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dimanche 27 décembre 2015

"Les sales Corses de merde" ont encore réagi au guet-apens d'Arabes d'Ajaccio

Les media inféodés au pouvoir confondent cause et conséquence au détriment des Corses

"On a vu des jeunes arriver avec des battes de base-ball," témoigne une femme pompier d'
Ajaccio agressée

Tiffany, sapeur-pompier à Ajaccio blessée lors d'un guet-apens durant la veillée de Noël, raconte les violences subies et les injures essuyées par les forces de la sécurité civile. "On est intervenus sur un incendie dans le quartier des Jardins de l'empereur", se souvient-elle sur BFMTV. Soudain, "une bande de jeunes nous a insultés de 'sales Corses de merde'. Ils avaient des battes de base-ball et des clubs de golf". Les pompiers ont finalement réussi à se sortir du traquenard et à quitter le quartier arabe d'Ajaccio, mais deux d'entre eux ont été blessés et brièvement hospitalisés.

Pompiers agressés à Ajaccio: "On a vu des... par BFMTV

La population corse outragée a manifesté sa colère

Vendredi en fin de journée, plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés sur les lieux du guet-apens dans cette cité populaire d'Ajaccio, en présence des policiers déployés pour tenter de maintenir de calme, mais aussi pour essayer d'identifier et de retrouver les auteurs de l'agression de la veille.
VOIR et ENTENDRE l'un des pompiers corses agressés assurer qu'"il aurait pu y avoir des morts":

En marge de ce rassemblement de solidarité avec les pompiers et la police, une salle de prière musulmane de la cité des Jardins de l'Empereur, a été saccagée par un groupe de Corses qui ont aussi tenté de mettre le feu à de nombreux livres, dont des exemplaires du Coran, sans y parvenir vraiment. "50 livres de prières ont été jetés sur la voie publique (seules quelques feuilles ont été consumées)",  avait précisé François Lalanne, mais 30, selon d'autres sources. 

Une boutique de kebab a également été endommagée.

La situation s'est à nouveau tendue et le préfet a interdit les manifestations dans le quartier

Débuté dans le calme aux abords du quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio, ce samedi 26 décembre, le rassemblement prévu à 15 heures a rapidement tourné à l'émeute. 
Plus tôt, plus de 300 manifestants ont forcé le barrage des policiers pour accéder au quartier où une salle de prière musulmane avait été saccagée vendredi soir.
Deux explosions auraient été entendues, d'après les journalistes et un important dispositif comportant des gendarmes et des CRS a été mis en place aux pieds des immeubles pour empêcher les manifestants de passer.

Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS a été "déployé" dans le quartier. Les portes vitrées de trois halls d'entrée ont été brisées par des pierres. Peu avant 17h00, les manifestants ont commencé à progresser en direction de Saint-Jean, un autre quartier d'Ajaccio, situé à une dizaines de minutes de là. Comme la veille, certains scandaient "Arabes dehors" ("Arabi fora"), "Islame fora" (Islam dehors) ou encore "On est chez nous".

"C'est un tout petit groupe de jeunes", a minimisé Mehdi, un habitant des Jardins de l'Empereur, âgé de 35 ans: "les parents abandonnent, le problème c'est l'éducation", a-t-il estimé, "mais nous, nous voulons tous vivre ensemble, sans problème". 
Selon la préfecture, quelques heures avant ces incidents, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de "400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire", qui ont pu servir à alimenter des incendies lors de la nuit de Noël, célébration chrétienne.

Le préfet de Corse, Christophe Mirmand, 
a annoncé qu'il va prendre un arrêté d'interdiction de manifester dans la cité.
En début de soirée, le préfet de Corse, Christophe Marmand, a demandé aux manifestants de cesser leur mouvement, "qui donne une image désastreuse de la Corse". Ces derniers se sont dit satisfaits des engagements du représentant de l'Etat, qui a annoncé que "des policiers seront présents dans tous les quartiers", ont-ils précisé. 
Une ville en "état d'urgence"...

Personne n'a vu le premier ministre dont on dit qu'il serait en soins, mais les services de Manuel Valls s'expriment sur Twitter:
Depuis, les media négligent le guet-apens qui a fait des blessés mais reprennent l'adjectif "inacceptable" en boucle à propos du saccage de salle...

La ville est désormais sous haute surveillance. 
De nombreux policiers sont restés déployés toute la nuit devant les cinq lieux de culte musulmans de la ville, et dans la cité des Jardins de l'Empereur. "Nuit calme à Ajaccio, très fortement encadrée par des effectifs des forces de l'ordre", s'est félicité par SMS le sous-préfet François Lalanne.

Le mot d'ordre est à l'incompréhension malgré la mise en garde du maire
Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression de la part d'un petit groupe, insiste-t-on, qui a tenu une embuscade. Mais l'émotion suscitée par cette agression ne doit "en aucun cas se traduire par des réglements de compte et des récupérations", a soupçonné le préfet de Corse,  Christophe Mirmand, à France Info.
Le préfet de Corse dénonce les débordements des deux côtés : "Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression. (...) Mais l'émotion que peut entraîner cet événement ne doit en aucun cas se traduire par des règlements de compte et des récupérations."
"Ça n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré" Christophe Mirmand, préfet de Corse
Jean-Guy Talamoni, le président nationaliste  de l'Assemblée de Corse condamne lui aussi ces faits : aussi bien l'agression "inqualifiable" des pompiers et du policier "qui n'est pas tolérable et ne sera pas tolérée", que le saccage de la salle de prière, "acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle". 

De même, Gilles Simeoni,
président du Conseil éxécutif de Corse, dénonce des dérives racistes inacceptables.
"Il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation," commente Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse:
"Ce n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré", a ajouté le préfet. "Un petit groupe de personnes a commis ces agressions aux Jardins de l'Empereur, un tout petit groupe de plusieurs personnes qui seront, je l'espère, rapidement identifiés", a ensuite lancé le préfet de Corse. 

"J'avais des craintes", rappelle en revanche le maire LR de la ville
Laurent Marcangeli, député-maire Les Républicains d'Ajaccio, déclare ne pas être "surpris" de ce qui s'est passé. "Depuis plusieurs mois, je sentais la tension monter. Il en fallait très peu pour déclencher ces événements. Depuis le 13 novembre, j'avais des craintes", explique-t-il. L'élu précise que le quartier des jardins de l'empereur à Ajaccio est dans la même situation que les quartiers défavorisés sur tout le territoire. Laurent Marcangeli dit bien qu'il sentait "la tension monter" depuis plusieurs mois, mais précise aussi qu'en tant que maire, il ne peut "pas accepter ce type de comportement".
"Si demain chacun veut se faire justice lui-même, on tombe dans l'anarchie" Laurent Marcangeli, député-maire LR d'Ajaccio

Les critiques politiques reprennent le dessus
"Aujourd'hui, il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation ici comme en France. Ces phénomènes sont bien sûr accentués avec les événements récents. Je pense qu'il faut avoir le courage de dire qu'il y a des problèmes politiques et économiques", a déclaré le tout nouveau président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni (Parti nationaliste 'Inseme per a Corsica' qui en français hexagonal signifie 'ensemble pour une Corse une') et avocat d'Yvan Colonna, condamné pour l'assassinat de Claude Érignac. 

vendredi 17 juillet 2015

La famille royale saoudienne tente de privatiser une plage en... France

La monarchie absolue islamique est-elle au-dessus des lois de la République française?

La famille royale saoudienne a engagé des travaux interdits de clôture
Diplomatie et contrats d'affaires au programme de François Hollande 
reçu en mai 2015 par le roi Salmane d'Arabie saoudite.
Et plage privée sur le domaine public si affinités ?
Cette pétromonarchie sunnite régnante possède une propriété en bordure de mer sur la commune de Vallauris, Alpes-Maritimes. Elle tente ainsi de privatiser une partie de la plage, sans aucune autorisation. De quoi logiquement provoquer la "colère juste" de Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, et de son p'tit camarade socialiste, le ministre de l'Intérieur, Nanard Cazeneuve. Eh bien, non !

Les habitants de la zone protestent contre l'appropriation d'un espace public et la préfecture a demandé  que les travaux soient suspendus.

Lorsqu'il s'agit de paillote en Corse, elle est détruite


Dans la nuit corse du 19 avril 1999, un incendie ravagea la paillote Chez Francis (outre "Aria Marina"). L'enquête démontra l'implication dans l'incendie de plusieurs gendarmes ayant obéi sur "ordre implicite" de leur hiérarchie et du préfet de Corse, Bernard Bonnet, en dehors de tout cadre légal. 
Celui-ci avait été nommé le 9 février 1998 par Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin, trois jours seulement après l’assassinat de son prédécesseur, Claude Érignac, pour "rétablir l’État de droit".

Le restaurant avait été déjà construit dans l'illégalité, en bord de mer et sur le domaine public maritime, la plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d'Ajaccio.

Des "dizaines de milliards d'euros" de contrats en négociation, annoncés en mai
François Hollande a-t-il conclu ? L'Arabie saoudite a-t-elle concrétisé les promesses annoncées par la presse aux ordres? Combien de Rafale ?... Contre 24 au Qatar, la privatisation de la plage de La Baule ?

 

mardi 2 juin 2015

Violences aux femmes: Guy Bedos devra répondre de ses insultes machistes

Un membre de la Ligue des droits de l'homme en correctionnelle

Guy Bedos renvoyé au tribunal pour avoir insulté Nadine Morano publiquement

Le comique Guy Bedos a effectivement été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nancy, poursuivi pour "injure publique", le 30 mai 2015, après avoir notamment traité la députée européenne UMP Nadine Morano de "conne" lors d'un spectacle à Toul en 2013. 
"Le juge d'instruction en charge de l'affaire a rendu une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire, un dépositaire de l'autorité ou un citoyen chargé d'un service public", a indiqué l'avocat de Mme Morano, Me Alain Behr. Le procès de l'octogénaire,  mis en examen  en juillet 2014 pour ces faits, devrait se tenir "vraisemblablement début juillet", selon le quotidien L'Est Républicain.

Le "malade mental" encourt une peine d'amende de 12.000 euros.

Pour ne pas accomplir son service militaire durant la guerre civile en Algérie, Bedos avait fait la grève de la faim et réussi à se faire réformer pour...  maladie mentale.
Bedos-Lang-Mitterrand-Dray
Le 10 octobre 2013, il avait donné un spectacle à Toul (Meurthe-et-Moselle) à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle salle, alors que Nadine Morano était à l'époque conseillère municipale d'opposition au maire PS.

Devant un public d'un millier de personnes, ce soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) en 2012 avait interrogé: "Nadine Morano a été élue ici à Toul? Vous l'avez échappé belle! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !" Avec ses 21,48 %, le patron du Parti de gauche ne s'était pas qualifier pour le second tour, remporté par le FN avec deux fois plus de voix (42,36 %) sur la circonscription.

Militant de Droit au logement
Le gauchiste avait ensuite récidivé avec plusieurs autres injures à l'encontre de l'élue UMP, comme "connasse" ou encore "salope". Saisie d'une constitution de partie civile par l'ancienne ministre, un juge d'instruction de Nancy avait alors confié une enquête au SRPJ de cette ville, qui avait recueilli des témoignages et des vidéos attestant du prononcé des phrases litigieuses.
 
VOIR et ENTENDRE son sketch "Toutes des salopes" et la grossièreté machiste du membre de la Ligue des droits de l'homme:

Interrogé après son agression verbale,
le déserteur avait déclaré avec mépris dans la presse qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne". "J'ai mon langage à moi et c'était un spectacle, pas un meeting", avait ajouté celui qui soutient Yvan Colonna, militant indépendantiste corse condamné pour l'assassinat du préfet Claude Érignac, le 6 février 1998, évoquant un "incident minime, régional".

Présidentielle 2012
Antifasciste proclamé, mais pote de Mélenchon, Guy Bedos, s’est rendu aux obsèques de l’écrivain Louis Carette – déchu de sa nationalité belge en 1946 et condamné par contumace à 15 ans de travaux forcés par le Conseil de guerre de Bruxelles en raison d’activités antisémites et pro nazies. Sa proximité avec le parti fasciste présidé par Léon Degrelle ("le fils qu’Hitler aurait aimé avoir") ne faisait aucun doute. Après avoir fui la Belgique, il trouva un temps refuge en Italie et arriva en France où il obtint la nationalité en 1959 sous le nom de Félicien Marceau. Un antifasciste qui honore de sa présence l’enterrement d’un fasciste, c’est de la cohérence de gauche à géométrie variable.
G. Bedos, un proche de la ministre de la Justice
Nadine Morano avait au contraire affirmé s'être sentie "attaquée" dans son statut d'élue et de femme.
"Si je gagne, (les dommages et intérêts) iront (à une association) de lutte (contre les) violences aux femmes", a-t-elle dit vendredi matin sur son compte Twitter.
Le comique de la gauche caviar a en revanche refusé tout commentaire. Mais un peu tard.

mercredi 21 novembre 2012

Valls enregistre un 18e assassinat en Corse

La 18e victime depuis le début de l'année

Cinq jours après le déplacement des ministres de la Justice Christiane Taubira et de l'Intérieur Manuel Valls en Corse, un nouveau meurtre a eu lieu ce mardi 20 novembre, dans une station-service de Cervione en Haute-Corse, près de Bastia. C'est le 18e assassinat depuis le début de l'année.

Victor Ribeiro, 45 ans, patron d'une entreprise de bâtiment et travaux publics dans le village de Moriani (Haute-Corse), a été abattu vers 13h30 de plusieurs décharges de chevrotines à la tête et au thorax, a déclaré sur place le procureur de la République Dominique Alzéari.

Alors qu'il était seul au volant de sa voiture, près du village de Prunete, sur la côte orientale, à 50 km au sud de Bastia après avoir déjeuné en famille dans un restaurant du bord de mer, plusieurs personnes armées d'armes longues et cagoulées l'ont bloqué et ont fait feu sur lui à plusieurs reprises. Il est décédé immédiatement", a déclaré D. Alzéari (photo ci-contre), ajoutant: "Il était attendu. C'est manifestement un assassinat".
La victime était suivie par un autre véhicule à bord duquel se trouvait un employé, son épouse et son fils, "ce qui est d'autant plus dramatique car des proches ont assisté au déroulement des faits", a souligné le procureur.

Victor Ribeiro avait travaillé sur plusieurs chantiers avec un ancien militant nationaliste reconverti dans l'immobilier, Charles-Philippe Paoli, lui-même assassiné le 29 juin 2011 à Folelli (Haute-Corse), un village voisin, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

"Vous pouvez être certains de la détermination du gouvernement à lutter contre ces crimes organisés, contre cette dérive mafieuse", a déclaré peu après Manuel Valls à l'Assemblée nationale.

Appelant les Corses à "assumer leurs responsabilités" dans la lutte contre le crime, le ministre de l'Intérieur de François Hollande a ajouté ce truisme, avec gravité : "La Corse, c'est la France. La Corse, c'est la République. Les Corses sont des Français, ils ont donc droit à la protection de l'Etat et de la République."
Le chiffon rouge, Christiane Taubira, ministre de la Justice, a exprimé sa "stupeur" et réaffirmé, dans un communiqué,"la volonté du gouvernement à faire rétablir le respect des personnes et l'Etat de droit en Corse".


Renforcement des moyens d'enquête

Ce nouvel assassinat a été commis le lendemain de la prise de fonction à Ajaccio d'un nouveau directeur régional de la police judiciaire, le commissaire Philippe Chadrys, de la sous-direction antiterroriste.

Cinquième homicide en cinq semaines, il est aussi intervenu six jours après une visite de M. Valls et Mme Taubira à Ajaccio, après l'assassinat du président de la Chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer.

Dépêchés "en urgence" par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pour qui "la mafia est à l'oeuvre en Corse", Valls avait observé que l'île est le théâtre d'"environ 20% des règlements de comptes" commis en France.


VOIR et ENTENDRE
Jean-Marc Ayrault pointer l'argent sale corse, plutôt que le nationalisme indépendantiste:


Les deux ministres comptent faire barrage de leurs corps à la mafia:  
Manuel Valls   et Mme Taubira  reviendront en Corse dimanche.(photos ci-dessus)
Jacques Nacer, 49 ans, avait été assassiné le 14 novembre dans son magasin du centre d'Ajaccio par un homme seul au visage masqué qui était parvenu à s'enfuir.


Le 16 octobreAntoine Sollacaro, 63 ans, un ex-militant nationaliste,  était tué par balles au volant de sa voiture par deux tueurs en moto qui avaient pris la fuite. Ce célèbre avocat ajacien avait notamment défendu Yvan Colonna dans l'affaire dite de l'" Assassinat du préfet Érignac ". 

=> Son fils, Paul Sollacaro, avocat de 31 ans, s'exprime pour la première fois lundi 22 octobre dans une interview au Parisien.
Selon lui, "les services de police sont responsables de [la] mort" de son père.
"Je veux une enquête parlementaire sur le fonctionnement de la JIRS. Je souhaite aussi que le ministre de l'intérieur saisisse l'inspection générale des services. Il faut faire le ménage si on veut enrayer le phénomène au lieu de l'entretenir", a exigé le fils de l'avocat. En Corse, "il a fallu qu'on tue un avocat, qu'une barrière tombe, pour qu'on se rende compte à quel point la situation est folle", souligne-t-il, avant d'ajouter : "Ça me scandalise."
Les dossiers de ces deux assassinats ont été transférés à la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, chargée des affaires de grand banditisme et qui traite de nombreux dossiers corses.

Le gouvernement avait annoncé le 22 octobre un "renforcement des moyens d'enquête spécialisés" avec l'affectation de 14 officiers de police judiciaire de la gendarmerie, spécialistes de la lutte contre la délinquance économique et financière.

Le Groupement d'intervention régional (
GIR, combinant notamment police, gendarmerie, douanes et services fiscaux) sera renforcé de quatre fonctionnaires et la Coordination des services de sécurité intérieure en Corse d'un spécialiste des enquêtes financières.

Visiblement, le milieu corse ne semble pas très impressionné par la mobilisation du gouvernement. 
Bizarrement, Christiane Taubira n'épouvante pas la mafia.  "Sa "stupeur" et "la volonté du gouvernement à faire rétablir l'Etat de droit en Corse ", rien n'y fait. 

Reste que les renforcements des mesures de sécurité annoncées la semaine dernière à grand renfort de publicité ne devraient pas suffire à rassurer une population inquiète et fatiguée par ce déchaînement de violence qui s'abat sur l'île et qui fait de la Corse la région la plus criminogène d'Europe.


VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur affirmer que l'Etat ne peut pas tout et mettre en cause l'argent, élément de langage déjà exprimé par le Premier ministre:

Faudra-t-il envoyer l'illustre Ayrault, faiseur de boulettes, ou le "capitaine de pédalo", pour noyer le poisson ?

Si une ancienne indépendantiste guyanaise comme Christiane Taubira ne fait pas l'affaire, la célèbre  comploteuse lilloise ne serait-elle mieux adaptée ?

jeudi 29 septembre 2011

François Pupponi, un ami de DSK, perquisitionné dans une affaire d'association de malfaiteurs

Le PS est-il gangréné par le milieu corse ?


Le maire de Sarcelles, François Pupponi,
successeur et proche de Dominique Strauss-Kahn
et conseiller de Martine Brochen-Aubry


Les bureaux de François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles (Val-d'Oise), ont été perquisitionnés mardi matin 27 septembre par la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), avec le juge parisien Serge Tournaire. Son bureau de député à l'Assemblée nationale, son domicile de Sarcelles et sa maison de famille, où habite sa mère, à Sainte-Lucie-de-Tallano, en Corse-du-Sud, ont fait l'objet du même intérêt.
François Pupponi, collaborateur soumis à Dominique Strauss-Kahn, auquel il a succédé à la mairie de Sarcelles, est aujourd'hui membre de l'équipe de sa suppléante, la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, qu'il a ralliée après que son suzerain a dû renoncer à se présenter aux primaires, à la suite du'une sordide affaire new-yorkaise de violences physiques sur une femme de ménage noire et immigrée. Auprès de la maire de Lille, il s'y occupe des questions de sécurité.

Après Guérini de Marseille, Pupponi de Sarcelles

Ces investigations sont liées à l'enquête sur le cercle de jeu Wagram à Paris, près de l'Etoile, menée par les juges parisiens Serge Tournaire et Hervé Robert
Temporairement fermé depuis le 8 juin, il était l'enjeu d'une guerre entre membres du grand banditisme corse. Une équipe a tenté de déloger la première par la force, le 19 janvier, en débarquant dans le cercle et en empêchant ceux qui étaient liés à l'ancienne direction d'y revenir [Le Monde du 23 août].

Condamné le 8 juillet 2010 également pour "association de malfaiteurs", Yvan Colonna est fils de Jean-Hugues Colonna, qui fut conseiller pour les affaires corses auprès de Gaston Defferre (PS) au ministère de l'intérieur. En 1991, il devint conseiller technique du ministre de l'Intérieur socialiste Philippe Marchand (janvier 1991-avril 1992) et enfin ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur (1990-1991). L'assassinat du préfet Claude Érignac date du 6 février 1998.

Nouvelle affaire d' association de malfaiteurs socialistes ?

La police avait procédé à une trentaine d'interpellations et mis quatre personnes en examen pour " association de malfaiteurs, extorsion de fonds et blanchiment en bande organisée ". Des mandats d'arrêt ont été délivrés contre trois fugitifs.

Certains , comme Philippe Terrazzoni, 49 ans, un ami de ...trente ans de Pupponi, ont été placés en détention.
Entré au cercle Wagram en 1996 comme croupier, il avait fini, à son départ, le 1er janvier 2010, à la direction de l'établissement, à force de travail honnête. Terrazzoni s'était mêlé aux plus gros voyous du moment pour entrer en "commando" avenue de Wagram.
Dans l'équipe des "putschistes" : Antoine Quilichini, dit "Tony le boucher", et Stéphane Luciani - tous deux mis en examen avec Jean-Luc Germani dans l'assassinat d'un neveu de "Jean-Jé" Colonna, en juin 2009. De son vrai nom Jean-Baptiste Jérome, ce parrain aussi appelé Jean-Jérôme Colonna, est décédé à 67 ans, en Corse-du-Sud, dans un ...accident de voiture, dû à la présence d'un élément mécanique étranger au moteur !

Y figurait également une autre terreur insulaire, Frédéric Federici, petit frère d'Ange-Toussaint Federici, incarcéré pour l'affaire de la tuerie des Marronniers de Marseille: 3 morts dans la tuerie du 4 avril 2006.
Lien La Provence
Encore du travail pour Nono Montebourg ?

On peut comprendre que le cumulard soit peu présent à l'Assemblée nationale et que les 35h ne suffisent pas à ce candidat de la primaire socialiste, tant il est accaparé par des mission de ménage au PS.
Parmi le personnel sommé de prendre la porte du cercle de jeux parisien, ce jour-là, une jeune femme de 24 ans, Téresa C, directrice administrative et financière adjointe de l'établissement, qui vient de se constituer partie civile et avait refusé de démissionner après le coup de force. Elle est une exception dans un dossier où tous les employés de l'ancienne équipe évincés assurent, sur procès-verbal, qu'ils ont la "trouille" et affichent leur "peur", pour expliquer qu'ils renoncent à se constituer partie civile. Mais l'argument est très galvaudé dans l'ensemble du paysage médiatico-politique.

Le beau-père de Téresa C., Christophe Vedrune, et sa mère, Isabelle Mitsch, deux militants PS venus de La Seyne-sur-Mer (Var), sont employés à la mairie de Sarcelles depuis octobre 2007, lorsque le Parti socialiste investit Pupponi pour l'élection législative partielle dans la huitième circonscription du Val-d'Oise, suite à la nomination de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI.
Le premier a même été durant six mois le directeur de cabinet du maire, François Pupponi.

Un matin d'avril, il est convoqué dans le bureau du maire de Sarcelles, qui lui signifie que sa belle-fille ferait mieux de se taire.
" Le maire m'a fait savoir que j'avais trahi ses amis, nommant ainsi Michel Terrazzoni, et que la poursuite de ma carrière à la mairie de Sarcelles était compromise , raconte Christophe Vedrune aux policiers, le 8 juin, dans un procès-verbal qui a fuité dans Le Monde.
" Il m'a expliqué que les personnes qui lui ont demandé de délivrer ce message n'étaient pas des enfants de coeur, qu'ils appartenaient au grand banditisme et qu'il y avait un risque pour ma famille. Je lui ai fait savoir qu'il s'agissait pour moi de menaces. (...) Il m'a demandé de protéger ma fille et que ses amis ne comprenaient pas pourquoi elle faisait toujours partie du personnel du cercle Wagram, compte tenu des services que lui-même avait rendus en nous embauchant ma femme et moi. "

" Il m'a expliqué qu'il avait été informé par une source policière que j'étais placé sur écoutes (...), assure le témoin qui ne balance aucun nom. " Il me recommandait fortement d'arrêter, je cite littéralement ses propos, de "déblatérer" sur les liens entre la ville de Sarcelles et le cercle Wagram. (...) Il m'a dit qu'il avait eu accès à un relevé d'appels téléphoniques. (...) J'ai indiqué à François Pupponi qu'il avait peut-être de mauvaises fréquentations, il m'a répondu que ces personnes avaient changé leur mode de vie mais qu'il ne leur enlèverait pas son amitié. "

Fortement motivé, Le Monde a contacté François Pupponi

L'ami du non moins vertueux DSK devrait être entendu par le juge Tournaire, à sa demande, le 3 octobre.
Le maire socialiste se dit évidemment stupéfait de ces perquisitions. Il a indiqué au magistrat qu'il ne souhaitait pas bénéficier de son immunité parlementaire. " M. Vedrune est un employé municipal que je fréquente à peine et qui ne fait pas partie de mes intimes. Je n'ai rien à voir avec l'affaire du cercle Wagram. ", assure-t-il.

Par ailleurs avocat de la SMS dont il dit: " On fait mine de croire que la SMS était une société fantôme, vouée au détournement de fonds, alors que son activité est bien réelle et qu'elle emploie 270 personnes ", Me Jean-Dominique Lovichi, qui conseille Pupponi polémique sans sourire :
" Tout ceci est lié à la crise que connaît la droite. Il fallait "déquiller" quelqu'un à gauche. Vous verrez que tout cela va faire "pschitt". Mon client n'entretient aucun lien structurel avec le grand banditisme. Cela irait à l'encontre de ses valeurs et de sa personnalité."

Comme si Jean-Noël Guérini ne suffisait pas déjà à faire le bonheur de la droite !

Et si ça ne suffisait pas...
N'est-ce pas Pupponi qui s'est débarrassé d'Ali Soumaré?
lien PaSiDupes
Et qui a insulté les femmes violentées en apportant un soutien appuyé à DSK ?

lien PaSiDupes

vendredi 10 juin 2011

Colonna décharge sa haine sur ses accusateurs


Troisième procès: les menteurs haineux n'assument toujours pas

Les faits


Le 6 février 1998, le préfet de Corse, Claude Érignac était assassiné rue Colonna-d’Ornano à Ajaccio, abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever, alors qu'il est à terre.
Les 21 et 22 mai 1999, la DNAT arrête Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi, ainsi que leurs épouses et concubines, et Marcel Istria. Dans la nuit du 22 au 23 mai, Didier Maranelli, confirmant les déclarations de sa compagne, livre les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna comme le tueur du préfet.

Le 23 au matin, les policiers interpellent Joseph Versini et Martin Ottavioni, mais Yvan Colonna parvient à prendre la fuite.
Le 28 mai, les parents d'Yvan Colonna écrivent à Mme Erignac pour lui demander pardon.

Le procès

Le 2 juin 2003
, ouverture devant la Cour d'assises spéciale de Paris, du procès des huit hommes accusés d'être membres du commando ayant assassiné le préfet Claude Érignac en Corse.
Le 11 juillet 2003, la cour condamne :
Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, à la réclusion criminelle à perpétuité;
Jean Castela et Vincent Andriuzzi, à 30 ans de prison;
et Joseph Versini, Marcel Istria, Martin Otaviani et Didier Maranelli, à des peines de 15 à 25 ans de prison.

Le 26 août 2003, Marc Simeoni, un des fils d’Edmond Simeoni, figure historique de l’autonomisme corse, est arrêté dans le cadre de l’enquête sur les complicités dont aurait bénéficié Yvan Colonna dans sa cavale.
Le 23 février 2006, la Cour d'Assises spéciale de Paris acquitte en appel Jean Castela et Vincent Andriuzzi, accusés de « complicité d'assassinat » du préfet de Corse Claude Érignac

Premier procès Colonna

Le 4 juillet 2003, après 4 années de fuite, Yvan Colonna est arrêté et mis en détention provisoire. Il est renvoyé devant la cour d'Assises spéciale de Paris pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » du 12 novembre au 12 décembre 2007.
Après cinq semaines d'un procès que ses avocats jugent « équitable », le Parquet requiert la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ses avocats demandent l'acquittement. La Cour le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance. Ses avocats interjettent appel, suivis en cela par le parquet de Paris.

Le procès
en appel
A nouveau devant une cour spéciale, il se tient du 9 février au 27 mars 2009. L'avocat général, Jean-Claude Kross, dénonce la défense de rupture mise en œuvre par Me Sollacarno, et les injures et outrages exceptionnels qu'a subi la Cour. Le 2e jour de procès, la défense adopte des comportements terroristes: Yvan Colonna affirme que la Cour est sous l'influence de Nicolas Sarkozy, tandis que ses avocats, au nombre de cinq, plaident fréquemment en direction de la presse, mettant en doute l'intégrité de la justice, refusant de saluer la Cour et les victimes comme le veut l'usage. Le 11 mars 2009, Yvan Colonna récuse ses avocats et quitte le procès, au motif que la reconstitution a été refusée. Ses avocats quittent également l'audience. Le procès se terminera sans eux. La reconstitution a été refusée au motif que les membres du commando refusaient d'y participer.
Fin juin 2009, la FIDH affirme que « la question du caractère équitable de ce procès est clairement posée » et indique que l'accusé a politisé son procès tandis que la défense a « tout fait pour déstabiliser » le président. L'avocat général critique en retour la FIDH pour sa suspicion systématique et outrancière, ainsi que pour son dédain des victimes.
Yvan Colonna est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Le troisième procès Colonna


Les terroristes engorgent les tribunaux


Déjà condamnés pour l'assassinat du préfet, Alessandri et Ferrandi ont témoigné sans répondre à Colonna.
Yvan Colonna, tueur présumé, Pierre Alessandri, condamné à la perpétuité en 2003 pour sa participation au crime, Alain Ferrandi, chef supposé du commando, sont « les trois doigts de la main », pour les policiers antiterroristes.
Mais le président Hervé Stephan n'a pas souhaité, jeudi, les confronter.


Les deux derniers, condamnés en 2003 à la perpétuité pour leur participation à l'assassinat du préfet Érignac, sont donc revenus séparément à la barre des témoins, pour évoquer la fameuse lettre qu'aurait écrite en décembre 2010 l'accusé à M. Alessandri pour le menacer de représailles s'il ne l'innocentait pas de manière convaincante.

«Je vis avec la rage», mais encore le maître-chanteur vit-il...
D'abord, Yvan Colonna s'est exprimé sur ce document
, livré à la cour vendredi 27 mai par le directeur de la police judiciaire, et sur lequel il était, depuis, resté muet. Ses avocats, fébriles et désordonnés, puis pugnaces et ressoudés autour de Mes Dupond-Moretti et Dehapiot,l'avaient authentifié, le 28 mai, quoi qu'ils aient pu dire.

L'accusé est habile à l'oral, à condition de n'être pas pris au dépourvu.
Or, en l'occurrence, le 'berger' a eu le temps de préparer son exposé. Après une introduction passablement dilatoire, dans laquelle il justifie comme il peut ces cinq longs jours de mutisme, temps de réflexion personnelle et d'analyse de la forme par les parties, avant d'aborder le fond…
Méthodiquement, Colonna embraye ensuite sur son argumentaire: « C'est mon écriture, mes mots, mes expressions, mais cette lettre je ne l'ai pas écrite, c'est un faux !» Selon lui, le « torchon » aurait pu être fabriqué à partir d'échantillons de ses courriers authentiques, interceptés - comme l'autorise la loi - par l'Administration pénitentiaire et, croit savoir l'accusé, «photocopiés puis archivés ».
Habilement victimaire, Y. Colonna fait étalage du ressentiment qui l'anime: « Je vis avec la rage, avec la haine de tous ceux qui m'ont accusé alors que je suis innocent. Mais je réaffirme solennellement que jamais, jamais, jamais je n'ai écrit à Pierre Alessandri ni à aucun membre du commando. Ce qu'ils nous ont fait subir, à moi et à ma famille, ça ne passe pas.» Le ton travaillé prête à la prestation les accents de la sincérité, de la colère juste... On en oublie presque les déclarations hâtives du week-end dernier. Mais rien de ce qui est à son désavantage n'est jamais de lui.

La haine comme excuse
Sur ce, mine sombre et survêtement noir, entre Pierre Alessandri.
«Je n'ai jamais eu cette lettre entre les mains. Yvan Colonna ne l'a pas écrite, je pense que ma comparution va être assez brève », affirme-t-il. À une question de la partie civile, il ajoute, en symbiose avec le ton guerrier de la missive que son ex-ami ne lui a pas écrite et qu'il ne l'a pas reçue: « Je ne crois pas qu'il aurait pris le risque majeur de m'envoyer une telle lettre, sans quoi ma réaction aurait été tout autre…»



L'innocent du box, colère contenue, envoie son message: « J'ai dit tout à l'heure que j'avais, vis-à-vis de toi et des autres, des sentiments que je te laisse imaginer. » Pierre Alessandri tourne les talons, son imagination n'ayant pas de gros efforts à fournir pour décrypter l'oracle du berger de Cargèse.


Et voici enfin Alain Ferrandi, plus sombre que jamais.

Il n'a « absolument rien à dire » du courrier dont son complice ne fut - c'est, pour lui, une certitude - ni l'auteur ni le destinataire. Me Baudelot, partie civile, lui rappelle en quels termes choisis il apparaissait dans le texte: « L'autre merde d'Alain », «cette ordure»… « Comment réagissez-vous ? »
Mains crispées sur la barre des témoins, Ferrandi lâche, lucide: « Je ne réagis pas. Vous souhaitez que je m'invective [sic] avec Yvan ? » L'injure aurait pu conduire naturellement à la mise en cause. L'accusé répète son message: « Comme je l'ai dit à Pierre, les sentiments que j'ai à l'égard de vous tous sont mêlés de rage et de haine pour ce que vous m'avez fait. » Alain Ferrandi laisse dire et s'en va.
A la "haine" de l'un, l'autre oppose le "mépris".

Le berger corse promène la Cour

La Cour d’Assises de Paris se déplace le 6 juin à Ajaccio pour une audience dans la rue où fut assassiné le préfet de Corse Claude Erignac par un commando de nationalistes dissidents voulant « refonder la cause » corse. Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour ce crime, va quitter sa prison pour l’île mais sera témoin passif des débats, puisqu’il affirme qu’il n’était pas là ce soir-là. L’accusation ne voit au contraire en lui que celui qui tira trois balles dans la tête du plus haut représentant de l’Etat.

Les avocats d’Yvan Colonna, qui ont demandé ce transport, assurent que la Cour pourrait être convaincue de son innocence, grâce à la présence de deux experts en balistique, d’un médecin légiste, ainsi que de Pierre Alessandri, ami d’enfance d’Yvan Colonna au village de Cargèse, qui s'accuse depuis 2004 des coups de feu et condamné à perpétuité.
A part lui, la Cour n’a pas jugé utile la présence des témoins oculaires et les autres condamnée refusent de participer.

Ce déplacement, d’un coût de plusieurs centaines de milliers d’euros, satisfait aux exigences de la défense, mais ne constitue donc qu'une simple remise en situation avec la Cour et les avocats qu’une reconstitution. La procédure ressemble fort au « transport » de la justice déjà opéré é en 2007, au premier procès Colonna.

En 2009, en appel, le refus de la cour de procéder à une reconstitution plus approfondie avait amené l’accusé et ses avocats à quitter l’audience qu’ils jugeaient biaisée. La Cour de cassation l’a annulée, provoquant ce troisième procès.

La défense entend par ailleurs mettre à profit les discordances entre ces témoins oculaires, certains ayant vu deux tueurs près du préfet et d’autres trois. La version jusqu’ici retenue par la justice est que trois hommes, dont Yvan Colonna, ont approché le préfet pour le tuer.

Entretenir la confusion



Quatre participants au crime, dont Pierre Alessandri, ont désigné Yvan Colonna en 1999 comme l’auteur des coups de feu, avant de se rétracter de manière tardive et contestée. Pierre Alessandri est dans la version initiale l’homme en faction en bas de la rue.

Comme celle de ses amis, sa rétractation paraît d’autant moins crédible à l’accusation qu’est apparue au dossier la semaine dernière une lettre de chantage où Yvan Colonna le menaçait de « guerre » s’il ne déposait pas en sa faveur.
La défense a d’abord admis qu’Yvan Colonna était bien l’auteur de cette lettre avant de faire volte-face et de parler d’un « faux » fabriqué selon elle par la police.

Le procès doit se terminer mi-juin.

dimanche 29 mars 2009

Procès Colonna : l’intimidation passe du côté Cour au côté rue

Manifestation à Ajaccio contre le verdict
A la différence d'Yvan Colonna, qui s'était dispensé du verdict depuis le box des accusés et que La Provence a décrit "reclus" dans sa cellule, ses camarades Corses se sont montrés.

Mais quel est l’intérêt pour les organisateurs -forcément partiaux- de lancer le chiffre de "près de" 15.000 personnes, si la police ne comptait que 3.500 manifestants, samedi après-midi dans les rues d'Ajaccio ? Quel idée l’agence de presse française partisane se fait-elle en outre de l’impartialité des huissiers, lorsqu’elle déclare "avoir constaté" un rassemblement contre la condamnation en appel d'Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998 ? D’autant que la ville d’Ajaccio compte "près de" 65.000 habitants, la Corse du Sud, 120.00 habitants et l’île entière "près de" 300.000 Corses. Soit, dans l'hypothèse la plus favorable, un manifestant pour 20 habitants.


La démonstration
Le défilé avait débuté vers 15H30 sous une pluie fine et en silence sur le cours Napoléon, alors que bon nombre des magasins bordant cette artère avaient fermé leurs portes. "C'est par solidarité. Il n'y a aucun mot d'ordre en ce sens", a précisé une commerçante, qui à Saint Quentin aurait probablement regretté un manque à gagner…

La manifestation était organisée à l'appel du comité de soutien à l’assassin de Cargèse, condamné vendredi par la Cour d'Assises spéciale de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, à laquelle il avait échappé en première instance, fin 2007.

En tête de cortège, une grande banderole proclamait, en langue corse, "Justice pour Yvan", avec de chaque côté un portrait du « jeune » berger de 49 ans. Des manifestants brandissaient aussi un grand drapeau à tête de Maure, l'emblème de l'île.
Le cortège a évolué dans le calme, marquant régulièrement des pauses pour applaudir et scander "Yvan" ou "Liberté !", en corse, faut-il le préciser….

Dans les premiers rangs figuraient Christine Colonna, la soeur du condamné, la plus médiatique de la famille, bien que le père (ci-dessus) soit un ancien élu socialiste , ainsi que les élus autonomistes Jean-Christophe Angelini et Edmond Siméoni, avec Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats d'Yvan Colonna.
"Ce procès a été une pantalonnade, une mascarade, une parodie de justice", a reconnu Me Sollacaro l’un des principaux acteurs, en début de manifestation.
"Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, notre parole n'est pas entendue", a déploré de son côté Christine Colonna, ajoutant en corse à l'attention de son frère: "tiens bon, on est tous avec toi". Et la parole corse, c’est quelque chose !

La présence la plus remarquée était celle d’André Paccou, le représentant de la Ligue des Droits de l'Homme en Corse, qui s’affichait en opposante de la République.

Le leader nationaliste, Edmond Siméoni, a estimé, à l'issue du défilé, qu'"avec la condamnation d'Yvan, le masque était tombé": "on a voulu l'emmurer vivant, mais il est debout", a-t-il affirmé.

Or, E. Siméoni est:
-> l’un des auteurs de la première action violente près d'Aléria, le 21 août 1975;
->
le père de Gilles Simeoni, un des quatre avocats d'Yvan Colonna au procès de l'assassinat du préfet Claude Érignac;
->
un
membre d’« Action pour la renaissance de la Corse » (qui s’est substitué à Action régionaliste corse (ARC),. a également dénoncé "les outils répressifs rétrogrades d'une police et d'une justice d'exception" et indiqué que le comité de soutien à Yvan Colonna allait "préparer le troisième procès".
"En Corse, l'injustice a toujours été subie, jamais acceptée", a-t-il lancé.

Quelques débordementsSamedi peu avant 18h30, la principale artère de la ville, le cours Napoléon, était envahie par les fumées bleues des grenades lacrymogènes et rouges des incendies allumés par des manifestants.

A 20h00, le calme était revenu, la circulation rétablie après l’extinction par les pompiers de feux de poubelles allumés sur le cours. Aucune arrestation n’a été effectuée et les gardes mobiles ont dénombré un blessé léger dans leurs rangs, de source policière.

Les policiers ont également été pris à partie par certains consommateurs massés aux terrasses. Quelques coups ont été échangés et quelques chaises des débits de boissons ont été lancées en direction des forces de l'ordre, comme nous avons pu le « constater » au JT.

A l'issue de la manifestation
  • Quelques manifestants encagoulés ont lancé des pierres, des pétards et deux cocktails Molotov en direction des forces de l'ordre. Les policiers massés en haut d'une rue près de la préfecture ont bien dû répondre en tirant quelques grenades lacrymogènes pour disperser les innocents agresseurs.
  • "Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, notre parole n'est pas entendue", a déploré de son côté la sœur du condamné, Christine Colonna, ajoutant à l'attention de son frère, quelque chose comme: "Tiens bon, on est tous avec toi" ! , en corse, pour associer les Français à la juste cause de l’assassin d’un préfet de la République, puisque la langue officielle, en Corse, n’est pas le français.