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mercredi 2 novembre 2016

Nicolas Bedos s'en prend cette fois à l'émission de Karine Le Marchand

Un bien-pensant de la gauche totalitaire joue les shériffs du PAF

Le service public a encore hébergé le tribunal des ayatollahs 

Invité  France 5, lundi, Nicolas Bedos a dézingué l'émission politique de Karine Le Marchand, "Ambition intime".

Après s'être écharpé avec Yann Moix et Vanessa Burggraf sur le plateau d'On n'est pas couché (ONPC) samedi soir sur France 2, Nicolas Bedos a poursuivi le pugilat, dans l'émission de France 5, C à vous, alors qu'avec son copain Michaël Cohen, le trentenaire, fils de Guy Bedos, comiques de génération en génération, était supposé assurer la promo de son nouveau film, L'Invitation.

Incité par Anne-Sophie Lapix et Anne-Elisabeth Lemoine, il s'est attaqué à l'émission de Karine Le Marchand

Cette émission bienveillante déplaît aux Brutes, du seul fait qu'elle est diffusée par M6. Ce sera dimanche prochain en prime time avec François Bayrou, François Fillon, Alain Juppé et Jean-Luc Mélenchon pour invités.

L'excité dénigre l'émission de la Belle en ces mots : "C'était vraiment épouvantable cette émission. Ca fait baisser très fort le niveau ! estime l'accusateur public. "De temps en temps, je me suis arrêté pour aller vomir," raconte ce délicat, né à Neuilly-sur-Seine d'une danseuse et de l'humoriste acariâtre, son père. "C'est grave la politique, comme dirait François Fillon. C'est sérieux !" 

L'Antoine Quentin Fouquier de Tinville a tout de même complimenté Karine Le Marchand entre deux critiques. Elle ne sera pas conduite à l'échafaud, cette fois. Sa sentence machiste est tombée: "Elle a du charme, elle a une espèce d'humour un peu XVIe, elle a une répartie..." 


samedi 14 novembre 2015

Attentats du vendredi 13: la liberté de parole contestée à l'opposition

A droite et à l'extrême droite, ça dérape", selon Libération, presse supplétive de l'Elysée

Presse d'information ou organe politique ?


La fusion droite-gauche aux Régionales, un coup tordu de Valls.
A lire Libération, le terrain n'est pas prêt: la presse PS n'y travaille pas !
"Les porte-flingues de Sarkozy, Laurent Wauquiez ou Eric Ciotti, exigent [sic] "un centre d'internement" pour les individus suspectés de terrorisme, pendant que Philippe de Villiers et Gilbert Collard dénoncent un pouvoir complice du drame de Paris de vendredi soir," selon les petits supplétifs indépendants du pouvoir socialiste, partie prenante de l'Etat-PS.  La presse socialiste tente d'imposer l'unanimisme d'opinion: on attendrait de démocrates qu'ils militent pour le pluralisme, à commencer dans les media... 
   
Ils ont dérapé, juge le journaliste Matthieu Ecoiffier, accusateur public  

"Dès" 8h40, alors que Paris se réveille du cauchemar après la série d’attentats perpétrés par des terroristes islamistes dans la capitale qui a fait plus de 120 morts et que l’enquête est en cours, Laurent Wauquiez, secrétaire général de LR, premier parti de la droite républicaine, fait une déclaration qui n'a pas l'heur de plaire à la bande à Joffrin. Il suggère que "les 4.000 personnes vivant sur le territoire français, fichées pour terrorisme", soient "placées dans des centres d’internement antiterroristes spécifiquement dédiés"
Alors qu’on ne connaît pas le profil [islamiste] des huit assaillants, dont sept se sont fait sauter, Wauquiez [Laurent, pour les plus courtois] assure "déjà" [sic] qu’il s’agit d’individus repérés par les services de renseignement. Ce qui n'est pas faux, quoi que puisse en penser Antoine Krempf (France Info) au terme d'un raisonnement tortueux dont il a le secret. Des centres d’internement d’individus fichés S ? 

Libération semble avoir une ligne directe avec le Conseil Constitutionnel
Nul besoin de recours, cette proposition serait "inconstitutionnelle" avant même d'être une décision (d'arrêter et détenir un individu qui n’a commis aucun forfait). A ce détail près que, n'en déplaise à Libération et ses journalistes idéologues à la solde du pouvoir, jusqu'à plus ample informé, les attentats djihadistes doivent bien avoir des auteurs anti-républicains et violents et que Hollande a décrété l'état d'urgence.

La proposition est reprise et appuyée par Eric Ciotti, qualifié de "monsieur sécurité de Nicolas Sarkozy" lors de la matinale de France Inter, ce qui s'appelle de la désinformation sectaire, puisqu'il soutient François Fillon depuis juillet 2014, l'informe PaSiDupes. Si Eric Ciotti explique depuis des mois qu’il demande ("exige" ?) cette mesure, c'est que Fillon partage cette position que Matthieu Ecoiffier se garde bien de reprocher à l'ancien premier ministre. Libération serait-il de parti-pris ?
Certes, l’état d’urgence permet au ministre de l’Intérieur d’assigner à résidence "toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public", concède le journaliste manipulateur de l'opinion. Mais regrouper ces personnes dans des centres nécessiterait une modification législative. 
Donc, on ne fait rien en attendant le prochain carnage. 
Ecoiffier, portrait-type de l'écolo-bobo nanti,
bénéficiaire d'un régime fiscal spécial
"Dans la quasi-totalité des attaques terroristes que nous avons connues, il s’agissait d’individus qui étaient déjà surveillés. On ne peut plus attendre qu’ils passent à l’acte", souligne encore Laurent Wauquiez, candidat de la droite et du centre en Auvergne-Rhônes-Alpes aux régionales. Il ajoute : "On éprouve tous un sentiment d’effroi et de révolte. Toute la France est en communion profonde avec les familles des victimes. On ne peut pas continuer comme ça, on ne peut pas accepter passivement ce monde de terreur pour nos enfants et il faut clairement dire : ça suffit", "sous-entendant", selon le polémiste de Libération, "que le gouvernement accepte la situation et reste les bras croisés", ce qui ne l'avait pas encore effleuré ! "De la basse démagogie", assène Matthieu Ecoiffier (ci-dessus) quijusqu'à preuve du contraire, n'est ni chroniqueur chez Ruquier, ni commentateur politique. Mélange des genres à Libé: qui dirige ? 

"C’est à la droite ultra et à l’extrême droite que la récupération du drame est la plus odieuse." 

La danseuse des  hommes d'affaires multimillionnaires, Bruno Ledoux et Patrick Drahi, a les chevilles trop faibles pour ses pointes. L'impopularité de la gauche la rend agressive. 
Philippe de Villiers, le président du Mouvement pour la France, avait ouvert le banc par un tweet posté un peu avant minuit vendredi : «Immense drame à Paris, voilà où nous a conduit le laxisme et la mosqueïsation de la France." 
Un peu avant 23h14, Louis Sarkozy, le dernier fils de Nicolas Sarkozy, poste ce tweet : "La faiblesse et l’incompétence du président Hollande devient un danger mortel pour la France", avant de s’excuser un quart d’heure plus tard. 

"C'est au Front National que la récupération politique est la plus décomplexée," assure le journal qui hébergea les libertaires de Charlie hebdo. A l’instar de Jean-Marie Le Pen qui, en pleine double prise d’otages, avait appelé à voter pour sa fille, l’avocat et député Rassemblement bleu Marine Gilbert Collard balance sur son blog dès le matin un appel à voter frontiste intitulé "Identité nationale Marine au pouvoir, vite !" s'inquiète Ecoiffier, attaché à son statut de nanti de la presse opulente.
Où le 'frontiste', qui en a entendu bien d'autres, accuse "ceux qui gouvernent directement ou par leurs idées aujourd’hui en France" d’être "des traîtres à notre nation, et désormais à nos vies". Les électeurs jugeront dans une quinzaine.
Gilbert Collard s'était déjà distingué dans la nuit sur son compte Twitter. D'abord en demandant à l'armée de tirer à balles réelles - ce que fit la section antiterroriste- "en appui aux forces de l'ordre : on ne va pas attendre 200 morts", puis en accusant "à tort" [sic, selon le journaliste solidaire, jugulaire-jugulaireun journaliste du Monde d'avoir filmé l'évacuation du Bataclan plutôt que de "prévenir la police"Libération est juge et partie. 

Benoît Apparu participe à la polémique

Alors que Sarkozy ne dit rien qui ne serve les intérêts de la République, mais se voit assimilé aux cibles de la presse caviar, Benoît Apparu a rendu hommage aux victimes des attentats de Paris : "Nous avons beaucoup de compassion vis-à-vis des victimes et de leurs familles." Le petit journaliste de Ledoux et Drahi ne mentionne pas que le député-maire Les Républicains de Châlons-en-Champagne a  affirmé son soutien à l’exécutif socialiste : " J’ai une confiance totale en notre gouvernement pour gérer au mieux cette situation." Le député-maire est également revenu sur la nécessité de ne pas faire d’amalgame : " Ceux qui font ça, donc a priori Daesh, sont des terroristes, ce sont des salauds. Ça ne reflète absolument pas la réalité du monde musulman," estime le  maire de Chalons-en-Champagne soumis à une forte pression musulmane: sa ville de 45.000 habitants ne compte pas moins de 4 lieux de culte musulmans, au moins, alors que la communauté islamique de Dijon, 152.000 habitants, possède trois mosquées.
Benoît Apparu soutient François Fillon (LR), lequel appelle à prier pour Paris.

samedi 19 septembre 2015

Totalitarisme de députés PS qui réclament la révocation de Robert Ménard

Fouquet-Tinville serait-il socialiste aujourd'hui?

Le pôle 
"La Gauche forte" du PS s'érige en accusateur public de Tribunal révolutionnaire

Les animateurs du courant de la "Gauche forte" veulent la peau du maire de Béziers pour une vidéo dans laquelle Robert Ménard se met en scène en train d'expulser un réfugié syrien. L'intéressé pointe de "l'imbécilité en barre".

Evacuation musclée de migrants
(Halle Pajol, juin 2015)
Bernard Cazeneuve a lâché la meute. 
Galvanisés, les deux députés socialistes et animateurs exaltés du courant radical du PS (un groupuscule d'une demi-douzaine), Alexis Bachelay et Yann Galut (ci-dessus à gauche en chèche rose), ont lancé mercredi un appel pour la révocation du maire de Béziers, Robert Ménard. A noter tout de suite que l'intitulé de la plateforme internet qui accueille cette pétition est révélateur de sa mission d'agit-prop, celle de manipuler les masses et de mobiliser les foules.

Prétexte, cette fois, à leur fureur chronique,  notamment,  la " vidéo du 11 septembre 2015mise en ligne par la mairie de Béziers et intitulée 'Vous n'êtes pas les bienvenus', (où) on voit le maire de Béziers, accompagné de policiers municipaux armés", rappeler la loi et mettre en garde d'expulsion les familles de réfugiés syriens qui occupent des logements HLM par effraction et en toute illégalité.
VOIR et ENTENDRE les griefs énoncés par le maire de Béziers et que la "Gauche forte" occulte : 

Or, la gauche du PS prétend entraver l'action d'un maire qu'une population libre a démocratiquement élu pour accomplir un certain programme. 

Le ministre de l'Intérieur a en effet violemment critiqué la visite mise en scène de Robert Ménard dans un lieu d'hébergement de migrants à Béziers.
Jeudi, dans l'hémicycle du Sénat, le ministre de l'Intérieur s'en est pris aux élus du Front national. D'abord avec le sénateur Stéphane Ravier qui venait de le renommer "ministre de l'Extérieur" pour dénoncer, la politique du gouvernement en faveur des réfugiés, comme c'est son droit d'élu"Vous contribuez à faire du pays des droits de l'Homme le pays des droits de l'autre", avait estimé l'élu marseillais.

Alors le ministre s'est déchaîné contre le parlementaire, ironisant sur son intervention, "un modèle d'humanité et d'esprit de nuances, de finesse et de réalisme", selon lui. Avant de hausser  le ton: "Votre question était inspirée par le rejet et la convocation des instincts". Sous les applaudissements de certains sénateurs, Bernard Cazeneuve a ensuite convoqué la morale républicaine pour juger que "l'honneur de la France, c'est d'ouvrir ses portes à ces hommes et à ces femmes qui sont persécutés"
Cazeneuve avait déjà fait une crise en avril 2014:
son haleine fétide imprègne encore les murs !
Il a poursuivi son réquisitoire en condamnant la visite de Robert Ménard, le maire apparenté FN de Béziers, qui s'est rendu dans un lieu d'hébergement de réfugiés pour tenter de les faire partir. "Un comportement abject", a hurlé le petit ministre, comme le montre la vidéo mise en ligne par Public Sénat. "Tant que ce gouvernement sera là et tant que la France sera la France (…), la France ouvrira ses bras à ceux qui sont persécutés chez eux", a lancé le locataire de la place Beauvau, hors de lui, à la façon de son chef du gouvernement, bien connu pour ses crises télévisées.

"Cette démarche, profondément choquante et entachée d'illégalité n'est pas acceptable pour un élu de la République. Robert Ménard n'a eu de cesse depuis son élection à la mairie de Béziers de bafouer sa fonction d'élu et de la dévoyer à des fins de propagande et de haine: cela doit cesser", peut-on encore lire dans l'exposé des motifs de la pétition. Il s'agit là de la deuxième fois que des parlementaires réclament la destitution de l'édile: Cécile Duflot l'avait déjà fait en mai dernier, lors de la polémique des prétendues statistiques ethniques.

La gauche radicale a aussitôt mobilisé ses réseaux de militants et activistes  
48 heures après sa mise en ligne, la pétition recensait près de 4.000 signatures ce jeudi à midi. "Nous en espérons plus de 10.000. Après, nous écrirons au président de la République", assure encore Alexis BachelayS'il n'est pas prouvé que cet élu est diplômé pour ses études en Communication et de Sciences politiques à l’Université Paris 1 Sorbonne, il est clair, en revanche, qu'il est au nombre des socialistes qui n'ont aucune expérience de la vie professionnelle: cet apparatchik à la casquette au ras des yeux est devenu aussitôt devenu attaché territorial à la ville de Nanterre ( 2001-2012), ville communiste (en continu depuis... 1935) et où il est donc préférable d'entretenir de bons rapports avec le Front de gauche pour faire carrière. Alexis Bachelay est vice-président du Groupe d’Amitié France-Qatar, secrétaire du Groupe d’Amitié France-Algérie et membre du Groupe d’Amitié France-Mali et France-Sénégal. Les Auvergnats ne l'intéressent pas...
La procédure n'a toutefois que très peu de chances d'aboutir. Comme l'expliquait  en mai dernier, le code général des collectivités territoriales permet, à l'initiative du premier ministre et par le biais d'un décret pris en conseil des ministres, la suspension temporaire d'un maire. Sa révocation, elle, ne peut se faire qu'au moyen d'un décret motivé pris en conseil des ministres.

"Humanité" ou 
"brutalité" sur les migrants à Paris ?

"Un Waterloo moral" en plein Paris (18e arrondissement)
Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, notamment chargé de veiller à la déontologie des personnels de sécurité, a ouvert une enquête sur l'opération, après que des associations ont dénoncé des "violences policières". Dans une tribune publiée par Le Monde,  Cécile Duflot a vigoureusement critiqué la politique migratoire du gouvernement, "un Waterloo moral" selon elle. "La situation faite aux migrants anciennement situés à La Chapelle (...) est insupportable", ajoute-t-elle, exhortant à "résister au vent mauvais de la xénophobie"...  "La façon dont ont été traités ces migrants a aboli toute frontière politique entre les pratiques" de la droite et "celles du gouvernement en ce qui concerne l'immigration", a jugé mardi le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, dénonçant la "brutalité de la rafle".

"Tradition d'accueil" de la France, "généreuse et humaniste", selon l'appel du PS ?
Sur le terrain, c'est la "criante inhumanité" des ordres de Cazeneuve qui a fini par percer.
Une association s'est finalement désolidarisée du pouvoir socialiste et a publié une vidéo dans laquelle des policiers sont vus en train de repousser violemment des migrants le long de l'autoroute qui mène au port de Calais. Les migrants sont balancés sans aucun ménagement par des policiers par-dessus une glissière de sécurité. 
Des coups de pieds, de genou et de matraques. Des projections de gaz lacrymogène depuis une voiture. C'est ce que l'on peut voir sur une vidéo mise en ligne le 10 mai par l'association Calais Migrant Solidarity.
La vidéo, d'une durée de deux minutes, montre ces images de violences, apparemment tournées le 5 mai dernier en bordure de l'A16 et entrecoupées de propos édifiants prononcées par le ministre de l'Intérieur, l'exemplaire  Bernard Cazeneuve lors d'un déplacement à Calais la veille.

Le PS vise-t-il à rétablir le Tribunal révolutionnaire de brumaire an II

Néo-élu des Hauts-de-Seine (2012), Yann Galut (ici à gauche, liense croit déjà en brumaire (octobre 1793) et fiche ses adversaires.

Quelle étoile Galut attribue-t-il au fondateur et ancien secrétaire général de l'association Reporters sans frontières? "Robert Ménard n'est ni huissier, ni magistrat, ni policier... Il pratique le mélange des genres, comme il l'a toujours fait. Mais le suffrage universel n'autorise pas à faire n'importe quoi et à s'affranchir des valeurs et des règles de la République. Le maire n'est pas un monarque absolu qui aurait le droit de se comporter comme un véritable voyou", éructe le socialiste, se présentant comme un "lanceur d'alerte" face à un comportement "scandaleux".

Pas de quoi inquiéter le président de RSF qui a milité pour la libération des journalistes Florence Aubenas et Pius Njawé. "Tout cela n'a ni queue ni tête. C'est de l'imbécilité en barre, ils sont complètement stupides", observe-t-il. "Ils croient quoi? Faut-il leur rappeler qu'un maire est élu démocratiquement ? Il serait temps qu'ils comprennent que la démocratie n'est pas réservée qu'à leurs copains", oppose-t-il encore, dénonçant une "petite caste politico-médiatique qui vit offshore par rapport à notre pays". Et de finalement préciser: "Bien sûr que non, je ne regrette rien".

L'ordre des avocats doit-il révoquer Me Galut ?

dimanche 29 juillet 2012

Hollande et Montebourg menacent Peugeot, entreprise française

Riposte de Thierry Peugeot aux attaques de Montebourg




Montebourg, accusateur public




François Hollande a profité la malencontreuse date symbolique du 14 juillet pour tenir des propos très durs à l’encontre du Groupe français PSA Peugeot-Citroën. 

Mais ce sont surtout les critiques de l’aboyeur Arnaud Montebourg qui ont conduit la famille Peugeot à monter au créneau..
Nous sommes prêts à accepter la critique mais il y a des limites. " Le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, a directement répondu au gouvernement dans une interview au quotidien " Le Figaro " publiée vendredi 20 juillet. 
François Fillon et Jean-François Copé sont eux aussi intervenus pour dénoncer le comportement du ministre-fossoyeur, dit du "redressement productif", Arnaud Montebourg.

Thierry Peugeot contre-attaque.


ENTRETIEN - Le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën déplore la façon dont sont traités le groupe et sa famille par le gouvernement.Thierry Peugeot, 56 ans, est président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën. Quelques jours après les critiques du président de la République contre "le comportement des actionnaires" [français], amplifiées par les déclarations d’Arnaud Montebourg [contre une entreprise française], le principal représentant des Peugeot au sein du groupe défend la position de la famille.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux attaques du gouvernement contre la famille Peugeot, premier actionnaire du constructeur?
Thierry PEUGEOT. - Au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c’est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé: le conseil de surveillance, le directoire, l’ensemble du personnel, les concessionnaires, les actionnaires, les fournisseurs et même nos clients. Au restaurant d’entreprise, les salariés m’arrêtent, ils sont choqués, dans l’émotion. Je reçois des messages d’anciens dirigeants. Ce qui nous choque, c’est la manière dont l’ensemble du corps social est traité. Cela crée un fort sentiment d’injustice.
Quels propos vous semblent les plus injustes?



Citroën DS5 Hybrid4 Découvrable de F. Hollande





Il y a des mots que je n’ai pas aimés et qui ont été répétés: "mensonge" et "dissimulation". Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites. Il existe dans ce groupe une vraie passion, une fierté, une ambition forte. PSA Peugeot Citroën est le deuxième constructeur européen: c’est un constructeur qui a un potentiel énorme, un vrai savoir-faire. Nous sommes par exemple les seuls à avoir mis sur le marché la technologie hybride diesel, un produit d’avenir. Créé au pays de Montbéliard [dont Pierre Moscovici, actuel ministre socialiste des Finances, fut un député !...] il y a deux cents ans, le groupe s’est constamment développé pour devenir ce qu’il est. Il emploie aujourd’hui 200.000 personnes dans le monde, dont la moitié en France.
Comprenez-vous l’émotion que suscitent vos annonces?
Nous sommes bien conscients de la gravité du plan de 8000 suppressions d’emplois. Ces mesures sont douloureuses, je comprends qu’elles puissent choquer au sein de l’entreprise, du gouvernement et dans l’ensemble du pays. Mais nous sommes des gens responsables, des industriels, des entrepreneurs. Nous avons des valeurs d’humanisme et de respect, sur lesquelles le groupe s’est construit durant toute son histoire. Nous ferons en sorte que ces valeurs soient appliquées dans la mise en œuvre du plan.
Comment justifiez-vous ce vaste plan de restructuration?
Le groupe traverse une crise extrêmement violente, due au fait que le marché européen s’est effondré de 25% en cinq ans. Et comme il s’agit de la zone où nous sommes le plus présents, nous souffrons, d’autant que la concurrence est très forte. Dans ce contexte, nous sommes dans l’obligation de nous adapter, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Tout au long de son histoire, le groupe s’est toujours adapté aux circonstances pour assurer sa pérennité.
La stratégie du groupe est remise en cause, continuez-vous à la défendre?
Je suis convaincu que nous devons devenir un groupe mondial et réussir notre montée en gamme. Il n’y a pas d’autre stratégie possible. Nous avons désormais deux coentreprises en Chine. Évidemment, nous n’y avons pas la part de marché que nous souhaiterions, mais le développement international ne peut pas se faire du jour au lendemain. Par ailleurs, la DS3, symbole du haut de gamme à la française, lancée en 2010, est un succès.
Arnaud Montebourg a reproché à la famille Peugeot d’avoir touché 78 millions de dividendes en 2011, alors que le plan de restructuration semblait en préparation, selon un document interne…
Les actionnaires sont d’abord des investisseurs. Notre priorité a toujours été de développer le groupe. PSA Peugeot Citroën n’aurait jamais existé si nous étions restés à Sochaux. Mais nous sommes aussi des gens responsables: à chaque fois que le groupe a été en difficulté, il a suspendu le versement de dividendes à ses actionnaires. Cela a été le cas en 2009 et en 2010, au titre des exercices précédents. En 2011, l’entreprise a versé des dividendes car les résultats de l’exercice 2010 étaient bénéficiaires.

L’effondrement du cours de Bourse de l’entreprise, qui a perdu les trois quarts de sa valeur en un an, vous inquiète-t-il?
Oui, cela m’inquiète. Le groupe familial a 25% du capital, mais il faut aussi se mettre à la place des actionnaires, qui détiennent les 75% restants. Si le cours a chuté autant, c’est que les attaques dont le groupe fait actuellement l’objet ont un effet immédiat sur leur perception du groupe. C’est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd’hui de 2,3 milliards d’euros est extrêmement faible et n’a rien à voir avec les capitaux propres de l’entreprise.

Redoutez-vous une OPA?
Tout est possible. Il faut donc agir.

Est-ce parce que la famille ne souhaitait pas se diluer que PSA a tant tardé à mettre en place une alliance?
Le groupe familial n’a jamais été contre une alliance. En 1974, nous avons racheté Citroën, ce qui n’était pas évident, puis en 1978 les trois filiales de Chrysler Europe. Notre participation est d’ailleurs alors tombée quelques années plus tard à près de 20 %. Nous avons aussi fait le choix d’aller chercher à l’extérieur les meilleurs dirigeants, tous à très forte personnalité. Enfin, l’actionnariat familial est un pilier de l’édifice du groupe, un véritable atout. Peugeot a besoin d’un actionnaire de référence. C’est un élément de stabilité pour les dirigeants, les salariés, les concessionnaires et même nos partenaires étrangers, car nous avons une vision à long terme. [La reine, en Angleterre]

Votre alliance avec General Motors, critiquée par le gouvernement, n’arrive-t-elle pas trop tard?
C’est toujours facile de faire ce genre de reproche. Avec le japonais Mitsubishi, en 2010, cela n’a pas abouti. L’alliance avec General Motors est une véritable opportunité, avec une part de défi, ne serait-ce qu’à cause des différences culturelles. Mais il y a un vrai potentiel, de vraies synergies possibles. C’est un excellent choix.

Seriez-vous prêt à diluer encore la participation de la famille si cela était nécessaire à la survie du groupe?
Cela n’est pas à l’ordre du jour. Il faudrait étudier la question en fonction des opportunités.

Y a-t-il des dissensions au sein de la famille au sujet de Philippe Varin, le président du directoire?
Il n’y a pas de dissension au sein de la famille. Il y a l’unanimité totale. Et le conseil de surveillance a clairement exprimé son soutien à Philippe Varin, début juin.

Certains membres de la famille sont-ils exilés fiscaux?
Comme je l’ai déjà dit, j’habite en France, et je paie mes impôts en France. Tous les membres de la famille qui siègent au conseil de surveillance de PSA ou au conseil d’administration du holding FFP, ainsi que tous ceux qui travaillent dans le groupe, vivent en France et y payent leurs impôts. Au total, plus de 90 % des actionnaires de la famille paient leurs impôts en France. [Peut-on en dire autant de l'entourage militant du président Hollande et du PS ?]
Je suis à la fois inquiet et optimiste. Ce n’est pas la première fois que nous traversons une période difficile. Le groupe s’en est toujours sorti. Je suis optimiste sur son développement international et sur son potentiel, même en Europe. Il y a sur ce continent des millions de consommateurs exigeants, or nous proposons les meilleures voitures au monde sur le créneau des petits et moyens modèles. Au milieu des années 1980, la crise était au moins aussi forte. À l’époque, nous avons été sauvés par la 205.

Pour certains, le groupe paie sa trop forte présence en France.
Tout d’abord, je n’aime pas cette expression. Nous sommes un groupe international, européen, très attaché à son ancrage en France et à ses origines. Nous avons 16 établissements industriels en France, dont 6 usines de voitures. [Et Renault ?] Mais nous avons aussi fait le choix de nous développer à l’international. Il n’y avait pas d’autre stratégie possible.

Fillon et  Copé dénoncent l'agressivité du gouvernement partisan







Cobra royal crachant



" Montebourg c’est l’arrière qui tire dans le dos !.. "
Dans le même temps, François Fillon et Jean-François Copé ont sévèrement rappelé à l'ordre le destructeur ministre du "Redressement productif". 
"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, a lancé François Fillon vendredi matin sur Europe 1. "Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation?" a encore lancé l'ancien Premier ministre, selon qui, l'attitude du gouvernement dans ce dossier est "irresponsable". Et dangereuse ?
" Pour l’instant Montebourg n’est pas en train de redresser grand chose !.. " Jean-François Copé s'est montré tout aussi incisif sur France 2. "Mettre à ce point en cause l'image d'une entreprise (...) pour le plaisir d'expliquer que ça ne peut être que la faute d'un patron, comme on dit au PS, c'est menacer en fait des milliers d'entreprises, des milliers d'emplois", a  mis en garde le secrétaire général de l'UMP. Qu'un "ministre de l'Industrie socialiste" considère que "son fonds de commerce, c'est taper sur les employeurs", cela revient à "fragiliser" l'économie française, a-t-il observé. 
Et de prévenir : "Je dis attention! M. Montebourg est en train de porter atteinte à notre économie", a poursuivi Jean-François Copé en raillant l'intitulé du portefeuille d'Arnaud Montebourg, ministre du "Redressement productif" : "Pour l'instant, il n'est pas en train de redresser grand chose", a-t-il affirmé.