POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est covoiturage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est covoiturage. Afficher tous les articles

dimanche 19 mai 2019

Européennes: l'ancien député LREM Matthieu Orphelin ne votera pas Macron

Cet élu dénonce un double discours de la majorité sur la question écologique

Orphelin n'a pas confiance dans le gouvernement Philippe

Résultat de recherche d'images pour "affiche Orphelin Macron"
Il a déclaré son impossibilité de "décemment voter" pour la liste 'Renaissance' de la majorité aux élections européennes. Dans un entretien avec le JDD sur la loi mobilités, débattue actuellement à l’Assemblée nationale, ce proche de Nicolas Hulot a regretté que "malheureusement, pour l’instant, le compte n’y est pas du tout. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux de la transition écologique." 

Il a énoncé plusieurs griefs

Il a notamment réclamé
que la France réduise de 4 % par an les émissions de CO2 du secteur des transports, que le secteur aérien soit mis à contribution " d’une manière ou d’une autre", "que le récent discours du président sur l’urgence de préserver la biodiversité et de lutter contre l’artificialisation des sols se traduise dans les faits" ou encore que soit rendue obligatoire "une prime pour le vélo ou le covoiturage" payée aux salariés par les employeurs.

"Il n’y a que le Medef qui est opposé à sa généralisation et, malheureusement, le gouvernement s’aligne dessus", a estimé l'ancien militant EELV. "Le gouvernement tient une sorte de double discours", a ajouté le député du Maine-et-Loire. "Il y a trop d’écart entre les mots, les ambitions affichées et la réalité de l’action en France. Cela pose un problème de crédibilité". 
Il y a quelques semaines, le député avait déjà claqué la porte du groupe majoritaire à l’Assemblée en désaccord avec la politique environnementale du gouvernement.



mardi 3 avril 2018

Air France : une quatrième grève et un conflit convergent

La mobilisation pour une revalorisation des salaires de la compagnie aérienne ne faiblit pas

Les salariés d’Air France ont reçu un nouvel appel à la grève mardi.

C'est la quatrième fois depuis la fin février, dans un conflit qui se durcit et  converge vers le mouvement  social à la SNCF, les éboueurs ou les universités

Une journée de mobilisation pour les salaires qui coïncide avec le début de la longue grève en pointillés et à rebonds à la SNCF, par sessions de deux jours hebdomadaires, même si les syndicats de la compagnie affirment que la date avait été arrêtée depuis longtemps, sans concertation avec les cheminots. 
En attendant une convergence des luttes, le calendrier social s’accorde au moins aujourd’hui dans la convergence des dates. Les salariés d’Air France sont d’ailleurs appelés à d’autres arrêts de travail les 7, 10 et 11 avril.  : combien, d'ici la fin juin ? 

Les grévistes restent fermes sur leur revendication d’une augmentation générale de 6%

Une intersyndicale regroupant les organisations de pilotes (le SNPL, majoritaire, Spaf et Alter), de personnels navigants (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et au sol (CGT, FO et SUD), coordonne un mouvement social unitaire. 
Un simple "rattrapage de l’inflation", plus que légitime, selon eux, alors que leurs salaires sont bloqués depuis 2011. Les fonctionnaires sont-ils plus favorisés ? Détenteurs de la clé du conflit avec leur capacité à clouer les avions au sol, les pilotes réclament même 4,7% de plus pour arriver à une revalorisation de leur rémunération de l’ordre de 11%.  

Les syndicats estiment que le retour aux bénéfices en 2017 a changé la donneaprès plusieurs années d’efforts de productivité imposés par la direction, durant lesquelles ils ont joué le jeu d’une grande modération salariale, afin de ne pas aggraver les pertes de la compagnie, assurent-ils. Une juste répartition des fruits de la croissance qui s’est déjà traduite dans d’autres compagnies, comme l’allemande Lufthansa, par de substantielles augmentations pour les pilotes au terme d’un mouvement social de trois ans qui aura coûté plusieurs centaines de millions d’euros à la compagnie et au citoyen allemand. 

"Je crains que ce mouvement ne dure et coûte fort cher", a mis en garde le responsable du SNPL. Il y a quelques jours, Philippe Evain (Air France) a en effet consulté début mars les pilotes sur le principe d’arrêts de travail pouvant dépasser six jours, approuvé à 71%. 
Pour la direction, qui estime à 25 millions la facture de chaque jour de grève - additionnés aux 20 millions par jour de grève à la SNCF - avec environ 25% des vols annulés, céder à la revendication "pas réaliste" des grévistes reviendrait à hypothéquer gravement l’avenir de la compagnie dont la rentabilité demeure nettement inférieure à celle de ses concurrents. La compagnie a chiffré à 240 millions d’euros le coût d’une telle mesure qui viendrait s’additionner aux 200 millions déjà accordés pour 2018 : 1% d’augmentation générale, 1,4% de hausses individuelles pour les personnels au sol et un accord d’intéressement qui représente 20% du résultat d’Air France, soit 130 millions d’euros à répartir, avec, cerise sur le gâteau, un bonus de 2% par salarié. Au total, a-t-elle calculé, l’augmentation de la rémunération sera ainsi en moyenne de 4,5% en 2018.  

Pas question donc d’aller plus loin et de rogner sur les investissements 

On parle ici de 1,3 milliard d’euros prévus cette année, comprenant l’embauche de 250 pilotes et 1,7 milliard l’an prochain, en acceptant que l’essentiel des 590 millions de bénéfices de 2017, les meilleurs de l’histoire de la compagnie, soit absorbé par des hausses de salaires. 
La marge opérationnelle d’Air France atteint aujourd’hui 4% là où elle est à 9% chez Lufthansa et KLM et 12% chez British Airways. "Pour distribuer de la richesse, il faut d’abord l’avoir créée", a résumé Franck Terner, le PDG d’Air France. 

Le mouvement est-il en phase de décélération

La mobilisation n’a guère faibli, lors de la troisième journée de grève, vendredi dernier. Chez les navigants, elle était de 31% de grévistes chez les pilotes et 28% pour les hôtesses et stewards PNC. Elle était en revanche de moins de 10% au sol, selon la direction, un chiffre en forte baisse. 

Un dialogue social aphone s'installe. Les pilotes ont quitté la dernière séance de négociations après seulement quarante minutes de discussion et le directeur des ressources humaines a échoué dans sa stratégie de division syndicale sur laquelle avait dans un premier temps misé. 
Ex-conseiller de Manuel Valls à Matignon, Gilles Gateau entendait s’appuyer sur la CFDT, seul syndicat représentatif réformiste (proche du PS, tant qu'il ne s'était pas écrasé au sol lors des dernières élections) avec la CFE-CGC à avoir signé l’accord de février sur les salaires, pour créer une brèche dans le front syndical. 

L’écart grandissant entre le taux de pilotes grévistes et celui des personnels au sol pourrait-il finir par favoriser un découplage des négociations comme l’escompte la direction ? Cette hypothèse a jusqu’ici été mise en échec par le bureau du SNPL, qui joue à fond l’union intersyndicale avec les autres catégories de personnel pour faire plier la direction. 
En plus de la nouvelle journée de grève déjà prévue samedi 7 avril, les syndicats, qui s’inquiètent que la direction de la compagnie "ne semble pas prendre au sérieux la détermination des salariés et de l’intersyndicale", ont annoncé dimanche de nouveaux arrêts de travail pour les 10 et 11 avril.  

Air France amorce une "inversion de la poussée" ('reverse thrust', pour ce prétentieux de Macron)
Alors que les positions se figent, la direction a réaffirmé son ouverture à poursuivre le dialogue. Selon certaines sources [secret de sources, réelles ou imaginées], elle aurait également, mis sur la table la possibilité d’accéder à une partie des revendications des pilotes en échange d’un élargissement du périmètre d’activité de la filiale à bas coût d’Air France, Transavia
Transavia est une compagnie aérienne à bas prix néerlandaise, filiale de KLM [flotte de ...Boeing, essentiellement] et qui fait donc partie du groupe Air France-KLM [depuis 2003]. C'est un peu ce qu'est Flexibus (2011) - ou "cars Macron"- pour la SNCF [dont la filiale d 'autocars OuiBus' prend le relais des chemins de fer !], un moyen alternatif 'low cost' de transport destiné à  briser les grèves.Depuis longtemps, Guillaume Pepy, le président de la SNCF a pris la mesure qui pourrait changer la donne de la grève des cheminots. Ces dernières années, l’entreprise ferroviaire a ainsi créé de nombreuses filiales spécialisées : Ouibus pour le car longue distance, IDVroom pour le covoiturage, Ouicar pour la location de véhicules entre particuliers. "La solution alternative, maintenant, c’est le covoiturage", a-t-il lancé fin mars sur France Inter. La SNCF a d’ailleurs rendu gratuit son service IDVroom pour les passagers pendant la durée des grèves.
Pour se développer et augmenter le nombre de ses appareils (aux coûts d’exploitation réduits), alors qu'elle est pour la première fois bénéficiaire en 2017, Transavia, a besoin d’un agrément des pilotes. Le sujet sera au cœur du plan stratégique à cinq ans d’Air France, que les pilotes se disent prêts à prendre en compte, mais sans pour autant mélanger deux dossiers qu’ils estiment séparés. Autrement dit : d’abord le rattrapage et ensuite la discussion sur l’avenir. "On peut s’attendre à une longue guerre d’usure dans la grande tradition des conflits à Air France, pronostique un spécialiste, selon lequel l’attitude de l’Etat pourrait faire pencher la barre dans "un sens ou dans l’autre. S’il reste en dehors comme lors des précédents conflits, ce sera vu comme un encouragement pour la direction à tenir bon. Mais s’il s’en mêle, le dossier prendra un tour très politique, comme l’espèrent les syndicats et alors là, difficile de prévoir l’issue".

vendredi 26 juin 2015

Taxis UberPop: maintenant, Hollande refuse le changement et le progrès

Homme de progrès, mais point trop, le président socialiste freine l'avancée des quatre fers

Hollande veut la dissolution d'UberPOP, le service de covoiturage urbain
Manifestation pacifique des taxis UberPOP 
(6 décembre 2015)

Radical comme Marine Le Pen, le président François Hollande a estimé sous le coup de l'émotion que UberPOP doit être purement et simplement "dissous et déclaré illégal". Il a par ailleurs fermement condamné "les violences inacceptables", commises par des chauffeurs de taxi soucieux de préserver leur monopole, lors des manifestations en France.
Le président socialiste a toutefois rétropédalé aussitôt dans la nuit de jeudi à vendredi depuis Bruxelles, et en l'état d'imprécision de la loi Thévenoud, pourtant récente, que "ce n'est pas l'Etat qui peut saisir des véhicules lui-même", la saisie des véhicules devant "être autorisée par des décisions de justice".  

La loi du plus fort s'étend sur la jungle française
Au total, les syndicats professionnels  ont mobilisés 2.800 taxis, jeudi en France, avec une "trentaine de points de blocage"

Or, UberPOP revendique 400.000 utilisateurs dans l'Hexagone et un fort engouement des usagers pour son application numérique. Mais ses chauffeurs ne payent ni cotisations ni impôts, n'ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires et ne sont pas assurés professionnellement.

La ministre des Transports, S. Royal, et celui de l'Economie ou du Numérique ne pensent rien...

La loi Thévenoud du 1er octobre 2014 supposée organiser la concurrence entre les taxis et les services de voiture de transport avec chauffeur (VTC) n'a rien réglé. Mieux, elle risque une censure partielle. Le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer dans les prochaines semaines sur la conformité à la Constitution de deux de ses dispositions contestées par la filiale française du groupe californien Uber. La Cour de cassation en a décidé ainsi par deux arrêts du vendredi 13 mars. 
Tandis que Hollande tient pour les caméras un discours de fermeté, voire d'intransigeance, la Cour s’interroge sur la conformité aux "exigences constitutionnelles" et le "caractère proportionné" de cette interdiction qui rompt l’égalité entre les VTC et les taxis sur le marché de la réservation où ils sont censés être en libre concurrence.
Dans le silence par ailleurs assourdissant des ministres concernés, des journalistes aux ordres et des experts auto-proclamés multiplient les commentaires plus ou moins éclairés, mais toujours alignés sur le pouvoir pourtant peu étayés, seulement destinés à travailler l'opinion.  

VOIR et ENTENDRE ainsi Hervé Gattegno, un réactionnaire à l'économie collaborative:

Contrairement aux allégations de ce proche d'Arnaud Montebourg, Hervé Gattegno,  Uber est fiscalisée, d'une part, et ses chauffeurs sont déclarés et bénéficiaires d'une couverture sociale, d'autre part. 
Ce journaliste du passé (Le Point) ne trouve pas mieux en outre que de prôner une indemnisation fiscale des taxis professionnels, si coûteuse qu'elle serait pour le contribuable et les finances publiques. Or, cette fausse bonne idée de facilité ignore que les taxis sont des entreprises et soumises  comme les autres aux risques du marché. Les indemniser créerait un précédent insupportable, seulement concevable par les analystes qui pérorent ici et là pour meubler le temps d'antenne pléthorique de la TNT.

Tandis que tous les modes de transports de personnes cohabitent harmonieusement en Grande Bretagne
, la machine répressive à l’encontre d’UberPop est lancée en France. Depuis le début de 2015, le procureur de la République a déjà reçu  de la Préfecture de police de Paris plus d’une trentaine de dossiers de ces particuliers qui s’improvisent chauffeurs de taxis, selon leurs détracteurs, mais qui sont comme les proches, voisins et amis qui, pour nous dépanner, nous transportent sous couvert de leur assurance personnelle et avec la qualité de conduite qu'a validé leur permis. Les premières poursuites judiciaires pourraient pourtant être lancées rapidement.

Yves Jégo rétablit quelques vérités

L'ancien ministre (UDI) a réagi à la manifestation des taxis contre UberPOP et les VTC. Yves Jégo, député-maire UDI de Seine-et-Marne, était l'invité de Nathalie Levy sur BFMTV, ce jeudi 25 juin 2015. 


Le député détruit les contre-vérités véhiculées sans assurance d'exactitide et se projette dans le sillage des nouvelles technologies niées par le pouvoir socialiste. 
A propos de la manifestation des taxis à Paris, Yves Jégo  a également souligné que "le combat des professionnels n'est pas seulement contre UberPOP, mais aussi contre tous les VTC" 


L'avancée du covoiturage - plébiscité par le public - est-elle remise en question ? 
Avec elle, un renoncement à la souplesse d'utilisation et la convivialité du dispositif constituerait une régression que le pouvoir socialiste assume déjà sous la pression des braillards descendus dans la rue et en des termes violents qui ne conviennent qu'à un pouvoir partisan. Dans ce nouveau combat des Anciens et des Modernes,  les socialistes s'opposent aux jeunes (et aux moins jeunes) qui vivent avec leur époque.


Le parti-pris de l'exécutif est flagrant au regard de sa récente détermination à déréguler les professions libérales qui elles aussi achètent leurs charges et cabinets: en septembre 2014, les médecins, dentistes, pharmaciens mais aussi notaires et avocats, ont été appelés par leurs syndicats à baisser le rideau pour protester contre le projet du gouvernement qui vise à déréglementer leurs professions. 
En terme de cohérence et d'équité, cette volonté de statu quo de l'Elysée et de Matignon en faveur des entreprises de la famille André Rousselet (groupe Canal+, i-télé, D8, D17 ou Universal Music Group et Dailymotion, etc), proche du pouvoir socialiste, reste difficile à démontrer. 
Aujourd'hui, le pouvoir socialiste s'en prend aux entreprises de VTC pour protéger les patrons sympathisants de son entourage. 

jeudi 25 juin 2015

La mafia des taxis traditionnels manifeste: barrages filtrants, voitures sur le toit et autres violences

Les chauffeurs de taxi "se font justice" jeudi pour... "faire respecter la loi"

Les taxis défendent leur monopole par la force

Palettes en feu sur le périphérique, bretelles d'accès à l'aéroport de Roissy bloquées et confrontations tendues, parfois violentes, avec les chauffeurs de VTC. "C'est mon outil de travail, ça va me coûter une fortune, je ne sais pas comment je vais faire", se lamente Julien Cinquin en regardant son van aux quatre pneus crevés et à la vitre arrière éclatée, Porte Maillot, dans le Far-West parisien. "Pourquoi t'es venu travailler; tu savais qu'il y avait grève aujourd'hui", rétorque un gros chauffeur de taxi à ce chauffeur de "transport de personnes" à son compte qui assure ne travailler "ni pour Uber, ni pour aucune application".
Julien Cinquin est tombé sur un barrage d'une dizaine de taxis. En quelques secondes, ils l'ont extirpé du van, lui ont cassé les rétroviseurs et jeté un gros pétard sur la banquette arrière. Une charge de CRS les a empêchés  in extremis de renverser le véhicule. Une chance que n'a pas eue un de ses collègues, dont le van Mercedes s'est retrouvé sur le toit à quelques dizaines de mètres de là (photo ci-dessous).
Malia, 50 ans, dont trois comme taxi, observe la scène: "Les taxis, ok c'est des grandes gueules, mais habituellement c'est pas agressif", assure-t-il contre l'avis de tous, qui ont un jour ou l'autre subi leur mauvaise volonté à aider à charger-décharger le bagage, voire leur grossièreté à la moindre contestation du montant de la course d'approche, du barème des tarifs ou de l'itinéraire choisi à rallonge. 

"Jusqu'il y a trois ans, on manifestait jamais. Mais là vous avez des gens qui ont une famille à nourrir, un crédit... Ils sont acculés," raconte-t-il, va qui veut l'entendre.

Depuis l'aube, des centaines de taxis perturbent fortement la circulation dans et autour de la capitale pour dénoncer la "concurrence déloyale" d'UberPOP, qui met en relation des passagers et des conducteurs non professionnels assurant le transport avec leurs propres véhicules.
Les manifestants ont occupé les voies du périphérique

VTC, porte Maillot à Paris
Peu avant 07h00, ils ont brûlé pneus et palettes au niveau de la Porte Maillot, avant d'être délogés par les policiers. Quelques dizaines d'entre eux essaient à nouveau vers 09h30, mais ont été rapidement dispersés.
"UberPOP est illégal. C'est la loi et il faut la faire respecter. Nous n'avons pas l'impression que le gouvernement est volontaire en la matière", se plaint René Pierre-Jean, délégué CGT devant la gare du Nord, dont les accès sont bloqués.

Sur les vitres de leur taxi, des tracts: "Ne nous laissons pas uberiser", "Non à la précarisation des chauffeurs de taxi" qui, en d'autres temps, se disent exploités par les patrons des groupes G7 et Taxis Bleus. "UberPOP, c'est du dumping. Ils n'ont pas de contrainte, de charge, d'obligation légale", plaide Thierry Boyadjan, un taxi de 54 ans. 

Mais les VTC ont le soutien du public et roulent dans le sens du covoiturage et de l'Histoire, 

contre les privilèges et pour la fin du monopole de Nicolas Rousselet, PDG du Groupe G7, également investisseur dans la société Les Taxis Bleus, et fils d'André Rousselet (fondateur de la chaîne à péage Canal+, en 1984, et de l'entreprise de taxis G7).
Les taxis traditionnels ont en revanche le soutien de Marine Le Pen. La présidente du Front national a affirmé jeudi matin sur France 2 qu'elle "comprend la colère" des chauffeurs de taxi, qui ont manifesté dans plusieurs villes, face à une "concurrence déloyale". "Et je trouve que le gouvernement a une lourde responsabilité, car il laisse depuis des mois pourrir la situation".

La manière forte des taxis contre la concurrence
Abords de l'aérogare de Marseille-Provence
Des barrages filtrent les accès à l'aéroport d'Orly, tout comme à Roissy. Un véhicule conduit par un chauffeur UberPOP a été piégé par l'appel d'un syndicaliste. Pris en chasse, il est intercepté alors qu'il tente de débarquer une cliente devant le terminal 2E.
Sous les cris d'une vingtaine de grévistes, il doit être protégé sur quelques mètres par une escorte policière qui a fait sortir la cliente. La plaque d'immatriculation du chauffeur est relevée sous les huées des chauffeurs de taxi. Il devrait être convoqué ultérieurement par la police. 
"C'est un POP illégal, c'est un POP illégal", lance la meute des taxis qui encerclent une autre petite cylindrée qui contraste avec les grosses berlines des chauffeurs établis. "Verbalisez verbalisez", ordonnent-ils aux policiers. "A Roissy, les chauffeurs UberPOP on les reconnaît vite", explique José Diogues, taxi depuis 38 ans. "On a envie de les buter; c'est interdit et ils continuent de faire chier."
Certains taxis arborent un drapeau français et des affiches xénophobes  "Uber go home" contre le groupe américain. Impossible d'accéder aux aérogares en voiture. Quelques passagers arpentent l'asphalte déserté, traînant vaille que vaille leur valise à roulettes. "Mon mari m'a laissée au niveau du barrage de taxis et j'ai marché plus d'un quart d'heure!", dit Christine, une femme d'affaires en partance pour Stockholm. "Ca me révolte, on empêche tout le monde de bosser".

mercredi 24 juin 2015

Actions de rue: l'extrême gauche mobilise taxis, cheminots, santé, etc..., ce jeudi

L'extrême gauche syndicale mobilise ses troupes pour des hausses de salaires

Les mouvements sociaux frappent plusieurs secteurs : hôpitaux, transports, cheminots, taxis, etc 

C'est une journée sociale chargée qui s'annonce.
figarofr: Les salariés de différents secteurs sont appelés à la mobilisation dans toute la France.

Hôpitaux, SNCF, taxis, travailleurs sociaux, secteur de l'énergie...  La CGT, accompagnée d'autres syndicats, appelle à une mobilisation dans toute la France pour réclamer - entre autres - des hausses de salaires. Les revendications sont nombreuses et variées.

• Dans les transports, les cheminots sont invités à «hausser le ton (sur) les salaires, l'emploi et les conditions de l'emploi». Concrètement, la CGT revendique 10% d'augmentation générale des salaires. Le premier syndicat à la SNCF demande également l'abrogation des lois de 2007 et 2012 qui encadrent le droit de grève dans les transports, terrestres et aériens, en instaurant un service minimum garanti aux usagers. De son côté, la direction des chemins de fer prévoit une service «normal» sur les grandes lignes France et international. En région, la grève n'aura un léger impact avec 8 trains sur 10 en circulation.

Les taxis profiteront du mouvement pour se faire entendre également. Une large coalition de fédérations et de syndicats appellent à des rassemblements devant les gares et aéroports partout en France. Les professionnels implorent l'État de multiplier les contrôles - jugés insuffisants - à l'encontre des taxis de la nouvelle concurrence. Depuis plusieurs mois, leur colère corporatiste se cristallise sur le service de transport entre particuliers à prix cassés, avec dans son viseur le géant des VTC, Uber qui bénéficie de l'appétence de la clientèle pour le covoiturage face à l'arrogance de la mafia des taxis traditionnels, chers et désagréables: G7 (qu'Agnès Saal utilisait sans modération), Taxis Bleus ( qui ont le même actionnaire majoritaire que G7, Pierre Rousselet, groupe Canal+), etc... Le rapport du député PS, médiateur chargé de solder le conflit entre taxis et véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC),Thomas Thévenoud (fraudeur phobique et joueur de Scrabble en séance),  n'a rien réglé.


• Dans les hôpitaux, les syndicats protestent contre les 3 milliards d'économies demandées d'ici 2017. Les personnels hospitaliers sont également appelés à s'opposer au projet de loi santé de Marisol Touraine. L‘intersyndicale CGT-FO-SUD dénonce un "malaise général" et redoute les groupements hospitaliers prévus par le projet de loi qui conduiraient à des réductions d'effectifs. Une délégation doit être reçue au ministère à 14 heures. Les personnels médicaux pouvant être assignés, le fonctionnement des hôpitaux ne devrait pas subir de perturbations.

• À eux se joindront les travailleurs sociaux. Éducateurs spécialisés, assistants sociaux, aides à domicile et autres auxiliaires de vie sont tous appelés à faire grève. L'intersyndicale CGT-FA/FP-FO-FSU-Solidaires craint la remise en cause de la convention collective de 1966, texte "de référence du secteur" et réclame une reconnaissance des qualifications et une revalorisation du salaire des travailleurs sociaux.

• Enfin, plus discrets, les salariés du secteur de l'énergie sont appelés à faire grève par la CGT et la... CFDT. Les organisations syndicales rejettent un projet de réorganisation qui aboutirait, selon elles, à la suppression d'une centaine de postes en maintenance et à un "moindre maillage" du territoire. Mais du côté de RTE, le réseau de transport d'électricité de France, on prévoit un taux de grévistes "peu important" et "aucune incidence sur le service".

A Paris, un cortège se rendra de Montparnasse au ministère du Travail à partir de 14 heures. 
De nombreux rassemblements sont également prévus devant les préfectures en région.

Il s'agit de la première action de rue de la CGT depuis les manifestations contre l'austérité du 9 avril dernier.

lundi 23 février 2015

VTC : Uber conduit la France au tribunal

Covoiturage, oui; voiturage non !

La 
loi française votée en septembre dernier s'expose à une annulation 

La société américaine de VTC  Uber a déposé plainte le 30 janvier dernier contre la France, révèle Les Echos deux semaines plus tard, le 17 février: l'information va vite en France. Elle bloque même sur i-télé, succursale du groupe Canal+ lié aux concurrents d'Uber, les Taxis G7, propriété de la famille fondatrice de la chaîne privée à péage. 
C'est à la Commission européenne qu'elle en appelle pour faire annuler la loi Thévenoud - oui, oui,  le député fraudeur fiscal et élu pour jouer au Scrabble dans l'hémicycle - votée en septembre dernier qui prend parti dans les relations entre les voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) et les taxis, notamment G7 à qui il faudrait garantir le quasi monopole ante. Uber devrait aussi entamer une procédure contre l'Espagne et contre l'Allemagne.
"Les mesures prescrites par la loi enfreignent sérieusement un certain nombre de dispositions fondamentales et des principes du droit de l’Union européenne", est-il écrit dans la plainte d'Uber. En privant les clients de  la possibilité de géolocaliser les taxis VTC, les parlementaires interventionnistes ont pris fait et cause pour les taxis, obligeant les  VTC à rentrer au garage entre deux courses. La start-up souhaite son annulation, jugeant qu'elle constitue une attaque déloyale à la libre entreprise et du favoritisme. Quant aux clients, ils ne sont pas pris en compte... 

UberPOP est aussi sous la menace d'une interdiction
  
Le gouvernement a aussi annoncé la fin de l'application UberPOP, un service de covoiturage proposé par la société américaine. Si pour le moment, le gouvernement n'a pas la possibilité de passer à l'action, le 23 février prochain, le tribunal de commerce de Paris se prononcera dans un appel d'un jugement en référé sur l'interdiction de ce service, demandé par des concurrents, qu'une certaine presse évite de nommer. Procédant par ordre face à une loi déjà existante, Uber fait appel à Bruxelles, souhaitant mettre la France face à son obligation du respect de la réglementation européenne.

Uber avait déjà porté plainte contre la même loi française en novembre dernier. Un point de procédure n'aurait pas été respecté par la France, selon la start-up : la proposition de loi n'aurait en effet pas été présentée à la Commission européenne, avant son adoption.

mardi 11 février 2014

Taxis : l'intersyndicale appelle à poursuivre la grève jusqu'à la fin des VTC

Taxis - VTC : durcissement du conflit 

"La guerre est déclarée", titre même Le Point
Le conflit qui oppose les taxis aux voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et aux applications de covoiturage provoque une forte mobilisation. En effet, malgré la promesse du gouvernement de discussions pour trouver un terrain d'entente, les taxis ne décolèrent pas: pour la deuxième fois depuis le début de l'année, ils sont en grève et manifestent à Paris principalement contre la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et aussi le covoiturage. 

Plus d'un millier de taxis partis à 8 heures des aéroports parisiens ont convergé à petite vitesse sur le Champ-de-Mars dans l'après-midi, dans le centre de Paris, pour dire "non à la mort programmée du taxi". Selon des sources aéroportuaires, quelque 800 taxis ont pris part à l'opération escargot menée depuis Roissy et 300 à Orly. Selon les syndicats (CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST), 5.000 à 6.000 taxis, dont une partie a rejoint directement le Champ-de-Mars, se sont mobilisés, deux fois plus que le 10 janvier au vu des estimations des organisateurs. Aucun incident n'a été signalé dans les aéroports. 
A Marseille, près de 600 taxis ont participé à deux opérations escargot, selon le syndicat des taxis marseillais (STM). 

"Non à la mort programmée du taxi, ni Uber, ni Transdev (ne) remplaceront les successeurs des taxis de la Marne", proclamait la banderole principale des cortèges. Tous s'élèvent contre la nouvelle application de covoiturage marchand qui permet à n'importe quel particulier de conduire des clients d'un lieu à un autre, en dehors de tout cadre juridique.
Transdev est une société française multinationale, un des principaux opérateurs de transports publics au monde. Elle est née en 2011 de la fusion de la branche transport de Veolia avec Transdev pour former le groupe Veolia-Transdev. Cette opération fut effectuée à la demande des maires socialistes d’Orléans, Grenoble,Montpellier et ...Nantes, Société centrale à partir de la SCET, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pour constituer un service d'appui aux sociétés d’économie mixte de transport public urbain. En 2013, Veolia abandonne sa branche transport et Veolia-Transdev devient Transdev. En mars 2013, deux ans après la fusion de Transdev et de Veolia Transport, l'entreprise, est en toujours en difficultés et doit être recapitalisée avec l'accord de Bercy et le ministre Cuvillier, à hauteur de 800 millions d'euros (520 millions par la CDC et 280 millions par Veolia) ce qui se traduit en juin 2013 par une montée au capitale 60 % de Caisse des dépôts, contre 50 % en mars 2011. 
Mais pour réduire un fort endettement de 1,9 milliards d'euros, Transdev décide de procéder à des ventes d'actifs en Europe, correspondant à un quart de ses activités. L'entreprise prévoit de se retirer de 10 des 27 pays dans lesquels le groupe est présent.
On aura donc compris que le Conseil régional d'Ile-de-France, présidé par Jean-Paul Huchon, PS, est fortement impliqué, comme les autres sociétés d'économie mixte des CG socialistescités plus haut.

Quant à Uber, c'est un service de voiture de tourisme avec chauffeur disponible sur téléphone mobile intelligent mettant en relation les usagers du service et des conducteurs de voitures de luxe disponibles à la location. Le service permet de géolocaliser, via son téléphone mobile, les véhicules les plus proches et de les réserver. Le service et l'application mobile associée sont développés par la société homonyme, Uber, basée dans la ville californienne de San Francisco, mais Uber est présent dans 22 pays et 62 villes, comme New York, Los Angeles ou Paris...

Les syndicats de taxis ont trois revendications touchant les VTC, pour "protéger" leurs privilèges
- restriction des applications de réservation de VTC sur smartphone, 
- délai de réservation minimum de 30 minutes 
- et courses d'un montant de 60 euros à minima. 
"C'est le minimum", estime M. Ghalfi en demandant à l'Etat d'être "clair" et "ne pas faire du VTC lui-même avec Transdev", dont l'Etat, via la Caisse des dépôts et consignations, est actionnaire.


55 000 taxis contre 12 400 VTC, une concurrence très forte
Les chauffeurs de taxis peinent à trouver la sympathie des usagers, tant ils sont peu serviables, voire désagréables et impolis. "Aujourd'hui, on est confronté de plein fouet à la concurrence des VTC, qui travaillent quasiment sans réglementation", dénonce Karim Lalouani, syndiqué CGT, taxi depuis trois ans et venu à Roissy dès l'aube pour manifester son "ras-le-bol" en bloquant la circulation. 
Après des années d'hégémonie, il réalise qu' "on ne se bat pas à armes égales. C'est comme si on demandait à deux boxeurs de monter sur le ring, mais l'un des deux, vous lui attachez les deux bras derrière le dos", raconte-t-il. "Ma licence, je l'ai payée 235.000 euros. Et je dois respecter toute une série de règles très strictes. Les chauffeurs de VTC, eux, louent des voitures à l'étranger. Ils ne rendent de compte à personne", ajoute Philippe Morival, taxi depuis 30 ans dans la capitale.
"Depuis cinq mois, je n'arrive plus à payer mes traites. Mon chiffre d'affaires a été divisé par deux", se désespère Terline Pierre, 43 ans, arrivée d'Orly après une nuit de travail. Taxi depuis trois ans, sa licence lui coûte "2.100 euros par mois" pour "5.000 euros de charges au total". "Une journée me rapporte 100 euros contre 250 à 300 euros avant l'été", confie-t-elle, assise dans son monospace, attribuant cette perte d'abord aux VTC. "Les VTC, on leur ouvre toutes les portes et ils racolent aux aéroports, tandis que nous, on nous contraint de plus en plus", assure Julien (prénom modifié à sa demande). Il affirme avoir perdu "40 % de recette" depuis 2011.

On le voit, la presse ne donne la parole qu'aux taxis et leurs syndicats
C'est aussi peut-être parce que le Groupe G7 de taxis a été fondé par André Rouselet, un proche de François Mitterrand et fondateur de Canal+... Cette entreprise est composé de plusieurs sociétés, aux activités diverses. André Rousselet a racheté la compagnie G7 en 1960 et créé le central-radio qui met en contact chauffeurs et clients. Il l'a cédé à son héritier Nicolas Rousselet qui la présidé et la dirige depuis 1996à Clichy en Seine-Saint-Denis, et s'est habitué à une longue période de croissance en situation de monopole.
Nicolas Rousselet est également le prinicpal investisseur de la Société "Les Taxis Bleus", créant de fait un monopole dans le domaine des sociétés de radio taxis.

Longtemps protégée,
la profession est de plus en plus concurrencée par les motos-taxis et les sociétés de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), qui ne peuvent travailler que sur réservation, mais que les taxis accusent de prendre des clients à la volée et de faire "purement et simplement les taxis sans supporter (leurs) contraintes". L'enregistrement d'un véhicule de VTC ne coûte que 100 euros, alors que les licences des taxis (à 80 % artisans et propriétaires de leurs licences) se négocient autour de 230.000 euros à Paris. L'assouplissement de la législation en 2009 a favorisé la multiplication des VTC. Ces sociétés ont gagné mercredi dernier une nouvelle partie contre les taxis en obtenant la suspension du décret leur imposant un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge du client. 

Le groupe G7 ne supporte pas la concurrence et 
Uber est étiquetté "empêcheur de tourner en rond"
Cette décision provisoire du Conseil d'Etat de suspendre le décret et de rétablir la concurrence a attisé la colère des syndicats de taxis, qui jugeaient de toute façon ce décret insuffisamment protecteur. Ils demandent "l'interdiction de toutes les applications de réservation qui permettent à d'autres de faire n'importe quoi", un délai de réservation d'au moins 30 minutes et des courses au minimum de 60 euros. A l'évidence, l'intérêt du client n'est pas pris en compte. 

Face au blocage de grandes villes par les taxis qui ne se sont pas préparés à la libéralisation du secteur, le gouvernement socialiste avait publié le 27 décembre 2013 un décret favorable à ses soutiens et imposant aux VTC un délai obligatoire de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge du client par le VTC. Mais, soucieux de libre concurrence et de l'intérêt des usagers, le Conseil d'État a suspendu mercredi ce décret, estimant qu'il porte "une atteinte grave et immédiate aux intérêts économiques" des sociétés de VTC. La plus haute juridiction administrative doit désormais examiner le dossier sur le fond.

Le gouvernement a annoncé samedi la mise en place d'une ..."mission de concertation" 
Pour tenter de trouver un terrain d'entente entre taxis et VTC, elle est destinée à "définir les conditions durables d'une concurrence équilibrée entre les taxis et les VTC". "Cette commission, c'est un gadget, le gouvernement veut gagner du temps. Aujourd'hui, il y a urgence", a aussitôt estimé Michel Charbonnier, taxi depuis 15 ans. "Dans les autres pays, au Canada ou en Belgique par exemple, il y a une réglementation. Ici, on a déjà perdu un an", ajoute Karim Lalouani. 

L'appli Uber, "c'est de la provocation", selon le même qui s'élèver  contre les applications pour smartphone permettant à n'importe quel automobiliste de faire le taxi occasionnel à titre onéreux.
En dehors de tout cadre juridique, l'application sur mobile Uber est très appréciée des clients, mais perçue par les professionnels comme un empêcheur de tourner en rond. Soutenue par Google qui la lance dans 47 pays, elle bouscule le fragile équilibre entre taxis et VTC qui s'était établi depuis deux ans et que l'annulation du délai de 15 minutes pour les VTC est venue, au même moment, remettre en cause, à la satisfaction des usagers.

Le gouvernement ne  renonce pas à prendre parti  pour sa clientèle électorale.
Bercy vient de lancer ses services de la répression des fraudes sur une enquête sur les services de covoiturage entre particuliers à "but lucratif", illégaux. Cette décision vise en particulier Uber, dans la ligne de mire des taxis. Malgré l'augmentation des licences distribuées, notamment à Paris, ces dernières années par l'administration, les taxis restent peu nombreux : quelque 55.000 dans l'hexagone, dont environ 20.000 à Paris. Fin 2013, on recensait parallèlement 6.500 entreprises de VTC (dont la moitié en Ile-de-France) exploitant quelque 12.400 véhicules.
"Les taxis payent plus cher leur licence, car ils ont un monopole sur la maraude", la mission devra "faire respecter ce monopole, mais il faut aussi réaffirmer que sur le marché de la réservation, la concurrence des VTC est parfaitement loyale", a expliqué Benjamin Cardoso, président de LeCab. Le patron de Chauffeurs privés, une autre société de VTC, Yan Hascoet, a souhaité arriver à "une paix sociale entre les VTC et les taxis". 

Dernière heure: une "grève reconductible" jusqu'à "l'arrêt des immatriculations" des Véhicules de tourisme avec chauffeur
C'est ce qu'annonce l'intersyndicale des privilégiés, en dépit de la mission de concertation que le gouvernement vient d'annoncer...