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jeudi 23 avril 2020

Violences urbaines dans les quartiers: Castaner donne des consignes de laisser-faire

Le ministre de l'Intérieur trouve des excuses aux contaminateurs potentiels

Toujours socialiste, Castaner tremble des genoux


Les tensions actuelles dans certains quartiers populaires sont dues notamment à "l'effet de la dureté du confinement," a-t-il assuré jeudi, confirmant que la loi et les décrets ne s'appliquent pas également à tous.

Le ministre de l'Intérieur a théorisé sur BFMTV/RMC, distinguant "plusieurs causes" aux agressions de sapeurs pompiers et de policiers attirés dans des guet-apens, depuis le week-end de Pâques et pendant plusieurs nuits dans les banlieues, notamment en Ile-de-France, mais aussi bien à Longwy, par exemple.

Le théoricien du maintien de l'ordre - LBD 40 et gaz, pour les uns, mais indulgence et compassion, pour les autres -  "l'effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens, la plupart sont jeunes". "Ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d'attaquer les forces de police, de brûler des poubelles. Ce n'est pas ludique, c'est dangereux à commencer pour eux-mêmes," a décrypté le joueur de poker noctambule entre deux virées.

La vie en confinement (II)Le ministre a en outre mis l'accent sur la "galère, (...) cette pauvreté dans laquelle ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer de la colère". "Mais, a-t-il développé dans un même souffle, pour conclure contre toute attente que "la bonne réponse, ce n'est pas de casser, de brûler la voiture du voisin". Encore un "en même temps" désarmant qui ne règle rien mais encourage à continuer à casser du flic.

Le gouvernement donne l'illusion du maintien de l'ordre en zone "sensible".
La vie en confinement (III)
Si Macron donne la consigne de taper dur sur les salariés opposés à ses réformes, il recommande la mollesse face aux incendiaires,  tireurs de mortiers . Alors Castaner exécute le grand écart de l'en même temps", assurant que les forces de l'ordre interviennent "systématiquement" mais que le gouvernement se doit aussi "d'accompagner ces jeunes", entre 10 et trente ans, perturbés dans leur "économie souterraine" que ni Macron, ni son inspecteur Javert en petits godillots ne veut voir. 

Comprenne qui peut

Après avoir fait son Jean Valjean, le misérable Castaner a "condamné" les violences
Illustration de Gustave Brion, 1862.
Il a réaffirmé que "l'ordre républicain (devait) être présent partout"
Il a ensuite sorti ses chiffres officiel et incontrôlables: "220.000 contrôles" ont eu lieu "en Seine-Saint-Denis" depuis le début du confinement, "soit un peu plus du double de la moyenne nationale". Sauf que "contrôle" n'a jamais voulu dire "verbalisation". 
Autre exemple comptable destiné à embrouiller les Français: "300 PV" sont dressés à Marseille - il nous entraîne hors des banlieues qui flambent - chaque soir, "dont les deux tiers dans les quartiers", a-t-il poursuivi.
Au total, selon le ministre, depuis le début du confinement le 17 mars, il y aurait eu - et on est loin tout-à-coup de Grigny ou Villeneuve-la-Garenne - "15,5 millions contrôles et 915.000 PV dressés" en France, tous groupes d'âge et régions confondus.

Plusieurs villes, principalement en banlieue parisienne, connaissent des "tensions" 
https://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/image_article/public/2020-04/Capture_0.PNG?itok=BVzYgy88
depuis l'accident d'un motard - "perturbateur" sans casque et voyou connu des services de police (ci-contre) - samedi soir à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) lors d'un contrôle de police.

Alors que les émeutes se poursuivaient en banlieue, l’avocat de la "victime" (sic!) de Villeneuve-la-Garenne, maître Stéphane Glas, a adressé à plusieurs journalistes une vidéo du perturbateur à ses fans pour les appeler au calme depuis son lit d’hôpital. 
Voir, ci-dessous, le film re-tweeté par le rédacteur en chef de TPMP présenté par Cyril Hanouna (groupe Canal+):  
 

A Gennevilliers, PCF depuis 1944, une quinzaine d'engins incendiaires artisanaux ont été découverts, selon la préfecture de police, et cinq interpellations ont eu lieu à Clamart pour détention de bouteilles incendiaires.
 
Saint-Martin: L'ex-braqueur photographié avec Macron condamné pour ...
En Ile-de-France, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)PCF depuis 1950, le commissariat de police a été la cible de tirs de mortiers. Aucune interpellation...

Les forces de l'ordre ont interpellé une personne à Poissy (Yvelines), PS ou PCF de 1977 à 2014, et une à Corbeil-Essonnes (Essonne), SFIO ou PCF de 1951 à  1995, selon la police.

Des incidents ont eu lieu également à Roubaix, Tourcoing et à Limoges, a-t-on ajouté de même source.

Le comptable de Beauvau ne fait état d'aucune mise en garde-à-vue. Pas même d'amendes.

lundi 20 avril 2020

Les JT mentionnent-ils les nouvelles violences de banlieues dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis

Le Covid-19 écrase l'information: une aubaine...

En même temps qu'elle nous serine avec son souci surfait du devenir des décrocheurs, la  presse relègue les nouvelles violences de banlieues

"Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis, a en revanche précisé la préfecture, alors que des tirs de mortier d'artifice ont été constatés, avec des répliques de tirs de LBD... 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, puis de vendredi à samedi de Pâques, des guet-apens visant des sapeurs pompiers et des policiers appelés à l'aide, suivis de tirs de mortier et des incendies avaient été signalés à Grigny, Essonne,principalement sur les réseaux sociaux 
Dans la nuit de dimanche à lundi, des incidents sporadiques ont éclaté, avec intervention de la police, notamment à Villeneuve-la-Garenne ou Aulnay-sous-Bois. 

Deux jours après, la tension était toujours vive en banlieue parisienne.

De nouveaux incidents sporadiques ont été constatés dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. A Villeneuve-la-Garenne, de premiers tirs de mortier d'artifice ont été tirés peu avant minuit, rapporte l'Agence France-Presse. Les incidents avaient commencé un peu plus tôt dans la commune voisine d'Asnières, avec des tirs similaires.

Dans les Hauts-de-Seine, des feux de poubelles et de véhicules ont aussi été signalés, à Asnières et Nanterre.
En Seine-Saint-Denis, des poubelles ont été incendiées à Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis vers 22 h 30. À Saint-Denis, la situation était redevenue plus calme peu après 23 heures, a indiqué la préfecture. "Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", a précisé la préfecture.

Sept personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi

A Villeneuve-la-Garenne, l'accident d'un motard circulant sans casque sur une moto de cross a mis le feu aux poudres, dans les Hauts-de-Seine, samedi soir. Il a eu la jambe fracturée après avoir percuté la portière d'un véhicule de police banalisé qui se trouvait à l'arrêt à un feu rouge. L'accident a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une "bavure" policière et a provoqué des échauffourées dans la ville le soir même.
L'accident a provoqué la mise en place d'un important dispositif policier, en plein confinement de lutte contre l'épidémie de coronavirus, à Villeneuve-la-Garenne (commune de centre droit depuis 1953), dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril.

Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, une quinzaine de voitures et une cinquantaine de poubelles ont été incendiées

Au total, sept personnes ont été interpellées par la police en Seine-Saint-Denis. Au moins quatre d'entre elles étaient toujours en garde à vue lundi en fin de journée, selon le Parquet de Bobigny.

Saisine de l'IGPN. 
Sur le volet de l'accident de Villeneuve-la-Garenne, une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre pour en déterminer les circonstances exactes, qui font l'objet de versions contradictoires. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la 'police des polices') a également été saisie. 
Les policiers ont ouvert la portière pour procéder au contrôle du motard déconfiné et sans casque - qui roulait à vive allureassurent les forces de l'ordre assermentées. L'individu aurait manqué de renverser l'un d'eux avant de percuter leur voiture.
Mais le contrevenant accidenté nie les faits. "Mon client me garantit qu'il n'y avait personne à l'extérieur de la voiture", réfute l'avocat du motard, Maître Stéphane Gas (cabinet Lucas Minkowski à ... Paris 17e, mais avenue de Clichy )qui a déposé une plainte lundi contre les policiers. "Il a vu une voiture noire et, au dernier moment, la porte s'ouvrir. Il a eu le temps d'appuyer sur le frein, mais il était déjà dans la portière", ajoute-t-il, expliquant que son client roulait, selon lui, entre 70 et 80 km/h, en ville.

"Il est manifeste que le policier à l'origine de cette manœuvre a délibérément cherché, si ce n'est à faire tomber, a minima à gêner la progression", peut-on lire dans la plainte. Selon les premiers éléments de l'enquête fournis par le parquet, "le motard, qui arrivait par l'arrière en cherchant d'abord à dépasser le véhicule par la gauche, a changé de trajectoire pour finalement doubler le véhicule arrêté par la droite, au mépris des règles du Code de la route, et est venu percuter la portière avant droite, en cours d'ouverture". Opéré pour une fracture du fémur dans la nuit de samedi à dimanche, le trentenaire - dont l'identité n'est pas révélée - a été transféré dans un hôpital parisien lundi pour une seconde intervention.

mardi 14 avril 2020

Confinement à Grigny : 48h de violences contre la police, avec guet-apens et tirs de mortiers

La pandémie au coronavirus est pour certains le moment rêvé pour déstabiliser le pouvoir

Les services de protection du public sont confrontés aux casseurs de quartiers de Grigny en Essonne



De nombreux guet-apens contre les policiers ont eu lieu et des tirs de mortiers ont été entendus ces derniers jours, à Grigny, en pleine nuit, rapportent les réseaux sociaux. 
En dépit du confinement - et probablement dans le respect de la distanciation sociale réglementaire - , les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers et des jets de projectiles pendant plusieurs nuits à Grigny.

Le "quartier sensible" (en langage politiquement correct et "transparent", lui aussi) de Grigny 2 s'est mis en état insurrectionnel en s'en prenant à des policiers, notamment pendant le week-en de Pâques, justement. Au cours de la semaine, les fonctionnaires avaient obtenu des informations faisant état d’une volonté de s’en prendre à eux par l’intermédiaire de guet-apens, notamment au moyens de tirs de mortiers.


Les émeutiers se sont déchaînés dans la nuit du Vendredi Saint et celle du  samedi, veille de Pâques. 
Vers 01h15, les forces de l’ordre ont reçu plusieurs appels signalant des conteneurs poubelles incendiés à plusieurs endroits en même temps, dans le quartier de Grigny 2. 
Peu avant ces appels, les sapeurs-pompiers qui passaient par le rond-point Pasteur avaient été la cible de tirs de mortiers. Des tirs qui n’ont heureusement fait aucun blessé. Un dispositif de police a dû être mis en place pour protéger les pompiers en mission d'extinction des différents incendies. 

Dès leur arrivée sur place, les policiers ont été reçus par des jets de projectiles mais également par des tirs de mortiers d’artifice, en nombre. Il s’agissait très clairement d’un nouveau guet-apens dans ce quartier de reconquête républicaine (QRR), sic, un dispositif mis en place en 2018 par Gérard Collomb: annoncé en février 2018 par le ministre de l’Intérieur de Macron, entré en vigueur à la rentrée 2018 dans quinze quartiers, ce dispositif est en place dans les territoires où la délinquance et les trafics ont significativement augmenté et doit concerner soixante quartiers à la fin du quinquennat de Macron.
Lors de l'inauguration du dispositif en septembre 2018, Gérard Collomb avait annoncé les quinze premiers quartiers sélectionnés qui accueillent 300 fonctionnaires. Une seconde vague de renforts est ensuite intervenue dans quinze autres quartiers difficiles avant l’été 2019. 
A Grigny, ce weekend de Pâques, les forces de l’ordre ont répliqué par des moyens lacrymogènes et des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD).

Les policiers avaient-ils des consignes pour laisser échapper les émeutiers ?

Les agresseurs ont réussi à prendre la fuite et aucun n’a pu être interpellé...
Des policiers de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) de la Police Nationale étaient pourtant arrivés sur place, soit 130 personnes. 
Les CDI agissent sur une zone départementale et elles ont pour objectifs le renfort des policiers locaux comme les BAC dans la lutte contre la criminalité en flagrant délit, le maintien de l’ordre comme des CRS et des missions de sécurisations et d’ordre public. Plus mobiles que les CRS ils sont capables de réaliser des interpellations plus facilement.Les policiers en tenue de maintien de l’ordre sont reconnaissables à leurs casques noirs avec ou sans bandes bleues. Mais certains sont en civil.

La CDI a toutefois permis de repousser les assaillants
Il leur a suffi de se réfugier dans des halls d’immeuble pour s'évaporer dans la nature bétonnée. Les quatre incendies différents ont alors pu être éteints  et il n’y a pas eu de blessé signalé. Le calme est revenu vers 02h30. Provisoirement.

Aucun des agresseurs n’a pu être interpellé. 
Des vidéos amateurs montrant ces violences urbaines ont été diffusées sur les réseaux sociaux, à défaut des organe de presse institutionnelle. Les images auraient dû permettre d'identifier les émeutiers, mais il semble que les ordres ne sont pas venus d'interpeller les individus.  
Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police SGP-FO évoque la "loi de caïds sur les habitants". Et après ?

Grigny cette nuit, pompiers et policiers piégés, caillassés, cibles de mortiers.
La raison : rejet du confinement pour maintenir le trafic de stups. Des journaux palabrent répression dans les quartiers. Nous, nous témoignons de loi de caïds sur les habitants.


13:53 - 11 avr. 2020


Les forces de l’ordre visées par des tirs de mortiers disposaient d'un hélicoptère!

Les agressions se sont répétés la nuit suivante, entre samedi et dimanche. 
Alors que l’hélicoptère des forces de l’ordre en mission de sécurisation survolait le quartier de Grigny 2, plusieurs émeutiers ont utilisé des mortiers d’artifice contre l’aéronef qui a dû rebrousser chemin, indique une source policière : une piteuse retraite, alors que Macron dit que le pays est "en guerre"... 
De nouveaux incidents ont éclaté au cours de la nuit, plus légers, sans faire de blessé.

"Le climat était très tendu à Grigny 2 dans la nuit de vendredi à samedi",  assure pourtant une source, alors que "les trafics de stupéfiants sont pratiquement à l’arrêt à cause des mesures de confinement". Lorsqu’elles prendront fin, "la situation pourrait devenir explosive," prévient la source anonyme.
Parmi les forces de l’ordre, nombreux sont ceux qui craignent une poussée des tensions dans ces zones de non-droit, si le confinement venait à durer et à continuer à assécher le business des trafiquants.

Bercy réfléchit au moyen d'aider à la reprise de l'économie souterraine...

lundi 9 septembre 2019

Grigny (Essonne): un contrôle routier vire en échauffourées

Des tirs de mortier pour accueillir les policiers 

Des policiers ont été attaqués ce dimanche 8 septembre dans une cité de Grigny (Essonne), à la suite d'une course-poursuite.

Une patrouille de la police nationale a été la cible de tirs de mortier, peu après 13 heures, dans un quartier classé "zone urbaine sensible" de Grigny, le quartier de la Grande Borne, vaste zone de logements sociaux (3.685 logements, contre 206 individuels), rapportent plusieurs sources concordantes.

Résultat de recherche d'images pour "fast car de trafiquants"
Les policiers ont d'abord suivi une voiture qui refusait d’obtempérer, avant que ses occupants ne l'abandonnent rue Renoir. Lorsqu'ils se sont rapprochés du véhicule, chargé de stupéfiants, les trois fonctionnaires de l'équipage police-secours ont reçu plusieurs jets de mortiers.

Le conducteur - anonymé - d'un véhicule suspect a refusé un contrôle routier  après plusieurs infractions au code de la route et de graves échauffourées s'en sont suivies. "L'homme" a ensuite abandonné son véhicule (volée) pour prendre la fuite à pied dans la cité de Grigny 2

Entraînés dans cette zone de non-droit, les policiers qui le poursuivaient ont été visés par des jets de pierres lancées par une dizaines de personnes. 
La Grande Borne est connue pour son insécurité et l’extrême gravité des actes criminels imputables à... "certains" de ses résidents. Les violences urbaines de novembre 2005 - suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, à Clichy-sous-Bois - n’ont pas épargné la Grande Borne où furent recensées les confrontations parmi les plus dures du pays.
Un membre de l'équipe championne du monde de football en 1998, qui a refait parler de lui ces derniers jours, Lilian Thuram, alors membre du Haut conseil à l'intégration, déclara le 8 novembre 2005 que "avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale"
La Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) remarqua en revanche  que "les jeunes des cités étaient habités d'un fort sentiment identitaire."
A Montgeron, Essonne, à 12 kms de Grigny
Mais c'est aux Bahamas frappés par l'ouragan Dorian que Macron déploie "plusieurs dizaines" de militaires français : "Des missions de transport, de déblaiement, de réparation et de sécurisation," précise l'illustre Le Drian.Le Secours populaire, qui comptait se renflouer en lançant un appel aux dons, se plaint d'avoir reçu moins de 2.000 euros pour aider les Bahamas.
Les agents sont ensuite la cible de tirs d'engins pyrotechniques, lancés par un mortier. "C'est une vraie arme. C'est un tube dans lequel on met des feux d'artifice, de gros calibre, et les individus allument ces feux d'artifice en direction (...) de nos collègues. C'est dévastateur", s'indigne le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police en Essonne, département socialiste de 1998 à 2015.  

A Grigny, tous les "hommes" ne sont pas comme ça !
Un des policiers attaqués a été légèrement blessé à l'avant-bras, et souffre de problèmes d'audition. "Pour se dégager, il a dû faire usage de son arme à plusieurs reprises vers le sol", rapporte "une source proche de l'enquête" citée par Le Parisien. 

A noter la notion de rapport de cause à effet, selon la presse : 
"Grigny : des policiers ouvrent le feu après avoir été visés par des tirs de mortier." (titre du journal Le Figaro). Il écrit d'ailleurs: "Des policiers ont ouvert le feu au moins huit fois, dimanche 8 septembre à Grigny (Essonne). Après qu'un automobiliste a refusé d'obtempérer, d'autres individus ont visé les forces de l'ordre avec des tirs de mortier."

"Grigny : visés par des tirs de mortier, des policiers ouvrent le feu" (LCI). "Des policiers ont été pris à partie ce dimanche à Grigny (Essonne), et l'un d'eux a été blessé à la suite d'un tir de mortier. Selon nos informations, les fonctionnaires ont ouvert le feu au moins huit fois pour se dégager, sans faire de blessé."

Pour l'Express, il s'agit d'
"un incident entre les forces de l'ordre et des habitants du quartier de Grigny, dans l'Essonne, [qui] a dégénéré, blessant un policier dimanche après-midi." Le policier est juste brûlé aux avant-bras...

"Aucune interpellation n'a pour l'heure été effectuée," précise-t-on. 
Les trafiquants de drogues courent toujours, mais Castaner est sur le coup, avec diligence, fermeté et détermination...

mercredi 20 mars 2013

Far West parisien: une bande de voyous prend un RER d'assaut

Une vingtaine de jeunes attaquent un RER à Grigny, Essonne

Une bande d'au moins une vingtaine de voyous a attaqué une rame du RER D samedi au niveau de la gare de Grigny-Centre
(Essonne)

Août 2010 

Vers 22 heures, entre 20 et 30 jeunes casseurs ont fait irruption dans la rame et s'en sont pris aux usagers -tous des nantis- pour les forcer à leur remettre portables et argent. 

Une dizaine de personnes ont été agressées

Un raid rapide et violent.
"J'étais dans le RER en direction de Corbeil-Essonnes, et à Grigny nous avons entendu beaucoup de bruits et de cris et nous avons vu des gens courir sur les quais", a déclaré un jeune homme sous couvert d'anonymat. 

Après avoir tiré le signal d'alarme, les jeunes, qui avaient le visage dissimulé, sont passés de wagon en wagon et ont attaqué "le plus de monde possible", a-t-il expliqué.
Des cagoules et les capuches ?

"Moi, j'ai pris un coup de poing et du gaz lacrymogène dans les yeux. Ils ont arraché le sac à main de mon amie et m'ont pris mon argent. C'était rapide, violent et cela avait l'air très organisé", a ajouté ce jeune homme, étudiant à Evry.


"Cela ressemble à une attaque de diligence de l'époque moderne , a estimé un policier. De cette ampleur, ce n'est pas habituel."

Le commissariat de Juvisy-sur-Orge a été chargé de l'enquête.
Une dizaine de plaintes avaient été déposées au commissariat de Juvisy, sur la trentaine de victimes présumées.
Extrait du journal Le Monde
(19 mars 2013, par Olivier Razemon)

La loi dite Loi cagoule avait été raillée par la gauche 


Mediapart la présentait comme "une loi illustrant l’active politique de communication que mène le Président Sarkozy
autour des questions de sécurité." Le site trotskiste lui opposait alors l’impossibilité d’appliquer cette loi selon des"spécialistes", tel Michel Marcus (magistrat honoraire, expert en sécurité urbaine à Paris), et faisait valoir le bilan de la loi réprimandant les regroupements de personnes dans les halls d’immeuble pour laquelle moins de 120 poursuites devant les Tribunaux ont été lancées. Elle avait pourtant ce mérite, lorsque la menace était réelle et, malgré la caricature qui en était faite, non pas de viser l'éradication de tout rassemblement, même tranquille, mais de ne pas priver la police et la justice des moyens de ramener la paix civile dans les quartiers. Mediapart décriait le " prétexte de ces incriminations pour fournir une couverture procédurale au bras armé, qu’est la police."

L'opposition a fait pression sur le législateur pour que la loi ne soit pas votée.
 
L'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée, samedi 20 juin 2009, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel.

Le texte punit d'une amende maximale de 1 500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public". Ce document, aussi connu sous le nom de "décret anti-cagoule", prévoit une amende de 3 000 euros en cas de récidive. Il ajoute que des exceptions sont prévues, notamment pour les "manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime".
"Les bandes, un phénomène plus spectaculaire que dangereux", assurait Markus,  le 25 février 2012 à Atlantico : "Il est toujours impressionnant d’imaginer deux groupes d’une vingtaine de jeunes qui se rencontrent pour se taper dessus à coups de barre de fer. Cela fait réfléchir. Mais on oublie de dire que c’est tellement rare que ce phénomène n’est pas si inquiétant que ça." Mais qu'a-t-il à ajouter cet expert quand une bande de forcénés s'en prend maintenant, non plus à une bande rivale, mais à des travailleurs des banlieues ?
 
Un bilan partiel de l'opposition de la gauche peut aujourd'hui être dressé

Le 3 février 2013 déjà, le TGV Marseille-Nice avait été attaqué en plein jour et un samedi après-midi, à hauteur de la cité Air Bel (11e) dans les quartiers nord de Marseille. La presse avait banalisé l'interruption du traffic ferroviaire en la présentant comme un ..."divertissement." Explication de la thèse: la scène avait été filmée ! Les "tournantes" aussi sont souvent filmées: s'agit-il également de divertissement ? Parmi les dix "artistes" arrêtés, huit ont été mis en examen, notamment pour "destruction ou détérioration d'un bien appartenant à l'autorité publique, entrave à la circulation ferroviaire et vol en réunion". Le plus jeune était âgé de 13 ans et demi et le plus "adulte", de 36 ans, qui a évoqué "un mouvement spontané, dans un souci ludique et artistique". Tous ne sont pas des "intermittents du spectacle" et le prochain de ces instants privilégiés sera-t-il un "casse" sanglant?

Les précédents récents

En juillet 2011, un TER a heurté un barrage avant qu’un train de marchandises ne soit pris d’assaut par une vingtaine de voyous. Le train régional express effectuait la liaison Marseille-Miramas par les quartiers Nord de Marseille. A croire que les Marseillais sont des cinéphiles avertis et revisitaient la célèbre attaque du train postal Glasgow-Londres. La seule ressemblance avec le vol de 1963 réside dans le nombre de participants à l’attaque : une petite vingtaine. Le chiffre d'or chez les fadas. Mais, pour ce qui est du butin, il était bien inférieur aux 2,6 millions de livres sterling dérobés à l’époque (environ 70 millions d’euros).
Dans le quartier de la Calade, des chariots de supermarché ainsi que des poutres en fer et des plaques de béton avaient été déposées sur les rails. Le TER heurta un caddie et s'immobilisa. La bande d'encagoulés munis de barres de fer, tenta de pénétrer dans le TER. " C’est curieux, car on ne peut pas ouvrir les portes de l’extérieur ", explique un policier. Arrive alors un train de marchandises, affrété par la société Euro Cargo Rail. Les agresseurs forcent trois wagons, et dérobent une dizaine de cartons avant de s’enfuir, échappant ainsi à la police. Le butin ? " De la marchandise de grande consommation sans aucune valeur ", expliqua la chargée de communication de la société de transport de fret, qui minimisa l’incident. Il s’agissait de vêtements destinés à des grandes surfaces.

Les agressions de ce type sont loin d’être isolées. 

La série phocéenne a débuté en 2004, toujours dans le cadre des quartiers Nord de Marseille, petites circonscriptions gâtées des députés PS Christophe Masse et  Sylvie Andrieux. La dernière attaque de train remontait au 25 juin 2008. Un train de marchandises avait alors été stoppé entre la zone portuaire et une cité du 15e arrondissement (Henri Jibrayel, PS) par des conteneurs de gravats et des blocs de béton. Des malfaiteurs avaient ensuite fouillé une dizaine de wagons et s’étaient emparés de matériel informatique.

Deux mois plus tôt, le 24 avril 2008
, un train de marchandises était stoppé par des traverses de bois entre la zone portuaire et les quartiers Nord. Les voleurs cherchaient du cuivre mais étaient tombés sur des coussins Playboy… C’est en tout cas ce que racontera lors de son interpellation l’un d’entre eux, un jeune de la cité du Ruisseau Mirabeau.


La première de ces attaques semble avoir eu lieu le 12 janvier 2004.
Des jeunes avaient immobilisé un train de marchandises pour tenter de le piller, mais sans y parvenir. Ils avaient allumé un important feu près de la voie pour attirer l’attention du conducteur. Ils l’avaient convaincu de s’arrêter en lui faisant des signes. Au final, trois des 24 wagons du train avaient été fracturés.

Nouvel An 2006, attaque du train Nice-Lyon avait créé un grand émoi
Une vingtaine de jeunes excités ont violemment pris à partie plusieurs passagers et le Parquet de Draguignan a ouvert une information judiciaire
pour "vols, menaces et dégradations ". En tout, trois passagers du TER 17 430 ont porté plainte: une étudiante de Besançon de 20 ans, victime d'attouchements sexuels, et un couple de la région parisienne, victime de vols. Ils ont été reçus par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. 
Lorsque nous sommes montés dans le train, nous avons tout de suite senti que quelque chose n'allait pas. Les voitures étaient bondées, il y avait énormément de jeunes, beaucoup dormaient, mais certains étaient très excités."
La préfecture des Alpes-Maritimes s'était plainte de ne pas avoir été prévenue de l'arrivée de ce TER, dans lequel avait pris place des jeunes qui s'étaient déjà manifestés par leur agitation à l'aller. La SNCF et le Conseil régional ont répliqué que ce type d'opération existait depuis cinq ans. Un contrôleur SNCF a été frappé en gare de Grasse (Alpes-Maritimes) par un jeune, qui lui a fracturé le nez. L'agent contrôlait alors un petit groupe de voyageurs. L'agresseur, sans titre de transport, a été interpellé par la police.
Mohamed Ali Baya a été condamné à six mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve et interdiction de SNCF pendant deux ans.
Parallèlement à cette enquête judiciaire, une enquête administrative avait été chargée de pointer les éventuels dysfonctionnements qui ont abouti à cette attaque en règle du train.  
En sorte que ça ne se renouvelle pas ? 
Mais la police et la justice disposent-elles des moyens légaux adéquats?