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mardi 16 juin 2015

Combat de chefs à l'UDI

Les Républicains trépignent sans brusquer les décisions

Le sujet de la participation à la primaire organisée par Les Républicains divise Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin
 
 J.-Ch. Lagarde-J.-L.Borloo-Morin 
Lagarde-Morin, les meilleurs ennemis de l'UDI s'affrontent une nouvelle fois.Vu leur position centrale, les centristes balancent. Ce lundi matin, après un week-end de réunions, la balle aurait été une nouvelle fois remise au centre. 

Ils ne sont pas d'accord sur la date à laquelle ils doivent arrêter leur choix.
Samedi, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a répété que la question de la participation du centre-droit à la primaire organisée par l'UMP (aujourd'hui Les Républicains-LR) serait tranchée au printemps 2016. Le lendemain, Hervé Morin faisait adopter par le Nouveau Centre, l'un des principaux partis composant l'UDI, une motion réclamant que la question soit tranchée en "urgence". 
"La campagne pour la primaire débutera dès janvier 2016, après les régionales. Avant même de décider si l'on y participe, il faut rencontrer dès septembre le mouvement Les Républicains pour connaître leurs garanties en terme d'égalité entre les candidats", avance Hervé Morin. "Jean-Christophe Lagarde ne change pas de position, répond l'entourage du député-maire de Drancy. Dès son premier entretien avec Nicolas Sarkozy en décembre, il a annoncé que la décision serait prise au printemps 2016."

Déterminé à régler la question de la participation du centre-droit à la primaire, Nicolas Sarkozy met la pression à son homologue de l'UDI.  Les alliés doivent en effet se mettre en ordre de bataille avant les régionales de décembre et marquer leur cohérence en liant la question d'un accord aux régionales à celle de la primaire. Si Lagarde et ses amis veulent être correctement représentés dans les conseils régionaux en décembre, ils ont tout intérêt à s'accorder avec le parti "Les Républicains". Pour ce faire, le contrat de mariage doit être signé avant le printemps.

"L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI"

Pour activer la réflexion du président de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) face aux réalités, Nicolas Sarkozy joue des divisions profondes du centre-droit. Ainsi s'entretient-il régulièrement avec Hervé Morin, François Sauvadet, Philippe Vigier (trois probables têtes de liste aux régionales) et Maurice Leroy. Si ce quatuor s'engage dans le processus de la primaire dès septembre, l'UDI est écartelé. "L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI", veut même croire Hervé Morin.

Le calendrier peut-elle faire voler en éclat le parti créé par Jean-Louis Borloo? 
Refusant cette hypothèse, le député Nouveau Centre Philippe Vigier tente une médiation entre le réalisme de Hervé Morin et l'attentisme de Jean-Christophe Lagarde: "Si l'UDI se détermine à l'automne, en octobre ou novembre, il n'y a pas de drame", explique celui qui est également président du groupe UDI à l'Assemblée.

Menace d'exclusion pour Hervé Morin
Pour laisser le temps de la réflexion à ses alliés potentiels, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs repoussé à septembre la mise en place de la Haute Autorité, affichant sa volonté de ne pas "choisir l'arbitre de la primaire" avant que tous les participants se soient déterminés. 
Pour convaincre ses partenaires du centre de le rejoindre rapidement, le président LR (Les Républicains) fait valoir en outre qu'un ralliement tardif les empêchera de participer à la conception des règles de la primaire. "Plus ils arrivent tôt, plus ils pourront participer à l'organisation", résume Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine en charge du scrutin interne. 

Jean-Christophe Lagarde préfère le jeu de poker. "Si le parti Les Républicains tient tellement à ce que nous participions à la primaire, il acceptera les ajustements que nous souhaitons", affirme-t-il.
Le député-maire de Drancy est également prêt à un autre coup de poker, celui de laisser Hervé Morin lui griller la politesse dès septembre. "Dans ce cas-là, les instances de l'UDI décideront de ce qu'il faut faire. La règle sera décidée en commun au sein du parti," met-il en garde. La menace d'une exclusion de Hervé Morin est à peine voilée. 
De quoi interpeller sur l'identité du candidat favori de Lagarde et le suivisme des adhérents de l'UDI.

dimanche 11 mars 2012

Villepinte: discours des amis et alliés en soutien à Nicolas Sarkozy

Les discours d'ouverture du rassemblement de la majorité

VOIR et ENTENDRE des extraits des interventions de
Christine Boutin, Hervé Morin, Jean-Pierre Raffarin et aussi de Nicolas Sarkozy, le 11 mars 2012:

lundi 21 mars 2011

Cantonales: personnalités élues ou réélues au 1er tour

Les heureux élus du 1er tour des élections cantonales 2011


Voici une liste établie dimanche 20 mars, en fin de soirée:

- Jean-Michel Baylet (PRG), sortant, président du PRG, à Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne)

- Eric Ciotti (UMP), sortant, président sortant du conseil général des Alpes-Maritimes, à Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes)

- Bernadette Chirac (UMP), sortant, à Corrèze (Corrèze)

- Michel Mercier (DVD), sortant, garde des Sceaux, à Thizy (Rhône)

- François Sauvadet (NC), sortant, président sortant du Conseil général de Côte d'Or et président du groupe NC à l'Assemblée, à Vitteaux (Côte-d'Or)

- Claudy Lebreton (PS), sortant, président sortant du Conseil général des Côtes d'Armor et président de l'Assemblée des départements de France, à Jugon-les-Lacs (Côtes-d'Armor)

- Hervé Morin (NC), président du Nouveau Centre, à Cormeilles (Eure)

- André Vallini (PS), sortant, président sortant du Conseil général de l'Isère, à Tullins (Isère)


mercredi 8 décembre 2010

Hervé Morin conteste que Villepin soit au centre

"Si Villepin est centriste, moi, je suis le pape !"

Hervé Morin, président du Nouveau Centre, parti partenaire de la majorité présidentielle, a ironisé, mercredi, sur le positionnement centriste du président de République solidaire.

Pas gentil pour le pape, mais tellement laïc !
"Pour moi, le centre n'est pas le milieu de nulle part", a expliqué l'ancien ministre de la Défense sur Direct 8 en lançant : "Si Villepin est centriste, moi, je suis le pape !"
L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui revendique son héritage gaulliste, chasse sur les terres centristes dans la perspective de 2012.
Villepin récupérerait ainsi une partie des voix de l'électorat présumé qui s'est porté sur François Bayrou en 2007, selon des sondages.

Le milieu ne peut rester au néant

Concernant le patron du MoDem,
Hervé Morin affirme que pour François Bayrou "être au centre, c'est être dans la solitude".

Le centre n'est pas non plus un no man's land

"Moi, dit-il, je pense qu'être au centre, c'est essayer d'engager une démarche d'indépendance face à l'UMP pour nous amener à peser plus de poids dans la vie politique."

lundi 22 novembre 2010

Royal et Bayrou, à la lutte pour figurer sur la feuille de match de 2012

Sur le banc de touche de l'opposition, les joueurs remplaçants manigancent

Désirdavenir Royal (PS), 'coach' de la gauche

Dès le lundi, au lendemain de la constitution du gouvernement Fillon III, la battue de la présidentielle a estimé que les centristes avaient été "très mal traités" lors du remaniement.

Dans le même temps et pour prendre de vitesse DSK retenu au FMI, elle a également appelé les socialistes à accélérer la préparation de la présidentielle de 2012. "Il faut maintenant que le PS mette en place l'ensemble des structures, des bureaux de vote qui vont permettre l'organisation des primaires".
Sur Europe 1, Sa Cynique Majesté Royal a dit avoir assisté dimanche à "la fermeture d'un gouvernement avec l'éviction de Bernard Kouchner d'une part et des centristes qui, pourtant, n'avaient pas démérité", d'autre part, a-t-elle admis malgré la critique socialiste permanente du gouvernement.
Au risque d'exacerber le conflit ouvert avec la bande à Hamon, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes a en conséquence préconisé que le PS "tende la main aux centristes en leur demandant aujourd'hui de reprendre leur autonomie", et cela, bien que le PS ait toujours refusé à Bernard Kouchner la place qu'il mérite, avant que Sarkozy l'appelle en 2007 au gouvernement.

Dans sa recherche de fédération autour de sa personne, l'amère Royal a aussi poussé le PS à l' « unité avec les écologistes qui viennent d'ailleurs de franchir un pas intéressant », avec la fusion des Verts et d'Europe Ecologie.
Ainsi, les grandes manoeuvres de la Royal s'étendent-elles à babord et à tribord du principal navire de la gauche.

Bayrou raille le "panier de crabes" Morin-Borloo

Bayrou pris à son propre piège de l'autonomie
Le président du MoDem François Bayrou s'en est pris à ses rivaux directs, Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, en ironisant mardi sur leur possible entente pour rassembler les centristes, mais il a épargné celle qui la veille avait ouvert les grandes manoeuvres sur Europe 1.
Sur France Inter, l'ancien candidat centriste à l'Elysée a plaidé pour une force politique au centre, indépendante de la majorité présidentielle, son créneau depuis l'élection de 2007. "Je ne crois pas au centre soumis dans la majorité", a fait valoir François Bayrou. "S'il s'émancipe, alors tout est possible mais s'émanciper cela veut dire qu'on accepte de former un courant indépendant." L'autocratique président du MoDem ne changera jamais
Bayrou refuse à Morin et Borloo l'indépendance qu'il ne leur reconnaissait pas au gouvernement !

Le Béarnais sent venir la menace sur sa droite
"L'idée du panier de crabes dans lequel vont s'ébattre ceux qui voudraient prendre le contrôle de ce qu'ils ont refusé toute leur vie, c'est une idée qui n'est pas la mienne. Je ne plonge pas dans les paniers de crabes", a ajouté le dirigeant centriste, à qui nul ne propose d'ailleurs le grand saut et qui une nouvelle fois ramène tout à lui.

L'enjeu de cette bataille, la présence d'un candidat de centre-droit en 2012
Les ex-ministres de l'Ecologie et de la Défense entendent, chacun de son côté, rassembler la famille UDF que Bayrou a fait éclater. Le président du MoDem craint donc que ses 9 partisans du Mouvement démocrate (MoDem) se laissent détourner par les membres de l'Union centriste au Sénat: le membre du Parti radical (Pierre Jarlier, un proche de Jean-Louis Borloo), les 9 membres du Nouveau Centre (autour d'Hervé Morin) et les 8 de l'Alliance centriste (derrière Jean Arthuis), outre les 2 sans étiquette.

lundi 8 septembre 2008

Casernes réhabilitées en 6.000 logements étudiants

L’UNEF fait la fine bouche…
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et Hervé Morin, son homologue de la Défense, ont signé vendredi un protocole d'accord qui prévoit de réhabiliter et de construire des logements étudiants sur une partie des terrains libérés par la réforme des armées engagée par le ministère de la Défense.
Le gouvernement propose 6000 nouveaux logements étudiants d'ici 2012 provenant de la transformation de terrains et bâtiments militaires touchés par les restructurations, une annonce accueillie favorablement, mais avec des réserves, par les organisations étudiantes.

Les organisations étudiantes cachent leur joie
Ils reçoivent 6.000 logements comme un dû
La signature du protocole "va dans le bon sens et va permettre à l'Etat de respecter les engagements" du plan Anciaux, a affirmé Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF (gauche).
"Tout est bon à prendre", car "on manque de logements étudiants", a commenté Thiébaut Weber, à la Fage, tandis que la Confédération étudiante a jugé que l'annonce allait "dans le bon sens".

L'Unef et la Fage veulent la haute main sur la gestion de ses logements

Toutefois l'UNEF et la FAGE demandent que les Crous soient les seules structures à gérer ces logements. Le protocole prévoit certes qu'ils "prendront part au projet de construction ou de réhabilitation" mais n'affirme pas qu'ils seront nécessairement les gestionnaires (ils "pourront être sollicités pour assurer la gestion et l'attribution des chambres construites").
L'UNEF prétend que les CROUS "sont les seuls garants d'une attribution sur critère social et de l'instauration de loyers modérés", mais ne précise pas que cette exigence est motivée par la gestion paritaire des CROUS, où l’UNEF peut faire pression. Sur les 27 membres du Conseil d’administration, les 8 représentants étudiants (en 2008, 4 UNEF, 2 élus FAGE, 1 UNI et 1 PDE) sont à égalité avec les 8 représentants de l'État, mais peuvent recevoir du soutien parmi les autres membres (3 représentants du personnel, 4 personnalités extérieures et 3 présidents d'universités).
Selon l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), créé en 1989 par le ministre de l'Education nationale , Lionel Jospin, 42% des 2,2 millions d'étudiants vivent dans un logement familial (37% chez leurs parents), 14% en résidence collective (Cité U, foyer), 31% seuls ou en couple et 7% en colocation.
Il s'agit pourtant de "mieux répondre à la demande sociale de logement étudiant", précise le protocole. Un tiers des étudiants peine à trouver un logement, selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). "Un effort particulier sera porté à la région Ile-de-France", où l'urgence est la plus forte selon l'accord ministériel.

Une première liste de 15 villes, où de tels terrains seront libérés et qui manquent particulièrement de logements étudiants, a été dressée par les deux ministres.
Il s'agit d'Arras, Bordeaux, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles.
Ce texte prévoit aussi que "ces logements devront être localisés prioritairement à proximité des lieux d'enseignement supérieur, des gares ou facilement accessibles par les transports en commun".

Ces 6.000 logements entrent dans le cadre de la réalisation des objectifs du plan du député Jean-Paul Anciaux (1946): ce député UMP de Saône-et-Loire (3e) prévoyait 5.000 constructions et 7.000 réhabilitations de chambres universitaires par an pendant dix ans à partir de 2004, mais il a pris du retard.
En février, à l'issue d'un nouvel état des lieux réalisé par M. Anciaux soi-même, Valérie Pécresse avait promis 620 millions d'euros sur quatre ans pour tenter de tenir ces objectifs.
A la rentrée 2008, ils ne seront pas atteints, quatre ans plus tard sur les dix prévus: néanmoins, 3.300 chambres nouvelles et 5.500 réhabilitées seront pourtant livrées, portant le nombre de places dans le parc de logements universitaires, géré par les Crous (oeuvres universitaires) à 157.000 places, contre 154.000 en 2007.

samedi 12 janvier 2008

La Défense, une priorité de la présidence française de l'UE

Sarkozy plaide la consolidation des capacités européennes de défense
Jeudi lors de ses voeux aux armées et aux anciens combattants, Nicolas Sarkozy a promis que la défense sera une priorité de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008.
"L'Europe ne fait pas aujourd'hui tous les efforts que requièrent sa défense et la protection des Européens", a déploré le président français. "C'est pourtant là son premier devoir et nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation. C'est pourquoi la consolidation des capacités européennes de défense sera notre priorité en tant que présidence de l'Union européenne", a ajouté M. Sarkozy.
Le président français, qui a esquissé depuis le début de son mandat un rapprochement avec l'OTAN, a souligné qu'il n'y avait "pas d'opposition" entre ce renforcement de l'Europe de la défense et la solidarité atlantique. Le chef des armées a insisté dans ses voeux sur la nécessité d'adapter l'outil de défense à "l'ère de la mondialisation". On peut ajouter à ces risques le danger des intégrismes.
A la suite de la réflexion en cours sur le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, "une nouvelle loi de programmation militaire sera élaborée au printemps 2008", a précisé M. Sarkozy, confirmant son objectif de maintenir l'effort de défense à 2% du PIB.
Cette loi "sera véritablement et complètement financée", ce qui "supposera d'avoir le courage de faire des choix", a prévenu le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy a promis aux militaires des mesures compensatoires et la mise en oeuvre des recommandations du Haut comité d'évaluation de la condition militaire en vue du rattrapage des écarts de pouvoir d'achat entre les différents corps en uniforme. (Lire aussi l'article précédent de PaSiDupes)

Pour conduire ces "changements majeurs", Nicolas Sarkozy a renouvelé sa confiance au ministre de la Défense Hervé Morin, que l'on dit menacé par le prochain remaniement.

lundi 17 décembre 2007

Nouveau Centre: ranimer la flamme de l'UDF

Faire "revivre" l'héritage politique de Jean Monnet et Simone Veil

Le
Nouveau Centre (NC) a tenu ce week-end à Paris son premier Conseil national avec plusieurs centaines de personnes à la Maison de la Chimie. Le Nouveau Centre a été créé à la suite de l'élection présidentielle par les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy.
Le NC se veut l'héritier de l'UDF face à ce qu'il considère comme le cavalier seul de François Bayrou."Selon certains, l'UDF serait morte. Elle ne correspondrait plus à l'air du temps. Elle serait dépassée, elle serait ringarde", a déclaré Hervé Morin, président du NC.
"Quelqu'un nous a volé la clé" et a décidé "il y a quinze jours" de "passer un coup de bulldozer sur notre maison, l'UDF", a déploré le député Jean-Christophe Lagarde devant plus d'un millier de personnes (1.500 selon le NC) réunies à Paris.
"Nous en avons ras-le-bol d'être insultés alors que nous avons été fidèles à nos convictions", a lancé à son tour le député Jean Dionis du Séjour, alors que François Bayrou accuse souvent ses anciens compagnons de route d'avoir cédé à la tentation de "maroquins" ministériels.
"La cassure idéologique n'a cessé de s'agrandir entre un MoDem toujours plus à gauche, et nous", a voulu justifier l'élu du Lot-et-Garonne, tandis que son collègue de la Marne, Charles de Courson, affirmait: "La seule alliance possible des centristes, elle est à droite."

Le président du Nouveau Centre et ministre de la Défense de Sarkozy, Hervé Morin, a promis de "faire revivre" la famille politique, "enterrée" selon lui par le MoDem parce qu'elle "ne pourrait plus servir la cause et l'ambition d'un homme".
"Reconstruire la maison": cette ambition est revenue comme un leitmotiv tout au long des quatre heures de tables rondes et discours du NC, qui revendique "plus de 7 à 8.000 adhérents".
"Je vous le dis: nous allons la faire revivre, cette famille. La famille des (Jean) Monnet, des (Robert) Schuman, des (Jean) Lecanuet, des Simone Veil, des Raymond Barre, des François Léotard, des Valéry Giscard d'Estaing", a-t-il déclaré lors du premier conseil national du Nouveau centre, nouvelle formation centriste au sein de la majorité présidentielle qui réunit la majorité des anciens députés UDF. "Cette famille, mes chers amis, je n'accepte pas, nous n'acceptons pas, qu'elle soit enterrée, qu'elle soit liquidée un soir en catimini dans un hangar, à Villepinte, [où s'est tenu le congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou], tout simplement parce qu'elle ne pourrait plus servir la cause et l'ambition d'un homme", a-t-il lancé, en référence à la création par François Bayrou début décembre du MoDem, un nouveau parti intégrant l'UDF.
Irrités par les méthodes de Vladimir Bayrou, les sympathisants sont favorables à une orientation politique de centre droit, en toute autonomie. "Nous ne recherchons pas la différence pour la différence. Nous cherchons à incarner une famille politique qu'on a abandonnée en rase campagne. (...) L'UDF a été assassinée, nous voulons la faire revivre", a expliqué par la suite Hervé Morin à des journalistes.
Les dirigeants du NC ont ainsi réaffirmé leur appartenance à la majorité et leur volonté de soutenir les réformes. "Nous voulons participer au succès de la 'dernière cartouche' que représente l'élection de Nicolas Sarkozy", a déclaré H. Morin, reprenant une expression du philosophe Marcel Gauchet.
Tandis que certains, comme M. Dionis du Séjour, rêvent de voir leur parti constituer un jour le "noyau dur" de la sensibilité centriste, actuellement éclatée en plusieurs formations, le président du NC a temporisé. "Bâtissons notre formation", a conclu H. Morin. "Il sera ensuite temps, après les municipales, d'ouvrir les bras pour reconstruire avec les autres partis de la famille centriste éparpillée, le grand parti de centre/centre-droit que nous voulons".
Voulant montrer qu'"être dans la majorité, c'est aussi se faire respecter", le ministre de la Défense a cependant posé ses conditions, certaines "incontournables", au vote de la réforme institutionnelle par sa formation politique. Il a notamment cité l'introduction de la proportionnelle aux législatives et l'interdiction du cumul des mandats.
Les élections municipales et cantonales de mars 2008 constitueront un défi pour le NC. Le Nouveau Centre, qui ne peut prétendre au financement public, compte 22 députés à l'Assemblée nationale.
Le Nouveau Centre, auquel Françoise de Panafieu n'a accordé aucune tête de liste à Paris, a également prévenu qu'il s'inscrivait dans une stratégie de "partenariat" avec l'UMP mais ne voulait pas être considéré comme "supplétif". Il a publié une liste de près de 190 chefs de files pour les municipales, dont plusieurs ont pris la parole au Conseil national.
Dimanche, 189 investitures ont été retenues pour les municipales à l'occasion du Conseil national.

dimanche 2 décembre 2007

De nouvelles composantes pour une fédération centriste?

Morin fonde Nouveau Centre, Besson, Les Progressistes et Bockel, Gauche Moderne
Jean-Marie Bockel
, le secrétaire d'Etat à la Coopération dans le gouvernement de François Fillon et ancien sénateur socialiste rallié à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, a lancé son parti, Gauche moderne.
"La Gauche Moderne, parti social-libéral, est une fédération qui associe différents mouvements ou clubs de réflexion, désireux de s'engager dans l'action réformatrice et pragmatique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tenue au Sénat.
La Diagonale, cercle de réflexion des "sarkozystes de gauche", a déjà rejoint son parti, précise le maire de Mulhouse, qui s'est rallié à Nicolas Sarkozy au lendemain du second tour de l'élection présidentielle.
Jean-Marie Bockel veut faire de son parti une "force de propositions" et un "partenaire de la réforme". Rien à voir avec le 'cabinet fantôme' -ou fantômatique- du PS, donc! "Nous le faisons de manière libre et indépendante, sans intention d'adhérer à l'UMP", a-t-il souligné. "Mon devoir aujourd'hui c'est de structurer ma démarche avec d'autres personnes issues de la gauche, qui continuent à se sentir de gauche, de différentes sensibilités", a-t-il expliqué.
"Après avoir tenté pendant dix ans de moderniser le Parti socialiste sans succès, tant le conservatisme du PS est aujourd'hui grand et son archaïsme est puissant, je suis dans la logique de l'acceptation par le président de la République de l'ouverture qui ne doit pas être simplement une démarche individuelle", a-t-il poursuivi. Conservatisme et archaïsme qui se sont en effet exprimés puissamment dans l’opposition des syndicats à la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Jean-Marie Bockel estime que Nicolas Sarkozy, qui "n'est pas d'abord un conservateur mais d'abord un réformiste", "ne peut pas compter que sur la droite pour réformer".
Municipales
Il a précisé que la Gauche moderne comptait actuellement 680 militants et que "plus de 100" de ses candidats figurent sur des listes d'ouverture pour les élections municipales des 9 et 16 mars.
Il a ainsi déclaré que George-Marc Benamou (ci-contre en noir et blanc), conseiller de l'Elysée, figurera sur la liste UMP de Christian Estrosi pour les municipales à Nice et que l'ancien socialiste Philippe Sanmarco (ci-contre, couleur)sera co-listier de Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille.
Christian Estrosi (UMP), qui conduira la liste de la majorité présidentielle aux municipales à Nice, a confirmé qu'il y aura bien un accord entre sa formation et la Gauche moderne mais que la présence de George-Marc Benamou sur sa liste "n'était pas confirmée".

Sympathies réciproques
Plusieurs ministres comme Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, ou bien encore Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, assistaient mercredi 28 novembre à la conférence de presse de leur collègue chargé de la Coopération et de la Francophonie.
Le Premier ministre, François Fillon, avait adressé un message à l'occasion de la naissance de ce nouveau parti politique qui "est toujours un signe de vitalité démocratique".

Composantes centristes nouvelles
Gauche moderne constitue un second "pôle de gauche" de la majorité présidentielle, social-libéral.
Le 9 novembre, en présence de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, ancien dirigeant du Parti socialiste, avait lancé son club, "Progressistes". Les Progressistes est un mouvement politique fondé en septembre 2007 par le secrétaire d'État Éric Besson, issu du Parti socialiste. Il est né avec le soutien de Nicolas Sarkozy afin de doter la majorité présidentielle d'une aile gauche et défendre la politique d'« ouverture.
Alors député socialiste de la Drôme et secrétaire national du PS chargé des questions économiques, Eric Besson, à la suite d'un désaccord avec Sa Cynique Majesté Royal, candidate malencontreuse des socialistes à l'Elysée, s'est rallié spectaculairement avant le premier tour à celle de Nicolas Sarkozy.
Après la victoire du candidat de l'UMP, Eric Besson a été nommé secrétaire d'Etat chargé de la Prospectives et de l'évaluation des politiques publiques dans le gouvernement de François Fillon.
La majorité présidentielle est ainsi composée de l'UMP, de ce "pôle de gauche" (Centre Moderne) et du
Nouveau Centre (pôle centriste) formé d'ex-élus UDF, autour d'Hervé Morin, ralliés à la candidature de Nicolas Sarkozy entre les deux tours du scrutin présidentiel.
Les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont créé le parti du Nouveau Centre (NC) au lendemain de l'élection présidentielle et ont obtenu trois portefeuilles dans le gouvernement Fillon, celui de ministre de la Défense (Hervé Morin, né en 1961), de secrétaire d'Etat à la Solidarité (Valérie Létard, née en 1962, sénatrice du Nord, a été nommée Secrétaire d’Etat à la Solidarité auprès du Ministre du Travail Xavier Bertrand) et de secrétaire d'Etat à la Fonction publique (J.-Marie Bockel, né en 1950, sénateur-maire de Mulhouse, Haut-Rhin).
Pourquoi pas une fédération ?
Quelques liens:

vendredi 8 juin 2007

L’électorat de droite doit rester mobilisé

Législatives 2007 : ce n’est pas gagné partout pour la droite
Michèle Alliot-Marie dans le traquenard des Pyrénées-Atlantiques (6e)Souvenez-vous, fin 2006, MAM hésitait à solliciter, face à Nicolas Sarkozy, l'investiture de l'UMP pour la présidentielle. Six mois plus tard, reconduite au gouvernement, passée de la Défense à l'Intérieur, elle incarne, dans la logique de rupture du Chef de l'Etat, la continuité avec l'ère Chirac. Ce qui pourrait la desservir pour conserver son siège de députée des Pyrénées-Atlantiques...

Alain Juppé, toujours vert, dans la Gironde (2e)?
Le super-ministre de l'Ecologie, Alain Juppé, veut reprendre le siège de député qu'il avait abandonné en septembre 2004 suite à sa condamnation dans le dossier des emplois fictifs du RPR. Si une vague bleue est annoncée au Palais Bourbon, Alain Juppé, lui, n'est donc sûr de rien dans «sa» circonscription. De retour aux affaires après un exil au Canada en 2004, le seul ministre d'Etat aura fort à faire à Bordeaux contre sa rivale socialiste. Pourtant, l'ancien Premier ministre n'a pas le droit à l'erreur, mais s'il a payé pour sa 'faute'. Son avenir gouvernemental en dépend.

Le juge Bruguière, l'anti-candidat dans le Lot-et-Garonne (3e)
Le juge anti-terroriste, Jean-Louis Bruguière, se présente sous l'étiquette UMP et briguera également le fauteuil de maire de Villeneuve, tenu par le socialiste Jérôme Cahuzac... L'ancien Premier ministre, Lionel Jospin, est monté au créneau pour dénoncer ce "parachutage". J.-L. Bruguière aura face à lui Pierre-Girard Hautbout, dissident démissionnaire de l'UMP.

Le retour en force d’Alain Carignon dans l’Isère (1ère)
Seul bastion de droite dans le sud du département, la première circonscription de l'Isère n'a jamais autant semblé proche d'échoir à la gauche. A cela une raison principale, le retour d'Alain Carignon, qui profite de l’exclusion du député sortant UMP, Richard Cazenave. Dans une atmosphère délétère, Geneviève Fioraso (PS ) pourrait profiter payer de cette division.

Hervé Morin dans l'Eure (3e) : son suppléant à l’Assemblée ?
Hervé Morin, nouveau ministre de la Défense, se représente dans la 3e circonscription de l'Eure. Mais, étant ministre, il ne pourra pas siéger à l'Assemblée. Ce n'est pas la seule curiosité de la circonscription qui compte une autre candidate du nom de Morin: Corinne, pour le PCF. Mais aussi deux socialistes et deux centristes, en pleines guerres intestines.

A Paris (8e circonscription), Arno Klarsfeld a fort à faire
Le bouillant avocat Arno Klarsfeld avoue lui-même ne "pas très bien" connaître la circonscription où il a été parachuté par l'UMP, même s'il a "traversé" le 12° arrondissement lors du marathon de Paris. Il tente de conserver cette circonscription où Royal a été majoritaire de peu au second tour du 6 mai 2007, où il affrontera la socialiste Sandrine Mazetier, mais où le député sortant est de droite.

mardi 29 mai 2007

Bayrou a tué l’UDF ; vive le Nouveau Centre !

Un parti de centre droit membre de la majorité. Hervé Morin (ci-dessus) , ancien député UDF et ancien adjoint de François Bayrou, et nouveau ministre de la Défense, a officialisé mardi la création du "Nouveau centre" issu de la scission du MoDem de François Bayrou avec l'UDF.
Etaient en outre présents au lancement de cette formation centriste qui a fait le choix de respecter son alliance avec l'UMP, André Santini, François Sauvadet (à gauche) et Nicolas Perruchot (à droite). Après avoir présenté les candidats aux législatives la nouvelle formation a déjà prévu la tenue de journées parlementaires avant un congrès constitutif à l'automne. Le Nouveau Centre pense obtenir environ 25 députés et donc créer un groupe à l’Assemblée Nationale.
"Quand la maison brûle, on ne regarde pas les pompiers agir", a affirmé le ministre de la Défense Hervé Morin pour justifier son ralliement à la majorité présidentielle.


"Nous ne sommes pas des dissidents, nous sommes l'UDF", a déclaré de son côté André Santini (à gauche) .



Le centre droit sera plus lisible que le centre gauche: comment les électeurs de Fanfan Bayrou et le groupuscule de Baylet s'y retrouveront-ils?

dimanche 29 avril 2007

L'UDF Hervé Morin choisit Sarkozy 'sans hésitation'

'Royal n'est pas à la hauteur de la fonction présidentielle'

C'est l'appréciation du chef de file des députés UDF, Hervé Morin, qui annonce dans une interview à l'hebdomadaire "L'éveil de Pont-Audemer" à paraître lundique "dans l'intérêt du pays" il "votera sans hésitation Nicolas Sarkozy" le 6 mai . "J'estime que Ségolène Royal n'est pas à la hauteur de la fonction présidentielle et reste enfermée dans un vieux système d'alliance entre les appareils du Parti communiste et de l'extrême gauche", explique H. Morin.

Estimant que la France "connaît une crise profonde" et qu'elle "est à la croisée des chemins", il fait valoir que "dans cette situation, il ne faut pas se tromper". "A mon sens, il est inconcevable quand on est responsable politique de s'abstenir. Il y a un moment où il faut faire un choix", ajoute le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale.


Pour autant, relevant que "près de 7 millions de Français ont entendu le message de François Bayrou" le 22 avril, le député de l'Eure affirme qu'il "continuera à défendre ce message lors des prochaines législatives". Depuis l'élimination au premier tour de François Bayrou de la course présidentielle, la majorité des députés UDF ont annoncé leur intention de voter en faveur du candidat de l'UMP le 6 mai.