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dimanche 27 décembre 2015

Avec la déchéance de nationalité, Hollande met de l'eau dans le gaz du PS

De nombreux éléphants socialistes s'opposent à la décision de François Hollande

La récupération de l'électorat de gauche passé à l'extrême gauche vaut bien une déchéance morale...
Ainsi, l'ami du président, Julien Dray, et un ancien ministre, Benoît Hamon, frondeur de longue date, à l'image de Martine Aubry ou d'Arnaud MontebourgLes nouveaux élus courbent l'échine mais les caciques ont fait part de leur ferme opposition à cette mesure, défendue par le Front national et une partie de la droite républicaine.

Au gouvernement,
malgré les critiques de Christiane Taubira qui, depuis Alger, a tenté de torpiller l'idée (lien PaSiDupes) au cours d'un entretien à la télévision publique algérienne, le mardi 22, Manuel Valls a annoncé mercredi le maintien d'extension aux binationaux de la déchéance de nationalité dans le projet de réforme de la Constitution. Il s'est de surcroît déclaré "convaincu" d'avoir une "large majorité" au Parlement.

Les premières pressions de l'exécutif sont en effet arrivées
La décision de François Hollande d'étendre la déchéance de nationalité aux terroristes binationaux nés en France provoque des remous au Parti socialiste et plus largement dans la majorité. Les parlementaires PS ont reçu un vademecum sur la manière de bien penser et pour les convaincre du bien-fondé du projet de réforme de l'exécutif, un dispositif que le président de gauche a repris du Front National. 
Sous la houlette supposée du garde-chiourme Pruneau Le Roux, il semble que ce soit le groupe PS à l'Assemblée nationale qui ait décidé de transmettre par mail un argumentaire de Matignon à l'ensemble des parlementaires socialistes, jeudi. Ce document de trois pages qui défend en six points la déchéance de nationalité est censé convaincre les élus réfractaires, mais peu futés. Si les représentants du peuple ne le savaient pas, il leur est rappelé que la mesure existe déjà, s'il ne lisent pas la presse, qu'elle s'inscrit "dans un contexte très particulier" et, s'ils ne pensent pas par eux-mêmes, qu'elle comporte des "effets concrets", à savoir la possibilité de la mise en place d'un éloignement. 
Entre autres éléments de langage diffusés par Valls, ils devront propager un mensonge, puisqu'ils sont tenus de dire que la réforme est "bien comprise par l'opinion publique". L'opinion publique y est, à la vérité, de moins en moins favorable: 81%, ce jour, contre 94% en novembre (Elabe "L'opinion en direct" pour BFMTV). L'instauration de l' "état d'exception" appelé "état d'urgence" semble avoir éveillé les consciences... 

La gauche du PS monte au créneau

"Tout responsable de gauche et tout responsable républicain doit s'opposer à la déchéance de nationalité"
, a affirmé Pascal Cherki, député PS frondeur et encore assez proche de Julien Dray depuis le temps de la création de SOS Racisme, et de Henri Emmanuelli, mentor de Hamon, et Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui animateur désabusé du Parti de gauche). 
Pruneau Le Roux a indiqué mardi matin sur i-télé qu'il préférerait travailler "sur la peine d'indignité nationale", laquelle pouvant frapper tous les Français indistinctement, "plutôt que de faire de la déchéance de nationalité " le débat central" du projet de réforme constitutionnelle. Même formule pour l'avocat Jean-Pierre Mignard, un intime de François Hollande, sur France Inter
Apparue après la Seconde guerre mondiale pour sanctionner le comportement des Français ayant collaboré avec le régime de Vichy pendant l'Occupation, elle était alors accompagnée d'une peine de dégradation nationale qui prévoyait la privation de tous les droits civils, civiques et familiaux, ainsi que diverses interdictions professionnelles dans les secteurs public et privé.
Bernard Roman, député proche de François Hollande, a résumé la situation dans L'Obs: "Près de 80% des députés socialistes sont contre, ainsi que tous les commissaires aux lois PS". Or, pour mémoire, le gouvernement a besoin du feu vert du Parlement, puis d'un vote à la majorité des 3/5e des députés et sénateurs pour faire adopter le projet de loi de réforme de la Constitution.

Hollande déclenche une nouvelle vague de migrants du PS

L'argumentaire, non signé, déplore que la déchéance de nationalité ne puisse s'appliquer... plus largement... à tous les Français. "Il faudrait pouvoir déchoir  de la nationalité française tout auteur d'un crime terroriste, qu'il soit bi-national ou non", est-il écrit. 
Dans le même temps, de nombreux militants et élus locaux, notamment Vincent Tison et le bi-national franco-algérien Mohamed Moulay, dont le père était membre du Front de libération nationale (FLN), deux conseillers municipaux de Joué-lès-Tours (PS de 1995 à 2014, en Indre-et-Loire)ont demandé aux parlementaires de rejeter le texte lors de son examen, en février. Pour mémoire, c'est dans cette banlieue sud de Tours que, le 20 décembre 2014, un homme avait fait irruption dans le commissariat de Joué-lès-Tours aux cris "d'Allahou Akbar". Il avait blessé trois policiers à l'arme blanche avant d'être abattu.

Au siège du PS, Rue de Solférino, les apparatchiks préfèrent le silence.
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n'a pas encore officiellement réagi. Soit il est en vacances loin de France, soit il a été sommé de se taire.  Selon son entourage, il se serait en effet opposé "jusqu'au bout" à l'exécutif sur cette mesure. En décembre, Kostas - son pseudonyme trotskiste lambertiste - estimait que la déchéance de nationalité n'était "pas une idée de gauche".

Dans les colonnes du JDD, Benoit Hamon, ministre de l'Éducation limogé, tape sur le président de la République. "Commencer le quinquennat par la promesse du droit de vote aux étrangers lors des élections locales et le terminer sur la déchéance de nationalité des binationaux, une telle transhumance politique et intellectuelle déboussole", commente cet agitateur de l'aile gauche du PS. "En introduisant cette distinction, la République n'est plus indivisible. Le symbole choisi (…) envoie à des millions de nos compatriotes le message suivant: vous êtes des Français de seconde catégorie", a également souligné le député des Yvelines, qui a tenté de convaincre le maître en rétropédalage à l'Elysée de faire machine arrière.

Julien Dray a lui aussi fustigé l'instigateur de cette mesure, qui, à son sens, n'a "aucune efficacité, même symbolique, contre le terrorisme". "Je ne m'explique pas la décision du président, d'autant que nous étions nombreuses et nombreux à avoir le sentiment que l'exécutif se rendait compte des risques que représentait la mise en chantier concrète d'une telle mesure", a révélé le conseiller régional d'Ile-de-France, ajoutant préférer une "peine d'indignité républicaine".

Et des défections ...
Certains n'ont pas attendu la déclaration officielle de l'état-major du parti. Ainsi, membre du PS depuis 40 ans et vice-président du département de la Gironde, Jean-Marie Darmian  a annoncé qu'il se met en congé du PS, afin de "pouvoir se regarder dans la glace". Dans son blog, il menaçait  jeudi de quitter officiellement son parti si la mesure était effectivement adoptée (lien PaSiDupes ou libellé au nom du déserteur au combat).

Autre signe symptomatique du malaise ambiant: plusieurs militants PS de la Loire vont quitter le PS, comme le rapporte France Bleu Saint-Etienne Loire. Le bi-national franco-algérien Abdel Cherif, secrétaire général du MJS de la Loire, se dit "déçu" et même "dégoûté" du Parti socialiste dont il a annoncé sur Facebook qu'il claquait la porte, tout en se maintenant à SOS Racisme où il est...  trésorier
Il s'est également fendu d'un tweet éloquent sur son départ, se disant "libéré, délivré".

François Hollande "doit se présenter à la primaire de la droite," selon le bi-national Daniel Cohn-Bendit: Du FN, alors...
"Une constitution ce n'est pas une boîte à outils pour lutter contre le terrorisme, indique-t-il sur Europe 1. Une constitution c'est là pour définir les valeurs du vivre ensemble et les modalités du vivre ensemble" .

dimanche 10 mai 2015

Réforme du collège: les"pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités" auront affaire à Vallaud-Belkacem

NVB prend ses détracteurs de très haut

Najat-Vallaud Belkacem sait mieux que les meilleurs

La ministre de l'Education s'adresse aux... inquiets ! Ce dimanche 10 mai, elle se veut rassurante en leur disant avoir finalement "entendu les inquiétudes" que fait planer sa réforme du collège

Tout reste à faire pour bientôt. "Parce que j’ai entendu les inquiétudes, je fixerai des objectifs très ambitieux aux recteurs", affirme Najat Vallaud-Belkacem au Journal du dimanche. Ainsi décrète-t-elle que -dès 2016- le nombre d'élèves apprenant l'allemand devra passer de 178.000 à 200.000 en primaire et de 487.000  à 515.000 au collège, précise-t-elle, au millier près, reprenant les chiffres déjà lancés jeudi par François Hollande.
De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.
Mais NVB fait du quantitatif au détriment du qualitatif
La réforme du collège doit permettre notamment de débuter l'apprentissage d'une deuxième langue en 5e, un an plus tôt qu'auparavant, alors que les entrants au collège ne maîtrisent pas le français en 6e, on le sait. Et ce que ne précise pas la presse -qu'elle soit incompétente, à la botte ou les deux- c'est que les horaires seront réduits en compensation: la logique comptable reprend ses droits.
"En d'autres termes, nous élargissons la logique des classes bilangues à plus d’élèves", si toutefois les parents sont séduits par cette machine arrière: avant même que l'immigration massive augmente les difficultés des enseignants, l'apprentissage de l'allemand avait en effet été jugé difficile en première langue dès la 6e et repoussé en 4e, une fois venues la maîtrise du français et la maturité intellectuelle. La ministre assure pourtant que "nous améliorons l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous," indépendamment de la surcharge imposée aux étrangers, clandestins ou non, qui s'imposent un effort particulier en langue française. Et de commenter: "C’est une réelle avancée". 

Najat Vallaud-Belkacem est dans l'apparence plutôt que dans l'efficacité
Elle maintient ainsi "qu'il y aura plus d'élèves qui apprendront le latin" avec cette réforme. Pour l'heure, celle-ci essuie pourtant de virulentes critiques de spécialistes. L'enseignement du latin, actuellement débuté en 4e et généralement abandonné en fin de 2e, n'assure qu'un vernis de connaissances, car il est à peine plus qu'un prétexte à un regroupement dans des classes, non pas élitistes, mais de protection contre les trublions.

La contestation est d'ailleurs venue de la gauche
Plusieurs voix très écoutées au PS ont émis des réserves. Outre Julien Dray, proche de François Hollande, qui a appelé mercredi à "reprendre la réforme", l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, s'était aussi placé au rang des "inquiets" de la disparition des classes bilangues.


Vallaud-Belkacem va devoir aussi apaiser les historiens

Car la colère gronde aussi chez les syndicats d'enseignants, qui appellent à la grève le 19 mai. La manipulation des programmes d'histoire a également échauffé les esprits. Il est prévu de diviser l'enseignement en sous-thèmes, certains obligatoires, d'autres facultatifs, ce qui fait craindre à certains que des périodes soient occultées, notamment par les adhérents de la FSU, syndicat dominant, mais aussi bien par ceux de SUD-éducation, voire d'UNSA-éducation, au profit d'autres sur l'esclavagisme, le colonialisme ou l'islam.

Et de nombreux intellectuels ont fait entendre leur voix. Le philosophe Michel Onfray, l'essayiste Régis Debray (castriste), le journaliste Jacques Julliard (L'Obs)… Tous, avec l'opposition, ont fustigé à la fois la réforme du collège, mais aussi celle des programmes, qui fait débat sur la liberté de choix des thèmes abordés en histoire, bien que François Hollande dise être "très attentif".

Décidée à tenir son rang, la ministre dans la tourmente affirme son autorité. "J’ai aussi décidé de nommer un délégué ministériel à la promotion de l’allemand qui sera chargé d’y veiller", ajoute la ministre sans plus de précision. et, à défaut d'avoir déjà décidé, elle annonce par voie de presse qu'elle va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue.

Elle compte ainsi réunir "prochainement" "des historiens de renom comme 
Pierre Nora (membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le 'sentiment national' et sa composante mémorielle, et qui signa en 2008 l'Appel de Blois 'Liberté pour l'Histoire', engageant les historiens à lutter contre une moralisation rétrospective de l'histoire et une censure intellectuelle), Jean-Pierre Azéma (spécialiste de l'histoire du Régime de Vichy et de la Résistance, professeur honoraire à l'IEP de Paris, qui a signé en 2007 l'"appel des intellectuels" en faveur de la candidate PS, Ségolène Royal) et bien d’autres, pour que le travail [commencé sans eux] bénéficie de leur regard et de leur expertise". "L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", concède-t-elle.

La méthode NVB: agresser en se disant rassurante

"Cette réforme du collège doit s’appliquer à la rentrée 2016", "malgré les critiques et la polémique qui enflent, alors Najat Vallaud-Belkacem promet qu'elle "continuer(a) [sic] d’écouter, de rassurer, d’expliquer. 

Elle s'en prend pourtant aux "pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités", avec une légèreté ahurissante, cautionnant de leur statut d'intellectuels des mensonges éhontés qui brouillent la compréhension".
"Quand Pascal Bruckner explique, par exemple, dans une interview, qu'on va supprimer le latin, le grec et l'allemand pour les remplacer par des cours d'improvisation, comment ne pas tomber de sa chaise?", caricature-t-elle. Elle accuse aussi la droite de vouloir "réduire de 300.000 le nombre d'enseignants dans ce pays".

Le premier parti de France n'est pas non plus convaincu et voit un "nivellement par le bas". 
En qualité de secrétaire d'État bilangue lui-même aux Affaires européennes, à la différence de Jean-Philippe Harlem Désir, le député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, est l'un des opposants les plus éclairés.
Pour l'ancien ministre, "cette réforme est un long processus de déculturation de l'Education nationale et de nos enfants, un renoncement aux savoirs fondamentaux et aux exigences". Invitée d'Europe 1 le 11 mars dernier, la ministre avait fait le constat que "les élèves s'ennuient" et proposait des "enseignements pratiques interdisciplinaires" pour y remédier. Une erreur de stratégie, pour Bruno Le Maire : "Les enfants s'ennuient, on va les divertir. Eh bien, désolé, le collège et l'école ne sont pas là pour amuser et divertir les enfants", tonne-t-il sur Europe 1 également. Le député insiste pour que l'Education nationale soit "là pour les préparer à entrer dans la société et la vie professionnelle le mieux armé possible. Cette réforme ne va pas dans ce sens".

dimanche 27 avril 2014

Nouveau chef de la com' de l'Elysée, Gaspard Gantzer dérange

L'Elysée sentait le cirage; il empeste maintenant le pétard

L'entourage de Hollande interpelle
Le gracile successeur
Mediapart fait commerce des turpitudes de ses contemporains. 
Le site trotskiste d'information s'est fait une spécialité de débusquer les puissants, politiques ou non, coupables d'exil fiscal, de corruption, de malversations ou de détournements de fonds publics et vient d'épingler, non pas un réactionnaire, mais un progressiste, le socialiste Aquilino Morelle.

Mediapart a en effet obtenu la peau du conseiller politique de François Hollande. Ce vertueux (ci-dessous) a dû démissionner, bien que d'extraction modeste et d'une rare exemplarité, soucieux des conditions de travail des précaires qu'il lui arrive d'apercevoir le jour, mais parasite clinquant de la république, la nuit.

La haute idée qu'il se faisait du service de l'Etat l'a perdu. Il estimait en effet que la moquette des allées du pouvoir requiert d'être chaussé de façon décente, en sorte de représenter la France dignement. Rien de plus.
Bobo socialiste
Hormis le recours au service d'un cireur professionnel, appelé à l'Elysée pour lustrer les escarpins de cette pièce maîtresse de l'Etat et y pratiquer une opération de glaçage, le tout dans un salon spécialement aménagé pour l'occasion. Mais qu'aurait-on dit si le-dit cireur avait été exploité au fond d'une cave, sans lumière, ni commodité, tel un ouvrier du textile dans un atelier clandestin ? Préoccupé par le confort de ses employés comme par le confort des divins orteils d'Aquilino. On peut être socialiste en temps de crise, on n'en reste pas moins un humaniste autant qu'en esthète. 
Hormis aussi les bouteilles millésimées livrées à l'Elysée quand tombe le soir et rapportées à la maison pour oublier les déficits publics et la courbe du chômage qui frappe les damnés de la terre.

Les collaborateurs des grands de ce monde ont des problèmes existentiels que les manants n'ont pas, mais qu'il partage avec Julien Dray. 
Proche du métrosexuel Valls
Ce dernier a quotidiennement le cas de conscience du choix entre la multitude de montres de luxe qu'il a amassées et le second doit chaque matin choisir entre une trentaine de paires de souliers de luxe. Les manuels traditionnels d'élégance masculine recommandent aux honnêtes hommes de disposer de sept paires de souliers différents, afin de pouvoir en changer chaque jour de la semaine. Aquilino Morelle a donc respecté l'étiquette à la lettre, afin de posséder autant de paires que de jours dans le mois. Morelle est donc un serviteur de la république de l'espèce que l'on croyait disparue depuis que Roland Dumas n'est plus aux affaires...

Les temps changent mais les tracas restent
Quand bien même on aurait remarqué la denture jaune d'un Bernard Cazeneuve ou d'une Marisol Touraine

on n'ose imaginer l'état des pompes d'un Yann Galut. Tournons-nous donc plutôt vers les dessous de Nono Montebourg...  

Les réseaux plus vigilants que la presse et l'Elysée réunis

Ganzer, un protégé de L. Fabius
Changement de génération, changement de moeurs, sans garantie sur l'hygiène. Le problème devient sanitaire.

A peine nommé à la tête du service communication de l’Elysée, en lieu et place d’Aquilino Morelle, Gaspard Gantzer, est en effet au cœur d’une polémique après la diffusion sur les réseaux sociaux de photos compromettantes.

Plusieurs clichés de ce jeune énarque de 34 ans circulent sur Twitter, où l’on peut voir Gaspard Gantzer tirer sur une cigarette que la SEITA ne produit pas.

Les internautes ne s'y sont pas trompé et pointent ce qui ressemble fort à un joint. Or, le cannabis a manifestement fait de sérieux ravages sur le trentenaire au physique d'adolescent, car le nouveau conseiller de François Hollande assure n’avoir "aucune idée" de la substance présente dans cette cigarette…  

Bien que présenté comme brillant, à défaut d'être prévoyant et réactif, ce communicant a laissé traîner sur Facebook des photos peu flatteuses, mais qui ont rencontré un vif succès sur le réseau social Twitter.
L'impétrant  devait donner de l'Elysée une image décapante; elle sera fumeuse.  Voire embarrassante, en évitant d'évoquer "les heures les plus sombres de notre histoire"...  

Sans avoir jamais été élu, Gaspard Gantzer, 34 ans, a déjà croqué la vie politique à pleines dents : conseiller pour la communication puis porte-parole de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris, de 2010 à 2013, avant de rejoindre le Quai d'Orsay pour occuper les mêmes fonctions auprès de Laurent Fabius, son mentor.

Il aura été aussi le très éphémère directeur-adjoint du cabinet de Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture élevé au rang de porte-parole du gouvernement depuis le remaniement du 2 avril et qu'il a rejoint en expert de la "com'".

Jeudi matin, encore tout étonné par cette trajectoire fulgurante, 
Gaspard Gantzer était de nouveau dans les cartons avant de faire son entrée à l'Elysée, besace en bandoulière et casque rouge sous le bras.
Ce jeune énarque y retrouvera deux proches, tous deux secrétaires généraux adjoints de la présidence, Emmanuel Macron, son "camarade" de la promotion Léopold Sédar Senghor (2004) de l'ENA, et Nicolas Revel, lui aussi un ancien collaborateur - tout comme la directrice de cabinet de Manuel Valls à Matignon, Véronique Bédague-Hamilius-- de Bertrand Delanoë.
Gaspard Gantzer reprend une partie des attributions d'Aquilino Morelle, qui était également le conseiller politique du président avant sa disgrâce et sa démission face à des accusations de conflit d'intérêts.


Gaspard Gantzer, 34 ans, a été annoncé mercredi comme 
nouveau chef du pôle communication et conseiller chargé des relations avec la presse prendra ses fonctions dès jeudi.
Le jeune énarque (2004, promotion Léopold Senghor) est passé par de prestigieux cabinets. En 2008, il a été promu directeur de cabinet de Christophe Girard, homosexuel notoire, alors maire-adjoint chargé de la Culture. Il a ensuite intégré l'équipe rapprochée d'un autre homosexuel décomplexé, Bertrand Delanoë, comme chargé de la presse, puis conseiller politique, et enfin chef du service de presse de la mairie de Paris. Une ascension qui évoque celle d'un autre homosexuel,  Bruno Julliard, 33 ans, devenu 1er adjoint d'Anne Hidalgo à Paris après avoir été syndicaliste étudiant étiqueté à la gauche du PS, tendance Benoît Hamon, élu il n'y a que six ans au Conseil de Paris, adoubé par Bertrand Delanoë à la Jeunesse (2008), puis à la Culture (2012).
La charcuterie familiale
La tâche du jeune Gaspard Gantzer devait être de sortir l'image de François Hollande de la choucroute
L'image du président Hollande s'est encore profondément dégradée mercredi à Carmaux, patrie de Jean Jaurès dont il a tenté de s'approprier l'héritage politique, François Hollande a pu mesurer une nouvelle fois la colère des Français. Avant d'improviser un bain de foule, le président a été copieusement sifflé, hué et traité de "pourri" par des déçus du socialiste et des habitants furieux d'être tenus à l'écart de la cérémonie.  L'impopularité de François Hollande se vérifie et s'amplifie jour après jour dans les sondages. L'aiguille du baromètre politique Ifop-JDD du mois d'avril pointe résolument sur «Tempête», avec une cote de popularité qui a encore chuté de cinq points, à 18%, un record négatif sous la Ve République.

Au Château, Gaspard Gantzer s'est installé dans le bureau de Christian Gravel, conseiller communication du président qui est pressenti pour prendre les rênes de la communication du gouvernement. Christian Gravel est en effet un proche de Valls qui a mis fin aux fonctions de l'actuel directeur du Service d'information du gouvernement (Sig), Philippe Guibert. 

Pour avoir été vu sortant d'un entretien avec le président de la République , le successeur d'Aquilino Morelle devait être Vincent Feltesse, responsable de la campagne numérique du candidat François Hollande. 
Avant cette partie de chaises musicales à l'Elysée, François Hollande s'était déjà séparé de son secrétaire général depuis 2012, le préfet Pierre-André Lemas, remplacé par un ami de 30 ans du chef de l'Etat, lui aussi issu de la promo Voltaire de l'ENA, Jean-Pierre Jouyet.

Depuis qu'en génial communicant Gantzer a laissé son profil Facebook exposé au public, un nouveau mouvement devrait être logiquement observé en "république exemplaire".

jeudi 29 août 2013

Bruno Roger-Petit va bientôt nous présenter la fortune de Claude Perdriel, son patron de gauche

Laurent Joffrin a confié le dégommage de Fillon à un moins que rien 

Fillon, son château, son tracteur, son cheval: comment ruiner son image dans "Paris-Match"
LE PLUS. La rentrée people (huit pages dans "Paris-Match") de celui qui prétend être le premier à empêcher le retour de Nicolas Sarkozy est-elle réussie ? François Fillon voulait se montrer sous un jour rassurant mais livre un plan com' ringard, dépassé et contreproductif en s'exposant dans la presse people, selon notre chroniqueur Bruno-Roger Petit. [un baveur sélectif]
Édité par Mélissa Bounoua Auteur parrainé par Benoît Raphaël


Y a-t-il un pilote dans l'avion de la communication de François Fillon ?
 
La question n'est pas seulement d'actualité, elle est d'une urgence absolue tant l'ancien Premier ministre semble décidé à multiplier les erreurs, les bourdes et les maladresses. 
La fameuse équipe des communicants de Hollande
On finit même par se demander si tous ces ratages ne relèvent pas de l'acte manqué tant ils sont exemplaires. [Jusqu'à Roger-Petit, un acte manqué était une manifestation de l'inconscient et non pas un acte volontaire. Quel est en outre son rapport à l'exemplarité?][On se demande aussi si ce Roger-Petit s'est pareillement délesté de ses humeurs noires à propos de F. Hollande dont la com' élyséenne n'a jamais suscité l'admiration.] 

Une série de clichés
La rentrée people (huit pages dans "Paris Match") de celui qui prétend être le premier à empêcher le retour de Nicolas Sarkozy est un modèle du genre de ce qu'il ne faut pas faire. [Devait-il dissimuler comme un vulgaire socialiste: combien d'entre eux sont des socialistes millionnaires, selon leurs déclarations de patrimoines ? Neuf ! [Lien Le Point à l'attention du plumitif du Nouvel Obs
Tout est dit [en] trois photos : celle qui ouvre le long reportage consacré aux vacances présentées comme studieuses de François Fillon, où on le voit prenant la pose devant sa gentilhommière, en compagnie de son épouse et de ses enfants, celle qui le montre caressant son cheval et celle le montrant aux commandes d'un tracteur.
Le tout se veut apaisant et rassurant, mais c'est l'effet contraire qui est produit, cette série de clichés est en vérité excluante et violente. [le petit Roger est candide et délicat]
Le couple DSK occupait un étage de
l’hôtel particulier
Dyel des Hameaux, édifié vers 1630 et
partiellement classé monument historique
La photo de famille, devant le château familial, évoque ces châtelains de Germinal, qui se gobergent en famille tandis que les mineurs se tuent au travail pour leur bonne fortune. Les vêtements, les attitudes, les poses, les polos Lacoste [comme dans le 9.3], les mocassins d'été, les bermudas chics, la petite table pour le thé servi dehors... Tout trahit l'habitus du bourgeois français [Roger-Petit est un latiniste émérite dont la langue française n'a pas hérité]  tel qu'il s'est forgé au tournant du 19e et du 20e siècle et qui a su se préserver jusqu'à la Manif pour tous de 2013 (Doit-on ici, une fois de plus, citer la définition du "bourgeois de chez nous" élaborée par Marc Bloch ?). ["La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale": le scribouillard attribuerait volontiers cette observation à un graffiti d'étudiant de Mai 68, à Sagan ou à Desproges, mais si elle est due à Édouard Herriot, il n'a pas pu la faire sienne.]
Ceux qui ont pensé cette photo, consciemment ou inconsciemment, coupent François Fillon d'une immense majorité du peuple de France. [Car à gauche, la réussite et les belles choses sont plus sûrement objet de dégoût qu'une sanisette]. Dans la France pré-1789 de 2013, le château ne protège plus. Le château énerve. Le château irrite. Le château est un signe de domination de classe par reproduction d'elle-même. [Sauf que ce manoir de Beaucé, à Solesme, n'a pas été transmise à Fillon par héritage.] En outre, la vision de cette demeure, achetée par François Fillon 440.000 euros il y a vingt ans et estimée par lui 650.000 euros soulève bien des questions quant à cette évaluation. [Au prix du mètre carré dans le 7e arrondissement de Paris, la propriété parisienne du couple Ségollande (photo ci-dessus) a-t-elle suscité les mêmes commentaires aigres du salarié de Claude Perdriel ?]

Exempté d'impôts, Thomas Fabius est 

propriétaire 199 bis, bd St-Germain, 
Paris VIIe 
Ceux qui ont pensé cette photo ont oublié toutes les classes populaires, surtout celles qui votent FN [il ne manquait plus que lui: Le Nouvel Obs fait du Mélenchon, maintenant!] parce qu'elles ne supportent plus l'UMP, considérée par elles comme une organisation de riches pour les riches par les riches. [le milliardaire socialiste Pierre Bergé est sorti du champ étroit de vision du p'tit Bruno...] Cette photo ne peut que séduire, éventuellement, ce tiers de l'électorat français qui se reconnait dans cette France-là, une France d'avant, tellement enviable en 1969, mais elle ne peut porter au-delà de cette nostalgie mortifère [gargarisme de mots récurrents chez le Bruno cru au lexique limité, mais réchauffé à toutes les sauces].

Le cheval et le tracteur [vus par un bourrin]
Maison d'architecte
pour Cl. Bartolone,
ex-président du populaire CG 93
C'est en ce sens qu'elle est excluante, donc violente, parce qu'elle incarne révèle [lire "par ce qu'elle incarne",...] une façon de vivre qui est aujourd'hui non seulement dépassée, mais aussi inaccessible, voire interdite à l'immense majorité des Français. [Et des immigrés, d'ailleurs, ne les oublions pas] Même le bling-bling Nicolas Sarkozy s'est toujours gardé d'exhiber l'intérieur de la villa de son épouse au Cap Nègre. C'est dire la mesure de la faute. [Les vertus de Sarkozy apparaissent maintenant à plumitif, mais l'hypocrisie de Claude Bartolone lui a échappé...] 

Le reste est à l'avenant.
Combien de chevaux la Porsche
de DSK et A. Sinclair ?
La photo avec le cheval, qui est là pour signifier que François Fillon aime les animaux avec une légende où il est question du soutien constant que lui apporte sa fidèle épouse, Pénélope. [Phrase longue et incorrecte: Roger-Petit se fait désarçonner avant d'atteindre à sa mangeoire] "Mais le cheval, est-ce que nous lui demandons son avis quand nous lui montons sur le dos ?", comme le disait Etienne Dorsay. [Quel est le rapport, s'il vous plaît ?] 

Le cheval, n'est-il pas, par essence [très drôle: le cheval à crottin et à essence], l'accessoire animal de la bourgeoisie française la plus huppée ? [Le Bruno cuit n'a aucune notion de ce qu'est un gentlemen farmer] Le cheval est-il à la portée de tous ? Non. 
Le cheval n'est ni chien, ni chat. Le cheval ce n'est pas le compagnon de dizaines de millions de Français. Le cheval n'est pas le petit ami de tous les jours. Le cheval n'est pas un animal de proximité. Le cheval est un animal de luxe. Le cheval est un signe extérieur de richesse. Le cheval aussi, comme le château, est excluant et violent. [Pour la bonne information du journaliste, la fille cachée du président François Mitterrand, Mazarine Pingeot, montait à cheval à La Lanterne du Château de Versailles où elle résidait modestement avec sa maman aux frais de la princesse].


Le tracteur enfin. 
Ce bon vieux tracteur Renault avec lequel, nous dit-on, François Fillon se charge de l'entretien des terres agricoles de sa propriété sarthoise, ce tracteur, représentation de ce que son conducteur est un homme de la terre, donc un homme de labeur et de devoir, en prise avec les éléments, la réalité, la vie... Ce tracteur est-il la marque de l'authenticité ? Non. Cent fois non. Mille fois non.
Hollande se fait tracter sur le char de
l'Etat socialiste à travers Tulle 
Le tracteur, on le sent, on le sait, le tracteur fait partie du plan com', c'est une image que l'on vu cent fois [lire "que l'on a vue", en français], mille fois, avec Pompidou, avec Bayrou... Le tracteur, le travail de la terre, l'image ne trompe plus personne depuis belle lurette... [Imaginez le p'tit Roger sur un tracteur...] C'est comme Louis XVI et ses serrures. Rien n'est plus insupportable au peuple, en période de crise, de disette, que les loisirs des puissants mimant le travail du peuple. À l'instar du château et du cheval, le tracteur, rassurant et apaisant, se révèle lui aussi excluant et violent.


L'essence politique de Fillon
J. Dray avec montre
de luxe
Et puis le même
sans montre
Il y a quelques semaines, François Fillon avait déjà commis une faute, en laissant répéter, du fait de sa vantardise enfantine, qu'il aimait beaucoup sa montre à 16.000 euros, cancane l'échotier. Ces photos dans "Paris-Match" démontrent qu'il n'a tiré aucune leçon de l'avertissement. Ni lui, ni son entourage.
A force de répéter à François Fillon qu'il est le Pompidou des années 2013, le voilà qui nous livre une communication qui aurait été d'une modernité effrénée en... 1969.
Exhibition multiculturelle
 d'une autre nature:
celle de la future 1ère concubine
Les plus cléments estimeront qu'il est grave de ne plus pouvoir gouverner un pays sans afficher un Combi VW se tromperont d'analyse. En s'exhibant ainsi, Fillon se montre réellement tel qu'il est, dans son essence politique. [Et c'est le rond de cuir qui le dit] Et cette exhibition dévoile un responsable politique emblématique d'une classe, de sa domination, de sa reproduction, un archaïsme politique tel que l'on est bien en droit de se demander si il est adapté à la France d'aujourd'hui, sa diversité, sa multiculturalité et ses communautés.
Ceux des journalistes politiques qui se demandent pourquoi Fillon, placé en orbite idéal ["idéale", probablement, mais l'orthographe est la science des ânes] après la défaite de Sarkozy en 2012, n'a pas réussi depuis à s'imposer naturellement, logiquement et inéluctablement aux yeux des Français trouveront là matière à se forger des éléments de réponse.

Une élite figée
François Fillon, comme Pompidou avant lui, est un héritier de cette élite politique enfantée par le règne de Louis-Philippe, conservatrice, figée et inébranlable dans sa représentation. [L'âne bâté est un nostalgique ringard] Et à tous ceux qui estimeront en lisant ces lignes que l'établissement de cette filiation est exagérée [établissement ou filiation: l'âne a encore lancé le sabot], que cette permanence est un raccourci polémique, l'auteur de ces lignes [à la 3e personne de majesté bien légitime!] répondra [car l'Alain Delon du Nouvel Obs fait les questions et les réponses] qu'il est heureux de les inviter à contempler le portrait de Louis-Philippe en famille, posant en 1830 devant la jolie demeure de Neuilly-sur-Seine qui était alors celle des Orléans... 
[Pour Copé," "Il y a du Louis-Philippe en François Hollande !" mais la bourrique ne lit pas la presse: elle ne se relit pas non plus]


Les enfants sages joliment habillés [à la différence du chroniqueur invité, ils se brossent les dents et ont l'haleine fraîche], la façade du château en arrière plan, les animaux de compagnie à proximité, la lumière de l'été en fin d'après-midi... La droite libérale et bourgeoise dans son éternité... [cohérence?] Est-ce vraiment conforme à la réalité de la France de 2013 ?
[Celle de Hollande, il faut être un Roger-le-petit pour parvenir à la contempler.]

[A propos, comme Taubira a fait chuter Jospin en 2002, BRP a facilité l'arrivée de Sarkozy au pouvoir: 
le godillot du PS a cédé à la vanité en révélant qu'il a été l'auteur masqué du blog François-Mitterrand-2007, faisant commenter la campagne présidentielle 2007 par l'ancien Président de la République François Mitterrand de façon posthume. Merci au p'tit gars !

Nous invitons BRP à compléter notre état de la fortune d'un patron de presse de gauche

Revenez nous lire pour en savoir plus sur Claude Perdriel. 
La suite est pour demain: BRP nous a éreintés...