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lundi 20 avril 2020

Les JT mentionnent-ils les nouvelles violences de banlieues dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis

Le Covid-19 écrase l'information: une aubaine...

En même temps qu'elle nous serine avec son souci surfait du devenir des décrocheurs, la  presse relègue les nouvelles violences de banlieues

"Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis, a en revanche précisé la préfecture, alors que des tirs de mortier d'artifice ont été constatés, avec des répliques de tirs de LBD... 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, puis de vendredi à samedi de Pâques, des guet-apens visant des sapeurs pompiers et des policiers appelés à l'aide, suivis de tirs de mortier et des incendies avaient été signalés à Grigny, Essonne,principalement sur les réseaux sociaux 
Dans la nuit de dimanche à lundi, des incidents sporadiques ont éclaté, avec intervention de la police, notamment à Villeneuve-la-Garenne ou Aulnay-sous-Bois. 

Deux jours après, la tension était toujours vive en banlieue parisienne.

De nouveaux incidents sporadiques ont été constatés dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. A Villeneuve-la-Garenne, de premiers tirs de mortier d'artifice ont été tirés peu avant minuit, rapporte l'Agence France-Presse. Les incidents avaient commencé un peu plus tôt dans la commune voisine d'Asnières, avec des tirs similaires.

Dans les Hauts-de-Seine, des feux de poubelles et de véhicules ont aussi été signalés, à Asnières et Nanterre.
En Seine-Saint-Denis, des poubelles ont été incendiées à Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis vers 22 h 30. À Saint-Denis, la situation était redevenue plus calme peu après 23 heures, a indiqué la préfecture. "Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", a précisé la préfecture.

Sept personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi

A Villeneuve-la-Garenne, l'accident d'un motard circulant sans casque sur une moto de cross a mis le feu aux poudres, dans les Hauts-de-Seine, samedi soir. Il a eu la jambe fracturée après avoir percuté la portière d'un véhicule de police banalisé qui se trouvait à l'arrêt à un feu rouge. L'accident a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une "bavure" policière et a provoqué des échauffourées dans la ville le soir même.
L'accident a provoqué la mise en place d'un important dispositif policier, en plein confinement de lutte contre l'épidémie de coronavirus, à Villeneuve-la-Garenne (commune de centre droit depuis 1953), dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril.

Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, une quinzaine de voitures et une cinquantaine de poubelles ont été incendiées

Au total, sept personnes ont été interpellées par la police en Seine-Saint-Denis. Au moins quatre d'entre elles étaient toujours en garde à vue lundi en fin de journée, selon le Parquet de Bobigny.

Saisine de l'IGPN. 
Sur le volet de l'accident de Villeneuve-la-Garenne, une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre pour en déterminer les circonstances exactes, qui font l'objet de versions contradictoires. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la 'police des polices') a également été saisie. 
Les policiers ont ouvert la portière pour procéder au contrôle du motard déconfiné et sans casque - qui roulait à vive allureassurent les forces de l'ordre assermentées. L'individu aurait manqué de renverser l'un d'eux avant de percuter leur voiture.
Mais le contrevenant accidenté nie les faits. "Mon client me garantit qu'il n'y avait personne à l'extérieur de la voiture", réfute l'avocat du motard, Maître Stéphane Gas (cabinet Lucas Minkowski à ... Paris 17e, mais avenue de Clichy )qui a déposé une plainte lundi contre les policiers. "Il a vu une voiture noire et, au dernier moment, la porte s'ouvrir. Il a eu le temps d'appuyer sur le frein, mais il était déjà dans la portière", ajoute-t-il, expliquant que son client roulait, selon lui, entre 70 et 80 km/h, en ville.

"Il est manifeste que le policier à l'origine de cette manœuvre a délibérément cherché, si ce n'est à faire tomber, a minima à gêner la progression", peut-on lire dans la plainte. Selon les premiers éléments de l'enquête fournis par le parquet, "le motard, qui arrivait par l'arrière en cherchant d'abord à dépasser le véhicule par la gauche, a changé de trajectoire pour finalement doubler le véhicule arrêté par la droite, au mépris des règles du Code de la route, et est venu percuter la portière avant droite, en cours d'ouverture". Opéré pour une fracture du fémur dans la nuit de samedi à dimanche, le trentenaire - dont l'identité n'est pas révélée - a été transféré dans un hôpital parisien lundi pour une seconde intervention.

mardi 14 avril 2020

Confinement à Grigny : 48h de violences contre la police, avec guet-apens et tirs de mortiers

La pandémie au coronavirus est pour certains le moment rêvé pour déstabiliser le pouvoir

Les services de protection du public sont confrontés aux casseurs de quartiers de Grigny en Essonne



De nombreux guet-apens contre les policiers ont eu lieu et des tirs de mortiers ont été entendus ces derniers jours, à Grigny, en pleine nuit, rapportent les réseaux sociaux. 
En dépit du confinement - et probablement dans le respect de la distanciation sociale réglementaire - , les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers et des jets de projectiles pendant plusieurs nuits à Grigny.

Le "quartier sensible" (en langage politiquement correct et "transparent", lui aussi) de Grigny 2 s'est mis en état insurrectionnel en s'en prenant à des policiers, notamment pendant le week-en de Pâques, justement. Au cours de la semaine, les fonctionnaires avaient obtenu des informations faisant état d’une volonté de s’en prendre à eux par l’intermédiaire de guet-apens, notamment au moyens de tirs de mortiers.


Les émeutiers se sont déchaînés dans la nuit du Vendredi Saint et celle du  samedi, veille de Pâques. 
Vers 01h15, les forces de l’ordre ont reçu plusieurs appels signalant des conteneurs poubelles incendiés à plusieurs endroits en même temps, dans le quartier de Grigny 2. 
Peu avant ces appels, les sapeurs-pompiers qui passaient par le rond-point Pasteur avaient été la cible de tirs de mortiers. Des tirs qui n’ont heureusement fait aucun blessé. Un dispositif de police a dû être mis en place pour protéger les pompiers en mission d'extinction des différents incendies. 

Dès leur arrivée sur place, les policiers ont été reçus par des jets de projectiles mais également par des tirs de mortiers d’artifice, en nombre. Il s’agissait très clairement d’un nouveau guet-apens dans ce quartier de reconquête républicaine (QRR), sic, un dispositif mis en place en 2018 par Gérard Collomb: annoncé en février 2018 par le ministre de l’Intérieur de Macron, entré en vigueur à la rentrée 2018 dans quinze quartiers, ce dispositif est en place dans les territoires où la délinquance et les trafics ont significativement augmenté et doit concerner soixante quartiers à la fin du quinquennat de Macron.
Lors de l'inauguration du dispositif en septembre 2018, Gérard Collomb avait annoncé les quinze premiers quartiers sélectionnés qui accueillent 300 fonctionnaires. Une seconde vague de renforts est ensuite intervenue dans quinze autres quartiers difficiles avant l’été 2019. 
A Grigny, ce weekend de Pâques, les forces de l’ordre ont répliqué par des moyens lacrymogènes et des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD).

Les policiers avaient-ils des consignes pour laisser échapper les émeutiers ?

Les agresseurs ont réussi à prendre la fuite et aucun n’a pu être interpellé...
Des policiers de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) de la Police Nationale étaient pourtant arrivés sur place, soit 130 personnes. 
Les CDI agissent sur une zone départementale et elles ont pour objectifs le renfort des policiers locaux comme les BAC dans la lutte contre la criminalité en flagrant délit, le maintien de l’ordre comme des CRS et des missions de sécurisations et d’ordre public. Plus mobiles que les CRS ils sont capables de réaliser des interpellations plus facilement.Les policiers en tenue de maintien de l’ordre sont reconnaissables à leurs casques noirs avec ou sans bandes bleues. Mais certains sont en civil.

La CDI a toutefois permis de repousser les assaillants
Il leur a suffi de se réfugier dans des halls d’immeuble pour s'évaporer dans la nature bétonnée. Les quatre incendies différents ont alors pu être éteints  et il n’y a pas eu de blessé signalé. Le calme est revenu vers 02h30. Provisoirement.

Aucun des agresseurs n’a pu être interpellé. 
Des vidéos amateurs montrant ces violences urbaines ont été diffusées sur les réseaux sociaux, à défaut des organe de presse institutionnelle. Les images auraient dû permettre d'identifier les émeutiers, mais il semble que les ordres ne sont pas venus d'interpeller les individus.  
Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police SGP-FO évoque la "loi de caïds sur les habitants". Et après ?

Grigny cette nuit, pompiers et policiers piégés, caillassés, cibles de mortiers.
La raison : rejet du confinement pour maintenir le trafic de stups. Des journaux palabrent répression dans les quartiers. Nous, nous témoignons de loi de caïds sur les habitants.


13:53 - 11 avr. 2020


Les forces de l’ordre visées par des tirs de mortiers disposaient d'un hélicoptère!

Les agressions se sont répétés la nuit suivante, entre samedi et dimanche. 
Alors que l’hélicoptère des forces de l’ordre en mission de sécurisation survolait le quartier de Grigny 2, plusieurs émeutiers ont utilisé des mortiers d’artifice contre l’aéronef qui a dû rebrousser chemin, indique une source policière : une piteuse retraite, alors que Macron dit que le pays est "en guerre"... 
De nouveaux incidents ont éclaté au cours de la nuit, plus légers, sans faire de blessé.

"Le climat était très tendu à Grigny 2 dans la nuit de vendredi à samedi",  assure pourtant une source, alors que "les trafics de stupéfiants sont pratiquement à l’arrêt à cause des mesures de confinement". Lorsqu’elles prendront fin, "la situation pourrait devenir explosive," prévient la source anonyme.
Parmi les forces de l’ordre, nombreux sont ceux qui craignent une poussée des tensions dans ces zones de non-droit, si le confinement venait à durer et à continuer à assécher le business des trafiquants.

Bercy réfléchit au moyen d'aider à la reprise de l'économie souterraine...

mardi 5 novembre 2019

Violences à Chanteloup-les-Vignes: des mots de fermeté et d'espoir du gouvernement

Des mots de plus, après un nouvel incendie criminel et des agressions de policiers et de pompiers 

Un acte "odieux et inacceptable": trois ministres ont adressé mardi un "message de fermeté" et "d'espoir" à Chanteloup-les-Vignes

Quant au premier ministre, il croit que le mépris et l'insulte sont des modes d'action: Edouard Philippe invective "une petite bande de d'imbéciles et d'irresponsables". 

Les agresseurs sont une bande d'une trentaine de jeunes :
jeunes, mais crétins
La triade a fait le déplacement de 40 kilomètres, trois jours après l'incendie de l'école du cirque de cette commune agitée des Yvelines. Christophe Castaner (Intérieur), Nicole Belloubet (Justice) et Julien Denormandie (Ville) ont devisé avec les pompiers et les policiers qui ont été les cibles de tirs de projectiles par une bande d'une trentaine de jeunes toujours non identifiés, samedi soir, lors d'une nuit de violence de cette ville (10.500 habitants) UDI-UMP-LR depuis 1983, située entre Poissy - mairie de gauche jusqu'en 2014 et où la proportion des Maghrébins est de 6,8 % (dont Marocains 5,2 %), soit nettement plus qu'au niveau départemental - et les villes nouvelles de Cergy-Pontoise (PC/Front de Gauche) et Saint-Quentin-en-Yvelines, dont la députée LREM, Nadia Hai, a pour suppléant Moussa Ouarouss, un Franco-marocain mis en examen pour trafic de stupéfiants entre le Maroc et la France : lien PaSiDupes

Evoquant un acte d'"odieux et inacceptable", Christophe Castaner en charge de l'Intérieur a assuré que "justice serait rendue à Chanteloup, à ce quartier de La Noé, à ses habitants", souhaitant apporter, avec ses collègues ministres, un "message de fermeté" et "d'espoir".
Le quartier Prioritaire Noe-Feucherets bénéficie pourtant d'une convention PRIOR’Yvelines pour sa transformation signée le mardi 28 mai 2019 par Pierre Bédier, président du Département des Yvelines, Philippe Tautou, président de la communauté urbaine de Grand Paris Seine & Oise, et Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, par laquelle le département des Yvelines s’engage à participer à hauteur de 9,8 M€ à six opérations de transformation.

Avant les actes récents de violences urbaines, le Département avait déjà décidé d'investir :

  • 8 M€ pour créer une cité éducative, inscrivant le groupe scolaire Roland-Dorgelès et le collège René-Cassin au sein d’une même entité, au service d’un projet pédagogique partagé,
  • 4 M€ pour l’opération d’aménagement de l’avenue de Poissy afin de construire de nouveaux programmes de logements et de redessiner l’espace public,
  • 2,5 M€ pour la construction d’une maison médicale, par le Département, afin de recréer une offre complète de services de santé,
  • 2 M€ pour transformer la RD1 au sud du quartier, afin d’améliorer l’entrée de ville et conforter les aménagements de la gare,
  • 675 000 € pour financer à 90 % la restructuration de l’ancien centre de loisirs Jacques-Prévert et en faire un nouveau pôle culturel tourné vers la musique,
  • 430 000 € pour réaliser les dernières résidentialisations d’immeubles de l’Ellipse et le remaillage viaire  du quartier [réseau formé par toutes les voies de circulation qui  desservent une ville],
  • 1,15 M€ au titre du plan d’amorce accordé en juillet 2018.

Et Castaner de souligner la "confiance dans les élus locaux et en particulier la mairie UMP/LR (...) pour que chaque mètre carré de cette commune soit considéré comme un mètre carré de reconquête républicaine".

Castaner pointe des trafiquants de drogue.
"Nous faisons un travail en profondeur, en particulier dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mettant le doigt sur une cause essentielle du mécontentement de la bande d'individus qui s'en prend au vivre ensemble de la commune, il a souligné que le nombre de réseaux démantelés dans les neuf premiers mois (de l'année) a augmenté de 50%" dans le département des Yvelines.
"Nous continuerons avec détermination (...) pour que ces trafiquants qui considèrent qu'ils sont ici chez eux se rendent compte que tel n'est pas le cas", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs indiqué avoir "demandé une analyse juridique sur la possibilité d'interdire en France la commercialisation des mortiers" d'artifice, de plus en plus utilisés selon lui comme "armes par destination". 

Une "volonté d'organiser un guet-apens (...) contre nos forces de sécurité et nos pompiers" soulignée par le ministre

Castaner a dénoncé l'"incroyable défi qui a été lancé sur les réseaux sociaux entre des quartiers pour, au fond, se faire du flic".
"Nous devons lutter aussi contre la diffusion de ces appels sur les réseaux sociaux" - sans nommer la musique rap -, un "mal qui se répand, qui banalise à la fois la violence contre les forces de sécurité, et en même temps invite à une sorte de concours totalement scandaleux", a-t-il estimé.

Pour sa part, Julien Denormandie, ministre de la Ville, a précisé que l'Etat participera  à la reconstruction du chapiteau. Les habitants de la Rue d'Aubagne à Marseille - où deux immeubles se sont effondrés lors de fortes pluies, il y a un an - savent toutefois ce que valent les promesses de Julien Denormandie : lien PaSiDupes...
La veille, Pierre Bédier, un chiraquien, le président LR du Conseil départemental des Yvelines,  avait promis que celui-ci serait "reconstruit dans moins d'un an et entièrement financé par le département". Denormandie est-il venu pour faire de la surenchère?
Quant à Nicole Belloubet, nul ne sait ce que sa présence a apporté.

Avant les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes, c'est Béziers qui a été traumatisée par un autre incendie de deux écoles que les policiers arrivés sur place, dans le quartier de La Devèze, se sont fait caillasser. 

De plus en plus, le gouvernement Philippe apparaît comme celui de l'Ile-de-France ?
En effet, la triade Castaner-Belloubet-Denormandie a-t-elle fait le déplacement de Béziers ? Lien PaSiDupes

vendredi 25 octobre 2019

"Zone de non-droit" : des policiers visés par des tirs de projectiles

Nuit de tension dans la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie: plusieurs blessés de part et d'autre 

Laurent Nuñez assure que la police "a été victime d'un véritable guet-apens organisé"
Résultat de recherche d'images pour "Mantes guet-apens Macron"

Les policiers qui s'étaient déplacés pour un véhicule en feu à Mantes-la-Jolie se sont retrouvés encerclés et visés par des tirs de projectiles. Lors de l'agression, deux blessés, dont upolicier, sont à déplorer, ainsi qu'un jeune, grièvement blessé à l’oeil par un tir d'origine non identifiée.  

Peu avant 23 heures, trois policiers sont appelés pour éteindre une voiture incendiée au Val-Fourré, quartier sensible de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, selon une source policière. Les fonctionnaires de police font leur devoir en se rendant sur les lieux à pied, habillés en civil. C'est alors qu'une centaine d'individus ont tiré de nombreux projectiles sur les forces de l'ordre, une trentaine, jeudi soir à Mantes-la-Jolie. 

Sur place, ils sont assaillis par "plusieurs dizaines" d'individus qui les visent avec des projectiles, des tirs de mortier d'artifice et des cocktails Molotov.
es affrontements durent une demi-heure. Les policiers appelés en renforts ont répliqué avec leurs moyens de défense, lanceurs de balles de défense (LBD), grenades de désencerclement et grenades lacrymogènes.

L'un des policiers a été légèrement blessé à la cuisse par un tir de mortier d'artifice. Un jeune agresseur de 20 ans a été touché à l'oeil et transporté au centre hospitalier de la ville. Il se pourrait qu'il en perde l'usage. Un autre, a également été admis pour une blessure aux testicules. 

Ce guet-apens n'a donné lieu à aucune interpellation pour l'instant. 
Deux enquêtes ont été ouvertes: une en flagrance pour violences avec guet-apens, arme et en réunion, participation à un groupement formé en vue de la commission de violences, et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Une seconde a été confiée à l'IGPN sur les conditions d'usage des armes de défense par les policiers. 

D'autres violences concertées dans les Yvelines 

Au lendemain de ces événements,
le syndicat Alliance dénonce une "banalisation de ces guet-apens et de ces violences urbaines" dans le département des Yvelines.

"Dans la même soirée, une heure plus tôt, c'était le commissariat des Mureaux qui était attaqué à coup de jets de mortiers.

Quelques minutes après le traquenard de Mantes-la-Jolie c'est un véhicule de BAC sur Trappes qui était attaqué par une quinzaine d'individus avec des tirs de projectiles", révèle Julien Le Cam, secrétaire départemental Alliance dans les Yvelines. 

Ces affrontements "violents par le nombre de personnes qu’on avait en face de nous (...) sont assez inhabituels", a pourtant prétendu le patron de la Direction départementale de la sécurité publique, le contrôleur général Ludovic Kauffman, conseiller du préfet pour la sécurité et l'ordre public.
Un dispositif de maintien de l’ordre supplémentaire doit être mis en place à partir de vendredi soir
avec l’appui d’une compagnie de CRS.

En l'absence de Castaner,  Nuñez, son secrétaire d'Etat, a pris la parole:

Les policiers mettent en cause un manque d'effectifs et "un sentiment d'impunité des jeunes"
Est-ce "l'affaire" de Macron?

dimanche 30 septembre 2018

Evry : un guet-apens monté contre des policiers

Evry, fief de Manuel Valls, ex-ministre de l'Intérieur PS, est le siège d'un tribunal de Grande Instance...

Les policiers étaient en intervention de sécurisation d'
une voie publique

L'AFP parle d'Evry, mais Le Parisien cite "Ivry"...
Mais ils ont été pris pour cible à Evry, selon l'AFP, dans le quartier des Epinettes, limitrophe de Corbeil-Essonnes, au cours de la nuit de vendredi à samedi. Des containers y avaient été enflammés pour les attirer sur les lieux du guet-apens. En écho aux propos indignes de Yann Moix ?

Il était 22 heures, vendredi 28 septembre, quand un chauffeur de bus constata un feu sur l'itinéraire que son véhicule était censé emprunter, dans le quartier des Épinettes à Evry (Essonne).
Le conducteur préféra alors se détourner du trajet prévu et suivre une autre route. 

Appelés sur place, des agents de police constatèrent que la voie était obstruée par des containers enflammés et ils durent s'assurer que les flammes ne se propageaient pas aux bâtiments alentours.

Qui dit vrai, Le Parisien (Ivry) ou l'AFP (Evry)?
Notons qu'Ivry-sur-Seine est dans le Val-de-Marne...

Une quinzaine de "jeunes" leur jeta des mortiers d'artifice, des cocktails Molotov, des cailloux et... des boules de pétanque."

Résultat de recherche d'images pour "TGI d evry"Immédiatement pris pour cibles, les policiers durent alors riposter par des tirs de flashball et des grenades de désencerclement. "Ce piège montre une nouvelle fois la violence que subissent nos collègues au quotidien dans l'Essonne, un département délaissé en terme d'effectifs", a souligné un représentant du syndicat de police Alliance, pour qui les policiers ont été pris dans un guet-apens.

Les voyous en sont pour leurs frais. Aucune victime n'est à déplorer, mais les délinquants peuvent toujours dénoncer des violences policières. Mediapart et Yann Moix peuvent les aider à monter des accusations...

dimanche 27 décembre 2015

"Les sales Corses de merde" ont encore réagi au guet-apens d'Arabes d'Ajaccio

Les media inféodés au pouvoir confondent cause et conséquence au détriment des Corses

"On a vu des jeunes arriver avec des battes de base-ball," témoigne une femme pompier d'
Ajaccio agressée

Tiffany, sapeur-pompier à Ajaccio blessée lors d'un guet-apens durant la veillée de Noël, raconte les violences subies et les injures essuyées par les forces de la sécurité civile. "On est intervenus sur un incendie dans le quartier des Jardins de l'empereur", se souvient-elle sur BFMTV. Soudain, "une bande de jeunes nous a insultés de 'sales Corses de merde'. Ils avaient des battes de base-ball et des clubs de golf". Les pompiers ont finalement réussi à se sortir du traquenard et à quitter le quartier arabe d'Ajaccio, mais deux d'entre eux ont été blessés et brièvement hospitalisés.

Pompiers agressés à Ajaccio: "On a vu des... par BFMTV

La population corse outragée a manifesté sa colère

Vendredi en fin de journée, plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés sur les lieux du guet-apens dans cette cité populaire d'Ajaccio, en présence des policiers déployés pour tenter de maintenir de calme, mais aussi pour essayer d'identifier et de retrouver les auteurs de l'agression de la veille.
VOIR et ENTENDRE l'un des pompiers corses agressés assurer qu'"il aurait pu y avoir des morts":

En marge de ce rassemblement de solidarité avec les pompiers et la police, une salle de prière musulmane de la cité des Jardins de l'Empereur, a été saccagée par un groupe de Corses qui ont aussi tenté de mettre le feu à de nombreux livres, dont des exemplaires du Coran, sans y parvenir vraiment. "50 livres de prières ont été jetés sur la voie publique (seules quelques feuilles ont été consumées)",  avait précisé François Lalanne, mais 30, selon d'autres sources. 

Une boutique de kebab a également été endommagée.

La situation s'est à nouveau tendue et le préfet a interdit les manifestations dans le quartier

Débuté dans le calme aux abords du quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio, ce samedi 26 décembre, le rassemblement prévu à 15 heures a rapidement tourné à l'émeute. 
Plus tôt, plus de 300 manifestants ont forcé le barrage des policiers pour accéder au quartier où une salle de prière musulmane avait été saccagée vendredi soir.
Deux explosions auraient été entendues, d'après les journalistes et un important dispositif comportant des gendarmes et des CRS a été mis en place aux pieds des immeubles pour empêcher les manifestants de passer.

Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS a été "déployé" dans le quartier. Les portes vitrées de trois halls d'entrée ont été brisées par des pierres. Peu avant 17h00, les manifestants ont commencé à progresser en direction de Saint-Jean, un autre quartier d'Ajaccio, situé à une dizaines de minutes de là. Comme la veille, certains scandaient "Arabes dehors" ("Arabi fora"), "Islame fora" (Islam dehors) ou encore "On est chez nous".

"C'est un tout petit groupe de jeunes", a minimisé Mehdi, un habitant des Jardins de l'Empereur, âgé de 35 ans: "les parents abandonnent, le problème c'est l'éducation", a-t-il estimé, "mais nous, nous voulons tous vivre ensemble, sans problème". 
Selon la préfecture, quelques heures avant ces incidents, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de "400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire", qui ont pu servir à alimenter des incendies lors de la nuit de Noël, célébration chrétienne.

Le préfet de Corse, Christophe Mirmand, 
a annoncé qu'il va prendre un arrêté d'interdiction de manifester dans la cité.
En début de soirée, le préfet de Corse, Christophe Marmand, a demandé aux manifestants de cesser leur mouvement, "qui donne une image désastreuse de la Corse". Ces derniers se sont dit satisfaits des engagements du représentant de l'Etat, qui a annoncé que "des policiers seront présents dans tous les quartiers", ont-ils précisé. 
Une ville en "état d'urgence"...

Personne n'a vu le premier ministre dont on dit qu'il serait en soins, mais les services de Manuel Valls s'expriment sur Twitter:
Depuis, les media négligent le guet-apens qui a fait des blessés mais reprennent l'adjectif "inacceptable" en boucle à propos du saccage de salle...

La ville est désormais sous haute surveillance. 
De nombreux policiers sont restés déployés toute la nuit devant les cinq lieux de culte musulmans de la ville, et dans la cité des Jardins de l'Empereur. "Nuit calme à Ajaccio, très fortement encadrée par des effectifs des forces de l'ordre", s'est félicité par SMS le sous-préfet François Lalanne.

Le mot d'ordre est à l'incompréhension malgré la mise en garde du maire
Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression de la part d'un petit groupe, insiste-t-on, qui a tenu une embuscade. Mais l'émotion suscitée par cette agression ne doit "en aucun cas se traduire par des réglements de compte et des récupérations", a soupçonné le préfet de Corse,  Christophe Mirmand, à France Info.
Le préfet de Corse dénonce les débordements des deux côtés : "Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression. (...) Mais l'émotion que peut entraîner cet événement ne doit en aucun cas se traduire par des règlements de compte et des récupérations."
"Ça n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré" Christophe Mirmand, préfet de Corse
Jean-Guy Talamoni, le président nationaliste  de l'Assemblée de Corse condamne lui aussi ces faits : aussi bien l'agression "inqualifiable" des pompiers et du policier "qui n'est pas tolérable et ne sera pas tolérée", que le saccage de la salle de prière, "acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle". 

De même, Gilles Simeoni,
président du Conseil éxécutif de Corse, dénonce des dérives racistes inacceptables.
"Il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation," commente Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse:
"Ce n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré", a ajouté le préfet. "Un petit groupe de personnes a commis ces agressions aux Jardins de l'Empereur, un tout petit groupe de plusieurs personnes qui seront, je l'espère, rapidement identifiés", a ensuite lancé le préfet de Corse. 

"J'avais des craintes", rappelle en revanche le maire LR de la ville
Laurent Marcangeli, député-maire Les Républicains d'Ajaccio, déclare ne pas être "surpris" de ce qui s'est passé. "Depuis plusieurs mois, je sentais la tension monter. Il en fallait très peu pour déclencher ces événements. Depuis le 13 novembre, j'avais des craintes", explique-t-il. L'élu précise que le quartier des jardins de l'empereur à Ajaccio est dans la même situation que les quartiers défavorisés sur tout le territoire. Laurent Marcangeli dit bien qu'il sentait "la tension monter" depuis plusieurs mois, mais précise aussi qu'en tant que maire, il ne peut "pas accepter ce type de comportement".
"Si demain chacun veut se faire justice lui-même, on tombe dans l'anarchie" Laurent Marcangeli, député-maire LR d'Ajaccio

Les critiques politiques reprennent le dessus
"Aujourd'hui, il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation ici comme en France. Ces phénomènes sont bien sûr accentués avec les événements récents. Je pense qu'il faut avoir le courage de dire qu'il y a des problèmes politiques et économiques", a déclaré le tout nouveau président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni (Parti nationaliste 'Inseme per a Corsica' qui en français hexagonal signifie 'ensemble pour une Corse une') et avocat d'Yvan Colonna, condamné pour l'assassinat de Claude Érignac.