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mercredi 2 novembre 2016

Nicolas Bedos s'en prend cette fois à l'émission de Karine Le Marchand

Un bien-pensant de la gauche totalitaire joue les shériffs du PAF

Le service public a encore hébergé le tribunal des ayatollahs 

Invité  France 5, lundi, Nicolas Bedos a dézingué l'émission politique de Karine Le Marchand, "Ambition intime".

Après s'être écharpé avec Yann Moix et Vanessa Burggraf sur le plateau d'On n'est pas couché (ONPC) samedi soir sur France 2, Nicolas Bedos a poursuivi le pugilat, dans l'émission de France 5, C à vous, alors qu'avec son copain Michaël Cohen, le trentenaire, fils de Guy Bedos, comiques de génération en génération, était supposé assurer la promo de son nouveau film, L'Invitation.

Incité par Anne-Sophie Lapix et Anne-Elisabeth Lemoine, il s'est attaqué à l'émission de Karine Le Marchand

Cette émission bienveillante déplaît aux Brutes, du seul fait qu'elle est diffusée par M6. Ce sera dimanche prochain en prime time avec François Bayrou, François Fillon, Alain Juppé et Jean-Luc Mélenchon pour invités.

L'excité dénigre l'émission de la Belle en ces mots : "C'était vraiment épouvantable cette émission. Ca fait baisser très fort le niveau ! estime l'accusateur public. "De temps en temps, je me suis arrêté pour aller vomir," raconte ce délicat, né à Neuilly-sur-Seine d'une danseuse et de l'humoriste acariâtre, son père. "C'est grave la politique, comme dirait François Fillon. C'est sérieux !" 

L'Antoine Quentin Fouquier de Tinville a tout de même complimenté Karine Le Marchand entre deux critiques. Elle ne sera pas conduite à l'échafaud, cette fois. Sa sentence machiste est tombée: "Elle a du charme, elle a une espèce d'humour un peu XVIe, elle a une répartie..." 


samedi 7 novembre 2015

Les Régionales et le FN poussent l'Etat PS à chasser les migrants de Calais

Le plan secret de Cazeneuve pour faire déménager les migrants de Calais

A un mois des régionales, le ministre de l’Intérieur a chassé 1.500 personnes de la "Jungle" de Calais en quinze jours. 

Les associations dénoncent un recours abusif aux centres de rétention. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a été saisi.
Calais*
Le 31 octobre, dans la "Jungle" de Calais, un réfugié s'isole pour écouter de la musique. (Wostok press)
Paru dans leJDD
Vendredi à Calais, deux semaines après la dernière visite du ministre de l'Intérieur aux abords de la "Jungle" de Calais, les fonctionnaires ont dénombré un peu plus de 4.500 personnes. Comme pour le reste et sur tous les sujets comme le chômage, les comptages sont faits pour nous enfumer.  Le pouvoir ne pouvait espérer mieux: ceux-là feraient en effet apparaître "une baisse spectaculaire de 25 % en quelques semaines", rapporte le JDD. En octobre, avec près de 6.000 migrants, la fréquentation du camp avait explosé en raison de l'arrivée des Syriens et des Irakiens.
Bernard Cazeneuve a discrètement mis en place, fin octobre, un plan de bataille en deux volets.
Pour vider le camp de Calais à la veille des régionales,

côté face, la méthode douce mais coûteuse. Le ministre a demandé aux préfets d'ouvrir dans toute la France des "centres d'accueil et d'orientation" pour permettre aux migrants qui acceptent de renoncer à l'Angleterre "de se reposer et de réfléchir". Des hôtels, des centres de loisirs, des bâtiments inoccupés… ont été réquisitionnés ces derniers jours. Le plus loin possible des côtes anglaises.

"On a perdu du temps, maintenant on perd de l'argent"


Des fonctionnaires de l'Etat et des bénévoles associatifs sillonnent le camp pour les convaincre de partir. Les "volontaires" n'ont pas besoin d'avoir fait une demande d'asile pour y prétendre. Vendredi matin, 917 personnes avaient accepté l'offre. "C'est une bonne initiative, souligne Pierre Henry, de France terre d'asile. Cela fait des mois que nous demandons ces mises à l'abri et que le gouvernement fait la sourde oreille. Mais aujourd'hui, on agit dans la précipitation. Ces hébergements coûtent à l'État entre 30 et 40 euros par jour et par migrant. Avec un peu d'anticipation, on sait faire la même chose pour 21 euros. On a perdu du temps, maintenant on perd de l'argent."

Mais c'est le second volet du plan Cazeneuve, le côté pile, qui fait grincer des dents. Les associations reprochent au ministre de "planquer" des migrants dans les centres de rétention pour gagner du temps et tronquer les chiffres. Depuis le 21 octobre, les associatifs présents dans les centres de rétention administrative (CRA) ont vu arriver des "Calaisiens" par dizaines chaque jour

Des vols en jet gouvernemental ont même été affrétés pour le bien-être des illégaux... La Cimade a calculé que, au cours des quinze derniers jours, 664 migrants en provenance du Pas-de-Calais avaient atterri à raison de 30 à 50 par jour dans les centres de Nîmes, Metz, Vincennes, Toulouse, Rouen-Oissel et Marseille.
Or, ces "structures fermées" (!) sont normalement destinées aux étrangers interpellés en France en situation irrégulière avant leur expulsion vers leur pays d'origine. Ils y sont "retenus" (sic, le JDD) le temps que des "passeurs vertueux" de l'administration française obtienne un laissez-passer en bonne et due forme et organise leur réintroduction dans leur milieu naturel. 

Une infime minorité de migrants illégaux est renvoyée à la case départ
Dans le cas des 664 "Calaisiens", les associations affirment que 98 % d'entre eux ont été libérés et 2 % seulement éloignés dans un pays européen, notamment en Albanie. Et pour cause. Plus de 20 % des interpellés étaient Syriens ou inexpulsables en raison de leur nationalité et de l'a priori que la vie est intenable en Syrie: les bombardements occidentaux -dont français- ne sont pas étrangers à la situation augmentée de risque. "C'est Ubu et Kafka réunis, selon un fonctionnaire, mais c'est simplement socialiste. On ne peut pas annoncer qu'on va accueillir 30.000 Syriens et mettre ceux qui sont là en rétention." 'On', c'est Hollande en visite éclair aux 115 Syriens hébergés sur une base de loisirs du Val-d’Oise , le samedi 13 septembre.

"Il faut faire comprendre qu'on ne passe plus à Calais"

Mais on y revient...
Soulé N'Gaide, de l'antenne Forum Réfugiés du centre de rétention de Nîmes, a pourtant constaté que, sur les 120 migrants arrivés au centre entre le 21 octobre et le 3 novembre, il y avait une quarantaine de Syriens. "Ils ne comprenaient rien à leur situation. Au bout de cinq jours, le préfet n'a même pas demandé le prolongement de la rétention. Dès qu'ils sont sortis, ils ont repris un train pour Calais. C'est un détournement total de procédure", dénonce-t-il.

Lucie Feutrier-Cook, directrice adjointe à l'Ordre de Malte, fait le même constat au centre de Metz, où l'association intervient. "On se demande à quoi peut servir ce type d'intervention à part à vider Calais le temps des élections, explique-t-elle. Nous avions un Syrien qui était paniqué car sa jeune sœur était restée seule dans le camp de Calais. Au bout de cinq jours, il est reparti. Ces gens ne parlent pas le français et très mal l'anglais. Nous avons dû faire appel à des interprètes."
Vue aérienne de la "jungle" de Calais. (Reuters)
Les policiers de Calais commencent eux aussi à ruer dans les brancards. 
La police aux frontières est débordée. "Les conditions de travail de nos collègues qui ont parfois à gérer une cinquantaine de gardés à vue sont intenables", explique Gilles Debove (SGP-FO). Un fonctionnaire de la PAF affirme qu'un "quota" de 50 éloignements par jour avait été fixé à la fin du mois d'octobre, avant d'être ramené à 35. "C'est totalement faux, conteste-t-on au ministère de l'Intérieur. Nous avons considérablement renforcé les contrôles autour du tunnel, avec 1.100 policiers sur place. Les tentatives d'intrusion sont systématiquement sanctionnées. Il faut faire comprendre qu'on ne passe plus à Calais."

Intensification après une circulaire de la Place Beauvau

L'ex-maire PS de Reims, Adeline Hazan, l'actuelle contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, s'est saisie du dossier. Elle a envoyé trois équipes, à Vincennes, à Nîmes et au commissariat de Calais, pour constater les conditions de l'"opération Calais". "Les cours d'Appel saisies ont validé toutes nos procédures, maintient Fabienne Buccio, la préfète du Pas-de-Calais et représentante de... Cazeneuve. Il n'y a aucune voie de fait. Les étrangers éloignés ont été interpellés car ils avaient commis une infraction, la plupart du temps une intrusion dans le tunnel." Sa version est la même que l'élément de langage de son ministère. "Les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés de manière à assurer la plus grande sécurisation de la frontière britannique […]. La préfète du Pas-de-Calais a été chargée, avec le concours de la police aux frontières […] d'intensifier les procédures d'éloignement à l'encontre des étrangers interpellés alors qu'ils tentent de rejoindre illégalement le Royaume-Uni," assurent les services de Cazeneuve.

Le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur avait annoncé clairement les enjeux, dans une circulaire envoyée à tous les préfets de France le 23 octobre et que le JDD a pu consulter : "Le doublement récent du nombre de migrants présents à Calais appelle des actions fortes de l'État pour faire diminuer autant que faire se peut avant l'entrée de la période hivernale la population du campement […]". Ils ne savaient même pas que les Régionales se déroulent en première quinzaine de décembre...

D'après Marie-Christine Tabet pour Le Journal du Dimanche

dimanche 28 septembre 2014

Rocambolesque affaire des 3 djihadistes en libre circulation en France

Des mesures anti-terroristes renforcées pour quoi faire?

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé l'arrestation de trois djihadistes
Le petit Cazeneuve a dégainé un peu trop vite. 
Mardi 23 en début d'après-midi, le ministre de l'Intérieur avait en effet tenté de se grandir, annonçant que trois djihadistes présumés, arrêtés fin août en Turquie, avaient été interpellés dès leur arrivée à l'aéroport d'Orly. Les trois suspects ne sont que Abdelouahed Baghdali, le mari de Souad Merah, la sœur de Mohamed Merah, auteur  franco-algérien des tueries de Toulouse et Montauban en mars 2012, un ami d'enfance de Merah, déjà condamné en 2008 pour sa participation à une filière djihadiste vers l'Irak, et un Européen converti à l'islam, originaire d'Albi. Du menu fretin...

Sauf que les trois suspects sont rentrés en France mardi,
sans être inquiétés, comme dans un moulin...
Les trois islamistes ont été arrêtés fin août en Turquie, alors qu'ils tentaient de fuir l'Etat islamique, qu'ils avaient rejoint en début d'année, selon leur avocat Me Christian Etelin, un avocat sulfureux des milieux d'extrême gauche. Les suspects devaient être transférés par avion vers la France mardi midi, mais le commandant de bord de la compagnie aérienne turque aurait refusé, selon la version officielle, de les embarquer. Les autorités françaises, prévenues de leur livraison prochaine sur le sol français, se sont empressées d'annoncer l'interception des suspects par la DGSI. Elles avaient juste vendu la peau de l'ours avant de l'avoir capturé: un exemple actuel de la primauté du dire sur le faire.
En réalité,  sans prendre la peine d'une petite vérification de principe, les autorités françaises s'imaginant que les trois suspects avaient été placés dans un centre de rétention administrative en Turquie, les policiers étaient absents au moment de l'arrivée des terroristes sur le sol français, à Marseille, mardi après-midi. A la stupéfaction du trio, personne n'était présent pour les accueillir et les interpeller. Les djihadistes présumés ont donc contacté leur avocat, Me Christian Etelin, qui était l'avocat de Mohamed Merah et qui conseille aujourd'hui sa sœur Souad. "On a passé la douane, on a montré le passeport, on a tout montré, c'est ça qui est étonnant. Aucun policier n'est venu nous accueillir à l'aéroport. Même nous, ça nous a étonné. On s'était dit qu'ils allaient nous interpeller, qu'on allait être placés en garde à vue", commente l'un des suspects déboussolés.

Me Etelin raconte que les trois suspects se sont livrés aux autorités turques pour échapper à l'Etat islamique, où ils auraient "vécu l'horreur". "Ils n'ont jamais voulu participer à un combat djihadiste tel qu'on l'imagine. Ils se sont mis entre les mains des autorités turques pour être protégés et pour pouvoir être transférés vers la France. Ils sont heureux d'une chose, c'est d'avoir la vie sauve, parce qu'ils ont vraiment cru qu'ils allaient être exécutés", assure-t-il.
Selon l'avocat toulousain, Souad Merah serait bien partie en Syrie en mai dernier avec ses quatre enfants, mais la franco-algérienne se trouverait actuellement en Algérie, chez son père. "Elle devrait revenir bientôt à Toulouse", a ajouté l'avocat toulousain.
Christian Etelin, militant comme son épouse Marie-Christine avec Me François Roux, l'avocat de José Bové, de Dieudonné, des Déboulonneurs, des Faucheurs et du seul condamné, Zacarias Moussaoui, dans les Attentats du 11 septembre 2001, se dit désemparé par la trajectoire du cercle Merah.

Le ministère de l'Intérieur français met en cause la Turquie
"Les services français ont été informés par leurs homologues turcs de ce changement de vol après l’arrivée sur le sol français des trois ressortissants expulsés", accusait mardi soir un communiqué de la Place Beauvau. "Dès cette information communiquée aux services français de sécurité et de renseignement, ceux-ci poursuivaient les investigations dans le cadre du mandat délivré par le magistrat instructeur du pôle antiterroriste", assurent donc les services de Bernard Cazeneuve.
Stressé comme son premier ministre à l'oeil noir et déterminé comme son président, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative pour "faire toute la lumière" sur les conditions de ce raté... Il a par ailleurs annoncé qu'il se rendrait prochainement en Turquie. "Ce dysfonctionnement entre les services turcs et les services français mérite qu'une concertation approfondie s'engage entre les autorités françaises et turques, de manière à ce que d'autres événements de ce type ne se produisent pas", a clamé le ministre de l'Intérieur dans la cour de Matignon.

Les "bonnes" raisons d'un raté de Manu, premier ministre et ancien ministre de toutes les polices de France
 
Les trois djihadistes français présumés qui se sont livrés à la police sont désormais en garde à vue. 
Mais ils n'ont pas été interpellés: officiellement expulsés de Turquie, ces trois touristes ordinaires, n'étaient pas attendus en France. La police hexagonale en avait perdu la trace et les terroristes ont dû se constituer prisonniers mercredi matin, en se rendant à la gendarmerie du Caylar, dans l'Hérault, alors qu'ils n'avait nullement été inquiétés depuis leur arrivée à Marseille, la veille. Ils ont eu droit à une nuit offerte. De retour de Syrie, les trois Français, bien sous tous rapports et appréciés dans leur quartier selon la formule consacrée, dont le beau-frère et un ami d'enfance de Mohamed Merah, se sont livrés à la police, médusée.
Comment ces trois terroristes, déjà condamnés et fichés, ont-ils ainsi pu passer à travers les mailles du filet ?  
De l'aveu même de Manuel Valls, cette affaire "ne s'est pas déroulée comme il aurait fallu" et deux fautes graves consécutives, ça fait désordre. Une fois de plus, les socialistes français se déclarent responsables, mais pas coupables. Selon le ministère de l'Intérieur, la France aurait été informée du changement de destination, Marseille et non Paris-Orly, mais beaucoup trop tard, alors que l'avion a déjà atterri et que les trois hommes ont quitté l'aéroport de Marignane.
Mais en admettant que le téléphone ne marche pas entre la Turquie et la France, le deuxième couac, non imputable à France Télécom, est 100% "made in France". Au moment où, suite à l'assassinat d'Hervé Gourderl, de nouvelles mesures sécuritaires sont annoncées, à l'issue d'un Conseil de défense réuni en urgence par Hollande, en plus de la loi anti-terroriste, votée la semaine dernière à l’assemblée en procédure accélérée, et  à l'heure où les trois djihadistes présumés passent par le contrôle aux frontières, le système CHEOPS est en maintenance, alors qu'il est censé permettre d'accéder notamment aux fichiers des personnes recherchées. C'est en tout cas ce qu'affirment les syndicats de police et ce qu'a confirmé le ministère de la Défense. Ce serait donc à la faveur de ce bug informatique de CHEOPS (Circulation hiérarchisée des enregistrements opérationnels de la police sécurisés) que les trois hommes ont pu rentrer en France sans être inquiétés.

 Le gouvernement nie tout "dysfonctionnement" des services français...

Les parlementaires qui ont voté les mesures anti-terroristes nient tout en blocla délégation parlementaire au renseignement (DPR) a conclu jeudi à l'absence de "dysfonctionnement" des services français ! Et voilà les services de sécurité français dédouané du cafouillage qui a permis mardi à trois djihadistes français présumés de rentrer en France en provenance de Turquie, sans être contrôlés. Cette instance spécialisée, constituée de députés et de sénateurs, s'est fiée au directeur central de la police aux frontières, David Skuli, et le directeur général de la sécurité intérieure, Patrick Calvar. "Au vu des informations obtenues, la délégation ne conclut pas à un dysfonctionnement de nos services", déclare-t-elle dans un communiqué.
Cette délégation de comiques est présidée par l'illustre Jean-Jacques Urvoas,  député PS, ce qui est déjà beaucoup dire. Il est assisté de Jean-Louis Carrère, sénateur PS, et principalement constituée de parlementaires de la majorité, dont Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale et des forces armées, députée du Finistère, comme la ministre Lebranchu et JJ. Urvoas, tous Bretons, comme Jean-Yves Le Drian, ministre de la ...Défense! Pour être complet (en omettant 2 UMP sur le nombre), ajoutons un autre béni-oui-oui du PS, Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, 67 ans et qui est  toujours supposé mouiller la chemise.
On n'est pas obligé de connaître cet autre membre, Philippe Nauche, PS, mais il suffit de savoir qu'il est député de ...Corrèze. Si on en veut encore un autre, citons Michel Boutant, sénateur de la Charente (Poitou-Charentes): sans commentaires! 
Améliorer les échanges d'informations.
Le drapeau djihadiste du front Al-Nosra,
 rebelles armés affilié à al-Qaïda,
flotte au coeur de Paris en août 2004
avec les manifestants pro-palestiniens
La délégation parlementaire souligne toutefois "l'impérieuse nécessité d'améliorer les conditions d'échanges des informations avec les services étrangers" et "de mettre en place le plus rapidement possible le système de traitement des données passagers (PNR-Passenger Name Record)", dont "l'absence explique en grande partie les événements étudiés".

Avant toute frappe aérienne sur l'Irak,
les socialistes au pouvoir pourraient aussi commencer par combattre les forces terroristes dans ce pays...

vendredi 15 août 2014

Isabelle Mergault dénonce les imposteurs Nicolas Bedos et Stéphane Guillon

Rififi chez les artistes

"Ces chroniqueurs critiquent un système dont ils font partie",
 
souligne l'actrice et auteur Isabelle Mergault, citant Nicolas Bedos et Stéphane Guillon au détour d'un entretien.

Nicolas Bedos et Stéphane Guillon sont-ils de faux rebelles ? C'est en tout cas ce que pointe Isabelle Mergault. L'auteure de trois pièces et chroniqueuse chez Laurent Ruquier et réalisatrice de films comme "Je vous trouve très beau" (2005) avec Michel Blanc ou "Donnant Donnant" (2010) porté par Daniel Auteuil, était interrogée par  TV Mag à l'occasion de sa participation à "La boîte à musique" de Jean-François Zygel sur France 2.

Interrogée sur les différents animateurs de radio et de télévision avec lesquels elle a travaillé, Isabelle Mergault a successivement évoqué Philippe Bouvard avec qui elle a travaillé dans "Les Grosses Têtes" mais aussi Laurent Ruquier. "Philippe Bouvard m'appelait sa 'petite Mergaulliette'; c'était un solitaire, aux amitiés masculines", a-t-elle confié à propos de l'animateur de RTL. "Laurent Ruquier vit avec sa bande; elle est vraie et cela se sent", a-t-elle ensuite commenté concernant son successeur aux commandes des "Grosses Têtes". Mais l'actrice connue pour son chuintement et ses tweets fantasques a aussi glissé un petit mot gentil à destination de l'animateur de D8 et Europe 1, Cyril Hanouna : "Cyril Hanouna aussi me fait rire, il n'y a pas d'imposture, il est rapide", a-t-elle expliqué.

"Qu'ils aillent voir les prisons chinoises"

Isabelle Mergault, connue pour son franc-parler, a ainsi pointé "ces chroniqueurs qui critiquent un système dont ils font partie". Et de citer Nicolas Bedos et Stéphane Guillon qu'elle dit pourtant apprécier. Isabelle Mergault a ainsi dénoncé l'esprit rebelle affiché par les deux hommes, tous deux connus pour leurs prises de positions souvent provocantes. Rappelons ainsi que Nicolas Bedos a multiplié cette année les prises de position lors de ses chroniques dans "On n'est pas couché" notamment. Quant à Stéphane Guillon, il a à de multiples reprises dénoncé la censure qui avait provoqué son renvoi du poste de chroniqueur à France Inter en 2010.
Loin de louer leur audace, Isabelle Mergault a ainsi critiqué ce qui semble pour elle relever de la posture. "Ils sont payés, maquillés et préparés pour la télé ou la radio. Où est la provocation?" a-t-elle interrogé à propos de Nicolas Bedos et Stéphane Guillon. Et de tacler : "Ils doivent juste ne pas aller trop loin. Ils crient à la censure, mais qu'ils aillent voir les prisons chinoises".

mardi 5 août 2014

Immigration clandestine: la police aux frontières tire la sonnette d’alarme

Sans transition, du déni à l'alerte rouge à l'immigration clandestine 
Une réunion de crise s’est tenue à Nice
révèle Le Figaro, suite à une note confidentielle de la Police aux Frontières (PAF), qui s’inquiète de l’entrée en France de très nombreux immigrés illégaux, notamment des Erythréens, qui viennent de la Corne de l'Afrique, voisine de l'Éthiopie, en passant par l’Italie.

Alerte maximale sur l’immigration clandestine en France

La pression de l’immigration clandestine est "devenue intenable à la frontière entre la France et l’Italie", rapporte la PAF, relayée par le quotidien, qui précise que cette note interne est "un compte-rendu d’une réunion exceptionnelle" qui a eu lieu à Nice, le 9 juillet dernier, dans les locaux de la préfecture des Alpes-Maritimes. L’objet de la réunion de crise était "le phénomène migratoire érythréen".

Le préfet a tenu cette réunion, qui rassemblait une trentaine de hauts-gradés, "dont des chefs de service de Menton, Nice, Marseille, Toulon, Avignon, et jusqu'aux Alpes-de-Haute-Provence. Des responsables locaux de la gendarmerie, des douanes et de la SNCF étaient également conviés», précise le quotidien.

La note révèle des chiffres

"État statistique des migrants par voie maritime en Italie : entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, 61.591 migrants irréguliers ont débarqué en Italie, ils n'étaient que 7.913 pour la même période en 2013, et seulement 4.301 pour les six premiers mois de l'année 2012. Les Érythréens représentent 31 % de ces migrants (18.282). Les Syriens arrivent en seconde position, avec 10.371 (17 %)." 
La suite du document concerne la situation en France : "ce sont les répercussions en France, et nous les vivons maintenant (…) les migrants en provenance de la Corne de l'Afrique et du Soudan sont au nombre de 5.757 au 30 juin 2014. Il s'agit principalement d'Érythréens (ou de personnes se déclarant érythréennes), pour 5.235 (d'entre eux), soit 91 % des personnes interpellées".

"Du jamais vu" depuis le printemps arabe

Le quotidien précise que ce compte-rendu est arrivé sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. "
La pression migratoire sur la frontière avec l'Italie s'est accentuée à partir du début du mois d'avril 2014. 694 Érythréens étaient interpellés contre seulement 68 interpellations entre janvier et mars 2014. Les interpellations progressaient de + 165 % au mois de mai (1845) et encore de 43 % au mois de juin (2628). 
Au total, pour le premier semestre, 2014, la PAF procédait à 5.235 interpellations".
 
Le document  précise les méthodes des immigrés clandestins pour venir en France: "les clandestins arrivent principalement par TGV, avec des billets en règle [le plus souvent fournis par les collectifs de sans-papiers d'Italie et de France], par dizaines désormais dans certaines rames de train (…) pour le seul site de la gare de Menton, 3.462 interpellations ont été effectuées par la PAF depuis le début de l'année".

Désarmés, les pouvoirs publics n'ont pas prévu

La note précise que des remises immédiates en Italie ont été faite pour certains clandestins, mais certains clandestins "ont été laissés libres après procédure".
 
D’autres encore ont une obligation "libre" de quitter le territoire, à savoir de quitter par leurs propres moyens. 

Certains immigrés illégaux demandent également le statut de réfugié. "Une demande d’asile est alors instruite, avec logement en centre d’accueil pour demandeur d’asile», précise le document.

A Nice, Ciotti préoccupé par l'immigration clandestine

Pour le député UMP, "la France devient le maillon faible dans les politiques migratoires" en UE contre l'immigration clandestine.
Sur RTL, le président du Conseil général des Alpes-maritimes a accusé : "Il n'y a quasiment pas de reconduites à la frontière. On n'a plus de politique de contrôles des flux migratoires depuis que ce gouvernement est en place".
Le député filloniste souligne que "ce gouvernement a désarmé face à l'immigration clandestine".

Il ne juge d'ailleurs "pas logique" que "nationaux et étrangers" bénéficient des mêmes prestations sociales.

Erythréens à Calais, Pas-de-Calais,
où des rixes éclatent en ville 
"Il faut aujourd'hui limiter les capacités d'attractivité de notre pays, notamment au plan social", a-t-il demandé. "Cela passe peut-être par des réformes constitutionnelles que j'appelle de mes vœux. Il n'est pas logique que des étrangers aient les mêmes prestations sociales que les nationaux".

"C'est ce débat qui est ouvert en Grande-Bretagne, il faut aujourd'hui l'ouvrir en France", a-t-il souhaité, estimant qu'il "faut arrêter avec la naïveté, une forme d'angélisme".

samedi 11 janvier 2014

Un clandestin guinéen se noie en sautant d'un bateau au large de Marseille

Filière clandestine à Marseille, la Lampedusa française

Deux guinéens sont arrivés clandestinement par mer

L'un d'eux s'est noyé vendredi en sautant d'un bateau au large de Marseille. 
Son corps a été découvert au fond de l'eau par des plongeurs de la gendarmerie.  

Les deux clandestins guinéens étaient entrés vendredi à bord d'un porte-conteneurs italien de la compagnie Ignazio Messina, le Jolly Marrone. Après avoir été découverts par la Police aux frontières (PAF) à leur arrivée , ils ont été laissés à bord du cargo, qui a appareillé le jour même pour Barcelone.

Mais les jeunes hommes ont sauté à la mer à la sortie du port de Marseille, vraisemblablement pour tenter de gagner la rive à la nage. L'un d'eux a été rapidement retrouvé, sain et sauf, mais l'autre  âgé de 18 ans n'a pu être  sauvé. Son cadavre a été repêché par des plongeurs de la gendarmerie samedi en milieu d'après-midi, près de la digue du port. 
Le Guinéen survivant a été placé en zone d'attente au centre de rétention administrative (CRA) du Canet.

La LDH exploite le drame

"Un réfugié guinéen désespéré se noie dans le port de Marseille.
Ce nouveau drame devrait rappeler (au ministre de l'Intérieur Manuel) Valls ce que peut être l'une des conséquences de sa politique inhumaine", a lancé Joël Aparicio, président de la section Istres Ouest Provence de la Ligue des droits de l'Homme.

La Guinée est une république dont
le président, Alpha Condé, a enseigné en France et adhéré au SNES, avant de co-fonder le Mouvement national démocratique (MND) devenu l’actuel RPG (Rassemblement du peuple de Guinée)
En juillet 2011, l'ONG Reporters sans frontières publie un rapport dans lequel elle demande à Alpha Condé, élu en 2010, "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des media", tandis que la France l'appelle à ne pas entraver la liberté de la presse et à organiser des élections législatives dans les meilleurs délais.

dimanche 20 octobre 2013

Les communistes à fond pour les clandestins scolarisés et contre les expulsions par Valls et Hollande

Leonarda : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille"

François Hollande assure que la France "réservera un accueil" à la collégienne kosovare
 

Si elle "souhaite poursuivre sa scolarité en France, et à elle seule", offre-t-il dans une courte allocution télévisée, 
Après la publication du rapport d'enquête sur l'expulsion de Leonarda, favorable à Manuel Valls,  le PCF parle d'une "grave faute politique et morale", le Parti de gauche qualifie la décision du chef de l'État "d'une cruauté abjecte".

Le chef de l'Etat a par ailleurs indiqué qu'
une instruction serait adressée aux préfets pour "prohiber" toute interpellation dans l'ensemble du cadre scolaire, alors que, jusqu'à présent, seuls les établissements étaient sanctuarisés. "Une instruction sera adressée aux préfets par le ministre de l'Intérieur prohibant toute interpellation d'enfants dans le cadre scolaire, aussi bien dans les établissements que dans les transports, les sorties ou les centres de loisir", a spécifié le chef de l'Etat.

Quant à Leonarda, "si elle en fait la demande, compte-tenu des circonstances, et qu'elle veut poursuivre sa scolarité en France, un accueil lui sera réservé"
, a par ailleurs déclaré le président Hollande, spécifiant que ce serait à "elle seule". Sa famille ne devrait donc pas pouvoir regagner la France. 
"Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes soeurs", a déclaré Leonarda, 15 ans, qui est née en Italie, qui a compté 78 demi-journées d'absence en 4e l'an dernier et qui découchait régulièrement pour rejoindre son petit ami à Pontarlier, précise le rapport d'enquête administrative. Sur ses cinq frères et soeurs, quatre seraient nés en Italie et la petite dernière, âgée de 17 mois, en France, de parents musulmans non mariés.
S'agissant de l'expulsion, "il n'y a pas eu de faute, la loi a été parfaitement respectée, mais il y a eu un manque de discernement dans l'exécution de l'opération", a-t-il ajouté, reprenant les conclusions de l'enquête administrative.
Documents à télécharger : Le rapport de l'Inspection générale de l'administration -
Harlem Désir en désaccord avec François Hollande. Le premier secrétaire du PS "souhaite que tous les enfants de la famille de Leonarda puissent finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré. "Je vais en discuter avec le président et le gouvernement", a-t-il ajouté.
Sur Twitter, la députée européenne Front de gauche, Marie-Christine Vergiat réagit à la proposition de Hollande :
D'origine turque, la sénatrice altermondialiste (EELV) du val de Marne, Esther Benbassa réagit également à la solution "machiavélique" du Chef de l'État
Et de faire l'amalgame avec le cas de Khatchik:
Et pour Khatchik, donc ?, s'interroge le président du groupe Front de gauche à Paris, Ian Brossat :
Dans un communiqué, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, parle d'un "affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l'enfant, dont la France est signataire." "Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu'une occasion manquée, il s'agit bel et bien d'une grave faute politique et morale", conclut-il.

Pour le Parti de gauche, la décision de François Hollande est "d'une cruauté abjecte" selon un communiqué de sa secrétaire nationale,Danielle Simonnet : "
la jeune collégienne est sommée par le Président de la République de choisir entre vivre en famille (5 frères et soeurs et ses parents) ou revenir seule en France poursuivre ses études. C’est d’une cruauté abjecte".
Le rapport de l'administration dédouane Manuel Valls

La diversité explique qu'elle occupe le terrain

Après un retour précipité des Antilles, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a pris connaissance des conclusions de l'enquête administrative sur l'expulsion de la collégienne Leonarda,

interpellée plusieurs jours plus tôt, le 9 octobre, dans le Doubs par la police de l'air et des frontières (PAF) lors d'une sortie scolaire. "Il ressort de tous ses éléments que le refus d'autorisation de séjour sur le fondement de la circulaire de 2012 et la décision de mise en œuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", peut-on lire dans le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA), qui a été mis en ligne, ci-dessus. "La décision d'éloigner la famille Dibrani est justifiée en droit", affirme l'IGA dans ce rapport. "Il ressort de tous ces éléments que le refus d'autorisation de séjour (...) et la décision de mise en oeuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", ajoutent les inspecteurs.

Toutefois, les conditions d'interpellation de Leonarda, confiée aux forces de l'ordre en pleine sortie scolaire, sont critiquées par l'enquête.
 Selon la technique similaire du "vice de forme" utilisée en matière judiciaire, les auteurs du rapport ouvrent une brèche: "Essentiellement focalisées sur l'objectif de parvenir à regrouper la famille et de ramener la jeune fille auprès de sa mère, l'attention des forces de l'ordre n'a pas été éveillée par le fait que Leonarda Dibrani se trouve dans un bus dans le cadre d'une sortie scolaire". 
Il semblerait cependant que la police n'ait guère eu le choix, car la famille prévenue  la veille aurait soustrait l'adolescente à la police en l'envoyant passer la nuit dans un lieu inconnu. 
"Elles n'ont pas pris la mesure des enjeux que représenterait une intervention pour interrompre cette sortie", ni "évalué les conséquences possibles", et "en ce sens, elles n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire", commente l'IGA, tout en assurant cependant que la préfecture du Doubs n'a pas été saisie de cette question.

La réaction de Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France
 (MJCF):

Toutes ces réactions virulentes laissent difficilement augurer un abandon de la lutte.