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vendredi 8 novembre 2019

Sondage : 73 % des Français ont une mauvaise opinion de la politique du gouvernement en matière d'immigration

Mais les quotas annoncés sont bien accueillis: 
le terme est juste trompeur et mal compris !  

Encore un sondage manipulateur : après l'IFOP, Odoxa-Dentsu Consulting
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73% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion de la politique du gouvernement en matière d'immigration, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 7 novembre. Sachant que l'immigration ne serait pas la cinquième roue du carrosse des préoccupations des Français, mais seulement leur 7e plus important souci, une contre-vérité fondamentale entachant la suite, en plein débat plus que houleux sur la montée de l'islam politique et des violences à caractère religieux.

27% auraient une bonne opinion de la politique gouvernementale en matière d'immigration. Dans le détail, seuls les sympathisants LREM lui sont en fait favorables (à 68%). Les sympathisants des autres formations de gauche comme de droite rejettent tous la politique du gouvernement dans ce domaine.

Interrogés sur les principales mesures présentées par le gouvernement, avant même qu'ils aient pu réellement les étudier, les sondés déclarent y être plutôt favorables, a priori. 
L'instauration de quotas d'immigration par métier les séduit : 61% des personnes interrogées estimeraient que c'est une bonne mesure (39% une mauvaise). Seuls les sympathisants de La France insoumise (à 51%) et ceux du Parti socialiste (à 52%) estiment majoritairement qu'elle est mauvaise. Les sympathisants RN, eux, sont partagés, 50% estimant que c'est une bonne mesure et 50% pensant le contraire.

Il y a tromperie sur la marchandise

Les quotas annoncés ne sont pas limitatifs, mais sélectifs
Le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro tombe à pic pour le gouvernement : 61% des sondés sont ainsi favorables à l'instauration de quotas d'immigration par métier, assure-t-il dès le 7. 
Or, c'est le mercredi 6 novembre qu'Edouard Philippe a présenté ses vingt mesures qui constituent les grands axes de sa politique migratoire et que, sans attendre (ni le précéder ?)  Odoxa ouvre également son sondage sur deux jours, à chaud donc, sous l'effet des commentaires de la presse, avant que les sondés ait pu réaliser qu'il n'a nullement préconisé des quotas classiques, restrictifs à l'ancienne, mais des quotas élitistes, adressés aux étrangères performants dans les secteurs où nos universités et nos grandes écoles ont échoué à former les hommes et les femmes dont le pays à besoin et au détriment des pays en voie de développement qui devront empêcher la fuite de leurs cerveaux pour pouvoir préserver leur avenir...
Les "objectifs chiffrés" (quotas avant passage au blanchiment sémantique) sont illusoires.
Des "quotas" ou "objectifs chiffrés" d'immigration professionnelle vont être fixés chaque année, pour que la "France recrute" les cerveaux dont elle manque, non pas dans l'Union européenne, mais dans les pays moins attractifs. Un cas de libre circulation des personnes que les 'No Border' (transnationaux) rejettent...
Or, les plus optimistes estiment que seulement 10% des migrants économiques sont concernés par les critères annoncés de sélection. Si Macron cherche à faire illusion à une partie de la droite, en fait, il ne trompe personne.

Guillaume Peltier dénonce l’"immense carabistouille" d’Emmanuel Macron. Si le vice-président délégué des Républicains se félicite du futur délai de carence pour l’accès aux soins des immigrés et la mise en place d’objectifs professionnels pour les secteurs en tension, il estime que c’est très insuffisant et dénonce ce nouvel "en même temps" de l’exécutif sur l’immigration. 
"Nous sommes sur cette question dans l’absolu macronisme, le 'en même temps'. Une dose de bonne intention et en même temps, une immense carabistouille, une immense illusion", a-t-il dénoncé mardi matin sur Europe 1.
Bien sûr que la question des quotas, nous y sommes favorables s’il s’agit de limiter l’immigration, et de remplacer l’immigration sociale par une immigration qualifiée. Certes. Mais c’est tellement insuffisant", a développé le député d'Eure-et-Loir. "Il n’y a rien sur la réforme de l’aide médicale d’Etat que l’on souhaite limiter aux seuls cas d’urgence. Il n’y a rien sur l’expulsion des clandestins et des déboutés du droit d’asile. Il n’y a rien sur la suppression des filières de mafias de passeurs. Il n’y a rien sur la création de centres de traitement des demandes d’asile", a-t-il énuméré.
Et d'ajouter : "La politique commande de s’attaquer à la vraie cause d’un problème. Quelle est la cause de l’immigration aussi ? La misère et la détresse des pays du Sud", a souligné l'élu LR. "A quand un vrai plan Marshall de coopération et de co-développement des pays du Sud, conditionné à des contreparties strictes,  retour des clandestins, création d’administrations d’état-civil, politique de visas beaucoup plus stricts. On peut régler la question de l’immigration, mais il faut de l’autorité, de la fermeté et de la sagesse."

Plus de 90% plébiscitent l'encadrement des flux migratoires et des aides sociales 

96% des sondés approuvent le durcissement des conditions d'accès aux soins médicaux pour les étrangers en situation irrégulière :  63% sont favorables et 33% très favorables. 37% y sont opposées. 
Seuls les sympathisants EELV y sont majoritairement opposés à 59% et ceux de LFI sont partagés (50% pour et 50% contre).

66% des personnes interrogées sont favorables au durcissement des critères de regroupement familial. Seuls les sympathisants EELV sont opposés (à 57%) à ce renforcement des exigences.

Bizarrement, 
Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro dissocient immigration, santé, couverture sociale et éducation
Ils interrogent les Français sur les thématiques qui ont le plus d'importance à leurs yeux et ils relèguent l'immigration en 7e position, loin derrière la santé (cf. accès aux soins, ci-dessus), le pouvoir d'achat et les questions de sécurité sociale. 

Les idéologues d'
Odoxa, franceinfo et Le Figaro n'envisagent pas que
les Français les plus défavorisés sont les premiers exposés et ils assurent donc que seuls les sympathisants de droite (LR et RN) placent l'immigration en 3e position derrière la santé et le pouvoir d'achat...

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.005 Français interrogés par internet les 6 et 7 novembre 2019, suivant la méthode des ...quotas.

lundi 11 mars 2019

Grand débat : 4 thèmes n'ont pu être évacués

Le pouvoir macronien devra faire avec, admet Lecornu sur RTL

Le ministre chargé des Collectivités territoriales a eu un premier aperçu des contributions des Français lors du grand débat.

De nouveaux thèmes ont émergé que Macron avait tenté d'écarter.
Le grand débat tire à sa fin, le 15 mars, théoriquement, car Macron veut jouer les prolongations. Ce qui, en même temps, donne un supplément de temps pour traiter les contributions des Français. Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a déjà eu un aperçu des demandes des citoyens. 

D'autorité, l'exécutif avait fixé 4 grands thèmes : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'Etat et des services publics. 

"Quatre autres thèmes ont fait leur apparition", selon Sébastien Lecornu 

Ces thèmes, que Macron avait mis à la porte, sont entrés par la fenêtre et se sont invités, comme Lecornu à RTL. 
"Evidemment, l'emploi et l'économie. C'était assez logique", concède rétrospectivement le ministre. 
"Les questions d'immigration, entendue au sens de l'intégration", a-t-il interprété, renonçant à l'assimilation.
"Le pouvoir d'achat", dont l'affaiblissement, notamment du fait de la taxe gouvernementale sur les carburants, a jeté dans la rue les Gilets jaunes pendant déjà 17 samedi, sans compter quelques dimanches.
Enfin "les questions liées à l'éducation" sont très plébiscitées : "la revalorisation du métier d'enseignant - à la veille de deux scrutins -, la place de l'école, l'accès à l'école dans les milieux ruraux", énumère en termes généraux le visiteur de RTL. 

Malgré l'absence de chiffres précis sur les résultats du grand débat, Sébastien Lecornu arrive néanmoins à dégager de l'écheveau un fil conducteur: "l'accès aux soins", qui s'est imposé en ligne, dans les cahiers de doléances, lors des réunions et des débats entre citoyens et avec les maires.

Lecornu s'est vu imposer ces quatre thèmes dont ne comprend pas qu'ils aient pu être ignorés jusqu'ici. Ce recul de Lecornu et de ses maîtres montre à quel point les maîtres du jeu sont impréparés.   

Le trentenaire n'avait-il pas déjà fait montre d'incompétence et d'un manque grave de discernement
en favorisant l'ancrage de Benalla dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie en 2009 ?

mardi 10 mars 2015

Touraine impose à tous le tiers payant dès janvier 2017

Le service public d'information prend parti

La généralisation du tiers payant -de gré ou de force-  en 2017
France 3 (France Télévisions) se félicite de l'autoritarisme de la ministre de la Santé.  Marisol Touraine a confirmé ce lundi 9 mars son intention de ne pas céder face aux praticiens et la télévision d'Etat vante ce bras de fer: "Marisol Touraine tient le cap", positive France 3. Mais c'est le successeur de Hollande qui devra faire assumer dépenses non financées par les finances surendettées de l'Etat: "ce sera l'affaire de tous en 2017", comme l'assure la journaliste! La Thatcher du gouvernement exige de ne pas avancer les frais de ses soins contre son autisme.
"La ministre n'a pas cédé au bras de fer " avec les médecins, prétend la journaliste militante. Mais, après ses flagorneries, la militante du service public ajoute pourtant que le gouvernement a accepté non seulement quelques concessions mais aussi une mise en place progressive du dispositif. 

La ministre nous fait avaler la pilule avec des mots
"Le tiers payant sera étendu à tous les Français, car c'est une mesure de justice, parce que c'est une mesure de progrès et que l'égalité d'accès aux soins est pour moi une priorité", a déclaré Marisol Touraine.

Il faut voir...

Un reportage qui ne donne pas la parole aux médecins

Dès juillet 2016, les 15 millions de patients couverts à 100% par l'Assurance maladie en bénéficieront ainsi que les malades de longue durée et les femmes enceintes
A partir de janvier 2017, tous les Français pourront y prétendre. Le patient n'aura donc plus rien à débourser, car c'est l'Etat qui paie. Mais l'Etat, ce n'est ni Touraine (soumise à l'ISF), ni Hollande (qui tutoie l'ISF), mais la moitié des Français, les contribuables solidaires des autres, étrangers, sans papiers et clandestins. 
Le médecin sera rémunéré directement par les caisses de sécurité sociale et les mutuelles. Les praticiens devront être payés dans un délai de sept jours, ce à quoi les intéressés ne croient pas un instant. L'hypothèse est d'ailleurs prévue que ce délai soit dépassé. L'Assurance maladie devra leur verser des pénalités, accroissant du même coup leur temps consacré au travail administratif et comptable de contrôle, au détriment des patients. Cet engagement théorique de la ministre de la Santé n'apaise donc pas le secteur médical par ailleurs placé sous la menace d'étatisation.

Les sondés sont-ils aussi favorables 
au tiers payant généralisé qu'on le dit ?

Septembre 2014: 66% des Français interrogés étaient favorables à la généralisation du tiers payant qui permettrait de ne plus avancer d'argent chez les médecins, mais ces derniers y étaient très majoritairement hostiles (95%), selon un sondage publié et réalisé par OpinionWay pour le syndicat de médecins libéraux SML.

Mars 2015: mieux informés, mais toujours manipulés, 63% des personnes interrogées ont répondu favorablement à leur "dispense" du paiement des frais d'avance: "personnellement, souhaiteriez-vous être dispensé d'avancer le montant de la consultation chez votre médecin généraliste". Ont-ils compris que personne ne paierait plus rien ? Seulement... l'Etat?

Ou les (bonnes) mutuelles de santé, pour ceux/celles qui auraient les moyens de  cotiser. Et encore, seulement ceux qui pourraient supporter les hausses des assurances complémentaires que le tiers payant ne manquera pas de générer ?

Sans compter que les jeunes sont particulièrement exposés, sachant qu'après la faillite de la pompe à fric du PS, la Mutuelle des Etudiants de France (MNEF), suite à une affaire politico-financière, c'est le tour de Mutuelle des étudiants (LMDE) de connaître de graves problèmes de gestion et de paiement.

Les médecins exprimeront leur mécontentement dans la rue dimanche 15 mars

Du jamais vu ! Lancé par des internes (Intersyndicat national des internes et Intersyndicat national des chefs de clinique assistants), le mot d’ordre en vue de la manifestation du 15 mars a réuni l'ensemble des syndicats de médecins libéraux, ainsi que des syndicats de professionnels de santé exerçant à titre libéral (dentaire, odontologie, …), sauf les syndicats de pharmaciens.

Dans un communiqué commun intitulé "Tous unis pour la santé de demain / Non au projet de loi de santé", les organisations syndicales médicales affirment rejeter collectivement le projet de loi de santé. Selon le président du syndicat des médecins libéraux (SML), Eric Henry, le parcours du défilé parisien a été tracé de la place Denfert-Rochereau jusqu’au ministère des Affaires sociales et de la Santé, avenue de Ségur.
Alors que les quatre groupes de travail chargés de proposer des réécritures du projet de loi devront rendre leurs copies cette semaine, quelle sera l’attitude de Marisol Touraine face à ce mouvement de protestation grandissant des professionnels de santé ? Eric Henry, lui, est formel : " La ministre de la Santé va reculer sur tout ".

jeudi 25 octobre 2007

Accès des malades aux soins sacrifié à la liberté des médecins

Répartition géographique des médecins sur le territoire
Le droit aux soins de la population sera-t-il sacrifié au profit des libertés des médecins?
Les régimes spéciaux de retraite dans les transports publics n'ont d'égal que les privilèges des professions libérales.
L’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) a publié au mois de mai un bilan des différentes mesures adoptées en France afin d’améliorer la répartition géographique des médecins sur le territoire. Si la densité médicale se trouve aujourd’hui à son plus haut niveau historique, la répartition géographique et disciplinaire reste inégale sur l’ensemble du territoire.
Face à ce constat, les déséquilibres ont été souvent compensés par la modulation régionale du nombre d’étudiants en 2ème année de médecine. Ce sont les régions ayant les plus faibles densités médicales où cette modulation a été relevée le plus fortement, comme dans les régions Centre et Picardie à l’inverse de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Plus récemment, de nouvelles mesures ont été prises pour inciter à l’exercice dans les zones rurales et urbaines en difficulté. Au niveau national, ces mesures s’appuient par exemple sur des aides financières à l’installation et au maintien en exercice. Au niveau régional, ces mesures portent sur la formation et sur le soutien à certaines initiatives concernant les formes d’organisation de soins innovantes (médecine de groupe, délégation des tâches, télémédecine).
Or, les médecins s’opposent à tout aménagement en faveur de la santé publique et toute proposition devient une "mesure coercitive".

L'Ordre des médecins et la CSMF, premier syndicat de praticiens libéraux, ont exprimé, jeudi 13 septembre 2007 leur opposition à toute "mesure coercitive" pour remédier à la mauvaise répartition des médecins sur le territoire.
Mais la Cour des comptes se prononce, dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, en faveur d'"incitations négatives", par exemple des pénalités financières, en direction des praticiens qui s'installent dans des zones déjà surdotées en médecins comme les grandes villes ou le sud de la France.
Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Michel Legmann, a plutôt plaidé en faveur de "vraies mesures incitatives"."Il faut aider (les jeunes médecins) à l'installation, il faudra trouver des mesures fiscales, il faudra faire des franchises, il y a toute une panoplie de mesures à prendre plutôt que de contraindre les gens", a-t-il jugé. Voir les ‘bonifications’ déjà accordées aux cheminots… La collectivité paie !
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a de son côté "rappelé son attachement aux mesures d'incitations" et d'ores et déjà prévenu qu'il "s'opposerait à tout système de sanction".La CSMF "invite le gouvernement à ranger aux oubliettes ce énième rapport qui fustige inutilement les médecins et n'apporte aucune réponse sensée ou pragmatique à la situation de l'assurance maladie". Qu’en pensent les patients ? Ceux des quartiers défavorisés, bien qu’on sache que la violence justifierait des ‘mesures d’incitation’, s’il ne valait pas mieux privilégier une sensibilisation au comportement citoyen, et des casseurs, et des médecins. Les pompiers ne s’exposent-ils pas encore à des risques intolérables, tandis que les professions libérales se replient dans les zones favorables ?


Voyons cette analyse concernant la région PACA (janvier 2000)
Répartition géographique des médecins
Les médecins opposés à toute "mesure coercitive"
L'Ordre des médecins et le premier syndicat de praticiens libéraux, la CSMF, ont exprimé, jeudi, 13 septembre leur opposition à toute "mesure coercitive" pour remédier à la mauvaise répartition des médecins sur le territoire.

La connaissance de la répartition des médecins suivant le sexe est utile pour comprendre l'évolution de la démographie médicale. Des études ont montré [Niel et al. 2001] qu'il existe une différence des temps de travail entre les hommes et les femmes. Celles-ci travaillent 6 heures hebdomadaires de moins en moyenne. La féminisation contribue donc à faire baisser le temps de travail moyen estimé à 51 heures par semaine en 2000, quelque soit le type d'activité (libéral ou salarié, temps complet ou partiel).

La féminisation du corps médicale est en augmentation partout en France, (+20% de femmes médecins en France depuis1993). Dans la région PACA, elle est du même ordre, soit +18% depuis 1993.
On compte 6 241 femmes médecins en PACA (tableau 2), soit 33,7% des médecins installés, ce qui est proche de la proportion de femmes parmi les médecins en France (69 675 soit 35,9%).
On retrouve cette proportion en Languedoc-Roussillon (33,9%), elle est un peu supérieure en Ile de France et en Rhône-Alpes, avec respectivement 42,6% de femmes pour 46 558 médecins installés et 37,7% pour 18 197 médecins. La plus faible proportion de femmes se trouve en Corse, avec 28,9% de femmes pour 872 médecins installés.


Régions

Hommes

Femmes

Nombre

%

Nombre

Alpes de Haute Provence

323

30

139

Hautes Alpes

352

31

161

Alpes Maritimes

2961

33

1438

Bouches du Rhône

5394

37

3104

Var

2112

29

853

Vaucluse

1161

32

547

PACA

12303

33,7

6241

FRANCE

124325

35,9

69675

Tableau 2
Répartition entre hommes et femmes par départements.

En PACA, cette féminisation naturelle de la profession médicale est globalement similaire au reste de la France. Elle doit être prise en compte pour évaluer l'offre de soin. Celle-ci dépend aussi du vieillissement des médecins, puisque le temps moyen de travail [Niel et al. 2001] est inférieur de 1h41 chez les médecins de 55 ans ou plus, par rapport aux médecins de 46-54 ans (inférieur de 30 minutes par rapport aux médecins d'âges inférieurs à 45 ans).

En France, la population médicale vieillit. En effet, en 1993 l'âge moyen des médecins en France était de 43,3 ans et il est actuellement de 46,1 ans (figure 6). Ce vieillissement est commun à toutes les régions. En particulier, la population médicale de la région Alsace a vieilli plus vite en prenant 3,4 ans depuis 1993. La région Franche-Comté est celle qui a vieilli le moins vite (+2,2 ans depuis 1993). L'évolution de l'âge moyen des médecins de la région PACA se trouve dans la moyenne française (+2,7 ans depuis 1993), comme l'Ile de France. Cette augmentation de l'âge moyen laisse supposer que le renouvellement des médecins n'est pas totalement assuré par les promotions plus jeunes.
Actuellement cet âge moyen dans la région est de 46,2 ans, plaçant la région PACA en 4ème position derrière l'Ile de France (47,3 ans), la Corse (46,5 ans), et Midi Pyrénées (46,3 ans).
La région la plus jeune en moyenne est le Nord Pas de Calais (44,8 ans), mais son âge moyen a augmenté de 3 ans depuis 1993.

Figure 6
Evolution de l'âge moyen des médecins depuis 1993.
Ile de France
PACA
France

Comme partout en France, les spécialistes sont plus vieux que les généralistes, avec 46,9 ans en moyenne pour les spécialistes et 45,4 ans pour les généralistes (respectivement 46,9 ans et 45,2 en France).
En France, si l'on compare les évolutions des classes d'âges (figure 7), le vieillissement de la population médicale est encore plus évident.
En effet, l'effectif de la classe de 50 à 59 ans a plus que doublé en 10 ans, passant de 23 717 médecins en 1990 (soit 13,7% des médecins français) à 50 749 (soit 26,2%) en 2000, soit une augmentation de 114%.
Par contre depuis 1990, l'effectif de la classe de 30 à 39 ans a diminué de moitié (-43% de 1990), passant de 77 010 (soit 45% des médecins) à 44 248 en 2000 (soit 22,8%).
La classe de 40 à 49 ans a aussi augmenté, de près de 50%, laissant présager une aggravation du vieillissement de la population médicale dans les années futures.

Figure 7
Evolution des classes d'âges des médecins en France, depuis 1984.

Dans la région PACA, 4 981 médecins (soit 26,9% des médecins de la région ) ont entre 50 et 59 ans. Cette proportion est proche de celle de la France (26,2%). Les médecins de moins de 40 ans représentent 22% des médecins de la région (4 085 médecins), ce qui est inférieur à la proportion française qui représente 23,4% des médecins (soit 45 533 médecins de moins de 40 ans).
La répartition en PACA des médecins selon leur âge (tableau en annexe 7.5) est donc similaire aux valeurs nationales pour les classes les plus âgées, mais plus grande pour les classes 50-59 ans et 40-49 ans (figure 8). Par contre, elle est inférieure pour les classes les plus jeunes, laissant encore présager un vieillissement de la population médicale plus important dans la région PACA qu'au niveau national dans les années à venir.

Figure 8
Comparaison des répartitions en France et en PACA des médecins par classes d'âges
au 1er janvier 2000 (pourcentages et valeurs).

Le département des Bouches du Rhône possède le plus grand nombre de médecins de 50 ans ou plus avec 2 897 médecins soit 34,1% des médecins inscrits dans ce département. Cette proportion est au-dessus de la valeur nationale (33,1%). Les Alpes Maritimes sont dans le même cas avec 1 503 médecins de plus de 50 ans (34,2% des médecins inscrits dans le 06).
Dans la plupart des départements, la proportion des médecins de moins de 40 ans est inférieure à celle de la France (23,4%), sauf pour les Bouches du Rhône qui est dans la moyenne avec 2 035 médecins de moins de 40 ans (23,9% des médecins inscrits dans le 13).

Les répartitions observées au niveau départemental sont un reflet du niveau régional, sans grandes différences de proportions entre les départements. Par contre, dans les Alpes de Haute Provence et le Var, qui ont une densité médicale faible (respectivement 328 et 327 pour 100 000 habitants), la proportion de médecins de plus de 50 ans (respectivement 31% soit 143 médecins, et 34,2% soit 1 503 médecins) a un retentissement peut être plus important sur l'offre de soins que dans les départements mieux dotés.

Dans la région, il y a quelques différences de répartitions des classes d'âges entre spécialistes et généralistes. Comme nous l'avons déjà écrit, les premiers sont en moyenne un peu plus vieux (36,8% des spécialistes ont 50 ans ou plus soit 3 677 spécialistes, contre 30% des généralistes soit 2 528 généralistes)
Au niveau départemental, c'est dans les Alpes de Haute Provence que la proportion des spécialistes de 50 ans ou plus est la plus importante (82 spécialistes de 50 ans ou plus soit 43% des spécialistes du 04) (figures 9a et 9b) et c'est dans les Alpes Maritimes que la proportion de généralistes de 50 ans ou plus est la plus importante (591 généralistes soit 32% des généralistes du 06).

Figure 9a
Répartition en classes d'âges de généralistes, par département.


Figure 9b
Répartition en classes d'âges de spécialistes, par département.

Dans certaines disciplines, on observe des différences de classes d'âges plus marquées.
En effet plus de 42% des psychiatres de PACA (soit 551) ont 50 ans ou plus alors qu'en biologie ils ne représentent que 28,2% (soit 79) (figure 10). De plus, la proportion de psychiatres de moins de 40 ans est faible dans la région, avec 15,8% (206 psychiatres de moins de 40 ans).
Le renouvellement des psychiatres ne semble pas assuré dans les années à venir puisque le nombre de psychiatres de moins de 40 ans (206) est notablement inférieur à celui des psychiatres de 50 ans ou plus (551). C'est aussi le cas pour les spécialités médicales (2 004 spécialistes de 50 ans ou plus, contre 1 059 de moins de 40 ans), chirurgicales (877 contre 445 de moins de 40 ans), de santé publique et médecine du travail (166 contre 73 de moins de 40 ans).
Les généralistes sont dans le même cas, avec 2 528 généralistes de 50 ans ou plus contre 2 158 de moins de 40 ans.
Par contre la biologie compte 79 médecins de 50 ans ou plus, pour 144 de moins de 40 ans, laissant supposer un renouvellement satisfaisant, voire une croissance de l'effectif.

Figure 10
Répartition en classes d'âges en fonction de la discipline, en région PACA

Au niveau régional, ce sont les psychiatres qui seront les plus touchés par le vieillissement de leur effectif, et plus spécialement dans Alpes de Haute Provence, car ils sont déjà peu nombreux dans ce département, près la moitié de leur effectif ayant 50 ans ou plus (14 psychiatres).

Source: Faculté de médecine de Marseille La Timone