retraite Nul besoin donc d'être grand clerc pour considérer comme il l'a fait à plusieurs reprises que ce qui a déclenché cette colère n’est "pas derrière nous".Sans impacter les réformes, selon Macron...

Rejetant le qualificatif de "crise" (un "coup de chaleur" sociale?), l'ancien conseiller économique de Hollande à l'Elysée (2012-2014), puis ministre de l'Economie (et de l'Industrie) au gouvernement (2014-2016) a découvert (après six années au pouvoir) qu’ "il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l’injustice, aux difficultés économiques qu’on connaît depuis très longtemps, parfois aux doutes qui existent, aux défis qu’on a devant nous, liés au vieillissement, au numérique, à l’écologie."
@BFMTV
 En vacances, Macron affirme que la "crise" n’est "pas du tout derrière nous"
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"Je pense que ceci crée des peurs, parfois ces peurs sont exploitées [!] et donc notre défi est d’y répondre", a raisonné Macron, "vigilant" et "à la tâche", lors d’une sortie promotionnelle à Bormes-les-Mimosas, où se situe le Fort de Brégançon, lieu de villégiature de certains présidents qui se nourrissent sur la bête. "Je ne crois pas du tout que ce qui a, à un moment, créé la colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous", a insisté le président à qui personne ne demandait rien.

"Je pense qu’il y a une partie à laquelle nous avons su répondre, il y a une partie à laquelle nous n’avons pas encore répondu, parce que ça prend du temps. Il y a aussi une colère à laquelle il n’y a pas forcément de réponses immédiates," estime-t-il, ce qui n'est pas fait pour réconforter les gens qui ne voient pas arriver les effets de ses réformes.

Son objectif au sortir de la canicule, c'est de "redonner une perspective"

"Il faut continuer à agir concrètement pour nos concitoyens à la rentrée", a indiqué le vacancier, en termes on ne peut plus généraux. "C’est ce que j’ai demandé au gouvernement et à redonner du sens à l’action, parce qu’il faut, non pas chercher à éteindre les peurs, mais à redonner une perspective, un cap de ce qui est vivre ensemble entre Français de manière apaisée." Bref, que du du vent et du flou, quand les Français attendent du concret. Une tâche que le président dit aborder "avec beaucoup de détermination et d’humilité" : il resterait juste à préciser ce que contiennent ces boîtes entr'ouvertes. Du vide entouré d'un beau ruban ?

"Il y a une aspiration à un sens profond [lequel ? de quoi ?] dans notre pays et on ne l’a pas encore trouvé." 
Evidemment, si on ne sait pas ce qu'on cherche ! Mais les vacances portent conseil...

Interrogé sur la démission de François de Rugy, Macron qui préconise la fermeté avec les plus défavorisés en colère a prôné la "modération" au profit de son ex-ministre d'Etat, et mis en garde contre "les tweets, les polémiques, les invectives qui montent" et "parfois nous conduisent à agir et à sur-réagir".

On notera qu'il y a l'avant et l'après Rugy: avant, les Français ne comprenaient rien à rien et il leur fallait de la pédagogie à hautes doses (les claques de Griveaux, puis les fessées de Schiappa et maintenant les cris d'orfraie (aigle à queue blanche et ample silhouette des pineraies) de la Franco-sénégalaise hyper-sensible, Sibeth Ndiaye, l'effraie à lunettes du gouvernement frappant ses proies blanches, sans discernement aucun, de l'anathème du sexisme et du racisme. 
L'après Rugy, c'est la consigne de Macron à ses sbires de laisser les tweets vindicatifs et les excès de l'invective, pour apprendre la frugalité modération... 

dimanche 19 mai 2019

Européennes: l'ancien député LREM Matthieu Orphelin ne votera pas Macron

Cet élu dénonce un double discours de la majorité sur la question écologique

Orphelin n'a pas confiance dans le gouvernement Philippe

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Il a déclaré son impossibilité de "décemment voter" pour la liste 'Renaissance' de la majorité aux élections européennes. Dans un entretien avec le JDD sur la loi mobilités, débattue actuellement à l’Assemblée nationale, ce proche de Nicolas Hulot a regretté que "malheureusement, pour l’instant, le compte n’y est pas du tout. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux de la transition écologique." 

Il a énoncé plusieurs griefs

Il a notamment réclamé
que la France réduise de 4 % par an les émissions de CO2 du secteur des transports, que le secteur aérien soit mis à contribution " d’une manière ou d’une autre", "que le récent discours du président sur l’urgence de préserver la biodiversité et de lutter contre l’artificialisation des sols se traduise dans les faits" ou encore que soit rendue obligatoire "une prime pour le vélo ou le covoiturage" payée aux salariés par les employeurs.

"Il n’y a que le Medef qui est opposé à sa généralisation et, malheureusement, le gouvernement s’aligne dessus", a estimé l'ancien militant EELV. "Le gouvernement tient une sorte de double discours", a ajouté le député du Maine-et-Loire. "Il y a trop d’écart entre les mots, les ambitions affichées et la réalité de l’action en France. Cela pose un problème de crédibilité". 
Il y a quelques semaines, le député avait déjà claqué la porte du groupe majoritaire à l’Assemblée en désaccord avec la politique environnementale du gouvernement.



mardi 26 septembre 2017

Migrants: la présidente de Région Ile-de-France met en garde le gouvernement


Valérie Pécresse fait valoir que l'Ile-de-France doit déjà faire face à "plus de 100 bidonvilles"

"La cote d'alerte est clairement dépassée, a prévenu V. Pécresse


Au lendemain de l'annonce de l'ouverture de centres de "pré-orientation" pour les migrants, la présidente LR de la Région Ile-de-France  a réagi mardi. 
"Donc je ne peux pas être hostile à la création de centres d'orientation des migrants, mais le sujet n'est pas là", a-t-elle poursuivi. "Le sujet est comment est-ce qu'on raccompagne chez eux tous les étrangers en situation irrégulière qui aujourd'hui thrombosent nos centres d'hébergement d'urgence".

Comme s'il ignorait la situation en annonçant lundi l'ouverture de ces centrespour les migrants en Ile-de-France, le préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, le représentant du ministère de l'Intérieur, a parié sur un examen rapide de leur situation administrative.

"Je demande aujourd'hui au gouvernement d'agir", a martelé Pécresse

Le plus grand camp installé sur la "Petite ceinture"de Paris, entre les portes des Poissonniers et Clignancourt à Paris : "On est Européens, pourquoi on n'a pas de droits ?" demandent des dizaines de Rom d'un bidonville qui a compté jusqu'à 400 habitants, installés depuis des mois sur une voie de chemin de fer désaffectée dans le nord de Paris.
"Nous avons besoin aujourd'hui que le gouvernement, tous les mois, nous informe des reconduites effectives à la frontière qu'il va pratiquer", a déclaré Valérie Pécresse. "Nous avons besoin de cette transparence". Le gouvernement dit 'quand on est clandestin, on doit rentrer chez soi', eh bien qu'il le prouve".

"Ca fait des mois et des mois qu'on laisse arriver les migrants sans rien faire (...) et on a des personnes qui dorment dans la rue, dans des situations indignes, indignes aussi pour les riverains qui doivent subir des nuisances épouvantables".

La présidente de la région IDF a également dénoncé "une forme de double langage" de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 
Résultat de recherche d'images pour "pecresse Macron Hidalgo""A la fois la maire de Paris dit qu'elle veut accueillir,donc il y a un appel d'air et, en même temps, on voit bien que sa première préoccupation est surtout de déplacer en banlieue les migrants qu'elle ne saurait voir dans Paris".

"Moi, je suis responsable de la cohésion d'un territoire de 12 millions d'habitants, les habitants de tous les départements d'Ile-de-France ont la même dignité, ce n'est pas aux départements de la banlieue de subir les nuisances que Paris ne veut pas subir", a-t-elle insisté.

samedi 28 mars 2015

Départementales: l'AFP poursuit la campagne de la gauche

"La droite 'veut évincer' la gauche, le FN 'rêve de victoires'," titre l'AFP: procès d'intention peu banals... 

"La droite espère infliger une lourde défaite à la gauche sur la lancée du premier tour

et reléguer à l'arrière-plan la forte poussée du Front national", écrit Thierry Masure (AFP), alors que plus de 40 millions d'électeurs sont supposés aller aux urnes dimanche pour le second tour des élections départementales. Cette introduction donne le ton de la dépêche partisane intégralement diffusée par Libération dès 8h49, suivi de fr.news.yahoo.com vers 11h00, ce samedi. La dépêche d'agence est d'ailleurs reprise en choeur par actu.orange.fr, lanouvellerepublique.fr, larepubliquedespyrenees.fr ou lavoixdunord.fr, etc... sans qu'il soit question de plagiat, puisqu'il est convenu que l'AFP sert d'interface entre le pouvoir et les organes de presse paresseux ou serviles. Travailler moins pour gagner plus que le bosseur unique !  
Après un dimanche marqué par "une abstention importante (49,83%, soit un électeur sur deux)" - ce qui n'est pas une caractéristique recevable, puisque la participation est supérieure à celle du précédent scrutin et à celui attendu - la mobilisation de l'électorat sera "le premier enjeu du scrutin" -certes non négligeable, mais secondaire, selon le premier ministre lui-même qui a tempêté pour imposer le "front républicain" qui l'arrange, mais aussitôt bafoué. L'AFP sert de relais à l'Elysée, mais leur  argumentaire commun ne tient pas la route.

Après avoir accusé les divisions de la gauche au premier tour -bien que sa politique et les invectives de Valls les aient provoquées- le PS, dominant mais très affaibli, prévoit désormais d'expliquer la débâcle annoncée par une désaffection de ses électeurs déçus, voire en colère. Sur instruction de Matignon, l'AFP met d'ores et déjà en cause l'abstention responsable de la perte de la moitié ou plus des départements (61) qu'elle administre: un pronostic pourtant déjà établi avant le premier tour... Clairement, l'exécutif aimerait trouver sa planche de salut dans la mobilisation des déçus de la gauche.

Les conseils départementaux, dont tous les présidents seront élus jeudi, gèrent un budget annuel supérieur à 70 milliards d'euros, près de trois fois plus que celui des régions, allant des aides sociales - ce n'est pas pour autant que la Seine-Saint-Denis a voté plus et mieux que les autres: les allocs tombent de toute façon ! - à l'entretien des routes et des collèges, en passant par le développement économique. Pour autant qu'on sache, puisque la réforme ne permet ni aux candidats, ni aux électeurs de savoir au moment du scrution ce qu'ils seront effectivement...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Justice, Christiane Taubira, débiter ses mensonges, polémiquant aux Ullis, à deux jours du second tour des élections départementales, en soutien aux candidats PS de l'Essonne, département menacé du premier ministre Manuel Valls:


Aux Ulis, Taubira veut convaincre les... by afp

Le scrutin concerne donc encore l'immense majorité d'entre eux: 1.905 des 2.054 cantons

149 cantons ayant été pourvus dimanche dernier, la gauche aligne 1.334 binômes (homme/femme indépendants l'un de l'autre), la "droite républicaine" 1.602, et le Front national 1.107. Ces binômes s'affronteront dans 1.614 duels (près des 3/4) et 278 triangulaires.

Au premier tour, avec un score de 25,2% et un bond de dix points par rapport à 2011, le Front national est arrivé en tête dans 43 départements, taillant des croupières à la droite (36,6%) comme à la gauche au pouvoir (38,1%), qui ont atteint chacune un niveau très bas, souligne finement l'AFP, avec la volonté de banaliser le revers des gauches, tout en cumulant discrètement les scores du PS et de l'extrême gauche... L'AFP se garde en outre d'expliquer que l'émergence d'une troisième force (le FN), favorisée par l'Etat-PS, a un effet mathématique immédiat sur la baisse des scores des partis traditionnels habitués au bipartisme.

Mais, grâce à l'alliance entre l'UMP et l'UDI, la droite (28,75%) a creusé l'écart sur le PS (21,47%). Par l'effet mécanique du scrutin majoritaire et le report des votes "divers droite" du premier tour (6,81%), une trentaine au moins de départements peuvent tomber dans son escarcelle. A noter que cet "effet mécanique du scrutin majoritaire et le report des votes 'divers droite' " pourrait s'appliquer pareillement en faveur du PS, si EELV (2%) et l'extrême gauche (6%) y étaient disposés... 

Après la vague bleue des municipales, la droite pourrait convaincre de Marseille à l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône, détenues par le PS depuis plusieurs décennies, et conquérir  notamment l'Isère, l'Allier, les Pyrénées-Orientales, sans compter la très symbolique Corrèze, terre d'élection de François Hollande.

Le pouvoir de Valls vacille dans l'Essonne

Sur les terres de Valls, en Essonne,
c'est où J. Guedj, le frondeur socialiste,
ou l'UMP, Georges Tron !
Comprenez l'hystérie du premier ministre !
Le FN aura du mal à franchir la barre des 50% synonyme de victoire en cas de duel, faute d'alliés.  Il peut davantage s'imposer dans les triangulaires. D'autant que, en vertu du "ni-ni" recommandé par l'UMP, cette liberté autorise l'expression d'un vote-sanction. Cette possibilité est rendue nécessaire par le quinquennat qui ne dissocie plus présidentielle et législative: les Français sont ainsi privés d'une possibilité de rejet de la politique du pouvoir en place pour cinq années, quoi qu'il arrive. Le premier parti de France a pu se maintenir dans un nombre important de cas, ce qui fait rager la gauche arrivée 3e, qui a dû jeter l'éponge dans 26 cantons où le PS  estime ne pas pouvoir gagner face à la droite et au FN. Le PS ne s'est pas retiré pour barrer la route à l'extrême droite, mais parce qu'il n'avait pas atteint le seuil légal de 12.5% des suffrages exprimés lui permettant de se maintenir ou que le vote socialiste avait un faible impact. 

Le FN croit à sa victoire dans le Vaucluse, terre élective de Marion Maréchal-Le Pen où le parti d'extrême droite est arrivé en tête dans 11 des 17 cantons. Les ambitions du FN se portent également sur l'Aisne, voire le Pas-de-Calais et le Gard.

Pour réénchanter le scrutin, pour tenter toute la semaine de mobiliser les électeurs de gauche, le Premier ministre Manuel Valls a continué à délaisser sa charge à Matignon. 

Il a laissé à d'autres l'exploitation compassionnelle et médiatique du crash de l'A320, sur le territoire français, pourtant.  "Rien n'est joué", a-t-il asséné, rappelant qu'au premier tour déjà, la participation a été plus importante que ne le prévoyaient les sondages -et contrairement aux dires de l'AFP (ci-dessus). Il va même jusqu'à la contre-vérité en affirmant que c'est ce qui aurait "permis à la gauche de ne pas sombrer."  Mais l'exécutif est -sur tous les sujets- dans le déni: il suffit de penser à sa présentation mensongère, cette semaine, des chiffres du chômage: comment les électeurs en recherche d'emploi ne lui en tiendraient pas rigueur ?

Valls s'est félicité des démonstrations de "rassemblement" d'une gauche éclatée au premier tour, tel ce meeting jeudi en Seine-Saint-Denis réunissant Claude Bartolone (particulièrement motivé en tant qu'ex-président sortant PS), Pierre Laurent (PCF) et Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie-Les Verts, laquelle aspirerait à entrer au gouvernement tandis que sa camarade (vert dehors, rouge dedans), l'hystérique Duflot, tire à boulets rouges sur le gouvernement).

VOIR et ENTENDRE toutefois les sifflets et appels à la démission des agriculteurs qui ont accueilli un Valls, tremblant du pied droit comme une feuille: 

Un sérieux accroc toutefois au "front républicain": le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon n'a donné aucune consigne de vote.

A droite, Nicolas Sarkozy n'a pas esquivé le combat contre Manuel Valls, pointant les "leçons de morale" d'un PS pris au piège de son double langage. Selon Gérald Darmanin, député-maire UMP de Tourcoing, "la gauche est en 3e position dans 89 triangulaires. Elle se maintient dans 68. Quelle différence entre les discours et les faits !"

La campagne s'achève  samedi à minuit, mais la distribution des documents électoraux est interdite depuis vendredi soir minuit.
Les bureaux de vote seront ouverts de 8h00 à 18h00. Jusqu'à 19h00 dans beaucoup de villes moyennes (Brest, Dijon, Chambéry, Toulon, Tours..), jusqu'à 20h00 à Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse et en Ile-de-France.
Certains électeurs ne sont pas sollicités. Ainsi, à Paris ou Lyon, ni en Guyane, ni en Martinique.


mardi 14 octobre 2014

Assurance chômage : le double langage d'un gouvernement de truqueurs

Dr Jekyll and Mr Hyde, les duettistes socialistes au pouvoir schizophrène

M. Valls et E. Macron remettent sur la table le sujet de la refonte du régime d'assurance chômage
Mais le pouvoir socialiste a tout faux, après avoir consciemment pris des mesures insuffisantes au printemps lors de la renégociation de la convention et après avoir cédé aux intermittents du spectacle en prorogeant leur dérogation en juin.

La polémique sur une possible réforme de l'assurance chômage ne cesse d'enfler. Une semaine après que Manuel Valls a allumé la mèche en affirmant (depuis l'étranger, à Londres) que la France a fait le choix d'un chômage de masse généreusement indemnisé, chaque jour passe avec son lot de commentaires et avis contradictoires. Ils viennent de droite avec Alain Juppé et de gauche avec Thierry Lepaon. 
"Nous avons un système qui maintient pendant deux ans une indemnisation à un niveau élevé, a déploré le maire de Bordeaux, candidat à la primaire UMP en 2016. La question se pose de savoir (que faire) pour inciter ceux qui ne cherchent pas forcément du travail -et on sait qu'il y en a une proportion parmi les demandeurs d'emplois- à retourner sur le marché du travail". 
Quant au patron de la CGT, il a fustigé dans Le Parisien les règles en vigueur qui font que "la France est l'un des rares pays où seulement un chômeur sur deux est indemnisé".

Un puits sans fond

Le pouvoir socialiste a le don d'ajouter du malaise à l'austérité. Le régime d'assurance chômage accuse en effet un déficit de 4 milliards d'euros depuis le début de la crise et sa dette frôlera les 25 milliards à la fin 2015. Un puits sans fond… La dernière convention négociée au printemps par le patronat et les syndicats réformistes prévoit de réaliser quelque 400 millions d'euros par an (en année pleine) d'économies, en rognant ici ou là sur quelques postes de dépenses mais sans toucher aux fondamentaux du système et tout en creusant les déficits par ailleurs, en créant, par exemple, toujours des postes dans l'Education nationale.

Les arbitrages de l'Elysée peuvent-ils continuer d'ignorer les faits? C'est la responsabilité du pouvoir socialiste aux affaires depuis plus de deux longues années de prendre la mesure des dégâts causés par le détricotage des mesures prises par la droite et les zigzags de la "ligne" du gouvernement de gauche, que l'idéologie conduit aux errements et aux blocages. Surtout que les déficits cumulés de l'UNEDIC comptent dans le calcul de la dette qui vient de dépasser 95 % du PIB. Manuel Valls, Emmanuel Macron et consorts n'ont donc pas d'autre alternative que de mettre  face à leurs responsabilités les syndicats, qui cogèrent le régime d'assurance chômage et en définissent les termes. La nécessité s'impose de remettre "le moment venu" les pendules à l'heure. Toute la  polémique porte sur l'urgence et ...l'idéologie !

La stratégie politique est préjudiciable à l'économie

Or, Matignon et l'Elysée sont divisés
Ils ne tiennent pas le même langage, le meilleur moyen d'avoir toujours raison auprès de l'opinion et de garder entre-baillée la lucarne du dialogue social. Sauf que la fracture avec le pays se creuse alors que les fissures s'élargissent avec l'extrême gauche, l'aile gauche du PS et maintenant les Radicaux de gauche. Quel discours faut-il entendre, celui d'avant l'été, lors de la renégociation a minima de la convention, ou celui de l'automne, qui vise à casser la baraque syndicale? Faut-il attendre celui de l'hiver ?

Les "partenaires" sociaux n'ont eu de cesse de critiquer les envolées réformatrices du MEDEF qui prônait plus de rigueur et de fermeté envers déficit du régime. Et réaliser encore plus d'économies (au moins 1 milliard par an) que celles actées dans la dernière convention.

Pis, le pouvoir socialiste joue un double-jeu gravement préjudiciable à la communauté, comme à sa crédibilité européenne. Tout en appelant à une refonte du système d'indemnisation chômage pour inciter les demandeurs d'emploi à reprendre plus rapidement un emploi, les faux-cul du gouvernement ont publié ce mardi un décret pour proroger sans date de fin, c'est-à-dire au moins jusqu'en 2016, au terme de la dite convention, la dérogation accordée en juin aux intermittents du spectacle, d'après les informations du quotidien L'Opinion . Et ce, pour des raisons électoralistes totalement anti-économiques.
Avant l'été, le temps que la concertation avec leurs représentants se tienne, le soi-disant homme fort de Matignon avait en effet décidé de faire supporter par l'État, c'est-à-dire le contribuable, le nouveau différé d'indemnisation des artistes et techniciens du spectacle. Un cadeau évalué à 100 millions par an, sans disposer du premier euro) qui a permis de limiter la casse dans les festivals de l'été, et alors que les partenaires sociaux étaient pourtant tombés d'accord pour mettre à contribution les intermittents dans la réduction de leur déficit qui atteint chaque année un milliard d'euros. Avec la complicité de la CFDT.
Ce cadeau n'est qu'un exemple des contradictions du pouvoir, singulièrement lorsqu'il appelle l'ensemble des parties prenantes au régime à la responsabilité.

jeudi 9 janvier 2014

Cohérence: Montebourg accueille Amazon; le Sénat vote une mesure anti-Amazon

Une incohérence de plus du pouvoir socialiste

Le Sénat a adopté une proposition de loi permettant 
de défendre les librairies traditionnelles contre les géants de la vente sur internet

Ce texte, voté mercredi 8 janvier dans la nuit, à l'unanimité des sénateurs, vise notamment à réduire l'avantage concurrentiel d'Amazon en n'intégrant plus les frais de port dans le prix des ouvrages. L'objectif est de "faire en sorte que le prix du livre vendu en ligne soit plus élevé que celui vendu par le détaillant en librairie indépendante."

Du côté du gouvernement, on justifie l'intérêt de ce texte par la volonté "de 
limiter les comportements prédateurs
", fût-ce au détriment de l'acheteur. Aujourd'hui, le commerce en ligne de livres s'est imposé comme le troisième réseau commercial derrière les librairies indépendantes et les grandes surfaces culturelles, qui font jeu égal à 23 % de parts de marché. Internet représentait 17 % des ventes de livres de littérature générale en 2012 et Amazon capte à lui seul 70 % de ce marché, loin devant la Fnac et les autres sites marchands.
Pour le chercheur Vincent Chabault, auteur de l'ouvrage Librairies en ligne (Presses de SciencesPo, mai 2013) "le commerce électronique détient 20 % du marché du livre imprimé aujourd'hui et exerce une pression croissante sur les librairies".

La mesure législative vise à protéger une entreprise comme la FNAC

Le lecteur en perd le sourire
Les libraires indépendants ne profiteront pas de cette mesure contre la double réduction à la vente en ligne de livres. 
La librairie française n'a certes pas su prendre en marche le train du Web. Jaloux de leur indépendance, les libraires, fédérés au sein du syndicat de la librairie française (SLF), n'ont jamais réussi à s'entendre pour créer un site commun de vente. Leur seule tentative, le lancement du site 1001 libraires.com en 2011, a été un échec commercial retentissant qui a coûté près de 2 millions d'euros à la profession...

"Mais, aujourd'hui, tous les libraires perdent de l'argent, quand ils sont sur Internet et dans le même temps, ils ne peuvent pas se permettre de ne pas y être", raconte à qui veut l'entendre, Guillaume Husson, délégué général du SLF. Aujourd'hui, d'un côté, les grandes librairies de province ont certes créé leur propre site comme Mollat à Bordeaux, Sauramps à Montpellier, ainsi que les groupes comme Gibert à Paris, Decitre à Lyon ou le Furet du nord. De l'autre, deux tentatives pour regrouper les énergies individuelles ont vu le jour, celle du collectif Librest, réunissant des libraires de l'est parisien et celle de Charles Kermarec, ex-patron de la librairie Dialogues à Brest qui a lancé le portail les libraires.fr.
VOIR et ENTENDRE un reportage soulignant que ce sont les grosses librairies de province - et non les petits libraires indépendants - qui vont profiter de la loi anti-Amazon :  

Le nouvel article sanctionne le lecteur

Inséré dans la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre, il stipule désormais que, dans le cas d'un livre expédié à l'acheteur, le vendeur ne peut plus faire profiter les Français du cumul du rabais autorisé de 5 % et de la gratuité des frais de port.
Le 3 octobre, les députés avaient déjà adopté ce texte. La proposition de loi doit désormais repartir à l'Assemblée pour une seconde lecture qui n'est en réalité qu'une formalité. 
Cette législation est très attendue de la FNAC et des libraires traditionnels, qui dénoncent le "dumping",du géant américain dont la casse des prixne porte que sur la gratuité des frais de port, composante importante de la stratégie d'Amazon. Une politique qui lui coûte par ailleurs 5,1 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) au niveau mondial, selon le journal le Monde.

VOIR et ENTENDRE un reportage corporatiste, oublieux du lecteur et vantant le protectionnisme français visant l'américain Amazon - au détriment de la FNAC - et au profit de libraires traditionnels sclérosés. 
VOIR et ENTENDRE un reportage qui énonce les poncifs de la corporation et vante avec des réserves une mesure anti-Amazon de circonstance, le sauvetage de la FNAC:

Entre 2003 et 2012, la vente de livres par Internet a explosé, passant de 3,2 % à 17 %. 
La lecture va-t-elle reculer d'autant ?
Une réalité étroitement liée à l'existence d'Amazon qui possède un stock de plus de 400.000 références en langue française, offre une remise de 5 % et une livraison gratuite sans minimum d'achat et garantit des délais très courts appréciés du lecteur.
Des coûts très réduits, avec le soutien de Montebourg, ministre du "made in France"...  

L'entreprise américaine ne supporte pas les coûts de librairies, déclare ses bénéfices au Luxembourg et échappe ainsi à l'impôt oppose-t-on à Amazon, seule entreprise citée par la presse orientée.

Les media occultent le coup de boost de Montebourg à Amazon.
Le groupe américain a ouvert un troisième centre de distribution en France, sur les terres du ministre du Redressement productif... Montebourg s'est défendu de l'accusation que l’implantation d’Amazon s'est faite dans sa région avec des aides d’État, dont la prime à l’aménagement du territoire, parce qu'il est ministre de l'Industrie: il souligne ainsi qu'il ne l'était "pas encore quand le dossier a été étudié", a-t-il martelé plusieurs fois, mais ne précise pas que l'implantation est portée par le président du Conseil général, un certain Montebourg. 
Nouvel exemple de double langage au sommet
"Je ne cache pas mon contentement...", roucoulait-il en juin, lors de l'inauguration. "C’est une renaissance économique pour la région, un message d’espoir pour les territoires français qui ont connu un séisme économique",  asséna le ministre, en choeur avec le maire socialiste Christophe Sirugue et le président socialiste du Conseil régional François Patriat.

A sa création en 1954, la FNAC, Fédération nationale d'achats des cadres, voulait la création de carnets d'achats pour tout public qui voulait acheter moins cher. Les commerçants inscrits sur ces carnets accordaient des remises aux particuliers et versaient une commission à la FNAC. Les fondateurs de cette entreprise,  et un trotskiste, rêvaient alors une nouvelle approche de l'amélioration du sort des travailleurs -en fait, des cadres à 80%- fondée non sur l'augmentation des salaires, mais sur la baisse des prix. La FNAC sera rachetée en 1985 par la GMF alors dirigée par Michel Baroin. À sa tête se sont ensuite succédés des présidents tels que François-Henri Pinault (dit FHP) fils de François Pinault, Denis Olivennes en 2003, puis Christophe Cuvillier et, depuis 2010, Alexandre Bompard.
Quand l'actuelle proposition de loi sera votée par les députés en seconde lecture, elle affaiblira Amazon et soulagera aussi financièrement la FNAC, une entreprise qui voit dfiler ses présidents et se trouve dans une situation financière critique que Montebourg n'a fait qu'enfoncer un peu plus.