POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Hauts-de-Seine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hauts-de-Seine. Afficher tous les articles

lundi 20 avril 2020

Les JT mentionnent-ils les nouvelles violences de banlieues dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis

Le Covid-19 écrase l'information: une aubaine...

En même temps qu'elle nous serine avec son souci surfait du devenir des décrocheurs, la  presse relègue les nouvelles violences de banlieues

"Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis, a en revanche précisé la préfecture, alors que des tirs de mortier d'artifice ont été constatés, avec des répliques de tirs de LBD... 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, puis de vendredi à samedi de Pâques, des guet-apens visant des sapeurs pompiers et des policiers appelés à l'aide, suivis de tirs de mortier et des incendies avaient été signalés à Grigny, Essonne,principalement sur les réseaux sociaux 
Dans la nuit de dimanche à lundi, des incidents sporadiques ont éclaté, avec intervention de la police, notamment à Villeneuve-la-Garenne ou Aulnay-sous-Bois. 

Deux jours après, la tension était toujours vive en banlieue parisienne.

De nouveaux incidents sporadiques ont été constatés dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. A Villeneuve-la-Garenne, de premiers tirs de mortier d'artifice ont été tirés peu avant minuit, rapporte l'Agence France-Presse. Les incidents avaient commencé un peu plus tôt dans la commune voisine d'Asnières, avec des tirs similaires.

Dans les Hauts-de-Seine, des feux de poubelles et de véhicules ont aussi été signalés, à Asnières et Nanterre.
En Seine-Saint-Denis, des poubelles ont été incendiées à Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis vers 22 h 30. À Saint-Denis, la situation était redevenue plus calme peu après 23 heures, a indiqué la préfecture. "Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", a précisé la préfecture.

Sept personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi

A Villeneuve-la-Garenne, l'accident d'un motard circulant sans casque sur une moto de cross a mis le feu aux poudres, dans les Hauts-de-Seine, samedi soir. Il a eu la jambe fracturée après avoir percuté la portière d'un véhicule de police banalisé qui se trouvait à l'arrêt à un feu rouge. L'accident a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une "bavure" policière et a provoqué des échauffourées dans la ville le soir même.
L'accident a provoqué la mise en place d'un important dispositif policier, en plein confinement de lutte contre l'épidémie de coronavirus, à Villeneuve-la-Garenne (commune de centre droit depuis 1953), dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril.

Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, une quinzaine de voitures et une cinquantaine de poubelles ont été incendiées

Au total, sept personnes ont été interpellées par la police en Seine-Saint-Denis. Au moins quatre d'entre elles étaient toujours en garde à vue lundi en fin de journée, selon le Parquet de Bobigny.

Saisine de l'IGPN. 
Sur le volet de l'accident de Villeneuve-la-Garenne, une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre pour en déterminer les circonstances exactes, qui font l'objet de versions contradictoires. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la 'police des polices') a également été saisie. 
Les policiers ont ouvert la portière pour procéder au contrôle du motard déconfiné et sans casque - qui roulait à vive allureassurent les forces de l'ordre assermentées. L'individu aurait manqué de renverser l'un d'eux avant de percuter leur voiture.
Mais le contrevenant accidenté nie les faits. "Mon client me garantit qu'il n'y avait personne à l'extérieur de la voiture", réfute l'avocat du motard, Maître Stéphane Gas (cabinet Lucas Minkowski à ... Paris 17e, mais avenue de Clichy )qui a déposé une plainte lundi contre les policiers. "Il a vu une voiture noire et, au dernier moment, la porte s'ouvrir. Il a eu le temps d'appuyer sur le frein, mais il était déjà dans la portière", ajoute-t-il, expliquant que son client roulait, selon lui, entre 70 et 80 km/h, en ville.

"Il est manifeste que le policier à l'origine de cette manœuvre a délibérément cherché, si ce n'est à faire tomber, a minima à gêner la progression", peut-on lire dans la plainte. Selon les premiers éléments de l'enquête fournis par le parquet, "le motard, qui arrivait par l'arrière en cherchant d'abord à dépasser le véhicule par la gauche, a changé de trajectoire pour finalement doubler le véhicule arrêté par la droite, au mépris des règles du Code de la route, et est venu percuter la portière avant droite, en cours d'ouverture". Opéré pour une fracture du fémur dans la nuit de samedi à dimanche, le trentenaire - dont l'identité n'est pas révélée - a été transféré dans un hôpital parisien lundi pour une seconde intervention.

mercredi 28 octobre 2015

Logement social: pour corruption, le sénateur (PS) Kaltenbach est condamné à de la prison ferme

L'ancien maire de Clamart (Hauts-de-Seine) a été reconnu coupable 

Il a accepté de l'argent liquide d'un de ses adjoints, contre une promesse d'attribution de logement social


4753673_6_f3f7_2015-09-11-48d956d-32447-"Deux ans de prison, dont un ferme, 20.000 € d’amende, et cinq ans d’inéligibilité : c’est la peine rendue ce jeudi par le tribunal correctionnel de Nanterre à l’encontre du sénateur PS Philippe Kaltenbach, poursuivi pour "corruption", rapporte Le Parisien.

Le sénateur PS a accepté de l’argent de son adjoint contre une promesse de logement social.
 
Les vertueux du journal Libération, qui tronquaient la dépêche d'agence mais pointaient le juge Philippe Courroye, ne nommaient pas cet ex-adjoint. En revanche, Le Nouvel Observateur en fournissait l'identité, Mohamed Abdelouhaled, aujourd'hui salarié de la ville au service voirie.
Kaltenbach s'était justifie
"Quand avec la crise de 2008" [dans certaines situations, elle existe bel et bien...], son ancien adjoint "a connu de gros problèmes financiers, que sa petite entreprise de travaux publics a coulé, je lui ai prêté de l'argent, dans les 10.000 euros. Ce soir-là, il m'a rendu une partie", expliquait-il.

"Le tribunal ne peut que constater que les faits sont avérés"
, a indiqué la présidente de la 15e chambre, Isabelle Prévost-Desprez, qui a fustigé le "comportement déplorable d’élus de la République".

Le tribunal a d’ailleurs alourdi les réquisitions formulées par le Parquet lors de l’audience, le 11 septembre dernier, puisque celui-ci n’avait pas demandé d’emprisonnement ferme.
Et on retrouve Isabelle Prévost-Desprez, toujours en activitéCette juge a été mise en examen le 3 juillet 2012 pour son rôle suspect dans l'affaire Woerth-Bettencourt, déclenchée, juin 2010, par le journal en ligne Mediapart qui avait publié des enregistrements clandestins de son majordome. Liliane Bettencourt avait porté plainte contre la juge Isabelle Prévost-Desprez pour violation du secret de l'instruction. Renvoyée en correctionnelle en septembre 2013, elle est relaxée en juillet 2015, comme Éric Woerth en mai 2015.
Deux ans de sursis pour son corrupteur socialiste

Les billets empochés par l’ex-maire de Clamart étaient bien la contrepartie à la promesse d’une attribution de logement social. Une vidéo en témoigne filmée à son insu voilà cinq ans

L’homme qui filme et qui apporte l’argent, Mohamed Abdelouahed, alors adjoint de Philippe Kaltenbach, était quant à lui poursuivi pour "corruption active". Des perquisitions avaient été menées dans le bureau du maire Kaltenbach, ainsi qu'auprès de Clamart Habitat, un bailleur social dont il est le président. Il écope de deux ans d’emprisonnement avec sursis, et trois ans d’inéligibilité.

Deux vidéos accablantes et 1000€ en billets de 50
Or, ce soir du 14 avril 2010, à la sortie du conseil municipal, 'Momo' avait donc caché une caméra dans un bouton de chemise avant d’entreprendre le maire sur un logement HLM à trouver pour un ami.

Dans une première vidéoLe Figaro avait déjà montré Kaltenbach dans son bureau recevant 1.000 euros d'argent liquide de son ex-adjoint à la sécurité, Mohamed Abdelouhaled, devenu ensuite responsable de la voirie de Clamart. C'est Abdelouhaled lui-même qui "tenait" la caméra cachée. 

Le sénateur-maire PS de Clamart, Philippe Kaltenbach apparaît, dans une seconde vidéo, tournée en caméra cachée, dans ce qui ressemble à une transaction financière contre un logement. Elle avait été mise en ligne sur Dailymotion à la mi-janvier, soit avant la première vidéo révélée, mise en ligne le 24 janvier. 
Dans cette seconde vidéo, il semble que l'on assiste au même type de transaction, et pour le même appartement, que lors de la première vidéo. Kaltenbach y est filmé, toujours en caméra cachée, par son ex-adjoint. On entend cet ex-adjoint négocier un appartement pour un de ses proches, sans que l'on connaisse le montant de la transaction.

Puis il avait remis 1.000 € en billets de 50 à Philippe Kaltenbach, que ce dernier avait rangés dans son portefeuille. L’enquête a permis d’établir que
le logement a bien été attribué à l’ami, selon une procédure "entachée d’irrégularités", avaient indiqué les juges lors du procès.

En 2011, Kaltenbach avait soutenu la candidature la primaire socialiste de Martine Aubry.
Alors "salie", la maire de Lille ?

L'élu socialiste s'exposait aussi à des poursuites pour diffamation
"Je suis victime d'une manipulation montée de toutes pièces par un élu UMP, Monsieur Pemezec [maire du Plessis-Robinson] et Monsieur Courroye, procureur de la République, semble jouer un jeu trouble", a affirmé l'élu socialiste lors d'une conférence de presse dans sa mairie.
Le 17 juin 2012, Philippe Pemezec a été battu de 487 voix sur 56.652 votants au second tour des législatives par le socialiste, Jean-Marc Germain, alias Monsieur Anne Hidalgo, tous deux proches de... Martine Aubry.
Où en sont toutes les poursuites en tous sens pour diffamation ?

lundi 22 juin 2015

Partielle à Clichy: la droite remporte le dernier bastion socialiste des Hauts-de-Seine

Les dégâts collatéraux de la politique de Hollande et Valls

Les électeurs ont conforté la suprématie de la droite


Le second tour des élections municipales partielles a fait disparaître la dernière verrue socialiste, Clichy, du département  des Hauts-de-Seine, dimanche 21 juin.
Avec la chute de Clichy-la-Garenne, c'est la fin de décennies de socialisme: la liste de Rémi Muzeau (Les Républicains-UDI-MoDem), suppléant de Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, remporte une victoire éclatante en remportant 57,82 % des voix, loin devant le socialiste Julien Perez (42,18 %), ex-directeur de cabinet du maire sortant Gilles Catoire, qui dirigeait la ville depuis 1985.

Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, s’est félicité de cette "nouvelle grande victoire des Républicains", qui "confirme les succès enregistrés depuis plusieurs semaines" par la formation qu'il a redressée, "la seule à porter avec crédibilité les valeurs de l'alternance".
"Au nom des Républicains, j'adresse tout particulièrement mes félicitations à Rémy Muzeau qui conquiert Clichy-la-Garenne, dirigée par la gauche depuis plus d'un siècle. Avec cette victoire emblématique, plus aucune commune des Hauts-de-Seine n'est désormais dirigée par les socialistes."
Ces élections municipales inutilement annulées pour de pseudo irrégularités

Le changement est à droite
Rémi Muzeau a certainement profité d'un désir de changement et de la volonté de la population de tourner la page Didier Schuller, vieux routard de la politique dans les Hauts-de-Seine, qui rêvait de conquérir Clichy après sa traversée du désert et sa condamnation dans une affaire de financement illégal de son activité politique.  En 2014, Didier Schuller était le candidat de l'UDI, parti centriste, et avait ajouté les mentions UMP et MoDem sur ses affiches et bulletins "privant potentiellement de voix la liste UMP-Modem de M. Muzeau", avait estimé le Conseil d'Etat pour justifier l'annulation du scrutin.  En 2015, Rémi Muzeau était le candidat officiel  du rassemblement Les Républicains-UDI-MoDem...

A Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains) a été réélue dès le premier tour, le 14 juin. Les électeurs ont ainsi condamné les annulations abusives, comme celle de Puteaux par le Conseil d'Etat, le 11 mai, en raison d'irrégularités supposées.

Pontault-Combault reste au PS
En revanche, en grande couronne parisienne, à Pontault-Combault (Seine-et-Marne), l'ex-maire PS Monique Delessart a conservé son siège à l'issue du second tour, recueillant 36,76 % des voix, dans le duel socialo-socialiste qui l'opposait principalement à son ex-adjoint Cédric Pommot (27,86 %), les listes UDI-LR (21,27 %) et le Front national (14,12 %). Le taux de participation s'est élevé à 36,32 %. Le précédent scrutin avait été annulé? à la suite d'irrégularités invoquées par C. Pommot sur ses propres bulletins.

A Asnières, bastion de droite conquis par la gauche en 2008, mais repris en 2014 par l'UMP, Manuel Aeschlimann, à la tête d'une liste LR-UDI, l'emporte à nouveau avec une large avance (56,10 % des voix). Au terme d'une campagne disputée, il a battu son meilleur ennemi, le socialiste Sébastien Pietrasanta (43,90 %), ancien maire de 2008 à 2014. Le scrutin de 2014, qui s'était soldé par seulement 70 voix d'écart entre les deux rivaux, avait été invalidé en raison de soupçons de "pressions" à voter UMP aux abords de plusieurs bureaux de vote, sans toutefois établir l'implication de M. Aeschlimann.

Ce nouveau duel électoral entre le PS et Les Républicains conforte la position de l'ex-UMP à six mois des régionales de 2015.

En région, la députée Anne Grommerch (Les Républicains, proche de Laurent Wauquiez) conserve son fauteuil de maire de Thionville à l'issue du second tour, devançant de plus de sept points (53,74 %) son rival socialisteBertrand Mertz (46,26 %), un militant anti-colonialiste et anti-impérialiste et promoteur de la démocratie participative, qui avait dirigé la deuxième ville de Moselle de 2008 à 2014.

lundi 15 juin 2015

Municipales partielles: la droite victorieuse à Puteaux, en tête à Asnières et Clichy, Hauts-de-Seine

Le Conseil d'Etat avait accédé à des demandes inutiles en annulation dans les Hauts-de-Seine 

La liste de l'ex-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud l'a emporté dès le premier tour à Puteaux


Les électeurs ont dû se soumettre à de nouveaux scrutins municipaux dimanche, suite à des demandes auprès du Conseil d'Etat d'annulation en raison de supposées "irrégularités": celle d'Asnières, remportée par Manuel Aeschlimann (UMP), de Clichy-la-Garenne, remportée par Gilles Catoire (PS) et de Puteaux, remportée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP, ci-contre).

A Puteaux, la liste conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui tient les rênes de cette ville depuis 2004, s'est imposée facilement avec 60,77% des voix face à son habituel opposant Christophe Grébert (23,32%), à la tête d'un front Modem-PS-EELV. La liste emmenée par Marie-Sophie Mozziconacci, proche de l'ancien maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, père de Joëlle, en guerre depuis des années avec sa fille, essuie un lourd échec avec seulement 3,65% des voix.

Un second tour favorable au parti Les Républicains?

La droite est en ballottage très favorable 
à Clichy et Asnières
A Clichy, seule ville des Hauts-de-Seine tenue par les socialistes, la liste du candidat Les Républicains Rémi Muzeau a frôlé la victoire dès le premier tour avec 48,83% des suffrages. Dimanche prochain au second tour, il affrontera  la liste PS-PCF-PRG conduite par Julien Perez, ex-directeur de cabinet de Gilles Catoire, maire de la ville depuis 1985, lequel avait décidé de ne pas se représenter.
En septembre 2013, le magazine Le Point publia un article très critique sur la gestion des employés municipaux menée par Gilles Catoire à Clichy. Le magazine fut condamné en juillet 2014 pour diffamation pour 8 passages de cet article, sanction confirmée en cour d'Appel. Réélu maire de Clichy en 2014, l'élection fut annulée le 11 mai 2015 pour des irrégularités sur une liste centriste, celle de Didier Schuller, arrivée troisième. En apposant les mentions UMP-UDI-MoDem sur les affiches et bulletins de sa liste, ce dernier avait "fait croire aux électeurs que cette liste bénéficiait de l'investiture de l'UMP et du MoDem ", ce qui était faux.

A Asnières, bastion de droite conquis par la gauche en 2008, puis repris par la droite en 2014, la liste de Manuel Aeschlimann (Les Républicains, ex-UMP) est également en ballottage très favorable, dans les Hauts-de-Seine. Elle obtient 47,42% des voix devant celle emmenée par le socialiste Sébastien Pietrasanta (36,30%). Ancien maire de la ville (1999-2008) et ancien député des Hauts-de-Seine, Manuel Aeschlimann est connu pour sa fidélité à Nicolas Sarkozy. 

Une autre élection municipale s'est par ailleurs tenue dimanche en Seine-et-Marne, à Pontault-Combault. La liste de la maire sortante Monique Delessart (PS) y a obtenu 32,09% des voix, devant celle de son ancien adjoint Cédric Pommot (22,86%), au premier tour marqué par une très forte abstention, à 63,84 %.

jeudi 8 janvier 2015

Nouvelle fusillade ce matin, contre des fonctionnaires de police de Montrouge

Une fusillade a éclaté ce matin dans les Hauts-de-Seine à Paris 

Deux employés municipaux ont été pris pour cible

Au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à 12 personnes à Charlie Hebdo et alors que la police a diffusé les noms de deux suspects recherchés, une nouvelle fusillade a éclaté ce jeudi matin rue Pierre Brossolette à Montrouge (Hauts-de-Seine), au sud de Paris.
"Il n'y a pas de lien établi" avec l'attentat contre Charlie Hebdofaisant 12 morts mercredi au siège de Charlie Hebdo, se sont empressées d'affirmer les sources proches du dossier. "Aucun lien formel ne peut être établi à ce stade", selon Pierre-Henri Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Deux fonctionnaires sont dans un état critique

Il s'agit d'
une policière municipale blessée par des tirs d'arme automatique
et d'un agent de voirie, appelés sur les lieux d'un accident de la circulation. Il n'est pas exclu qu'ils aient pu être attirés dans un guet-apens.
Deux douilles ont été retrouvées. Selon les informations, le tireur, âgé de 53 ans et bien connu des services de police, était muni d'un fusil mitrailleur.  

L'un des deux suspects impliqués dans la fusillade à Montrouge a été interpelléPorteur d'un gilet par balles, selon une source proche de l'enquête, il a ouvert le feu à 8h19 au fusil d'assaut - type kalachnikov -   sur les fonctionnaires de police.

Bernard Cazeneuve est accouru sur place.



mardi 8 octobre 2013

"Deux mères de dealers à la rue", se lamente l'AFP...

Deux familles de dealers vont être expulsées de leurs HLM 

Leurs enfants dealaient de la drogue dans une cité de Boulogne-Billancourt

La Cour d'Appel de Versailles a confirmé mardi 8 octobre l'expulsion de deux familles de leurs HLM, ont annoncé l'avocat d'une famille et le bailleur des HLM de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) où habite Marie-sEGOlène Royal.

"Ma cliente est désespérée", a réagi pour sa part Me Philippe Chateauneuf, avocat d'une locataire qui a été également déboutée de sa demande de relogement dans une HLM en Ile-de-France. "Elle n'a pas les moyens de prendre un appartement dans le parc privé", a-t-il affirmé, car l'économie souterraine ne serait pas lucrative, selon lui... 
"Ces familles ne peuvent être victimes collatérales d'un de leurs enfants qui a fait du trafic de drogue et qui était majeur", a-t-il insisté.
"Nous sommes très satisfaits de cette décision vis-à-vis de nos locataires à qui nous devons la paix et la tranquillité publique", a en revanche commenté la direction du bailleur social. 
"Les titulaires des baux sont responsables civilement de tous les actes commis par les occupants du logement", a-t-il rappelé. 



En juin 2012, la cour d'appel de Versailles statuant au civil avait condamné quatre familles pour trouble de voisinage, en particulier en raison du trafic de drogue de leurs enfants , condamnés en 2010, et avait prononcé la résiliation des baux.

Usage d'un scooter à une vitesse excessive dans la résidence, trafic de cannabis, dégradations : ces "troubles de jouissance", selon le terme légal, avaient valu de nombreux avertissements à ces locataires.

Ni présentes ni représentées lors de leur procès, deux d'entre elles avaient formé opposition à cette décision et avaient été rejugées en juin dernier. 

La Cour d'Appel de Versailles vient de rendre un arrêt dans lequel elle confirme l'expulsion de  trois familles de leur HLM

Un premier arrêt, concernant la première famille, avait déjà été rendu il y a quelques mois. 

Une décision reste encore en attente concernant la quatrième et dernière famille : la cour d'appel de Versailles doit rendre son arrêt le 23 octobre. Les expulsions ne devraient pas intervenir avant la fin de la trêve hivernale, le 15 mars 2014.

mercredi 4 septembre 2013

Mafia: nouveau règlement de comptes à Colombes (PS)

Bilan à un an des promesses de Manuel Valls d'une police plus proche...

Une nouvelle fusillade a éclaté mardi 3 septembre à Colombes (Hauts-de-Seine)

moins de 24 heures après une tuerie du même type
Une source policière évoque "une recrudescence des règlements de compte entre bandes rivales".

Le ministre sécuritaire de l'Intérieur réplique par l'envoi de forces de police. 
Des effectifs de police supplémentaires "importants" vont être envoyés en renfort dans les prochains jours dans le quartier de Petit-Colombes, où ont eu lieu les deux fusillades.

Mardi, vers 19 heures, un groupe de jeunes a tiré sur le conducteur d'un véhicule. 
"Ce dernier a pris la fuite et n'a pas été retrouvé par la police. Il n'a pas été admis dans un hôpital et on ignore s'il est blessé. Les agresseurs n'ont pas pu être identifiés", explique la police.

En 2009, Philippe Sarre, maire (PS) de Colombes, avait mis un coup d'arrêt aux installations de caméras de vidéosurveillance: le réseau de la ville compte 61 appareils pour habitants, alors que les Verts radicaux d'EELV tiennent la délégation de l'urbanisme. Le maire socialiste soutenait que le dispositif était globalement efficace.
EELV soulignait alors la volonté du maire socialiste de se démarquer: " L'UMP fait de la sécurité son angle d'attaque. Philippe Sarre veut montrer qu'un maire de gauche ne lâche pas prise sur le sujet. Après la suppression des armes à feu dans la police municipale, il a dû penser que la diminution du nombre de caméras ferait beaucoup," déclarait Dominique Frager, le président des Verts.
Rama Yade avait aussi rappelé en septembre qu'en juin 2009, la ville était passée à côté d'une subvention d'environ 100.000 € du Conseil général pour la vidéosurveillance, parce que les conseillers généraux socialistes, communistes et verts avaient décidé de s'abstenir.


Mais, dans la nuit de lundi à mardi, un homme d'une trentaine d'années a été blessé par balles. Il souffre de plusieurs fractures aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger.

La veille, un homme d'une trentaine d'années avait déjà été blessé par balle à Colombes
. Selon une source policière évoquant un probable règlement de comptes vers 01H00 du matin, dans le quartier du Petit-Colombes, la victime a été blessée par une arme de calibre 9 mm et souffre de plusieurs fractures au niveau des jambes. Ses jours ne sont pas en danger, a précisé ce matin cette même source. L'enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Marseille, petits gros bras en matière de grande délinquance ?

"
Les règlements de compte entre bandes rivales de la cité Gabriel-Péri et de la cité des Côtes-d'Auty à Petit-Colombes repartent de plus belle sur fond de trafic de stupéfiants", déplore-t-on à la police.
"La situation semblait quelque peu apaisée depuis le début de l'année. Mais le contexte reste difficile. Il y a eu plus de vingt affrontements de ce type depuis deux ans" dans cette partie de la ville.
Le maire (PS) de Colombes tente de banaliser la situation locale. 
"Toutes proportions gardées, nous connaissons dans certains quartiers une situation comparable à Marseille". "Si la violence est moins élevée, la logique maffieuse de conquête de territoire et de maîtrise des marchés parallèles est à l'œuvre", a estimé l'édile.

L'idéologie de la prévention aurait-elle échoué ?

Il y a un an, en août 2012, Manuel Valls clamait que la gauche "peut faire mieux que la droite" en matière de sécurité.
Le ministre de l'Intérieur de Hollande disait sa détermination à s'appuyer sur des zones de sécurité prioritaires (ZSP), où les policiers devaient être plus présents, plus visibles en tout cas. Bref, on allait retrouver une espèce de police de proximité et on allait voir ce qu'on allait voir..

Le laxisme de la ministre de la Justice est-il incitatif ?

A Clamart, ville socialiste
des Hauts-de-Seine, à 15 kms de Colombes, trois personnes ont en outre été blessées par balles, dont une gravement, dimanche soir dans une fusillade. "Il y a un blessé grave et deux blessés légers. Leur pronostic vital n'était pas engagé cette nuit", a expliqué, ce lundi 2 septembre, une source policière. La fusillade s'est déroulée peu avant 23h, avenue Henri-Barbusse. 
Selon les premiers éléments de l'enquête, un accrochage entre deux voitures a précédé les coups de feu. Les opérations de secours ont mobilisé une trentaine de pompiers sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Le sénateur-maire PS, Philippe Kaltenbach a été mis en examen le 1er août.
Le magistrat a retenu le motif de "corruption passive par personne détentrice de l’autorité publique". Philippe Kaltenbach est suspecté d’avoir attribué des logements sociaux dans sa commune en échange de pots-de-vin.

Clairement, Marseille est injustement montrée du doigt.


lundi 2 septembre 2013

Le viol de Colombes par un criminel en semi-liberté relance le débat sur la récidive

Un récidiviste auteur d'une agression, puis d'un viol

Un homme de 26 ans a agressé deux femmes, le même soir, à Colombes 
Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés vers 22 heures mercredi 7 août, à proximité de la gare de Colombes, Hauts-de-Seine. Une femme de 32 ans, responsable marketing dans le secteur des services à la personne, se dirigeait vers son domicile lorsqu'elle a été agressée. La personne avec qui elle discutait au téléphone a alors prévenu la police, qui a découvert la victime gisant au sol, inconsciente, frappée au visage de multiples coups de poings. Plongée dans le coma depuis lors, son pronostic vital, engagé, serait désormais "stabilisé", selon le parquet de Nanterre, cité par Le Parisien.

L'agresseur ne s'en est toutefois pas tenu là. 
Une jeune femme d'une vingtaine d'années qui se rendait chez elle a été agressée à son tour, quelques minutes après la première victime, et à proximité de la gare de Colombes. Sous la menace d'un couteau, son agresseur l'a violée avant de s'enfuir en lui volant son sac. Une analyse ADN est actuellement en cours pour déterminer avec certitude la culpabilité éventuelle du suspect. 
Le criminel a été arrêté et placé en détention.


Sofiane, en revanche, est connu comme une "grande gueule"
qui agace les ha­bitants, lassés de l’entendre crier dans les allées. Saoul, il se montre agressif et brutal. Il provoque les pas­sants, les rackette, ou vole directement dans le supermarché de quartier.


L'agresseur présumé était en semi-liberté 

La police a rapidement établi le lien entre les deux agressions, grâce à la vidéo-surveillance, qui a permis de retrouver l'agresseur présumé, à son domicile, où il a été arrêté. 

Bien connu des services de polices,
le jeune homme arrêté était en semi-liberté depuis mai 2013, un régime d'exécution des peines privatives de liberté qui autorise l'écroué à quitter l'enceinte carcérale pour une durée de temps bien précise, et le contraint à revenir régulièrement à la prison. Ce qu'aujourd'hui la ministre de Hollande, Christiane Taubira appelle "contrainte pénale" et préconise dans son projet de réforme. 

Le suspect est un récidiviste

Il a déjà passé près de trois ans derrière les barreaux pour une première affaire d'agression sexuelle avec violence commise en 2009

Il purgeait une peine pour des faits de violence, recel, refus d'obtempérer et conduite en état d'ivresse.
Comment un homme déjà arrêté pour des agressions sexuelles en 2004 et 2009 a-t-il pu bénéficier d’une semi-liberté?Le viol est un crime puni de 15 ans d'emprisonnement, pouvant, en cas de récidive, aller jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité. 
Le récidiviste soupçonné d'avoir "violemment agressé" [formule journalistique due à la presse à sensation] deux femmes à Colombes devait être mis en examen pour tentative d'homicide et viol sous menace.

Sofiane M. contestait toujours les faits au terme de sa garde à vue.
Cinq jours après les faits, malgré les phalanges encore abîmées par les coups, le violeur niait les faits. Soupçonné d'avoir roué de coups une jeune femme de 32 ans et violé une autre passante de 21 ans, le 7 août 2013, aux abords de la gare de La Garenne-Colombes, le violeur a été déféré au Parquet de Nanterre pour être mis en examen. Une information judiciaire a été ouverte et ce récidiviste risque la réclusion criminelle à perpétuité.

La première victime, âgée de 31 ans, avait été très violemment frappée au visage. "On peut à ce stade légitimement penser qu'il avait l'intention de la violer", a déclaré le procureur. Elle est longtemps restée entre la vie et la mort à l'hôpital Beaujon à Clichy. 
Une quarantaine de minutes plus tard, l'homme est soupçonné de s'en être pris à une autre jeune femme de 21 ans, en  abusant d'elle sous la menace d'un couteau.
VOIR et ENTENDRE le reportage de France 2:


Plainte contre l'État

La mère de la victime dans le coma a l'intention de porter plainte contre l'État. 
Son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie, a adressé au procureur de Nanterre une plainte contre X pour "mise en danger de la vie d’autrui ou pour toute autre infraction que l’enquête pourrait révéler". 
L'objectif est d'établir les responsabilités présumées de l’institution judiciaire. L’avocat pointe une série de dysfonctionnements qui ont, à ses yeux, rendu possible la double agression de Colombes. "Le soir des faits, il aurait dû rentrer à 21h. Or, il n'a regagné la prison qu'à 23h50, après les deux agressions, et personne ne semble s'en être inquiété", a-t-elle expliqué. 
L'administration pénitentiaire avait toutefois immédiatement signalé ce retard de plus de trois heures. Un signalement "qui lui aurait sans doute signifié la révocation de sa semi-liberté", a souligné le procureur de Nanterre. 

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a fait de la litérature, qualifiant ce drame d' "agression d'une sauvagerie insupportable". 
"Les Français, évidemment, sont inquiets sur les questions de récidive", a-t-il ajouté, en plein débat sur la réforme pénale de la garde des Sceaux.

Le criminel présumé était déjà très connu des services de police bien avant une agression sexuelle commise en juin 2009. 
"C'est un prédateur. Il ne supporte pas l'autorité ni que quiconque lui refuse quelque chose", a confié une source policière. "Sa carrure est impressionnante. Il mesure 1,85 mètre, pèse plus de 80 kilos et pratique des sports de combat. Il vit de combines et de petits larcins", a-t-elle ajouté.
Lors de sa garde à vue, l'auteur présumé a indiqué s'être rendu sur les lieux de l'agression pour chercher un kilo de MDMA (amphétamine). Selon sa version des faits, cette bonne âme aurait alors aperçu une femme qui gémissait. Voulant lui porter secours, il aurait pris peur en entendant une voiture arriver. "Il se donne presque un rôle de bon samaritain, mais cette version semble à ce stade de l'enquête peu crédible", estime Robert Gelli. 
Les vérifications ADN effectuées depuis son arrestation lundi matin, recoupées à des images de vidéosurveillance, permettent d'avoir "de fortes présomptions" contre lui, a-t-il ajouté. 

Mais peut-être a-t-il des excuses.
 
Le père a-t-il déserté le milieu familial? A-t-il subi des violences sexuelles dans son enfance: en un mot, la vie l'a-t-elle  "violemment agressé" ?

Selon les chiffres du ministère de la Justice, le taux de récidive en 2010 pour les délits sexuels était de 4,9%, de 3,9% pour les viols. 
Ces chiffres qui ne parlent qu'aux juristes:  les victimes ne sont que rarement désireuses d'en débattre. 
VOIR et ENTENDRE le témoignage de la mère de Priscilla:

Priscillia,qui  a été agressée et laissée pour morte dans l’entrée de son immeuble, fera-t-elle exception? Son calvaire est-il de nature à ramener la ministre -par ailleurs féministe- à la raison ?

mercredi 14 août 2013

Clamart: et un mis en examen PS de plus !

En attendant Trierweiler, le sénateur-maire Philippe Kaltenbach est poursuivi

Le cumulard PS de Clamart est soupçonné de corruption 
dans l'attribution d'un logement social.

Le sénateur-maire des Hauts-de-Seine s'est dit indigné, vendredi. "Je suis stupéfait par cette décision. Toutes les investigations menées ces derniers mois ne me mettent jamais en cause et concluent à l'absence de corruption. Il s'agit d'un complot politique à l'approche des municipales".

Vidéos compromettantes

Une enquête préliminaire avait été ouverte au printemps 2011 à la suite d'un signalement de Philippe Pemezec, un adversaire politique: il est maire UMP du Plessis-Robinson, une commune voisine, et n'apprécie guère Philippe Kaltenbach. 
Un ex-adjoint du mis en examen non plus. Il avait déclaré avoir réalisé deux vidéos sans trucage pour dénoncer "le fait qu'à Clamart on doit voter et être adhérent au PS pour avoir le droit de se loger, ce qui est inadmissible".

Soutien de Aubry à
la primaire PS de 2011
En janvier 2012, l'un de ses anciens adjoints l'avait pris la main dans le sac et avaient mis deux vidéos en ligne. Dans une scène, on voit Philippe Kaltenbach recevoir, dans son bureau, de l'argent liquide de cet ancien collaborateur. Pendant la remise de fonds, le maire et son interlocuteur discutent de ce qui semble être l'attribution d'un logement à un tiers, sans que rien ne permette formellement d'établir un lien entre l'échange d'argent liquide et cette conversation, selon le socialiste. Mais le juge tient néanmoins à en savoir plus.

Niant toute corruption, cet ex-collaborateur de Jean Poperen, un ancien instituteur anarcho-syndicaliste, avait été entendu en février en tant que témoin assisté dans ce dossier. Philippe Kaltenbach affirme qu'il s'agit d'un remboursement de prêt consenti à son ex-adjoint, Mohamed Abdelouahed, qui connaissait des difficultés financières. Ce que conteste l'intéressé, outre que les documents video ont été authentifiés: "Les enquêteurs ont désormais la certitude que la vidéo n'a pas été trafiquée et n'a pas fait l'objet d'un montage à l'issue d'un examen technique", confirme une source proche de l'enquête.

La majorité présidentielle au Sénat risque d'être un peu plus affaiblie.