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vendredi 1 mai 2020

1er mai: du muguet seulement pour l'Elysée

En plein confinement, Brigitte Macron a fait un caprice

"Macron maintient la cérémonie du muguet du 1er mai à l'Elysée" vendredi, titre... Le Figaro.
Mamie "en tenue immaculée", titre la presse dévote
Malgré le confinement, le cynique ex-banquier social célébrera la fête du Travail des "gens quine sont rien", mais en petit comité, en plein crash des producteurs de muguet anéantis par la fermeture des fleuristes que le prince-souverain a décidée.

Le président a reçu des maraîchers qui ont déposé plusieurs corbeilles de muguet traditionnel à ses pieds, vendredi à midi: le président du marché de Rungis, Stéphane Layani - un énarque qui fut directeur général de l’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM) et liquid(at)eur de Charbonnages de France - et des représentants de la filière horticole avaient fait le déplacement de 17 km pour plaire à la duègne. 
Il ne s'agit ni d'une convocation, ni d'une réception mais d'un rendez-vous avec moins d'une dizaine de personnes, adapté aux circonstances sanitaires, a tenu à préciser l'Elysée. C'est la première fois depuis le confinement qu'une cérémonie est organisée à l'Elysée, à 10 jours du début du déconfinement.

L'an dernier, cette cérémonie avait été l'occasion d'une réception en grands godillots dans la salle des fêtes du Palais, affadie par les soins de la décoratrice Brigitte, au mauvais goût CAMIF affirmé, avec 400 représentants des filières agro-alimentaires autour d'un buffet géant offert - qui plus est  par les producteurs de Rungis (la taxe de la gabelle a été abrogée par les manants de l'Assemblée constituante de décembre 1790). 
Elle se passait également dans un contexte compliqué, le jour d'une manifestation de 40.000 manifestants à Paris, émaillée de heurts avec la police lors d'un rassemblement appelé par des organisations syndicales.
Les fleuristes furieux contre la fermeture de leurs magasins le 1er mai 

Les horticulteurs, qui ne peuvent écouler leurs hectares de fleurs, ont réclamé en vain au gouvernement, mais en vain, l'ouverture des fleuristes le 1er mai. La vente à la sauvette, tolérée chaque année, est également interdite.

Reculade ubuesque, les buralistes ou boulangers pourront vendre du muguet devant leur pas-de-porte mais pas les fleuristes. Seulement en livraison ou drive pour eux. Injuste, juge le Vendéen Florent Moreau, président de la Fédération Française des artisans fleuristes. ils ont obtenu de pouvoir vendre les brins dans les magasins ouverts. 
Boulangeries et supermarchés devraient donc pouvoir proposer du muguet aux Français vendredi. Les fleuristes peuvent également en vendre à distance. 
Mais la fédération des maraîchers nantais, qui regroupe les producteurs installés à la périphérie de Nantes, où pousse plus de 80% du muguet vendu en France, estime déjà que plus de 70% des 60 millions de brins de muguet habituellement vendus, qui avait été planté avant le confinement, seront perdus cette année. Le muguet représente entre 20 et 30 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, selon la fédération.

Un cadeau pas cher du quadra à la sexa

Pour la photo, Mamie est "surprise" avec un petit brin dans les mains
Modeste (à droite) et Pompon...

Croyez-vous que les trois corbeilles sont reparties ? 
Ou que la taulière a eu l'idée d'offrir les fleurs aux Ehpad du VIIIe ?

Macron a gratifié son bon peuple d'un cadeau inestimable.
Il  s'est adressé aux Français dans une vidéo d'un peu moins de trois minutes diffusée sur son compte Twitter. "C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", affirme-t-il 

C'est debout, dans son bureau de l'Elysée, qu'il parle aux Français à l'occasion de ce 1er-Mai qui "ne ressemble à aucun autre" en raison des mesures de confinement: "Aujourd'hui, pas de rassemblement dans nos villes pour fêter, comme nous le faisions depuis tant d'années, la journée internationale des travailleurs", explique l'ex-salarié de Rothschild dans cette intervention indispensable
VOIR et ENTENDRE le chef de l'Etat, plus pompeux, creux et maniéré que jamais:

Le chiffre de l'audimat n'est pas publié...

 

lundi 13 avril 2020

Macron s'approprie des applaudissements qui ne lui sont pas adressés

L'Elysée manipule l'opinion en l'absence de journalistes

Les soignants de l'hôpital Bicêtre n'ont pas applaudi Macron comme le prétend l'Elysée 

La vidéo partagée par l'Elysée le 9 avril sur Twitter est tronquée. 
La présidence de la République fait croire que le personnel de l'hôpital universitaire Bicêtre (Val-de-Marne) et Macron s'applaudissent mutuellement, mais des soignants présents lors de la visite dénoncent une vidéo tronquée. 

"Est-ce qu’on peut s’applaudir comme le soir les gens le font à la fenêtre ?" peut-on entendre suggérer une soignante au début de la vidéo. 
L’Elysée a d'ailleurs partagé la vidéo filmée derrière Emmanuel Macron, avec ce commentaire : "Depuis le CHU Bicêtre, soutien à nos héros en blouses blanches."
Sauf qu'en vérité, l'individu, menteur comme une Sibeth Ndiaye, n'a pas eu l'initiative des applaudissements de remerciements.


Macron  qui prône la transparence embrouille les Français

Plusieurs articles de presse citent des soignants présents sur place qui démentent l'Elysée
 
Contrairement à ce que laisse penser la communication de l’Elysée, les applaudissements ne correspondent pas à une demande du président. Le Parisien qui n'était pas présent, précise que c'est une soignante "syndiquée CGT" qui invite à applaudir le personnel du CHU.

La récupération de l'Elysée est d'autant plus cynique que la représentante syndicale a interpellé Macron sur les conditions de travail dans les hôpitaux.

"Ce n’est surtout pas Macron que nous avons applaudi à son invitation. 


Cette collègue a pris la parole de manière viscérale pour parler des conditions de travail des soignants et des problèmes que nous rencontrons," a raconté expliqué au Parisien l’infirmière anesthésiste et secrétaire de la section CGT du CHU de Bicêtre, Isabelle Bernard.

"Cette vidéo est tronquée. Elle ne montre pas l’intervention de dix minutes d’une soignante qui a interpellé Emmanuel Macron. Elle a terminé en demandant au Président si le personnel hospitalier pouvait s’applaudir. A aucun moment nous n’avons applaudi Emmanuel Macron. ajoute une autre soignante. 

Des vidéos postées par l’Union syndicale assistance publique CGT ou obtenues par Europe 1 montrent bien Emmanuel Macron répondre à une soignante, qui l’interpelle depuis le balcon du premier étage, avec ces propos : "Les soignants, on est des pauvres, et demain, on peut se retrouver dans les lits, nous aussi. Et ce qu’on aimerait pour nous, on aimerait pouvoir le faire pour autrui. Et avec des manques d’effectifs, avec des manques de personnels, on n’y arrive pas."
La presse "libre et indépendante" a coupé les vidéos pour ne pas ne rapporter la demande d'une employée aux soignants et à la délégation du président de s’applaudir. On peut seulement voir que les applaudissements terminent l’échange entre les soignants et le président.

Une visite sans aucun journaliste

Sur Facebook, un message publié le 9 avril par une femme "se présentant comme une soignante du CHU" [Libération] a été partagé plus de 27 000 fois. Elle confirme qu’"aujourd’hui à l’hôpital de Bicêtre nous avons applaudi le discours d’une collègue infirmière… Différentes personnes ont exprimé le mécontentement des soignants devant le président". 
Le journal Libération accable alors l'héroïne des hôpitaux qu'il accuse de "s’en prendre violemment aux journalistes", qualifiés de "bande de menteurs et de charlatans", ce qu'un analyste-décrypteur pour "les gens" "incultes" ne saurait entendre, ce qui se justifie amplement en cas de manipulation d’images : "Vous coupez au montage l’intégralité du discours de cette collègue en laissant juste la phrase de fin, je cite : "Est-ce qu’on peut s’applaudir (nous les soignants) comme le font tous les gens à 20 heures." 
Sauf qu’en coupant la vidéo et l’intégralité des échanges vous nous faites passer pour des cons et vous laissez sous-entendre qu’on applaudit le président…" 

CheckNews a consulté les différents journaux télévisés diffusés aux alentours de 13 heures. Nous notons que les images ont été montrées par plusieurs chaînes d’information en continu comme BFM TV ou LCI, mais elles ont toutes précisé qu’il s’agissait d’images fournies par l’Elysée, de manière sibylline quand il est glissé "que la visite s’est faite sans la présence de la presse". La presse est remontée contre l'Elysée mais, pour passer ses nerfs, s'en prend à la soignante: cohérent ?

Dans un communiqué publié le 9 avril, l’Association de la presse présidentielle a dénoncé la "dégradation" que constitue ce déplacement "sans aucun journaliste», et qui "n’avait aucun caractère "privé", puisque l’Elysée en a diffusé ses propres images sur les réseaux sociaux." Crime de lèse-majesté contre la presse.
CheckNews précise que l’Elysée n’a pas répondu à sa sollicitation sur l’utilisation de ces images et sur leur contexte. Libération aurait-il perdu le sens des valeurs et de l'essentiel: tous menteurs, tous pourris ?

lundi 6 avril 2020

Mais où est donc soudain passée la conseillère santé de Macron ?

La protectrice des "vieux" et des Ehpad auprès de Macron a déserté au milieu de la bataille

Au moment où l’OMS déclare "l’urgence de santé publique de portée internationale," la conseillère santé du président de la République, Marie Fontanel, fait ses cartons, le 31 janvier. Elle n’a été remplacée qu’un mois plus tard. 

Cette débandade interpelle à nouveau sur la capacité de l'Elysée à gérer la crise sanitaire, au moment où la menace pandémique se profilait déjà.

Le motif officiel de son abandon de poste est la campagne LREM de son strasbourgeois de mari, le socialiste  Alain Fontanel. 
Le couple avait une bonne chance de mettre la main sur la mairie de la capitale alsacienne. La presse macronienne le présentait comme le "grand favori" du scrutin et le "dauphin naturel" du maire PS sortant, Roland Ries. BVA le situait néanmoins aux coude à coude avec EELV.
Son épouse a-t-elle lâché la proie pour l'ombre, sachant que la victoire n'était pas assurée, puisque desservi par le mouvement de contestation de la réforme des retraites", à laquelle l'épouse est associée. Il sera d'ailleurs devancé de huit points par les Ecologistes au premier tour, ne devançant LR que de 1,5 points.

Enarque, spécialiste des questions sociales comme membre de l’IGAS (niche dorée pour serviteurs hors d'usage du pouvoir), elle fut durant toute la première moitié du quinquennat l'experte en questions de santé du président Macron et Madame "personnes âgées", accessoirement, puisqu'elle cumulait la protection sociale, la lutte contre les inégalités, la dépendance et le handicap.
Marie Fontanel, 43 ans, connaît bien Emmanuel Macron, puisqu'ils sont tous les deux issus de la promotion Léopold-Sedar-Senghor (2004) de l'ENA. Elle a également été membre du comité d'experts qui a travaillé sur le programme du candidat En Marche!, sur les questions de santé également.
Marie Fontanel est mariée au premier adjoint PS au maire socialiste de Strasbourg, Alain Fontanel.
Des coïncidences troublantes

A la Une | Marie Fontanel, conseillère du président, à L'ElyséeC'est une ancienne n°2 de l’ARS Grand Est, d'où est partie l'épidémie de Covid 19... Marie Fontanel (ci-contre) a quitté la Présidence de la République le 22 janvier dernier.  On attend maintenant avec impatience le nom de son remplaçant : celui ou celle qui, dans les mois qui viennent, devrait être au cœur des arbitrages d’une loi Grand Age.

Agnès Buzyn a révélé avoir alerté Macron et Philippe dès le mois de janvier de la gravité de la crise sanitaire qui se profilait . Sans effets : ni commande massive de masques et de gel hydroalcoolique de protection, ni de créations de lits d'hôpitaux en début de semaine quant à 
"Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine, déclara-t-elle au Monde  : le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir", a confié au quotidien du soir celle qui, en janvier, était encore ministre de la Santé.Quant à Marie Fontanel, sachant que le second tour ne pourrait avoir lieu, elle quitte l'Elysée avant la tempête pour faire campagne dans une élection dont elle sait qu'elle n'aura pas lieu...
Ces gens ne raisonnent vraiment pas comme nous !

dimanche 5 mai 2019

Arrêté en excès de vitesse, le chauffeur d'Emmanuel Macron prend la fuite

Macron recase à l'Elysée le délinquant qui a fui un contrôle de police

Un nouveau chauffeur de Macron aurait refusé de se soumettre à un contrôle routier



Il avait été pris en flagrant délit d'excès de vitesse, révéla Mediapart.
Il doit être jugé en février dernier.
Stéphane P. se serait enfui après un excès de vitesse le mercredi 27 février. Selon le laquais passé maître en rhétorique, l'individu aurait roulé à une "vitesse excessive," alors qu'il se trouvait dans les Hauts-de-Seine, dans la ville de Sèvres à hauteur du Pont de Saint-Cloud, en juillet 2018. C'est alors que les policiers essayèrent de l'interpeller, mais Stéphane P.  prit la fuite, refusant de coopérer.

Mais les agents réussirent à noter la plaque d'immatriculation du véhicule en fuite. Or, ils constatèrent qu'il s'agit d'une voiture banalisée de la présidence de la République. Stéphane P. a été suspendu vingt jours. Depuis, une procédure judiciaire a été lancée. 

Trois mois plus tard, rien n'indique que l'affaire est diligentée : elle serait plutôt au point mort... Le site trotskiste révèle d'ailleurs que l'entourage de Macron joue le pourrissement, refusant de commenter l'affaire tant que "la procédure est en cours". Et c'est une affaire au long cours...

Toujours au service de Macron ...à l'Elysée

Emmanuel Macron
En revanche, le service de presse de l'Elysée a précisé que le délinquant a été maintenu au Château. "Dès que nous avons été informés et avons pu vérifier la réalité des faits, l'agent a été changé d'affectation au sein du GSPR à titre conservatoire", a fait savoir Mediapart. Dans les faits, l'homme est donc toujours en poste à l'Élysée et toujours à la sécurité présidentielle, au Groupe de sécurité de la présidence de la République qui assure sa protection personnelle et immédiate, notamment  la sécurité de ses déplacements. 

Le délinquant est donc un militaire aux ordres du général de brigade Lionel Lavergne, lequel va quitter ses fonctions, suite à sa mis en cause dans un rapport sénatorial sur l'affaire Benalla. Le bureau de la Haute assemblée avait signalé des "incohérences et contradictions". En poste depuis avril 2017, il sera remplacé, "à compter du 18 mai", par le colonel de gendarmerie Benoît Ferrand, lui aussi issu du GIGN.Le général va être promu au poste de directeur adjoint des opérations de la gendarmerie nationale. Une nouvelle polémique en vue...

Le Monde prend la défense du chauffeur du président

Le journal des hommes d'affaires Xavier Niel (gendre de François Pinault et lui-même propriétaire de Free, actionnaire des sites Bakchich mis en faillite et de Mediapart ou de Deezer, ainsi que créateur de Station F, impliquée dans plusieurs affaires de harcèlement et de sexisme) et Matthieu Pigasse (banquier qui contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova), et qui est aussi actionnaire principal du Groupe Le Monde et du Huffington Post) juge "réchauffée" l'info concernant le chauffeur d’Emmanuel Macron flashé à plus de 200 km/h... 

Le Monde détourne l'attention de l'infraction au code de la route
Le journal n'hésite pas à condamner Mediapart, site financièrement soutenu par son propre co-propriétaire, Xavier Niel. Pour conserver les faveurs du président, il qualifie en effet de "peu fiable" le site de Plenel, au motif qu'il réutilise un article paru il y a quatre ans dans Ouest-France sur un précédent chauffeur de Macron alors ministre de l’Economie flashé dans la Manche.

Le journal
Le Monde fait finement valoir qu'en février dernier le chauffeur de l'Elysée n'était pas en service. Peut-il aussi certifier que s'il roulait à vide à tombeau ouvert, le délinquant ne venait ni de chercher, ni de reconduire l'épouse touquettoise ?

Pour arriver à ses fins d'enfumage de ses lecteurs,
le Décodex instrumentalise l'ironie de tel ou tel site, si énorme soit-elle, puisque l'info y est traitée sur le mode de l'humour.

Les fact checkeurs du Monde n'ont pas craint de détourner un détournement par le site 'Le Top de l'Humour' auquel ils reprochent d'avoir déterré une information vieille de quatre ans pour discréditer la décision gouvernementale de limiter la vitesse à 80 km/h sur les routes départementales. Les journalistes de Niel et Pigasse ont fait une sortie de route, grave !
 .
"Un employé du service des chauffeurs de Bercy s’est vu retirer son permis, mardi 2 septembre. Il a été contrôlé à plus de 200 km/h sur l’autoroute, en direction de Saint-Lô", lit-on dans l’article – copie conforme d’un texte de Ouest-France publié le 7 septembre 2014.

Discréditer ne suffit pas effacer les fautes à répétition de plusieurs chauffeurs de Macron


Si ancien soit-il,
l'excès de vitesse de Saint-Lô devait bel et bien être rappelé, car
les chauffeurs de ministres et de présidents ne jouissent d'aucun privilège en matière de respect du code de la route. 
Comme le rapporte le quotidien régional, l’employé du service des chauffeurs de Bercy s’est vu retirer son permis (une semaine, précisa Le Parisien) le mardi 2 septembre 2014, alors que Macron était patron de Bercy, à l'Economie, à l'Industrie et au Numérique. Il n’était pas encore candidat à l’élection présidentielle. Passé locataire de l'Elysée, Macron accorde l'impunité à ses valets : le dernier chauffeur surpris en excès de vitesse n'est pas seulement resté impuni, il a été recasé au Palais...
Mais la macronie ne comprend toujours pas que 10.000 internautes aient pu partager l’information et s’insurger "en même temps" contre le laxisme du gouvernement, l’hypocrisie d’Emmanuel Macron ou encore la limitation de vitesse à 80 km/h qui n s'applique qu'à eux sur les routes départementales, depuis le 1er juillet.
Les Français auraient-ils dû compatir au sort malheureux de leur oppresseur qui avait dû regagner Bercy dans une voiture de la préfecture depuis la Manche où il effectuait son premier déplacement gouvernemental ?

Et il est question ici de récidive.
Bien que l'entourage de Macron le nie, son personnel jouit de privilèges. 
En 2014, Le Parisien l'avait cité : "Ce chauffeur est un justiciable comme un autre et les consignes sont extrêmement claires : le Code la route doit être respecté"... Et d'ajouter, pour faire bonne mesure et mieux tromper son monde : "Son emploi est garanti et il bénéficiera de la protection fonctionnelle pour pouvoir avoir les services d'un avocat si nécessaire", a indiqué la même source, tandis que ses collègues précisaient que le conducteur n'avait fait qu'"obéir aux ordres"...

L'ensemble des affaires Benalla vient en oiure alimenter la colère des justiciables ordinaires, les "gens", comme disent, non sans condescendance, les ministres et les élus LREM. 

jeudi 24 janvier 2019

Grand débat : failles et défaillances des équipes numériques de l'Elysée

Nouvelle négligence au sommet de l'Etat: les prétentieux sont des bras cassées 

Les équipes numériques de l'Elysée n'ont pas déposé les noms voisins du "grand débat national"

Neumann est désormais justifié à raconter que
Macron a entendu la colère du peuple contre la sur-taxe-carburant
Elles ne maîtrisent pas le b.a.-ba et ont ainsi ouvert la porte à plusieurs sites parodiques, rapporte le Canard enchaîné, mercredi 23 janvier. Lancé le 15 janvier dernier pour tenter d'enrayer la crise sociale portée par les Gilets jaunes, le grand débat est un vrai succès, s'est félicité mercredi 23 janvier Edouard Philippe. "Les Français dialoguent; ils disent ce qu'ils veulent", ce qui, sans cette opération, est déjà le cas sur les réseaux... "Ils sont en train de s'approprier le débat", a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Emmanuelle Wargon, co-animatrice du grand débat national, avait salué auparavant l'intérêt des Français "à travers les mille réunions locales déjà référencées sur le site granddebat.fr". "Ils nous le montrent dans les 130.000 contributions en ligne que nous avons reçues en une seule journée", mardi, jour de l'ouverture de la possibilité de contribuer sur le site, a-t-elle ajouté, comme si chacune d'entre elles lui était favorable. Cet amalgame augure mal de la synthèse des contributions en fin de consultation...

Mais, sur les 130.000 contributions sur le site granddebat.fr, combien de citoyens ont été involontairement redirigés sur d'autres sites similaires ? Le Canard enchaîné révèle en effet ce 23 janvier que les équipes numériques de l'Elysée ont négligé de protéger le site internet, ainsi que tous les contenus, notamment les noms voisins, en les déposant, ce qui a entraîné la création de nombreux sites parodiques. Plusieurs internautes ont acheté des noms de domaines à l'orthographe proche de celle du site officiel.
Résultat de recherche d'images pour "mahjoubi grand debat"C'est ce que savent faire les géants du web américain : les vrais pro ont pour habitude d’acheter plusieurs noms de domaines similaires ou mal orthographiés (comme googl.com pour Google, ou amazone.fr pour Amazon), une technique qu’auraient bien fait d’appliquer les équipes en charge du lancement du site. Le genre de pauvres types qui négligent de sortir couverts...

Cette technique s’appelle du typosquatting, ou typosquattage. grandebatnational.fr, quant à lui, invite à appeler directement l’Élysée pour faire part de ses réclamations (et c’est le vrai numéro, ce qui risque de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée au cours des prochains jours).

Une erreur déjà relevée par Le Figaro le 15 janvier dernier. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Saint Martin"
Ainsi, sur le site "grandebat.fr", on peut lire une lettre parodique, abusivement attribuée au méprisant Macron. "L'heure est venue de donner la parole à ceux qui ne sont rien, ces gaulois réfractaires qui nous coûtent un pognon de dingue. Je brûle d'impatience de lire avec toute l'attention qui leur est due vos analyses macro-économiques affûtées et disruptives", est-il écrit. "Pour finir, je vous en conjure, promettez-moi que, dorénavant, les émeutes, c'est fini. Vos mères méritent mieux que ça", conclut l'auteur de ces lignes, qui signe "votre dévoué Jupiter". 

Image associée
Le site "grandebatnational.fr" propose de participer au "grand ébat national", peut-être avec Marlène Schiappa, star présumée du hard. Il suffit d'appeler directement le Château au numéro indiqué, le vrai, ce qui ne risque pas de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée... 

Enfin, les internautes qui veulent se rendre sur le site "granddébat.fr", avec l'accent, tombent sur la vidéo Youtube d'un maire La France insoumise qui dénonce la "mascarade" du débat animé par Emmanuel Macron à Souillac.

vendredi 18 janvier 2019

Benalla, mis en examen pour l'usage abusif de ses ...quatre passeports

"Exclusivement" pour l'usage abusif de ses passeports, précise son avocate

L'ancien proche de Macron faisait un 
usage abusif de ses divers passeports
, d'août à décembre 2018, malgré son limogeage de l'Elysée

Résultat de recherche d'images pour "passeports Benalla"

Son client a été mis en examen pour "usage public et sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle", annonce Me Jacqueline Laffont, 53 ans, à qui Benalla a confié sa défense, en partage avec l'autre pénaliste, Pierre Haïk, 68 ans, depuis le départ de Me Laurent-Franck Liénard. Ce couple marié a déjà plusieurs grands dossiers politico-judiciaires à son CV, dont l'affaire Elf, Bettencourt, celle des emplois fictifs à la mairie de Paris, la défense du directeur de cabinet de Laurent Fabius, Louis Schweitzer, dans l'affaire du sang contaminé, ou encore, plus récemment, des écoutes de Nicolas Sarkozy.

L'ex-collaborateur de l'Elysée avait été placé en garde à vue jeudi matin dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 29 décembre sur l'usage de ces passeports diplomatiques, qui avait été étendue mercredi à un possible faux en écriture pour un passeport de service à la suite de l'audition du directeur de cabinet de l'Elysée, Patrick Strzoda, par la Commission des lois du Sénat. 

Patrick Strzoda, l'ex-directeur de cabinet du président Macron, a aussi révélé que Benalla a utilisé "presque une vingtaine de fois" ses passeports diplomatiques après son licenciement, entre le 1er août et le 31 décembre.
Le Parquet de Paris avait requis le placement sous contrôle judiciaire de l'ancien homme-clé du dispositif de sécurité de l'Elysée.

"Les accusations portées par M. Stzroda devant la commission du Sénat ont été jugées insuffisantes", a également déclaré l'avocate.
Les magistrats instructeurs vont désormais poursuivre les investigations préliminaires et peuvent décider de le mettre en examen ultérieurement s'ils réunissent des indices graves et concordants.


Alexandre Benalla devra encore  rendre  des comptes sur les accusations  d'usage de faux documents administratifs

A l'issue de 24 heures de garde à vue, Benalla comparaissait devant un juge d'instruction saisi par le Parquet d'une information judiciaire ouverte également pour "abus de confiance", "faux et usage de faux document administratif" et "obtention indue de document administratif".
Pour ces trois qualifications, plus lourdes, "il a été laissé sous le statut de témoin assisté", intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen, a ajouté Me Laffont (ci-contre avec Me Haïk, lequel débuta en association avec Me Thierry Herzog). "Donc, nous sommes très très contents ce soir", a-t-elle conclu devant la presse au tribunal de Paris. 

Le chargé de mission d'Emmanuel Macron n'est pas poursuivi à ce stade pour les accusations de faux documents administratifs formulées par le directeur de cabinet de l'Elysée devant la commission d'enquête du Sénat.

Devant les sénateurs, le directeur de cabinet de l'Elysée, aujourd'hui à la retraite, Patrick Strzoda, a pourtant affirmé mercredi que la demande d'un second passeport de service avait été faite par Alexandre Benalla au ministère de l'Intérieur, alors dirigé par Gérard Collomb, grâce à une lettre à en-tête du chef de cabinet de l'Elysée, mais "dactylographiée" et non signée.

En clair, "nous soupçonnons une falsification faite par M. Benalla", avait déclaré P. Strzoda, révélant avoir saisi le Parquet de Paris. Celui-ci avait le jour-même étendu à ces nouveaux faits son enquête préliminaire sur l'usage abusif des passeports.

Selon Me Jacqueline Laffont,  l'ex-coordinateur de différents services lors des déplacements officiels et privés du président de la République, 27 ans, Benalla, doit être entendu à nouveau par la commission d'enquête du Sénat lundi, où se reposera la question de la limite du champ d'investigation des sénateurs compte tenu de l'enquête judiciaire en cours.

jeudi 3 janvier 2019

Le chef de la com' de l'Elysée, Sylvain Fort, lâche Macron

La plume quitte le masque vide de Macron

Sylvain Fort n'en peut plus de Macron et repart dans le privé

Sylvain Fort, conseiller communication de Macron, va quitter l'Elysée

Fort a décidé de partir avant la fin du mois de janvier.  
Le directeur du service presse et communication de l'Elysée a indiqué ce mercredi 2 janvier qu'il ne pourra pas attendre la fin du mois avant de quitter ses fonctions, alors que l'affaire Benalla fait encore tanguer Macron : bien qu'il soit en charge des relations avec la presse et que le président subisse une nouvelle controverse autour de son ancien chargé de mission préféré, Alexandre Benalla, Fort abandonne le bateau ivre.
"Je quitterai à la fin du mois de janvier mes fonctions de conseiller communication et discours à la présidence", a-t-il fait savoir.
Classé à droite dans l'entourage présidentiel,  il avait fait ses premières incursions en politique
dans le giron de Geoffroy Didier et Guillaume Peltier, hérauts du courant "la Droite forte" de  l'UMP.
Arrivé à ce poste il y a seulement quatre mois, à la faveur d'une réorganisation des équipes du Château au début du mois de septembre, après les premiers scandales autour d'Alexandre Benalla, Sylvain Fort était chargé d'apaiser les relations entre l'Elysée et la presse. 

Il invoque avant tout des raisons personnelles pour expliquer son départ. Soucieux des formes et de la courtoisie, il précise encore qu'il a informé le président de son départ "il y a plusieurs semaines".

Les comportements de Macron usent son entourage
Misant sur le banquier-candidat, Sylvain Fort était déjà son conseiller communication pendant sa campagne. Après l'élection, il devient "plume" et conseiller mémoire du président. En d'autres termes, il rédige les discours du président et organise les commémorations auxquelles le président participera. 


La bande à Macron investissant l'Elysée en mai 2017
Bruno Roger-Petit, 56 ans, soutien du ministre du Budget de Hollande lors de l'affaire Cahuzac, mais pourtant ancien porte-parole du président Macron, a dû quitter ses fonctions début septembre après sa prestation très critiquée dans l'affaire Benalla, pour reprendre cette deuxième mission de Fort en septembre, devenant simple conseiller mémoire d'Emmanuel Macron. L'attribution de ce poste à cet ex-journaliste-thuriféraire continue d'interpeller : en 2014, Acrimed dénonça en effet les "petites manipulations" de Bruno Roger-Petit et "un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger". A la mémoire, ça fait peur... On doit d'ailleurs à l'ancien journaliste au site Le Post.fr (2008-2011, mort prématurée pour sectarisme et indigence intellectuelle) le spectre des années 1930 agité par Macron sur la montée des nationalismes en Union européenne,similaire à "l'entre-deux-guerres"... 

D'autres projets professionnels
Membre du cercle restreint des proches du président de 41 ans, Sylvain Fort, 46 ans, avait vu son rôle se renforcer ces derniers mois à l'Elysée: toujours plume du président, il avait aussi pris en charge la communication à la suite de l'affaire Benalla, révélatrice de révélations sur les "dysfonctionnements" dans la garde rapprochée de Macron.

"J'ai tout quitté pour rejoindre Emmanuel Macron en août 2016, en sachant que mon engagement serait total à condition d'être temporaire", explique-t-il, comme si un quinquennat ne l'était pas... "Après deux ans et demi de travail sans relâche au service du candidat? puis de notre président, je souhaite m'orienter vers d'autres projets professionnels et personnels, et surtout consacrer du temps à ma famille." En vérité, Sylvain Fort compte retourner dans le privé.
Sylvain Fort n'est pas seulement ancien élève de l'Ecole normale supérieure, docteur-ès-lettres et agrégé de lettres classiques, ayant enseigné six ans comme assistant à l'université Paris-Sorbonne. Il est aussi associé-fondateur de Steele & Holt, située rue de la Paix à Paris. Cette agence spécialisée dans la communication corporate et financière accompagne notamment AXA IM, Le Groupe Edmond de Rothschild, la Banque Neuflize OBC, La Caisse d'Epargne Ile-de-France, Idinvest Partners, CDC International Capital, Carlyle, Sycomore, M&G, A Plus Finance, Candriam, Novaxia, Yomoni, Lendix, l'Hôtel Drouot, Dalloyau ou encore Monceau Fleurs.
Quant à sa famille...

Pourquoi ce départ prématuré quand on est si "fier de l'avoir servi" ?
"Le sens de l'Etat d'Emmanuel Macron et son engagement absolu au service de la France sont ce dont le pays a besoin en ces temps de doute sur notre destin collectif. Je suis fier de l'avoir servi et l'ai assuré, en lui annonçant la décision voici plusieurs semaines, de ma totale fidélité", a-t-il discouru.

Brigitte Macron a-t-elle obtenu la tête de Sylvain Fort ?

Le directeur de communication se moquait de la femme de Macron...

Sylvain Fort était très complice avec Macron. La preuve, avec cette blague que s’est autorisé le principal concerné sur la sexagénaire. 
De plus en plus seul, Emmanuel Macron doit faire face à un nouveau rejet d’un de ses fidèles piliers. Macron doit à Fort le discours prononcé en hommage au colonel Arnaud Beltrame.  

Le mélomane et la poissonnière
Véritable acolyte d’Emmanuel Macron, Sylvain Fort fait partie des rares personnes à connaître son couple dans l’intimité. C’est sûrement la raison pour laquelle celui-ci s’autorise ici et là quelques blagues sur sa compagne, Brigitte. Ainsi L’Express revient-il sur une scène cocasse de juin 2018, au cours de la visite du couple présidentiel à la basilique de Saint Jean de Latran. Interrogé par un journaliste qui lui demandait si Emmanuel Macron allait pénétrer les lieux à cheval – comme le veut la tradition -, Sylvain Fort avait alors ironisé : "Bien sûr, avec Brigitte en amazone derrière". Un trait d’humour qui démontrait bien sa familiarité. Mais, déjà chagrinée depuis la séparation officielle d’avec Alexandre Benalla, l'amazone lui avait gardé un chien de sa chienne.



Selon des indiscrétions, 
l’hécatombe au sein de la Macronie n'est pas sur le point de cesser. Attendons-nous à d'autres claquements de portes. On parle ainsi d'Ismaël Emelien et d'Alexis Kohler. 
Ismaël Emelien, très proche conseiller politique d'Emmanuel Macron, serait désormais, selon L'Obs, dans le collimateur des enquêteurs en charge de l'affaire Benalla. D'après eux, le chargé de mission aurait échangé, dans la nuit du 18 au 19 juillet, soit juste après les premières révélations du Monde, avec six individus issus du giron présidentiel, parmi lesquels Ismaël Emelien. Ce dernier aurait obtenu, dès ce moment-là, les images de la manifestation du 1er-Mai montrant les violences contre les CRS.
Clef de voûte du Château,
son secrétaire général Alexis Kohler, épinglé par Mediapart pour ses liens familiaux avec les principaux actionnaires de MSC, un des premiers clients des chantiers de Saint-Nazaire. Selon un éditorial d'Europe 1, cette pièce maîtresse du dispositif présidentiel pourrait être amené à s'en éloigner. Autre départ, déjà acté : celui de Barbara Fugier, conseillère communication internationale. Ses fonctions auprès de la présidence de la République ont pris fin le 1er janvier 2019, selon un arrêté paru au Journal officiel.
C'est encore 
le cas d'Ahlem Gharbi, conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient du président.
Qui alors pour remplacer Fort ?...

Au plus fort de la'affaire Benalla, le coeur du réacteur de la com' élyséenne était composé de Ismaël Emelien, Sibeth N’Diaye, Sylvain Fort et Stéphane Séjourné (UNEF-MJS). Deux sont en partance et deux ont fait leurs valises : en décembre dernier, à 33 ans, Séjourné, de la bande UNEF (Pierre Person, Aurélien Taché, Guillaume Chiche et Sacha Houlié, MJS) est devenu directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019. 
A l'Elysée, Sylvain Fort était secondé par la conseillère presse et communication tout-terrain, Sibeth Ndiaye, la "meuf" (ci-dessus) qui avait choqué en manquant de respect pour Simone Veil à sa mort. Si la Franco-sénégalaise montait en grade, ce serait un signal de plus de la fin.