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mardi 3 avril 2018

Air France : une quatrième grève et un conflit convergent

La mobilisation pour une revalorisation des salaires de la compagnie aérienne ne faiblit pas

Les salariés d’Air France ont reçu un nouvel appel à la grève mardi.

C'est la quatrième fois depuis la fin février, dans un conflit qui se durcit et  converge vers le mouvement  social à la SNCF, les éboueurs ou les universités

Une journée de mobilisation pour les salaires qui coïncide avec le début de la longue grève en pointillés et à rebonds à la SNCF, par sessions de deux jours hebdomadaires, même si les syndicats de la compagnie affirment que la date avait été arrêtée depuis longtemps, sans concertation avec les cheminots. 
En attendant une convergence des luttes, le calendrier social s’accorde au moins aujourd’hui dans la convergence des dates. Les salariés d’Air France sont d’ailleurs appelés à d’autres arrêts de travail les 7, 10 et 11 avril.  : combien, d'ici la fin juin ? 

Les grévistes restent fermes sur leur revendication d’une augmentation générale de 6%

Une intersyndicale regroupant les organisations de pilotes (le SNPL, majoritaire, Spaf et Alter), de personnels navigants (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et au sol (CGT, FO et SUD), coordonne un mouvement social unitaire. 
Un simple "rattrapage de l’inflation", plus que légitime, selon eux, alors que leurs salaires sont bloqués depuis 2011. Les fonctionnaires sont-ils plus favorisés ? Détenteurs de la clé du conflit avec leur capacité à clouer les avions au sol, les pilotes réclament même 4,7% de plus pour arriver à une revalorisation de leur rémunération de l’ordre de 11%.  

Les syndicats estiment que le retour aux bénéfices en 2017 a changé la donneaprès plusieurs années d’efforts de productivité imposés par la direction, durant lesquelles ils ont joué le jeu d’une grande modération salariale, afin de ne pas aggraver les pertes de la compagnie, assurent-ils. Une juste répartition des fruits de la croissance qui s’est déjà traduite dans d’autres compagnies, comme l’allemande Lufthansa, par de substantielles augmentations pour les pilotes au terme d’un mouvement social de trois ans qui aura coûté plusieurs centaines de millions d’euros à la compagnie et au citoyen allemand. 

"Je crains que ce mouvement ne dure et coûte fort cher", a mis en garde le responsable du SNPL. Il y a quelques jours, Philippe Evain (Air France) a en effet consulté début mars les pilotes sur le principe d’arrêts de travail pouvant dépasser six jours, approuvé à 71%. 
Pour la direction, qui estime à 25 millions la facture de chaque jour de grève - additionnés aux 20 millions par jour de grève à la SNCF - avec environ 25% des vols annulés, céder à la revendication "pas réaliste" des grévistes reviendrait à hypothéquer gravement l’avenir de la compagnie dont la rentabilité demeure nettement inférieure à celle de ses concurrents. La compagnie a chiffré à 240 millions d’euros le coût d’une telle mesure qui viendrait s’additionner aux 200 millions déjà accordés pour 2018 : 1% d’augmentation générale, 1,4% de hausses individuelles pour les personnels au sol et un accord d’intéressement qui représente 20% du résultat d’Air France, soit 130 millions d’euros à répartir, avec, cerise sur le gâteau, un bonus de 2% par salarié. Au total, a-t-elle calculé, l’augmentation de la rémunération sera ainsi en moyenne de 4,5% en 2018.  

Pas question donc d’aller plus loin et de rogner sur les investissements 

On parle ici de 1,3 milliard d’euros prévus cette année, comprenant l’embauche de 250 pilotes et 1,7 milliard l’an prochain, en acceptant que l’essentiel des 590 millions de bénéfices de 2017, les meilleurs de l’histoire de la compagnie, soit absorbé par des hausses de salaires. 
La marge opérationnelle d’Air France atteint aujourd’hui 4% là où elle est à 9% chez Lufthansa et KLM et 12% chez British Airways. "Pour distribuer de la richesse, il faut d’abord l’avoir créée", a résumé Franck Terner, le PDG d’Air France. 

Le mouvement est-il en phase de décélération

La mobilisation n’a guère faibli, lors de la troisième journée de grève, vendredi dernier. Chez les navigants, elle était de 31% de grévistes chez les pilotes et 28% pour les hôtesses et stewards PNC. Elle était en revanche de moins de 10% au sol, selon la direction, un chiffre en forte baisse. 

Un dialogue social aphone s'installe. Les pilotes ont quitté la dernière séance de négociations après seulement quarante minutes de discussion et le directeur des ressources humaines a échoué dans sa stratégie de division syndicale sur laquelle avait dans un premier temps misé. 
Ex-conseiller de Manuel Valls à Matignon, Gilles Gateau entendait s’appuyer sur la CFDT, seul syndicat représentatif réformiste (proche du PS, tant qu'il ne s'était pas écrasé au sol lors des dernières élections) avec la CFE-CGC à avoir signé l’accord de février sur les salaires, pour créer une brèche dans le front syndical. 

L’écart grandissant entre le taux de pilotes grévistes et celui des personnels au sol pourrait-il finir par favoriser un découplage des négociations comme l’escompte la direction ? Cette hypothèse a jusqu’ici été mise en échec par le bureau du SNPL, qui joue à fond l’union intersyndicale avec les autres catégories de personnel pour faire plier la direction. 
En plus de la nouvelle journée de grève déjà prévue samedi 7 avril, les syndicats, qui s’inquiètent que la direction de la compagnie "ne semble pas prendre au sérieux la détermination des salariés et de l’intersyndicale", ont annoncé dimanche de nouveaux arrêts de travail pour les 10 et 11 avril.  

Air France amorce une "inversion de la poussée" ('reverse thrust', pour ce prétentieux de Macron)
Alors que les positions se figent, la direction a réaffirmé son ouverture à poursuivre le dialogue. Selon certaines sources [secret de sources, réelles ou imaginées], elle aurait également, mis sur la table la possibilité d’accéder à une partie des revendications des pilotes en échange d’un élargissement du périmètre d’activité de la filiale à bas coût d’Air France, Transavia
Transavia est une compagnie aérienne à bas prix néerlandaise, filiale de KLM [flotte de ...Boeing, essentiellement] et qui fait donc partie du groupe Air France-KLM [depuis 2003]. C'est un peu ce qu'est Flexibus (2011) - ou "cars Macron"- pour la SNCF [dont la filiale d 'autocars OuiBus' prend le relais des chemins de fer !], un moyen alternatif 'low cost' de transport destiné à  briser les grèves.Depuis longtemps, Guillaume Pepy, le président de la SNCF a pris la mesure qui pourrait changer la donne de la grève des cheminots. Ces dernières années, l’entreprise ferroviaire a ainsi créé de nombreuses filiales spécialisées : Ouibus pour le car longue distance, IDVroom pour le covoiturage, Ouicar pour la location de véhicules entre particuliers. "La solution alternative, maintenant, c’est le covoiturage", a-t-il lancé fin mars sur France Inter. La SNCF a d’ailleurs rendu gratuit son service IDVroom pour les passagers pendant la durée des grèves.
Pour se développer et augmenter le nombre de ses appareils (aux coûts d’exploitation réduits), alors qu'elle est pour la première fois bénéficiaire en 2017, Transavia, a besoin d’un agrément des pilotes. Le sujet sera au cœur du plan stratégique à cinq ans d’Air France, que les pilotes se disent prêts à prendre en compte, mais sans pour autant mélanger deux dossiers qu’ils estiment séparés. Autrement dit : d’abord le rattrapage et ensuite la discussion sur l’avenir. "On peut s’attendre à une longue guerre d’usure dans la grande tradition des conflits à Air France, pronostique un spécialiste, selon lequel l’attitude de l’Etat pourrait faire pencher la barre dans "un sens ou dans l’autre. S’il reste en dehors comme lors des précédents conflits, ce sera vu comme un encouragement pour la direction à tenir bon. Mais s’il s’en mêle, le dossier prendra un tour très politique, comme l’espèrent les syndicats et alors là, difficile de prévoir l’issue".

vendredi 30 mars 2018

Grèves à la SNCF et à Air France: les Français auront bientôt le choix de la concurrence étrangère

Les personnels d'Air France n'ont-ils rien à faire de leurs clients ?

Et si les usagers allaient voir ailleurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Air France panneau annulations"

Le personnel d'Air France est de nouveau appelé à faire grève pour de meilleurs salaires,
vendredi, un troisième arrêt de travail en plus d'un mois qui conduit à l'annulation d'un quart des vols. 
Au fil des grèves, surprise ou non, nos ports français ont perdu de leur crédibilité. Contraints et forcés, entrepreneurs et  voyageurs ont changé leurs habitudes et ont opté pour les ports et chantiers navals du nord. Bon nombre y sont restés...
Le trafic aérien était conforme aux prévisions vendredi matin, soit 76% de vols maintenus, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Jeudi, la direction prévoyait d'assurer 80 % des vols long-courriers et autant de court-courriers, à Orly et en province, ainsi que 70 % des moyen-courriers au départ et vers Roissy.
Le trafic intérieur est sacrifié.
A Nice Côte-d'Azur, la moitié des vols Air France (filiale Hop! comprise) sont annulés, selon les prévisions de la deuxième plateforme aéroportuaire française.

Les estimations de grévistes indiquent une mobilisation de 31,6 % des pilotes, livrées par la direction à partir des déclarations préalables,  28,3 % des hôtesses et stewards, 20,4 % des personnels au sol. Les chiffres définitifs seront connus dans la soirée, a indiqué le porte-parole de la direction, des salariés pouvant se déclarer grévistes au moment de leur prise de poste.

Un rassemblement est prévu à 10h00 près du siège de la compagnie aérienne, à Roissy, à l'appel des organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, Unac, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).

Ces onze syndicats avaient programmé quatre grèves

Ils ont mené deux grèves les 22 février et 23 mars et en ont programmé deux autres (les 3 et 7 avril), pour obtenir une augmentation générale de 6 %.
Ils jugent insuffisante la politique salariale de l'entreprise, au regard des efforts passés et des bons résultats réalisés l'an dernier. La direction affirme ne pas pouvoir offrir plus, sans fragiliser sa compétitivité et sa croissance.
Une première grève a eu lieu du 9 au 12 septembre 2017, demandant entre autres une revalorisation salariale et le retour des 12 jours de repos supprimés dans le cadre de Trust Together. La deuxième s'est imposée aux usagers du 3 avril 2018 à 00h01 au 3 avril 2018 à 23h59.La troisième est prévue du 7 avril 2018 à 00h01 (pour les départs en vacances de la zone A) au 7 avril 2018 à 23h59.
Malgré l'absence d'accord majoritaire avec les syndicats, la direction a déjà décidé une augmentation générale - la première depuis 2011 - de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre, ainsi qu'une enveloppe d'augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4 % dédiée aux personnels au sol.

Avec les 130 millions d'euros d'intéressement, "on arrive à 200 millions d'euros" redistribués, a souligné jeudi le directeur général d'Air France, Franck Terner, en le rapportant au bénéfice d'exploitation de 590 millions d'euros enregistré l'an dernier.

Jusqu'à présent, les tentatives de conciliation de la direction ont été repoussées

Dernier exemple en date : la négociation entamée mardi avec les syndicats de pilotes, en vue de parvenir à un accord "gagnant-gagnant", s'est terminée deux jours plus tard dans un claquement de porte.
"Nous avons quitté la salle de négociations, la direction refusant ne serait-ce que d'écouter nos demandes", a assuré jeudi matin Grégoire Aplincourt, président du Spaf (2e syndicat de pilotes, 21% des voix,et non-signataire de Trust Together), qui n'a rien de commun avec la Société des poètes et artistes de France.

Les pilotes réclament 6 % d'augmentation générale pour tous, alors que la revalorisation de certaines primes ou majorations gonfle la facture de +4,7 %, soit "plusieurs dizaines de millions d'euros", d'après la direction.
Le groupe justifie la modération salariale par des besoins importants en financement, dans un contexte concurrentiel "toujours très agressif".
"Air France a besoin de moyens pour investir afin de ne pas perdre des parts de marché", a ainsi fait valoir Franck Terner jeudi. "Pour distribuer de la richesse, il faut d'abord l'avoir créée", a-t-il rappelé.

La concurrence n'est-elle pas plus responsable, respectueuse et fiable ?

samedi 30 juillet 2016

Air France sous le "coût" des syndicats: excuses et prise en charge des usagers par le contribuable

Le PDG d'Air France héberge et présente ses excuses aux otages des syndicats  

Le nouveau PDG d'Air France KLM juge le mouvement syndical "extrêmement regrettable et agressif".

Jean-Marc Janaillac, ce nouveau PDG, tacle son prédécesseur, promettant de consacrer son énergie à rétablir la confiance avec les syndicats. Trois semaines après sa prise de fonction à la tête de sa Société anonyme (SA où l'Etat est actionnaire à hauteur de 17,6% mais où il dispose de droits de vote doubles et souffle le froid et le chaud), Jean-Marc Janaillac doit faire face à une grève des hôtesses et stewards de la compagnie nationale
Le mouvement syndical a démarré le mercredi 27 et doit durer jusqu'au 2 août. Le nouveau PDG, qui assumait mercredi les résultats semestriels du groupe, a livréau journal Le Figaro son analyse de la grève le mercredi 27 juillet

Votre prise de pouvoir coïncide avec une grève des hôtesses et stewards. Comprenez-vous ce mouvement? 
Ce mouvement est extrêmement regrettable et agressif. D'abord par le choix de cette période de l'année qui est très importante économiquement pour Air France et symboliquement pour les vacances en famille de nos clients. Je veux leur présenter les excuses du Groupe et les assurer de la totale mobilisation des équipes pour limiter les désagréments. 
Cette grève est regrettable, ensuite, parce qu'il n'y a pas d'urgence: l'accord collectif des PNC [Personnel Navigant Commercial] s'achève le 31 octobre. 
Enfin par la disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé. [Le conflit social de septembre 2014 avait coûté 500 millions d’euros.]

Après plusieurs mois de discussions, la direction d'Air France a proposé de reconduire l'accord actuel avec des modifications très marginales. Dès lors, déclencher une grève aussi longue dans ce calendrier paraît difficilement justifiable. Cette grève peut-elle faire replonger Air France dans le rouge? 
Elle aura un coût financier très élevé, ce qui ne peut que compliquer le travail qui reste à faire pour placer la compagnie dans un cycle de croissance rentable. D'autant que le second semestre 2016 s'annonce incertain voire volatile [sic]. 
Le marché est toujours sur-capacitaire ce qui met notre recette unitaire sous pression. Le contexte économique global est compliqué sur certaines destinations comme l'Amérique du Sud et le Royaume-Uni. Et la situation sécuritaire en Europe, plus particulièrement en France, pèse sur notre activité en provenance du Japon ou encore de la Chine mais aussi d'Amérique du Nord. 


Ce mouvement illustre aussi la défiance entre syndicat et direction... Il y a clairement un manque de confiance. Les syndicats prêtent à la direction des arrières pensées. Pour qu'il y ait dialogue, il faut une confiance réciproque. Je consacrerai toute mon énergie dans les semaines et mois qui viennent à rétablir

cette confiance.



A son troisième jour de grève, Air France prévoyait de maintenir "plus de 80%" de ses vols




Vendredi, à la veille d'un week-end noir marqué par le chassé-croisé de centaines de milliers de Français et d'étrangers, le troisième jour de grève des hôtesses et stewards d'Air France, la direction de la compagnie a précisé par communiqué que "30.000 passagers ont été touchés par la grève ce jour-là, jeudi,sur un total de 140.000"

La compagnie ajoutait qu'elle assurerait vendredi "plus de 90%" de ses vols longs-courriers et 85% de ses vols domestiques sur l'ensemble du réseau, ainsi que 75% des moyens-courriers à Roissy. Ses chiffres intègrent les vols opérés par la filiale domestique Hop! Air France, non concernée par la grève, a-t-on appris auprès du groupe aérien. 



Des annulations de dernière minute à prévoir ce vendredi 
Selon un premier bilan, la grève a provoqué l'annulation de 139 vols long et moyen-courriers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy, selon des sources aéroportuaires. 138 vols ont été annulés par anticipation et un avion pour Delhi a été supprimé "à chaud" vendredi matin.


A Orly, 20% des vols étaient annulés vendredi matin mais on s'attendait à des "annulations à chaud dans la journée, sur les moyen-courriers notamment". 
Pour la seule compagnie Air France, les annulations ont concerné jeudi 163 vols sur 516 programmés depuis ou vers l'aéroport de Roissy (32%), selon des sources aéroportuaires interrogées par l'AFP. A Orly, 59 vols ont été annulés sur 171 (35%).

Pour samediAir France prévoit d'assurer 80% de ses vols, un chiffre quasi stable par rapport à vendredi. Plus de 90% des vols long-courriers, plus de 70% des moyen-courriers à Roissy et plus de 80% des vols intérieurs seront maintenus, anticipe le transporteur qui fait état de 42% de grévistes, contre 36% annoncés pour vendredi.

Participation mitigée des personnels
La direction a comptabilisé 36% de grévistes mais les syndicats SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, représentant près de la moitié du personnel navigant commercial (PNC), accusent la direction de «désinformer outrageusement» en minorant le taux de participation. Le mouvement «monte en puissance», préviennent-ils. «Nous savons tous que c'est au fil des jours que les effets de la grève s'amplifient», écrivent-ils à quelques heures du grand week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens.

Une grève "disproportionnée," selon le nouveau PDG
En grève jusqu'au 2 août, les PNC (personnel navigant commercial) protestent contre la reconduction pour 17 mois seulement de l'accord d'entreprise fixant ses règles de travail, de rémunération et en matière de déroulement de carrière. L'accord actuellement en vigueur arrive à son terme le 31 octobre. Les cinq syndicats qui appellent à la grève (SNPNC, Unsa, SNGAF, CFTC et SUD) jugent "insuffisante" la durée proposée.

Le nouveau PDG du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac est sorti de sa réserve jeudi pour dénoncer une "disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé", un critère de  'disproportion' qui est habituellement appliqué aux déploiements de forces de police...
"L'idée qu'Air France pourrait disparaître reste encore étrangère à certains salariés" (...), déplore le nouveau PDG. Si on ne prend pas les bonnes décisions et si les équipes ne se mobilisent pas, il y a un fort risque de déclin, et on ne peut pas savoir où mène le déclin", affirme Jean-Marc Janaillac, à qui les syndicats n'accorde pas le temps de présenter son plan stratégique en novembre.

Les syndicats veulent des garanties pour leurs conditions de travail
Les syndicats estiment que la crainte d'une faillite de la compagnie tricolore n'est plus d'actualité, Air France ayant dégagé en 2015 ses premiers bénéfices depuis six ans. "Pourquoi, dans ces conditions, l'entreprise refuse-t-elle de garantir nos conditions de travail et de rémunération sur une période décente ?", demande l'intersyndicale SNPNC-Unsa. A l'automne, en cas d'échec persistant des négociations, la direction pourrait appliquer aux plus de 13.000 PNC d'Air France un texte rédigé unilatéralement, avec la réglementation internationale pour seule contrainte. 

Autre compagnie, autre grève : Aigle Azur, qui dessert l'Algérie, le Portugal, le Mali, la Chine et le Sénégal, devait annuler 20% de ses vols jeudi. Le SNPL appelle ses pilotes à déserter les cockpits, durant huit jours, pour forcer la direction à "négocier des conditions de travail compatibles avec un niveau acceptable de fatigue".

20 % de vols annulés samedi
Pour la quatrième journée, la grève des personnels navigant a entraîné l’annulation de 20 % des vols de la compagnie. Un chiffre qui devait rester stable dimanche, selon Le Monde qui se veut rassurant, mais avoue toutefois qu'il peut masquer "de possibles désagréments de dernière minute". "Une radicalisation récente", en quelque sorte... Dimanche, une amélioration est attendue à Roissy avec 80 % de moyens-courriers maintenus, contre 70 % samedi. Une prétendue amélioration puisque, à la vérité, huit moyens-courriers sur dix volaient déjà... La compagnie prévoit d'ailleurs un taux de grévistes de 41 % parmi le personnel navigant commercial (PNC).

Les syndicats mettent leur outil de travail en péril

Deux mois après la grève des pilotes [entamée le 11 juin, lors de l'Euro de football et dont les quatre premiers jours d’arrêt de travail avaient pesé 40 millions d’euros] et le préavis de grève de quatre jours -sans suite- des trois syndicats de pilotes, lSNPL, SPAF et Alter, pour la période du 24 au 27 juin, celle des hôtesses et stewards d’Air France fragilise, encore un peu plus, la compagnie déjà impactée par les attentats de Bruxelles et de Nice, mais aussi par une situation économique mondiale très incertaine, où la plupart des transporteurs aériens ont vu, ces derniers temps, leur recette unitaire chuter, ou du moins s’effriter.

Les syndicats d’hôtesses et stewards exigent des garanties salariales sur le long terme.
Non sans malveillance, cette grève instrumentalise le chassé-croisé estival et entend ignorer la crise qui impacte l'ensemble des Français, les tensions inter-communautaires extrêmes à Beaumont-sur-Oise et depuis les attentats islamistes de Nice à Saint-Etienne-du-Rouvray par des djihadistes français, les revendications catégorielles sont jugées difficilement acceptables en terme d’image pour la compagnie et surtout malvenues, voire injustifiée.

Annoncé le 5 avril 2016, le malencontreux changement de PDG - Alexandre de Juniac était devenu "le bouc émissaire" du SNPL (syndicat dominant de pilotes de ligne) - est une faute dont les syndicats profitent pour cueillir le nouveau -venu de la RATP et de la SNCF- alors qu'il prend ses marques, avant d’entamer des négociations avec les différentes catégories de personnels. 

Donner du temps au temps, sans verrouiller, sur plusieurs années des accords collectifs sur les conditions de travail et de rémunération. La méthode a été comprise par les pilotes, mais rejetée par les hôtesses et stewards. Le courant ne passe pas avec les PNC, notamment depuis un vol de contact et de présentation sur Bogota, il y a une dizaine de jours.  Les syndicats d’hôtesses et stewards attendaient des garanties, sur cinq ans et non sur 17 mois, jusqu’en mars 2018, ce qui les conduit après la présidentielle, d’où une crainte des PNC. L’opinion publique jugera de la validité de ce mouvement de grève.

Une opposition syndicale tournante chez Air France
Le problème d’Air France est depuis longtemps ailleurs. Ce sont des pressions politiques entretenues par la gauche aussi bien en interne qu’en externe. Comme chez les pilotes, les personnels au sol, ou la maintenance, les syndicats cherchent à prendre le manche de la compagnie et entretiennent un climat de ras le bol général sur fond de communication, de non reconnaissance et de co-gestion du groupe.
Suite à une culture syndicale très spécifique, Air France co-habite très mal avec KLM et TRANSAVIA pour le court-moyen-courrier. KLM en profite pour redécoller en terme de rentabilité. Et discrètement, la compagnie à bas coûts Norwegian vient d'inaugurer son premier vol Transatlantique entre Paris et New York.

Air France sous le "coût" des syndicats: excuses et prise en charge des usagers par le contribuable

Le PDG d'Air France héberge et présente ses excuses aux otages des syndicats  

Le nouveau PDG d'Air France KLM juge le mouvement syndical "extrêmement regrettable et agressif".

Jean-Marc Janaillac, ce nouveau PDG, tacle son prédécesseur, promettant de consacrer son énergie à rétablir la confiance avec les syndicats. Trois semaines après sa prise de fonction à la tête de sa Société anonyme (SA où l'Etat est actionnaire à hauteur de 17,6% mais où il dispose de droits de vote doubles et souffle le froid et le chaud), Jean-Marc Janaillac doit faire face à une grève des hôtesses et stewards de la compagnie nationale
Le mouvement syndical a démarré le mercredi 27 et doit durer jusqu'au 2 août. Le nouveau PDG, qui assumait mercredi les résultats semestriels du groupe, a livréau journal Le Figaro son analyse de la grève le mercredi 27 juillet

Votre prise de pouvoir coïncide avec une grève des hôtesses et stewards. Comprenez-vous ce mouvement? 
Ce mouvement est extrêmement regrettable et agressif. D'abord par le choix de cette période de l'année qui est très importante économiquement pour Air France et symboliquement pour les vacances en famille de nos clients. Je veux leur présenter les excuses du Groupe et les assurer de la totale mobilisation des équipes pour limiter les désagréments. 
Cette grève est regrettable, ensuite, parce qu'il n'y a pas d'urgence: l'accord collectif des PNC [Personnel Navigant Commercial] s'achève le 31 octobre. 
Enfin par la disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé. [Le conflit social de septembre 2014 avait coûté 500 millions d’euros.]

Après plusieurs mois de discussions, la direction d'Air France a proposé de reconduire l'accord actuel avec des modifications très marginales. Dès lors, déclencher une grève aussi longue dans ce calendrier paraît difficilement justifiable. Cette grève peut-elle faire replonger Air France dans le rouge? 
Elle aura un coût financier très élevé, ce qui ne peut que compliquer le travail qui reste à faire pour placer la compagnie dans un cycle de croissance rentable. D'autant que le second semestre 2016 s'annonce incertain voire volatile [sic]. 
Le marché est toujours sur-capacitaire ce qui met notre recette unitaire sous pression. Le contexte économique global est compliqué sur certaines destinations comme l'Amérique du Sud et le Royaume-Uni. Et la situation sécuritaire en Europe, plus particulièrement en France, pèse sur notre activité en provenance du Japon ou encore de la Chine mais aussi d'Amérique du Nord. 


Ce mouvement illustre aussi la défiance entre syndicat et direction... Il y a clairement un manque de confiance. Les syndicats prêtent à la direction des arrières pensées. Pour qu'il y ait dialogue, il faut une confiance réciproque. Je consacrerai toute mon énergie dans les semaines et mois qui viennent à rétablir
cette confiance.


A son troisième jour de grève, Air France prévoyait de maintenir "plus de 80%" de ses vols



Vendredi, à la veille d'un week-end noir marqué par le chassé-croisé de centaines de milliers de Français et d'étrangers, le troisième jour de grève des hôtesses et stewards d'Air France, la direction de la compagnie a précisé par communiqué que "30.000 passagers ont été touchés par la grève ce jour-là, jeudi,sur un total de 140.000"

La compagnie ajoutait qu'elle assurerait vendredi "plus de 90%" de ses vols longs-courriers et 85% de ses vols domestiques sur l'ensemble du réseau, ainsi que 75% des moyens-courriers à Roissy. Ses chiffres intègrent les vols opérés par la filiale domestique Hop! Air France, non concernée par la grève, a-t-on appris auprès du groupe aérien. 


Des annulations de dernière minute à prévoir ce vendredi 
Selon un premier bilan, la grève a provoqué l'annulation de 139 vols long et moyen-courriers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy, selon des sources aéroportuaires. 138 vols ont été annulés par anticipation et un avion pour Delhi a été supprimé "à chaud" vendredi matin.

A Orly, 20% des vols étaient annulés vendredi matin mais on s'attendait à des "annulations à chaud dans la journée, sur les moyen-courriers notamment". 
Pour la seule compagnie Air France, les annulations ont concerné jeudi 163 vols sur 516 programmés depuis ou vers l'aéroport de Roissy (32%), selon des sources aéroportuaires interrogées par l'AFP. A Orly, 59 vols ont été annulés sur 171 (35%).

Pour samediAir France prévoit d'assurer 80% de ses vols, un chiffre quasi stable par rapport à vendredi. Plus de 90% des vols long-courriers, plus de 70% des moyen-courriers à Roissy et plus de 80% des vols intérieurs seront maintenus, anticipe le transporteur qui fait état de 42% de grévistes, contre 36% annoncés pour vendredi.

Participation mitigée des personnels
La direction a comptabilisé 36% de grévistes mais les syndicats SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, représentant près de la moitié du personnel navigant commercial (PNC), accusent la direction de «désinformer outrageusement» en minorant le taux de participation. Le mouvement «monte en puissance», préviennent-ils. «Nous savons tous que c'est au fil des jours que les effets de la grève s'amplifient», écrivent-ils à quelques heures du grand week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens.

Une grève "disproportionnée," selon le nouveau PDG
En grève jusqu'au 2 août, les PNC (personnel navigant commercial) protestent contre la reconduction pour 17 mois seulement de l'accord d'entreprise fixant ses règles de travail, de rémunération et en matière de déroulement de carrière. L'accord actuellement en vigueur arrive à son terme le 31 octobre. Les cinq syndicats qui appellent à la grève (SNPNC, Unsa, SNGAF, CFTC et SUD) jugent "insuffisante" la durée proposée.

Le nouveau PDG du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac est sorti de sa réserve jeudi pour dénoncer une "disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé", un critère de  'disproportion' qui est habituellement appliqué aux déploiements de forces de police...
"L'idée qu'Air France pourrait disparaître reste encore étrangère à certains salariés" (...), déplore le nouveau PDG. Si on ne prend pas les bonnes décisions et si les équipes ne se mobilisent pas, il y a un fort risque de déclin, et on ne peut pas savoir où mène le déclin", affirme Jean-Marc Janaillac, à qui les syndicats n'accorde pas le temps de présenter son plan stratégique en novembre.

Les syndicats veulent des garanties pour leurs conditions de travail
Les syndicats estiment que la crainte d'une faillite de la compagnie tricolore n'est plus d'actualité, Air France ayant dégagé en 2015 ses premiers bénéfices depuis six ans. "Pourquoi, dans ces conditions, l'entreprise refuse-t-elle de garantir nos conditions de travail et de rémunération sur une période décente ?", demande l'intersyndicale SNPNC-Unsa. A l'automne, en cas d'échec persistant des négociations, la direction pourrait appliquer aux plus de 13.000 PNC d'Air France un texte rédigé unilatéralement, avec la réglementation internationale pour seule contrainte. 

Autre compagnie, autre grève : Aigle Azur, qui dessert l'Algérie, le Portugal, le Mali, la Chine et le Sénégal, devait annuler 20% de ses vols jeudi. Le SNPL appelle ses pilotes à déserter les cockpits, durant huit jours, pour forcer la direction à "négocier des conditions de travail compatibles avec un niveau acceptable de fatigue".

20 % de vols annulés samedi
Pour la quatrième journée, la grève des personnels navigant a entraîné l’annulation de 20 % des vols de la compagnie. Un chiffre qui devait rester stable dimanche, selon Le Monde qui se veut rassurant, mais avoue toutefois qu'il peut masquer "de possibles désagréments de dernière minute". "Une radicalisation récente", en quelque sorte... Dimanche, une amélioration est attendue à Roissy avec 80 % de moyens-courriers maintenus, contre 70 % samedi. Une prétendue amélioration puisque, à la vérité, huit moyens-courriers sur dix volaient déjà... La compagnie prévoit d'ailleurs un taux de grévistes de 41 % parmi le personnel navigant commercial (PNC).

Les syndicats mettent leur outil de travail en péril

Deux mois après la grève des pilotes [entamée le 11 juin, lors de l'Euro de football et dont les quatre premiers jours d’arrêt de travail avaient pesé 40 millions d’euros] et le préavis de grève de quatre jours -sans suite- des trois syndicats de pilotes, lSNPL, SPAF et Alter, pour la période du 24 au 27 juin, celle des hôtesses et stewards d’Air France fragilise, encore un peu plus, la compagnie déjà impactée par les attentats de Bruxelles et de Nice, mais aussi par une situation économique mondiale très incertaine, où la plupart des transporteurs aériens ont vu, ces derniers temps, leur recette unitaire chuter, ou du moins s’effriter.

Les syndicats d’hôtesses et stewards exigent des garanties salariales sur le long terme.
Non sans malveillance, cette grève instrumentalise le chassé-croisé estival et entend ignorer la crise qui impacte l'ensemble des Français, les tensions inter-communautaires extrêmes à Beaumont-sur-Oise et depuis les attentats islamistes de Nice à Saint-Etienne-du-Rouvray par des djihadistes français, les revendications catégorielles sont jugées difficilement acceptables en terme d’image pour la compagnie et surtout malvenues, voire injustifiée.

Annoncé le 5 avril 2016, le malencontreux changement de PDG - Alexandre de Juniac était devenu "le bouc émissaire" du SNPL (syndicat dominant de pilotes de ligne) - est une faute dont les syndicats profitent pour cueillir le nouveau -venu de la RATP et de la SNCF- alors qu'il prend ses marques, avant d’entamer des négociations avec les différentes catégories de personnels. 

Donner du temps au temps, sans verrouiller, sur plusieurs années des accords collectifs sur les conditions de travail et de rémunération. La méthode a été comprise par les pilotes, mais rejetée par les hôtesses et stewards. Le courant ne passe pas avec les PNC, notamment depuis un vol de contact et de présentation sur Bogota, il y a une dizaine de jours.  Les syndicats d’hôtesses et stewards attendaient des garanties, sur cinq ans et non sur 17 mois, jusqu’en mars 2018, ce qui les conduit après la présidentielle, d’où une crainte des PNC. L’opinion publique jugera de la validité de ce mouvement de grève.

Une opposition syndicale tournante chez Air France
Le problème d’Air France est depuis longtemps ailleurs. Ce sont des pressions politiques entretenues par la gauche aussi bien en interne qu’en externe. Comme chez les pilotes, les personnels au sol, ou la maintenance, les syndicats cherchent à prendre le manche de la compagnie et entretiennent un climat de ras le bol général sur fond de communication, de non reconnaissance et de co-gestion du groupe.
Suite à une culture syndicale très spécifique, Air France co-habite très mal avec KLM et TRANSAVIA pour le court-moyen-courrier. KLM en profite pour redécoller en terme de rentabilité. Et discrètement, la compagnie à bas coûts Norwegian vient d'inaugurer son premier vol Transatlantique entre Paris et New York.

mercredi 4 novembre 2015

Transavia: les hôtesses et stewards suspendent leur appel à la grève

L'appel à la grève est suspendu pour trois semaines

La filiale à bas coûts d'Air France-KLM échappe à un premier trou d'air
Promise  pour les 7 et 8 novembre "contre la course à la précarisation", la grève des personnels du SNPNC-FO n'aura pas lieu, a annoncé le syndicat minoritaire lundi soir. Cet appel à la grève, lancé jeudi dernier, était une première chez Transavia France, une filiale créée en 2007 et basée à l'aéroport de Paris-Orly de la compagnie aérienne à bas prix néerlandaise, elle-même créée en 1965. Les deux compagnies sont les divisions "loisirs" du groupe Air France-KLM à côté du pôle long-courrier d'Air France et KLM, d'une part, et le pôle court et moyen courrier avec HOP! d'autre part.

Le SNPNAC "s'est finalement rétracté et a indiqué ce jour qu'il ne signerait pas l'accord de contribution à l'amélioration des performances économiques de Transavia France," et le SNPNC-FO renonce donc, disant avoir pris acte de la décision du SNPNAC (Syndicat National du Personnel Navigant de l'Aéronautique Civile), majoritaire.

Les personnels navigants commerciaux restent vigilants

Le SNPNC-FO voulait dénoncer un projet de la direction de "supprimer l'augmentation annuelle contractuelle de 2%", "seule garantie d'évolution" des salaires, ainsi que "divers procédés" pour "amputer la rémunération des hôtesses et stewards en matière d'heures complémentaires et supplémentaires". 

Il refusait une "course à la précarisation des conditions de travail et de rémunération des hôtesses et stewards du groupe AF-KLM". "On avait appelé à la grève vraiment parce qu'on n'avait pas le choix", a dit Grégoire Jacta, délégué du SNPNC-FO. "On ne veut pas abîmer l'image de notre entreprise", a-t-il ajouté.
Le syndicat écrit que la direction est "pour l'instant dans l'incapacité d'appliquer son accord", mais "rien n'indique qu'elle abandonne définitivement ce projet", poursuit-il, en soulignant qu'il "active la clause de veille sociale" pour les trois semaines à venir. "Si la direction maintient ses exigences démesurées", le SNPNC "n'exclut pas de déposer un nouveau préavis". Une réunion direction-syndicats (SNPNAC -ni cogestionnaire ni doctrinaire- et SNPNC-FO) est prévue ce mardi.