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mardi 22 mars 2016

Séries d’explosions à Bruxelles, au moins 13 morts et 35 blessés

L'aéroport et le métro étaient simultanément visés, au coeur de la capitale de l'Union européenne

Plusieurs explosions ont 
fait au moins 13 morts et 35 blessés à Bruxelles


Le drame s'est produit à l'aéroport de Zanentem à Bruxelles peu avant 08h ce matin.
Les déflagrations auraient eu lieu près du comptoir de la compagnie American Airlines et seraient des attentats suicides, selon la chaîne VRT. 
Autre document Twitter, alors qu'à la télévision, les chaînes d'information en continue répètent en boucle les mêmes images de particuliers qui font le 'job' en lieu et place des professionnels, lecteurs de dépêches d'agences depuis leurs pupitres... 
Par ailleurs, au moins une explosion a eu lieu dans le métro Maalenbeek, près du quartier des institutions européennes
EN DIRECT - La chaîne de TV publique belge VRT parle d'attentat suicide à l'aéroport de Bruxelles https://t.co/OKNu2cVQoK
Au PS, la politique politicienne profite de la situation, si dramatique soit-elle, chez "nos amis" belges !

Pour le socialiste Le Roux, l'heure n'est ni à la compassion, ni à la dignité.

En fin de matinée,
le bilan s'était alourdi à 28 morts et 90 blessés et ce soir la Tour Eiffel sera illuminée aux couleurs de la Belgique...


dimanche 30 août 2015

EELV: la permanence de François de Rugy vandalisée à Nantes

Sanction immédiate des radicaux Verts à la désertion de François de Rugy (EELV)

La vitrine de la permanence nantaise du député a été brisée, à coup de masse, dans la nuit de samedi à dimanche.
Le coup de masse a été porté au niveau du visage de l'élu... Ce dimanche matin, l'équipe de François de Rugy a constaté que la vitrine de son local a volé en éclats. "La semaine dernière, c'était un tag "collabo fais gaffe à ta peau", maintenant vitrine saccagée...", se désole l'élu sur son compte Twitter.

Selon la police et l'équipe du député, personne n'aurait pénétré dans la permanence, située rue Paul Bellamy à Nantes, et rien n'aurait été volé. 

Cette agression intervient quelques jours après la démission de François de Rugy du parti Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV).

Sur les réseaux sociaux, plusieurs bons camarades du Parti socialiste (PS) ou d'EELV ont manifesté leur indignation et leur soutien à François de Rugy.

Les regards se tournent vers les Zadistes, les écologistes radicaux 
qui occupent la zone de non-droit du futur aéroport voulu par l'ex-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.

mercredi 5 novembre 2014

FNSEA et JA manifestent contre les diktats écologistes et administratifs

Les agriculteurs dénoncent le trop plein de "surenchère administrative et environnementale" 

Les agriculteurs de la FNSEA 
et les Jeunes Agriculteurs  manifestent ensemble leur colère

Epidémie de "phobie administrative"
dans l'Aisne, l'Oise et la Somme, ce mercredi 5 novembre, mais aussi à Paris comme sur l'ensemble du territoire. Des centaines de tracteurs et d'agriculteurs se sont concentrés de bonne heure. Pour cette journée de grande mobilisation plusieurs rassemblements étaient prévus à Amiens, Beauvais et Laon.
  
La cocotte (minute) est montée en pression
Aux difficultés économiques viennent en effet s'ajouter les contraintes administratives liées à une politique agricole européenne commune. La semaine dernière les agriculteurs de l'Oise ont déversé du fumier au bord de la route en libre service,  pour dénoncer la directive nitrates. la mobilisation du mercredi 5 novembre est maintenant nationale, dans tous les départements avec pour mot d'ordre "laissez-nous travailler!" 

Le 25 septembre dernier, 300 dirigeants de la FNSEA et JA, réunis en Conseil fédéral, ont adopté huit revendications à l’adresse du gouvernement. 

Les huit revendications de la FNSEA et des JA
1 - L’Union Européenne doit assurer la réparation économique des conséquences de l’embargo russe, et sur d’autres fonds que ceux de la PAC.
2 - La France doit privilégier les produits français dans les approvisionnements : deux plats sur trois d'origine française dans les restaurants. 
3 - Non au péage de transit.
4 - Abandonner l’application du Compte pénibilité à l’agriculture.
5 - Versement anticipé des aides PAC au 16 octobre pour tous.
6 - Non au blocage des dossiers installation à partir du 1er janvier 2015.
7 - 2015 : Une année blanche sur les contrôles verdissement/PAC.
8 - Non au zonage directive nitrates tel qu’il est annoncé.
Dans la Somme, un rassemblement a débuté vers 10h30 en centre ville, au niveau du cirque: entre 150 et 200 tracteurs ainsi que 400 agriculteurs se sont rasemblés à Amiens. La manifestation se terminera devant la préfecture aux alentours de 14 heures.
Cinq organismes sont visés : la DRAAF, la DREAL, La DIRECCTE, l'ASP, l'ONEMA.

Dans l'Oise, le rassemblement s'est constitué sur la RN 31, face à la rue de la Préfecture en direction de Beauvais entre 9h30 et 10h30. Plusieurs dizaines de tracteurs sont partis en convoi vers la préfecture, la fin de la manifestation étant prévue aux alentours de 14h / 14h30. 

Dans l'Aisne, les agriculteurs se sont donnés rendez-vous à Laon. Le rassemblement était fixé à  10 heures. Six points de rassemblement étaient prévus : l'aérodrome de Laon, le verger d'Ebouleau à Besny-et-Loizy, la ferme d'Avin de Laon, le rond-point de l'Europe, la piscine Le Dôme et le pôle du Griffon. 300 tracteurs se sont rassemblés à la piscine Le Dôme avant d'entreprendre un tour complet de la ville préfecture. Le convoi devrait arriver en ville haute vers 12h30. La manifestation prendra fin aux alentours de 15 heures. Hier 4 novembre, les agriculteurs de l'Aisne ont allumés des bûchers un peu partout dans les campagnes, des feux visibles des axes de grande circulation et des grandes agglomérations.

Des milliers d’agriculteurs avaient répondu à l’appel, à la mi-journée

A Paris, 50 tonnes de pommes de terre ont été déversées tôt ce matin, place de la République et les agriculteurs distribuaient gratuitement des fruits et légumes. Dans plusieurs départements, des opérations escargots sont menées par des tracteurs. Les agriculteurs de l'Ouest ont organisé ce type d’action dans l'Eure et les Côtes d'Armor. Ils ont également incendié des pneus au Mans ou bloqué la circulation à Alençon. Dans la Sarthe, 200 agriculteurs ont déversé de la paille et du fumier et enflammé des pneus devant la direction départementale de l'Agriculture au Mans.

A Toulouse
toujours aussi radicale, des manifestants ont envoyé des oeufs sur la direction régionale de l’environnement et du fumier sur la cité administrative.

Les préfectures et sous-préfectures sont également ciblées par des agriculteurs en colère
, à l’image de celle de Haguenau, située dans le Bas-Rhin, où les portes ont été bloquées par des monceaux de déchets.
La FNSEA a créé une carte interactive pour prévenir des actions dans toute la France.

Climat tendu

Cette mobilisation survient dans le contexte du blocage par les altermondialistes d'EELV du projet de retenue de Sivens dans le Tarn - destinée à l'alimentation en eau de Montauban et des terres des agriculteurs locaux obligés de se développer pour survivre - et les récents incendies perpétrés par des agriculteurs contre le centre des impôts et les locaux de la Mutualité agricole (MSA) en périphérie de la ville de Morlaix, sur la commune de Saint-Martin-des-Champs (PS) dans le Finistère, en septembre.

Xavier Beulin, président de la FNSEA, a souhaité affirmer qu’il "n’y a pas de place pour les dérapages" et a appelé "à manifester dans le calme et le respect des personnes". Dans une volonté de communication auprès du grand public, une distribution gratuite de fruits et de légumes s'est tenue, place de la République à Paris. D’autres actions sont prévues dans une cinquantaine de départements.

Parmi les huit revendications recensées par la FNSEA et les JA, certaines ont déjà fait l'objet de reculades, mais continuent d'inspirer de la méfiance, car si le gouvernement a promis le versement anticipé de 3,4 milliards d’euros d’aides de la politique agricole commune (PAC) et a supprimé l’écotaxe, nul ne sait comment ces marches-arrière vont être compensées.

La réglementation sur les nitrates contestée 

En fait, les blocages sont écologistes. La FNSEA rejette la révision du classement des zones vulnérables aux nitrates.
Début septembre, la France a été une nouvelle fois sanctionnée par Bruxelles pour ne pas être parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d’origine agricole. Sur 35.392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés de nitrates et de pesticides par litre. Fin juillet, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, a décidé de classer 3.800 communes supplémentaires en zone vulnérable, portant le total à 23.000 communes. A quel horizon ?
Cette proposition a suscité une levée de boucliers immédiate de la FNSEA qui souhaite que le sujet ne soit plus traité nationalement, mais localement, et soit géré par le seul milieu agricole.
Le ministère de l’écologie a réagi dans un communiqué publié mardi 4 novembre, en expliquant qu’elle a mis au point avec les préfets et les agences de l’eau "une méthode d’adaptation à la réalité du terrain des zones vulnérables ", une manière d’annoncer des concessions, sa méthode de gouvernement, comme à Sivens. Dans certains départements, la FNSEA et JA prévoient de mettre en place, mercredi, des "drive fumier", pour donner le fumier que les agriculteurs disent ne plus pouvoir épandre.

L’autre sujet brûlant est celui de la ressource en eau 

L'enjeu de la retenue d'eau de Sivens est au cœur des tensions, si modeste soit-elle, car la FNSEA défend le projet avec détermination, soulignant qu'un réservoir n'est pas un barrage. Le niveau de colère pourrait donc monter en région mercredi, où le syndicat agricole organise une manifestation à Toulouse.

Le Foll, ministre de l'Agriculture insensible au patriotisme alimentaire 
La mise en œuvre d’un "patriotisme alimentaire" figure parmi les revendications. Les agriculteurs réclament que deux plats sur trois soient confectionnés à partir de produits français dans les cantines publiques. 
C’est pourquoi, mercredi matin, une vingtaine de Jeunes agriculteurs ont contrôlé les camions alimentant les cantines du ministère de l’Economie et des finances à Paris. "Tomates du Maroc, pommes d’Italie, produits sans étiquette, le ministère de l’économie devrait être exemplaire dans le made in France et ce n’est pas le cas. On est un peu exaspéré", a regretté auprès de l’Agence France-Presse Samuel Vandaele, secrétaire général adjoint des Jeunes agriculteurs. Et ils n'ont pas effectué leurs contrôles à Matignon où la facture des dépenses de bouche dépassent les limites de la décence en période d'austérité pour tous... Lien PaSiDupes

La 
mobilisation de la FNSEA bénéficie du soutien des chambres d’agriculture en réaction à la ponction faite par le gouvernement sur leur budget. Elles ont décidé de fermer leurs portes mercredi. La loi de finance prévoit en effet de préempter 60 millions d’euros sur un montant total de 700 millions d’euros.

La CFDT  émet des réserves contre certains agriculteurs 

Sans surprise, la CFDT, proche du PS, a souhaité prendre ses distances avec le mouvement et, ironie du sort de des syndicalistes, "dénonce l’instrumentalisation des salariés" ! "Leurs combats ne sont pas les nôtres", décide le syndicat réformiste, qui se dit en opposition totale avec les revendications, comme l’instauration de la TVA sociale ou la demande d’exception pour l’agriculture de la mise en place du compte pénibilité, mais reste en stand-by sur l'ensemble des problèmes.
"Différents mouvements en Bretagne ou ailleurs apportent malheureusement la preuve que les manifestations d’agriculteurs peuvent rimer avec violences et dégradations", polémiquent les godillots céefdétistes.

La 
 mauvaise-foi de la CFDT est saisissante.

Elle fait en effet l'amalgame avec la Confédération paysanne de Joseph Bové qui fait cause commune avec EELV pour cautionner l'ultra-gauche aussi bien à Sivens que sur la Ferme des 1.000 vaches ou sur le site de l'aéroport de ND-des-Landes où les hostilités reprennent.

La Confédération paysanne, syndicat agricole extrémiste,
 justifie les violences
"La colère des agriculteurs est véritable, profonde, justifiée", quand il s'agit de soutenir les blocages et les actions violentes déstabilisatrices.
"Nous sommes dans un système à bout de souffle qui n’a d’égard que pour la compétition et la rentabilité. (…) il va falloir se battre. Mais pas en brûlant ce qu’il reste de nos outils de solidarité, pas en manifestant pour le droit de polluer en paix."

Pourtant, le 28 mai 2014, une cinquantaine de militants extrémistes de la Confédération paysanne, dont Laurent Pinatel, son patron (ci-contre), ont mené une action éclair sur le site de la "ferme des 1000 vaches" près d'Abbeville. Leur objectif transmis par Joseph Bové, "faucheur volontaire" et "démonteur" du MacDo de Millau saccagé, était de démonter la salle de traite fraîchement construite. Laurent Pinatel, patron de la Confédération paysanne, expliquait alors : "L'agriculture, ce sont des paysans qui ont vocation à produire de l'alimentation non pas dans des usines mais dans des fermes".
Après l'arrivée des gendarmes et quelques frictions avec les salariés de l'exploitation, les manifestants étaient repartis en emportant des pièces trouvées sur place. Quatre d'entre eux avaient cependant été placés en garde-à-vue pour des dégradations commises sur place. Le reste du groupe de militants de la Confédération paysanne a continué sa journée au ministère de l'Agriculture, à Paris, pour y déposer les pièces "prélevées" à la "ferme des 1000 vaches" (photo ci-contre). 

Laurent Pinatel est ensuite revenu à Amiens où Le Foll l'a fait interpeller à sa descente du train, à la gare, 
et placer en garde-à-vue. 
Les opposants à ce projet multiplient les actions coups de poings depuis plusieurs mois, tout en se disant pacifistes. Mi-janvier, ils avaient déjà occupé le site et bloqué le chantier de construction de cette exploitation. Une partie des militants est encore présente sur le site, comme est occupé Notre-Dame-des-Landes ou le réservoir de Sivens, zones de non-droit.

lundi 8 septembre 2014

Ségolène Royal face à un barrage dans le Tarn


Un nouveau Notre-Dame-des-Landes ?

Le projet de barrage est accueilli par cocktails Molotov et grève de la faim
 
Quatre-vingts cocktails Molotov lancés sur les forces de l'ordre. Trois personnes ont été interpellées aux abords du site où est prévue la construction du barrage de Sivens et où le gouvernement avait déployé cent gendarmes le mercredi 27 août 2014.

Deux collectifs gèrent la lutte contre le projet de barrage et la tension est remontée avec le retour mardi matin de plusieurs dizaines de manifestants sur le site du projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée qui doit être construit sur la zone humide du Testet, au pied de la forêt de Sivens, près de Lisle-sur-Tarn dans le nord-ouest du Tarn, par la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG)

Ils ont appelé leurs sympathisants à venir dans les jours prochains pour bloquer le chantier de déboisement. 
Le collectif "Tant qu'il y aura des bouilles" tente d'occuper le site à la façon des opposants au projet d'aéroport Ayrault à Notre-Dame-des-Landes près de Nantes. Les gendarmes ont expulsé ces militants du site qu'ils occupaient pour empêcher le début des travaux, mais ils ont immédiatement reconstruit à proximité un campement de fortune. "Dès 1969, ils voulaient déjà aménager une base de loisirs, ici, sans succès. Historiquement, c’est un coin rebelle, nous sommes à deux pas de Carmaux et de chez Jaurès !, expliquait déjà Erwan, punk écolo breton,  en novembre 2013.

Deux membres d'un autre collectif de riverains ont entamé une grève de la faim devant le siège du conseil général du Tarn à Albi depuis le 27 août 2014. 
"Un symbole pour nous, car nous sommes toujours sans réponse du Conseil général sur des questions concernant le projet de barrage de Sivens", a expliqué Ben Lefetey, porte-parole (ci-contre) du Collectif (2011) pour la sauvegarde de la zone humide du Testet (Tarn). "J'ai honte d'être Français en ce moment, lance cet altermondialiste internationaliste, car on n'écoute pas les citoyens. "Il faut qu'il y ait des violences pour être entendu. On se fout de notre gueule", a déploré Christian Pince, l'autre gréviste de la faim. Six autres membres du Collectif entrent en fait dans leur 11e jour de grève.



Ce projet de barrage hydraulique menacerait de disparition un réservoir de biodiversité de 13 hectares. 

B. Lefetey et Joseph Bové
Les partisans du barrage, parmi lesquels la FDSEA, le défendent comme une nécessité pour sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs. On aura donc compris que le projet est combattu par  la Confédération paysanne.

Ses adversaires dénoncent le modèle d'agriculture irriguée. Ils s'opposent à la disparition d'une zone humide boisée qui abrite 94 espèces protégées, et cela, bien que la préfecture du Tarn ait insisté à plusieurs reprises sur le caractère exemplaire du projet en matière environnementale.
En février, l'eurodéputé écologiste José Bové avait demandé un moratoire. "Je suis là pour apporter mon soutien très clair" aux opposants au projet de barrage à Lisle-sur-Tarn, a déclaré Joseph Bové devant le Conseil général, maître d'ouvrage du projet, où s'étaient rassemblés fin août une quarantaine d'opposants. 
"L'État doit mettre en place un médiateur", a-t-il ajouté, qualifiant le projet de barrage de "non sens écologique et agricole". "Il faut un moratoire" sur sa mise en oeuvre", a répété Bové. "On va saisir le ministère de l'Écologie", a annoncé le militant altermondialiste.

Du côté de la préfecture, 
 Hervé Tourmente le secrétaire généraldéfend un projet "d'utilité publique qui a suivi tout le cursus réglementaire. Les 13 hectares de zones humides qui seront noyés seront reconstitués sur 19 hectares et un strict suivi des espèces sera opéré". Alors qu'un parking et des travaux de terrassement ont déjà été entrepris, la préfecture estimait que "cette opposition ne remet pas en cause le projet". Elle défendait alors "une position de fermeté pour assurer la sécurité des personnes qui vont travailler sur place. Quand on nous jette des cocktails molotov la position n'est plus au dialogue". 

Ségolène Royal veut revoir la copie du barrage

Tandis qu'une importante manifestation se déroulait le 7 septembre contre le barrage de Sivens, pour la première fois, la ministre de l'Environnement a demandé au Conseil général de revoir un peu sa copie, cédant ainsi à 15 jours d'affrontements entre forces de l'ordre et opposants sur le site. 
"Je demande à ce  que le Conseil général du Tarn vérifie que les conditions que le ministère met sur les retenues de substitution soient remplies. Les instructions du ministère sont d'encourager les retenues de substitution à condition de ne pas encourager l'agriculture intensive, a-t-elle rappelé. L'eau est un bien précieux et rare qui doit faciliter l'agriculture, mais pas pour que certains pratiquent l'agriculture intensive dans des grandes exploitations en s'appropriant un investissement public.

Après cette déclaration marxisante hautement clivante, elle a néanmoins insisté pour que "le dialogue puisse se renouer avec les associations" (sic) et à voir si "on peut améliorer l'ouvrage et l'usage de l'ouvrage".
Cette intervention de la ministre de l'écologie était attendue des altermondialistes depuis plusieurs jours. Hier, dans la soirée, la préfecture n'avait reçu aucune consigne particulière et renvoyait vers le Conseil général. Or, jusqu'à présent, son président, Thierry Carcenac, avait répondu négativement à toute demande de moratoire. Mais les propos de la ministre demandant des vérifications et souhaitant l'amélioration de l'ouvrage et de son utilisation sonnent comme un appel à stopper les travaux.

Hier, près d'un millier de personnes réunies sur le site de la zone humide autour des collectifs anti-barrage et des élus opposés au projet,  ont pu juger de l'avancée du déboisement qui a déjà grandement impacté la zone humide. Nombre de participants à ce pique-nique étaient venus chercher des réponses à leurs interrogations sur la pertinence du projet. Au centre des questionnements, le débat sur la préservation des milieux naturels, certes, mais aussi sur deux modèles d'agriculture.
Le représentant national de la Confédération paysanne a tenu à marquer son soutien aux anti-barrage et son refus d'un projet «destiné à de l'agriculture intensive qui détruit les sols, l'eau, les forêts.»
Le député européen EELV, José Bové y est aussi allé de son attaque sur le modèle agricole dominant : "Aujourd'hui, cette région, avec le réchauffement climatique est rentrée dans les zones de climat méditerranéen. Cela veut dire que le maïs n'a pas d'avenir dans ce pays. S'obstiner à vouloir que le terrain se plie au modèle industriel plutôt que d'adapter l'agriculture à l'environnement, c'est le problème qui se pose ici."
L'écologiste radical a accueilli favorablement la prise de position de la ministre de l'Écologie. Ségolène Royal continue ainsi de pencher, comme en Poitou-Charentes, du côté de la Confédération paysanne (gauche écologiste). Il a vu dans les déclarations de Ségolène Royal une demande de "réévaluation du projet". En conséquence, le "démonteur" de McDo et faucheur de maïs estime que «ce lundi, les bulldozers ne peuvent pas entrer en action». Reste donc à attendre la décision du conseil général du Tarn.

Ce matin, le chantier de déboisement doit redémarrer après un week-end de pause. Les bûcherons sont censés revenir sur le site avec leurs engins pour le déboisement, escortés de gendarmes mobiles. 

mardi 22 avril 2014

L'Europe va-t-elle enterrer l'aéroport Ayrault de Notre-Dame-des-Landes à Nantes?

La Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la France

Elle reproche à Ayrault de n'avoir pas mené d'évaluation environnementale sur le projet d'aéroport controversé à Nantes.
 

L'exécutif européen a envoyé mercredi 16 avril une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, première étape dans la procédure d'infraction pour non-respect de la règlementation européenne, a révélé un responsable de la Commission à Presse Océan. La France a maintenant deux mois pour répondre.
Ayrault aurait ainsi violé les directives, "avec détermination et sérénité" 
Lors de la procédure d'autorisation, le gouvernement socialiste n'aurait pas mené "une évaluation des effets synergiques et des impacts cumulés de l'ensemble des infrastructures du projet d'aéroport Grand-Ouest" à Nantes, ville dont il était le député-maire.
La directive impose aux Etats membres de soumettre "à une évaluation stratégique environnementale les plans et programmes fixant le cadre pour la construction d'un aéroport", recensant notamment "les effets notables sur l'environnement, y compris les effets secondaires et cumulatifs". Une telle évaluation doit être effectuée avant l'adoption du projet. 

La Commission invoque également une autre directive qui impose une "évaluation environnementale" des projets d'infrastructures: le maître d'ouvrage ne peut ignorer son obligation de "fournir une description des effets importants que le projet proposé est susceptible d'avoir sur l'environnement". 

Crash des partisans d'un lancement rapide des travaux sur le site

"Cette information vient contredire durablement celles et ceux qui, à grand renfort de communication, péroraient sur l'absence de recours possibles au niveau européen et, surtout, renvoie bien au-delà des calendes grecques un aéroport de plus en plus hypothétique", estiment les élus écologistes. 

Projet gelé, projet annulé
Confié en 2010 au groupe Vinci pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame des-Landes, cher à l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est de facto gelé, en raison de procédures engagées par des opposants. 

En novembre dernier, la Commission européenne avait donné de l'espoir aux "mégalos", donnant son accord pour que l'Etat français aide  au financement de la construction de l'aéroport, jugée "compatible avec les règles de l'UE relatives aux aides d'État".

EELV crie victoire

Les écologistes pavoisent. L'ouverture de cette procédure constitue "une première victoire grâce à l'Europe du droit sur la mégalomanie", s'est félicité le député européen Vert, Yannick Jadot, sur son compte Twitter. 

Avec ses collègues d'EELV Sandrine Bélier, Jean-Philippe Magnen, Nicole Kiil-Nielsen et Julien Durand, candidats aux européennes, et Pascale Chiron, adjointe au Maire de Nantes, Yannick Jadot estime que "l'Europe sonne le glas de l'aéroport". Selon eux, il est "peu probable" que la France, qui doit fournir des éléments solides et tangibles sous deux mois, "en ait la capacité".

Que penser donc de la décision des juges du tribunal correctionnel condamnant cinq jeunes gens
Interpellés lors de la manifestation anti-aéroport de Nantes, ils ont écopé le lundi 24 février de peines allant de travaux d'intérêt général à de la prison ferme, mais sans mandat de dépôt, réservé aux opposants au mariage pour tous.

dimanche 23 février 2014

Nantes: Valls a-t-il bien géré la guérilla urbaine mené par l'extrême gauche contre la ville du premier ministre ?

Mélenchon (FG), Joly (EELV), Bové, Placé (EELV) et Bennahmias (MoDem) conduisaient le cortège

La presse aux ordres avait tenté de minimiser les scènes de violences

Les eurodéputés écologistes Joly et Bové ont cautionné l'opposition au projet Ayrault d'aéroport à Nantes:

Les anarcho-révolutionnaires s'en prennent aux forces de police:

La CNT, confédération syndicale révolutionnaire et anarcho-syndicaliste, menait les hostilités:

Valls doit rendre des comptes



Avec deux policiers pour un extrémiste, comment de tels dégâts ont-ils pu être commis?

Homme de Valls, le préfet de Nantes déclare avoir reçu des consignes de modération: pour ne pas entraver l'"ultra-gauche"?

Le ministre de l'Intérieur n'est apparu que tardivement devant la presse
et a stigmatisé "un millier d'individus radicaux"!
Comme Cécile Duflot,  la ministre écologiste de son gouvernement, à qui Ayrault demande une mise au clair de son"ambiguïté", Valls doit clarifier sa position.

samedi 22 février 2014

Notre-Dame-des-Landes: manifestation à Nantes contre l'aéroport de Ayrault

Les opposants à l'aéroport atterrissent à nouveau dans les rues de Nantes

Plusieurs milliers d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes doivent manifester samedi après-midi dans les rues de Nantes

Ils veulent réaffirmer leur refus du projet de transfert de l'actuel aéroport vers celui qui doit être construit dans le bocage à 15 km au nord de la ville d'ici 2020.Le projet est de construire une plate-forme économique "Grand Ouest" d’envergure internationale allant de Nantes à Saint-Nazaire, qui ne formeraient plus qu’une seule et grande métropole. La réalisation de cette plate-forme demande de maîtriser tant le ciel et la mer, que la terre à travers le remplacement de l’actuel aéroport de Nantes par un nouveau à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi l’agrandissement du port de Saint-Nazaire, la construction de nouvelles routes et autoroutes…

Sont mobilisées es différentes composantes de l'opposition à ce projet,
des associations comme l'ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes), agriculteurs proches de la confédération paysanne, le CéDpa (Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) ou l'Adeca (Association de défense des exploitants concernés par l'aéroport), mais aussi des personnalités politiques et des militants anti-capitalistes de l'extrême gauche.

A trois jours de la mobilisation, Julien Durand, porte-parole de l’ACIPA, précisait le but de cette journée: "maintenir le débat sur le projet pendant les élections municipales et européennes, afin de dénoncer tous les mensonges" autour des études réalisées pour l’aéroport. Le mouvement qui avait quelque peu décliné il y a quelques mois, a redémarré à l’automne, lorsque tout semblait prêt pour accueillir le début du chantier. Et les 150 à 200 "zadistes", c’est-à-dire les habitants/occupants de la Zone A Défendre, présents au quotidien, se serrent les coudes. Au-delà de l’occupation, "nous proposons également une autre vision des choses", affirme un agriculteur de la zone. Contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, les 1.650 hectares de cette ZAD sont tous cultivés, rappelle ce zadiste menacé d'expulsion.

Parmi les personnalités politiques annoncées, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, plusieurs personnalités altermondialistes d'Europe Ecologie-Les Verts parmi lesquelles José Bové, Eva Joly, mais aussi, à titre personnel, Christian Troadec, le maire DVG de Carhaix (Finistère) et leader des Bonnets rouges.

Le début du défilé est prévu à 13H00 à la préfecture

La participation des anti-libéraux anarcho-révolutionnaires à la manifestation et des précédents de violences a provoqué une modification du tracé de la manifestation par la préfecture de Loire-Atlantique vendredi par arrêté, afin qu'elle évite l'hypercentre commerçant et les banques, comme cela était initialement prévu par les organisateurs.

En contournant le centre ainsi que la principale avenue de Nantes, le cours des 50 otages, le cortège doit arriver sur le square Daviais, au milieu d'un large terre-plein de parking et de pelouses, au pied des vieux quartiers nantais. Les tracteurs doivent en majorité s'y rendre directement et c'est là que sont prévues les prises de parole.
Plus de 200 tracteurs et 60 cars sont prévus, mais les organisateurs de la manifestation n'ont pas souhaité donner le nombre de manifestants attendues.
Un important dispositif de maintien de l'ordre - autour d'un millier d'hommes des forces de police et de gendarmerie - est mobilisé. Certains transports en commun et parkings nantais annonçaient déjà à leurs usagers vendredi qu'ils ne pourraient pas assurer leur service samedi après-midi. En mars 2012, environ 200 tracteurs et de 4.000 à 10.000 manifestants avait défilé lors de la dernière grande manifestation.

La manifestation est organisée deux mois après la publication des arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux préalables à la construction de l'aéroport
Les travaux n'ont toujours pas commencé: municipales obligent... Si des recours ont été déposés contre ces arrêtés, ils n'ont pourtant pas de caractère suspensif, mais ltransfert des espèces, diagnostics archéologiques et défrichage prennent néanmoins un temps infini.

A un mois du premier tour des élections municipales, le projet de Jean-Marc Ayrault handicappe sa poulichela candidate socialiste Johanna Rolland. 
L'ancien maire de Nantes et actuel premier ministre est en effet initiateur du projet de transfert de l'aéroport qui met la zone à feu et à sang depuis l'origine, dans les années 70, faute de concertation.
C'est aussi la première fois depuis plusieurs mandatures que socialistes et Europe Ecologie-Les Verts ne font pas liste commune au premier tour des municipales à Nantes, en grande partie en raison de leur divergence sur le projet d'aéroport.
Le trouble règne aussi au sein du PS, selon un membre de l'ACIPA: "Monsieur Mareschal (ancien président du Conseil général de Loire-Atlantique) a admis que le débat n’a  pas été mené correctement. Et lorsque l’on apprend qu’une partie de la commission agricole du PS appelle à manifester samedi, on se dit que c’est le fouillis pour eux".

Depuis l'arrêt d'une première opération d'expulsion des opposants installés sur le site, en novembre 2012 à la suite d'intenses affrontements avec les forces de l'ordre, 
les travaux préalables qui auraient dû se dérouler au premier semestre 2013 n'ont pratiquement pas avancé. Et l'inauguration du futur aéroport, prévue initialement en 2017 est désormais envisagée seulement "en 2019 ou avant 2020" par les partisans du transfert.
Le projet de transfert de cet aéroport, déclaré d'utilité publique en 2008, est justifié par ses partisans par le risque de saturation de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, ainsi que par les entraves qu'il génère sur les constructions du centre de Nantes, soumises au bruit des avions.

Après une prétendue phase de "concertation" et de "dialogue" destinée à apaiser le débat en 2013, les travaux auraient dû démarrer après la publication le 20 décembre 2013 des arrêtés préfectoraux les autorisant.

dimanche 19 mai 2013

ND-des-Landes: Royal n'aurait pas le courage de réaliser l'aéroport

Le projet Ayrault est trop "difficile", selon Royal 


La vice-présidente de la BPI refuse son soutien à Ayrault
Il faut "sortir par le haut" de cette impasse de la construction de l'Ayraulport, a jugé dimanche 19 Ségolène Royal, présidente intermittente PS de la région Poitou-Charentes. Après avoir consacré la semaine à la promotion de son dernier bouquin, elle était encore Invitée du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.

Le projet ne lui paraît pas légitime

Interrogée sur un parallèle hasardeux entre le combat qu'elle raconte dans son bouquin pour la préservation du Marais Poitevin et la contestation du projet d'aéroport du Premier ministre dans sa région de Nantes, la coquecigrue du marais poitevin a jugé le projet "très difficile à faire" pour un Ayrault . " Mon sentiment, c'est que s'il y a de la tension, ce sera très difficile à faire", -a-t-elle déclaré.


Royal dénonce la méthode Ayrault

"Aujourd'hui, les gens n'acceptent plus les formes de tension extrême, de combats, de violence... ce n'est pas possible. Donc, ce qu'il faut c'est sortir par le haut et trouver des solutions en s'écoutant, se respectant, en se comprenant", a insisté la bonne camarade. Ce qui s'appelle du Ayrault-bashing...

Préconise-t-elle cette même écoute des opposants au mariage homosexuel ?