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jeudi 18 juin 2020

Castaner a retrouvé les Tchétchènes de Dijon dont Rebsamen niait la présence

Les milices se multiplient en France: dealers,migrants ou justiciables se font justice eux-mêmes

Les anti-racistes racisés du 'Comité JusticePourAdama', les trafiquants ou  les "réfugiés politiques" règlent leurs comptes dans la rue

Les violences inter-communautaires s'étendent des "zones de non droit" des territoires abandonnés de la République aux centre-villes.
 
Des affrontements entre des hommes encagoulés et les forces de l’ordre ont eu lieu dans le quartier des Grésilles, à Dijon, lundi 15 juin.

A Dijon, au quatrième jour des affrontements d'immigrés pour défendre leurs territoires, des zones de trafic de stupéfiants, les forces de l’ordre sont enfin intervenues pour séparer les gangs encagoulés et équipés d'armes automatiques, après trois expéditions punitives menées par des dizaines de Tchétchènes dont l'un de leurs jeunes trafiquants, âgé de 16 ans, avait été agressé par des Maghrébins, le 10 juin, selon la police. 
Lundi, après les trois premières nuits de violences inter-communautaires dans le quartier "sensible" (!) de Dijon, Les Grésilles, des hommes encagoulés pour la plupart avaient tiré à l'arme automatique sortie du sac, détruit des caméras de vidéo-protection et incendié poubelles et véhicules, ont rapporté à l’Agence France-Presse des sources policières. Un conducteur a été "agressé et son véhicule projeté contre une barricade enflammée", selon la préfecture et, accessoirement, une équipe de journalistes de France 3 "a été prise à partie et son véhicule caillassé", comme peut l'être un véhicule de police, sans recevoir le soutien de la presse.

Le préfet, Bernard Schmeltz, a établi une distinction ethnique entre les belligerents, évoquant des "violences [perpétrées], semble-t-il [il avoue ne pas être au courant], dans le cadre d’un règlement de comptes entre des membres de la communauté tchétchène de France [des réfugiés politiques] et des résidents [maghrébins]" de la métropole dijonnaise.
Dans la soirée, le ministère de l’Intérieur titulaire a jugé "inadmissibles" les "violents troubles à l’ordre public et les actes d’intimidation" de ces derniers jours, promettant "une réponse ferme".
 
Pour faire face aux violences inter-communautaires et après ces paroles fortes, à faire trembler des guerriers tchétchènes, le ministre apparent a préféré envoyer le titulaire réel, son secrétaire d’Etat, Laurent Nunez, sur place mardi. La préfecture a annoncé qu’une demi-section des compagnies républicaines de sécurité (CRS, 37 policiers) et des renforts de la brigade anti-criminalité (BAC) étaient arrivés avant lui lundi matin, et non pas dimanche soir. Un escadron de gendarmes mobiles, soit 110 militaires, a été déployé lundi soir. Soit des effectifs armés équivalents à ceux des migrants sunnites des deux factions.

Après toutes ces nuits de violences inter-communautaires, mercredi à la matinale d’Europe 1, le maire PS sortant de Dijon, François Rebsamen, a déploré le fait de ne pas avoir été informé par le ministère de l’Intérieur de l'arrivée soudaine, selon lui, de "150 ou 180 Tchétchènes" sur sa commune, en renfort de leurs coreligionnaires agressés par des Maghrébins, pourtant sunnites comme eux.

Jeudi 18 juin, la police a procédé à quelques interpellations dans la communauté tchétchène de l'Est de la France. 

Les enquêteurs ont mis trois jours pour identifier les participants tchétchènes aux actes d'intimidation menés pour venger un jeune adolescent agressé huit jours plus tôt à Dijon.

Une demi-douzaine de raiders tchétchènes a été interpellée ce jeudi 18 juin par la BRI et le RAID dans plusieurs villes de l’Est de la France, dont Dijon. 
Les interpellés sont soupçonnés d'avoir pris part aux affrontements armés qui les ont opposés à des habitants maghrébins du quartier des Gresilles à Dijon, durant plusieurs jours.
Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre en bande organisée, violences volontaires, dégradations aggravées et incitation à la violence. Elle a été confiée à la sûreté départementale et à la police judiciaire de Dijon.

A noter que la population maghrébine n'est pas inquiétée, bien qu'il faille deux camps pour qu'il y ait affrontement et que les dégâts commis soient donc imputables aux deux communautés... 

Selon Europe 1, les hommes interpellés ont été identifiés grâce aux appels lancés sur les réseaux sociaux et des vidéos de l'expédition punitive diffusées sur internet.
 
A la différence des anti-racistes du ComitéPourAdama, qui ont proféré des cris antisémites et ont commis des dégâts à Paris, lors de leurs rassemblements anti-flics, ou des activistes antifas et du Black Bloc, qui ont pourri de leurs violences la manifestation de soignants contre le "Ségur de la Santé", les Tchétchènes interpellés ont pu être identifiés : il faut certes une volonté politique réelle et forte mais les enquêtes "sensibles" peuvent progresser si on fait appel aux réseaux sociaux et si on veut bien exploiter les vidéos de protection ou si on donne l'ordre de nettoyer de ses grésillements et parasites divers (originels ou ajoutés) la vidéo antisémite qui confond les anti-racistes, les enquêtes "sensibles" peuvent progresser. 

A la différence des anti-racistes du ComitéPourAdama, qui ont proféré des cris antisémites et ont commis des dégâts à Paris, lors de leurs rassemblements contre la police de la République accusés de racisme, ou des activistes antifas et du Black Bloc, qui ont pourri de leurs violences la manifestation de soignants contre le "Ségur de la Santé", les Tchétchènes interpellés ont été identifiés grâce aux appels lancés sur les réseaux sociaux et des vidéos de l'expédition punitive diffusées sur internet. Un deux poids-deux mesures de l'Etat qui alimente les rancoeurs des uns et confortent les autres sur leurs territoires abandonnés de la République.
Les agresseurs maghrébins de l'adolescent tchétchène sont-ils activement recherchés? 

mardi 17 juillet 2018

Chez Collomb à Lyon, la justice affiche sa fermeté après les scènes de pillage lors de France-Croatie

Le ministre de l'Intérieur sera-t-il candidat à la municipale?

Scènes de guérilla urbaine, dimanche 15 juillet 2018 à Lyon 

Une vingtaine de prévenus, arrêtés dimanche lors de la finale France-Croatie, pour des pillages de magasins, des vols avec effraction ou des actes de rébellion sur des policiers ont comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon. Les premières condamnations sont tombées 

Le tribunal correctionnel de Lyon a affiché sa fermeté mardi, alors que comparaissaient les individus arrêtés pour la plupart en flagrant délit dimanche, que la victoire de la France sur la Croatie a déchaînés. Poursuivis les uns pour vols par effraction en réunion, d'autres pour vols ou recels, d'autres encore pour rébellion sur personne dépositaire de l'autorité publique, ils étaient accusés d'avoir pillé des magasins ou d'avoir commis des actes de violences au coup de sifflet de la victoire des Bleus




Cette vidéo ne montre pas que les violences ont eu lieu "en marge" de la retransmission du match.

De nombreux blessés, atteints par des jets de projectiles divers sont a déplorer.
Un mineur de 17 ans a été grièvement blessé au visage. Il pourrait perdre l'usage de son oeil. Une plainte contre X a été déposée lundi matin.
D'autres victimes font état de blessures sévères sur jets de canettes de bière projetées en l'air ou de gros pétards balancés sur la fan-zone. L'une d'entre elles a perdu trois doigts, un autre explique qu'il a dû se faire recoudre la poitrine sur plusieurs centimètres après avoir reçu une bouteille ... Cet habitant de Villeurbanne ne comprend pas comment des bouteilles en verre ont pu échapper à la vigilance sur cet espace dit "sécurisé" 




Les forces de l'ordre ont dû intervenir à de nombreuses reprises dimanche, aussitôt la retransmission terminée, place Bellecour. Des "anarchistes" se sont mêlés à la foule en liesse. Juchés sur un camion "plateforme" de la ville de Lyon, utilisé pour empêcher les intrusions sur la zone sécurisée, ils ont commencé à le vandaliser et ont brisé vitre et pare-brise.
On n'appelle pas "casseurs" ceux qui vont à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Ceux-là ont ensuite affronté les forces de l'ordre massées rue de la Barre. Les canettes de bière ont alors fusé de toutes parts atteignant à la tête une passante qui se trouvait là. La police a alors riposté à coups de lacrymogènes pour disperser ce groupe d'une centaine d'individus, dont certains cagoulés.
Les affrontements se sont aussi cristallisées un moment place Bellecour où le mineur de 17 ans a été grièvement blessé au visage dans un mouvement de foule sous la statue de Louis XIV. Selon les premiers témoignages, il aurait été atteint par un tir de flash-ball de la police. Son avocat, Me Michel Tallent a porté plainte contre X dès lundi matin. Il demande la saisie de la vidéo-protection pour préciser ses accusations.

Questionné à ce sujet, le préfet de région Stéphane Bouillon est réservé : "On verra si c'est un tir des forces de l'ordre, un tir direct par rebond ou si c'est le fait des casseurs". Pour lui, toute la difficulté consistait à isoler "les trublions" des supporteurs, leur jeu consistant précisément à se fondre dans la foule en liesse, pour échapper aux poursuites. "Notre priorité, explique-t-il, était d' interdire aux casseurs l'accès à la place des Terreaux et à la place des Jacobins " pour limiter les troubles à l'ordre public.

De fait, tout au long de la soirée, les anarcho-révolutionnaires cagoulés se sont livrés à une guerre de position avec la police entre la rue de la République et la place de la Bourse. Ici des poubelles, du mobilier urbain, un deux roues ont été brûlés . Plusieurs voitures ont été incendiées Cours Gambetta , 26 au total dont certaines par propagation.

Plusieurs vitrines ont été vandalisées, des magasins pillés. La plupart des arrestations concernent des individus d'une vingtaine d'années ayant déjà eu affaire avec la justice pour vols, violences sur personnes dépositaires de l'ordre public et dégradation de véhicules. Ils ont été placés en garde à vue. 
370 policiers , gendarmes mobiles, CRS et policiers de la BAC avaient été mobilisés pour la soirée. Onze d'entre eux ont été légèrement blessés dans les différentes interventions. 

Le compte-rendu de Jean Perrier et Mathieu Boudet (JT 12/13)

Les précisions d'Isabelle Gonzalez et Laure Crozat (JT 19H) :  

Les premières condamnations sont tombées en milieu d'après-midi

La police a attendu le milieu de la nuit pour procéder à une trentaine d'interpellations, dont 18 pour vols par effraction.
Prison ferme pour les récidivistes. Prison avec sursis ou travaux d'intérêt général pour les autres. 

"J'ai pas réfléchi ": Lenny H. est l'un des premiers à passer devant l'une des deux chambres correctionnelles réquisitionnées pour la circonstance. Ce Villeurbannais, tout juste majeur, semble un peu éberlué, surpris de se trouver là devant des magistrats ! Il reconnaît le vol d'un portefeuille de marque dans une vitrine du Printemps, qui avait déjà été préalablement défoncée."J'ai pas réfléchi", explique Lenny, qui n'a encore jamais été condamné. Un électeur ?

Le procureur bisounours décrit une soirée de fête, où des opportunistes profitent de l'allégresse générale pour dévaliser les magasins. Il réclame 6 mois d'emprisonnement dont 4 mois avec sursis. "Ce réquisitoire me paraît excessif" décrète son avocate, qui explique qu' "il ne faudrait pas qu"il porte sur ses épaules tout ce contexte". Le tribunal le condamne à 4 mois de prison avec sursis ou 160 heures de travaux d'interêt général. 

"C'est pas moi !"Au tour de Sofiane S. de comparaître. Pour lui, ça va être plus compliqué. Il a été interpellé à 23h30 après avoir lancé une bouteille sur les forces de l'ordre. Avec son polo très voyant, il a été formellement reconnu par un policier, qui l'a même suivi pour faciliter son arrestation. "Il a dû se tromper, c'est pas moi" riposte l'abruti. Mais son passé judiciaire ne plaide pas en sa faveur. Déjà neuf condamnations, dont une en janvier 2016 pour des faits identiques.
Le procureur est inflexible (si ! Il n'est pas juge...) : "On assiste à des violences commises par une minorité qui prend en otage la foule pour mener une véritable guérilla urbaine". Il requiert 8 mois d'emprisonnement et un retour direct à la case prison. D'autant plus qu'il n'a pas respecté son suivi judiciaire (et il n'y a pas été contraint...). Dans sa plaidoirie, la défense estime que le témoignage du seul policier est sujet à caution et qu'il n'est corroboré par aucun autre. Un grand frère de Sofiane ferait mieux l'affaire ? Le tribunal condamne en définitive Sofiane S. à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. "Là, tout de suite?" demande -t-il. Il ne comprendra jamais. 

"Un cadeau de la rue". Les affaires s'enchaînent. Trois jeunes hommes, 26 ans et 23 ans, font leur entrée dans la cage vitrée. Entourés par de nombreux policiers, deux d'entre eux semblent familiers des tribunaux. Jounaïd S.et Foued L. ont déjà fait de la prison. "J'en suis pas fier," dit en préambule Foued, qui connaît la musique. A 26 ans, "ce jeune" a déjà 19 condamnations à son actif, parce que la société lui veut du mal. Mais il ne veut surtout pas retourner en prison. C'est sa hantise... 

Avec un troisième larron, Saïd G, ils voulaient simplement, expliquent - ils," fêter la victoire" et rentrer chez eux à Givors par le premier train. Ils ont beaucoup bu et prétendent avoir trouvé dans la rue des maillots "Lacoste", abandonnés là. "Un cadeau de la rue", selon une formule poétique qui agace. Ils essaient quand même les vêtements quand une patrouille de police les surprend, la main dans le sac. "Je ne savais pas qu'on ne pouvait pas ramasser simplement un pull sur le sol," explique le candide Saïd. 

Le procureur le reprend : "Il ne s'agissait pas d'un cadeau de la rue mais bien de vêtements volés avec des antivols et des étiquettes arrachées (...) Vous ne pouvez nier leur origine". Rien ne permet pourtant d'établir que les trois compères sont à l'origine du pillage du magasin. Les faits sont donc requalifiés en "vol simple". Trop belle la vie en démocratie.

Le procureur requiert 4 mois de prison ferme pour les deux récidivistes, de la prison avec sursis pour le troisième, qui n'a pas de casier judiciaire. La défense essaiera bien d'établir que "l'infraction de vol n'est pas constituée" mais le tribunal en a entendu d'autres... Jounaïd S. et Foued L. ont droit à deux mois de prison ferme, Saïd L. de quatre mois de prison avec sursis ou 160 heures de travaux d' intérêt général. Aider les seniors à traverser la rue ?

Derrière la vitre, Foued L. interpelle le président du tribunal : "J'ai pas compris ma peine". Une vieille habitude qui marche bien avec les profs...  Il répète à qui veut l'entendre qu'il ne veut pas repartir à la prison de Villefranche, dont il est ressorti il y a un an. Vingtième condamnation. Il dormira pourtant ce soir en prison. 
La justice affiche ostensiblement sa fermeté et sanctionne sans tarder les auteurs des violences commises à Lyon dimanche soir. A Caen ou Rouen, il faudra voir !         

                                                

samedi 14 mai 2016

Guérilla urbaine à Rennes: l'extrême gauche agresse la police en plein "état d'urgence" anti-terroriste

Honteux article du Point : "Ces violences répondent à la violence de l'État

L
a maire PS de Rennes désigne les "ultra radicaux," sans nommer l'extrême gauche
Faut-il abandonner la rue aux insurgés d'extrême gauche ?

tandis que la police tente de neutraliser la manifestation interdite au lendemain de violents affrontements et de graves dégradations.
A Rennes, les forces de l’ordre ont déployé les grands moyens pour contenir les 700 activistes bravant l'autorité de l'Etat républicain, samedi 14 mai 2016.  La police avait permis l'accès au  centre de la capitale bretonne, mais les consignes étaient de les y retenir... Bravant l'interdiction des autorités qui avaient mis en garde contre une manifestation "à hauts risques" et avaient confiné les citoyens respectueux de l'Etat de droit dans leurs maisons, entre 500 et 700 anti-républicains se sont rassemblées l'après-midi dans le centre de Rennes "contre les violences policières".
 
Les forces de l'ordre avaient de leur côté déployé environ 500 hommes, des canons à eau et un hélicoptère pour cerner l'esplanade Charles-de-Gaulle, où les manifestants se sont réunis. La mission des forces de l'ordre était de les empêcher de gagner le centre historique où des commerces et des banques avaient été les cibles des anti-libéraux et où l'hôtel de ville et des commissariats, symboles de la République, avaient été endommagés par l'ultra gauche, dans la nuit de vendredi à samedi

Samedi, peu avant 17 heures, les forces de l'ordre ont réussi à empêcher quelque 700 manifestants de défiler, après les avoir laisser pénétrer dans la zone interdite. "Ces violences répondent à la violence de l'État, à la précarité, à l'usage de l'article 49.3 pour faire passer la loi travail, à quoi s'ajoutent les violences policières", justifie Hugo Poidevin, membre de l'Union des étudiants communistes (UEC). Le pouvoir socialiste redonne vie à ces membres du Mouvement Jeunes communistes de France, qui revendique 15000 adhérents étudiants, sur toute la France jusqu'ici entraîné dans le déclin du PCF. Le PS entend ainsi contrebalancer la montée du FN...
Un enseignant venu de Lannion a de son côté dénoncé une "classe politique déconnectée des réalités quotidiennes et un gouvernement qui s'est fait élire à gauche pour mener une politique de droite". 

Un oeil perdu
 
Ultra gauche de combat, cagoulée et équipée de lunettes de chantier
Beaucoup d'étudiants communistes, mais aussi des membres du NPA ou des syndicats Solidaires et SUD
Les manifestants étudiants ne sont pas infiltrés par des "casseurs", mais bien par des professionnels de la subversion. Ses activistes ont tenté de forcer les barrages de police installés à chaque accès de l'esplanade Charles-de-Gaulle et ont été repoussés par des tirs de grenades lacrymogènes. "Il y a un profond malaise et il faut repenser toutes les bases de la société", déclare Lise, 22 ans, étudiante en géographie, qui répète les "éléments de langage" des radicaux et dénonce les tirs de grenades et les charges des policiers "sans sommation", estime-t-elle, malgré l'interdiction de se rassembler et en dépit de l'état d'urgence. 

Emmanuelle Lefêvre, membre d'un collectif de parents d' "enfants mutilés" lors de manifestations, a de son côté dénoncé l'usage "d'armes de guerre" [sic] comme les lanceurs de balles de défense (LBD: le plus connu est celui produit par la marque Flash-Ball) lors des manifestations. 
2012: 1 blessé21 septembre 2012, un supporter de Montpellier perd un œil après un tir de LBD, selon son avocat, une vidéo contredit la version policière : l'IGPN ouvre une enquête!
2013: 4 blessés6 février 2013, à Strasbourg, un métallurgiste belge d'Arcelor Mittal venu manifester perd l'usage de son œil à la suite d'un tir.Au moins deux personnes (une femme et un jeune homme) ont perdu un œil à la suite de tirs au visage lors des débordements ayant suivi certains manifestants de la Manif pour tous, opposés au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe.Un jeune homme a perdu l'usage d'un œil à la suite d'un tir au visage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes la même année.
2014: plusieurs dizaines de blessés22 février 2014, à Nantes, trois militants ont perdu l'usage d'un œil lors de la manifestation contre le projet d'aéroport "Jean-Marc Ayrault" à Notre-Dame-des-Landes. Durant cette manifestation, les forces de police ont fait usage du LBD équipé d'un viseur. D'autres mutilations ont été répertoriées des suites de tirs de LBD (nez cassé, oreille arrachée) ainsi que des dizaines de blessures, notamment sur un journaliste indépendant touché au thorax.
2016 (en cours): 2 blessés28 Avril 2016, à Rennes, un étudiant a perdu l'usage d'un œil lors des manifestations contre le projet de réforme du Code du Travail.28 Avril 2016, à Marseille, une lycéenne a été blessée à l'abdomen, avec nécessité de soins hospitaliers, lors des manifestations contre le projet de réforme du code du Travail. Une plainte pour violence policières a été déposée par la famille.
Des attaques "aux institutions et à la société"

Le Point ne tient pas les promesses de son titre aussi racoleur que scandaleux. 
"La fermeté est montée d'un cran", a de son côté déclaré samedi matin Patrick Dallennes, préfet de la zone de défense ouest pour justifier l'interdiction de cette manifestation, susceptible de donner lieu à des violences et des débordements comme Rennes en connaît presque systématiquement depuis plusieurs semaines en marge des défilés. "Nous ne sommes plus dans le cadre d'une opposition à la loi travail, mais face à des gens qui cherchent à attaquer les institutions et la société", a ajouté le représentant du gouvernement, faisant référence aux dégradations perpétrées dans la nuit de vendredi à samedi sur des devantures de banques, de commerces et un commissariat à Rennes. 

Une "action commando", selon le préfet, qui faisait suite à l'évacuation d'une salle municipale occupée depuis plus d'une semaine par des partisans de Nuit debout et des opposants à la loi El Khomri. 

Le Point avait promis d'aller à la "rencontre des manifestants", mais se fait, au finale, porte-parole du pouvoir socialiste.


dimanche 25 octobre 2015

Politique socialiste de la ville: trois trafiquants, dont deux mineurs de 15 ans, tués par balles à Marseille

Prévention, renforcement des effectifs policiers et subventions d'Etat: tout ça pour quoi ?

Trois délinquants, un homme de 24 ans et deux mineurs de 15 ans, ont été mitraillés à mort dans la nuit de samedi à dimanche

Descente en force de Valls, Cazeneuve et Vallaud-Belkacem à Marseille 
En février 2015, Valls a promis à des élèves de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France, sans quoi "on sent bien que tout va exploser".
L'économie souterraine a encore tué à Marseille, dans le cadre probable d'un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants. 
A 2h30 du matin, les mineurs ont été abattus par des rafales d'armes automatiques  de calibre 9 mm devant un immeuble de la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement situé dans les quartiers nord de la ville, par une équipe de trois ou quatre personnes qui ont pris la fuite en voiture, a précisé le préfet de police, Laurent Nunez, un homme de confiance de Manuel Valls. Les trois individus étaient connus des services de police pour des faits de vols à main armée ou trafic de stupéfiants.
Les enquêteurs font un lien avec deux véhicules retrouvés brûlés dimanche matin à Gardanne, entre Marseille et Aix-en-Provence, a ajouté le préfet de police.

La Cité des Lauriers reste le lieu d'un important trafic de stupéfiants soi-disant démantelé en mai et dont certains trafiquants ont été écroués depuis. "On peut penser que le réglement de compte est sans doute lié à une tentative de reprise du trafic", a prétendu Laurent Nunez.
"Aucun élément ne laisse penser qu'il s'agit de dommages collatéraux, aucun qu'ils ne soient pas impliqués dans ce trafic", a-t-il insisté à propos des deux adolescents de 15 ans, soulignant que les jeunes jouent souvent un rôle de guetteur protégé par la loi.

Malgré les rodomontades de Manuel Valls, les règlements de compte ont fait 11 mots à Marseille depuis le début de l'année, 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, soit le même bilan que l'année dernière à la même époque.

Devant la presse, le préfet a rappelé que dix réseaux de trafics de stupéfiants avaient été démantelés depuis janvier à Marseille, aboutissant à 132 placements en détention et à la saisie d'une tonne et demie de cannabis et 39 kg de cocaïne.

Les saisies d'avoirs criminels sont en augmentation de 50% selon le préfet, à hauteur de six millions d'euros contre quatre millions en 2014.

Fiasco de la politique de la ville du gouvernement socialiste

Le préfet Nunez devait être la botte secrète du dispositif mis en place par Manuel Valls.
Laurent Nunez était directeur de cabinet du préfet de police de Paris quand le premier ministre l'a dégainé pour le nommer préfet de police des Bouches-du-Rhône, en mars 2015, en conseil des ministre. L. Nunez, qui a déjà le rang de préfet, remplace Jean-Paul Bonnetain.
Né en 1964, le préfet Nunez est un ancien inspecteur des impôts passé par l'ENA (1997-1999) et la promotion Cyrano de Bergerac. Il occupait jusque-là la fonction de directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été sous-préfet, puis sous-préfet hors classe, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Laurent Nunez était devenu le deuxième préfet de police des Bouches-du-Rhône de plein exercice.

Des tirs d'arme lourde lors de la visite du Premier ministre Manuel Valls. 
Sur les hauteurs de Marseille, les trafics de stupéfiants se déroulent au vu et au su de tous
Le labyrinthe de La Castellane, voulu par G. Deferre, maire PS des années 70,
est le quartier natal de Zinédine Zidane
et les règlements de comptes entre cités se multiplient dans les quartiers nord, notamment à la Castellane et ses 7.000 habitants répartis sur une dizaine de bâtiments, une zone de non-droit dans laquelle la police hésite à pénétrer et que les Marseillais appellent "la cité interdite".

Député PS
 de la VIIe circonscription voisine - longtemps acquise à Guy Lhermier (PCF) et à la suite de la sulfureuse Sylvie Andrieux, condamnée pour "détournement de fonds publics" du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS) -Henri Jibrayel s'insurge contre la mainmise des dealers sur le quartier du 13e arrondissement - sur une circonscription qui a cherché une solution en votant Stéphane Ravier (FN, VIIe secteur) et que dénigre sa voisine du VIIIe secteur ,  Samia Ghali, pourtant conseillère régionale PS. "Ils sont dans des prés carrés qu'ils veulent protéger. C'est leur territoire et ça, c'est inadmissible. [...] Si la police veut s'installer dans la cité, elle est la bienvenue", déclare Jibrayel, bras ballants face à la caméra de France 2.

Dans cette cité enclavée l'économie souterraine de la drogue est florissante. On compte jusqu'à 3.000 clients quotidiens et la recette journalière est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La tour K, qui tient lieu de porte d'entrée de la Castellane, concentre l'essentiel des deals et des guetteurs de moins de 16 ans, puisque le code pénal les protège. Un projet de rénovation prévoit sa destruction et qu'une avenue la traverse pour couper la cité en deux.
Pour la sénatrice PS Samia Ghali, le drame humain est terrible. "Il y a des familles en souffrance parce qu'elles veulent en partir, de ces cités [...]. J'avais dit qu'elles étaient des prisons à ciel ouvert. Aujourd'hui, vous en avez la preuve", commentait-elle.
"Nous avons été rafalés." Lors de sa conférence de presse, Brice Robin, le procureur de la République avait raconté que les forces de l'ordre avaient évité un affrontement entre deux bandes rivales en lutte pour un point de revente de stupéfiants particulièrement rémunérateur dans ce quartier de Marseille. L'enquête n'avait pas permis l'arrestation de plus de huit individus. Deux hommes considérés comme responsables d'un réseau de trafic de drogue avaient été interpellés en région parisienne.
Le jour de son passage en grand appareil à Marseille, Manuel Valls, accompagné du ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de celle de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem (un visite dominée par les thèmes de l’éducation et... de la sécurité...), le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Marie Bourniquel, et plusieurs fonctionnaires de police s'étaient rendus au pied d'une tour de La Castellane par deux accès différents, sur simple appel d'un riverain. Ils  étaient tombés dans un guet-apens d'individus cagoulés et équipés d'armes de guerre et avaient essuyé des tirs de kalachnikov.

Riposte aux violences du premier ministre?
Face à la multiplication des morts violentes et faisant fi de la politique de prévention prônée par le PS quand il était dans l'opposition, quelque 200 policiers ont été envoyés en renfort à Marseille fin 2012, ainsi que trois unités de forces mobiles.
En amont de sa visite, Valls avait décidé la conversion du poste de préfet délégué pour la sécurité et la défense en... préfet de plein exercice ! 
Et dans un entretien avec La Provence, le Premier ministre n'avait pas craint les contre-vérités, se réjouissant d’un "recul significatif de la délinquance", rapportait Libération - de l'ordre du recul significatif du chômage - et il citait une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d’armes. Les tirs qui ont salué sa venue risquent de démolir ce tableau de chiffres bidouillés.

Jean-Paul Bonnetain
, nommé préfet de l'Isère, tristement célèbre depuis les émeutes de gens du voyage à Moirans.
 

Scène de guérilla urbaine à Moirans, Isère


Son prédécesseur, Jean-Paul
Bonnetain, a été le promoteur de la méthode dite "approche globale", qui combine une opération policière massive et prolongée dans les cités sensibles, suivie d'interventions à caractère social (éducation, insertion, amélioration du cadre de vie...). Ce super-préfet a notamment hérité de la gestion de deux zones de sécurité prioritaires (ZSP), l'une, la ZSP nord, composée des arrondissements des quartiers nord de Marseille et de territoires jouxtant la ville au Nord, et l'autre dite ZSP Sud composée de 3 arrondissements du sud de la ville.

Les trois voyous qui se sont tués sur la route à bord d'une grosse cylindrée volée étaient liés à la communauté des gens du voyage.
La demande de permission de sortie sous escorte déposée par le détenu auprès du juge d'application des peines dont dépend la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où l'homme a été transféré, a été refusée, un refus qui a provoqué la colère de la communauté, car cette permission d'une heure pour assister aux funérailles d'un proche parent est généralement automatique. Or, ce détenu, jugé dangereux, avait un casier trop lourd. 
Le bilan est de 35 voitures brûlées et 125 trains arrêtés.

Et qui peut nommer la ministre de Hollande, chargée de la politique de la Ville ? 
Myriam El Khomri, vous connaissez ? C'est une protégée de Claude Bartolone, une lumière de la Ville (1998-2002) au gouvernement de Lionel Jospin.