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mercredi 17 juin 2015

Après Hollande, le président de l'Assemblée aussi est absent, parti en campagne

Bartolone a lancé sa campagne des régionales en Ile-de-France

Hollande et Bartolone ne font plus que des apparitions à leurs postes

Claude Bartolone, qui a chassé Jean-Paul Huchon de la candidature PS, a lancé mardi sa campagne à Créteil (Val-de-Marne), jouant la carte du rassemblement, celle de son camp et des différentes composantes sociales et territoriales de l'Ile-de-France. "Nous sommes tous l'Ile-de-France", a clamé à plusieurs reprises l'ancien président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, au cours d'un meeting qui aurait réuni quelque 1.700 personnes, selon les organisateurs.

Affichage trompeur d'harmonie
Bartolone était arrivé au Palais des sports flanqué d'Anne Hidalgo, qui compte au nombre des "frondeurs" et alliés de Martine Aubry contre Hollande et du président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, poussé vers la sortie par une partie de son camp, dont la maire de Paris.

Pour la photo et sauver les apparences, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis apparaissait à ses côtés, mais aussi des représentants des frondeurs (Jérôme Guedj) aussi bien que de la motion B, minoritaire (François Kalfon, celui qui a giflé un élu UDI, lors d'une réunion au salon des maires de France, Ie 14 avril 2015), "A gauche pour gagner" des frondeurs (Christian Paul, Laurent Baumel, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Guillaume Balas, Barbara Romagnan, Pouria Amirshahi, Aurélie Filippetti, Benoît Hamon). "Ce n'est pas neutre après l'épisode du 49.3", persiflait son entourage.

La démagogie en gros souliers
Un mot pour les Franciliens issus de l'immigration et les migrants "victimes de la guerre et des persécutions", un autre pour les "classes moyennes", une phrase pour tous les citoyens "quel que soit (leur) être sentimental et sexuel", Claude Bartolone ratisse large, veillant à n'oublier personne, mais sans  toutefois s'appesantir sur les oubliés de la croissance et les Français en recherche d'un emploi: la Grande Couronne est en effet une épine dans le pied de la gauche, puisque le PS a subi une lourde défaite lors des départementales de mars, perdant la Seine-et-Marne et l'Essonne.

Promettant une "Ile-de-France humaine", il a brossé à larges traits les trois "grandes causes" qui constitueront l'armature de son programme: la qualité de vie (transports, logement, "droit à la nature"), la jeunesse, la vitalité.
Dans le domaine stratégique des transports, le candidat a consacré un long développement à la sécurité des femmes, qui ne doivent pas être victimes d'un "apartheid sexuel" [question des signes distinctifs d'appartenance ?] qui les condamnerait à "disparaître de l'espace public". Il a aussi promis d'être attentif au volet routier, car - après 17 ans de présidence socialiste sous Jean-Paul Huchon - "il reste des Franciliens qui (...) n'auront d'autre choix que la voiture".
Il s'est aussi fait le chantre d'une "révolution écologique". "La politique de la région sera (...) d'inspiration social-écologique (...) Parce qu'on peut vivre avec 4% de déficit budgétaire, pas avec 4 degrés de plus".
Sur le logement, la jeunesse et la vitalité, il faudra attendre pour en savoir plus...

Le candidat socialiste s'ancre résolument à gauche
Bartolone a annoncé une campagne "participative" et le lancement le 1er juillet d'un "tour du projet" qui le conduira "à la rencontre des Franciliens", avant la présentation de son projet "à l'automne".
Il s'est engagé à présenter des listes "rajeunies, ouvertes, de toutes les couleurs de l'Ile-de-France". "La moitié de nos listes seront conduites par des femmes", a-t-il maintenu devant une Anne Hidalgo tout sourire. Elle-même avait appliqué ce principe à ses listes d'arrondissement pour les municipales de 2014.

Bartolone s'est peu attardé sur le projet de son adversaire des Républicains, Valérie Pécresse, préférant la polémique frontale, caricaturale et méprisante qui augure mal d'un fair-play à venir. "L'Ile-de-France a rendez-vous en décembre pour dire non à ces idées-là. Non à cette conception de la société, fracturée, atomisée. Non à ce mélange de conservatisme et de cynisme. Parce que tout cela porte un nom: le sarkozysme. Et quel que soit le nom et le logo derrière lesquels il se cache, non merci, on a déjà donné", a-t-il lancé.

Le ton de l'agression est donné. "C'était un vrai discours de gauche, avec une vraie énergie. On est toujours très réconforté par les parcours républicains", s'est félicitée Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de la campagne.
Au début du meeting, un petit film avait rappelé les racines de Bartolone, "un fils de prolétaire, un enfant de Tunis, né de père italien et de mère maltaise": Bartolone a choisi d'exclure les autochtones d'Ile-de-France.
Plus tôt dans la soirée, le porte-parole de Valérie Pécresse, Geoffroy Didier, avait dénoncé la "confusion des genres" entretenu par un candidat PS "perché aux frais de la République" -allusion au choix de Claude Bartolone de conserver la présidence de l'Assemblée, malgré son entrée en lice.

Sous tension, Manuel Valls incarne donc seul cet exécutif largement déserté par les intermittents Bartolone et Hollande, mais avec raideur et brutalité.

 

mardi 16 juin 2015

Combat de chefs à l'UDI

Les Républicains trépignent sans brusquer les décisions

Le sujet de la participation à la primaire organisée par Les Républicains divise Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin
 
 J.-Ch. Lagarde-J.-L.Borloo-Morin 
Lagarde-Morin, les meilleurs ennemis de l'UDI s'affrontent une nouvelle fois.Vu leur position centrale, les centristes balancent. Ce lundi matin, après un week-end de réunions, la balle aurait été une nouvelle fois remise au centre. 

Ils ne sont pas d'accord sur la date à laquelle ils doivent arrêter leur choix.
Samedi, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a répété que la question de la participation du centre-droit à la primaire organisée par l'UMP (aujourd'hui Les Républicains-LR) serait tranchée au printemps 2016. Le lendemain, Hervé Morin faisait adopter par le Nouveau Centre, l'un des principaux partis composant l'UDI, une motion réclamant que la question soit tranchée en "urgence"
"La campagne pour la primaire débutera dès janvier 2016, après les régionales. Avant même de décider si l'on y participe, il faut rencontrer dès septembre le mouvement Les Républicains pour connaître leurs garanties en terme d'égalité entre les candidats", avance Hervé Morin. "Jean-Christophe Lagarde ne change pas de position, répond l'entourage du député-maire de Drancy. Dès son premier entretien avec Nicolas Sarkozy en décembre, il a annoncé que la décision serait prise au printemps 2016."

Déterminé à régler la question de la participation du centre-droit à la primaire, Nicolas Sarkozy met la pression à son homologue de l'UDI.  Les alliés doivent en effet se mettre en ordre de bataille avant les régionales de décembre et marquer leur cohérence en liant la question d'un accord aux régionales à celle de la primaire. Si Lagarde et ses amis veulent être correctement représentés dans les conseils régionaux en décembre, ils ont tout intérêt à s'accorder avec le parti "Les Républicains". Pour ce faire, le contrat de mariage doit être signé avant le printemps.

"L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI"

Pour activer la réflexion du président de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) face aux réalités, Nicolas Sarkozy joue des divisions profondes du centre-droit. Ainsi s'entretient-il régulièrement avec Hervé Morin, François Sauvadet, Philippe Vigier (trois probables têtes de liste aux régionales) et Maurice Leroy. Si ce quatuor s'engage dans le processus de la primaire dès septembre, l'UDI est écartelé. "L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI", veut même croire Hervé Morin.

Le calendrier peut-elle faire voler en éclat le parti créé par Jean-Louis Borloo? 
Refusant cette hypothèse, le député Nouveau Centre Philippe Vigier tente une médiation entre le réalisme de Hervé Morin et l'attentisme de Jean-Christophe Lagarde: "Si l'UDI se détermine à l'automne, en octobre ou novembre, il n'y a pas de drame", explique celui qui est également président du groupe UDI à l'Assemblée.

Menace d'exclusion pour Hervé Morin
Pour laisser le temps de la réflexion à ses alliés potentiels, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs repoussé à septembre la mise en place de la Haute Autorité, affichant sa volonté de ne pas "choisir l'arbitre de la primaire" avant que tous les participants se soient déterminés. 
Pour convaincre ses partenaires du centre de le rejoindre rapidement, le président LR (Les Républicains) fait valoir en outre qu'un ralliement tardif les empêchera de participer à la conception des règles de la primaire. "Plus ils arrivent tôt, plus ils pourront participer à l'organisation", résume Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine en charge du scrutin interne. 

Jean-Christophe Lagarde préfère le jeu de poker. "Si le parti Les Républicains tient tellement à ce que nous participions à la primaire, il acceptera les ajustements que nous souhaitons", affirme-t-il.
Le député-maire de Drancy est également prêt à un autre coup de poker, celui de laisser Hervé Morin lui griller la politesse dès septembre. "Dans ce cas-là, les instances de l'UDI décideront de ce qu'il faut faire. La règle sera décidée en commun au sein du parti," met-il en garde. La menace d'une exclusion de Hervé Morin est à peine voilée. 
De quoi interpeller sur l'identité du candidat favori de Lagarde et le suivisme des adhérents de l'UDI.

lundi 15 juin 2015

Municipales partielles: la droite victorieuse à Puteaux, en tête à Asnières et Clichy, Hauts-de-Seine

Le Conseil d'Etat avait accédé à des demandes inutiles en annulation dans les Hauts-de-Seine 

La liste de l'ex-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud l'a emporté dès le premier tour à Puteaux


Les électeurs ont dû se soumettre à de nouveaux scrutins municipaux dimanche, suite à des demandes auprès du Conseil d'Etat d'annulation en raison de supposées "irrégularités": celle d'Asnières, remportée par Manuel Aeschlimann (UMP), de Clichy-la-Garenne, remportée par Gilles Catoire (PS) et de Puteaux, remportée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP, ci-contre).

A Puteaux, la liste conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui tient les rênes de cette ville depuis 2004, s'est imposée facilement avec 60,77% des voix face à son habituel opposant Christophe Grébert (23,32%), à la tête d'un front Modem-PS-EELV. La liste emmenée par Marie-Sophie Mozziconacci, proche de l'ancien maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, père de Joëlle, en guerre depuis des années avec sa fille, essuie un lourd échec avec seulement 3,65% des voix.

Un second tour favorable au parti Les Républicains?

La droite est en ballottage très favorable 
à Clichy et Asnières
A Clichy, seule ville des Hauts-de-Seine tenue par les socialistes, la liste du candidat Les Républicains Rémi Muzeau a frôlé la victoire dès le premier tour avec 48,83% des suffrages. Dimanche prochain au second tour, il affrontera  la liste PS-PCF-PRG conduite par Julien Perez, ex-directeur de cabinet de Gilles Catoire, maire de la ville depuis 1985, lequel avait décidé de ne pas se représenter.
En septembre 2013, le magazine Le Point publia un article très critique sur la gestion des employés municipaux menée par Gilles Catoire à Clichy. Le magazine fut condamné en juillet 2014 pour diffamation pour 8 passages de cet article, sanction confirmée en cour d'Appel. Réélu maire de Clichy en 2014, l'élection fut annulée le 11 mai 2015 pour des irrégularités sur une liste centriste, celle de Didier Schuller, arrivée troisième. En apposant les mentions UMP-UDI-MoDem sur les affiches et bulletins de sa liste, ce dernier avait "fait croire aux électeurs que cette liste bénéficiait de l'investiture de l'UMP et du MoDem ", ce qui était faux.

A Asnières, bastion de droite conquis par la gauche en 2008, puis repris par la droite en 2014, la liste de Manuel Aeschlimann (Les Républicains, ex-UMP) est également en ballottage très favorable, dans les Hauts-de-Seine. Elle obtient 47,42% des voix devant celle emmenée par le socialiste Sébastien Pietrasanta (36,30%). Ancien maire de la ville (1999-2008) et ancien député des Hauts-de-Seine, Manuel Aeschlimann est connu pour sa fidélité à Nicolas Sarkozy. 

Une autre élection municipale s'est par ailleurs tenue dimanche en Seine-et-Marne, à Pontault-Combault. La liste de la maire sortante Monique Delessart (PS) y a obtenu 32,09% des voix, devant celle de son ancien adjoint Cédric Pommot (22,86%), au premier tour marqué par une très forte abstention, à 63,84 %.

jeudi 28 mai 2015

Marseille demain: Valls déplace sa cour en grand apparat

Manuel Valls, le retour à Marseille vendredi

Le chef du gouvernement délocalise un comité interministériel en région

Ce vendredi 29 mai, le premier ministre avait besoin de déplacer neuf membres du gouvernement pour faire une annoncer en grande pompe des financements de projets liés à la nouvelle métropole d'Aix-Marseille. Le Premier showman présidera ce comité en présence de six ministres, Najat Vallaud-Belkacem (Education), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Emmanuel Macron (Economie), Sylvia Pinel (Logement), Marylise Lebranchu (Décentralisation), Patrick Kanner (Ville, Jeunesse, Sports) et trois secrétaires d'Etat, Myriam El Khomri (Ville), Alain Vidalies (Transports) et Thierry Braillard (Sport). Ce comité ne doit pas faire d'annonces "purement marseillaises", mais "prendra des engagements conjoints Etat-élus sur des grands projets pour la métropole d'Aix-Marseille (Marseille Provence Métropole) qui doit voir le jour le 1er janvier 2016.

3 mois après sa première visite sous le tir de traficants

En février, Manuel Valls avait largement consacrée sa visite à la sécurité.
Mais le discours avait été brouillé par des tirs à l'arme lourde dans le quartier de La Castellane, dans lesquels le préfet de police avait été pris pour cible, quelques heures avant l'arrivée en ville du locataire de Matignon. 
Lors de son passage, le Premier ministre avait promis qu'il reviendrait au printemps pour présider un comité interministériel, promettant à l'époque "des moyens que nous donnerons à la ville en plus". 

Prolongeant le tour des régions de France pour la campagne présidentielle entamée par François Hollande à Carcassonne, deux ans avant l'heure, Manuel Valls signera aussi avec le président de région Michel Vauzelle (PS), le contrat de plan Etat-région (CPER) pour la région PACA. Il doit visiter dans l'après-midi l'usine Airbus Helicopters (ex-Eurocopter), 1er employeur de l'agglomération marseillaise, à Marignane (divers droite), dont le Mexique va acheter 50 Super Puma, apprend-on aujourd'hui. C'est l'illustration du dynamisme de la métropole marseillaise que le gouvernement veut instrumentaliser.

"Manuel Valls ne lâche pas Marseille"assure Challenges (groupe Le Nouvel Observateur détenu par la triade d'hommes d'affaires socialistes Bergé-Niel-Pigasse)
"Poursuivre l'action engagée en 2012 avec le plan de cohésion sociale et de sécurité"? Ca fait peur !
Sur le front sécuritaire, les résultats encourageants prétendus par Manuel Valls en février sont en fait contredits par une recrudescence des règlements de compte dans le milieu de la drogue. En 2014, un décompte officiel fait état de 19 morts dans les Bouches-du-Rhône, dont 10 à Marseille. En 2015, dix règlements de comptes mortels ont déjà été recensés en seulement quatre mois dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de l'année, dont cinq à Marseille sur fond de trafic de stupéfiants.
Aux régionales de décembre prochain, le PS n'a pourtant qu'un homme de cabinet, Christophe Castaner, à proposer face au FN qui envoie Marion Maréchal-Le Pen affronter Christian Estrossi, UMP ou Les Républicains).
A  en croire la presse socialiste et donc Matignon, il s'agira "de poursuivre l'action engagée en 2012 avec le plan de cohésion sociale et de sécurité avec, notamment, de nouvelles mesures liées au service civique, à l'apprentissage ou à l'insertion". Le gouvernement entend montrer à cette occasion qu'outre l'action sécuritaire, il met en place un plan d'ensemble pour répondre aux problèmes rencontrés à Marseille, selon Challenges qui ajoute ce commentaire à la dépêche de l'AFP.