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mercredi 16 mars 2016

Avec les étudiants, les lycéens tiennent à leurs manifestations du 17 mars

L'exécutif socialiste n'échappera pas à l'épreuve de force avec les lycéens. 

Les reculades de Valls sur son projet de réforme du droit du travail n'ont pas suffi aux organisations


"Ptit zizi" est-il acculé? 
Trois des principales organisations lycéennes ont exprimé leur insatisfaction de la nouvelle version du projet de loi et maintiennent l'appel à manifester le jeudi 17 mars, rejoignant ainsi la mobilisation des étudiants. 
"On appelle à la mobilisation tant qu'il n'y a pas de retrait de ce projet de loi", a déclaré Maayane Pralus, présidente du Syndicat Général des Lycéens (SGL), première organisation lycéenne. 
Ils sont issus du mouvement de contestation interne de l'UNL (1994), depuis le Conseil national de l'UNL de mai 2009 quand des membres du bureau national ont démissionné pour protester contre le manque de démocratie et d'indépendance de l'Union nationale lycéenne. Plusieurs anciens présidents de l'UNL ont intégré la LMDE, mutuelle santé étudiante née de la dissolution de la MNEF, condamnée en tant que pompe à fric du Parti socialiste: Michaël Delafosse, président de la LMDE et ex-adjoint au maire PS de Montpellier, Constance Blanchard, membre du conseil d'administration, comme Floréale Mangin qui a siégé au bureau national du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), également ex-vice-président de la LMDE. 
Ils ont aussi rejoint l'UNEF: Karl Stoeckel, membre du bureau national ou Lucas Jourdain, président de la commission de contrôle, de même que Benjamin Vételé, ex-vice-président et aujourd'hui conseiller régional de la région Centre.
Hollande et Valls doivent revoir leur copie ! 
Certaines mesures "vont dans le bon sens, mais ce n'est pas suffisant" et, selon le SGL, plusieurs lycées mettront en place des barrages filtrants jeudi. D'après la responsable du syndicat, certaines facultés appellent les lycéens à se joindre aux étudiants pendant les assemblées générales qui se tiennent jusqu'à jeudi.

"Des mesurettes", aux dires de cette jeunesse assistée

Après sa rencontre avec Manuel Valls, la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) a déclaré  que "la porte n'est pas fermée" et n'appelle donc pas à la mobilisation. Elle est ainsi sur la même ligne que la CFDT, mais se présente comme apartisane et indépendante des partis politiques, des syndicats de travailleurs et des mutuelles étudiantes.

"Nous ne sommes absolument pas satisfaits de ce projet de loi"
, a dit la présidente de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), Zoïa Guschlbauer, qui a qualifié de "mesurettes" les évolutions du texte. "La Fidl appelle à une amplification de la mobilisation: on appelle tous les jeunes à descendre dans la rue jeudi", a-t-elle déclaré. "Valls méprise la jeunesse, alors qu'Hollande en avait fait sa priorité", a-t-elle nuancé, opposant les chefs de l'exécutif.

L'Union nationale lycéenne (UNL) a qualifié de "modifications à la marge, qui ne changent rien", la nouvelle version présentée par le gouvernement lundi. Comme les autres, elle soutient la mobilisation de jeudi.

L'UNI, Union nationale inter-universitaire, demande le retrait. 
En revanche, l'Union nationale inter-universitaire (Uni), syndicat étudiant situé dans l'opposition républicaine, a souligné que le premier ministre a fait "marche arrière (...) sous la dictée des syndicats" et a "(sabordé) les quelques avancées timides que comportait son projet de loi (plafonnement des dommages et intérêts accordés aux prud'hommes, astreintes et forfait-jour)". "Aujourd'hui, sous la pression de la rue et demain sous celle de l'aile gauche des députés socialistes, ce texte sera profondément dénaturé", a parié l'UNI dans un communiqué.
Il réclame donc "le retrait du texte avant qu'il ne soit trop tard et que celui-ci soit transformé en monstre juridique pénalisant encore plus nos entreprises et donc l'emploi des jeunes".

"En choisissant de ne recevoir que des mouvements étudiants de gauche, le gouvernement a choisi de fermer les portes à toutes les propositions et avancées innovantes permettant de faciliter l'insertion professionnelle des jeunes", a conclu le syndicat.

Les organisations de jeunesse opposées au texte tiendront une conférence de presse mardi matin à Paris.

mardi 10 mars 2015

Touraine impose à tous le tiers payant dès janvier 2017

Le service public d'information prend parti

La généralisation du tiers payant -de gré ou de force-  en 2017
France 3 (France Télévisions) se félicite de l'autoritarisme de la ministre de la Santé.  Marisol Touraine a confirmé ce lundi 9 mars son intention de ne pas céder face aux praticiens et la télévision d'Etat vante ce bras de fer: "Marisol Touraine tient le cap", positive France 3. Mais c'est le successeur de Hollande qui devra faire assumer dépenses non financées par les finances surendettées de l'Etat: "ce sera l'affaire de tous en 2017", comme l'assure la journaliste! La Thatcher du gouvernement exige de ne pas avancer les frais de ses soins contre son autisme.
"La ministre n'a pas cédé au bras de fer " avec les médecins, prétend la journaliste militante. Mais, après ses flagorneries, la militante du service public ajoute pourtant que le gouvernement a accepté non seulement quelques concessions mais aussi une mise en place progressive du dispositif. 

La ministre nous fait avaler la pilule avec des mots
"Le tiers payant sera étendu à tous les Français, car c'est une mesure de justice, parce que c'est une mesure de progrès et que l'égalité d'accès aux soins est pour moi une priorité", a déclaré Marisol Touraine.

Il faut voir...

Un reportage qui ne donne pas la parole aux médecins

Dès juillet 2016, les 15 millions de patients couverts à 100% par l'Assurance maladie en bénéficieront ainsi que les malades de longue durée et les femmes enceintes
A partir de janvier 2017, tous les Français pourront y prétendre. Le patient n'aura donc plus rien à débourser, car c'est l'Etat qui paie. Mais l'Etat, ce n'est ni Touraine (soumise à l'ISF), ni Hollande (qui tutoie l'ISF), mais la moitié des Français, les contribuables solidaires des autres, étrangers, sans papiers et clandestins. 
Le médecin sera rémunéré directement par les caisses de sécurité sociale et les mutuelles. Les praticiens devront être payés dans un délai de sept jours, ce à quoi les intéressés ne croient pas un instant. L'hypothèse est d'ailleurs prévue que ce délai soit dépassé. L'Assurance maladie devra leur verser des pénalités, accroissant du même coup leur temps consacré au travail administratif et comptable de contrôle, au détriment des patients. Cet engagement théorique de la ministre de la Santé n'apaise donc pas le secteur médical par ailleurs placé sous la menace d'étatisation.

Les sondés sont-ils aussi favorables 
au tiers payant généralisé qu'on le dit ?

Septembre 2014: 66% des Français interrogés étaient favorables à la généralisation du tiers payant qui permettrait de ne plus avancer d'argent chez les médecins, mais ces derniers y étaient très majoritairement hostiles (95%), selon un sondage publié et réalisé par OpinionWay pour le syndicat de médecins libéraux SML.

Mars 2015: mieux informés, mais toujours manipulés, 63% des personnes interrogées ont répondu favorablement à leur "dispense" du paiement des frais d'avance: "personnellement, souhaiteriez-vous être dispensé d'avancer le montant de la consultation chez votre médecin généraliste". Ont-ils compris que personne ne paierait plus rien ? Seulement... l'Etat?

Ou les (bonnes) mutuelles de santé, pour ceux/celles qui auraient les moyens de  cotiser. Et encore, seulement ceux qui pourraient supporter les hausses des assurances complémentaires que le tiers payant ne manquera pas de générer ?

Sans compter que les jeunes sont particulièrement exposés, sachant qu'après la faillite de la pompe à fric du PS, la Mutuelle des Etudiants de France (MNEF), suite à une affaire politico-financière, c'est le tour de Mutuelle des étudiants (LMDE) de connaître de graves problèmes de gestion et de paiement.

Les médecins exprimeront leur mécontentement dans la rue dimanche 15 mars

Du jamais vu ! Lancé par des internes (Intersyndicat national des internes et Intersyndicat national des chefs de clinique assistants), le mot d’ordre en vue de la manifestation du 15 mars a réuni l'ensemble des syndicats de médecins libéraux, ainsi que des syndicats de professionnels de santé exerçant à titre libéral (dentaire, odontologie, …), sauf les syndicats de pharmaciens.

Dans un communiqué commun intitulé "Tous unis pour la santé de demain / Non au projet de loi de santé", les organisations syndicales médicales affirment rejeter collectivement le projet de loi de santé. Selon le président du syndicat des médecins libéraux (SML), Eric Henry, le parcours du défilé parisien a été tracé de la place Denfert-Rochereau jusqu’au ministère des Affaires sociales et de la Santé, avenue de Ségur.
Alors que les quatre groupes de travail chargés de proposer des réécritures du projet de loi devront rendre leurs copies cette semaine, quelle sera l’attitude de Marisol Touraine face à ce mouvement de protestation grandissant des professionnels de santé ? Eric Henry, lui, est formel : " La ministre de la Santé va reculer sur tout ".

mardi 2 décembre 2014

Fille de la MNEF et du PS, la Mutuelle Des Etudiants (LMDE) est placée sous administration provisoire

De la MNEF à la Mutuelle des Etudiants: à qui profite le crime?

La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) est placée sous administration provisoire
L'une des deux est inutile
Un médecin généraliste d'extrême gauche qui lança en 2004 le Manifeste contre la réforme de la Sécurité Sociale et en 2007, avec Marc Zaffran, alias Martin Winckler, un autre médecin, l'Appel contre la franchise sur les soins, Christian Lehmann, a rédigé le 05 juillet 2014 cet article qui dénonce la mutualité étudiante.

4 Juillet 2014: En ce jour où sont dévoilés les résultats du baccalauréat, coup de tonnerre dans le monde feutré et volontiers opaque de l’assurance-santé : la LMDE 

C'est la sanction d’une gestion calamiteuse dénoncée par la Cour des Comptes et Que Choisir ( entre autres) et par nombre de professionnels de santé ou d’étudiants. Mais au-delà de cette sanction, le placement sous administration provisoire de la LMDE soulève de graves questions politiques, tant les accointances entre certains élus socialistes et la direction de cette mutuelle étudiante posent problème.

L’affaire n’est pas neuve. Elle a éclaté dans les années 1990 quand la LMDE s’appelait la MNEF, et nombre de hiérarques socialistes y ont trempé, et émargé, comme me le rappelle le docteur Stéphane Fraize, qui fut président de la section Alsace de la MNEF, et contribua avec d’autres à dénoncer alors le système mafieux dans lequel s’était engluée cette mutuelle sensée destinée à rembourser les soins aux étudiants (lien Libération).

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? 

Il faut savoir (ce que beaucoup d’étudiants et de parents d’étudiants ignorent) qu’il existe en France un système très particulier et complexe. Lorsqu’un enfant devient étudiant, il est "viré" automatiquement de la "Sécu" de ses parents (que celle-ci soit la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie, la Mutualité Sociale Agricole ou le Régime Social des Indépendants) et affilié d’office à une " mutuelle" étudiante. Que les parents ou le jeune le veuillent ou non, ils quittent alors le giron de la Sécu et leurs soins, pour la partie habituellement prise en charge par le régime obligatoire, sont en théorie !!!! remboursés par cette " mutuelle" qui leur propose aussi de fonctionner conjointement en tant que régime complémentaire.
(J’en vois qui ne suivent pas : l’Assurance-Maladie rembourse en général la part obligatoire RO : 70% du tarif de l’acte – soit par exemple 16,10 euros sur une consultation à 23 euros- et la complémentaire rembourse le restant RC, soit 6,90 euros. En théorie.)

Ce que les deux mutuelles étudiantes existantes, LMDE et SMEREP, se gardent bien d’expliquer aux étudiants lorsque leurs jeunes VRP les accrochent à leur inscription en fac, c’est que s’ils doivent choisir en ces deux enseignes, c’est uniquement en tant que régime obligatoire, et que le régime complémentaire est facultatif : autrement dit qu’ils ne sont absolument pas forcés de les choisir comme mutuelle et de payer pour ça ! 
[C'est un peu la même arnaque pratiquée par les instits du SNUipp qui font le forcing dans les écoles pour que les parents souscrivent à la MAE, Mutuelle Assurance de l'Education, une société d'assurance mutuelle spécialisée dans l'assurance scolaire créée par des enseignants "soucieux de la bonne protection de leurs élèves" et qui -souvent un doublon- en plus de l'assurance scolaire proprement dite, vend des contrats famille, habitation et étudiants en particulier.]

L’Assurance-Maladie rémunère LMDE et SMEREP pour gérer à sa place le régime obligatoire (c’est ce qu’on appelle une délégation de gestion) et ces deux enseignes tentent de pousser les étudiants à s’affilier aussi chez elles en tant que mutuelle, car c’est sur cette cotisation qu’ils comptent pour assurer leurs comptes.

Des étudiants mal remboursés, sous couvert d'un militantisme autoproclamé 

Animation à défaut de remboursements:
Génération Bac 2013, soirée prévention
sans alcool bacheliers, Red Light Paris,
Banque Populaire et ... LMDE !
Là où l’affaire se corse, c’est que le passage de la Sécu parentale à la Sécu étudiante ne se fait pas sans problème. Des dossiers sont égarés, doivent être refaits plusieurs fois. Des informations cruciales, comme le nom du médecin traitant désigné, sont à refaire (et ce sera à nouveau le cas quand l’étudiant retournera au régime général). Des remboursements en Carte Vitale, en tiers-payant par exemple, sont retoqués. Tout ceci a des conséquences, des conséquences préoccupantes sur la santé des étudiants, et leur accès aux soins.

Nombre de médecins pourront corroborer mes dires : confrontés à des difficultés de remboursements, beaucoup d’étudiants saoûlés par les questions administratives et les réponses téléphoniques bidon laissent tomber, et repoussent des soins. Quand on est jeune, pas blindé de tunes, et qu’on ne sait pas si on sera remboursé, ou qu’on a essuyé la mauvaise humeur d’un médecin qui pour la énième fois s’est fait escroquer sur le paiement des soins qu’il ou elle a effectué en tiers-payant partiel ou intégral pour faciliter l’accès aux soins, on n’y revient pas, tout simplement.

Pour justifier cette usine à gaz, et leur existence, les "mutuelles" étudiantes ne cessent de pérorer sur la nécessité d’une protection et d’une pérennisation d’un accès aux soins spécifique pour les étudiants, et insistent dans leurs professions de foi sur leur combativité militante.

De piteux gestionnaires à la recherche de bouc-émissaires

Pourfendant les atteintes à l'accès aux soins, elle ne cessent de dresser des constats alarmants, complaisamment repris par ceux qui ont tout intérêt à accuser les professionnels de santé, ministres et futurs administrateurs de réseaux mutualistes en tête. Comme le dénonce avec efficacité Xavier Gouyou-Beauchamps de l'Union Des Chirurgiens de France dans une vidéo, le foutage de gueule n'a pas de limites. Devant le public réuni au congrès de la Mutualité Française en 2012, et devant son président Etienne Caniard, on y voit Marisol Touraine, hors-sol, affirmer que "d'après la LMDE, 34% des étudiants ont reporté la consultation d'un médecin dans les douze derniers mois". Etrangement, la ministre omet de noter ce que révèle le rapport de la Cour des Comptes: "seulement un quart des étudiants déclarent de fait avoir bénéficié d'une carte Vitale en état de fonctionnement moins d'un mois après leur affiliation quand 10% n'en étaient toujours pas dotés neuf mois plus tard".

A de multiples reprises, la LMDE, et en moindre mesure la SMEREP, ont été fustigées pour ces retards, et une gestion qui laisse à désirer.

Les adhérents de la MGEN épongent les pertes "à l'insu de leur plein gré"

L'an dernier, il avait fallu adosser la LMDE à la Mutuelle Générale de l'Education Nationale (MGEN) sans d'ailleurs en avertir les cotisants, comme le dénonce Yvon Le Flohic. Mais cela n'a pas suffi. D'autant qu'en cours d'année, comme les années précédentes, des étudiants ont continué à se plaindre: dossiers en retard, dossiers pas traités, remboursements partiels ou inexistants. L'une de mes patientes (ce n'est qu'un exemple, le plus parlant certes, au milieu de beaucoup d'autres), une jeune femme en affection longue durée nécessitant un traitement médicamenteux lourd, n'a pu pendant toute l'année scolaire 2013-2014 se soigner que parce que ses parents ont avancé chaque mois le millier d'euros que coûte son traitement. D'autres bénéficient de la gentillesse d'un pharmacien qui accumule ainsi des impayés qui peuvent fragiliser sa trésorerie, d'autant que d'année en année le patient peut être perdu de vue, le dossier ne pas aboutir (Oui, je sais, ça fait marrer les cons, l'idée qu'un pharmacien puisse dépanner un patient ou avoir des difficultés financières).

Pourquoi pérenniser cette gabegie ?

Si cette histoire était celle que racontent les administrateurs de la LMDE, parmi lesquels il y a certainement beaucoup de braves gens qui n'en peuvent mais (et de bénévoles à 2.200 euros par mois...), ce serait triste, mais on ne verrait pas vraiment ce qui retiendrait de fermer ce système trop complexe et de faire revenir les étudiants dans le régime commun de l'Assurance-Maladie. D'autant que je n'ai jamais saisi en quoi la santé d'un "étudiant" devrait être gérée ou protégée différemment de celle d'un jeune qui n'a pas eu l'envie ou l'opportunité de poursuivre des études après le collège ou le lycée. Si on pourrait à la rigueur arguer sur la nécessité d'actions permettant un accès aux soins facilité aux jeunes, il n'y a aucune raison de faire un distinguo entre l'étudiant et le jeune qui travaille ou qui n'a pas trouvé un emploi...

Les représentants de la LMDE sentaient venir la tempête. Début Juin, ils dénonçaient la menace qui planait sur leur régime, amalgamant sans problème "les jeunes" et "les étudiants", prenant acte des reculs sociaux de François Hollande et de ses gouvernements, mais pour insinuer que toute décision de remise en cause serait dûe à une simple volonté comptable... et n'hésitant pas à demander "le retour à un opérateur unique de gestion du régime étudiant", autrement dit à cannibaliser la SMEREP née d'une scission lors de l'affaire de la MNEF, SMEREP dont la gestion est pourtant un peu moins problématique que celle de la LMDE... et qui, elle, ne traîne pas un nombre de casseroles politiques impressionnant...

Car nous arrivons à l'os. L'affaire de la LMDE, comme l'affaire de la MNEF avant elle, n'est pas seulement une affaire de gestion calamiteuse. La MNEF a servi de vache à lait à maints hiérarques socialistes. La LMDE est soupçonnée par la Cour des Comptes et Que Choisir de ne pas fonctionner très différemment.

Basse-cour "socialiste" nourrie au grain

Que Choisir révèle opportunément que Laurence Rossignol, l’actuelle Secrétaire
Laurence Rossignol, ex- LMDE,
de peu médaille du travail au Sénat
pour son activité au Ruzzle en séance
d’Etat à la Famille et aux personnes âgées a été salariée pendant 18 ans par la LMDE
pour un emploi qu’on semble pouvoir aisément qualifier de.... discret [litote pour "fictif"]. Combien de hiérarques socialistes ont-ils ainsi émargé dans ce système "mutualiste", qui sait au moins se montrer "solidaire" envers ses amis ?

Ce sont des questions qu'on pourrait poser à Jean-Christophe Cambadélis, hiérarque parachuté à la direction du Parti Socialiste lors de l'exfiltration du pathétique Harlem Désir pour mener à la schlague les récalcitrants au Pacte de Solidarité. Jean-Christophe Cambadélis, impliqué dans le scandale de la MNEF, en a même tiré un livre. 
Des questions qu'on pourrait aussi poser au fanfaron Bruno Le Roux, [très sensible à la "vulgarité" et autre porte-flingue qui menace les députés timidement frondeurs à l'Assemblée nationale. Bruno Le Roux qui fut vice-président de la MNEF. Ou à Fanélie Carrey-Conte, l'une de ces frondeuses justement (qui fut administratrice de la LMDE et a été rapporteur de la fameuse loi dudit Le Roux poussant à créer des réseaux de professionnels de soins à la botte des mutuelles). Vous avez dit conflits d'intérêts? Noooooon, les conflits d'intérêts, c'est pour le clampin de généraliste corrompu qui accepte un stylo à 11,20 euros de la part d'une plantureuse représentante des firmes pharmaceutiques.

Parce que si l'histoire de la LMDE est "simplement" l'illustration de l'habitude bien française de créer des usines à gaz, selon l'adage Shadok qui veut que "Pourquoi faire simple quand tout peut être compliqué?", on peut se contenter de hausser les épaules, de contempler d'un air affligé les petites et grandes souffrances, les retards d'accès aux soins des jeunes étudiants. Mais si l'histoire de la LMDE cache autre chose, des emplois fictifs, par exemple, ou des rémunérations de dirigeants sans commune mesure avec leur activité réelle, alors il faudra bien poser la question: qui est responsable de cette situation? qui en a profité? qui a laissé pourrir aussi longtemps qu'il était humainement possible, et même au-delà? A qui, en somme, a profité le crime?


Opacité organisée, complexité mortelle

Rossignol a bien mérité de Valls
son secrétariat d'Etat auprès de
Marisol Touraine
Mathias avait 27 ans. Lorsqu'il a cessé ses études pour entrer dans la vie active, la LMDE l'a radiée. Ensuite... ensuite c'est sa mère qui raconte, sur son blog. L'histoire d'un jeune qui quitte la Sécu parentale pour être affilié comme étudiant, qui lorsqu'il cesse ses études se retrouve pris dans un imbroglio administratif, et décède.

De source officieuse, j'apprends que des administrateurs de la LMDE se plaignent du tarif de la délégation de gestion accordée par l'Assurance-maladie, qu'ils jugent trop faible... et qu'ils expliquent leurs chroniques difficulté[s] de trésorerie par le fait que les réserves financières de la MNEF dont devait bénéficier la LMDE à sa création se seraient volatilisées. C'est ballot, hein? Et il n'y a aucun ancien représentant de la MNEF à qui demander des éclaircissements au gouvernement ou à l'Assemblée Nationale, c'est dommage... Ah, on me glisse dans l'oreillette qu'il y en a plusieurs. Je dis ça, moi, je dis rien. Dans un pays qui se glorifie à juste titre d'avoir depuis peu une justice réellement indépendante des pouvoirs politiques, JE-DIS-RIEN.

Qui a intérêt à maintenir hors sol les mutuelles étudiantes?
Cette spécificité mutualiste est-elle justifiée ou est-ce une de ces niches taboues quand elles sont roses ?  

mercredi 17 juillet 2013

Cour des comptes: à nouveau une mutuelle étudiante suspecte

Avec Hollande, le PSN aime les jeunes et leurs mutuelles

Après UFC-Que Choisir et les sénateurs en 2012


C'est au tour de la Cour des comptes d'étriller le système de sécurité sociale étudiante. Un "choc" d'assainisement s'impose !
Dans un rapport, qui doit être rendu public en septembre, les magistrats de la rue Cambon critiquent, une nouvelle fois, "une qualité de services (...) globalement très insatisfaisante" et des "coûts de gestion élevés avec une faible productivité".

Chaque année, environ 1,7 million d'étudiants sont tenus de s'affilier à
une mutuelle étudiante pour se faire rembourser leurs soins, y compris pour assurer leur couverture maladie de base. 
Ils peuvent ensuite opter pour une couverture complémentaire. Ils ont en général le choix entre une des onze mutuelles régionales, regroupées dans le réseau Emevia, et la mutuelle nationale, La Mutuelle des étudiants (LMDE). C'est cette dernière, à laquelle adhère plus de la moitié des étudiants, qui est particulièrement critiquée par le pré-rapport de la Cour des comptes pour son inefficacité et sa désorganisation.
Or, la LMDE est la fille de la MNEF anéantie par une affaire retentIssante dans laquelle le PS était impliqué jusqu'au cou, éclaboussant Spithakis, mais aussi Julien Dray et Harlem Désir.

Note de satisfaction: 2,33 sur 5

La Cour des comptes a mené sa propre enquête de satisfaction auprès de plus de 1 700 personnes affiliées à la LMDE. La note moyenne de satisfaction a été d'à peine 2,33 sur 5, soit le plus mauvais score de toutes les mutuelles étudiantes, qui sont globalement toutes mal notées. Des chiffres qui viennent démentir les 88 % de personnes satisfaites vantées dans les "enquêtes de satisfaction autoproduites" par la LMDE, note avec malice la Cour.

Il n'y a pas besoin de chercher bien loin les raisons de cette insatisfaction. Selon la Cour, la LMDE n'est en mesure de répondre qu'à un appel téléphonique sur 14. En février, plus de 200 000 courriers adressés à la mutuelle étaient en attente de suivi et les retards de traitement des feuilles de soins sont chroniques. Par ailleurs, la LMDE, comme les autres mutuelles étudiantes, accuse un important déficit de développement des services en ligne.

Autant de bugs qui causent des retards de remboursement récurrents pour les étudiants. Sans compter que les délais pour éditer les cartes Vitale sont particulièrement longs : neuf mois après leur inscription, 10 % des étudiants n'en ont toujours pas reçu et ne peuvent donc bénéficier du tiers-payant, estime la Cour.

Des difficultés qui ne sont pas niées par la présidente de la LMDE, issue du syndicat étudiant UNEF, socialo-communiste. "Nous avons connu de gros soucis en 2012 en raison d'une réorganisation interne complexe, tente de se justifier Vanessa Favaro, mais la situation est revenue à la normale. Nous répondons à un appel sur deux, même si ce n'est toujours pas suffisant." 
Tout cela malgré des frais de gestion qui ont augmenté de plus de 7 % depuis 2005 alors que la plupart des autres régimes ont baissé les leurs sur la même période.

La LMDE connaît des difficultés financières chroniques

La mutuelle a accumulé 23 millions de pertes en 2011. 
Un plan social, lancé à cette époque, a abouti au départ de 130 des 640 salariés, moyennant "des indemnités importantes", note la Cour. Pourtant, ces personnels ont tous été remplacés "quelques mois plus tard", alors qu'un cabinet externe avait évalué que la productivité était supérieure de 20 % dans les caisses primaires d'assurance-maladie (CPAM) du régime général.

Sans compter que 2,2 millions d'euros d'intéressement ont été versés aux salariés entre 2007 et 2011, alors que la mutuelle perdait dans le même temps 3,8 millions d'euros. "Réduire les coûts de gestion ne passe pas forcément par des réductions de postes, et l'intéressement est lié à des accords d'entreprise", justifie Mme Favaro. 
Pourvu qu'aucune somme n'ait été engloutie dans la campagne présidentielle du PS, en faveur de Hollande: ça s'appellerait un financement occulte ?... Ca intéresserait peut-être le Conseil constitutionnel !

Au bord de la faillite

Si les autres mutuelles étudiantes subissent des critiques moins lourdes
, elles n'en sont pas moins visées par la Cour. "Les mutuelles étudiantes paraissent significativement moins productives que les caisses primaires", juge le prérapport, en notant qu'aucune n'assure autant de remboursements par adhérent que les CPAM.

Les mutuelles régionales contrôlées par la Cour n'ont pas non plus beaucoup progressé sur les outils en ligne. Et il leur fallait en moyenne plus de huit jours pour personnaliser les cartes Vitale, quand à peine 2,7 suffisent au régime général. Autant de dysfonctionnements en partie liés à l'architecture même du système de sécurité sociale étudiante, convient la Cour, qui plaide pour la suppression de ce régime spécifique.

Mais la LMDE bat des records
Au bord de la faillite, la LMDE a  été contrainte de s'adosser en février à la MGEN, mutuelle de l'Education nationale, qui contrôle désormais de facto la gestion de la mutuelle. Un adossement encore trop récent pour que la Cour puisse juger de ses conséquences. 
Mais cette proximité, qui existe depuis longtemps, entraîne d'étonnantes pratiques. La Cour des comptes révèle ainsi que les enfants de fonctionnaires adhérents de la MGEN bénéficient "d'un traitement prioritaire" de leurs courriers et appels lorsqu'ils choisissent la LMDE, ce qui est en "contradiction avec les principes du service public".

dimanche 20 mars 2011

Tous parrains: ce que nous versons à SOS Racisme

L'impôt subventionne SOS Racisme

SOS Racisme ne fait pas l'unanimité

Depuis près de 30 années (1984), SOS Racisme croule sous les subventions malgré toutes les affaires qui la désignent à l'indignation publique .
Cette association socialiste qui se dit dédiée à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et, tant qu'à faire, à toutes les formes de discrimination, non seulement inspire beaucoup de suspicion, mais a aussi encombré les tribunaux jusque récemment.


  • Pierre Desproges dans son bouquin "Fonds de tiroirs" est dénonce son racisme anti-blanc:
    « J’adhérerai à SOS-Racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. »
  • L'un de ses co-fondateurs, Serge Malik, dénonce dans son livre "Histoire secrète de SOS Racisme" une 'récupération' de SOS Racisme par le pouvoir mitterrandien, alors que l'association est née de la volonté de Mitterrand soi-même sur proposition de Julien Dray qui ne disposait au départ d'aucun moyen.
  • Le président actuel de SOS Racisme, Dominique Sopo, a aussi suscité une polémique avec le journaliste Éric Zemmour qui écrit :
    « Pendant vingt ans, l'antiracisme, Sopo le reconnaît lui-même, a régné en maître sur nos esprits. Alors, faisons son bilan. Le multiculturalisme qui remplace l'assimilation ; l'ethnicisation des questions sociales plutôt que la lutte des classes ; la déconstruction du roman national remplacé par la concurrence victimaire ; la haine institutionnalisée de la France autour de la figure totémique de Dupont Lajoie.[...] L'antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales. »
  • Le président de l'association d'étudiants UNI, Olivier Val, sur son blog, dénonce à SOS Racisme un double discours au regard des positions qu'elle affiche - notamment dans les différends qui l'opposent au journaliste Eric Zemmour (lien vers le blog d'Olivier Vial). O. Vial condamne l'attitude hypocrite de l'association au regard du procès intenté envers le journaliste en janvier 2011. Parmi les citations du livre de Sopo, on note:
    L’exemple du traitement de la surdélinquance des étrangers et des jeunes issus de l’immigration est ici éclairant. Longtemps nié en France, ce phénomène n’en était et n’en demeure pas moins réel.[…] Nier une évidence, c’est s’interdire d’en offrir une analyse.” (livre signé de Dominique Sopo, 'SOS antiracisme')
    Il existe en France, un antiracisme bien-pensant. Il est dangereux, car dévoyé. […] Il repose sur une relation viciée, dès le départ, entre d’”ex-colons” et d’”-ex-indigènes”. Il se nourrit principalement de cette culpabilité blanche. Il est une perpétuelle action de repentir. L’étranger ainsi canonisé, la béatitude peut suivre.” (livre signé de Dominique Sopo)

    ” Il faut souligner que dans la conception exotique de l’antiracisme, l’Etranger est privé de sa propre définition et d’une libre détermination. Il n’est plus un sujet agissant mais un objet de compassion. ”(p.14)

    Le discours victimaire occupe pourtant une place loin d’être négligeable chez ceux qui se réfèrent au discours antiraciste. Il l’occupe d’autant plus qu’il est adossé à une lecture marxisante de la société : d’un côté les oppresseurs, de l’autre les opprimés.” (p.22)

    ” Pour cela, les islamistes savaient pouvoir compter en Europe sur un allié de poids : la mauvaise conscience post-coloniale. Le discours antiraciste fut alors dévoyé en prenant en compte cet élément majeur. Pour échapper à toutes critiques de leurs visées réactionnaires et de leurs stratégies d’influence, ces extrémistes entreprirent, en dénaturant profondément la philosophie et les mots de l’antiracisme, de dénoncer une “islamophobie” dont la moindre critique à leur égard aurait été le signe. ” (p.78)


    Les casseroles de SOS Racisme

    Wikipedia s'est couchée devant cette association, lui permettant de laver son passé judiciaire à grandes eaux.
    L'article qui est consacré à l'association, tente de redorer son blason. L'auteur se livre à son auto-défense en sélectionnant ses faits d'armes et en réfutant les nombreuses critiques dont elle fait l'objet, mais sans fournir aucun lien vers les méfaits qui justifient ses démêlés avec la justice.

  • Les articles connexes renvoient en revanche à la LICRA et au MRAP, rappel de connivences qui met à bas ses tentatives de retour à la respectabilité ...

    Ainsi, l'affaire de la MGEN est-elle occultée pour l'essentiel

    L'espace qui lui est consacré se réduit progressivement comme peau de chagrin
    : lien.
    Il faut en effet avoir entendu parler de la MGEN dont l'extrême proximité avec l'UNEF devrait pourtant rappeler quelques souvenir. Comme le Crédit Lyonnais qui a été maquillé en LCL à la suite de son affaire, la facade de la MGEN a été lavée du péché originel et rebaptisée en LMDE, Mutuelle des étudiants.
    Lien vers un article du journal socialo-friendly Libération sur les sur-facturations de la MNEF

    Qui sait que Dominique Strauss-Kahn a été impliqué ?
    "Poursuivi pour "faux et usage de faux" dans l'affaire de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), [Dominique Strauss-Kahn, patron actuel du FMI], l'ancien ministre de l'Economie a obtenu une relaxe. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les quatre documents produits pour justifier une mission d'avocat-conseil pour la MNEF et qui avaient été antidatés, résultaient de simples erreurs ou de régularisations administratives. En novembre 1999, Dominique Strauss-Kahn avait quitté Bercy à cause de cette affaire." Lien L'Expansion

    Parmi les scandales des associations, SOS Racisme est en bonne place.


    Les subventions de l'Etat et des collectivités territoriales nourrisent une foule de vertueux humanistes et censeurs.

    L'affaire des Parrains de SOS Racisme (fin 2008) est occultée par Wikipedia, auto-censure ou purge socialiste ? Il ne reste que le panégérique des oeuvres de Julien Dray.
    "Dans l’affaire des comptes de Julien Dray, s’est prolongée, toute la journée, hier. Trois autres responsables de SOS Racisme ont été simultanément gardés à vue. Dans la soirée de mardi, le bureau national de l’association avait dénoncé «une campagne de déstabilisation» et une «violation de l’état de droit»". L’enquête préliminaire ouverte en décembre pour « abus de confiance » s’oriente désormais sur la gestion de l’association antiraciste - subventionnée par les pouvoirs publics à hauteur de 88 % jusqu’en 2002. Julien Dray, ancien fondateur de SOS, est soupçonné d’avoir bénéficié, sous forme de chèques, de reversements de 102 985 euros provenant de l’association les Parrains de SOS Racisme et de la Fédération indépendante et démocratique des lycéens (FIDL), deux satellites de l’association antiraciste.
    Lien PaSiDupes: Dray dénonçait un lynchage politique

    "L'argent affluant sur les comptes de l'association Les Parrains de SOS-Racisme, distincte de SOS-Racisme, était utilisé en toute opacité : « Pour ces actions, pour lesquelles nous ne pouvons avoir de justificatifs, nous utilisons les fonds privés des parrains de SOS-Racisme, a reconnu Martine Guillaume, la directrice financière de SOS-Racisme. Ces actions sont le ménage au black, les petites dépenses comme les billets de train et petits achats divers, des pots à des militants, des bombes de peinture." (Lien vers un article payant de Le Monde)
    Lien L'Express: chronologie des "tracas de Julien Dray

    "Le fait que Nathalie Fortis, l’assistante parlementaire de Dray soit mandataire, à 34 ans, du compte bancaire de la fédération lycéenne [FIDL] montre combien le réseau est centralisé."
    (
    lien Libération)

    Affaire de la FIDL, organisation lycéenne, pompe à fric socialiste


    Pas la moindre comptabilité à la FIDL, outre la gestion singulière de SOS-Racisme. Deux personnes proches de la FIDL, organisation lycéenne socialiste, ont été placées en garde à vue, mardi 16 juin 2009, dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects au profit du député PS Julien Dray, menée depuis fin 2008 pour déterminer la nature des liens éventuels existant entre l'organisation lycéenne et le , visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris. L'un présumés innocents est une collaboratrice de Julien Dray à la Fédération indéendante et démocratique lycéenne (FIDL), a été mise en cause notamment dans un rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin. Cette dernière les soupçonnait d'avoir perçu de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de la FIDL des chèques pour un montant de 127 377 euros qu'ils auraient ensuite reversés pour partie à M. Dray, député PS de l'Essonne.

    "En mars 2006, Nathalie Fortis, qui vient de recevoir 5 500 euros du syndicat lycéen FIDL, reverse 4 000 euros à Julien Dray. Elle déclare aux policiers qu’il s’agit du «paiement d’une partie d’une montre Rolex» achetée à son patron en 2004. Dray confirme en précisant qu’il s’agit d’une «Rolex Submariner, modèle James Bond datant de 1955» d’un montant de 35 000 euros. Selon la brigade financière, la montre vaudrait beaucoup moins.
    En mai 2006, Thomas Persuy, qui vient de recevoir 9 000 euros de la FIDL et de l’association Stop Racisme Val d’Orge, reverse 8 000 euros à Julien Dray. Il assure aux policiers que cette somme correspond à l’achat «de 5 ou 6 stylos Montblanc que Julien Dray était en train de liquider».
    En septembre 2008, c’est SOS Racisme qui achète pour 9 000 euros «cinq tableaux» à l’Association de la 10e circonscription de l’Essonne, qui gère la permanence électorale de Julien Dray ; 7 000 euros sont aussitôt reversés au député. La brigade financière relève que la vente de tableaux est «très éloignée» de l’objet social de l’association...
    Des missions fictives sont-elles à l’origine des versements à Julien Dray ?" Des emplois fictifs ?
    (
    lien Libération)

    Mais, Julien Dray pourra néanmoins revenir à, plein-temps sur la scène politique. Le député (PS) de l'Essonne ne sera pas renvoyé devant le tribunal correctionnel au terme de l'enquête pour "abus de confiance". Ainsi a conclu le procureur de la République à Paris, Jean-Claude Marin. Ce qui n'empêchera pas la gauche d'accuser le Parquet de soumission au gouvernement.

    Ces casseroles autorisent-elles le financement d'Etat de SOS Racisme ?

    Selon l'auteur de "SOS-Racisme, histoire d'une mobilisation 'apolitique'", « la légende veut que SOS ait été créée à partir de deux prêts étudiants de 50 000 francs... Il est cependant plus probable que l'association a reçu au moment de sa création de l'argent provenant du cabinet de l'Elysée qui a permis aux militants de l'Unef-Id de Villetaneuse de faire face aux premières dépenses – location du siège, lancement des premières séries du badge – que nécessitait le lancement de SOS. Ce versement a évidemment été tenu secret pour ne pas écorner l'image d'autonomie "apolitique" du débiteur.».

    La création de SOS Racisme est due à plusieurs socialistes issus des mouvements trotskistes, tels que Harlem Désir (proche de Mme Brochen-Aubry) et Julien Dray, avec le soutien de Tonton Mitterrand, un an après la « marche des beurs ». Les fondateurs firent ensuite leur chemin.

    Le PS veut-il vraiment réduire les impôts ?

    Le Journal officiel a publié les comptes de SOS Racisme. SOS Racisme a reçu 579 000 euros de subventions publiques en 2009 alors que le montant des adhésions plafonne à 18 669 euros.
    Le montant total des dons, adhésions et subventions à SOS Racisme s’élève à 904 596 euros en 2009.

    Les financements publics, direct ET indirect

    348 000 euros du Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD) et de l’ Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ)
    80 000 euros du ministère de l’Éducation nationale
    46 000 euros du ministère de la Jeunesse et des Sports
    40 000 euros de la Mairie de Paris (impôts locaux)
    35 000 euros du Conseil régional d’Île-de-France (impôts locaux)
    30 000 euros du Conseil du développement de la vie associative (CDVA), géré par le Haut Commissariat à la Jeunesse.
    Au total, 579 000 euros sont tirés de la poche du contribuable. Soit 64% des recettes de l’ association.
    Les adhésions ne représentent que 2% des recettes (18 669 euros).

    Ces montants ne tiennent évidemment pas compte des aides publiques allouées aux sections locales de SOS Racisme

    S'il y a des économies à faire, la nébuleuse des associations socialo-communistes pourrait donner l'exemple et renoncer à ponctionner plus longtemps les Français, y compris les plus défavorisés, jeunes et vieux.

    lundi 2 août 2010

    Eric Ciotti s'inscrit en faux contre la caricature socialiste

    Assez de caricature, de contre-vérités et d'entraves à la sécurité

    Le député PS Jean-Jacques Urvoas est vice-président chargé de la politique pénale groupe SRC. Le 30/07/2010, il a fait son Benoît Hamon et provoqué la réaction d'Eric Ciotti.

    En effet, le Parti Socialiste critique aveuglément l’action du gouvernement alors même que la majorité des élus de gauche refuse la vidéo-protection, le couvre-feu, les équipements des polices municipales, la sécurisation des établissements scolaires, etc... Urvoas est précisément de ceux qui se sont opposés à la loi sur les violences en bandes...


    Les propos outranciers et mensongers du PS
    dénoncés avec force par le Mouvement Populaire

    Le Mouvement Populaire dénonce avec force les propos outranciers et mensongers du Parti Socialiste exprimés par la voix de Jean-Jacques Urvoas à l’égard de la politique de sécurité menée par le Gouvernement.

    Le Parti Socialiste se targue de contrevérités. Cette posture qui consiste à critiquer l’action du Gouvernement alors même que la majorité des élus de gauche refuse la vidéo-protection, le couvre-feu, les équipements des polices municipales, la sécurisation des établissements scolaires, est un discours de pure démagogie peu crédible.

    Car, loin de toute polémique, l’UMP tient à souligner que jamais un gouvernement n’a obtenu d’aussi bons résultats en matière de lutte contre la délinquance. Il est vrai qu’après les cinq années de laxisme et de naïveté subies sous le dernier gouvernement socialiste, la criminalité avait explosé. Mais depuis 2002, les indicateurs sont tous à la baisse. Les forces de sécurité réinvestissent les quartiers : sur seulement ces six derniers mois : c’est 30 tonnes de cannabis, 537 kg d’héroïne et 2,8 tonnes de cocaïne qui ont été saisies. Au total, c’est plus de 360 millions d’euros qui n’iront pas dans les poches des trafiquants.

    Il est indéniable que cette violence dans les quartiers, notamment à Villeneuve en Isère, constitue la réponse des délinquants à la détermination et aux coups de butoirs assenés à l’organisation du crime par les policiers et les gendarmes.

    Enfin, sur les moyens dévolus aux forces de l’ordre, alors que la LOPSI I (2003-2007) s’était attachée au fonctionnement, la LOPPSI II prévoit d’accroître les investissements et le développement de la police technique et scientifique qui permet d’obtenir d’excellents résultats en termes d’élucidation.

    Eric Ciotti
    Secrétaire National en charge de la Sécurité


    Encore faudra-t-il que la gauche -dans les régions et les communes- n'entrave pas la politique du gouvernement par son laxisme démagogique et son refus de l'affrontement avec son électorat des quartiers à problèmes.

    Conflit d'intérêts : des anciens de la MNEF reprennent du service

    Jean-Jacques Urvoas
    , un ancien militant de la MNEF
    (ci-dessus dans l'ombre de la Ch'tite Aubry), avant que la mutuelle étudiante, pompe à fric du PS, ne se refasse une santé virginité à la suite du scandale de la MNEF dans les années 80 de F. Mitterrand (lire PaSiDupes), il devint directeur de la Mutualité du Finistère en 1986.

    Pouria Amirshahi s'est également aguerri à la MNEF
    Plus tard, des élus étudiants au conseil d'administration de la MNEF en 1999, présidé par Pouria Amirshahi (ci-contre), décidèrent de se constituer partie civile contre la gestion de leurs prédécesseurs: histoire de favoriser le lancement de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants), clone de la MNEF !
    Iranien d'origine, il vient de monter au créneau à propos des Roms: lire PaSiDupes

    Le temps a passé et nous assistons ainsi au retour à la surface de responsables d'une mutualité douteuse. Sont-ils donc vraiment bien placés pour jouer les vierges effarouchées, pourfendeurs de la politique gouvernementale de protection de la population contre la délinquance et le banditisme et incarner le nouveau PS, plus vertueux que jamais ?