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dimanche 11 octobre 2020

Val-de-Marne: nouvelle attaque d'un commissariat de police

Des tirs de mortier contre un commissariat aux portes de Paris, ce samedi



Plusieurs dizaines d'individus s'en sont prises samedi soir au commissariat de police

Ce symbole de l'Etat républicain a été pris pour cible de tirs de mortiers d'artifice, sans faire de blessés, trois jours après une violente agression de deux policiers dans le Val-d'Oise.

L'opinion est encore sous le choc de l'attaque très violente mercredi soir dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle dans le Val-d'Oise alors qu'il étaient en mission. D'après une source proche de l'enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable, mais toujours en coma artificiel.

Deux agents étaient devant le commissariat en temps de pause lorsqu'une quarantaine de délinquants, visages dissimulés et armés de barres de fer, est arrivée, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée, selon une source policière. 

Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l'abri dans le sas de sécurité de l'entrée du commissariat, situé au coeur de la cité de Bois-L'Abbé, l'un des trois quartiers en Zone de sécurité prioritaire (ZEP) de cette ville proche du bois de Vincennes. Les agressions ont débuté peu avant minuit et se sont achevées une heure plus tard. 

Exprimant par tweet son "soutien total" aux policiers, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a semblé lier les échauffourées de Champigny au trafic de drogues parlant des "petits caïds" qui "n'impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants". 

Aucune interpellation n'a encore été signalée, a indiqué le Parquet de Créteil en milieu de journée, précisant que les bandes de vidéosurveillance étaient "en cours d'exploitation".

De possibles représailles 

Selon Laurent Jeanne, le maire de centre droit nouvellement élu en juillet 2020, sur un fief communiste depuis 1951, l'origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n'est pas claire: "On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange? Possible"Le maire soupçonne des représailles consécutives à un récent accident de scooter dans le quartier dont "la responsabilité a été imputée à la police nationale alors que ce n'est pas avéré".  

En avril, ce commissariat, le seul de cette commune de plus de 77.000 habitants, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d'artifice mais "c'était juste des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement", a estimé l'élu.

"Là, on est sur quelque chose de complètement différent: on a voulu attenter à l'intégrité physique de deux policiers", a estimé le maire, disant sa "sidération" face à ses actes. Ce quartier enclavé doit subir à compter de l'an prochain une complète rénovation dans le cadre de l'Anru 2.

Le président du conseil départemental Christian Favier (PCF) a demandé la création d'un second commissariat dans la ville, déplorant dans un communiqué que "depuis le mois de juillet et l'incendie volontaire (d'un) gymnase, Champigny ait connu "plusieurs autres événements particulièrement inquiétants".

Le syndicat Alliance a dénoncé cette attaque. "Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l'ordre  (...) Plus personne ne respecte les forces de l'ordre", a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.

Sur la même ligne, à la différence de la majorité présidentielle et de la gauche, évidement, l'opposition de droitedénonce ces attaques contre la police et demande une réaction forte du gouvernement. 

"Ces scènes de guerre sont intolérables", pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et proche du maire. "Stop à l'impunité et à la haine anti flics!", a réagi le député LR Eric Ciotti (LR). 

Quant à l'eurodéputé RN Gilbert Collard, il parle de "guerre civile".

Lors d'une soirée de réveillon en 2018, deux policiers avaient eux aussi été violemment agressés dans cette ville "populaire" du Val-de-Marne, qui n'a pas de police municipale. Le président du Conseil département est Christian Favier (PCF).


vendredi 28 juin 2019

Attaque à la mosquée de Brest : plusieurs blessés, dont l'imam controversé, et un mort, l'islamiste kamikaze

Le mort est l'islamiste kamikaze, auteur présumé des tirs 

Deux blessés par balles, dont l’imam. 

L’auteur présumé a été retrouvé mort près de son véhicule, en début de soirée :
la piste du suicide est privilégiée.
La mosquée Sunna à Brest, le 15 avril 2016.

Les deux blessés, dont l’imam, Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Abou Houdeyfa pour ses prêches controversés sur les réseaux sociaux il y a quelques années ont été transportés à l’hôpital de la Cavale-Blanche. Leur pronostic vital ne serait pas engagé.

Quatre balles dans le ventre.
Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), Rachid Eljay – qui ne prêche plus qu’occasionnellement dans la mosquée – a reçu quatre balles, deux dans l’abdomen, deux dans les jambes. Le fidèle (son cameraman) a reçu deux balles dans les jambes.




C’est le pharmacien le plus proche qui a porté les premiers soins.Le périmètre est bouclé à proximité de la mosquée de Pontanezen, rue de Gouesnou à Brest. La police judiciaire est saisie. La police scientifique est également présente.

L’auteur présumé des coups de feu a pris la fuite dans un premier temps.

Il se serait vanté de son attaque sur les réseaux sociaux. La plaque d'immatriculation de sa voiture, une Clio grise, arborait le logo du département de la Manche. 
En début de soirée, à Guipavas, une commune limitrophe de Brest, il a été retrouvé mort près de son véhicule, avec une balle dans la tête, selon la police, qui privilégie la thèse du suicide.
Résultat de recherche d'images pour "Pontanezen"L'individu, âgé d'une vingtaine d'années, ne résidait cependant pas dans ce département. Il n'était pas non plus de la région brestoise, selon une source proche de l'enquête.

"Il est inconnu des services de police, n'est pas fiché, et n'est pas connu comme appartenant à un mouvement d'extrême droite », a précisé une source policière. Selon une autre source - non identifiée - il est déjà présumé ..."déséquilibré", qualificatif très tendance dans les milieux gouvernementaux. 

Etait-il seul pour commettre son attaque ou avait-il un complice ? 
Les témoignages divergent aux abords de la mosquée Sunna, située dans le nord-est de la ville. 
Selon un témoin, un "individu avec une casquette a demandé à faire des photos et a tiré"
Selon certains autres témoins, deux individus attendaient dans une voiture, une Clio grise. Quand l’imam et son cameraman sont sortis du bâtiment, un individu est sorti du véhicule et c'est lui qui aurait tiré avec un pistolet.
Mais selon un autre témoin, sur un chantier à proximité, le tireur, "de type européen - une indication discriminante qui n'est pas fournie lorsqu'il n'est pas caucasien -, était seul. Ce témoin a entendu "au moins six coups de feu". Il a cru que " c’était des pétards"... 

La section antiterroriste de Paris

Le maire PS, François Cuillandre, est sur place,
avec Hosny Trabelsi, l’adjoint du quartier.
Le Parquet est sur place et travaille "en lien avec la section antiterroriste du parquet de Paris", selon Jean-Philippe Récappé, procureur de la République. Il précise : "Très rapidement, on s’est aperçu que cela avait d’autres connotations qu’un règlement de comptes".


Hosny Trabelsi, ci-contre, conseiller départemental du Finistère et adjoint chargé du quartier de l'Europe qui assurait que "les habitants de Pontanezen sont une chance pour notre métropole", mais déclare aujourd'hui : "C’est un acte que tous les habitants condamnent, de s’attaquer ainsi, lâchement, à une personne innocente." 
Il rappelle, fournissant probablement une clé aux enquêteurs  : "Depuis 2015, cet imam a condamné les actes odieux contre Charlie Hebdo, de façon énergique et sincère. Il a obtenu un diplôme de laïcité à la faculté de théologie de Rennes. Ses prêches mesurés se déroulent aujourd’hui dans la sérénité." Sauf que les pressions perdurent et qu'il ne prêche plus que très rarement.

Dans le "quartier prioritaire" de Pontanezen, au nord de Brest, les anciennes casernes de Lambézellec-Pontanézen (Finistère) connues comme le "camp des nègres" et occupées en 2019 par la gendarmerie, servaient au XVIIIe siècle à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, au tri des 1500 bagnards – dont au moins 800 guadeloupéens - en transit avant leur installation définitive au bagne de Brest, avant leur transfèrement en Corse, à l’île d’Elbe (camp de Porto Ferrajo) ou à Mantoue pour être employés aux fortifications. Elles furent utilisées à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, comme un camp de triage pour les déportés des Antilles débarqués à Brest.
En décembre 2014,  des "jeunes" du quartier "sensible" de Pontanézen ont choisi
Noël pour incendier leur centre social "Horizons", anciennement 'L’Escale', suite à des tensions de plusieurs mois entre animateurs, travailleurs sociaux et racailles du quartier, un animateur ayant même été menacé par un individu armé d’un couteau. Les racailles squattaient ainsi en toute impunité LEUR centre social, fumant et se livrant à divers trafics au vu et au su de la municipalité socialiste, la directrice du centre s’estimant "obligée de laisser faire".

En 2014, comme depuis plusieurs années, la municipalité de Brest avait pourtant attribué des centaines de milliers d’euros de subventions au Centre Social, notamment pour acheter le 'vivre ensemble' cher à la gauche. La CAF – qui a une convention avec le centre Horizons, tout comme le Conseil "général" socialiste du Finistère, attribuent également chaque année moult subventions.
485 000 euros en subventions de fonctionnement en 2014, des dizaines de milliers d’euros pour diverses opérations  du Centre Social, n’avaient donc pas suffi à acheter la "paix sociale" dans le quartier.
"Le quartier de Pontanézen est quasiment devenu une zone de non droit où des bandes règnent et se livrent à leurs trafics en toute impunité," expliquait un policier brestois. "L'Etat ayant déserté le terrain, ce sont désormais les responsables de la mosquée salafiste et leur influence croissante sur les jeunes du quartier qui permettent actuellement d’éviter une véritable explosion?" concluait-il.
Le maire (PS) de Brest est dépassé. Après avoir condamné "avec la plus grande fermeté l’incendie volontaire" qu’en langue de bois il a jugé d'"inacceptable", François Cuillandre a déclaré dans un communiqué "ensemble nous allons reconstruire les modalités (sic) pour permettre rapidement la reprise des activités. La ville engagera prochainement la rénovation des locaux touchés par l’incendie". La ville, c'est le travailleur et contribuable.
Le périmètre est interdit
Vers 17 h 45, Ivan Bouchier, le sous-préfet, est venu réconforter la communauté musulmane et l’informer de la "ferme intention des services de police de retrouver les auteurs".

Vers 18 h 15, le préfet du Finistère a demandé aux personnes "de ne pas se rendre sur site pour permettre le bon déroulement des opérations ".

L’émotion est vive dans le quartier où vit une importante communauté musulmane. 
Pour Medhi : "C’est horrible ! Ça me fait penser à l’attentat de Nouvelle-Zélande commis dans des mosquées. Heureusement, ce n’est pas vendredi, jour de forte affluence. Et il n’y avait pas de prêches à cette heure-là." 
Pour Turker : "On est choqué de vivre ça, à Brest. Sous le choc ! On se sent autant visé que les victimes. On est né ici, on a grandi ici, on a vu la vie en rose quand on était petits, c’est fini…"

Qui est l'imam Rachid Eljay, alias Abou Houdeyfa ?


Capture d'écran Youtube de l'un des cours de religion de l'imam de Brest Rachid Abou Houdeyfa.

Il est ce religieux qui exhorta des enfants à ne plus écouter de musique. Face à la polémique naissante, ce dernier assura que ses propos avaient été sortis de leur contexte. "Ceux qui aiment la musique écoutent le diable. Videz vos téléphones et vos MP3 !" avait-il pourtant déclaré, selon une vidéo Confortablement installé dans un fauteuil, le prédicateur s'adresse à une foule de jeunes enfants dont l'âge ne semble pas dépasser les 12-13 ans. Ces derniers l'écoutent attentivement et boivent chacune de ses paroles, en dépit de l'invraisemblance du discours. "Ceux qui aiment la musique, c'est ceux qui voudraient être transformés en singe ou en porc! Ils seront engloutis par la terre", martèle le barbu, suscitant des "Oh!" de dégoût chez les petits. 


Cette étrange scène est tirée d'une vidéo révélée par le site Breizh-info. Elle a également été publiée - à l'époque de l’effarant Salon musulman du Bourget, Val d’Oise - par le militant nationaliste breton Boris Le Lay sur sa page Facebook. Ils apportent la preuve que le prédicateur de la séquence est "un imam salafiste soutenu par la mairie socialiste de Brest". Sollicité par L'Express a voulu apprendre de l'entourage de Boris Le Lay des détails sur la provenance de la vidéo et les raisons de sa diffusion, plutôt que de s'interroger sur le fond et le formatage des jeunes esprits en situation de faiblesse face à l'adulte. Mais l'effarement général provoqué par ces propos a suffi à mobiliser le journal suisse de centre-droit libéral  Le Temps - 'quality paper' et co-propriété du quotidien Le Monde - reprenne l'information.
Un ancien salafiste, comme on peut être un "ancien trotskiste"...
L’homme de 40 ans est tristement connu pour avoir tenu des propos sulfureux sur les réseaux sociaux. Des vidéos restées inconnues jusqu’en 2015. On est alors au lendemain des attentats du 13-Novembre, à Paris, et ce qu’on découvre sur son compte passe très mal. Outre ses prises de position sur les femmes, dont il prônait plutôt la soumission, c'est un prêche filmé devant des enfants qui va provoquer la colère. Il explique alors qu’écouter de la musique revient à écouter "le diable". "Il y a un risque qu'Allah le transforme soit en porc, soit en singe", assurait-il ainsi dans cette vidéo. Déterrée des mois après sa publication, la séquence est ensuite retirée des réseaux sociaux par l’imam, qui exprime des excuses. Il avait par la suite publié un communiqué sur son site internet, affirmant que ce n’était qu’une "métaphore" [de l'humour au second degré ?] et qu’elle n’était pas à prendre au premier degré.
Le président François Hollande demandera l’ouverture d’une enquête préliminaire sur cet homme aux propos salafistes. Mais, ouverte en avril 2016, elle ne vise pas ses propos mais ses activités, comme les dons reçus pour financer une école coranique ou les revenus générés par les ...vidéos postées sur internet. Elle sera classée sans suite en février "faute d'infraction établie".
En même temps, c'est aussi un détracteur du djihad guerrier et du terrorisme islamiste, qu’il décrit comme "salissant l’islam". Le Télégramme, quotidien régional de Bretagne, titrait ainsi en 2015 : "L’imam brestois qui hérisse les djihadistes". Après les attentats de novembre, il avait notamment appelé à être solidaires des victimes des attaques afin d’éviter les amalgames en "agissant concrètement". Voilà pourquoi il était notamment dans le viseur d’Omar Omsen, un proche de la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui lui reprochait d'encourager les musulmans à s'intégrer en France, terre "mécréante". Et qui lui aura valu d’avoir son nom inscrit à côté de la mention "rechercher l’imam mort" dans le journal de propagande de Daech "Dar al-Islam". 
Détenteur d'un diplôme universitaire sur l'islam et la laïcité.
Depuis, le jeune prédicateur aux lunettes fines et au qamis blanc fait profil bas, disant même en décembre 2016 à l’AFP observer un islam "du juste milieu". Il a délaissé sa longue barbe noire pour les bancs des classes. De quoi lui permettre, en juin 2017, d’être diplômé du cursus "Religions, Droit et Vie sociale" à l'université de Rennes, comme le notait alors l'agence. Un diplôme universitaire (DU) souhaité par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur à l'époque, qui permet d’apprendre, en 125 heures de cours, les relations entre l’Etat et les religions, l'individu et la liberté de religion, le Droit des organisations religieuses, l'éthique ou encore la fiscalité des cultes, et de former des référents laïcité...
.

vendredi 3 mai 2019

"Attaque" de l'hôpital parisien: Castaner avoue son exploitation de la panique des manifestants face aux policiers

Le ministre de l’Intérieur a fait marche-arrière dans son offensive médiatique de diabolisation de la contestation sociale

"Je n'aurais pas dû employer le terme "attaque", concède le ministre de l'Intérieur, 
suite aux accusations de mensonge qui le visent

Image associée
Diabolisation contre mesures sociales: la prochaine fois,
Macron se jette dans les buissons du Jardin de l'Observatoire
(une nuit d'octobre 1959 à Paris, François Mitterrand avait tenté de faire croire à un attentat contre sa personne d'ancien ministre de l'Intérieur )
L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière n'a pas été attaqué, comme Castaner l'a prétendu. 
Ce vendredi matin, le Marseillais a reconnu sa faute politique dans son emploi vindicatif du mot "attaque" inapproprié à la situation réelle pour qualifier - dans un tweet quasiment instantané - les événements de la Pitié-Salpêtrière. Le ministre a répliqué à chaud, ravi de diaboliser une situation globalement respectueuse de l'ordre public. 

Christophe Castaner a fait machine arrière, deux jours après la date des événements du 1er-mai. Les dizaines de manifestants qui ont pénétré dans l'hôpital n'avaient pas connaissance de la nature du lieu. S'ils ont forcé une grille de l'établissement hospitalier, c'est en croyant qu'il s'agissait du CROUS. Ils ont ensuite battu en retraite quand des infirmières leur ont expliqué leur erreur à l'entrée d'une sortie de secours de l'hôpital. Et enfin, leur intrusion s'explique par un mouvement de foule prise de panique face aux forces de police qui les gazaient.

Le ministre n'a pas hésité à dénoncer une "attaque"des manifestants. Son descriptif apocalyptique malveillant a fait polémique, lorsque de nombreuses vidéos et témoignages diffusés ce jeudi ont montré qu'il s'agissait d'une fuite désorganisée et d'une demande d'asile.

Le gouvernement a joué le jeu dangereux de la diabolisation

Résultat de recherche d'images pour "dessin Castaner hopital"
Le ministre a sauté sur l'occasion de nuire aux mouvements sociaux condamnant la politique de Macron. 
Ex-socialiste radicalisé au tout sécuritaire, Castaner n'a pas pris la peine de s'informer avant de tenir ses propos aventureux. 
Alors que les rares violences de rues étaient le fait de quelques anarcho-révolutionnaires formés au black bloc, le joueur de poker de la Place Beauvau s'est fié à son nouveau préfet de police, Didier Lallement, un ancien secrétaire général du ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, puis de Manuel Valls, dans le gouvernement Ayrault.

Castaner est tombé dans le piège de la presse manipulatrice. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin Castaner hopital"Alors que, dans un souci de ménagement des syndicats, la consigne était à la fois de minimiser la participation à la mobilisation, ainsi que ses débordements, les forces de l'ordre appelées par le président à une "grande fermeté" ont créé un mouvement de panique à l'origine de l'intrusion à l'arrière de l'hôpital que le ministre menteur a exploitée avec l'intention d'abuser l'opinion.

Le fêtard bat en retraite la queue entre les jambes.
"J’entends le reproche sur le mot "attaque"", a déclaré le ministre de l’Intérieur, s'attachant au mot plutôt qu'à l'état d'esprit. 
"Je n’aurais pas dû l’employer", a concédé Christophe Castaner, estimant après réflexion que le terme d'"intrusion violente" était "mieux adapté". 

Le ministre de Macron minimise sa faute.
Résultat de recherche d'images pour "dessin Castaner hopital"
"Quoi qu’il en soit, cet incident [sic], au lieu d’être nié dans une polémique absurde, devrait tous nous émouvoir", a-t-il enfin raconté, sombrant dans le pathos.

Le numéro  12 du gouvernement Philippe,
Castaner s'est déconsidéré par ses méthodes irrespectueuses de la République, de ceux qui lui ont fait confiance, Edouard Philippe et les membres de la majorité présidentielle, à commencer par le président Macron.

Considérant les preuves accablantes de sa volonté de manipulation politicienne de l'opinion, le député Adrien Quatennens (LFI) a appelé ce président à prononcer la démission de ce ministre inapproprié à la fonction.

jeudi 7 janvier 2016

L'assaillant "déséquilibré" du commissariat de Paris a crié "Allah Akbar"

Le terroriste a été abattu de trois coups de feu 

Encore un terroriste traité de "déséquilibré"...


Un homme a tenté jeudi matin d'agresser un policier à l'accueil du commissariat de Barbès, quartier populaire et multi-ethnique du nord de Paris, avant d'être atteint par des tirs de riposte des policiers", a déclaré Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère, en  l'absence de Cazeneuve, ajoutant que les démineurs étaient sur place et travaillaient à la sécurisation des lieux.


L'assaillant a attaqué au couteau,  ou plus précisément une feuille de boucher, sorte de hachoir ou couperet parisien (disponible sur Cdiscount), utilisé dans le sacrifice du mouton. Il a menacé l'un des fonctionnaires en faction à l'extérieur du commissariat et l'a blessé. Mais l'agent de police a riposté.

"Trois coups de feu ont été tirés" 
vers 11h40, raconte Scharazed qui se trouvait ce jeudi matin dans l'appartement de sa  mère, avec sa soeur cadette, Souhila,  rue de la Goutte-d'Or (18e arrondissement de Paris), en face du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris où l'assassin a été abattu, alors qu'il cherchait à pénétrer dans le commissariat. 

"Le monsieur a crié Allah Akbar" 
("Dieu est grand'), assure le témoin.

Après les tirs, Scharazed s'est mise à sa fenêtre. Elle a alors vu
l'homme à terre, "avec deux ou trois policiers qui pointaient encore les armes." "Les policiers nous ont dit de ne pas nous mettre aux fenêtres", poursuit Scharazed. "Ils ne laissent pas les gens rentrer ou sortir du quartier." Un peu avant 13 heures, sa petite soeur Souhila décrivait une rue où il y avait encore "beaucoup, beaucoup de policiers".

L'assaillant du commissariat du 18e arrondissement à Paris portait  une ceinture d'explosifs
..."factice"
, ont précisé en choeur le ministère de l'Intérieur et une source judiciaire. Le terroriste dissimulait sous son manteau une pochette scotchée d'où sortait un fil, mais le "dispositif ne contient pas d'explosifs".

Le Parquet de Paris a commencer par ouvrir une enquête pour tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique et saisi la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne de l'enquête. La section antiterroriste du Parquet de Paris n'a pas été saisie à ce stade mais suit les événements et la situation peut évoluer, a précisé une source judiciaire.

VOIR et ENTENDRE le récit de l'attaque du commissariat du quartier Barbès dans le 18e arrondissement:

Le terroriste portait sur lui une revendication au nom du groupe Etat islamique

La tentative d'assassinat au commissariat parisien a été programmée un an jour pour jour après l'attentat contre Charlie Hebdo.


Selon le procureur de la République, François Molins, "ont été découverts sur lui un téléphone portable et un papier sur lequel figurent le drapeau de Daesh [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] et une revendication non équivoque en langue arabe".

Sur ce papier figuraient le drapeau du groupe Etat islamique et une déclaration d'allégeance à son chef Abou Bakr al-Baghdadi, ainsi qu'une phrase en arabe évoquant une vengeance contre les attaques françaises en Syrie, selon une source proche de l'enquête, finalement confiée à la section antiterroriste du Parquet de Paris.

L’individu, qui ne portait pas de papiers sur lui, a été identifié

Grâce à ses empreintes digitales du Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), on sait qu'il s’agit d’un ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca, mis en cause pour vol en 2013.

Le mot d'ordre est désormais "il n'y a pas de terroristes, que des déséquilibrés"
.
L’enquête ne fait que commencer, mais la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a déjà lâché un élément de langage sur i-télé, estimant - avant le juge ou le ministère de l'Intérieur - que l’homme n’aurait  a priori "aucun lien avec la radicalisation violente". La déclaration exacte et complète est formulée comme suit :  "ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c'est qu'elle) n'a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun", a en fait affirmé sur i-télé la ministre de la Justice, Christiane Taubira.
"Nous savons que c’est une ambiance extrêmement lourde et que des personnes qui ont des fragilités psychologiques, je n’ai pas dit que c’est le cas de cette personne, mais les personnes qui ont des fragilités psychologiques peuvent agir de cette façon (...) L’enquête fera la clarté de tout ça."

dimanche 16 août 2015

Attaque d'un site du ministère de l'Intérieur à Pantin, Seine-Saint-Denis

Un policier blessé lors de l'attaque à Pantin, 2 personnes en fuite

Deux hommes actuellement en fuite blessé un gardien de la paix dimanche dans un bâtiment du ministère de l'Intérieur à Pantin
 

(Seine Saint Denis), a indiqué le ministère.

Le gardien de la paix a été blessé par balles par deux hommes cagoulés, peu avant 02h00, alors qu'il effectuait sa ronde. Les inconnus, qui s'étaient introduit sur le site proche de Paris, lui ont dérobé son arme, a précisé le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet, un ex-journaliste de France Télévisions, qui présentait l'émission Tout le sport sur France 3 depuis 1992.

Le Raid a été "rapidement déployé" (!) sans pourtant retrouver les hommes qui sont en fuitePeu après 09h00, ia terminé ses recherches sur le site, abritant notamment un garage de véhicules de l'Intérieur, a-t-il ajouté. "Les deux individus sont en fuite. Les premiers éléments découverts par les enquêteurs laissent penser qu'il s'agirait d'un cambriolage qui a mal tourné", a estimé le porte-parole. A son arrivée au ministère de l'Intérieur, l'ex-journaliste avait été fait officier volontaire de sapeurs-pompiers et officier de réserve de la Gendarmerie nationale. Il sera bientôt nommé "préfet hors cadre" ?

Un vaste périmètre de sécurité avait été bloqué dans la zone industrielle de Pantin

Ce site du ministère de l'Intérieur abrite  aussi des bureaux de formation et l'école de conduite de la police nationale.

Le Raid a pu retrouver sur place l'arme dérobée au policier, mais a laissé échapper les deux hommes, avant son arrivée "immédiate".

Le policier, "très légèrement atteint" malgré le port de son gilet pare-balles, a été conduit à l'hôpital d'où il n'était pas encore ressorti au moment de la communication du porte-parole de Bernard Cazeneuve.

Des sites gouvernementaux particulièrement visés de puis quelques semaines
A Miramas (Bouches-du-Rhône), une enquête est en cours, suite au vol d'un important stock de munitions au dépôt de munitions de l'État major des armées, "avec effraction, commis en bande organisée". Des militaires ont découvert, lundi 6 juillet dans l'après-midi, deux grillages de protection du site méthodiquement découpés. La piste d'un vol étant très rapidement évoquée, un inventaire a été fait en urgence.
Au total, 176 détonateurs (électroniques et pyrotechniques) ont été volés, ainsi que dix pains de plastic de 250 grammes chacun, 66 bouchons-allumeurs de grenades et 40 "corps de grenades", qui correspondent à la partie explosive de la grenade. 

mercredi 21 août 2013

Valls fait porter sa responsabilité des maux de Marseille à Gaudin, mais pas à Bartolone dans le 9.3

Gaudin "stupéfait" par la violence sectaire de Valls

Accusé par le ministre de l'Intérieur de ne pas assez collaborer avec l'État pour lutter contre la criminalité dans sa ville, 
le maire UMP de Marseille dénonce la mauvaise foi des propos de Valls

Manuel Valls s'est à nouveau déchargé de sa responsabilité sur Jean-Claude Gaudin.
 La gauche en campagne des municipales s'est livrée à une violente accusation de Gaudin qui aurait "abandonné Marseille": rien que ça !
Villa Méditerranée

Au lendemain d'un règlement de comptes mortel à Marseille comme il en existe au moins autant dans le 9.3, c'est le ministre de l'Intérieur aux abois dans son camp a ouvert ce nouveau frontaccusant le maire UMP de ne pas suffisamment collaborer avec l'État pour lutter contre la criminalité liée au trafic des stupéfiants. "Qu'a fait le maire de Marseille? s'est interrogé le ministre sur BFMTV, alors que le très actif Gaudin transforme la ville à vue d'oeil et travaille à l'amélioration de son image, notamment avec le tram, un urbanisme d'envergure et l'année Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. 

Mucem, de Rudy Ricciotti
Simplement, tous les moyens sont bons à la gauche présidentielle  pour prendre Marseille.
Place Henri Verneuil
"Il a fallu que ce gouvernement se mette en place et que je décide de mettre le paquet sur Marseille (...) pour que Jean-Claude Gaudin décide enfin d'un plan de vidéoprotection pour toute la ville - ça ne concernait que le centre-ville -, et décide enfin, progressivement, de mettre en place une police municipale qui n'existait pas" et qui doit "être armée", a affirmé Manuel Valls.

Des propos jugés "démagogiques" par le sénateur-maire d'opposition


Jean-Claude Gaudin s'est dit "stupéfait" de cette virulence du locataire de la Place Beauvau. "L'agressivité du ministre de l'Intérieur et ses nombreuses visites ne peuvent pas faire oublier la faiblesse des effectifs de la police nationale, surtout quand on les compare à ceux d'autres grandes villes de France", dont Paris, a fait valoir l'ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration (1995 – 1997).
Le ministre de l'Intérieur devrait savoir que c'est à l'État d'assurer la sécurité des personnes et des biens, et pas à la police municipale dédiée à d'autres missions." 

Le sénateur-maire UMP a appelé le gouvernement à "prendre ses responsabilités

au lieu de les rejeter médiatiquement sur la ville de Marseille", qui "a déjà réalisé de nombreux efforts dans ce domaine". "La rentrée politique difficile d'un gouvernement socialiste qui n'a pas réussi à fournir de solutions aux Français ne doit pas servir de prétexte aux ministres pour stigmatiser Marseille" et ses habitants, a encore souligné l'élu, critiquant un "exercice médiatique" de la part de Manuel Valls.


Le "furet" montre que 
des visites éclairs ne remplacent pas la connaissance des dossiers  

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a apporté son soutien à Jean-Claude Gaudin (ci-contre). 
"Ces propos ne sont pas à la hauteur des responsabilités de Manuel Valls", a estimé le député maire de Meaux, y voyant le signe d'"une inquiétante fébrilité au sommet de l'Etat". "Au-delà du respect minimum dû au maire de la deuxième ville de France, fût-il dans l'opposition, j'appelle solennellement le ministre de l'Intérieur à reprendre ses esprits et à ne pas se défausser de ses responsabilités sur les élus locaux", a taclé Copé.


Autre député UMP à s'être indigné de ces propos indignes
Ombriere du Vieux-Port,
due à Sir Norman Foster
L'adjointe à la mairie, Valérie Boyer observe qu' "une fois de plus, Manuel Valls montre qu'il connaît très mal Marseille, a-t-elle noté sur Europe 1. C'est un procès injuste, car c'est la ville de Marseille qui porte tous les projets de rénovation urbaine, et les collectivités locales, où Manuel Valls a ses amis, interviennent peu et très timidement" dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs. 
Et la députée des Bouches-du-Rhône élue en juin 2007 et réélue en juin 2012 de conclure: "Il fait des moulinets et panique, car il voit bien que les effets de manche, ça ne fonctionne pas à Marseille, qui devient le symbole de l'échec du couple Valls-Taubira."