POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est criminalité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est criminalité. Afficher tous les articles

samedi 8 avril 2017

Guyane: les "500 frères" blessent "sérieusement" un policier lors d'une manifestation

Hollande laissera-t-il la situation pourrir jusqu'après la présidentielle ?

Un nouveau pas a été franchi  en Guyane vendredi dans le mouvement de contestation démarré il y aura trois semaines, lundi. 

Un commissaire a en effet été "sérieusement blessé" par la milice des "500 frères", dite "pacifiste" et du gaz lacrymogène utilisé devant la préfecture, où la foule manifestait sa colère.

"On comprend vos revendications. Mais ce soir, ça part en live. Le commissaire est sérieusement blessé", a déclaré un policier au mégaphone depuis la porte d'entrée de la préfecture, barricadée.
"Blessé lourdement à la clavicule", ce représentant du gouvernement est resté "inconscient au sol pendant une dizaine de minutes" et "on a été obligé d'utiliser du gaz lacrymogène pour l'extraire", avant qu'il ne soit évacué par les secours, a déclaré Laurent Lenoble, directeur de cabinet du préfet de Guyane.
Une camionnette des pompiers et une ambulance ont quitté les lieux, toutes sirènes hurlantes, a constaté la presse.
Des forces de sécurité en position face au rassemblement du collectif des "500 frères" devant la préfecture de Cayenne,
le 7 avril 2017 en Guyane

Le collectif a "pris un tournant" qui est "loin de respecter les valeurs républicaines"

Plusieurs autres policiers, ainsi qu'un autre commissaire, sont "légèrement blessés" après avoir été également frappés, selon M. Lenoble, qui a qualifié ces violences d'"inacceptables".  Cette milice s'est "discréditée", a-t-il affirmé.

Organisateur depuis le milieu d'après-midi d'un rassemblement devant le préfecture, pour exiger la prise en compte de ses revendications, un membre du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle) indique que  les "500 frères contre la délinquance" "avaient fait un cordon devant les policiers". Or, à l'en croire, ce groupe d'activistes encagoulés qui encadrent les manifestations, se serait laissé déborder"Mais la foule a réussi à porter des coups."

L'ambiance était devenue électrique dans la longue attente du retour d'une délégation en rendez-vous avec le préfet et la foule avait dû être repoussée.

Des membres du collectif des "500 frères" fuient des tirs de gaz lacrymogène
lors d'une manifestation devant la préfecture de Cayenne, le 7 avril 2017


"C'est du foutage de gueule. Il ne faudra pas pleurer après cela. C'est de la faute de la France", avait déclaré peu avant les incidents Mikaël Mancée, un porte-parole des "500 frères", tandis que les esprits s'échauffaient.
Ce "porte-parole" est le symbole du mouvement socialMikaël Mancée et des membres du collectif  « 500 frères contre la délinquance » lors d’un rassemblement à Cayenne, le 29 mars.
"Visage" de la révolte guyanaise, Mikaël Mancée,  est en fait le jeune policier qui a lancé le collectif des "500 frères" pour dénoncer l'insécurité qui gangrène la Guyane - territoire de l'ex-ministre de la Justice, Christiane Taubira - depuis plusieurs années.Ce jeune homme de 33 ans au physique d'athlète de 2 mètres est officier de police judiciaire en disponibilité au commissariat de Cayenne. Il est aussi l'un des cofondateurs des "500 frères contre la délinquance". Ce collectif a surgi sur la scène guyanaise en février, après le meurtre d’un homme de 30 ans tué de deux balles pour avoir refusé de donner sa chaîne en or et sa bague à son agresseur, alors qu’il faisait sécher son linge à la laverie de la cité Eau-Lisette, à Cayenne. La victime, Hervé Tambour, employé d’une société d’entretien d’espaces verts dans la cité.Pour 'Mika' Mancée, c’est le meurtre de trop. En 2009, lui-même a perdu son cousin de 12 ans, tué d’une balle perdue. Depuis des années, il tente d’agir auprès des jeunes pour éviter qu’ils tombent dans la délinquance, dans ce département qui est le plus criminogène de France, rapporté à la population : 42 homicides, contre 33 à Marseille, en 2016, pour 252.000 habitants. Le policier envoie sa lettre de démission, elle est refusée, il se met en disponibilité.
"On a compris qu'ils avaient l'intention d'investir la préfecture", comme le collectif a occupé dans la nuit de mardi à mercredi le centre spatial, à Kourou, a justifié Laurent Lenoble, pour qui les policiers n'ont commis "aucune provocation".

Pique-nique "citoyen"
Manifestation aux abords du centre spatial de Kourou, en Guyane, le 4 avril 2017
"Nous venons chercher la discussion, et on nous amène les lacrymos", a de son côté vitupéré Dimitri Guard, un membre animateur de l’association "Fanm Dibout" ("Tous debout"), présidée par Léodate Saïbou, surnommée "Tatie Léodate". Le 22 juin dernier, elle avait assuré que si le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, ne venait pas sur le territoire d’ici fin juillet, elle irait elle-même à Paris, avec le sénateur Antoine Karam, lui remettre la pétition citoyenne en main propre.
Et ce cadre du collectif de s'interroger : "devant la préfecture, il y a beaucoup enfants. On ne peut déjà pas leur proposer d'éducation en Guyane. Est-ce qu'en plus il faut les gazer ?"

Le collectif a installé des tentes et fait venir nourriture et musique. Des centaines personnes participaient à 22h00 (3H00 à Paris) à un "pic-nic" citoyen.

Le pouvoir socialiste en campagne est resté sourd au mal-être en Guyane

La Guyane connaît depuis près de trois semaines un mouvement social sur fond de revendications sécuritaires, sanitaires et éducatives. Alors que le Conseil des ministres a validé mercredi une aide d'urgence de plus d'un milliard d'euros à destination de ce département d'Outre-mer sinistré, "Pou La Gwiyann dékolé" réclame 2,5 milliards supplémentaires.

"On ne peut pas aller au-delà et on n'ira pas au-delà", a répondu Laurent Lenoble. De nouvelles demandes devront être faites au prochain gouvernement, "qui aura cinq ans pour travailler", a-t-il remarqué.

Le mouvement connaît des tiraillements internes
Il semblait être entré dans une phase de division, certains appelant au démantèlement des barrages érigés sur le territoire, alors que d'autres veulent aller "jusqu'au bout".
Jeudi soir, le collectif avait annoncé qu'il maintenait le dispositif. "Si on lève les barrages, la plupart des gens retourneront travailler. Et c'en sera fini du mouvement", avait commenté un membre du collectif. La maire de Cayenne Marie-Laure Phinera-Horth (PS), a appelé à "arrêter la crise".

Une "grève générale illimitée" a été décrétée le 25 mars en Guyane. L'activité économique est au point mort depuis plus de deux maines.
Le blocage du port de Cayenne, par lequel passent plus de 90% des importations et exportations de la Guyane, provoque des pénuries. Dans les supermarchés, les rayons de produits frais sont vides.

Tous les vols ont été annulés jeudi à l'aéroport de Cayenne, après que les pompiers ont cessé le travail dans cette infrastructure qui fonctionnait déjà a minima. Deux avions devaient partir vendredi de Guyane, a indiqué un passager du second vol, prévu en début de soirée.

L’association "Fanm Dibout" a énoncé ses priorités il y a près d'un an. 
"Le problème vient du système français": "les lois sont obsolètes", "il faut davantage de financements pour les écoles", "nos élus devraient revoir les lois pénales et les politiques d’immigration", etc. De nombreuses personnes ont témoigné des agressions dont elles avaient été victimes, et déclaré être traumatisées…
Des propositions de solutions avaient été abordées, telles que la réhabilitation du service militaire, l’adaptation des services de l’Etat à la réalité régionale, l’amélioration du système éducatif, le durcissement des sanctions pour les agresseurs, et le renforcement de l’autorité parentale. C’est sur ce dernier point que tous se rejoignaient : la jeunesse guyanaise, perdue, malheureuse, irrespectueuse.
Mme Saïbou avait alors demandé aux autorités présentes d’apporter des réponses à ces questionnements. Le Commissaire Le Cardinal avait promis que des dispositifs allaient être mis en place à partir du mois de septembre (2016), pour renforcer la sécurité sur le terrain, tels que le retour de policiers à pied, et peut-être la création d’une brigade à vélo. 
Le Procureur a, quant à lui, assuré que l’appareil judiciaire faisait son maximum. C'était la glorieuse époque de Christiane Taubira, ministre cavalière de la Justice (mai 2012-janvier 2016) et native de Cayenne.
Elle était la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle d'avril 2002. Avec une campagne axée sur l'"égalité des chances", elle avait obtenu 2,32 % des voix au premier tour.

mercredi 21 août 2013

Valls fait porter sa responsabilité des maux de Marseille à Gaudin, mais pas à Bartolone dans le 9.3

Gaudin "stupéfait" par la violence sectaire de Valls

Accusé par le ministre de l'Intérieur de ne pas assez collaborer avec l'État pour lutter contre la criminalité dans sa ville, 
le maire UMP de Marseille dénonce la mauvaise foi des propos de Valls

Manuel Valls s'est à nouveau déchargé de sa responsabilité sur Jean-Claude Gaudin.
 La gauche en campagne des municipales s'est livrée à une violente accusation de Gaudin qui aurait "abandonné Marseille": rien que ça !
Villa Méditerranée

Au lendemain d'un règlement de comptes mortel à Marseille comme il en existe au moins autant dans le 9.3, c'est le ministre de l'Intérieur aux abois dans son camp a ouvert ce nouveau frontaccusant le maire UMP de ne pas suffisamment collaborer avec l'État pour lutter contre la criminalité liée au trafic des stupéfiants. "Qu'a fait le maire de Marseille? s'est interrogé le ministre sur BFMTV, alors que le très actif Gaudin transforme la ville à vue d'oeil et travaille à l'amélioration de son image, notamment avec le tram, un urbanisme d'envergure et l'année Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. 

Mucem, de Rudy Ricciotti
Simplement, tous les moyens sont bons à la gauche présidentielle  pour prendre Marseille.
Place Henri Verneuil
"Il a fallu que ce gouvernement se mette en place et que je décide de mettre le paquet sur Marseille (...) pour que Jean-Claude Gaudin décide enfin d'un plan de vidéoprotection pour toute la ville - ça ne concernait que le centre-ville -, et décide enfin, progressivement, de mettre en place une police municipale qui n'existait pas" et qui doit "être armée", a affirmé Manuel Valls.

Des propos jugés "démagogiques" par le sénateur-maire d'opposition


Jean-Claude Gaudin s'est dit "stupéfait" de cette virulence du locataire de la Place Beauvau. "L'agressivité du ministre de l'Intérieur et ses nombreuses visites ne peuvent pas faire oublier la faiblesse des effectifs de la police nationale, surtout quand on les compare à ceux d'autres grandes villes de France", dont Paris, a fait valoir l'ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration (1995 – 1997).
Le ministre de l'Intérieur devrait savoir que c'est à l'État d'assurer la sécurité des personnes et des biens, et pas à la police municipale dédiée à d'autres missions." 

Le sénateur-maire UMP a appelé le gouvernement à "prendre ses responsabilités

au lieu de les rejeter médiatiquement sur la ville de Marseille", qui "a déjà réalisé de nombreux efforts dans ce domaine". "La rentrée politique difficile d'un gouvernement socialiste qui n'a pas réussi à fournir de solutions aux Français ne doit pas servir de prétexte aux ministres pour stigmatiser Marseille" et ses habitants, a encore souligné l'élu, critiquant un "exercice médiatique" de la part de Manuel Valls.


Le "furet" montre que 
des visites éclairs ne remplacent pas la connaissance des dossiers  

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a apporté son soutien à Jean-Claude Gaudin (ci-contre). 
"Ces propos ne sont pas à la hauteur des responsabilités de Manuel Valls", a estimé le député maire de Meaux, y voyant le signe d'"une inquiétante fébrilité au sommet de l'Etat". "Au-delà du respect minimum dû au maire de la deuxième ville de France, fût-il dans l'opposition, j'appelle solennellement le ministre de l'Intérieur à reprendre ses esprits et à ne pas se défausser de ses responsabilités sur les élus locaux", a taclé Copé.


Autre député UMP à s'être indigné de ces propos indignes
Ombriere du Vieux-Port,
due à Sir Norman Foster
L'adjointe à la mairie, Valérie Boyer observe qu' "une fois de plus, Manuel Valls montre qu'il connaît très mal Marseille, a-t-elle noté sur Europe 1. C'est un procès injuste, car c'est la ville de Marseille qui porte tous les projets de rénovation urbaine, et les collectivités locales, où Manuel Valls a ses amis, interviennent peu et très timidement" dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs. 
Et la députée des Bouches-du-Rhône élue en juin 2007 et réélue en juin 2012 de conclure: "Il fait des moulinets et panique, car il voit bien que les effets de manche, ça ne fonctionne pas à Marseille, qui devient le symbole de l'échec du couple Valls-Taubira."

mardi 20 août 2013

Ayrault, sécuritaire, sait qu'"il faut s'attaquer à la racine du mal" à Marseille

Y a plus qu'à le faire, et en Seine-Saint-Denis pour commencer...
Mais où est donc François Lamy,
ministre de la Ville?
Valls, Touraine, Ayrault 
et Duflot à Marseille 
en grandes pompes

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, était escorté de pas moins de cinq ministres ce mardi à Marseille. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls -le "furet" a été le premier à annoncer son déplacement-, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, mais aussi de Marisol Touraine (Affaires sociales), Cécile Duflot (Logement) et de la Marseillaise Marie-Arlette Carlotti (Handicap et exclusion), candidate à la prise de la mairie.


Venu en renfort à Manuel Valls dépassé par les événements partout sur le territoire, il a une fois de plus affiché une "détermination sans faille", un tic de langage, pour "faire reculer" la violence", annonçant notamment de nouveaux renforts policiers. L'ennui, c'est que cette visite à six souligne non seulement une absence de ligne politique, mais aussi un refuge dans le culte de l'effectif. Où en est la prévention ? 

Or, Valls a déjà usé de cette stratégie  il n'y a pas cinq mois: en mars dernier, le ministre de l'Intérieur a déjà cru de bonne politique d'envoyer deux escadrons de gendarmerie mobile et deux compagnies républicaines de sécurité dans les quartiers sensibles de la Cité phocéenne, notamment pour lutter contre la criminalité. 
Innovant, Ayrault recommence: aux précédents 240 policiers, il annonce encore une CRS supplémentaire, soit 140 policiers actifs et au total au moins 400 policiers. "J'ai décidé, avec l'accord du ministre de l'Intérieur, d'affecter à Marseille 24 policiers supplémentaires à la police judiciaire pour faire de l'enquête, de l'investigation, trouver les coupables et les remettre à la justice, a-t-il déclaré. Immédiatement, demain matin, une CRS supplémentaire sera présente sur l'espace public pour adresser un nouveau message de mobilisation et de confiance." Combien d'ici la fin de cette année ?
Il a aussi affiché son volontarisme : "Ce que je voudrais rappeler, c'est que le gouvernement est engagé avec détermination pour faire reculer la violence, la délinquance et le crime à Marseille et dans la région", a-t-il prétendu. 
Il s'est enfin cherché un bouc émissaire pour justifier le fiasco de sa politique en seize mois de pouvoir sans partage. "Il y a à Marseille, depuis de longues années, des problèmes particuliers (...) Nous nous y sommes attaqué à bras le corps", a-t-il affirmé contre les faits, et malgré les résultats, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une réunion sur la sécurité avec les services de l'Etat, puis avec les élus. 

Les candidats socialistes à la mairie de Marseille se pressaient à ses côtés:
la maire du secteur concerné, Samia Ghali, sénatrice des Bouches-du-Rhône et candidate, Patrick Mennucci, autre maire et candidat, et Marie-Arlette Carlotti, ex-député et candidate. Son suppléant, l'illustre paresseux Avi Assouly, et Sylvie Andrieux, députée coupable de détournement de fonds publics et condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis, avaient été écartés de la photo. Quant à Jean-Noël Guérini...

En Seine-Saint-Denis, tout va-t-il mieux ?


Le 27 mars, un homme est mort dans une fusillade à Bondy, d'une balle dans la tête. Deux individus en voiture ont tiré six coups de feu sur un troisième, Dany, âgé de 21 ans qui était connu des services de police pour trafic de stupéfiants notamment, mais néanmoins embauché par la mairie . La tension est montée dans la cité au moment de l'intervention des forces de l'ordre et des pompiers, et un policier de la BAC de Seine-Saint-Denis a été blessé au crâne.


Un homme est mort, tué par balle, le soir du 1er août à Sevran (Seine-Saint-Denis), alors qu’il se trouvait dans une voiture avec deux autres personnes. Le tireur se trouvait à bord d'une berline de marque allemande de grosse cylindrée et de couleur sombre... Le blessé qui a survécu faisait partie des cinq personnes acquittées en décembre dernier par la cour d'Assises de Seine-Saint-Denis lors du procès pour l'enlèvement et la séquestration suivie de mort de Nordine Brahmi.


Le 6 août, la Seine-Saint-Denis a enregistré une nouvelle mort par arme à feu en moins d'une semaine: Un homme a été abattu près du Stade de France. Agé de 30 ans, il a reçu plusieurs impacts de plomb dans l'abdomen dans la cour d'un immeuble, vers 3 h 30 du matin. "Cela n'a rien d'exceptionnel, estime Loïc Lecouplier du syndicat Alliance. 

En 2012, on a déjà recensé 16 homicides et 75 tentatives de meurtre dans le département. Il y a parfois des pics.

En 2013, la comparaison n'est pas pas favorable au 9.3

Valls, hyperactif
désormais hyper-tendu
Alors, que les réglements de comptes entre trafiquants soient pour la majorité de gauche une opportunité de lancement anticipé de la campagne des municipales est injuste.

Le détournement de l'attention de la Seine-Saint-Denis (PS) sur Marseille (UMP) est une démarche politicienne grossière qui insulte les Marseillais. Marseille est un port en prise directe avec le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne, alors que le 9.3 ne comporte pas seulement des néo-arrivants. Un département de 1.522.048 habitants qui a plus de crimes à son actif qu'une ville portuaire dont la population urbaine atteint 1.715.096 habitants peut-elle s'enorgueillir de son taux de criminalité ? Le gouvernement partisan peut-il se flatter de son acharnement à discréditer Marseille et ses habitants, parce qu'elle les convoite d'élection en élection ?

L'UMP est affligée


L'opposition a raillé les discours de la délégation parisienne menée par Jean-Marc Ayrault en grand équipage à Marseille,
dénonçant une opération de communication sur Twitter. 

"Jean-Marc Ayrault annonce des réunions, dans un premier temps, suivies de réunions, dans un second temps. Marseille est sauvée", a-t-on pu lire sous la plume du député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé. 
"5 ministres à Marseille = 24 policiers et 1 compagnie de CRS (Donc effectifs mobiles)... une grande messe mais pas de miracle", a renchéri l'élue UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer. 


De la "com' inutile" et autant d'"images de l'impuissance et l'inaction en mouvement"
, aux yeux du député Eric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimeset secrétaire national de l’UMP en charge des questions de sécurité.

mercredi 22 mai 2013

Sylvie Andrieux, députée PS condamnée pour détournement de fonds publics de la région PACA

Après 12 ans, la députée, amie de Vauzelle, condamnée à un an ferme pour détournement

La socialiste prospérait sur la misère des quartiers nord
S. Andrieux-M. Vauzelle
La députée était poursuivie pour détournement de l'argent public à des fins de clientélisme électoral. Elle avait redistribué plus de 700.000 euros d'impôt régional en subventions de la région PACA aux associations de sa circonscription qui oeuvraient à sa réélection

Lien PaSiDupes - S. Andrieux, socialiste vertueuse mise en examen: elle détournait des fonds régionaux " : Ce n'était donc pas de la calomnie...
C'est ainsi que
la députée socialiste des Bouches-du-Rhône fut vice-présidente de 1998 à 2009, au côté de Michel Vauzelle.

Sylvie Andrieux a été condamnée à trois ans de prison - dont deux avec sursis - par le tribunal correctionnel de Marseille ce mercredi matin. Cette peine a été assortie d'une amende de 100 000 euros et cinq ans d'inéligibilité.

Le gouvernement Ayrault s'est compromis
Ministre de F. Hollande, M.-Arlette Carlotti
-ex-conseillère régionale de Vauzelle -
 apporte la caution du gouvernement
à Sylvie Andrieux
A la législative de juin 2012,le Parti socialiste a appelé les électeurs à donner leur suffrage à la dissidente PS Sylvie Andrieux. 

La maire des  15e et 16e arrondissements de Marseille, dans les quartiers nord est la socialiste Samia Ghali, tandis que Sylvie Andrieux en est la députée, avec 50,99 % des voix.

Au procès en mars, où elle avait comparu parmi une vingtaine de prévenus, par la voix du procureur Jean-Luc Blachon  
le ministère public de Christiane Taubira avait requis deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Ses avocats avaient dénoncé un dossier "à l'odeur nauséabonde" et un "traquenard politique", plaidant la relaxe. 

L'argent public n'allait pas à la lutte contre l'économie souterraine
Alors que les jeunes dealers des quartiers nord s'entretuent toujourset que Valls renforce en vain les effectifs policiers, des flux financiers suspects avaient été repérés sur les comptes d'associations marseillaises censées oeuvrer en faveur des quartiers difficiles et de la jeunesse.

Solférino lui avait retiré son investiture à la veille des législatives de juin 2012, alors que l'élue était déjà mise en examen depuis deux ans. Le PS de Martine Aubry avait été acculé au mur parce que le renvoi de la députée en correctionnelle avait fuité dans la presse. 

Lien PaSiDupes - Andrieux, députée condamnée mais réintégrée par le PS " : Sournoiserie de l'équipe Hollande

Cela n''avait pas empêché la réélection de cette ex-franc-maçonne à un quatrième mandat, de justesse au second tour face au Front national.
Lien PaSiDupes - S. Andrieux, une proche de M. Vauzelle, renvoyée en correctionnelle ": Investie candidate PS par Martine Aubry, malgré une affaire de détournement de fonds publics.
Comme dans l'affaire Thomas Fabius (lien PaSiDupes), la cellule Tracfin du ministère des Finances avait été saisie et une enquête ouverte à la mi-2007, après un signalement à la justice.  Elles se sont avérées au final des coquilles vides créées, selon l'accusation, pour rétribuer des personnes ayant aidé Mme Andrieux à s'implanter et à se faire élire, notamment dans le 14e arrondissement de la ville. Avec celle des frères Guérini, l'affaire Andrieux est de celles qui gênent le PS dans le département.

La condamnée est une fille de... issue du réseau Deferre. 

Adhérente du PS dès l'âge de 15 ans, elle est la fille du sénateur Antoine Andrieux (1974-1983), chauffeur de taxi né à Bastia, , un proche de Gaston Defferre, ministre et filleule de la sénatrice Irma Rapuzzi, membre de la commission des finances du Sénat, dans le sillage de laquelle Antoine Andrieux fit carrère à Marseille où elle fut première adjointe au maire, Gaston Defferre.

Agée de 51 ans et parlementaire depuis 1997, Sylvie Bacquet-Andrieux avait obtenu un diplôme d'École supérieure de commerce, pour entrer à 22 ans à la Société coopérative de manutention (Socoma), créée notamment à l'initiative de son père.

Elle est l'épouse du Dr. Jean-Paul Bacquet, député PS du Puy-de-Dôme, depuis 1997, comme Mme Andrieux.

mercredi 21 novembre 2012

Valls enregistre un 18e assassinat en Corse

La 18e victime depuis le début de l'année

Cinq jours après le déplacement des ministres de la Justice Christiane Taubira et de l'Intérieur Manuel Valls en Corse, un nouveau meurtre a eu lieu ce mardi 20 novembre, dans une station-service de Cervione en Haute-Corse, près de Bastia. C'est le 18e assassinat depuis le début de l'année.

Victor Ribeiro, 45 ans, patron d'une entreprise de bâtiment et travaux publics dans le village de Moriani (Haute-Corse), a été abattu vers 13h30 de plusieurs décharges de chevrotines à la tête et au thorax, a déclaré sur place le procureur de la République Dominique Alzéari.

Alors qu'il était seul au volant de sa voiture, près du village de Prunete, sur la côte orientale, à 50 km au sud de Bastia après avoir déjeuné en famille dans un restaurant du bord de mer, plusieurs personnes armées d'armes longues et cagoulées l'ont bloqué et ont fait feu sur lui à plusieurs reprises. Il est décédé immédiatement", a déclaré D. Alzéari (photo ci-contre), ajoutant: "Il était attendu. C'est manifestement un assassinat".
La victime était suivie par un autre véhicule à bord duquel se trouvait un employé, son épouse et son fils, "ce qui est d'autant plus dramatique car des proches ont assisté au déroulement des faits", a souligné le procureur.

Victor Ribeiro avait travaillé sur plusieurs chantiers avec un ancien militant nationaliste reconverti dans l'immobilier, Charles-Philippe Paoli, lui-même assassiné le 29 juin 2011 à Folelli (Haute-Corse), un village voisin, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

"Vous pouvez être certains de la détermination du gouvernement à lutter contre ces crimes organisés, contre cette dérive mafieuse", a déclaré peu après Manuel Valls à l'Assemblée nationale.

Appelant les Corses à "assumer leurs responsabilités" dans la lutte contre le crime, le ministre de l'Intérieur de François Hollande a ajouté ce truisme, avec gravité : "La Corse, c'est la France. La Corse, c'est la République. Les Corses sont des Français, ils ont donc droit à la protection de l'Etat et de la République."
Le chiffon rouge, Christiane Taubira, ministre de la Justice, a exprimé sa "stupeur" et réaffirmé, dans un communiqué,"la volonté du gouvernement à faire rétablir le respect des personnes et l'Etat de droit en Corse".


Renforcement des moyens d'enquête

Ce nouvel assassinat a été commis le lendemain de la prise de fonction à Ajaccio d'un nouveau directeur régional de la police judiciaire, le commissaire Philippe Chadrys, de la sous-direction antiterroriste.

Cinquième homicide en cinq semaines, il est aussi intervenu six jours après une visite de M. Valls et Mme Taubira à Ajaccio, après l'assassinat du président de la Chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer.

Dépêchés "en urgence" par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pour qui "la mafia est à l'oeuvre en Corse", Valls avait observé que l'île est le théâtre d'"environ 20% des règlements de comptes" commis en France.


VOIR et ENTENDRE
Jean-Marc Ayrault pointer l'argent sale corse, plutôt que le nationalisme indépendantiste:


Les deux ministres comptent faire barrage de leurs corps à la mafia:  
Manuel Valls   et Mme Taubira  reviendront en Corse dimanche.(photos ci-dessus)
Jacques Nacer, 49 ans, avait été assassiné le 14 novembre dans son magasin du centre d'Ajaccio par un homme seul au visage masqué qui était parvenu à s'enfuir.


Le 16 octobreAntoine Sollacaro, 63 ans, un ex-militant nationaliste,  était tué par balles au volant de sa voiture par deux tueurs en moto qui avaient pris la fuite. Ce célèbre avocat ajacien avait notamment défendu Yvan Colonna dans l'affaire dite de l'" Assassinat du préfet Érignac ". 

=> Son fils, Paul Sollacaro, avocat de 31 ans, s'exprime pour la première fois lundi 22 octobre dans une interview au Parisien.
Selon lui, "les services de police sont responsables de [la] mort" de son père.
"Je veux une enquête parlementaire sur le fonctionnement de la JIRS. Je souhaite aussi que le ministre de l'intérieur saisisse l'inspection générale des services. Il faut faire le ménage si on veut enrayer le phénomène au lieu de l'entretenir", a exigé le fils de l'avocat. En Corse, "il a fallu qu'on tue un avocat, qu'une barrière tombe, pour qu'on se rende compte à quel point la situation est folle", souligne-t-il, avant d'ajouter : "Ça me scandalise."
Les dossiers de ces deux assassinats ont été transférés à la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, chargée des affaires de grand banditisme et qui traite de nombreux dossiers corses.

Le gouvernement avait annoncé le 22 octobre un "renforcement des moyens d'enquête spécialisés" avec l'affectation de 14 officiers de police judiciaire de la gendarmerie, spécialistes de la lutte contre la délinquance économique et financière.

Le Groupement d'intervention régional (
GIR, combinant notamment police, gendarmerie, douanes et services fiscaux) sera renforcé de quatre fonctionnaires et la Coordination des services de sécurité intérieure en Corse d'un spécialiste des enquêtes financières.

Visiblement, le milieu corse ne semble pas très impressionné par la mobilisation du gouvernement. 
Bizarrement, Christiane Taubira n'épouvante pas la mafia.  "Sa "stupeur" et "la volonté du gouvernement à faire rétablir l'Etat de droit en Corse ", rien n'y fait. 

Reste que les renforcements des mesures de sécurité annoncées la semaine dernière à grand renfort de publicité ne devraient pas suffire à rassurer une population inquiète et fatiguée par ce déchaînement de violence qui s'abat sur l'île et qui fait de la Corse la région la plus criminogène d'Europe.


VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur affirmer que l'Etat ne peut pas tout et mettre en cause l'argent, élément de langage déjà exprimé par le Premier ministre:

Faudra-t-il envoyer l'illustre Ayrault, faiseur de boulettes, ou le "capitaine de pédalo", pour noyer le poisson ?

Si une ancienne indépendantiste guyanaise comme Christiane Taubira ne fait pas l'affaire, la célèbre  comploteuse lilloise ne serait-elle mieux adaptée ?

samedi 22 septembre 2012

Marseille : Valls et Taubira à l'unisson, en s'ignorant

Couac de la concertation au gouvernement


La Garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur vont étaler leurs désaccords à Marseille


Christiane Taubira, la garde des Sceaux, et  Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, se marquent à la culotte 

Alors qu'ils se font la guerre, ils ont tenté vendredi de faire de leurs déplacements respectifs, le même jour à Marseille, le symbole du "retour" de l'État dans la deuxième ville de France, en proie - comme Amiens pourtant - à la violence et aux inégalités sociales. Pour ces sorties parallèles, les locataires de Beauvau et de la place Vendôme se sont répartis les rôles en matinée : à Manuel Valls le volet institutionnel, avec l'installation du nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône Jean-Paul Bonnetain ; à Christiane Taubira le contact avec "le terrain", en l'occurrence des acteurs sociaux, lycéens et enseignants des quartiers nord de la ville. Le meilleur moyen de ne pas faire se rencontrer ceux qui ne peuvent pas se voir !


Les deux rivalisent de message volontaristes divergents

"Marseille est blessée dans sa chair et abîmée dans son image (...). La situation, insupportable pour les Marseillais et intolérable pour notre pays, appelait une mobilisation générale", a affirmé Manuel Valls à l'hôtel de police, dans un registre compassionnel qui dérange les fiers Marseillais. 

"Nous n'allons pas capituler, il faut que ça s'installe dans les têtes que l'État ne s'en va pas, que l'État est revenu" à Marseille, a martelé la martiale Christiane Taubira, en contre emploi à la mairie des 15e et 16e arrondissements, dont la sénatrice-maire PS, Samia Ghali, en avait appelé à l'armée dans les cités, précipitant la tenue à Matignon d'un comité interministériel sur Marseille le 6 septembre.

La sénatrice fait flèche de tout bois: sa mission consiste, d'une part, à faire oublier les émeutes d'Amiens (photo ci-contre: à Amiens, Valls  fut menacé physiquement) et, d'autre part, de compenser l'absence de la député de la zone, la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournements de fonds du Conseil régional présidé par le socialiste Michel Vauzelle, au détriment des quartiers mêmes que Mme Ghali veut aider en lui envoyant l'armée...


Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, n'a pas tardé à s'opposer à cette idée radicale d'intervention militaire à Marseille pour combattre l'insécurité qui secoue cette ville portuaire orientée vers le Maghreb. "Il est hors de question que l'armée puisse répondre à ces drames et à ces crimes. Il n'y a pas d'ennemi intérieur " à Marseille, a assuré Manuel Valls devant plusieurs journalistes, préférant "une réponse globale, en profondeur et particulièrement forte" à la criminalité. Globale et en profondeur, elle tomba: Manuel Valls installa un nouveau préfet dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain.

Ses pouvoirs, dont les contours restent à déterminer, seront étendus par rapport à ceux de son prédécesseur. Tout en poursuivant la sécurisation du centre-ville de Marseille, engagée par ce dernier, il devra rapidement mettre en place les zones de sécurité prioritaires (ZSP) dans les quartiers nord et à Gardanne, commune située à 25km au nord de Marseille. Par la suite, se seront les quartiers sud qui deviendront des ZSP.

Troisième préfet de région en deux ans, nommé préfet délégué pour la sécurité de Provence-Côte d'Azur le 29 août 2011, Alain Gardère, un proche de Claude Guéant, avait assuré fin août 2012 que "Marseille n'est pas à feu et à sang":
ECOUTER0%Laurent Bazin | 31/08/2012 - 09h10écouterAlain Gardère, préfet délégué pour la sécurité et la défense de la région PACA : "Marseille n'est pas à feu et à sang"La chronique du 31 août 2012

Dans le genre tout aussi "global et en profondeur", un autre changement d'hommes 
Laurent Théry, un préfet proche d'Ayrault, a été nommé mercredi préfet hors cadre du projet de l’agglomération Marseille-Provence, divisée aujourd’hui en six structures, pour 1,8 million d’habitants). Sa mission sera de trouver un consensus sur le projet controversé de métropole marseillaise. Bien décidé à convaincre les élus locaux de la nécessité du projet de métropole, le président de Marseille Provence Métropole, le socialiste Eugène Caselli, se heurte pour le moment à leur refus catégorique. L’ensemble des communautés de communes du département craint en effet que le projet de métropole marseillaise les fasse disparaître.

Renforts de police

Parmi les mesures alors annoncées figuraient un renfort d'effectifs dans la police et la gendarmerie - 205 hommes qui arriveront "très rapidement", selon Manuel Valls - et une nouvelle stratégie de lutte contre le trafic de stupéfiants et les règlements de comptes qu'il engendre, basée sur le renseignement et une plus grande coopération entre forces de l'ordre et magistrats. " Je ne veux pas m'enfermer dans un calendrier, mais je veux des résultats. Pas des chiffres. Cela prendra du temps. Je n'ai pas dit à Jean-Paul Bonnetain : Si vous n'avez pas de résultats dans six mois, on vous change ", a affirmé Manuel Valls. Les juges accepteront-ils tout à coup les pressions du pouvoir exécutif ?


Le ministre a indiqué que la sécurisation du centre-ville de Marseille restait une priorité, tout en demandant une "mise en place rapide" de la zone de sécurité prioritaire des quartiers nord de la ville, avant celle des quartiers sud. L'urgence à agir est grande, à écouter une dizaine de responsables associatifs qui ont dressé un sombre tableau de la réalité quotidienne dans ces quartiers. 


"Un bilan terrible", estime, en politicienne, la très laxiste Christiane Taubira  visiblement entrée en campagne des municipales de ...2014: "désertion des services publics", problèmes de logements "dramatiques", climat de peur et crainte des représailles lorsqu'il s'agit de dénoncer des violences. A croire que la Seine-Saint-Denis est au paradis, alors que les actes de violence se multiplient en Guyane, où la population locale multiplie les appels au secours, qui restent lettre morte. Pendant le mois de juillet, la violence a encore progressé en Guyane.


"Aller plus loin dans la coopération"


"On fait à la gauche de faux procès, elle a toujours eu de bons bilans en matière de sécurité", a prétendu la garde des Sceaux, récusant le laxisme que lui reproche la droite, comme la gauche. "Mais nous ne détournons pas les yeux des difficultés sociales", a-t-elle ajouté, faisant une priorité de "recréer des conditions de vie décente" à Marseille. 

Les deux ministres se sont finalement croisés

L'apparence de la concertation s'est ensuite affichée à la préfecture pour "un bout de programme commun", a ironisé la rugueuse Christiane Taubira, assurant Manuel Valls de son "estime" et de son "amitié", alors que les   frictions n'ont pas cessé entre eux depuis l'été. Au menu, un déjeuner de travail police-justice, puis une conférence de presse commune avant une visite à la prison des Baumettes.
"Nous avons vu tous les deux à quel point la demande d'État est forte", a  assuré Christiane Taubira, assurant qu'ils reviendraient tous deux à Marseille, "séparément" et "ensemble", en regardant, amusée, son collègue du gouvernement.

"Nous avons la volonté d'aller plus loin dans la coopération entre nos deux institutions"a affirmé le ministre de l'Intérieur devant la presse, soulignant que "l'opposition systématique affaiblit l'État de droit". 
Cricri Taubira aura-t-elle reçu le message ? Rien n'est moins sûr !