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vendredi 6 janvier 2017

Education nationale: la réforme Belkacem vide les collèges

La ministre socialiste pousse les parents à envoyer leurs enfants dans les écoles privées

La réforme du collège avait suscité les polémiques en son temps 

Sa mise en application à la rentrée des classes 2016 justifie a posteriori les grèves et manifs de manière inattendue. 
En effet, les parents semblent faire de plus en plus le choix du privé, note Thierry Terret, recteur de l'académie de Rennes (depuis mars 2016), dans Ouest France du 5 janvier.
Et, certifie-t-il, "ce n'est pas une spécificité bretonne". La sortie des premiers chiffres prévisionnels pour la rentrée 2017 lui donnent  raison. 

La refonte du système scolaire au niveau du collège était au départ une fausse vraie urgence. En effet le collège n’est pas le maillon faible de l’éducation. Si son fondement doit être renforcé dès l'école élémentaire et le temps du perfectionnement réservé au lycée, au collège, les enfants doivent prendre le temps de vivre la transition scolaire. Mais, mal inspirée par la FSU, proche du PCF et par son entourage de féministes dérangées (voyez Caroline de Haas !), Najat Vallaud-Belkacem a choisi de donner la priorité à l'idéologie et les fantasmes sur la pédagogie. 

Les diverses raisons de cette désaffection

A l'évidence, les manifestations et grèves de l'an passé contre la réforme des collèges ont incité des parents à inscrire leurs enfants dans le privé, insinue Ouest France. "Nous ne sommes pas plus inquiets que cela, tempère Thierry Terret, un historien spécialiste du sport. Il s'agit d'un phénomène conjoncturel, qui n'est pas enraciné historiquement". 
Justement, cet universitaire -nommé dès janvier 2013 à la tête de l'académie de la Réunion- a séduit le pouvoir socialiste en tant que fut l'un des promoteurs de la théorie du genre des USA en France et des concepts de masculinité-féminités dans les sciences sociales et historiques.

La capacité d'adaptation du privé est culturelle
"Peut-être que la réforme est passée plus facilement dans le privé", avoue-t-il tout de même, dans 20 Minutes. Comment cela serait-il possible ? Confronté aux attaques, l'enseignement privé a entretenu une volonté de résistance et de survie dont les assistés de l'Education nationale ignorent tout. 
Aussi le privé garde-t-il une surprenante réactivité aux réformes. Par exemple, les classes européennes et les cours de latin et de grec ont pu être sauvegardées dans certains établissements privés. Il lui a suffi de trouver les failles de la réforme et d'effectuer quelques accommodements dans l'interprétation des nouveaux programmes. 

Cette poussée vers le privé ne semble pas devoir prendre de l'ampleur.

Seules les familles les plus attentives ont pu saisir les opportunités, mais le contrat passé entre l'Etat et l'enseignement privé prévoit que seuls 20 % des établissements français pourront être privés.
 
De plus, même si les parents croient toujours que l'enseignement privé est resté celui de leur enfance, garant de la tradition et préservé des atteintes sociétales, il a en grande partie évolué. Qu'il soit religieux ou non, il a veillé à garder le contact avec le monde tel qu'il est, notamment celui de la diversité, puisqu'il n'est pas rare que des écoles confessionnelles accueillent toutes les religions, modèles de laïcité. 

France Info accueille la pub de ces cours privés
derrière chacun de ses bulletins météo:
au grand dam de Ségolène Royal
qui stigmatisa les profs mal payés par l'EN
qui arrondissent leurs fins de mois
Et enfin, outre que l'école offre un encadrement et un niveau d'enseignement plus satisfaisants, elle répond bien à la crise de la transmission des savoirs et des valeurs. 
En revanche, la réforme du collège telle que l'a voulue la FSU, co-gestionnaire de l'Education nationale et maîtresse de l'institution, a surtout réussi à faire progresser le nombre d'écoles hors contrat.

samedi 30 juillet 2016

Air France sous le "coût" des syndicats: excuses et prise en charge des usagers par le contribuable

Le PDG d'Air France héberge et présente ses excuses aux otages des syndicats  

Le nouveau PDG d'Air France KLM juge le mouvement syndical "extrêmement regrettable et agressif".

Jean-Marc Janaillac, ce nouveau PDG, tacle son prédécesseur, promettant de consacrer son énergie à rétablir la confiance avec les syndicats. Trois semaines après sa prise de fonction à la tête de sa Société anonyme (SA où l'Etat est actionnaire à hauteur de 17,6% mais où il dispose de droits de vote doubles et souffle le froid et le chaud), Jean-Marc Janaillac doit faire face à une grève des hôtesses et stewards de la compagnie nationale
Le mouvement syndical a démarré le mercredi 27 et doit durer jusqu'au 2 août. Le nouveau PDG, qui assumait mercredi les résultats semestriels du groupe, a livréau journal Le Figaro son analyse de la grève le mercredi 27 juillet

Votre prise de pouvoir coïncide avec une grève des hôtesses et stewards. Comprenez-vous ce mouvement? 
Ce mouvement est extrêmement regrettable et agressif. D'abord par le choix de cette période de l'année qui est très importante économiquement pour Air France et symboliquement pour les vacances en famille de nos clients. Je veux leur présenter les excuses du Groupe et les assurer de la totale mobilisation des équipes pour limiter les désagréments. 
Cette grève est regrettable, ensuite, parce qu'il n'y a pas d'urgence: l'accord collectif des PNC [Personnel Navigant Commercial] s'achève le 31 octobre. 
Enfin par la disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé. [Le conflit social de septembre 2014 avait coûté 500 millions d’euros.]

Après plusieurs mois de discussions, la direction d'Air France a proposé de reconduire l'accord actuel avec des modifications très marginales. Dès lors, déclencher une grève aussi longue dans ce calendrier paraît difficilement justifiable. Cette grève peut-elle faire replonger Air France dans le rouge? 
Elle aura un coût financier très élevé, ce qui ne peut que compliquer le travail qui reste à faire pour placer la compagnie dans un cycle de croissance rentable. D'autant que le second semestre 2016 s'annonce incertain voire volatile [sic]. 
Le marché est toujours sur-capacitaire ce qui met notre recette unitaire sous pression. Le contexte économique global est compliqué sur certaines destinations comme l'Amérique du Sud et le Royaume-Uni. Et la situation sécuritaire en Europe, plus particulièrement en France, pèse sur notre activité en provenance du Japon ou encore de la Chine mais aussi d'Amérique du Nord. 


Ce mouvement illustre aussi la défiance entre syndicat et direction... Il y a clairement un manque de confiance. Les syndicats prêtent à la direction des arrières pensées. Pour qu'il y ait dialogue, il faut une confiance réciproque. Je consacrerai toute mon énergie dans les semaines et mois qui viennent à rétablir

cette confiance.



A son troisième jour de grève, Air France prévoyait de maintenir "plus de 80%" de ses vols




Vendredi, à la veille d'un week-end noir marqué par le chassé-croisé de centaines de milliers de Français et d'étrangers, le troisième jour de grève des hôtesses et stewards d'Air France, la direction de la compagnie a précisé par communiqué que "30.000 passagers ont été touchés par la grève ce jour-là, jeudi,sur un total de 140.000"

La compagnie ajoutait qu'elle assurerait vendredi "plus de 90%" de ses vols longs-courriers et 85% de ses vols domestiques sur l'ensemble du réseau, ainsi que 75% des moyens-courriers à Roissy. Ses chiffres intègrent les vols opérés par la filiale domestique Hop! Air France, non concernée par la grève, a-t-on appris auprès du groupe aérien. 



Des annulations de dernière minute à prévoir ce vendredi 
Selon un premier bilan, la grève a provoqué l'annulation de 139 vols long et moyen-courriers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy, selon des sources aéroportuaires. 138 vols ont été annulés par anticipation et un avion pour Delhi a été supprimé "à chaud" vendredi matin.


A Orly, 20% des vols étaient annulés vendredi matin mais on s'attendait à des "annulations à chaud dans la journée, sur les moyen-courriers notamment". 
Pour la seule compagnie Air France, les annulations ont concerné jeudi 163 vols sur 516 programmés depuis ou vers l'aéroport de Roissy (32%), selon des sources aéroportuaires interrogées par l'AFP. A Orly, 59 vols ont été annulés sur 171 (35%).

Pour samediAir France prévoit d'assurer 80% de ses vols, un chiffre quasi stable par rapport à vendredi. Plus de 90% des vols long-courriers, plus de 70% des moyen-courriers à Roissy et plus de 80% des vols intérieurs seront maintenus, anticipe le transporteur qui fait état de 42% de grévistes, contre 36% annoncés pour vendredi.

Participation mitigée des personnels
La direction a comptabilisé 36% de grévistes mais les syndicats SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, représentant près de la moitié du personnel navigant commercial (PNC), accusent la direction de «désinformer outrageusement» en minorant le taux de participation. Le mouvement «monte en puissance», préviennent-ils. «Nous savons tous que c'est au fil des jours que les effets de la grève s'amplifient», écrivent-ils à quelques heures du grand week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens.

Une grève "disproportionnée," selon le nouveau PDG
En grève jusqu'au 2 août, les PNC (personnel navigant commercial) protestent contre la reconduction pour 17 mois seulement de l'accord d'entreprise fixant ses règles de travail, de rémunération et en matière de déroulement de carrière. L'accord actuellement en vigueur arrive à son terme le 31 octobre. Les cinq syndicats qui appellent à la grève (SNPNC, Unsa, SNGAF, CFTC et SUD) jugent "insuffisante" la durée proposée.

Le nouveau PDG du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac est sorti de sa réserve jeudi pour dénoncer une "disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé", un critère de  'disproportion' qui est habituellement appliqué aux déploiements de forces de police...
"L'idée qu'Air France pourrait disparaître reste encore étrangère à certains salariés" (...), déplore le nouveau PDG. Si on ne prend pas les bonnes décisions et si les équipes ne se mobilisent pas, il y a un fort risque de déclin, et on ne peut pas savoir où mène le déclin", affirme Jean-Marc Janaillac, à qui les syndicats n'accorde pas le temps de présenter son plan stratégique en novembre.

Les syndicats veulent des garanties pour leurs conditions de travail
Les syndicats estiment que la crainte d'une faillite de la compagnie tricolore n'est plus d'actualité, Air France ayant dégagé en 2015 ses premiers bénéfices depuis six ans. "Pourquoi, dans ces conditions, l'entreprise refuse-t-elle de garantir nos conditions de travail et de rémunération sur une période décente ?", demande l'intersyndicale SNPNC-Unsa. A l'automne, en cas d'échec persistant des négociations, la direction pourrait appliquer aux plus de 13.000 PNC d'Air France un texte rédigé unilatéralement, avec la réglementation internationale pour seule contrainte. 

Autre compagnie, autre grève : Aigle Azur, qui dessert l'Algérie, le Portugal, le Mali, la Chine et le Sénégal, devait annuler 20% de ses vols jeudi. Le SNPL appelle ses pilotes à déserter les cockpits, durant huit jours, pour forcer la direction à "négocier des conditions de travail compatibles avec un niveau acceptable de fatigue".

20 % de vols annulés samedi
Pour la quatrième journée, la grève des personnels navigant a entraîné l’annulation de 20 % des vols de la compagnie. Un chiffre qui devait rester stable dimanche, selon Le Monde qui se veut rassurant, mais avoue toutefois qu'il peut masquer "de possibles désagréments de dernière minute". "Une radicalisation récente", en quelque sorte... Dimanche, une amélioration est attendue à Roissy avec 80 % de moyens-courriers maintenus, contre 70 % samedi. Une prétendue amélioration puisque, à la vérité, huit moyens-courriers sur dix volaient déjà... La compagnie prévoit d'ailleurs un taux de grévistes de 41 % parmi le personnel navigant commercial (PNC).

Les syndicats mettent leur outil de travail en péril

Deux mois après la grève des pilotes [entamée le 11 juin, lors de l'Euro de football et dont les quatre premiers jours d’arrêt de travail avaient pesé 40 millions d’euros] et le préavis de grève de quatre jours -sans suite- des trois syndicats de pilotes, lSNPL, SPAF et Alter, pour la période du 24 au 27 juin, celle des hôtesses et stewards d’Air France fragilise, encore un peu plus, la compagnie déjà impactée par les attentats de Bruxelles et de Nice, mais aussi par une situation économique mondiale très incertaine, où la plupart des transporteurs aériens ont vu, ces derniers temps, leur recette unitaire chuter, ou du moins s’effriter.

Les syndicats d’hôtesses et stewards exigent des garanties salariales sur le long terme.
Non sans malveillance, cette grève instrumentalise le chassé-croisé estival et entend ignorer la crise qui impacte l'ensemble des Français, les tensions inter-communautaires extrêmes à Beaumont-sur-Oise et depuis les attentats islamistes de Nice à Saint-Etienne-du-Rouvray par des djihadistes français, les revendications catégorielles sont jugées difficilement acceptables en terme d’image pour la compagnie et surtout malvenues, voire injustifiée.

Annoncé le 5 avril 2016, le malencontreux changement de PDG - Alexandre de Juniac était devenu "le bouc émissaire" du SNPL (syndicat dominant de pilotes de ligne) - est une faute dont les syndicats profitent pour cueillir le nouveau -venu de la RATP et de la SNCF- alors qu'il prend ses marques, avant d’entamer des négociations avec les différentes catégories de personnels. 

Donner du temps au temps, sans verrouiller, sur plusieurs années des accords collectifs sur les conditions de travail et de rémunération. La méthode a été comprise par les pilotes, mais rejetée par les hôtesses et stewards. Le courant ne passe pas avec les PNC, notamment depuis un vol de contact et de présentation sur Bogota, il y a une dizaine de jours.  Les syndicats d’hôtesses et stewards attendaient des garanties, sur cinq ans et non sur 17 mois, jusqu’en mars 2018, ce qui les conduit après la présidentielle, d’où une crainte des PNC. L’opinion publique jugera de la validité de ce mouvement de grève.

Une opposition syndicale tournante chez Air France
Le problème d’Air France est depuis longtemps ailleurs. Ce sont des pressions politiques entretenues par la gauche aussi bien en interne qu’en externe. Comme chez les pilotes, les personnels au sol, ou la maintenance, les syndicats cherchent à prendre le manche de la compagnie et entretiennent un climat de ras le bol général sur fond de communication, de non reconnaissance et de co-gestion du groupe.
Suite à une culture syndicale très spécifique, Air France co-habite très mal avec KLM et TRANSAVIA pour le court-moyen-courrier. KLM en profite pour redécoller en terme de rentabilité. Et discrètement, la compagnie à bas coûts Norwegian vient d'inaugurer son premier vol Transatlantique entre Paris et New York.

Air France sous le "coût" des syndicats: excuses et prise en charge des usagers par le contribuable

Le PDG d'Air France héberge et présente ses excuses aux otages des syndicats  

Le nouveau PDG d'Air France KLM juge le mouvement syndical "extrêmement regrettable et agressif".

Jean-Marc Janaillac, ce nouveau PDG, tacle son prédécesseur, promettant de consacrer son énergie à rétablir la confiance avec les syndicats. Trois semaines après sa prise de fonction à la tête de sa Société anonyme (SA où l'Etat est actionnaire à hauteur de 17,6% mais où il dispose de droits de vote doubles et souffle le froid et le chaud), Jean-Marc Janaillac doit faire face à une grève des hôtesses et stewards de la compagnie nationale
Le mouvement syndical a démarré le mercredi 27 et doit durer jusqu'au 2 août. Le nouveau PDG, qui assumait mercredi les résultats semestriels du groupe, a livréau journal Le Figaro son analyse de la grève le mercredi 27 juillet

Votre prise de pouvoir coïncide avec une grève des hôtesses et stewards. Comprenez-vous ce mouvement? 
Ce mouvement est extrêmement regrettable et agressif. D'abord par le choix de cette période de l'année qui est très importante économiquement pour Air France et symboliquement pour les vacances en famille de nos clients. Je veux leur présenter les excuses du Groupe et les assurer de la totale mobilisation des équipes pour limiter les désagréments. 
Cette grève est regrettable, ensuite, parce qu'il n'y a pas d'urgence: l'accord collectif des PNC [Personnel Navigant Commercial] s'achève le 31 octobre. 
Enfin par la disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé. [Le conflit social de septembre 2014 avait coûté 500 millions d’euros.]

Après plusieurs mois de discussions, la direction d'Air France a proposé de reconduire l'accord actuel avec des modifications très marginales. Dès lors, déclencher une grève aussi longue dans ce calendrier paraît difficilement justifiable. Cette grève peut-elle faire replonger Air France dans le rouge? 
Elle aura un coût financier très élevé, ce qui ne peut que compliquer le travail qui reste à faire pour placer la compagnie dans un cycle de croissance rentable. D'autant que le second semestre 2016 s'annonce incertain voire volatile [sic]. 
Le marché est toujours sur-capacitaire ce qui met notre recette unitaire sous pression. Le contexte économique global est compliqué sur certaines destinations comme l'Amérique du Sud et le Royaume-Uni. Et la situation sécuritaire en Europe, plus particulièrement en France, pèse sur notre activité en provenance du Japon ou encore de la Chine mais aussi d'Amérique du Nord. 


Ce mouvement illustre aussi la défiance entre syndicat et direction... Il y a clairement un manque de confiance. Les syndicats prêtent à la direction des arrières pensées. Pour qu'il y ait dialogue, il faut une confiance réciproque. Je consacrerai toute mon énergie dans les semaines et mois qui viennent à rétablir
cette confiance.


A son troisième jour de grève, Air France prévoyait de maintenir "plus de 80%" de ses vols



Vendredi, à la veille d'un week-end noir marqué par le chassé-croisé de centaines de milliers de Français et d'étrangers, le troisième jour de grève des hôtesses et stewards d'Air France, la direction de la compagnie a précisé par communiqué que "30.000 passagers ont été touchés par la grève ce jour-là, jeudi,sur un total de 140.000"

La compagnie ajoutait qu'elle assurerait vendredi "plus de 90%" de ses vols longs-courriers et 85% de ses vols domestiques sur l'ensemble du réseau, ainsi que 75% des moyens-courriers à Roissy. Ses chiffres intègrent les vols opérés par la filiale domestique Hop! Air France, non concernée par la grève, a-t-on appris auprès du groupe aérien. 


Des annulations de dernière minute à prévoir ce vendredi 
Selon un premier bilan, la grève a provoqué l'annulation de 139 vols long et moyen-courriers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy, selon des sources aéroportuaires. 138 vols ont été annulés par anticipation et un avion pour Delhi a été supprimé "à chaud" vendredi matin.

A Orly, 20% des vols étaient annulés vendredi matin mais on s'attendait à des "annulations à chaud dans la journée, sur les moyen-courriers notamment". 
Pour la seule compagnie Air France, les annulations ont concerné jeudi 163 vols sur 516 programmés depuis ou vers l'aéroport de Roissy (32%), selon des sources aéroportuaires interrogées par l'AFP. A Orly, 59 vols ont été annulés sur 171 (35%).

Pour samediAir France prévoit d'assurer 80% de ses vols, un chiffre quasi stable par rapport à vendredi. Plus de 90% des vols long-courriers, plus de 70% des moyen-courriers à Roissy et plus de 80% des vols intérieurs seront maintenus, anticipe le transporteur qui fait état de 42% de grévistes, contre 36% annoncés pour vendredi.

Participation mitigée des personnels
La direction a comptabilisé 36% de grévistes mais les syndicats SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, représentant près de la moitié du personnel navigant commercial (PNC), accusent la direction de «désinformer outrageusement» en minorant le taux de participation. Le mouvement «monte en puissance», préviennent-ils. «Nous savons tous que c'est au fil des jours que les effets de la grève s'amplifient», écrivent-ils à quelques heures du grand week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens.

Une grève "disproportionnée," selon le nouveau PDG
En grève jusqu'au 2 août, les PNC (personnel navigant commercial) protestent contre la reconduction pour 17 mois seulement de l'accord d'entreprise fixant ses règles de travail, de rémunération et en matière de déroulement de carrière. L'accord actuellement en vigueur arrive à son terme le 31 octobre. Les cinq syndicats qui appellent à la grève (SNPNC, Unsa, SNGAF, CFTC et SUD) jugent "insuffisante" la durée proposée.

Le nouveau PDG du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac est sorti de sa réserve jeudi pour dénoncer une "disproportion entre les conséquences économiques, financières et d'image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé", un critère de  'disproportion' qui est habituellement appliqué aux déploiements de forces de police...
"L'idée qu'Air France pourrait disparaître reste encore étrangère à certains salariés" (...), déplore le nouveau PDG. Si on ne prend pas les bonnes décisions et si les équipes ne se mobilisent pas, il y a un fort risque de déclin, et on ne peut pas savoir où mène le déclin", affirme Jean-Marc Janaillac, à qui les syndicats n'accorde pas le temps de présenter son plan stratégique en novembre.

Les syndicats veulent des garanties pour leurs conditions de travail
Les syndicats estiment que la crainte d'une faillite de la compagnie tricolore n'est plus d'actualité, Air France ayant dégagé en 2015 ses premiers bénéfices depuis six ans. "Pourquoi, dans ces conditions, l'entreprise refuse-t-elle de garantir nos conditions de travail et de rémunération sur une période décente ?", demande l'intersyndicale SNPNC-Unsa. A l'automne, en cas d'échec persistant des négociations, la direction pourrait appliquer aux plus de 13.000 PNC d'Air France un texte rédigé unilatéralement, avec la réglementation internationale pour seule contrainte. 

Autre compagnie, autre grève : Aigle Azur, qui dessert l'Algérie, le Portugal, le Mali, la Chine et le Sénégal, devait annuler 20% de ses vols jeudi. Le SNPL appelle ses pilotes à déserter les cockpits, durant huit jours, pour forcer la direction à "négocier des conditions de travail compatibles avec un niveau acceptable de fatigue".

20 % de vols annulés samedi
Pour la quatrième journée, la grève des personnels navigant a entraîné l’annulation de 20 % des vols de la compagnie. Un chiffre qui devait rester stable dimanche, selon Le Monde qui se veut rassurant, mais avoue toutefois qu'il peut masquer "de possibles désagréments de dernière minute". "Une radicalisation récente", en quelque sorte... Dimanche, une amélioration est attendue à Roissy avec 80 % de moyens-courriers maintenus, contre 70 % samedi. Une prétendue amélioration puisque, à la vérité, huit moyens-courriers sur dix volaient déjà... La compagnie prévoit d'ailleurs un taux de grévistes de 41 % parmi le personnel navigant commercial (PNC).

Les syndicats mettent leur outil de travail en péril

Deux mois après la grève des pilotes [entamée le 11 juin, lors de l'Euro de football et dont les quatre premiers jours d’arrêt de travail avaient pesé 40 millions d’euros] et le préavis de grève de quatre jours -sans suite- des trois syndicats de pilotes, lSNPL, SPAF et Alter, pour la période du 24 au 27 juin, celle des hôtesses et stewards d’Air France fragilise, encore un peu plus, la compagnie déjà impactée par les attentats de Bruxelles et de Nice, mais aussi par une situation économique mondiale très incertaine, où la plupart des transporteurs aériens ont vu, ces derniers temps, leur recette unitaire chuter, ou du moins s’effriter.

Les syndicats d’hôtesses et stewards exigent des garanties salariales sur le long terme.
Non sans malveillance, cette grève instrumentalise le chassé-croisé estival et entend ignorer la crise qui impacte l'ensemble des Français, les tensions inter-communautaires extrêmes à Beaumont-sur-Oise et depuis les attentats islamistes de Nice à Saint-Etienne-du-Rouvray par des djihadistes français, les revendications catégorielles sont jugées difficilement acceptables en terme d’image pour la compagnie et surtout malvenues, voire injustifiée.

Annoncé le 5 avril 2016, le malencontreux changement de PDG - Alexandre de Juniac était devenu "le bouc émissaire" du SNPL (syndicat dominant de pilotes de ligne) - est une faute dont les syndicats profitent pour cueillir le nouveau -venu de la RATP et de la SNCF- alors qu'il prend ses marques, avant d’entamer des négociations avec les différentes catégories de personnels. 

Donner du temps au temps, sans verrouiller, sur plusieurs années des accords collectifs sur les conditions de travail et de rémunération. La méthode a été comprise par les pilotes, mais rejetée par les hôtesses et stewards. Le courant ne passe pas avec les PNC, notamment depuis un vol de contact et de présentation sur Bogota, il y a une dizaine de jours.  Les syndicats d’hôtesses et stewards attendaient des garanties, sur cinq ans et non sur 17 mois, jusqu’en mars 2018, ce qui les conduit après la présidentielle, d’où une crainte des PNC. L’opinion publique jugera de la validité de ce mouvement de grève.

Une opposition syndicale tournante chez Air France
Le problème d’Air France est depuis longtemps ailleurs. Ce sont des pressions politiques entretenues par la gauche aussi bien en interne qu’en externe. Comme chez les pilotes, les personnels au sol, ou la maintenance, les syndicats cherchent à prendre le manche de la compagnie et entretiennent un climat de ras le bol général sur fond de communication, de non reconnaissance et de co-gestion du groupe.
Suite à une culture syndicale très spécifique, Air France co-habite très mal avec KLM et TRANSAVIA pour le court-moyen-courrier. KLM en profite pour redécoller en terme de rentabilité. Et discrètement, la compagnie à bas coûts Norwegian vient d'inaugurer son premier vol Transatlantique entre Paris et New York.

dimanche 12 octobre 2014

Ministre de l'Education: une demi-journée de cours en moins, c'est "pour le bien des enfants"

Vallaud-Belkacem : les enfants ne sont pas à une demi-journée près...

Mécontentements  des maires et des familles qui devront se débrouiller pour la prise en charge des enfants

La demi-journée de "consultation" des enseignants sur les programmes de maternelle et le socle commun sera prise sur le temps scolaire et la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem trouve cela juste, puisque les syndicats d'enseignants qui co-gèrent le ministère lui ont imposé leur façon de voir.
Les efforts, c'est pour les autres. "C'est un effort que l'on demande aux parents et aux collectivités locales, qui devront prendre en charge les enfants qui ne seront pas accueillis", a tranché Najat Vallaud-Belkacem sur i-télé, en dépit des mécontentements exprimés par des maires et des familles. 
Ce n'est même pas de la concertation. "C'est pour le bien des enfants", a-t-elle estimé, "pour que les enseignants s'approprient ce qu'ils doivent [leur] apprendre"

Les parents et les maires ont appris fin septembre que les professeurs de maternelle seront consultés une demi-journée entre le 22 septembre et le 18 octobre sur le futur programme de maternelle, et les professeurs de l'école élémentaire et du collège sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture. 

L'Education nationale regorge-t-elle de crédits?
Par ailleurs, la ministre a annoncé que les 90.000 membres du personnel non enseignants de l'Éducation nationale, "qui font vivre les établissements", allaient bénéficier d'une prime exceptionnelle de 50 euros (catégorie B) ou même 100 euros (catégorie C) au mois de décembre. 
Le ministère n'a-t-il pas trouvé à dépenser les copieux crédits votés par le Parlement pour 2014 ? 

La ministre fait fi des plaintes des partenaires

Vendredi, l'Association des maires de France (AMF) avait réclamé la suppression de cette demi-journée de consultation des enseignants, arguant que "plusieurs directeurs académiques" l'avaient "annulé[e]" et avaient à la place organisé la concertation "en dehors du temps scolaire des enfants". "Les maires refusent de se substituer à l'État pour l'exercice de ses responsabilités. Ils ne sont pas les supplétifs de l'Éducation nationale", assène l'AMF, appelant cette dernière à organiser des concertations "en dehors des heures scolaires".

Les associations de parents d’élèves ont eu le dernier mot. "De l’amateurisme", "du grand n’importe quoi", "quel bordel ! (sic)"... C’est Le sujet qui alimente toutes les conversations, sur Facebook ou à la pause-café des entreprises. 
La demi-journée destinée à discuter entre enseignants sur les futures énièmes réformes de l’Education n’aura pas lieu dans les écoles et collèges de l’académie de Créteil, dont le maire est député PS. Les parents d’élèves qui s’étaient organisés pour faire garder leurs enfants, le lundi 13 octobre au matin ne décolèrent pas. Après avoir annoncé que la demi-journée banalisée se déroulerait le lundi 13 octobre, le rectorat de Créteil a finalement décidé de maintenir la matinée de cours.
La PEEP du Val-de-Marne et la FCPE de Seine-et-Marne avaient chacune de leur côté déposé un recours en urgence auprès du tribunal administratif. "C'est un scandale que nous soyons obligés d'aller en justice pour permettre à nos enfants d'aller à l'école", peste Myriam Menez, présidente de la PEEP du Val-de-Marne. Mais "toutes les associations au niveau local n'ayant pas les compétences juridiques", la PEEP n'a pas prévu de déposer d'autres recours en France, précise Valérie Marty, présidente de l'association, alors que la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, ne cesse de mettre en avant le lien parents-école. 
La FCPE a de son côté déposé un nouveau recours pour les départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise. Paris devrait leur emboîter le pas et s'engager dans la procédure judiciaire. "C'est toute l'Ile-de-France qui va être en lutte contre cette demi-journée volée, se réjouit Paul Raoult, président de la FCPE. La contestation est en train de prendre, l'Ile-de-France représente un tiers des écoliers français."
En Picardie, le désordre dans les villes et les familles, c'est pour le mercredi 15
dans les écoles et les collèges de l’académie. 


Certains profs font même de la résistance. "J’ai carrément dit aux parents de mes élèves que je ne ferai que de la garderie ce jour-là, raconte une institutrice en petite section de maternelle qui a souhaité garder l’anonymat. Tous les professeurs devraient en faire autant. Faut arrêter de se foutre de notre gueule (sic).

Absence de concertation
La demi-journée banalisée a donc été fixée à une date ultérieure. "Oui, mais quand ?", s’inquiète Michel Papin. Et ce qui préoccupe Jacques Drouhin, c’est la perte de confiance des administrés envers les élus. "On est en train de monter les parents contre les collectivités. On en prend plein la figure alors que c’est l’État qui nous impose ses choix" , rappelle-t-il, amer. Et les enfants dans tout ça ? En tout cas, pour Noa, 7 ans, il n’y a pas photo. Le petit aurait, sans aucun doute, préféré rester avec sa maman !

Le chaos organisé, la bouche en coeur
En Seine-Maritime, c'est l'après-midi du 10 octobre 2014 que les professeurs des écoles sont réquisitionnés et les parents d'élèves et les élus fulminent contre la décision du rectorat.
Et Denis Merville (AMF) a fait ses comptes. Si les toutes les mairies acceptaient d’accueillir les élèves au cours de cette demi-journée banalisée, cela coûterait, à l’ensemble des communes de Seine-Maritime, "530.000 euros pour une seule demi-journée". Il a demandé, avec ses collègues de l’Association des maires du département, d’être reçu par le préfet "pour, au nom des maires de la Seine-Maritime, lui présenter la facture".

La ministre se mélange les crayons
Après avoir affirmé que la journée devait être consacrée à une appropriation des contenus scolaires, elle prétend qu'il s'agit  maintenant d'échanger  - fusse après coup !  "Plutôt que de décider tout seul dans un coin, nous avons décidé [un pluriel flou nécessaire à donner plus de poids à l'arbitraire] que l'ensemble des enseignants puisse donner leur avis sur le contenu" du socle commun, a argumenté Najat Vallaud-Belkacem. 
La ministre a toutefois assuré qu'il n'y aura "qu'une seule demi-journée de consultation dans l'année, avant les vacances de la Toussaint, et non pas plusieurs comme cela a pu s'écrire", a-t-elle polémiqué. Or, jusqu'à preuve du contraire et quoi qu'elle en dise, l'année scolaire comporte deux autres trimestres en 2015...

jeudi 8 janvier 2009

Faible mobilisation lycéenne : peut mieux faire !

Tous les manifestants ne pourront se recycler au PS…
La mobilisation contre le gouvernement, au prétexte de la réforme de l'enseignement secondaire, a été plutôt molle jeudi dans les lycées. Les organisations lycéennes avaient pourtant promis de durcir le mouvement au retour des vacances. Manque de sève, pompée par le camarade Juju Dray ?

Echec du test des lycéens politisés

Certes, des blocages temporaires ont été signalés ici ou là à l'appel des organisations de lycéens, et des assemblées générales ont été organisées en début de matinée dans 27 lycées à Paris, 70 en Ile-de-France et environ 200 en province, mais la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) a dû admettre piteusement que le rassemblement prévu à 14h00 à Paris, au métro Sèvres-Babylone, n'a pas constitué le test important qu'escomptait le mouvement lycéen. Il n’a pas draîné les foules !

Pression mensongère sur les lycéens

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L’agence R**ters fait de l’intox

Comme s'il ne suffisait pas que quelques énergumènes entraînent des lycéens peu motivés par les études, il est aussi inexact d’écrire, comme le fait l' agence de presse R*******, que « les organisations de lycéens souhaitent désormais que le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, renonce aux 13.500 suppressions de poste prévues en 2009 ». Mais où le/la journaliste a -t-il/elle pris ce bobard? Les 13.500 postes sont en effet le nombre total sur plusieurs années et les non-maintiens de postes ont déjà commencé. Les lycéens sont donc trompés sur le contenu de la réforme et sont ainsi poussés dans la rue sur des informations fausses ?

> Le ministre qui en décembre a préféré une réforme acceptée plutôt qu’imposée et qui a donc repoussé d'un an son projet de réforme, n’a pas la tâche facilitée par un presse soi-disant à son service.

Ce qui est déjà voté sera appliqué

Alors que les syndicats d'enseignants appellent à manifester dans toute la France le samedi 17 janvier, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a envoyé mercredi un nouveau signal de détente en annonçant le maintien de 1.500 des 3.000 postes d'enseignants RASED (le dispositif d'aide aux élèves en difficulté dans le primaire) que le gouvernement envisageait de supprimer.

Le chef de l'Etat est inflexible sur les suppressions de postes. Sur le sujet, les syndicats d'enseignants prennent le relais des lycéens qu’ils poussent en première ligne, et repointent leur nez. Après des années d’efforts pour imposer leur co-gestion du ministère, ils affirment que Xavier Darcos n'aura pas le dernier mot, même si ses bonnes relations avec Nicolas Sarkozy pourraient peser.

Des chiffres peu glorieux

  • Jeudi à Paris, un millier de lycéens selon la police, 3.000 selon les organisateurs, soit entre quatre et sept fois moins que le 18 décembre, selon les estimations.
    Au premier jour du mouvement depuis la rentrée, une vingtaine de filtrages bloquants avaient été mis en place dans la capitale, a-t-on indiqué au rectorat. Aucun établissement n'était totalement occupé et la mobilisation était relativement faible. Le responsable parisien de l'Union nationale lycéenne (UNL), David Robineau, avouait seulement cinq blocages d’établissements à la mi-journée.
  • Dans les régions, les rassemblements et défilés n'ont pas non plus fait recette. Jeudi, on comptait ainsi 800 manifestants à Nantes dont le maire est le socialiste J.-M. Ayrault (professeur), selon la police, 400 à Rennes (socialiste), 300 à Nancy, 200 à Bordeaux, ou encore 60 à Besançon, tandis qu'à Marseille selon les syndicats, le rassemblement a été tout simplement annulé. Il en manque en effet à l'appel...
    A Lyon (socialiste), le défilé (de 800 à … 2.000 marcheurs) s'est terminé par des affrontements avec les forces de l'ordre. Sept jeunes ont été interpellés.

    L'UNL et la FIDL veulent toutefois croire à la poursuite du mouvement
  • "Les premiers retours laissent à penser qu'il s'agit d'une bonne première journée de mise en bouche", assure la FIDL dans un communiqué. David Robineau, de l'UNL, a jugé à la mi-journée que la journée devrait "être satisfaisante".
  • En fin d’après midi, en fait, l'une des porte-parole de la FIDL, Coralie Caron, n'était pas triomphante... "C'est sûr que passer de milliers de personnes avant les vacances à ça, c'est un peu difficile. Mais bon, il fait froid, il y a eu Noël et le Nouvel An et il faut laisser le temps à la mobilisation de reprendre", a-t-elle tenté d’expliquer. Il est vrai que les radiateurs des fonds de classes étaient davantage motivants.

  • De son côté, Adrien Derain, de l'Union nationale lycéenne (UNL).menaçait néanmoins. "Mais on ne va pas s'arrêter comme ça. Le gouvernement a annoncé le report de la réforme sans vraiment toucher au fond, et il y les 13.500 suppressions de postes annoncées cette année qui sont inacceptables", a-t-il assuré. Sauf que Adrien doit croire tout ce qu’écrit R**ters, puisque le ministre a annoncé qu’il remet son projet de réforme à plat. Le meneur lycéen tenterait-il de tromper les camarades lycéens ? Il a bien mérité de bientôt intégrer l'UNEF, puis le LMDE et enfin le PS...

    Que ce soit à Paris ou en province, autant ne pas faire de bilan en fin de journée et ne pas parader devant les media… Tout en maintenant la pression ? Et quelle pression !
    Les syndicats lycéens ont prévu des sessions de rattrapage le 17 janvier. Ils se joindront aux cortèges de leurs mentors enseignants, puis aux manifestations interprofessionnelles prévues dans toute la France le 29 janvier, soit trois jours perdus (outre ceux de leur préparation).
  • jeudi 23 octobre 2008

    Procès d’intention de magistrats pour conserver leurs pouvoirs usurpés

    Journée d'action politique de militants magistrats
    Qu'est-il advenu de la sérénité et de l'obligation de réserve des magistrats?
    Les magistrats n’ont–ils donc rien à faire des aspirations du peuple qui réclame pour sa justice la libération des magistrats de l'emprise de ses syndicats, plus d’équité territoriale et moins de laxisme.
    Mais les magistrats vilipendés par la population ont néanmoins manifesté jeudi sur le slogan politique du "tout sécuritaire" de la garde des Sceaux, Rachida Dati, qui entend reprendre le pouvoir dont les syndicats ont privé les ministres au fil des ans. Les mêmes co-gestionnaires craignent de perdre leurs pouvoirs usurpés et accablent donc la ministre en charge de l’application des revendications des Français.

    La presse grossit le trait
    Elle affirme que les barreaux de France, mais aussi les syndicats de greffiers ou d'éducateurs judiciaires, ont apporté leur soutien aux juges pour cette journée marquée par des rassemblements et des reports ou retards d'audience dans les tribunaux, où des motions ont parfois été lues avant l'ouverture des débats. La presse militante a même ajouté à la liste les syndicats de surveillants de prison, bien qu’ils aient renoncé à leur grève du 13 novembre.

    Certains syndicats, comme les surveillants de prison, sont en effet ouverts à la concertation, mais d’autres continuent de déverser leurs tombereaux de critiques. "L'action de Rachida Dati est catastrophique", a jugé Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), lors d'une conférence de presse à Paris. Il a encore
    dénoncé "un bilan très négatif, le plus mauvais de tous les gardes des Sceaux depuis très longtemps". Les attendus de ce jugement sont particulièrement subjectifs et donnent une idée de la sérénité des décisions de justice. Des propos à l’emporte-pièce inquiètent évidemment les justiciables.

    Les syndicats en appellent au CSM
    Une délégation a été reçue en fin de matinée par le premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, et le procureur général de cette instance, Jean-Louis Nadal.
    "Nous allons leur demander de saisir l'autorité compétente, c'est-à-dire le président de la République, pour expliquer nos craintes", a menacé Valérie Dervieux, dans une volonté manifeste de dialogue. Ainsi, de simples 'craintes' suffiraient à la magistrate. Les justiciables peuvent-ils pareillement poursuivre sur de simples craintes, de leurs conjoint(e) ou de leurs voisins ?
    Dans l'après-midi, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) se réunissait pour examiner la saisine de l'USM et du SM, qui l'ont alerté la semaine dernière sur les prétendues "pressions" exercées, selon eux, par Rachida Dati sur leur profession.
    Or, le CSM n’exerce qu’un pouvoir consultatif.

    Les justiciables ne sont pas concernés
    En milieu de journée, plusieurs centaines de magistrats, rejoints par des avocats de la même tendance, se sont rassemblés sur les marches du palais, se pressant sous des banderoles et affichettes demandant le "respect pour la justice". Ils défendent donc des pouvoirs arrachés aux ministres en contournant le pouvoir législatif, et non pas les justiciables. En clamant "justice bafouée, démocratie en danger", ils considèrent en fait que la co-gestion est bafouée et que leurs pouvoirs accaparés sont en danger.
    La presse donne l'illusion de l'unité en multipliant les témoignages qui sont tous issus de l’USM ou du SM. "Je suis là pour montrer que le pouvoir judiciaire est bafoué par la Chancellerie. La démocratie est en danger", a expliqué Françoise Froment, présidente de chambre et membre du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

    Les représentants syndicats nient successivement tous les griefs qui leurs sont adressés
  • Les Français redoutent une justice livrée à la libre appréciation des juges.
    Dans sa charge, le magistrat Christophe Régnard (USM) manque de mesure, ce qui fait craindre le pire de ce type de juge noir qui se comporte en procureur rouge. "Le coup médiatique ne peut constituer une politique", a-t-il ajouté, tout en s'y livrant, estimant que la ministre faisait preuve de "mépris" en comparant la journée d'action des magistrats à "un mouvement d'humeur".
    Simone Gaboriau, responsable parisienne cette fois du Syndicat de la magistrature (SM, gauche) prétend même que "c'est un mouvement spontané », bien que la presse ait fait monter la pression pendant plusieurs semaines en vue de cette journée. Elle pense être maintenant en état de retourner l’opinion en faveur des magistrats. « Il y a nécessité d'interpeller l'opinion comme les politiques sur la gravité de la situation", a-t-elle lancé.
  • Un mouvement corporatiste ?
    "Il ne s'agit pas d'un mouvement corporatiste, toutes les professions judiciaires nous soutiennent", se défend Valérie Dervieux, également responsable parisienne de l'USM, à la suite de Christophe Régnard, chargée d’entraîner les représentants des syndicats d'éducateurs judiciaires, des greffiers et de l'Association française de criminologie. Et toujours de l'Administration pénitentiaire, selon la presse qui ne tient pas compte de ses accords avec le ministère!
  • Un mouvement politique ?
    - A Lille, Martine Aubry (PS) a dénoncé dans un communiqué "l'immixtion répétée" de Rachida Dati dans les procédures et "la mise en accusation permanente des juges". Nous sommes assurés de l'objectivité de la candidate à la direction du parti socialiste et sa prise de position souligne le caractère éminemMent politique de cette action.
    La maire de Lille et candidate au poste de premier secrétaire du PS a assuré les magistrats de son "entier soutien" !

    - "La justice spectacle n'est pas la justice de la société", protestait l'avocat pénaliste Benoît Chabert, avocat de ...Patrick Pelloux, qui ne fait pas plus de spectacle que Sa Cynique Majesté Royal, puisqu'il n'a pas fait le Zénith....


    - Des magistrats neutres
    L’USM
    La région Poitou-Charentes n’est pas sous-représentée à l’USM que l’on dit « modéré » dans la mesure où il n’est pas extrémiste: sur les 8 membres de son bureau national, outre son président, Bruno Thouzellier, élu en octobre 2006, on note que la vice-présidente, Catherine Vandier, est vic-présidente du TI de Les Sables d'Olonne et que le secrétaire général-adjoint, Xavier Pavageau, est procureur de la République au TGI de Niort.
    Le SM
    Né en 1968, il représente 28 % des suffrages aux élections professionnelles. Entre les deux tours de l'élection présidentielle française de 2007, le SM avait pris parti malgré la tradition de réserve de la magistrature, pour se déclarer inquiet du programme de Nicolas Sarkozy…
  • Les co-gestionnaires s’opposent au pouvoir issu du peuple
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