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mercredi 10 avril 2019

Le PCF face à des accusations de viols et agressions sexuelles

Neuf membres du PCF et des Jeunes communistes exclus ou suspendus après des accusations de viols et d'agressions sexuelles

Quatre membres du PCF et du MJCF ont été exclus, tandis que cinq autres ont été suspendus

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Des sanctions et une cellule d'écoute. 
Depuis la publication par la presse de plusieurs témoignages de militantes disant avoir été violées ou agressées, le Parti communiste français et le Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) s'est séparé de neuf de ses militants hyperactifs
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Et par communiqué du mercredi 10 avrilles deux organisations ont annoncé avoir par ailleurs signé une convention avec le Collectif féministe contre le viol (CFCV). L'association CFCV doit apporter "notamment un soutien moral, matériel et juridique" aux victimes. 

Les deux organisations ont aussi ouvert une "cellule d'écoute indépendante, externe au PCF, afin de recueillir la parole des victimes, en toute indépendance". 
L'Obs avait notamment révélé qu'à la tribune du dernier congrès du MJCF, le 27 janvier, deux coordinateurs nationaux avaient été nommément accusés par un groupe de militants de "protéger des agresseurs depuis plusieurs années en mettant systématiquement le blâme sur les victimes pour qu'elles quittent l'organisation".

samedi 14 mai 2016

Guérilla urbaine à Rennes: l'extrême gauche agresse la police en plein "état d'urgence" anti-terroriste

Honteux article du Point : "Ces violences répondent à la violence de l'État

L
a maire PS de Rennes désigne les "ultra radicaux," sans nommer l'extrême gauche
Faut-il abandonner la rue aux insurgés d'extrême gauche ?

tandis que la police tente de neutraliser la manifestation interdite au lendemain de violents affrontements et de graves dégradations.
A Rennes, les forces de l’ordre ont déployé les grands moyens pour contenir les 700 activistes bravant l'autorité de l'Etat républicain, samedi 14 mai 2016.  La police avait permis l'accès au  centre de la capitale bretonne, mais les consignes étaient de les y retenir... Bravant l'interdiction des autorités qui avaient mis en garde contre une manifestation "à hauts risques" et avaient confiné les citoyens respectueux de l'Etat de droit dans leurs maisons, entre 500 et 700 anti-républicains se sont rassemblées l'après-midi dans le centre de Rennes "contre les violences policières".
 
Les forces de l'ordre avaient de leur côté déployé environ 500 hommes, des canons à eau et un hélicoptère pour cerner l'esplanade Charles-de-Gaulle, où les manifestants se sont réunis. La mission des forces de l'ordre était de les empêcher de gagner le centre historique où des commerces et des banques avaient été les cibles des anti-libéraux et où l'hôtel de ville et des commissariats, symboles de la République, avaient été endommagés par l'ultra gauche, dans la nuit de vendredi à samedi

Samedi, peu avant 17 heures, les forces de l'ordre ont réussi à empêcher quelque 700 manifestants de défiler, après les avoir laisser pénétrer dans la zone interdite. "Ces violences répondent à la violence de l'État, à la précarité, à l'usage de l'article 49.3 pour faire passer la loi travail, à quoi s'ajoutent les violences policières", justifie Hugo Poidevin, membre de l'Union des étudiants communistes (UEC). Le pouvoir socialiste redonne vie à ces membres du Mouvement Jeunes communistes de France, qui revendique 15000 adhérents étudiants, sur toute la France jusqu'ici entraîné dans le déclin du PCF. Le PS entend ainsi contrebalancer la montée du FN...
Un enseignant venu de Lannion a de son côté dénoncé une "classe politique déconnectée des réalités quotidiennes et un gouvernement qui s'est fait élire à gauche pour mener une politique de droite". 

Un oeil perdu
 
Ultra gauche de combat, cagoulée et équipée de lunettes de chantier
Beaucoup d'étudiants communistes, mais aussi des membres du NPA ou des syndicats Solidaires et SUD
Les manifestants étudiants ne sont pas infiltrés par des "casseurs", mais bien par des professionnels de la subversion. Ses activistes ont tenté de forcer les barrages de police installés à chaque accès de l'esplanade Charles-de-Gaulle et ont été repoussés par des tirs de grenades lacrymogènes. "Il y a un profond malaise et il faut repenser toutes les bases de la société", déclare Lise, 22 ans, étudiante en géographie, qui répète les "éléments de langage" des radicaux et dénonce les tirs de grenades et les charges des policiers "sans sommation", estime-t-elle, malgré l'interdiction de se rassembler et en dépit de l'état d'urgence. 

Emmanuelle Lefêvre, membre d'un collectif de parents d' "enfants mutilés" lors de manifestations, a de son côté dénoncé l'usage "d'armes de guerre" [sic] comme les lanceurs de balles de défense (LBD: le plus connu est celui produit par la marque Flash-Ball) lors des manifestations. 
2012: 1 blessé21 septembre 2012, un supporter de Montpellier perd un œil après un tir de LBD, selon son avocat, une vidéo contredit la version policière : l'IGPN ouvre une enquête!
2013: 4 blessés6 février 2013, à Strasbourg, un métallurgiste belge d'Arcelor Mittal venu manifester perd l'usage de son œil à la suite d'un tir.Au moins deux personnes (une femme et un jeune homme) ont perdu un œil à la suite de tirs au visage lors des débordements ayant suivi certains manifestants de la Manif pour tous, opposés au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe.Un jeune homme a perdu l'usage d'un œil à la suite d'un tir au visage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes la même année.
2014: plusieurs dizaines de blessés22 février 2014, à Nantes, trois militants ont perdu l'usage d'un œil lors de la manifestation contre le projet d'aéroport "Jean-Marc Ayrault" à Notre-Dame-des-Landes. Durant cette manifestation, les forces de police ont fait usage du LBD équipé d'un viseur. D'autres mutilations ont été répertoriées des suites de tirs de LBD (nez cassé, oreille arrachée) ainsi que des dizaines de blessures, notamment sur un journaliste indépendant touché au thorax.
2016 (en cours): 2 blessés28 Avril 2016, à Rennes, un étudiant a perdu l'usage d'un œil lors des manifestations contre le projet de réforme du Code du Travail.28 Avril 2016, à Marseille, une lycéenne a été blessée à l'abdomen, avec nécessité de soins hospitaliers, lors des manifestations contre le projet de réforme du code du Travail. Une plainte pour violence policières a été déposée par la famille.
Des attaques "aux institutions et à la société"

Le Point ne tient pas les promesses de son titre aussi racoleur que scandaleux. 
"La fermeté est montée d'un cran", a de son côté déclaré samedi matin Patrick Dallennes, préfet de la zone de défense ouest pour justifier l'interdiction de cette manifestation, susceptible de donner lieu à des violences et des débordements comme Rennes en connaît presque systématiquement depuis plusieurs semaines en marge des défilés. "Nous ne sommes plus dans le cadre d'une opposition à la loi travail, mais face à des gens qui cherchent à attaquer les institutions et la société", a ajouté le représentant du gouvernement, faisant référence aux dégradations perpétrées dans la nuit de vendredi à samedi sur des devantures de banques, de commerces et un commissariat à Rennes. 

Une "action commando", selon le préfet, qui faisait suite à l'évacuation d'une salle municipale occupée depuis plus d'une semaine par des partisans de Nuit debout et des opposants à la loi El Khomri. 

Le Point avait promis d'aller à la "rencontre des manifestants", mais se fait, au finale, porte-parole du pouvoir socialiste.


mercredi 11 mai 2016

Des activistes bretons s'emparent de la "Maison du peuple" de Rennes: un symbole de leur idéologie révolutionnaire

Le Drian, ministre de la Défense et président cumulard de la région, face à la provocation de l'extrême gauche

De la Place de la République à Rennes, la révolution est en marche
Opposants à la loi travail, intermittents du spectacle, piliers de Nuit debout, désoeuvré-e-s de tout poil, ils occupent depuis une semaine ce bâtiment, ancien fief de la ... CGT et des Transmusicales  (qui se tient désormais au Parc Expo de Rennes, à côté de l'aéroport), dans une effervescence qualifiée de 'créative' par les sympathisants de la révolution et de l'esprit de la Constituante.
Alors que la convention d’occupation de la "maison du peuple" devait être prolongée jusqu’au 16 mai, la ville a décidé d’y mettre fin dès ce mercredi soir 11 mai, comme prévu initialement. 

Cette décision est une sanction consécutive à
des dégradations et à l’occupation des voies SNCF intervenues mardi après-midi lors d’une manifestation à Rennes, et fermement condamnées par la ville socialiste administrée par la députée Nathalie Appéré qui a fait toute sa carrière dans les collectivités.

De mémoire de Rennais, on n’avait pas vu depuis longtemps pareille effervescence dans l’historique 'Maison du peuple', autrement nommée salle de la Cité.

Depuis un peu plus d’une semaine, elle est devenue le QG des extrémistes opposés à la loi Valls portée par la ministre El Khomri, auxquels se sont mélangés précaires, chômeurs, intermittents du spectacle et autres piliers de Nuit debout. 
Une occupation, soutenue par les élus verts et Front de gauche de la ville, qui ne s’est pas faite sans tension. Au lendemain des manifestations du 1er mai, la maire PS de Rennes, une protégée d'Edmond Hervé, ancien maire PS (1977-2008) de Rennes, a d’abord demandé l’expulsion des occupants, avant de se raviser et de leur accorder un bail d’une semaine dans cet ancien bastion de la CGT et des Transmusicales. L’autorisation d’occuper a été prolongée jusqu’au 16 mai. 
L’évacuation des lieux risque toutefois de s’avérer compliquée, les nouveaux locataires n’étant guère décidés à lâcher leur squat, occupé à tous les étages par diverses activités, à commencer par l’antique cabine de projection de cet ancien cinéma, transformée en 'Radio croco', la radio pirate du mouvement, qui diffuse à longueur de journée musiques engagées, infos pratiques, communiqués et commentaires humoristiques sur l’actualité.
Radio Croco, installée en toute illégalité avec du matériel de récupération et grâce à un réseau de bricoleurs et de techniciens intermittents bénéficiant de la solidarité nationale. A l'antenne, différentes activistes interviennent à tour de rôle, mais une grande place est laissée aux auditeurs qui appellent ou encore aux syndicats, aux artistes…à tous ceux qui sont au diapason dans la lutte en cours. L'idée étant d'exprimer des paroles libres et multiples (politiquement correctes) à l'image de ce que devrait être une Maison du Peuple, selon ses occupants.
Dans le bâtiment municipal, les anarchistes et trotskistes règlent la vie de tous. Chaque jour des groupes de personnes différentes assurent une permanence en passant la nuit sur place, et une équipe cantine s'occupe de la préparation de repas pour plus d'une centaine de personnes rêvant de Constituante et de VIe République, populaire.
La nourriture est collectée grâce à un réseau d'entraide local qui peu à peu se met en place (au détriment d'associations de soutien aux sans abri et "sans-dents" en tous genres). Le lieu est en théorie laissé à la disposition des militants jusqu'au 16 mai. Mais "ces citoyens pacifistes" ont prévenu, ils n'ont pas l'intention de quitter la Maison du Peuple de leur plein gré et de restituer la salle de la Cité au peuple légal et républicain.
Résistance et subversion 

"On ne partira pas, assure Hugo, un de ses "animateurs", accessoirement porte-parole de l’Union des étudiants communistes (UEC), membre du Mouvement Jeunes communistes de France (MJCF), proche mais autonome du PCF et organisée en réseaux et collectifs, bien implantés dans les principales universités et IEP. L'UEC est, depuis les années 2 000, une des seules associations politiques étudiantes présentes au niveau national, avec ATTAC Campus.

C’est devenu ici un des hauts lieux d'une pseudo-démocratie directe, avec tous les degrés de la contestation. Il y a des anars, des syndiqués, mais la majorité des agités du bocal révolutionnaire (et pour la plupart prêts à la baston) ne sont pas encartés et n’ont même jamais milité. Leur objectif ? Imposer une horizontalité absolue ! Tout se discute en assemblée générale, qui fait loi, sans débat authentique, car les participants sont supposés être à l'unisson et "on a décidé d’être encore là dans quatre-vingt-dix-neuf ans !" Un bail...

Sur la scène de la Cité, qui sert désormais de dortoir, une poignée d'activistes est réunie pour noyauter une soirée consacrée à 'L’état d’urgence et la répression'. Dans la salle, une autre "commission" étudie la mise sur pied de 'points infos' sur différents sites de la ville, sortes de 'dazibao'. 
En Chine, ce sont des affiches non officielles, rédigées par de simples citoyens contestataires et bien-pensants, traitant d'un sujet politique ou moral, et placardées pour être lue par le public des ignorants. Ce media illégal et spontané véhicula l'information non officielle et eut l'audace d'attaquer les autorités du pays. Or, c'est en 1966, avec la Révolution culturelle lancée par Mao Zedong que les dazibao refirent leur apparition en Chine, ce qui devrait donner à réfléchir aux démocrates et mettre en alerte les responsables vigilants attentifs à la montée de la subversion.
Les 'dazibao' sont en effet emblématiques de la révolution culturelle à l'université de Pékin, contrôlée par la bourgeoisie antirévolutionnaire. La lecture de ces textes par de jeunes étudiants comme Xing Xing Cheng les conduisit à proférer des dénonciations enragées et à rejoindre les gardes rouges.
Les gardes rouges constituaient un mouvement de masse chinois comprenant en grande partie des étudiants et des lycéens, dont Mao Zedong s'est servi, de l'été 1966 à 1968, pour poursuivre le processus de la révolution culturelle (1966-1976).
Accrochés au mur, une bonne vingtaine de panneaux exposent des contributions spontanées sur la question "qu’est-ce qui déclenche le changement ?" 
"Se redonner des espaces où on se parle, où on s’écoute", rêve Vincent, 32 ans. "La prise de conscience qu’on en est capable, juge de son côté A. 29 ans ou, plus lapidaire, "l’éducation populaire" (non signé).

Mohamed Khenniche, délégué SUD 
de l’usine PSA Aulnay, devant l’Elysée
Dans le hall de la Maison du peuple, la "cantine collective" (ou populaire) où chacun donne "ce qu’il peut", assure les repas. Dans la cour, transformée en agora ouverte à tous vents, quelques syndicats présentent leurs brochures tandis qu’un militant trotskiste de Sud-rail, code du travail ouvert sur les genoux, s’est lancé dans une explication de texte détaillée [opération endoctrinement inavouée ou ré-éducation], sur la législation sociale. 
Jour après jour, concerts et projections de films se succèdent, avec par exemple la diffusion du désormais incontournable Comme des Lions, sur la lutte des ouvriers de PSA d’Aulnay. C'est dire que l'ancien ministre du Redressement productif n'est pas le bienvenu... Une kermesse avec chamboule-tout aux effigies de Valls ou de Macron et pêche aux CDD" est aussi au programme, version 'citoyenne' du Mur des cons du Syndicat de la Magistrature.

La révolution citoyenne prend forme
"On est surtout dans l’action, précise cependant Alexandre, étudiant en lettres qui vient d’achever un mémoire sur Rimbaud. Comment organiser les manifs ou la grève des intermittents, avec aussi la mise en commun de préoccupations concrètes sur l’assurance-chômage ou la défense des victimes des violences policières." Dans la cour, Titus, étudiant en philo, se réjouit du succès de l’occupation qui "marche du feu de dieu", avec 300 à 500 personnes à chaque AG. "C’est un vrai retournement de situation dans un lieu emblématique dont la municipalité voudrait faire un lieu sans vie, dans un centre-ville épuré et transformé en musée", se félicite t-il.
Les têtes favorites du 'jeu de massacre' de la Maison du peuple de Rennes
Un peu plus loin, un étudiant aux Beaux-Arts dessine les toits de la ville sur un bloc. Pas sûr qu'il soit un jour créateur d'emploi ou de richesse. La tête dans les nuages, pourquoi est-t-il là ? "Pour changer le monde", lâche-t-il , plein de son importance, persuadé d'être utile à la société nouvelle, celle de demain, en toute candeur poétique. Avant d’ajouter : "L’outil est génial, il y a des toilettes, de la lumière, un toit, on peut y faire des projections, des concerts, du théâtre, il n’y a pas de limites." Ce gentil garçon est décidément en prise avec la (vraie) vie... A voir toutefois le 17 mai, lorsque tout ce petit monde bigarré et foisonnant sera censé avoir quitter les lieux.
La police de Valls et Cazeneuve les y aidera-t-elle ? Il faudra qu'elle y mette les forme et ne moleste aucun de ces délicats résistants. Non, avec ces révolutionnaires en dentelle, la Résistance n'est pas morte...

dimanche 20 octobre 2013

Les communistes à fond pour les clandestins scolarisés et contre les expulsions par Valls et Hollande

Leonarda : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille"

François Hollande assure que la France "réservera un accueil" à la collégienne kosovare
 

Si elle "souhaite poursuivre sa scolarité en France, et à elle seule", offre-t-il dans une courte allocution télévisée, 
Après la publication du rapport d'enquête sur l'expulsion de Leonarda, favorable à Manuel Valls,  le PCF parle d'une "grave faute politique et morale", le Parti de gauche qualifie la décision du chef de l'État "d'une cruauté abjecte".

Le chef de l'Etat a par ailleurs indiqué qu'
une instruction serait adressée aux préfets pour "prohiber" toute interpellation dans l'ensemble du cadre scolaire, alors que, jusqu'à présent, seuls les établissements étaient sanctuarisés. "Une instruction sera adressée aux préfets par le ministre de l'Intérieur prohibant toute interpellation d'enfants dans le cadre scolaire, aussi bien dans les établissements que dans les transports, les sorties ou les centres de loisir", a spécifié le chef de l'Etat.

Quant à Leonarda, "si elle en fait la demande, compte-tenu des circonstances, et qu'elle veut poursuivre sa scolarité en France, un accueil lui sera réservé"
, a par ailleurs déclaré le président Hollande, spécifiant que ce serait à "elle seule". Sa famille ne devrait donc pas pouvoir regagner la France. 
"Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes soeurs", a déclaré Leonarda, 15 ans, qui est née en Italie, qui a compté 78 demi-journées d'absence en 4e l'an dernier et qui découchait régulièrement pour rejoindre son petit ami à Pontarlier, précise le rapport d'enquête administrative. Sur ses cinq frères et soeurs, quatre seraient nés en Italie et la petite dernière, âgée de 17 mois, en France, de parents musulmans non mariés.
S'agissant de l'expulsion, "il n'y a pas eu de faute, la loi a été parfaitement respectée, mais il y a eu un manque de discernement dans l'exécution de l'opération", a-t-il ajouté, reprenant les conclusions de l'enquête administrative.
Documents à télécharger : Le rapport de l'Inspection générale de l'administration -
Harlem Désir en désaccord avec François Hollande. Le premier secrétaire du PS "souhaite que tous les enfants de la famille de Leonarda puissent finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré. "Je vais en discuter avec le président et le gouvernement", a-t-il ajouté.
Sur Twitter, la députée européenne Front de gauche, Marie-Christine Vergiat réagit à la proposition de Hollande :
D'origine turque, la sénatrice altermondialiste (EELV) du val de Marne, Esther Benbassa réagit également à la solution "machiavélique" du Chef de l'État
Et de faire l'amalgame avec le cas de Khatchik:
Et pour Khatchik, donc ?, s'interroge le président du groupe Front de gauche à Paris, Ian Brossat :
Dans un communiqué, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, parle d'un "affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l'enfant, dont la France est signataire." "Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu'une occasion manquée, il s'agit bel et bien d'une grave faute politique et morale", conclut-il.

Pour le Parti de gauche, la décision de François Hollande est "d'une cruauté abjecte" selon un communiqué de sa secrétaire nationale,Danielle Simonnet : "
la jeune collégienne est sommée par le Président de la République de choisir entre vivre en famille (5 frères et soeurs et ses parents) ou revenir seule en France poursuivre ses études. C’est d’une cruauté abjecte".
Le rapport de l'administration dédouane Manuel Valls

La diversité explique qu'elle occupe le terrain

Après un retour précipité des Antilles, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a pris connaissance des conclusions de l'enquête administrative sur l'expulsion de la collégienne Leonarda,

interpellée plusieurs jours plus tôt, le 9 octobre, dans le Doubs par la police de l'air et des frontières (PAF) lors d'une sortie scolaire. "Il ressort de tous ses éléments que le refus d'autorisation de séjour sur le fondement de la circulaire de 2012 et la décision de mise en œuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", peut-on lire dans le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA), qui a été mis en ligne, ci-dessus. "La décision d'éloigner la famille Dibrani est justifiée en droit", affirme l'IGA dans ce rapport. "Il ressort de tous ces éléments que le refus d'autorisation de séjour (...) et la décision de mise en oeuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", ajoutent les inspecteurs.

Toutefois, les conditions d'interpellation de Leonarda, confiée aux forces de l'ordre en pleine sortie scolaire, sont critiquées par l'enquête.
 Selon la technique similaire du "vice de forme" utilisée en matière judiciaire, les auteurs du rapport ouvrent une brèche: "Essentiellement focalisées sur l'objectif de parvenir à regrouper la famille et de ramener la jeune fille auprès de sa mère, l'attention des forces de l'ordre n'a pas été éveillée par le fait que Leonarda Dibrani se trouve dans un bus dans le cadre d'une sortie scolaire". 
Il semblerait cependant que la police n'ait guère eu le choix, car la famille prévenue  la veille aurait soustrait l'adolescente à la police en l'envoyant passer la nuit dans un lieu inconnu. 
"Elles n'ont pas pris la mesure des enjeux que représenterait une intervention pour interrompre cette sortie", ni "évalué les conséquences possibles", et "en ce sens, elles n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire", commente l'IGA, tout en assurant cependant que la préfecture du Doubs n'a pas été saisie de cette question.

La réaction de Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France
 (MJCF):

Toutes ces réactions virulentes laissent difficilement augurer un abandon de la lutte.