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lundi 6 avril 2020

Mais où est donc soudain passée la conseillère santé de Macron ?

La protectrice des "vieux" et des Ehpad auprès de Macron a déserté au milieu de la bataille

Au moment où l’OMS déclare "l’urgence de santé publique de portée internationale," la conseillère santé du président de la République, Marie Fontanel, fait ses cartons, le 31 janvier. Elle n’a été remplacée qu’un mois plus tard. 

Cette débandade interpelle à nouveau sur la capacité de l'Elysée à gérer la crise sanitaire, au moment où la menace pandémique se profilait déjà.

Le motif officiel de son abandon de poste est la campagne LREM de son strasbourgeois de mari, le socialiste  Alain Fontanel. 
Le couple avait une bonne chance de mettre la main sur la mairie de la capitale alsacienne. La presse macronienne le présentait comme le "grand favori" du scrutin et le "dauphin naturel" du maire PS sortant, Roland Ries. BVA le situait néanmoins aux coude à coude avec EELV.
Son épouse a-t-elle lâché la proie pour l'ombre, sachant que la victoire n'était pas assurée, puisque desservi par le mouvement de contestation de la réforme des retraites", à laquelle l'épouse est associée. Il sera d'ailleurs devancé de huit points par les Ecologistes au premier tour, ne devançant LR que de 1,5 points.

Enarque, spécialiste des questions sociales comme membre de l’IGAS (niche dorée pour serviteurs hors d'usage du pouvoir), elle fut durant toute la première moitié du quinquennat l'experte en questions de santé du président Macron et Madame "personnes âgées", accessoirement, puisqu'elle cumulait la protection sociale, la lutte contre les inégalités, la dépendance et le handicap.
Marie Fontanel, 43 ans, connaît bien Emmanuel Macron, puisqu'ils sont tous les deux issus de la promotion Léopold-Sedar-Senghor (2004) de l'ENA. Elle a également été membre du comité d'experts qui a travaillé sur le programme du candidat En Marche!, sur les questions de santé également.
Marie Fontanel est mariée au premier adjoint PS au maire socialiste de Strasbourg, Alain Fontanel.
Des coïncidences troublantes

A la Une | Marie Fontanel, conseillère du président, à L'ElyséeC'est une ancienne n°2 de l’ARS Grand Est, d'où est partie l'épidémie de Covid 19... Marie Fontanel (ci-contre) a quitté la Présidence de la République le 22 janvier dernier.  On attend maintenant avec impatience le nom de son remplaçant : celui ou celle qui, dans les mois qui viennent, devrait être au cœur des arbitrages d’une loi Grand Age.

Agnès Buzyn a révélé avoir alerté Macron et Philippe dès le mois de janvier de la gravité de la crise sanitaire qui se profilait . Sans effets : ni commande massive de masques et de gel hydroalcoolique de protection, ni de créations de lits d'hôpitaux en début de semaine quant à 
"Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine, déclara-t-elle au Monde  : le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir", a confié au quotidien du soir celle qui, en janvier, était encore ministre de la Santé.Quant à Marie Fontanel, sachant que le second tour ne pourrait avoir lieu, elle quitte l'Elysée avant la tempête pour faire campagne dans une élection dont elle sait qu'elle n'aura pas lieu...
Ces gens ne raisonnent vraiment pas comme nous !

mercredi 17 février 2016

"Rester, j'en aurais crevé", lâche Taubira sur le gouvernement Valls

Est-ce une mise en garde ou un souhait pour les accrocs, les retours  et nouveaux arrivants ?

Travailler avec Valls et Hollande, c'est le retour à la peine de mort
 
Faites un DON au gouvernement et
SAUVEZ la VIE d'un(e) MINISTRE...
L'ancienne garde des Sceaux est sortie du couloir de la mort. 
Mais elle revient... sur son départ du gouvernement (ouf!) 
"Certains m'ont dit qu'on ne crève pas de ne pas être tout à fait d'accord. Rester [au gouvernement] en négligeant un désaccord majeur, je sais, moi, que j'en aurais crevé", confie, dans un entretien paru ce mercredi dans Les InRockuptibles, ce magazine culturel pour les nantisqu'abien dû lire Fleur Pellerin pour être aussi inculte et qui est la propriété du banquier Matthieu Pigasse, également actionnaire du journal Le Monde.

"Cela fait plus de 20 ans que j'entends dire que le pays se droitise. Mais la gauche est-elle obligée d'accompagner cette droitisation? Non. Sinon, on ne fait pas de politique", observe l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, indépendantiste guyanaise

Démissionnaire du gouvernement, mais déterminée à se battre

L'exécutif n'est-il donc pas combatif ? Après quatre années au pouvoir, la ministre de la Justice dresse un bilan pitoyable de son passage aux affaires en déclarant qu'on est plus efficace en dehors du gouvernement.  
Elle a échoué au service des Français et réduit le spectre de ses activités à la gauche, pour laquelle elle se dit "prête" à se "battre" pour l'avenir. Son sectarisme idéologique est pourtant tout ce qui restera de son passage Place Vendôme. 
  
Taubira désespère de la gauche

"Personnellement, j'ai plutôt envie de batailler et d'expliquer pourquoi la gauche porte le projet possible pour l'avenir." 
"Qui vous a dit que j'allais me reposer?, poursuit-elle. D'accord, j'ai beaucoup travaillé dans ma vie, j'aurais le droit de me reposer. Mais je suis tourmentée. (...) Je ne pensais pas qu'on se retrouverait aujourd'hui devant une telle urgence de combat. On ne peut laisser le champ libre. Donc, oui, je suis prête à me battre", assure, à 64 ans, l'ancienne candidate (PRG) à l'élection présidentielle de 2002. Elle était arrivée en 13e position du premier tour de scrutin, avec 2,32 % des voix.
"Je n'ai pas une conception messianique de la politique [juste christique...]. Nous avons chacun nos responsabilités et nos obligations, mais je refuse de considérer que tout doit se cristalliser autour de moi" [quelle idée!], lance-t-elle cependant. L'humilité la caractérise... 

"Risques de repli, d'affolement, d'aveuglement" Christiane Taubira répond également indirectement à Manuel Valls qui a critiqué le week-end dernier depuis l'Allemagne la politique d'accueil des réfugiés conduite par Angela Merkel. "Aucun de nous ne peut être indifférent aux exodes. C'est une question existentielle. Mais la solution n'est pas à la seule portée de la chancelière allemande. Or, par
la désertion des autres, Angela Merkel s'est retrouvée dans l'impasse. Elle a, d'une certaine façon, buté sur l'inexistence de l'idée européenne." 
"Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des difficultés telles que les risques de fragmentation, de repli, d'affolement, d'aveuglement sont considérables", met-elle en garde.

On est prêt à une concession: ils sont légions ceux et celles qui regrettent son départ...

dimanche 30 août 2015

EELV: la permanence de François de Rugy vandalisée à Nantes

Sanction immédiate des radicaux Verts à la désertion de François de Rugy (EELV)

La vitrine de la permanence nantaise du député a été brisée, à coup de masse, dans la nuit de samedi à dimanche.
Le coup de masse a été porté au niveau du visage de l'élu... Ce dimanche matin, l'équipe de François de Rugy a constaté que la vitrine de son local a volé en éclats. "La semaine dernière, c'était un tag "collabo fais gaffe à ta peau", maintenant vitrine saccagée...", se désole l'élu sur son compte Twitter.

Selon la police et l'équipe du député, personne n'aurait pénétré dans la permanence, située rue Paul Bellamy à Nantes, et rien n'aurait été volé. 

Cette agression intervient quelques jours après la démission de François de Rugy du parti Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV).

Sur les réseaux sociaux, plusieurs bons camarades du Parti socialiste (PS) ou d'EELV ont manifesté leur indignation et leur soutien à François de Rugy.

Les regards se tournent vers les Zadistes, les écologistes radicaux 
qui occupent la zone de non-droit du futur aéroport voulu par l'ex-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.

samedi 22 août 2015

Les agents du Thalys auraient failli à leur devoir d'assistance aux passagers, révèle Jean-Hugues Anglade

Le comédien était en famille à bord du Thalys Paris-Amsterdam et témoigne

Ce n'était pas du cinéma


L'attaque du train Thalys par un individu lourdement armé n'était pas une scène du tournage de Braquo, la série policière de Canal+ dont Jean-Hugues Anglade est le héros.  Le comédien se trouvait vendredi 21 août à bord du Thalys Paris-Amsterdam où un homme d'origine marocaine, armé d'une kalachnikov, a tenté de faire un carnage d'hommes d'affaires et de fonctionnaires européens qui fréquentent communément la ligne.
Si le comédien français ne faisait pas partie des passagers qui ont neutralisé l'homme et ainsi évité un drame, J.-H. Anglade a néanmoins gardé son sang-froid le temps de tirer la sonnette d'alarme du train tandis que deux militaires américains  livraient un corps à corps avec le tueur qu'il avaient surpris à sa sortie des toilettes où ils avaient repéré ses agissements suspects
L'acteur de 37°2 le matin s'est d'ailleurs blessé "légèrement" à la main en brisant la vitre du signal, a révélé la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, au micro de France Info. En fait, "le verre a méchamment entaillé mon majeur jusqu'à l'os et les machines ont ralenti. Mais nous étions toujours bloqués à l'intérieur", précise le comédien qui a d'ailleurs été admis vendredi soir à l'hôpital d'Arras dans un fauteuil roulant, comme le montrait une photo de La Voix du Nord (cf. tweet ci-dessous).
Jean-Hugues Anglade qui se trouvait dans le train avec ses deux enfants, va bien malgré le choc, indiquait l'un de ses amis au Parisien. "Ils ont entendu la fusillade parce qu'ils étaient dans la voiture à côté de celle où elle s'est produite. Il a été héroïque puisqu'il a déclenché le système d'alarme", a confié au quotidien ce proche, qui a préféré garder l'anonymat.
"J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer" (Jean-Hugue Anglade)
Mais sur le moment le comédien était terrorisé. 
"Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12. Nous étions dans la voiture 11, la dernière. L'homme armé venait vers nous, il était déterminé. J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer. Oui, on s'est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu'il était impossible de s'échapper de ce cauchemar. Nous étions piégés dans une souricière !", a-t-il déclaré à Paris-Match. "Nous avons entendu des passagers hurler en anglais "Il tire ! Il tire ! Il a une kalachnikov ! " J'étais avec mes deux enfants et ma compagne, autour de nous, il y avait une quinzaine de passagers," a-t-il raconté à l'hebdomadaire.

Le personnel de Thalys (62% SNCF) aurait manqué à tous ses devoirs

Alors que la classe politique internationale s'accorde à saluer le courage des passagers ayant neutralisé le suspect, Jean-Hugues Anglade pointe du doigt le personnel du Thalys qui aurait manqué du courage dont ont fait preuve les trois passagers qui ont neutralisé le terroriste. Selon ses confidences, les cheminots se seraient retranchés et verrouillés à l'intérieur de la motrice, abandonnant à leur sort les passagers sous leur responsabilité .
"Tout à coup, des membres du personnel navigant ont couru dans le couloir, le dos courbé. Leurs visages étaient blêmes. Ils se dirigeaient vers la motrice, leur wagon de travail. Ils l'ont ouvert avec une clef spéciale, puis se sont enfermés à l'intérieur... Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12", rapporte le comédien à Paris Match.



Deux personnes ont été blessées dans cette attaque survenue huit mois après les attentats de Charlie Hebdo. Si les motivations du tireur (photo ci-contre, sur le bracard) restent inconnues, le Parquet antiterroriste de Paris, dont la compétence est nationale, s'est "immédiatement saisi" (sic) de l'enquête...