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samedi 15 novembre 2014

Dépassement des frais de campagne de Jean-Paul Huchon: les contribuables paient, toujours pas l'Etat !

Le candidat socialiste aux Régionales de 2012 doit rembourser 1,6 million d'euros.

Le PS est riche: il prend en charge le montant, avec des conseillers régionaux nantis.
Régionales 2014: le président Hollande valida 
la candidature du président sortant, J.-P. Huchon
On comprend maintenant pourquoi le PS n'en fait pas des tonnes sur les pénalités de Nicolas Sarkozy. En juillet 2011, le Conseil d'État invalidait les comptes de campagne de Jean-Paul Huchon, tête de liste PS aux élections régionales. 
Une "phobie administrative" de plus au PS
La plus haute juridiction administrative estimait en effet que le président du Conseil régional sortant avait "oublié" d'intégrer 1,5 million d'euros dans ses dépenses. En conséquence, le candidat socialiste était contraint de rembourser 1,6 million d'euros perçus au titre du remboursement de ses frais de campagne: l'argent de l'Etat, même si, selon Hollande, quand l'Etat paie, le contribuable ne paie rien... 
Le Parti socialiste, alors dirigé par Harlem Désir, décidait après d'âpres négociations et l'insistance de Huchon qui se plaignait d'être ruiné (Bartolone a déjà fait le coup, après s'être fait avoir sur les "emprunts toxiques" !) - son appartement était hypothéqué - de prendre en charge 800.000 euros. Quant aux conseillers régionaux élus sur la liste Huchon et encartés au PS, ils s'acquittaient de l'autre moitié, qu'ils continuent de payer encore aujourd'hui.
58 élus à son secours: une "souscription" qui ne dit pas son nom...

"On a remboursé avec de l'argent public : les 800.000 euros du PS sont prélevés sur la dotation publique aux partis, les indemnités des élus, c'est l'argent de l'État. Toute affectation à d'autres dépenses est une pénalité au bon fonctionnement des institutions. A moins qu'ils soient superflus...

Or, et surtout, leur contribution est défiscalisée, elle est considérée comme un don aux partis politiques !" révèle un membre de la direction du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis n'a pas répondu aux multiples sollicitations de la presse, dont - sans doute - celles de Libération, Le Monde ou L'Obs. "Je ne comprends pas son silence. Tout cela a été décidé sous la direction d'Harlem Désir. Martine Aubry, elle, n'avait pas osé ce montage", continue la même source, dont la sensibilité "frondeurs" ne semble pas faire de doute.
Les socialistes bénéficient d'un délai de trois années... Un échéancier pour rembourser a en effet été établi avec le Trésor public jusqu'en 2017. 58 élus se sont sentis obligés de venir au secours de Jean-Paul Huchon et il leur est prélevé chaque mois en moyenne 200 euros, la cotisation étant proportionnelle au montant de l'indemnité qui varie selon le rang de l'élu. 
Ainsi, le Parti socialiste s'est lui aussi substitué à son candidat pour rembourser le dépassement du plafond de ses dépenses de campagne. "À la différence près, précise-t-on chez Jean-Paul Huchon, qu'il s'acquitte de sa part du remboursement et qu' il n'a pas eu à payer de pénalités." Et c'est bien là le plus étonnant. En effet, selon l'article L52-15 du code électoral, "dans tous les cas où un dépassement du plafond des dépenses électorales a été constaté par une décision définitive, la commission fixe alors une somme égale au montant du dépassement que le candidat est tenu de verser au Trésor public."
A titre de comparaison et selon les modalités d'allègements décidés par le gouvernement en août dernier, "la réduction ne peut donner lieu à remboursement, contrairement au crédit d’impôt. Si vous aviez 200 euros d’impôt à payer, l’administration ne va pas vous rembourser la différence entre 200 et 350 €. Votre impôt sera simplement réduit de 200 € à zéro. En revanche, si votre impôt était de 400 €, vous allez en bénéficier à plein pour ne plus devoir que 50 euros".
Pas de pénalités

Et pourquoi Jean-Jaul Huchon n'a t-il pas eu de pénalités à verser ? "Seule la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est habilitée à prononcer des pénalités. Dans le cas de M. Huchon, la Commission avait validé ses comptes que le Conseil d'État a retoqués par la suite (une décision définitive). J'ignore la raison pour laquelle l'affaire s'est arrêtée là", répond-on à la Commission nationale des comptes de campagne et de financement publiques (CNCCFP).
Interrogé sur un éventuel délit opposable à Jean-Paul Huchon, le Parquet de Paris affirme "ne pas avoir eu à connaître des faits relatifs à la campagne de M. Huchon". "S'il n'a pas été diligenté d'enquête, c'est parce qu'aucun signalement ne nous est parvenu au contraire des commissaires aux comptes de l'UMP" concernant la campagne de Nicolas Sarkozy. La question est donc: à l'inverse, qui a "diligenté une enquête" contre Sarkozy?...

C'est le Parquet qui décide de l'opportunité des poursuites, dans un cas et pas dans l'autre, c'est-à-dire qu'il peut s'auto-saisir indépendamment d'une plainte ou d'un quelconque signalement. Et si Christiane Taubira n'est au courant de rien, ça arrange tout le monde au PS !

De même qu'il ne s'est jamais penché sur le cas de Jean-Paul Huchon, le Parquet ne s'est pas non plus appesanti sur celui de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État, assujetti à l'ISF et compagnon de route de Manuel Valls à la MNEF (ex-mutuelle étudiante et pompe à fric du PS), soupçonné de fraude fiscale après avoir durant des années minoré son patrimoine...

Pour mémoire, concernant Huchon-la-vertu

L'épouse Huchon a bénéficié d'un emploi fictif
(lien PaSiDupes) Il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le Conseil régional et les sociétés de communication employant sa conjointe. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité en février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, peine confirmée en appel en novembre 2008, hormis l'inéligibilité... 
Coupable, mais éligible et réélu ! 

mercredi 17 juillet 2013

Cour des comptes: à nouveau une mutuelle étudiante suspecte

Avec Hollande, le PSN aime les jeunes et leurs mutuelles

Après UFC-Que Choisir et les sénateurs en 2012


C'est au tour de la Cour des comptes d'étriller le système de sécurité sociale étudiante. Un "choc" d'assainisement s'impose !
Dans un rapport, qui doit être rendu public en septembre, les magistrats de la rue Cambon critiquent, une nouvelle fois, "une qualité de services (...) globalement très insatisfaisante" et des "coûts de gestion élevés avec une faible productivité".

Chaque année, environ 1,7 million d'étudiants sont tenus de s'affilier à
une mutuelle étudiante pour se faire rembourser leurs soins, y compris pour assurer leur couverture maladie de base. 
Ils peuvent ensuite opter pour une couverture complémentaire. Ils ont en général le choix entre une des onze mutuelles régionales, regroupées dans le réseau Emevia, et la mutuelle nationale, La Mutuelle des étudiants (LMDE). C'est cette dernière, à laquelle adhère plus de la moitié des étudiants, qui est particulièrement critiquée par le pré-rapport de la Cour des comptes pour son inefficacité et sa désorganisation.
Or, la LMDE est la fille de la MNEF anéantie par une affaire retentIssante dans laquelle le PS était impliqué jusqu'au cou, éclaboussant Spithakis, mais aussi Julien Dray et Harlem Désir.

Note de satisfaction: 2,33 sur 5

La Cour des comptes a mené sa propre enquête de satisfaction auprès de plus de 1 700 personnes affiliées à la LMDE. La note moyenne de satisfaction a été d'à peine 2,33 sur 5, soit le plus mauvais score de toutes les mutuelles étudiantes, qui sont globalement toutes mal notées. Des chiffres qui viennent démentir les 88 % de personnes satisfaites vantées dans les "enquêtes de satisfaction autoproduites" par la LMDE, note avec malice la Cour.

Il n'y a pas besoin de chercher bien loin les raisons de cette insatisfaction. Selon la Cour, la LMDE n'est en mesure de répondre qu'à un appel téléphonique sur 14. En février, plus de 200 000 courriers adressés à la mutuelle étaient en attente de suivi et les retards de traitement des feuilles de soins sont chroniques. Par ailleurs, la LMDE, comme les autres mutuelles étudiantes, accuse un important déficit de développement des services en ligne.

Autant de bugs qui causent des retards de remboursement récurrents pour les étudiants. Sans compter que les délais pour éditer les cartes Vitale sont particulièrement longs : neuf mois après leur inscription, 10 % des étudiants n'en ont toujours pas reçu et ne peuvent donc bénéficier du tiers-payant, estime la Cour.

Des difficultés qui ne sont pas niées par la présidente de la LMDE, issue du syndicat étudiant UNEF, socialo-communiste. "Nous avons connu de gros soucis en 2012 en raison d'une réorganisation interne complexe, tente de se justifier Vanessa Favaro, mais la situation est revenue à la normale. Nous répondons à un appel sur deux, même si ce n'est toujours pas suffisant." 
Tout cela malgré des frais de gestion qui ont augmenté de plus de 7 % depuis 2005 alors que la plupart des autres régimes ont baissé les leurs sur la même période.

La LMDE connaît des difficultés financières chroniques

La mutuelle a accumulé 23 millions de pertes en 2011. 
Un plan social, lancé à cette époque, a abouti au départ de 130 des 640 salariés, moyennant "des indemnités importantes", note la Cour. Pourtant, ces personnels ont tous été remplacés "quelques mois plus tard", alors qu'un cabinet externe avait évalué que la productivité était supérieure de 20 % dans les caisses primaires d'assurance-maladie (CPAM) du régime général.

Sans compter que 2,2 millions d'euros d'intéressement ont été versés aux salariés entre 2007 et 2011, alors que la mutuelle perdait dans le même temps 3,8 millions d'euros. "Réduire les coûts de gestion ne passe pas forcément par des réductions de postes, et l'intéressement est lié à des accords d'entreprise", justifie Mme Favaro. 
Pourvu qu'aucune somme n'ait été engloutie dans la campagne présidentielle du PS, en faveur de Hollande: ça s'appellerait un financement occulte ?... Ca intéresserait peut-être le Conseil constitutionnel !

Au bord de la faillite

Si les autres mutuelles étudiantes subissent des critiques moins lourdes
, elles n'en sont pas moins visées par la Cour. "Les mutuelles étudiantes paraissent significativement moins productives que les caisses primaires", juge le prérapport, en notant qu'aucune n'assure autant de remboursements par adhérent que les CPAM.

Les mutuelles régionales contrôlées par la Cour n'ont pas non plus beaucoup progressé sur les outils en ligne. Et il leur fallait en moyenne plus de huit jours pour personnaliser les cartes Vitale, quand à peine 2,7 suffisent au régime général. Autant de dysfonctionnements en partie liés à l'architecture même du système de sécurité sociale étudiante, convient la Cour, qui plaide pour la suppression de ce régime spécifique.

Mais la LMDE bat des records
Au bord de la faillite, la LMDE a  été contrainte de s'adosser en février à la MGEN, mutuelle de l'Education nationale, qui contrôle désormais de facto la gestion de la mutuelle. Un adossement encore trop récent pour que la Cour puisse juger de ses conséquences. 
Mais cette proximité, qui existe depuis longtemps, entraîne d'étonnantes pratiques. La Cour des comptes révèle ainsi que les enfants de fonctionnaires adhérents de la MGEN bénéficient "d'un traitement prioritaire" de leurs courriers et appels lorsqu'ils choisissent la LMDE, ce qui est en "contradiction avec les principes du service public".

mercredi 21 janvier 2009

PS : les bloqueurs passent au terrorisme parlementaire

L’opposition fait son cinéma
Le ‘pitch’ du film socialiste

Poings faits, l’opposition a refusé le débat dès que l'Assemblée a commencé mardi soir à 21h30 l'examen de l'article 13, le plus controversé du projet de loi. Il prévoit que "les amendements déposés par les membres du Parlement peuvent être mis aux voix sans discussion". La majorité estime qu'il s'agit de "mieux légiférer".
La gauche a joué la grande scène de la colère quand l'Assemblée a voté la clôture anticipée de la discussion sur l'article 13, à la demande du président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann, alors que tous les élus PS inscrits ne s'étaient évidemment pas exprimés, puisque le rôle des acteurs de la mascarade consiste à rendre les débats interminables et à bloquer les réformes.

La pantomime socialiste continue !

L'opposition accuse le chef de l'Etat et sa majorité de vouloir "mater" le Parlement, mais les terroristes parlementaires n’entonnent pas La Marseillaise lorsqu’ils rivalisent avec les méthodes du syndicat SUD et entravent le travail parlementaire en déversant ses tombereaux d’amendements comme des éboueurs en grève abandonnent les immondices dans les rues de Marseille. Pourtant, à la différence des joueurs de foot de l’équipe de France chers au socialiste Georges Frèche, des députés de gauche ont chanté la Marseillaise dans l'Assemblée Nationale avant de quitter l'hémicycle, dans un touchant mouvement unanime qui se voulait spontané, comme il se doit. Après avoir fait monter la pression une semaine durant, le débat explosif sur la réforme du Parlement a connu mardi soir un coup de théâtre. Le gouvernement a réussi l'unanimité que le congrès socialiste de Reims n'était pas parvenu à réaliser: c'est bien l'unique originalité du scénario interprété hier soir.

Manifestation « de rue » à l’Assemblée

Ils n’ont pas brûlé les voitures de fonction, mais, manifestation sans précédent depuis des lustres, à la date historique du 20 janvier 2009, qui ne grandit ni ne ternit l’investiture du 44e président des Etats-Unis, des députés PS se sont rassemblés à la nuit, peu après 23h00 au pied de leur immeuble la tribune en hurlant "démocratie, démocratie" et en chantant la Marseillaise. Une rechute de « colère saine »…

L’infortuné PS se radicaliserait-il ?

Fort de sa légitimité et donc imperturbable à ce pseudo « happening » probablement à nouveau réglé par J.-M. Le Guen
, le député-metteur en scène du PS, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a poursuivi la séance comme si de rien n’était. "Accoyer, démission", a alors scandé l'opposition.
D'après le député
PS Jean-Jacques Urvoas (Lire PaSiDupes), qui avait anticipé des recherches dans les archives, il faut remonter à 1947 pour retrouver des députés –d’ailleurs communistes- chantant la Marseillaise dans le Palais-Bourbon. Agé de 50 ans, ce nouveau député du Finistère (Quimper) et professeur de droit constitutionnel, milita à la MNEF et devint directeur de la Mutualité du Finistère en 1986, à 27 ans.

L’infortuné PS de la Ch'tite Aubry se radicaliserait-il ?

La gauche a ensuite quitté l'hémicycle, laissant au gouvernement et à la majorité le soin de poursuivre l'examen du projet de loi organique, qui prévoit de limiter la durée des débats parlementaires et encadre le droit d'amendement. Ce projet n’est en fait que la riposte républicaine au blocage anti-démocratique par l’opposition des travaux du Parlement avec des amendements et sous amendements ridicules qui empêchent la progression des travaux et le vote des réformes voulues par les Français qui ont élu cette majorité.

Autre show médiatique exceptionnel: l'opposition a annoncé qu'elle boycotterait aussi la séance télévisée des questions au gouvernement, mercredi à 15h00.

Le Président de l’Assemblée s’indigne

"Nous avons assisté à un coup de force de certains députés de l'opposition. Je déplore profondément cette attitude violente, en particulier de la part de parlementaires en charge de légiférer. Elle n'est pas digne de la représentation nationale", a réagi M. Accoyer dans une déclaration solennelle écrite.

jeudi 7 août 2008

Pour redresser l'assurance maladie, prendre l’argent où il est

Les profits des mutuelles contribueront à l’équilibre de la Sécu
Le gouvernement épargne les assurés
Il a dévoilé un plan d'économie pour l'assurance maladie qui ne met pas les assurés directement à contribution, mais il demande aux mutuelles de mettre au pot une partie des profits qu’elles opèrent.

Les syndicats et l’opposition qui ont partie liée s’inquiètent
Rappelons à titre de simple exemple que des responsables du PS se sont faits entretenir par une mutuelle étudiante du nom de la MNEF (Mutuelle Nationale des Etudiants de France), rebaptisée depuis que le tribunal a établi les responsabilités… Pareillement, la CAMIF (qui n’est pas une mutuelle, mais une centrale mutualiste d’achats des enseignants) a été florissante au temps où la gauche était au pouvoir… Les passerelles sont nombreuses entre la gauche et les mutuelles en tous genres.
Les syndicats et l’opposition brandissent l’épouvantail d’une possible hausse des tarifs des mutuelles et des assurances.
La menace est destinée à rallier les assurés inquiets pour leur protection sociale, mais qui ne savent pas que leurs mutuelles sont riches. Comme des patrons, elles vivent dans l’opulence et spéculent en bourse, et pas seulement sur la peur des braves gens !

Mutuelles et assurances s'acquitteront d'une contribution d'un milliard d'euros en 2009
La mesure la plus spectaculaire de ce plan vise à réduire de 3,6 milliards d'euros le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale et prévoit que tous les acteurs contribuent, les prestataires, comme ceux qui en vivent.

La mission du gouvernement
L'objectif du gouvernement est d'équilibrer en 2011 les comptes de l'assurance maladie, dont le déficit est attendu à 4,1 milliards cette année et qui, selon lui, se serait creusé à plus de six milliards en 2009 en l'absence de nouvelles mesures.
"Le patient ne doit être en aucun cas perdant : aucune de nos mesures ne porte sur les assurés", déclare le ministre du Budget, Eric Woerth, dans les colonnes du Parisien.
Le ticket modérateur (somme qui reste à la charge du patient) et les franchises mises en place cette année ne seront pas augmentés et les affections longue durée seront toujours prises en charge à 100%.

Constants dans leur entreprise d’opposition à base de désinformation, les syndicats et le Parti socialiste font pourtant craindre que les Français ne financent indirectement la nouvelle cotisation. "C'est un nouvel impôt qui sera payé par la grande majorité des assurés sociaux qui verront augmenter leurs prélèvements", écrivent ainsi les responsables santé du
PS dans un communiqué. Le PS craindraient-ils de perdre une source de revenus ?

Les fonds de réserve existent : il faut les publier
Pour la CGT
, "la contribution demandée aux organismes complémentaires dont le but n'est pas lucratif, comme la mutualité, pose problème".
"Si cette disposition paraît épargner les assurés sociaux, il peut se révéler qu'elle oblige ces organismes à augmenter la cotisation de leurs adhérents", écrit-elle dans un communiqué. La CGT joue sur les mots : le but non lucratif des assurances et des mutuelles n’exclut pas les réserves monétaires…

Le bas de laine des assurances et mutuelles pourrait rétrécir
La Mutualité française
, qui fédère la quasi-totalité des mutuelles, assure en revanche qu’elles "mettront tout en oeuvre pour atténuer les effets de cette taxation supplémentaire".
"On va essayer de ne pas répercuter cette année le montant de cette taxe", a dit son président, Jean-Pierre Davant, au micro de France Info. Mais "si l'Etat continue à se défausser de ses responsabilités sur les mutuelles, bien évidemment, chaque fois qu'on augmentera les charges des mutuelles, il faudra corrélativement trouver des financements".

La Fédération française des sociétés d'assurances estime pour sa part que "les taxes sur le chiffre d'affaires sont toujours répercutées sur le consommateur à un moment ou à un autre".

A Force Ouvrière, le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, craint une perte de pouvoir de son syndicat et s'est dit "choqué" par les déclarations des assurances et s'oppose à ce qu'elles soient associées à la gestion du système de santé. La logique n’est pas son fort.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a dit avoir eu des "discussions extrêmement approfondies avec les organismes complémentaires". "Ils ont tout à fait la possibilité de faire ce reversement sans augmenter les cotisations", a-t-elle affirmé sur France Inter. Roselyne Bachelot a récemment souligné que les complémentaires avaient relevé leurs cotisations de 30% et augmenté leurs bénéfices de 25% depuis quatre ans.

Taxe sur l’intéressement
A cette contribution des groupes d’assurances et des mutuelles, s'ajouterait un prélèvement acquitté par les employeurs sur les sommes distribuées au titre de l'intéressement et de la participation, une mesure qui devrait rapporter 300 millions d'euros. La gauche devrait donc exprimer bruyamment sa satisfaction de voir les patrons sollicités…

Contribution de l'assurance maladie de la branche accidents du travail et maladies professionnelles
Le gouvernement propose en outre d'augmenter la contribution aux comptes de l'assurance maladie de la branche accidents du travail et maladies professionnelles, financée par les employeurs. Cette mesure est évaluée elle aussi à 300 millions.

Les suites du dialogue
Une série de mesures préconisées en juin par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) sera également mise en oeuvre, pour environ deux milliards d'euros d'économies.
Ces propositions visent à améliorer la prévention, réduire les prescriptions inutilement coûteuses ou baisser les prix dans les secteurs où les tarifs apparaissent comme trop élevés.

Pour la CFDT
, "l'avenir de notre système de santé ne pourra trouver de solution sans une réelle organisation" qui sera l'objet de la loi Patient, santé, territoire de l'automne.
"Sans cela, les mesures annoncées aujourd'hui ne seront que des coups d'épée dans l'eau et se transformeront en accroissement des charges sur les assurés", ajoute le syndicat.

Les mesures annoncées mardi seront intégrées au projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui doit être présenté le 29 septembre et débattu au Parlement en octobre.

Que les mutuelles et assurances soient solidaires semble la moindre des choses !

Ce serait un juste retour à l’esprit mutualiste…

samedi 17 mai 2008

Couac au PS : le parti est « une pétaudière » !

La candidature de Désirdavenir Royal divise les socialistes
C'est maintenant officiel. Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé samedi que "le PS se transforme en véritable pétaudière", réagissant à l'annonce faite la veille par Sa Cynique Majesté Royal qu'elle était prête à prendre la direction du parti.
Qu'est-ce qu'une 'pétaudière'?
On l'a compris, c'est le PS, c'est à dire une assemblée où règne le désordre, faute de discipline.Le taulier est donc le responsable de cette confusion. Or, Sa Sereine Majesté Royal aspirerait à devenir la mère maquerelle de cette pétaudière-là: peut-on imaginer la blanche colombe dans ce rôle ?

"L'ordre juste, c'est juste le désordre", au PS
Nicolas Sarkozy les avait pourtant mis en garde dans son Discours de Nice (30/03/07). Sa citation irait comme un gant de boxe à l'amère Royal. Son ex-concubin, le taulier, est responsable, mais pas coupable.Pour autant, il pourrait poursuivre Camba en justice pour diffamation...
Désirdavenir est quant à elle rodée et à l'aise: la pétaudière a certainement été son quotidien pendant des années de vie commune, si on en croit les témoignages anonymes. Cambadélis "ne réussira pas à me déstabiliser", a-t-elle dû lui rétorquer.
"Rien n'est respecté au sein du Parti socialiste, ni le calendrier, ni les militants, ni aucune des décisions qui sont prises", a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que la date pour le dépôt des contributions a été fixée au 1er juillet.
"Tout se résume à une bataille des ego", a ajouté Jean-Christophe. Cambadélis.

La présidente de la région Poitou-Charentes a annoncé vendredi lors d'une réunion publique à Paris qu'elle serait candidate au poste de premier secrétaire, "si les militants le jugent utile", lors du congrès de Reims au mois de novembre.
Cambadélis pourrait donc faire la police Rue de Solférino et jouer des poings avec l’amère Royal. Ancien trotskiste (OCI), cet élégant socialiste surnommé 'Kostas', d'origine grecque, né en 1951 à ...Neuilly-sur Seine, n'aime pourtant pas le désordre !
Kostas, dit aussi 'le Grec', n'a jamais eu d'activité professionnelle connue mais bénéficia d'un emploi fictif au sein de la mutuelle étudiante MNEF entre 1991 et 1995, pour lequel il aurait touché 620 500 francs (94 580 euros) d'une filiale de la MNEF, au titre d'une activité permanente de conseil. Le 2 juin 2006, reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cette peine n'est assortie d'aucune interdiction d'exercer un mandat politique.
Rappelez-vous aussi comment il avait fallu s’interposer entre Dominique de Villepin qu’il menaça en pleine Assemblée Nationale…
Attendons-nous au passage
du couac
au KO !

lundi 17 mars 2008

Le PS n’a balayé devant sa porte, ni à Béthune, ni à Istres.

Les dissidents socialistes font la loi et battent les socialistes officiels…
Plus vertueux que les ex-« people » du PS, on ne fait pas mieux.
A Béthune (Pas-de-Calais), le candidat investi par le PS, le sulfureux Jacques Mellick (Union de la Gauche) chute face au dissident, Stéphane Saint-André (Divers Gauche). Pour 160 ­voix. La liste de Stéphane Saint-André est arrivée en tête du second tour à Béthune, avec 50,66%. La liste de Jacques Mellick a obtenu 49,34% des voix. Le PS a-t-il gagné quand le dissident bat son candidat officiel ?
Il fallait bien un Mellick pour rassembler contre lui pareil attelage
: Seux, le chevènementiste, l'infatigable procureur du « système », n°5 sur la liste Saint-André, Gacquerre, le …MoDem, banquier de 32 ­ans aux traits tirés par son baptême du feu, n°3. Saint-André, techno de 43 ans, passé par le cabinet de …Mellick et de …Seux, PS dissident qui cache derrière son hâle un charisme contestable. Union improbable mais sacrée, cimentée par le rejet des « grands projets ». Mais la partie n'était pas gagnée face à l'ancien ministre.
Mellick ? Il tient, serré contre son col mao, des roses et la liste chiffonnée de son adversaire. Il est 21 h 15 et Jacques Mellick est l'incarnation de la gauche martyre. Arrivé en 1977, il perd son dernier pari. Revenu de l'opprobre, de l'inéligibilité, des casseroles, il est tombé. Face, vibre-t-il, « à tous les visages de la droite, réunis dans une coalition de bric et de broc ». « Vive la gauche ! », explose entre ses larmes le public de la section socialiste.
- De 1988 à 1993, sous la présidence de François Mitterrand, Jacques Mellick devient respectivement Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Ministre de la Mer puis Secrétaire d'Etat à la Défense.
- En 1996, il abandonne tous ses mandats suite à sa condamnation pour témoignage de complaisance dans l'
affaire VA-OM. Il publie quelques années plus tard « Excès de vitesse », où il revient sans détours sur son parcours politique.
- En 2002, suite à l'invalidation du maire sortant, il redevient maire de Béthune dès le premier tour.

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A Istres (Bouches-du-Rhône), François Bernardini (Divers Gauche) obtient 53,8% et 30 élus alors que Patrice Gouin (Divers Gauche, aussi) fait 46,2% et a 9 élus. C'est pourtant une union sacrée: tous contre Bernardini...
- 10 juin 1997 : Jacques Siffre et François Bernardini sont mis en examen pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.
- Juillet 1997 : par arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, François Bernardini est déclaré démissionnaire d'office de son mandat de conseiller municipal. Bernardini introduit un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Marseille, qui lui donne tort.
- Concernant le mandat de conseiller général c'est l'assemblée départementale qui doit prononcer la démission d'office si le conseiller refuse de partir de lui-même. Mais Lucien Weygand, alors président PS du Conseil général et maire du 3 secteur où s’est présenté … Jean-Noël Guérini (!), refuse d'inscrire à l'ordre du jour du conseil général la question de la démission d'office de François Bernardini ! Mafia ?
- 25 octobre 2000 : le Dr Jacques Siffre est condamné à dix mois de prison avec sursis, et François Bernardini à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité. Bernardini déclare que ce jugement est "la preuve flagrante d'une volonté évidente de m'éliminer du jeu politique". Il fait appel, ce qui lui permet de se présenter pour les élections municipales suivantes de 2001.
- Fin 2000 - début 2001 : le Parti socialiste ayant décidé d’investir un autre candidat à Istres, François Bernardini dépose une liste dissidente, ce qui provoque sa suspension puis son exclusion du PS, ainsi que celle de tous ses co-listiers.
François Bernardini fut aussi impliqué et relaxé dans le cadre de l'
affaire de la MNEF.
En savoir plus ? LIEN

Ce serait le moment d'une "colère saine"...

dimanche 27 janvier 2008

Un Vert pas tendre du tout : Pocrain tabassait sa concubine

Ses violences conjugales lui valent le sursis

Stéphane Pocrain, c'était un ancien porte-parole des Verts et de Noël Mamère lors de la présidentielle de 2002, devenu chroniqueur dans plusieurs émissions de télévision: On a tout essayé de Ruquier, sur France 2, chaîne publique vertueuse ou N'ayons pas peur des mots, une émission quotidienne de débat militant et contradictoire à plusieurs contre un, présentée par Samuel Etienne et diffusée sur la chaîne d'information en continu i-Télé.

Ce doux féministe, aux heures ouvrables des plateaux de télévision, a été condamné vendredi 25 par le tribunal correctionnel de Paris à deux mois de prison, mais avec sursis, pour des violences sur son ancienne concubine. Elle n'a plus qu'à s'estimer heureuse d'avoir échappé à la lapidation.


Il a été reconnu coupable d'avoir, le 16 septembre, frappé son ancienne compagne, Anne-Charlotte Keller, conseillère chargée de l'enfance du XXe, lieu du parrainage civil d'une centaine de familles et dont le député-maire est Michel Charzat.
Cette bénévole dévouée et désintéressée touchait 8 000 F mensuels d'indemnisation de la MNEF, dont elle était trésorière, au temps du procès du scandale qui mena cette mutuelle étudiante au tribunal et dans laquelle le PS trempa jusqu'au cou: il se finançait à cette pompe à fric. LIEN sur l'affaire de la MNEF

Sa victime est institutrice du SNUipp, dans un arrondissement pourvoyeur de militants extrémistes du réseau ESF. Elle est aussi candidate PS aux élections municipales dans le XXe de Paris, sur la liste de Frédérique Calandra, adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë, et médiatrice -en l'espèce impuissante- de la Ville de Paris (LIRE un prochain article de PaSiDupes sur cette tête de liste).
Il devra lui verser 3.000 euros de dommages et intérêts. Pocrain a indiqué ignorer s'il allait ou non faire appel de cette décision. L'altercation avec coups, survenue alors que le couple envisageait déjà de se séparer, avait valu à la jeune femme, qui présentait de multiples hématomes aux bras et aux cuisses, une incapacité totale de travail de 7 jours.
Selon son ex-compagne, Stéphane Pocrain, aujourd'hui âgé de 35 ans, s'était déjà montré violent précédemment, vis-à-vis d'elle, mais aussi d'autres anciennes petites amies.
Devant le tribunal, le prévenu a reconnu une partie des faits, à l'exception des coups de pieds portés aux jambes. Il a expliqué son geste par "un contexte difficile de séparation, avec des crises permanentes".
Après que le parquet eut requis trois mois de prison avec sursis, Me Hervé Temmime a demandé au président Jean-Pierre Mérigeot de ne prononcer qu'une peine "de principe", le couple ayant encore "un avenir commun", au travers de leur petite fille de dix mois. Inutile de protéger la 'jeune' (!) enfant?...


Candidat aux élections cantonales en 1998, Stéphane Pocrain ne rend pas ses comptes de campagne: il est déclaré inéligible pendant un an. La même année... il est promu porte parole des Verts!

En février 2007, Pocrain a néanmoins été appelé par Bruno Walther, président de l’agence de publicité américaine Draft-FCB, pour prendre la vice-présidence de sa branche française, en charge de …la citoyenneté et du développement durable.

Sur la radio Beur FM, en juillet 2005, ce guadeloupéen d'origine, avait aussi déclaré: "Il faut que les Français blancs s’y fassent. Bientôt ils ne seront plus majoritaires en France. Il suffit de se promener dans les rues de Paris et de prendre le métro pour s’en rendre compte.".

Membre fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), Stéphane Pocrain avait annoncé en mai 2006 sa candidature à la présidence de la République avant de se retirer huit mois plus tard au profit de la candidature de Sa Cynique Majesté Royal.

mercredi 21 novembre 2007

Le PS, point de chute des meneurs étudiants

Le PS, retraite dorée des activistes réformés
Combien d'annuités dans le mouvement étudiant?
Blocages anti-LRU, pâle répétition de la grève contre la loi Devaquet
L'abrogation de la loi Pécresse n'est qu'un prétexte, une occasion à saisir, un tremplin. Ce que veulent les meneurs étudiants, c'est faire leur trou: décrocher un parrainage politique, dégoter une niche -ce qu'on appelait une 'planque', en gagnant des galons sur le front de l'opposition au sarkozysme.
D'ex-étudiants trotskistes s'embourgeoisent au PS
Julien Dray
Il est l'archétype du politicien qui doit sa carrière aux manifs.
Ses débuts remontent à 1973 lorsqu'il se bat, à 22 ans, contre l'abrogation des sursis militaires pour études prolongées. Devenu prof de fac (il est même devenu professeur-chercheur, mais comment et où donc? Ca paie bien?), il en profite pour orchestrer tous les mouvements étudiants jusqu'en 1988, dont celui contre la réforme Devaquet, D'abord militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis rallié par opportunisme à François Mitterrand, Julien Dray a créé SOS-Racisme, en 1984, et le syndicat lycéen FIDL, en 1986. Il est aujourd'hui député de l'Essonne et porte-parole du PS (tendance Royal). Retraite assurée.

Jean-Christophe Cambadélis

De gauche à droite : Philippe PLANTAGENEST, Michel ASSOUN, Jean-Christophe CAMBADELIS, Marc ROSENBLAT et Philippe DARRIULAT (sortie d'un rendez-vous au Ministère des Universités, début 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°5, janvier 1981)

Formé à l'OCI (Organisation communiste internationaliste), un groupuscule révolutionnaire dissous en 1965, « Kostas » s'est occupé du noyautage des mouvements étudiants jusqu'à son ralliement au PS en 1986. Ca a toujours existé! Entre-temps, il avait fondé l'Unef-ID, ce qui lui avait permis d'être rémunéré -en plus de son mandat de député- par la Mutuelle nationale des étudiants (MNEF) pour un emploi fictif.
On sait qu'il est né à Neuilly et qu'il a fait des études de sociologie à Nanterre, mais on ne lui a jamais connu d'autre métier que la politique. D'ou sa parfaite connaissance du monde du travail...

David Assouline
Même parcours que les autres, même récompense: d'abord une coordination lycéenne, puis la célébrité grâce aux manifestations contre la loi Devaquet de 1986, suivie d'un passage à la tête de l'Unef-ID, avant l'avènement sous l'égide du PS.
David Assouline est également un ancien trotskiste, mais il est resté plus longtemps à la LCR; son ralliement au PS ne date en effet que de 1995.
Du coup, sa carrière est plus enviable: adjoint au maire de Paris depuis 2001, cet ancien prof d'histoire a été élu sénateur en 2004, à l'âge de 45 ans.

De gauche à droite : Jean-Marie LE GUEN, PascalBEAU, Bernard RAYARD, Philippe PLANTAGENEST, Marc ROSENBLAT, Jean-Christophe CAMBADELIS. Au micro : Robi MORDER (Collectif National de l'UNEF-ID, septembre 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°11, octobre 1981)

Philippe Darriulat
Ancien de l'OCI et de l'UNEF-ID, et prof d'histoire lui aussi, il était à la tête de l'Unef-ID quand il négocia la loi Devaquet en 1986, sans croire à une possible mobilisation contre elle, Son erreur fut alors de sous-estimer le noyautage que Julien Dray organisait au même moment dans les facultés de sociologie.
On connaît la suite : l'extrême gauche remporta et l'autonomie des universités prit vingt ans de retard. Darriulat n'y a gagné qu'un emploi à vie au PS, et une carrière moins flamboyante que celle des autres.

Delphine Batho
Une élève et une fidèle de Julien Dray, qui la coopta à la tête de la FIDL en 1990, à l'âge de 17 ans. Ancienne du collège Henri IV, elle était déjà dans la rue à 13 ans pour protester contre la loi Devaquet. Elle lâchera ependant ses études après son élection comme présidente de la FIDL, pour ne plus faire que de la politique.
Elue au bureau national du PS en 2000, puis à son secrétariat en 2004, elle a défendu «l'ordre juste» de Marie-sEGOlène Royal avant de se voir offrir en prêt son siège de député dans les Deux-Sèvres. Et une retraite...

Nasser Ramdane
En 1990, il y avait cru. Suite à des émeutes, les lycéens manifestaient chaque semaine contre la violence, et Nasser Ramdane était à leur tête. Il s'était alors débrouillé pour obtenir de nouveaux droits et pas mal de crédits. Mais l'ennui est que le ministre conspué était Lionel Jospin. Une insolence que le jeune homme aggrava en adhérant quatre ans plus tard au PCF. Nasser Ramdane ambitionnait d'être député ; il est aujourd'hui conseiller municipal de Noisy-le-Sec et président de SOS-Racisme Ile-de-France.

Bruno Julliard
Maman est maire socialiste du Puy-en-Velay, ce qui ne lui a pas nui… Après de longues années de militantisme et d'études à Lyon II, l'actuel président de l'UNEF-ID est confiant: il ne manquera pas de profs sympathisants, il obtiendra bientôt son doctorat en droit, pour services rendus, et il exercera ensuite « un vrai métier », sans « se laisser nourrir par la politique » (sic). Déjà âge de 27 ans, bac +8, il a milité autrefois au PS.
Mais on peut porter à son crédit le fait d'avoir été le premier dirigeant de l'UNEF, sans pour autant l'émanciper du PS, à libérer ce syndicat étudiant de l'emprise de Julien Dray, qui justement souhaitait passer à autre chose.

Julie Coudry
28 ans et déjà douze ans de militantisme derrière elle. Elle en espère davantage devant. Car c'est le syndicalisme qui l'intéresse, pas la politique. Sa première manif date de 1994, et son départ de l'UNEF, de 2003; elle ne concevait pas qu'on puisse s'opposer par principe à une réforme «aussi favorable aux étudiants» que celle du LMD.
Depuis, elle a fondé le Confédération étudiante (CE), proche de la CFDT. Plutôt favorable à la loi Pécresse et hostile au blocage des facs, Julie Coudry demande cependant « davantage de moyens et certaines garanties » avant son entrée en application. Un réflexe socialiste.
Des constantes révélatrices ?