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mercredi 14 juillet 2010

PS: burqa, symbole des femmes de 2010 en lutte

La burqa, libératrice des femmes, selon George Pau-Langevin

Voici un extrait du texte du site Causeur qui révèle un "malaise profond" chez certains socialistes...







George Pau-Langevin, à gauche; Angela Davis, à droite

"L’inénarrable députée socialiste George Pau-Langevin publie, sous le titre “La burqa dévoile un malaise profond”, un billet affirmant notamment : “Les femmes portant le voile intégral nous adressent un message et nous avons le devoir de le décrypter”, et comparant leur attitude à celles des Noirs américains qui portaient leurs cheveux longs et crépus dans les années 1970."
Le malaise semble

nettement

plus profond

chez George

que chez

ce séduisant

contre exemple

"Cette bonne dame est la vivante incarnation d’une gauche morale incapable de renoncer à ses obsessions vertueuses qui ont nom tolérance-à-l’égard-de-l’autre et écoute-de-la-différence-qui-nous-enrichit.

Il est vrai que les femmes intégralement voilées ne contribuent pas, à première vue, à susciter ce bel élan d’empathie, d’“ouverture à l’autre”, tant le chemin qui permettrait d’y avoir accès semble irrémédiablement barré. L’absence de visagéité rend très délicat ce déploiement vers l’autre, même pour le lecteur de Levinas. "




Michelle Obama,

incarnation du malaise

afro-américain actuel





Profond malaise au PS avec le vote de la loi contre le voile à l'Assemblé Nationale

Le PS, résolument anti-voile mais divisé entre partisans d'une interdiction totale et opposants à une loi "stigmatisante" sur un phénomène "marginal" (1.900 femmes en France, malgré l'absence de recensement), a boycotté le vote pour protester contre un débat "pollué par celui sur l'identité nationale". Et les pollueurs sont ?...

Malgré l'appel à "la concorde" du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, le débat à droite existe, mais en d'autres termes. Des membres UMP ont déploré une "demi-loi" et plaidé -comme le président PCF de la mission, André Gerin, qui a lancé le débat en juin- pour une interdiction générale afin de faire cesser cette pratique, "étendard d'un mouvement intégriste, le salafisme", selon le rapport.

La mission plaide d'abord pour une résolution parlementaire, proclamant que "c'est toute la France qui dit non au voile intégral". Message politique fort, le vote d'une résolution -a priori au printemps- n'a toutefois aucun pouvoir contraignant.

Mais là encore, le consensus paraît incertain. "Le projet de résolution ne nous semble pas satisfaisant. C'est une sorte d'arrêt condamnant la burqa", déplore George Pau-Langevin (PS).

Le rapport préconise aussi une loi interdisant de "dissimuler son visage" dans les services publics (administrations, hôpitaux, sorties des écoles, transports...), déclinée par voie de circulaire.

Concrètement, les personnes concernées devront "non seulement montrer leur visage à l'entrée du service public mais aussi conserver le visage découvert" en son sein, faute de quoi elles ne pourront pas percevoir les prestations.


La mission estime que l'interdiction pourrait être élargie aux espaces privés accueillant du public (commerces, banques...).

S'agissant d'une interdiction générale, une proposition jugée trop timide du rapport a été rejetée par les députés UMP, qui ont fait un "rappel résolu et déterminé" en faveur de l'interdiction.
La mission a rejeté deux autres propositions, visant à créer une "Ecole nationale d'études sur l'islam" et à "engager un travail parlementaire sur l'islamophobie".

Le patron des députés UMP a maintenu le cap d'une interdiction dans tout l'espace public, déposant en janvier sur le bureau de l'Assemblée sa proposition de loi en ce sens (avec amende à la clef), fort du soutien de "près de 200" députés UMP et de récents sondages favorables à l'interdiction.

La Suisse et la Belgique ne donnent pas à réfléchir
Le rapport note qu'une telle loi pose des "questions juridiques complexes" et les opposants brandissent son "annulation par le Conseil constitutionnel ou une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme sonnerait comme une défaite de la République".
"Comment va-t-on expliquer qu'une interdiction est plus constitutionnelle à l'hôpital que dans la rue ? ", réplique M. Copé.
Quant aux prises de positions fumeuses ?...

Le malaise des socialistes de la diversité

George n'a pas fait le tour de toutes les causes de "profond malaise" des bernés de la diversité au PS...

dimanche 20 septembre 2009

Jean Tibéri: le Conseil d'Etat confirme son élection à Paris

L. Cohen-Solal (PS) ne sera pas maire du Ve par tous les moyens

La justice a de nouveau tranché

Le Conseil d’Etat a confirmé 18 septembre 2009 le
rejet de la demande d'annulation des élections municipales de 2008 dans le Vème arrondissement.
La juridiction était saisie en appel après un premier jugement du tribunal administratif, le 24 septembre dernier, qui avait déjà confirmé la validité de son élection au poste de maire d'arrondissement.

Un long feuilleton

A la différence de Google, aujourd'hui Yahoo! Actualités fait peu cas de l'information... Pour tout dire, PaSiDupes, ne l'a pas encore dénichée.
La justice a pourtant confirmé la validité de la ré-élection de Jean Tiberi (UMP) en mars 2008 maire du Ve arrondissement, au terme d'une longue procédure qui avait en revanche nourri un flot de dépêches d'agences.

En 1997, Jean Tiberi avait d'abord été accusé d'avoir organisé à compter de 1989 un système de fraude électorale.
Le député-maire UMP de Paris (1995-2001) avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix mois de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité, dans l'affaire des faux électeurs du Ve. Le procureur avait requis une peine d'inéligibilité d'une durée de cinq ans, un an de prison avec sursis, ainsi que 10.000 euros d'amende.

Puis, en 2008, le Conseil d'État avait été saisi en appel du jugement du tribunal administratif de Paris du 24 septembre 2008 qui avait rejeté la demande d'annulation des élections des 9 et 16 mars de la même année faite par une trentaine de candidats et d'électeurs du 5e, dont l'adversaire de Jean Tiberi, la socialiste Lyne Cohen-Solal.
VOIR et ENTENDRE

Une trentaine d’électeurs et candidats, dont la rivale PS de Jean Tiberi, Lyne Cohen-Solal , avaient attaqué l’élection de l’inoxydable maire du Ve (depuis 1983), et ancien maire de Paris, sur plusieurs points comme les dépenses de campagne, les procurations ou encore la composition des listes électorales.
Au terme d'un second tour très débattu, Jean Tiberi avait remporté la victoire de la triangulaire de mars 2008 avec 225 voix d’avance, dans une ambiance électrique et sous un tonnerre d'applaudissements mêlé de sifflets.

A toutes fins utiles, le Conseil d'Etat précise en 2009 avoir "confirmé cette décision sur tous les aspects contestés" de sa réélection de 2008, à savoir la liste électorale, l'établissement des procurations, le compte de campagne de Jean Tiberi.

Jean Tibéri a donc conservé son poste de maire du Ve arrondissement de Paris
Avec 45% des voix, il a devancé sa rivale socialiste Lyne Cohen-Solal (44,1%), dont les intrigues ont finalement lassé.

Justice est rendue
"Cette décision me donne totalement satisfaction", a déclaré le député-maire UMP du 5e depuis 25 ans.

Le fair play d'une certaine presse ?

La presse ne se fait guère l'écho de cette décision de justice qui met un terme aux visées de Lyne Cohen-Solal (ci-contre) sur l'arrondissement.
Encore des désirs d'avenir brisés...

lundi 13 juillet 2009

Duquenne met Dalongeville et le FN d’accord: il est inéligible

Duquenne, cumulard inéligible ou emploi fictif: la justice devra trancher...

L’ex-maire PS d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, ainsi que le responsable local du Front national, Steeve Briois, ont annoncé avoir engagé des procédures séparées afin d’obtenir l’inéligibilité du nouveau maire, Daniel Duquenne.

Dalongeville demande l’annulation des élections municipales du 5 juillet

  • Arrivé second aux municipales 2008, le divers gauche Daniel Duquenne l’emporta avec 52,38 % des voix et ce dernier devint ainsi maire de la commune.
    Mais, le 6 avril 2009, Gérard Dalongeville, maire de la commune, fut mis en examen pour détournement de fonds, faux et usage de faux puis corruption.
    L’ancien maire socialiste par qui le scandale est arrivé vient de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Lille.
  • Cependant, moins d’une semaine après son élection 2009, le nouveau maire d’Hénin-Beaumont a confirmé qu’il a reçu une notification du recours déposé par Gérard Dalongeville devant le tribunal administratif de Lille. L’ancien maire de la commune invoque l’article 213.15 du Code électoral qui déclare inéligibles « les directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, chefs de service et adjoint au chef de service […] des conseils régionaux ». Or, Daniel Duquenne, en plus de la fonction de maire, est en effet « chargé de mission » (!) au Conseil Régional socialiste du Nord-Pas-de-Calais -présidé depuis avril 2001 par le socialiste Daniel Percheron- avec le grade (et le salaire) de …directeur territorial.
  • Duquenne joue sur les mots

    « Je ne suis pas chef de service, je n’ai pas de personnel sous mes ordres. [Ne serait-ce pas un emploi fictif ?...] Je suis parfaitement éligible », a affirmé le maire de la commune pour sa défense, fustigeant « une logique de polémique et de règlement de comptes ». La validation d’une candidature par le préfet n’est qu’une modalité qui n’a pas vocation à préjuger de la régularité juridique de la situation ou à la démontrer. L’annonce de la procédure a donc été un véritable coup de tonnerre dans le milieu gaucho-socialiste local et régional.

    Le Front national, qui fait la même analyse, a également engagé une procédure de recours en inéligibilité le vendredi qui a suivi la proclamation des résutats. Il demande d’une part l'annulation du scrutin, et d’autre part l'inéligibilité de Daniel Duquenne, en raison de son emploi de directeur territorial au service tourisme du Conseil Régional.
    Steeve Briois, tête de liste FN, dénonce aussi des "pressions" subies par les électeurs. Sa plainte est fondée sur des menaces du candidat de la gauche et directeur du tourisme au CR concernant des suppressions de subventions à la ville en cas de victoire frontiste.

    D.Duquenne fait d’autre part l’objet d’une plainte de Pierre Ferrari, candidat socialiste
    au départ soutenu par la direction régionale du PS, « pour calomnies et injures » en raison de tracts l’associant, selon lui à « la gestion de l’ancien maire Gérard Dalongeville, aujourd’hui placé en détention ».

    La gauche aura mis Hénin-Beaumont à feu et à sang

    L’absence de leadership local, comme national, est la cause d’une série interminable de scandales dont les habitants ont été et vont très probablement être les premiers à endurer les conséquences. A commencer par le remboursement de la dette communale qui s’élève à plus de 85%.

    -> Quand les socialistes font supporter la dette à leurs enfants (et aux autres), est-ce bien la faute du gouvernement ?
  • dimanche 12 juillet 2009

    L'UMP Maryse Joissains reprend la tête des municipales à Aix

    Zizou Bayrou cul et chemise avec Cohn-Bendit et le Che-Besancenot !

    Avec 43,31% des voix, la députée UMP Maryse Joissains, maire sortante invalidée, est arrivée en tête lors du premier tour des
    élections municipales partielles d'Aix-en-Provence dimanche 12 juillet 2009.
    Sa liste devance la liste
    PS (Alexandre Medvedowsky)-MoDem (François-Xavier de Peretti)-PRG (Lucien-Alexandre Castronovo
    ) créditée de 34,08% des suffrages, avec près de 10 points d'avance.
    La liste écologiste obtient 11,31%, celle du divers-droite Stéphane Salord (ancien adjoint de l’équipe sortante) 7,08%, et celle du rassemblement
    PCF (Nathalie Leconte
    , tête de liste)-NPA (Claude Ramin )-PG (Hélène Le Cacheux), 4,21%.

    Une annulation de plus : la 4e en 40 ans !

    Le scrutin de 2008 avait été invalidé par le Conseil d'Etat, qui a estimé que les résultats avaient pu être faussés par "des propos et des insinuations d'une gravité inadmissible" durant la campagne. C'est la quatrième annulation d'un scrutin en 40 ans à Aix-en-Provence…En 2008, Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence depuis 2001, avait été réélue à la tête de la deuxième ville du département (140.000 habitants), avec 44,2% des voix au second tour, contre 42,9% à Alexandre Medvedowsky, candidat du PS, et 12,7% à François-Xavier de Peretti, tête de liste pour le MoDem.

    Du taux de participation dépend l’issue du second tour

  • Les électeurs se lassent des rivalités politiques
    Aix-en-Provence est l’une des grandes villes de France qui sollicite le plus ses électeurs, tant les scrutins se font au fil du rasoir.
    Près de 89.000 électeurs aixois étaient encore appelés à choisir leur équipe municipale, mais la participation s'éleva à 44,05% contre 59,18% au premier tour des municipales de 2008.
  • 2008 est à refaire

    Maryse Joissains avait emporté l'élection municipale du 16 mars 2008
    dans une triangulaire avec 44,28% des voix devant le socialiste Alexandre Medvedowsky (42,94%) et le MoDem de François-Xavier de Peretti (12,78%).
    Le Conseil d'Etat avait invalidé l'élection le 8 juin dernier après un recours déposé par Stéphane Salord (7,08% en 2009), au motif de « propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin».
    Cette invalidation fut provoquée par la sortie d'un tract anonyme. La liste menée par le candidat du
    Modem François-Xavier de Peretti, dans laquelle figuraient deux adjoints au maire UMP ayant rompu avec Maryse Joissains, Stéphane Salord et Bruno Genzana [conseiller général Nouveau centre], était qualifiée de « gay pride ». Pour Maryse Joissains-Masini et son entourage, il s'agit d'une décision politique : en effet, le tract n'a pas été distribué et son impact est impossible à définir.

    => Avec 43,31% en 2009, Maryse Joissains Masini n’est pas loin de ses 44,28 % de 2008, mais les listes coalisées Medvedowsky (42,94 %) et Peretti (12,77 %) ne font plus 55,71% , mais seulement 34,08%.

  • La maire sortante a qualifié ce premier tour de" satisfaisant" et estime que des "surprises sont toujours possibles". Malgré le possible "déchaînement dans la ville contre (elle)", la candidate UMP est "dans un état d'esprit de gagnante", "d'une personne déterminée".Même si "ce ne sera pas facile", car "ils seront tous contre (elle)", Maryse Joissains "pense qu'(elle) va gagner"."Tous ces mecs contre moi, ça ne me fait pas peur", a-t-elle lancé avec sa gouille habituelle.

    A gauche, des alliances contre nature
  • Sans surprise, toujours avide de pouvoir, mais sans cesse repoussés, le PS et le MoDem ont présenté dimanche une liste d'union à nouveau emmenée par Alexandre Medvedowsky après un accord signé le 17 juin.
    Alexandre Medvedowsky a aussi témoigné d' «une grosse satisfaction ».
    "La dynamique est de notre côté. Maintenant, il faut construire une large majorité alternative" a-t-il ajouté.
  • Le candidat écologiste Hervé Guerrera, qui récolte 11,3% des suffrages, pourrait se désister au profit de la liste d'opposition à la maire sortante.

    Le deuxième tour, qui s'annonce extrêmement serré, n’est pas gagné pour Maryse Joissains, qui devra mobiliser les abstentionnistes.
  • Mais les Aixois et les Aixoises participeront-ils à ce mariage de la carpe et du lapin ?


  • Les Verts invitent en effet à voter contre l’UMP… Les amis de Zizou-Bayrou ne craignent donc pas de s’allier avec n’importe qui pour exister :
    non seulement avec les électeurs du Che-Besancenot, le « rapace » capable d’indigner jusqu’à la CFDT et la CGT, vont se rabattre sur la liste hybride,
    mais aussi avec les camarades de Dany-le-Rouge, le tripoteur de braguettes qui lui fait horreur à la télé mais se livre à des attouchements dans l’isoloir.
    On aura tout vu et la morale politique est probablement sauve.
    Sauve qui peut !

    dimanche 21 juin 2009

    Le retour du maire UMP de Perpignan est annonçé

    En tête au 1er tour, les électeurs lui rendent justice

    Le maire UMP sortant de Perpignan (Pyrénées Orientales), Jean-Paul Alduy, est sorti favori, dimanche soir, du premier tour des nouvelles élections municipales.
    Les électeurs ne tiennent pas rigueur au maire sortant de l’égarement d’un militant.

    L'élection municipale de mars 2008 à Perpignan avait vu la victoire au second tour du sortant UMP, Jean-Paul Alduy, avec 45,48 % des suffrages devant Jacqueline Amiel-Donat (44,11%).

    Mais le scrutin avait été invalidé le 7 octobre par le tribunal administratif de Montpellier à la suite de la découverte d'une fraude dans le bureau 4 de cette ville où le président de bureau avait été convaincu de dissimulation de bulletins dans une chaussette et avait été surpris en train de bourrer une urne avec des bulletins en faveur du maire sortant.

    L'invalidation du scrutin des 9 et 16 mars 2008 avait été confirmée le 23 avril 2009 par le Conseil d'Etat.

    UMP = 40,35% ; PS =24,75% …

    Sa principale concurrente, Jacqueline Amiel-Donat, tête de liste
    PS-PC et MRG, est créditée de 24,75% des 35.914 suffrages exprimés dans ce scrutin.

    Le candidat du MoDem, Jean Codognès, associés aux Verts, a recueilli de son côté 14,2% des suffrages, un score qui lui permet de se maintenir éventuellement au second tour de ce scrutin prévu le 28 juin.

    Le candidat local du
    Front National, Louis Alliot, a remporté de son côté 9,42 % des voix, un score trop faible pour se maintenir au second tour.

    Le taux de participation a été de 53,82%.

    Commentaires des candidats

  • Le favori du 2e tour

    "La finale, c'est dimanche (prochain), mais le résultat est encourageant", a déclaré dans la soirée le maire sortant. "Il va falloir continuer à aller au contact des électeurs de Perpignan qui sauront est l'avenir pour notre cité".
  • Soit la socialiste a été plus loquace, soit la presse lui a fait la part belle

  • "Je suis très contente de ce résultat puisque notre liste (La Nouvelle Union pour la gauche) se place largement en seconde position", a déclaré la socialiste Jacqueline Amiel-Donat.
    "Pour la première fois aussi depuis très, très longtemps à Perpignan, le Front National ne pourra se présenter au second tour. Ce qui prouve, au passage, que M. Alduy est allé chasser, sans s'en cacher, sur les terres de ce parti extrémiste".
    "S'agissant du second tour, il faut que les choses soient bien claires, a-t-elle encore ajouté. M. Codognès vient d'annoncer publiquement qu'il se maintiendrait au second tour. Il faudra alors qu'il assume devant les électeurs ce choix qui fait directement le jeu de M. Alduy".

    A dimanche
    .

    vendredi 29 mai 2009

    Les socialistes plongent la région PACA dans la tourmente

    La vice-présidente, accusée de détournement de fonds publics, mise sur la touche
    Certains s'étonnaient que la question de l'appellation de la région PACA soit soudainement revenue sur le tapis ! Ce sigle, insiste-t-on, ne parle pas: il n'évoque rien, ni aux étrangers, ni même à bon nombre d'habitants de la région. PACA (Provence Alpes Côte d'Azur) ne conviendrait plus à son président, l'illustre socialiste Michel Vauzelle, qui a signé son arrêt de mort, parce qu'officiellement il n'est pas porteur.
    D'autres auront observé que ce n'était pas le fait du hasard. Il était urgent de détourner l'attention... Car ce souci majeur en cache un autre, politique et judiciaire, dont les conséquences politiques pourraient se révéler explosives.

    L'enquête sur le détournement de subventions (Lire PaSiDupes) pousse Michel Vauzelle à mettre sa vice-présidente, Sylvie Andrieux, sur la touche.

    Dans un communiqué sec, diffusé le jeudi 28 mai, Michel Vauzelle, le président de la Région, a annoncé par un communiqué qu'il a "décidé aujourd'hui (jeudi soir) de gérer personnellement la délégation à la politique de la ville, jusqu'à présent confiée à Sylvie Andrieux (...). Je souhaite en effet que l'enquête concernant un éventuel détournement de subventions au préjudice du Conseil régional se déroule dans les conditions nécessaires au respect des intérêts de la Région et de ses citoyens."
    Le président conclut en indiquant que "la Région a déposé plainte" et qu'il "attend de la procédure en cours qu'elle apporte, dans les meilleurs délais, les éclaircissements indispensables pour que la justice passe et que la Région obtienne réparation du préjudice subi."

    Quelles nouvelles avancées de l'enquête ont bien pu pousser Michel Vauzelle à écarter la députée, dont le nom est mentionné à plusieurs reprises par les autres personnes mises en cause, mais qui n'a pas été mise en examen, ni même entendue ?
    Cette décision serait directement liée à la procédure en cours. Le président de la Région aurait appris il y a quelques jours seulement des éléments compromettants dans le dossier, dont l'instruction est menée par le juge Franck Landou.

    De son côté, jeudi, Sylvie Andrieux, députée (PS) et maire du 7e secteur de Marseille, prétendait pourtant qu'elle s'était elle-même résolue à quitter son poste au Conseil régional.
    La socialiste Sylvie Andrieux réfute les accusations avec vigueur ou aplomb, comme on voudra... "Il n'est pas question de lâchage", souligne celle qui devait, avant le 15 juin, choisir entre ses mandats de député, conseillère régionale, conseillère municipale et communautaire.

  • Elle aurait anticipé sa disgrâce.
    "Le week-end dernier, j'ai annoncé à Michel Vauzelle que j'avais fait le choix des mandats de proximité, je quitte donc le Conseil régional, cette décision a été prise d'un commun accord."
  • Ses proches ne cachaient pas leur étonnement face à la tournure des événements. Vice-présidente de la Région, le départ de Sylvie Andrieux devrait prendre effet le mardi 2 juin. L'élue, qui dirige le groupe PS à la Région, conseillère régionale depuis 18 ans, a préféré, cette fois, quitter les bancs de l'Hôtel de Région et conserver ses fonctions au sein du conseil municipal. Alors qu'en 2001, déjà frappée par le cumul des mandats, elle avait choisi de céder sa place en mairie. "Mais le redécoupage électoral qui se prépare est un véritable charcutage et je veux mener le combat."
    "C'est moi qui ai pris les devants, poursuit Sylvie Andrieux, je devais annoncer ma décision en conseil municipal lundi mais je n'ai pu le faire. Un communiqué doit être publié ce matin" [vendredi], se défend-elle.
  • Dans l'entourage du président de la Région qui n'a pas souhaité s'exprimer, on précise pourtant "qu'il s'agit bien d'une décision à lui". Michel Vauzelle aurait-il voulu prendre les devants alors que la pression judiciaire monte ?

    L’affaire éclabousse-t-elle l’ancien ministre de la Justice de Mitterrand ?


    -> L’enquête devra déterminer comment de telles sommes ont pu quitter les caisses de la Région : "Ce qui compte aujourd’hui, c’est le départ de ces sommes d’argent. Nous cherchons à prouver que certains ont permis à des fonds publics d’alimenter ces associations bidons. À la limite, le pourquoi, cela nous intéresse moins."
    -> Parmi les mis en examen dans le dossier instruit par le juge Franck Landou, figure Roland Balalas. Secrétaire général du groupe PS du Conseil Régional, il est aussi attaché parlementaire de la députée Sylvie Andrieux, depuis 2002. A-t-elle cautionné les pratiques que la justice reproche aujourd’hui à son collaborateur ?
    Responsable socialiste, mais pas coupable

    -> Les personnes mises en examen et placées sous contrôle judiciaire auraient par ailleurs interdiction d’entrer en contact avec la députée, ainsi qu’avec Georges Gross, conseiller d’arrondissement PS du 7e secteur (arrondissement) de Marseille, et Denis Rossi, conseiller général PS de Saint-Barthélémy (Marseille).
    Une disposition dont ce dernier s’étonne puisqu’ à la différence des autres élus, il n’est pas plus mis en cause dans ce dossier que le Conseil Général auquel il appartient : "Ni la police, ni la justice ne m’a demandé quoi que ce soit. C’est quand même extraordinaire de n’être informé de rien ni consulté. La PJ est simplement venue au Conseil général pour vérifier des dossiers d’associations qui, en plus, n’ont bénéficié d’aucune subvention du Département."

    L’élue, quant à elle, accuse les autres sereinement

    Elle nous le dit sans vergogne, elle a plus d'un tour dans son sac: "Dans ce dossier, il y a des négligences administratives béantes. Moi, je suis complètement à l’aise. Je suis une vieille bique de la politique et j’ai une bonne image. [Pourvu que ça dure...] Quand on a 165 000 habitants dans sa circonscription, vous croyez que c’est une association qui va vous aider à gagner des élections ?" ...
    Cool, l’élue ! Ca s'est joué de peu et le maire UMP est bien 'brave'...
  • dimanche 17 mai 2009

    Européennes : le MoDem attaque le PS et Dati

    Bayrou lutte pour sa survie
    Pas cool, non plus, Marielle....


    L'acide Sarnez s'en prend, entre autres, au PS

    "Le Parti socialiste traverse aujourd'hui une crise profonde" et ses attaques contre le
    MoDem prouvent simplement que "le renouvellement que nous portons les inquiète", estime Marielle de Sarnez, rare fidèle de François Bayrou et première vice-présidente du parti centriste, dans un entretien publié vendredi par "Le Figaro".
    "Le
    PS a du mal à trouver sa place dans la campagne pour les élections européennes", considère-t-elle. "Ils utilisent donc à l'égard du MoDem des arguments dont ils savent parfaitement qu'ils sont de mauvaise foi". Inutile de lui faire un dessin.

    Ambigü et incohérent MoDem


    Le Modem est accusé de repousser le PS à gauche et d’ainsi servir l’UMP ! Est-il aussi ridicule de le soupçonner de complicité avec Sa Cynique Majesté Royal : n’a-t-elle pas essayé en effet de le compromettre en allant le séduire sous son balcon entre les deux tours de la présidentielle et ça, même si, là aussi, elle a échoué à le débaucher, c’est du concret…

    Sur la proximité du parti de François Bayrou avec les libéraux au Parlement européen, Marielle de Sarnez explique que "en matière économique et sociale, nos choix sont différents: nous sommes défenseurs des services publics, de la solidarité, de la cohésion sociale". Ouf !
    Mais, ajoute-t-elle, le MoDem partage avec ces derniers "une même vision (...) des institutions". Aïe, aïe !...

    Même vision des institutions, mais problème humain…

    L'euro-députée indique que, si jamais elle est réélue à Strasbourg, elle ne votera pas pour reconduire José Manuel Barroso à la présidence de la Commission, à Bruxelles. Nous avons du mal à suivre, alors elle s’explique, souriante mais dents serrées :"Il a été trop suiviste à l'égard des gouvernements et ses choix sont trop marqués d'ultralibéralisme", lui reproche-t-elle. Elle lui préférerait l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt ou l'ancien commissaire européen Mario Monti. Toutefois, "nous sommes ouverts à toute candidature de rassemblement qui permette un autre choix".
    -> L’italien Mario Monti (1943) fut membre de la nouvelle Commission européenne sous la présidence de
    Romano Prodi, en 1999. Il est actuellement commissaire responsable de la concurrence. A ce poste, il initia une procédure contre Microsoft et étudia la proposition de fusion entre General Electric et Honeywell en 2001 — qui fut finalement bloquée par la Commission européenne.
    -> Le flamand Guy Verhofstadt (1953) est un
    libéral démocrate. En 1985, ses vues radicales de l'économie lui vaudront le surnom de « Baby Thatcher ». En 1999, il prit la tête d'un gouvernement regroupant, pour la première fois en Belgique, libéraux, socialistes et écologistes, le gouvernement Verhofstadt I (dite Coalition Arc-en-ciel.
    Son nom avait également circulé pour prendre la succession de
    Romano Prodi à la tête de la Commission européenne en 2004, mais le flamand se heurta notamment à un refus britannique à cause de son opposition à la guerre en Irak. On lui préféra finalement le Portugais José Manuel Barroso

    A choisir , elle tape sur Dati plutôt que sur Désir

    A 58 ans, la candidate du MoDem épargne le pâle Désir (Harlem) mais aussi Désirdavenir Royal, pour réserver ses flèches à la candidate UMP aux Européennes.
    Marielle de Sarnez ne se trompe pas de cible et égratigne en effet la ministre de la Justice Rachida Dati, numéro deux des listes
    UMP en Ile-de-France: c'est bon pour elle ! Trahissant ses propres aigreurs politiques intimes, la tête de liste MoDem en Ile-de-France révèle une ambition personnelle blessée : "J'ai une grande différence avec elle : je ne considère pas le Parlement européen comme une voie de garage ou un pis-aller. Sur nos listes, tous nos candidats sont engagés à 100%". Puisqu’elle le dit…

    En mai 2007, Marielle de Sarnez a pourtant essayé d’en sortir…
    Depuis 1999 à Strasbourg, ça suffit ?… Elle était en effet candidate UDF-Mouvement Démocrate aux élections législatives françaises de 2007 dans la 11e circonscription de Paris, mais ne put se maintenir au second tour.

    Rachida Dati , en revanche, mena la liste de l'UMP et du Nouveau Centre aux élections municipales françaises de 2008, dans le 7e arrondissement de Paris et en mars 2008, elle devint l'un des élus de la majorité au conseil de Paris. Le 29 mars 2008, le conseil d'arrondissement l'élit au poste de maire du 7e arrondissement.

    samedi 31 mai 2008

    PS : des « reconstructeurs » pour neutraliser l’amère Royal et Bébert Delanoë

    Sauver le PS du « pugilat » Royal et Delanoë annoncé

    Des volontaires se sont désignés
    pour remonter les ruines du PS.

    Ce n'est pas nouveau:

    « Tout reste à reconstruire »,
    affirmait Marie-sEGOlène Royal en …1992.
    « Il faut retrouver des idées », assurait-elle, il y a seize ans

    VOIR et ENTENDRE : extrait de l'émission "l'Heure de Vérité" (Antenne 2) où François-Henri de Virieu, Arlette Chabot et Albert du Roy recevaient Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, en 1992. L'inscription de la politique dans la durée, l'exigence de solidarité, le souci d'une reconstruction de la gauche ("ouverture" ou "alliance"), la défense de ses valeurs, le souhait d'une politique plus proche des citoyens ... Tout y était déjà ou presque. Immobilisme innovant… Y compris le débat sur la frontière entre vie privée et vie publique, qui rendait François Hollande hilare.

    Ségolène Royal, ministre de l'environnement (1992) envoyé par raph66

    Demain dimanche, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg confronteront leurs points de vue pour tenter de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité, au congrès de Reims à la mi-novembre.
    Les membres de ce "pôle des reconstructeurs" veulent proposer une alternative au duel "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë". Leur initiative tend à épargner au PS la répétition du fratricide congrès de Rennes entre Lionel Jospin et Laurent Fabius en 1990 et l’esprit de revanche du perdant lors de la compétition pour l'investiture présidentielle en 2012.
    Participeront aux travaux de reconstruction, en présence de quelque 800 militants et cadres, Martine Aubry, maire de Lille, le ‘jeune lion’ Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, le nervi de l’Assemblée Nationale et lieutenant de DSK, ainsi que le gris Claude Bartolone (1951), président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et lieutenant de Fabius. L'ex-Premier ministre prendra part au déjeuner.
    Pour représenter la gauche du parti à cette rencontre, Benoît Hamon (1967), a délégué Razzie Hammadi (ci-contre), un secrétaire national que Hollande a tenté en vain d’imposer à Orly. Pour son retour, Hammadi se présente comme un observateur "volontaire et attentif".

    L'objectif du « pôle des reconstructeurs » est de privilégier "le débat de fond", selon « le Grec » strauss-kahnien, alias Cambadélis, initiateur avec le fabiusien Claude Bartolone de ce rapprochement audacieux.
    Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius s'étaient en effet combattus sans ménagement entre fin 2004 et fin 2006, une division dont avait tiré profit Sa Cynique Majesté Royal pour imposer sa candidature à l'Elysée.
    Ce cartel estime qu'à l'heure de "la deuxième phase de la mondialisation" marquée par les crises (financière, alimentaire, énergétique et climatique), "la gauche doit définir de nouvelles réponses", puisque la campagne présidentielle n’en a pas été l’occasion…. Ils constatent aussi que presque partout en Europe ces dernières années, la social-démocratie s'est faite battre, comme en Italie ou au Royaume Uni.

    Au vestiaire des velléités, le projet -qui reste à concevoir- produira notamment « un autre modèle de croissance, crédible et réaliste, dans la mondialisation » et de « la rénovation » de la gauche. Encore du verbiage, car la réunion est déjà la troisième du genre et ses ambitions sont modérées. Elle n'a "pas d'autre statut qu'un espace de confrontation", d'autant qu'"on est au début du processus", selon ‘Camba’.
    Si les amis de DSK et Montebourg, d’une part, doivent déposer une contribution commune pour le congrès, Titine Aubry et Lolo Fabius, d’autre part, avec leurs amis respectifs, devraient déposer la leur. C'est en septembre au plus tard que ces textes se fondront -ou non- en une seule motion pour le congrès.
    A l’automne, si l'aventure se poursuivait encore, un porte-parole commun serait choisi, qui pourrait postuler à la succession de François Hollande. Le strauss-kahnien Jean-Paul Huchon vient de pousser Titine Aubry sur cette voie. Ce qui la barrerait de la course à l’Elysée, puisque, selon certains, elle ne serait bonne qu’à prendre la tête du gouvernement.

    RAPPELS
    Benoît Hamon, ancien rocardien, a été conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1995 à 1997 et membre du cabinet de …Martine Aubry, alors ministre de l'Emploi et de la Solidarité (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). En juillet 2007, il fonda -avec Noël Mamère- le think tank La Forge.
    Les victimes de la baisse du pouvoir d’achat peuvent toujours se tourner vers ce député européen (depuis 2004). Il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
    Avec pour tout dipôme un bac +3 (licence d’histoire), il a néanmoins été directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
    Il est clair qu’IPSOS est indépendant …

    Razzie Hammadi
    Né en 1979 à Toulon, en
    2005 il devient Secrétaire national du MJS (Mouvement des jeunes socialistes). Proche un temps de la Gauche socialiste de Julien Dray, il rejoint la tendance Nouvelle gauche fondée par Benoît Hamon.
    Au cours du mouvement contestataire contre le CPE (contrat première embauche), il fait activement participer le MJS contre la politique gouvernementale, aux côtés du front étudiant et salarié. Plus tard, il invitera les autres jeunes leaders syndicaux, comme Bruno Julliard (aujourd’hui élu municipal du … PS, contrairement à sa maman battue au Puy-en-Velay...) ou Karl Stoeckel à s'exprimer lors de manifestations du MJS.
    Hammadi est actuellement membre du courant Nouveau Parti socialiste (NPS) au Parti socialiste. En 2006, il a soutenu Laurent Fabius à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle.
    En novembre 2007, il est désigné de Paris chef de file du Parti socialiste pour l'élection municipale à Orly pour prendre la place du maire sortant, Gaston Viens. Le parachuté reçoit le soutien appuyé de Flamby 1er. Au premier tour, il obtient moins de 14% des voix et la quatrième place. Royalement.

    France Soir
    « Venu mardi soir [5 février 2008] pour soutenir Razzye Hammadi, le Premier secrétaire, chahuté par des socialistes dissidents, poursuivi par ses opposants à la sortie, jusqu'à sa voiture, François Hollande a dû partir sur les chapeaux de roue». Prachutage raté, mais décollage réussi ! « Le Premier secrétaire était venu soutenir la candidature aux municipales de Razzye Hammadi, 28 ans, ancien président des MJS et symbole de la « diversité » et du […] « rajeunissement » du PS. » LIEN

    samedi 22 mars 2008

    Municipales : des démocrates réfractaires à la décision des urnes

    Mauvais perdants, les battus se rebiffent: 3 cas de recours en annulation
    Les battus le sont souvent de justesse.
    Une manière de jeter la suspicion sur les résultats du vainqueur, c'est le recours en annulation: la seule contestation qui vaille. Le but d'une éventuelle action en justice «ne serait pas d'invalider tel ou tel candidat, mais de déboucher sur l'annulation du résultat des élections». Le tribunal administratif dispose d'un délai de trois mois pour statuer, à compter de l'enregistrement de la réclamation au greffe. Cà ne coûte rien: accusez et il en reste toujours quelque chose.
    Voyons les exemples de Corbeil-Essones, Pau et Perpignan.

    Le PC, à Corbeil-Essonnes : battu par l'UMP Serge Dassault et pas content
    Ce qui arrive quand on est battu de 170 voix (6.621 contre 6.451), au second tour des municipales, c’est qu’on conteste. . A Corbeil-Essonnes, le maire sortant Serge Dassault (UMP) est accusé d’"irrégularités" par le candidat communiste battu, Bruno Piriou, qui a annoncé le dépôt vendredi d’un recours en annulation devant le tribunal administratif de Versailles. Classique! Mais surprendre des communistes sur le terrain des irrégularités, ce serait en soi un exploit !…L'objectif à atteindre est de salir le vainqueur et de ternir l’élection pour les années et les élections à venir : peu importe la décision du tribunal, le PCF pourra toujours ressortir ses présomptions à des fins électoralistes, pendant des générations…
    Piriou, qui assure n'être "ni procédurier, ni mauvais perdant", et il fallait bien le dire, dénonce néanmoins des "distributions d'enveloppes", des "intimidations", ce que S. Dassault dément formellement. D’autant que l’intimidation relève du subjectif : « Y m’a regardé !... »
    Le PC Piriou avait lancé en début de semaine un appel à témoins –ce qui implique qu’il accuse avant même d’avoir rassemblé des preuves ou témoignages- mais a affirmé dès vendredi soir devant le conseil municipal disposer "d'attestations et de preuves irréfutables". Plus rapides que la police, Piriou and Co? Des preuves de militants ? Irréfutables, les preuves ou les militants ?
    Il dénonce, encore et entre autres, des "achats de voix", des "pressions sur les électeurs", des "irrégularités de propagande". Il n’est donc pas allé faire un tour à Marseille, dans le 1er arrondissement de Patrick Mennucci, le porte-bagages- garde du corps de Sa Cynique Majesté Royal, dont nul ne saurait dire qui a formé l’autre…
    Avant la réunion du nouveau conseil, qui a vu la réélection de Serge Dassault pour un troisième mandat, comme Gaudin à Marseille, une centaine de militants avaient été rassemblée, à l'appel des élus de gauche, pour brandir les cartes électorales ou des facs-similés pour les sans-papiers.
    A l'extérieur de la salle du conseil, plusieurs dizaines de personnes ont donc scandé en choeur: "Ils ont triché!". "On a gagné!", leur ont répondu des partisans de Serge Dassault depuis l'intérieur de la salle. Deuxième refrain: "Dassault en prison!", "Piriou voyou!", ont tour à tour crié opposants et partisans du maire, présents en masse devant la salle du conseil, comme à l'intérieur. Ambiance garantie là où se trouve la gauche habituée à la manif de rue.
    Au second tour, Serge Dassault a recueilli plus de 1700 voix de plus qu'au premier tour, tandis que Bruno Piriou a fait 200 voix de plus que la somme des suffrages des deux listes de gauche au premier tour. CQFD ?

    Le MoDem à Pau : sur la liste de Bayrou, on est traumatisé
    Jean-Paul Brin, l'avocat palois no5 sur la liste du MoDem battue aux municipales à Pau, a déposé vendredi un recours en annulation devant le tribunal administratif, selon non pas le cher maître, mais François Bayrou qui a cependant souligné qu'il s'agissait "d'une démarche individuelle". Elle n'émane donc pas de la tête de liste, commeon pourrait s'y attendre, quand c'est un chef qui prend ses responsabilités... Si vous arrivez à suivre…
    Ce recours porte sur plusieurs présomptions d’irrégularités de campagne: d’une part, de faux tracts qui auraient pu être distribués dans l'entre-deux tours par n’importe qui –y inclus des socialistes- et d’autre part, une dénonciation de l'hebdomadaire gratuit "Les coulisses de Pau" qui, du point de vue des perdants, aurait pris fait et cause pour la candidature du maire sortant Yves Urieta, un UMP et ex-PS pourtant battu, à qui le crime supposé n’a pas profité. Mais alors, à qui ? Si vous prenez les prises de position de La Provence pour Guérini à Marseille, l'UMP Gaudin devrait pouvoir déposer un recours en annulation...
    Sereine, comme Sa Cynique Majesté Royal et comme si de rien n’était, vendredi, la députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Martine Lignières-Cassou, 56 ans, s’est faite élire à la tête du conseil municipal de Pau. La capitale béarnaise reste donc aux mains du PS qui occupe le fauteuil de maire de manière ininterrompue depuis 1971. Bayrou est donc gros jean comme devant, mais surtout comme derrière : le PS ne lui a pas fait de cadeau !
    Lors des municipales, la liste de gauche l'avait emporté sur celle du président du MoDem François Bayrou avec 342 voix de retard, sur plus de 36.000 suffrages exprimés. Le PS occupe désormais 35 sièges dans le nouveau conseil municipal contre neuf pour les amis de François Bayrou et cinq pour ceux d'Yves Urieta. C'est la faute au scrutin.
    A son tour, le président du Modem François Bayrou envisage de saisir la justice pour annuler le résultat des municipales à Pau entachées de «manœuvres» diverses, selon des déclarations publiées le 20 mars par le quotidien La République des Pyrénées.
    «Cette élection a été l'objet de manoeuvres en contradiction flagrante avec la loi électorale (...) elles doivent avoir une suite judiciaire», assure François Bayrou, candidat malheureux à la mairie de Pau. Dans les propos rapportés par La République des Pyrénées, le député béarnais, estime que «le résultat de cette élection a été faussé», comme probablement la présidentielle. «Il y a un écart de moins de 1% entre Martine Lignières-Cassou et moi-même ['moi-même', sic!], je n'ai aucun doute que les voix que je n'ai pas eues ont été influencées par ces manœuvres», ajoute François Bayrou. C'’est l' « annus horribilis » de Fanfan Bayrou!

    Le PS à Perpignan: l'UMP Jean-Paul Alduy (UMP) réélu maire malgré un recours.
    Elle s’y croyait déjà, Jacqueline Amiel-Donat (PS), qui à la tête de la liste d'union … gauche-MoDem (si, si !) au second tour des municipales à Perpignan, a présenté vendredi un recours en annulation du scrutin pour irrégularités, peu après la réelection du sénateur-maire sortant, Jean-Paul Alduy (UMP).
    Mme Amiel-Donat a annoncé que son recours en annulation a été envoyé au tribunal administratif de Montpellier par fax, alors qu'une copie était déposée à la préfecture de Perpignan par maître Jean-Pierre Amadei.
    Le recours de la liste gauche-MoDem regroupe une quinzaine de "griefs", dénonçant notamment l'utilisation de moyens de pression sur les fonctionnaires de la ville et les électeurs et des irrégularités lors des opérations de vote et de dépouillement, tel l'ajout de bulletins de vote et la manipulation des listes d'émargement avec l'ajout de signatures. Des témoins ?
    Selon Mme Amiel-Donat, un contrôle partiel "et un simple décompte arithmétique des émargements et des enveloppes enregistrées lui auraient permis de noter sur seulement 4 des 66 bureaux, que le nombre des enveloppes était supérieur de 253 à celui des signatures", selon la perdante
    "En outre, de nombreuses signatures constatées sont des croix", a-t-elle précisé, ajoutant: "C'est une preuve supplémentaire des fortes présomptions de bourrage d'urnes lors du scrutin de dimanche". Ou du niveau d’instruction de la population?… Que de respect !
    Mme Amiel-Donat a été distancée dimanche de 574 voix par J.-P. Alduy, lors d'une triangulaire où le maire sortant a obtenu 45,48% des suffrages exprimés, contre 44,11% à la liste gauche-MoDem et 10,42% à la liste du Front national menée par Louis Aliot.
    Mardi,
    Réagissant aux accusations de la candidate PS, Jean-Paul Alduy a qualifié "d'inconcevable" la différence entre le nombre de signatures et le nombre d'enveloppes au 2e tour des municipales dénoncé par Mme Amiel-Donat et ses accusations selon lesquelles un président de bureau de vote aurait été trouvé en possession d'enveloppes et de bulletins dans ses poches et chaussettes lors du dépouillement dimanche. Il était peut-être socialiste, mais l’histoire ne le dit pas…
    Le maire élu a déclaré : "Poursuivant sa désinformation systématique entreprise depuis les résultats du 2ème tour des élections municipales de Perpignan (...) elle a manifestement opéré une confusion en comparant les émargements du 1er tour avec le nombre de votants du deuxième tour". "Comment expliquer cette nouvelle confusion aussi grossière de la part de Mme Amiel-Donat ? Soit Mme Amiel-Donat s'est encore trompée, soit elle a menti", ajoute-t-il.
    Tandis que J.-P. Alduy était reconduit dans ses fonctions vendredi matin par le nouveau conseil municipal, par 41 voix contre 2 à Louis Aliot (FN), la liste de gauche et du MoDem, demandait la démission du conseil et "une nouvelle élection après un scrutin marqué d'irrégularités", et refusait de participer au vote.
    "J'ai confiance dans la justice pour apprécier les irrégularités mais aussi la diffamation et les atteintes faites à mon honneur", a-t-il ajouté, sous les applaudissements de 300 de ses partisans massés dans la mairie.
    Au même moment, 200 partisans de la liste ... gauche-MoDem selon la police, 400 selon les membres de la liste, vêtus de noir, s'étaient réunis devant la préfecture, protégée comme la mairie par des dizaines de policiers, pour "porter le deuil de la démocratie".

    Accepter la décision des urnes, est-ce donc anti-démocratique ?

    lundi 17 mars 2008

    Le PS n’a balayé devant sa porte, ni à Béthune, ni à Istres.

    Les dissidents socialistes font la loi et battent les socialistes officiels…
    Plus vertueux que les ex-« people » du PS, on ne fait pas mieux.
    A Béthune (Pas-de-Calais), le candidat investi par le PS, le sulfureux Jacques Mellick (Union de la Gauche) chute face au dissident, Stéphane Saint-André (Divers Gauche). Pour 160 ­voix. La liste de Stéphane Saint-André est arrivée en tête du second tour à Béthune, avec 50,66%. La liste de Jacques Mellick a obtenu 49,34% des voix. Le PS a-t-il gagné quand le dissident bat son candidat officiel ?
    Il fallait bien un Mellick pour rassembler contre lui pareil attelage
    : Seux, le chevènementiste, l'infatigable procureur du « système », n°5 sur la liste Saint-André, Gacquerre, le …MoDem, banquier de 32 ­ans aux traits tirés par son baptême du feu, n°3. Saint-André, techno de 43 ans, passé par le cabinet de …Mellick et de …Seux, PS dissident qui cache derrière son hâle un charisme contestable. Union improbable mais sacrée, cimentée par le rejet des « grands projets ». Mais la partie n'était pas gagnée face à l'ancien ministre.
    Mellick ? Il tient, serré contre son col mao, des roses et la liste chiffonnée de son adversaire. Il est 21 h 15 et Jacques Mellick est l'incarnation de la gauche martyre. Arrivé en 1977, il perd son dernier pari. Revenu de l'opprobre, de l'inéligibilité, des casseroles, il est tombé. Face, vibre-t-il, « à tous les visages de la droite, réunis dans une coalition de bric et de broc ». « Vive la gauche ! », explose entre ses larmes le public de la section socialiste.
    - De 1988 à 1993, sous la présidence de François Mitterrand, Jacques Mellick devient respectivement Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Ministre de la Mer puis Secrétaire d'Etat à la Défense.
    - En 1996, il abandonne tous ses mandats suite à sa condamnation pour témoignage de complaisance dans l'
    affaire VA-OM. Il publie quelques années plus tard « Excès de vitesse », où il revient sans détours sur son parcours politique.
    - En 2002, suite à l'invalidation du maire sortant, il redevient maire de Béthune dès le premier tour.

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    A Istres (Bouches-du-Rhône), François Bernardini (Divers Gauche) obtient 53,8% et 30 élus alors que Patrice Gouin (Divers Gauche, aussi) fait 46,2% et a 9 élus. C'est pourtant une union sacrée: tous contre Bernardini...
    - 10 juin 1997 : Jacques Siffre et François Bernardini sont mis en examen pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.
    - Juillet 1997 : par arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, François Bernardini est déclaré démissionnaire d'office de son mandat de conseiller municipal. Bernardini introduit un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Marseille, qui lui donne tort.
    - Concernant le mandat de conseiller général c'est l'assemblée départementale qui doit prononcer la démission d'office si le conseiller refuse de partir de lui-même. Mais Lucien Weygand, alors président PS du Conseil général et maire du 3 secteur où s’est présenté … Jean-Noël Guérini (!), refuse d'inscrire à l'ordre du jour du conseil général la question de la démission d'office de François Bernardini ! Mafia ?
    - 25 octobre 2000 : le Dr Jacques Siffre est condamné à dix mois de prison avec sursis, et François Bernardini à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité. Bernardini déclare que ce jugement est "la preuve flagrante d'une volonté évidente de m'éliminer du jeu politique". Il fait appel, ce qui lui permet de se présenter pour les élections municipales suivantes de 2001.
    - Fin 2000 - début 2001 : le Parti socialiste ayant décidé d’investir un autre candidat à Istres, François Bernardini dépose une liste dissidente, ce qui provoque sa suspension puis son exclusion du PS, ainsi que celle de tous ses co-listiers.
    François Bernardini fut aussi impliqué et relaxé dans le cadre de l'
    affaire de la MNEF.
    En savoir plus ? LIEN

    Ce serait le moment d'une "colère saine"...

    Municipales 2001-2008 : retour de balancier

    De la conquête par la droite à la reconquête par la gauche
    Rééquilibrage du rapport de forces gauche-droite au détriment du MoDem
    1,5% séparent la droite et la gauche : 49%à la gauche contre 47,5% à la droite. Peut-on parler de vague rose ? N’en déplaise à la presse que l’on disait acquise à Sarkozy et qui manie volontiers l’hyperbole, nous avons assisté à un rééquilibrage naturel. Pas de place pour le sensationnel, malgré le suspense et le battage médiatique.

    L’abstention n’est pas prise en compte comme elle mérite.
    Quatre électeurs sur dix ne sont pas allés voter
    : autrement dit 38% des Français en âge de voter ne se sont pas exprimés. On ne peut pas dire que la volonté de sanction ait mobilisé…
    A Paris, la participation a été de …56,25%, très légèrement inférieure à celle du premier tour. La gauche réussirait-elle mieux quand les électeurs restent à la maison ?
    Il n’empêche que la gauche tient absolument à voir une sanction nationale dans un scrutin qui est le plus local qui soit. Dire ce qui arrange, contre toute évidence, n’est pas très sérieux, mais c’est ainsi qu’on forge l’opinion et qu’on influe sur les votes. Les chiffres démentent pourtant les propos.
    Sur 23 ministres ou secrétaires d’Etat, qui se sont exposés à la sanction du peuple annoncée par une certaine presse, seulement quatre n’ont pas été choisis, outre Christine Lagarde qui n’était pas tête de liste. Et leur politique au gouvernement n’est pas pour autant en cause. Soit qu’ils s’exposaient bravement comme Christine Albanel, soit qu’ils ont été mis en difficulté, comme Catherine Vautrin, par un concurrent de la droite, soit qu’ils ont été battus d’extrême justesse, comme Xavier Darcos, alors que sa politique ministérielle est généralement approuvée, soit qu’ils effectuaient leur baptême du feu, comme Rama Yade.
    La Garde des Sceaux, Rachida Dati, a-t-elle été sanctionnée par les Parisiens pour sa politique courageuse de restructuration des services de la justice ?
    Le rééquilibrage cyclique a eu lieu et c’est le signe d’une alternance démocratique salutaire.
    Le MoDem entendait l’incarner, mais n’en a pas profité et n’a réussi qu’à faire le jeu de la gauche. Ces municipales 2008 sont pour le MoDem des journées des dupes.
    Bayrou qui se rêvait un destin national de Monsieur Propre est bloqué à Pau. A Paris, sa cheftaine des Guides, la détestable Marielle de Sarnez (14,5%), dans le XIVème sauve son siège au conseil de Paris, mais c’est le PS Pierre Castagnou qui, avec plus de 57% des voix d’une triangulaire, la prive de mairie ! Elle a appris à ses dépens que les socialistes ne font pas de cadeaux…
    La gauche comble son retard au prix d’alliances contre nature, sans contreparties avec le PCF, auquel il ravit la Seine-Saint-Denis, les Verts, auxquels il ne lâche qu’un seul arrondissement à Paris, et contre son gré, le MRC, le PRG et … LO ! Félicitations au PS …
    Une alliance avec le FN, c'est l'infamie, mais avec Lutte Ouvrière, c'est la "république du respect"...

    2° tour des municipales 2008 : le MoDem fait battre la droite

    La gauche s’approprie une victoire partagée
    Il s'agit de savoir comment les villes d’Amiens, Asnières, Caen, Reims, Saint-Etienne et Metz sont passées à gauche au second tour des municipales dimanche.

    Amiens : le socialiste Gilles Demailly n’atteint 56,21% contre le maire sortant DvD, l'ancien ministre Gilles de Robien (43,79%), qu’avec l’appoint du MoDem de Bayrou qui voulait -et a obtenu- la tête de son rival à l’UDF. Gilles de Robien, ex-UDF investi avec le soutien de l'UMP, a été victime du parti de François Bayrou et de sa candidate, Yannick Leflot-Savain, une gynécologue de 53 ans, qui était présente sur la liste conduite par M. de Robien lors des municipales de 1995. Selon France Mathieu, responsable du MoDem de la Somme, "nous voulons exister à travers ces élections et défendre nos idées pour Amiens, nous n'avons pas d'esprit revanchard". Elle ose le dire : respect !

    Asnières, à droite depuis des lustres, les trois opposants au maire sortant UMP, le sarkozyste Manuel Aeschlimann (41,56%), étaient en mesure de se maintenir au 2e tour, mais ont décidé de former une surprenante coalition PS-MoDem-Divers-droite visant à le détrôner. A trois, ils pèsent 58,44% des suffrages. "Le front des mécontents peut l'emporter", estimait Jean-Paul Huchon, président PS de la Région Ile-de-France. "Une partie des électeurs DVD sera peut-être déroutée par cette étrange conjuration", espéra Roger Karoutchi (UMP). Aeschlimann a été victime d'un lunchage.

    Caen : le socialiste fabiusien Philippe Duron (61 ans) a remporté l'élection municipale au second tour avec 56,26% des suffrages, à la tête d'une gauche rassemblée (PS, PCF, PRG,Verts), contre le maire sortant UMP Brigitte Le Brethon, soutenue par des poids lourds du gouvernement. Si Brigitte Le Brethon a évité la "triangulaire" en signant une alliance de dernière minute avec Luc Duncombe - adjoint au maire de Caen et président de l'agglomération - qui conduisait une liste "Nouveau Centre" au premier tour, elle n'a visiblement pas réussi à séduire l'électorat centriste, qui détenait en partie les clés du scrutin avec 14% des voix au premier tour : 6,75% pour la liste de Luc Duncombe et 7,5% pour le MoDem qui n'avait pas donné de consigne de vote. Au premier tour, elle n’était devancée que de huit points : le MoDem les lui a refusés. Ce qui permet à la presse de titrer que « la gauche l'emporte largement à Caen »... Le PS pourrait dire merci à Bayrou.

    Metz : le socialiste Dominique Gros est passé entre les deux tours de 34,04% à 48,28% des voix aux municipales et l'emporte face au sortant DVD-UMP depuis 1971, Jean-Marie Rausch arrivé 2°, qui est passé de 24,16% à 27.41%, tandis que Marie-Jo Zimmermann, liste majorité-centristes, à qui l’UMP avait retiré son investiture pour soutenir J.-Marie Rausch, est passée de 16,68% à 24.31%.


    Reims : Adeline Hazan, à la tête d'une liste PS-PCF-Verts, a été élue à Reims au second tour des municipales avec 56,07% des voix face à la candidate UMP Catherine Vautrin, créditée de 43,93% des suffrages, faisant basculer la mairie à gauche, selon les résultats définitifs.
    Les extrêmes se ligués pour battre la droite républicaine : au 1er tour, en effet, le DvD Jean-Claude Laurent faisait une moisson ( !) avec 0.81% , mais le Front National, Patrick Bourson, avait 4.32% et les listes d’ extrême gauche de Patrice Perret (liste alternative) 3.33% et de Thomas Rose (LO) 1.30%.

    Saint-Etienne : A Saint-Etienne, le candidat socialiste Maurice Vincent a remporté dimanche l'élection municipale au second tour avec 46,11% des voix, devant le maire sortant UMP-Rad, Michel Thiollière (41,63%). Avec 12.27%, la liste centre-MoDem de Gilles Artigues, ancien député UDF de la Loire (MoDem), proche de François Bayrou serait bien un peu pour quelque chose dans la réussite du PS. S’en rappelera-t-il ? Le MoDem peut y compter...