POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Touraine M. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Touraine M. Afficher tous les articles

dimanche 21 mai 2017

Législatives: petite cuisine du chef Macron avec Marisol Touraine

Investie par le PS, Touraine se revendique aussi de la "majorité présidentielle avec Emmanuel Macron"

Elle soutenait le frondeur Benoît Hamon mais rejoint l'héritier de Hollande 

"A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, le gouvernement de Bernard Cazeneuve est divisé dans le choix du vote. 
Résultat de recherche d'images pour "Touraine Hollande"
Pas moins de six ministres et secrétaires d’Etat ont appelé à voter pour le candidat d’En marche !, Emmanuel Macron, tandis qu’une dizaine a apporté son soutien à Benoît Hamon," écrivait le journal Le Monde, le 23 mars. Et d'insister : "Une majorité se déclare en faveur du socialiste Benoît Hamon. D’autres, dont le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, appuient Emmanuel Macron."

Résultat de recherche d'images pour "Touraine ayrault"Tandis que des Michou Sapin, L. Rossignol, JJ. Urvoas, P. Boistard, M. Fekl, E. Cosse, JV. Placé, Th. Mandon ou Najat Vallaud-Belkacem (son conjoint est candidat à la succession d'Henri Emmanuelli dans les Landes) optaient pour Hamon, d'autres pointaient le doigt dans le vent. Ce sont Jean-Marc Ayrault, Stéphane Le Foll, JM. Le Guen et Marisol Touraine.

L'ancienne ministre de Hollande, investie par le PS pour les législatives, a cependant gommé toute référence à son parti 

Elle se revendique "de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron".
Discrète sur ses intentions lors de la campagne présidentielle, Marisol Touraine semble avoir pressé le pas pour prendre le train en marche et rejoindre la troupe des  ralliés macroniens. 

Investie par le PS dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire, l'ex-ministre de la Santé de Ayrault et Valls ne fait pourtant aucune mention à son parti dans sa lettre de candidature, publiée ce dimanche 21 mai sur son site de campagne. Ainsi, à la place du parti socialiste, Marisol Touraine se revendique en tant que "candidate de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron" sur la première page de cette lettre. 


Touraine tourne la page du Parti socialiste

Plus bas, elle écrit : "Je serai (candidate) sans oublier d'où je viens, la gauche réformiste, mais sans esprit de parti, sans calculs, car l'enjeu appelle tous les progressistes à dépasser les vieux clivages". Une philosophie chère à Emmanuel Macron. 

Marisol Touraine s'est faite adouber par En marche!
Résultat de recherche d'images pour "touraine Macron"
Elle peut autant se revendiquer du macronisme que La République en marche n'a pas présenté de candidats dans cette circonscription. 

Il n'y a pas encore trois semaines, au début du mois de mai, devant le bureau national du PS, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, avait pourtant assuré qu il n'y aurait pas de candidats avec la double étiquette PS-En marche !
Résultat de recherche d'images pour "touraine Macron""Il a été assez clair qu'à partir du moment où il y avait un candidat investi par le Parti socialiste, ou supposé investi par le Parti socialiste, qui prenait une autre étiquette, comme par exemple En Marche!, il ne pouvait plus être candidat du Parti socialiste et était susceptible d'avoir un candidat du Parti socialiste face à lui", avait ainsi expliqué devant la presse le député européen 

A la "Belle Alliance Populaire", rien de ce que dit Cambadélis, premier secrétaire du PS, ne tient.

mardi 19 juillet 2016

Nice: le Fonds d'aide aux victimes est dans le rouge

Le fonds aura "les financements nécessaires," assure Touraine qui avoue ainsi qu'il est à sec

Le Fonds d'aide n'est pas financé 

Les victimes risquent d'être plus seules que certains qui s'affichent
Ce fonds est en charge de l'indemnisation des victimes de l'attentat de Nice mais il attend d'être approvisionné... Il "recevra les financements nécessaires," a avoué mardi Marisol Touraine, ministre de la Santé, alors que certains craignent qu'il ne rencontre jamais vraiment les besoins financiers des victimes. "Toutes les personnes qui ont besoin d'être indemnisées seront indemnisées, promet-elle. Evidemment l'Etat sera aux côtés des victimes, de toutes les victimes (...). Le fonds recevra les financements nécessaires pour indemniser les victimes qui seront identifiées. C'est un point extrêmement clair, il n'y aura pas de manque de ressources sur ce fond", a affirmé la ministre sur RTL. 

Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) doit faire face aux besoins des 84 familles des proches des morts et des 300 blessés de l'attentat terroriste commis le 14 juillet à Nice. Créé en 1986 dans les années Mitterrand et  d'Action Directe - dont la fusillade de la rue des Rosiers, 6 morts, 22 blessés, le 9 août 1982 ou l'assassinat de Claude Érignac, préfet de Corse, le 6 février 1998) - , alors que la France connaissait une vague d'actes de terrorisme d'extrême gauche, disposerait d'une réserve de 1,3 milliard d'euros, selon la secrétaire d'Etat aux Victimes, Juliette Méadel. 

Or, environ
300 à 350 millions seront prélevés pour les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, estimait en mai ce fonds. 

Mais des experts craignent qu'il n'atteigne ses limites financières du fait du grand nombre de victimes à Nice, alors que le nombre de dossiers de victimes du terrorisme ne cesse d'augmenter. 
Les récentes attaques djihadistes ont fait doubler le nombre de dossiers traités liés au terrorisme: 4.200 en tout sur ses 28 premières années de vie, et presque autant sur la seule année 2015, selon Françoise Rudetzki, membre de son conseil d'administration et présidente de SOS attentats.

Double peine pour les victimes laissées pour compte par Touraine et Méadel.

dimanche 22 novembre 2015

Les sénateurs s'opposent à la taxe tampon votée par les député(e)s

Le Sénat vote la réduction à 5,5% de la TVA pour les tampons hygiéniques

Le Sénat a voté samedi 21 novembre, contre l'avis du gouvernement,
 

la réduction à 5,5% du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines, lors de l'examen du projet de budget 2016.

L’Assemblée nationale a rejeté le 15 octobre une proposition de la députée PS Catherine Coutelle,
présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée, visant à baisser la TVA sur les protections périodiques (tampons, serviettes...) au taux réduit de 5,5 %, contre 20 % aujourd’hui.

Les tampons sont donc plus taxés
que le lait, le soja, les bonbons au chocolat, la chicorée ou la farine. Ou encore un livre, un magazine ou un billet de spectacle.

Les sénateurs ont adopté à main levée, contre l'avis du secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, et celui du rapporteur général Albéric de Montgolfier (Les Républicains), une série d'amendements en ce sens, déposés par des sénateurs de tous les groupes politiques de la Haute Assemblée.
"Je sais que le débat est vif. Il suffit de regarder sur Twitter : moi, j’ai au moins 25 tweets qui disent quelle va être la position du gouvernement sur l’amendement. C’est exceptionnel; on en a beaucoup moins sur les propositions que me font Pierre-Alain Muet et Jean-Marc Ayrault," avait lâché Eckert.
Pour justifier le refus du gouvernement Valls, le secrétaire d’Etat avait d’abord évoqué une "raison générale": le gouvernement ne souhaite pas bouger sur les niveaux de taux de TVA, pour les tampons comme sur le reste. Selon les calculs du gouvernement, une telle mesure coûterait 55 millions d’euros.
Christian Eckert avait aussi parlé de "la question femme-homme":
"Moi, je ne veux pas rentrer dans ce débat mais il y a beaucoup de produits d’hygiène qui concernent plutôt les hommes – pas exclusivement – dont le taux de TVA est à 20%. Les mousses à raser spéciale hommes ont des taux de TVA à 20%. Les rasoirs, malgré les différences de prix, [...] ont des taux de TVA à 20%.
Je sais que ce débat est passionné et pas simple parce que personne ici n’a de volonté discriminatoire entre les femmes et hommes." 

Le prix des lames de rasoir pour femmes est pourtant plus élevé que pour les hommes (cf. libellé PaSiDupes) et le parallèle sur la mousse à raser fait tousser: beaucoup de femmes mènent aussi le combat du poil.

Cette taxe controversée 
concerne aussi les produits de protection hygiénique pour les personnes âgées.


Pas de baisse de TVA pour les couches culottes

En revanche, les sénateurs n'ont pas étendu cette baisse du taux de TVA aux couches pour nourrissons, comme l'avaient réclamé plusieurs centristes. Dans ses pressions, le lobby des écologistes radicaux aurait-ils réussi à imposer le retour aux langes lavables ? 

Pour pouvoir entrer en vigueur, ces décisions doit encore être approuvées par l'Assemblée nationale lors de la deuxième lecture du projet de loi de finances. En première lecture, l'Assemblée avait, au grand dam des associations féministes, rejeté un amendement socialiste prévoyant la baisse de la TVA sur les protections féminines.

Pour entrer en vigueur,
ces décisions doivent encore être approuvées par l'Assemblée nationale lors de la deuxième lecture du projet de loi de finances.
A noter que Francetv info réussit le tour de force de ne pas citer Marisol Touraine, pourtant ministre de la Santé.

mercredi 22 juillet 2015

Paquet neutre de cigarettes: les buralistes rejettent le projet morbide de Marisol Touraine

"Les buralistes attaquent le PS." Tweet ? Non, BFMTV !

Les buralistes poursuivent leurs actions contre le paquet de cigarettes neutre

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui veut les voir arriver dans leurs rayons en mai 2016, condamne leurs commerces à mort. En mars dernier, les buralistes ont déjà baissé leurs rideaux en protestation contre le paquet de cigarettes neutre et ils ont encore manifesté ce mardi à Paris contre le projet de loi santé : ils dénoncent l'arrivée, à la mi-2016 du paquet de cigarettes neutre.
Arme anti-marketing, le paquet neutre est un paquet standardisé, sans logo. Il a pour objectif majeur d'éviter l'entrée des jeunes dans le tabagisme.

Plusieurs centaines de buralistes manifestent devant le Sénat à Paris

Ces buralistes en colère ont été tenus à distance du Sénat mercredi mais se sont rassemblés à proximité pour protester contre le projet de paquet de cigarettes neutre, en cours d'examen au Parlement et que la France compte imposer à compter de mai 2016.
La commission des affaires sociales du Sénat examine à partir de mercredi le texte qui introduit le paquet neutre dans le projet de loi de Santé, adopté en première lecture à l'Assemblée en avril.

A grand renfort de sifflets, fumigènes, pétards et cornes de brume, les représentants des fédérations des buralistes ont brandi des pancartes devant le Sénat: "Qui veut la disparition des buralistes ?", "Commerces de proximité en danger" ou encore : "Buralistes en colère".

Buralistes lors d'une action en novembre 2014 à la frontière allemande 
Avec le paquet neutre, la confédération des buralistes redoute que les fumeurs désertent leurs commerces et donc l'augmentation du marché parallèle, qui représente déjà 26,3% de la consommation dans l'Hexagone.

"Nous demandons aux sénateurs d'appliquer la directive européenne", qui prévoit d'accroître la taille des avertissements sanitaires sur les paquets, "mais pas plus", a déclaré Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes. "Marisol Touraine se trompe de cible. Il y a plus de 1.100 buralistes qui ont fermé leurs portes l'année dernière. Ce n'est pas parce qu'il n'y aura plus de buralistes qu'il n'y aura plus de fumeurs", a-t-il argumenté.

Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne (LR) a annoncé le dépôt d'un amendement 
Sur une tribune devant les buralistes, l'élu de l'Yonne voudrait supprimer le paquet neutre, qui sera examiné mercredi après-midi.
"Les buralistes, ce sont souvent le dernier commerce en milieu rural. Grâce à eux, les villages de 200, 300, 500 habitants ont accès aux services publics, à la Poste. Nous avons aussi besoin d'eux pour que le tabac ne soit pas distribué par des filières clandestines", a-t-il expliqué.

"Il faut arrêter d'infantiliser les gens. D'un côté, l'Etat nous prend de l'argent, de l'autre on nous explique que ce n'est pas bien", dénonce de son côté Myriam, élue de la fédération du Rhône.

Le cortège a ensuite rejoint l'entrée du palais du Luxembourg pour un rassemblement au départ de la place Edmond Rostand. Au passage, les manifestants ont déversé place de la Sorbonne des pétitions de soutien en leur faveur recueillies en 2013.
Ils sont ensuite passés devant un bureau de tabac "neutre", à la façade recouverte d'avertissements sanitaires et ne proposant à la vente que des paquets neutres.

Depuis plusieurs jours, les buralistes multiplient les actions de protestation dans plusieurs régions.
Ainsi ont-ils neutralisé des radars en Corrèze, Gironde, Midi-Pyrénées, Alsace et Lorraine, en les recouvrant de sacs poubelles.

Ce mercredi, ils ont déversé plusieurs tonnes de carottes devant le siège parisien du Parti Socialiste

Plus tôt dans la matinée en référence à l'enseigne rouge des débits de tabac, "quatre tonnes de carottes" ont été déversées devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino.

vendredi 19 juin 2015

Gouvernement: Valls ne maîtrise plus ses femmes sur l'alcool et le travail dominical

Les femmes ministres défient le petit coq

Le Premier ministre a dû mettre les pendules à l'heure avec Taubira

"Il y a les 35 heures, mais le temps effectif est de 39 heures," a-t-il indiqué à la grosse aiguille.
Sa ministre de la Justice rêve en effet à voix haute. "J'estime que l'idéal, c'est que les gens puissent travailler 32 heures dans une semaine," a déclaré Christiane Taubira vendredi à RMC et BFMTV. 

La ministre de la Justice a clairement fait savoir qu'elle est opposé au travail dominical. 
"Je rêve d'un monde où on ne travaille pas le dimanche, où le samedi et le dimanche on ne travaille pas. Je rêve d'un monde où on peut travailler 32 heures", a lancé Christiane Taubira, avant d'expliquer ce que les Français pourraient faire de ce temps de travail en moins. "Aller au musée, à la plage, parler à ses voisins, avoir du temps pour se consacrer aux autres dans des associations, aller au musée, avoir le temps, quand c'est possible, d'aller sur la plage, de déambuler, de marcher, de parler à ses voisins, d'aller en librairie, au cinéma, au théâtre, etc. Voilà la société dont on peut rêver".

Manuel Valls l'a aussitôt reprise de volée depuis le salon du Bourget.
"Les Français, ce qu'ils veulent, c'est du boulot", a estimé le démagogue de Matignon, parlant au nom de la population, malgré ses quelque 36% de satisfaits et un chômage à 10,6% en mars 2015 et 5.590.600 chômeurs, en incluant l’outre-mer que Hollande est allé couvrir de cadeaux. 
Valls a renvoyé sa garde des Sceaux dans les cordes, déclarant en un français d'un médiocre niveau : "vous savez, aujourd'hui, il y a un temps de travail qui existe. Il y a les 35 heures mais le temps effectif est de 39 heures." Et de conclure : "soyons pragmatiques, sortons des dogmes, engageons-nous pour la croissance et le travail pour notre pays. C'est mon action".
VOIR et ENTENDRE Valls réagir et dénoncer... les colères, propos qui blessent et "les comportements qui consistent à crier" (sic):


Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy et député les Républicains (LR) de la Haute-Marne,
Luc Chatel, a réagi ce vendredi matin sur le plateau de Parlement Hebdo. "C'est le retour des vieux démons de la gauche. C'est à dire penser que le travail se partage et qu'on va le répartir entre les Français. Ça fait 20 ans que cette théorie a échoué sur le plan économique et qu'elle a bloqué les consciences: on a perdu l'envie de travailler", a-t-il regretté. 

Un argument repris plus tard par le sénateur LR des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi: "Quand toutes les entreprises seront en faillite, les Français ‘flâneront'?", a-t-il raillé.

Marisol Touraine l'a également bravé

La ministre de la Santé n'a pas réussi à garder intacte la loi Evin et Marisol Touraine rend responsable le premier ministre qui soutient la loi Macron. Les députés de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, chargée d'examiner le projet de loi Macron, ont voté mardi à une très large majorité un amendement gouvernemental négocié durant la nuit avec les parlementaires. Seuls deux députés socialistes ont voté contre (François Brottes et Dominique Lefebvre) et le rapporteur général du projet de loi, Richard Ferrand, s'est abstenu.

"C'est un coup dur porté à la santé publique, estime Marisol Touraine
Et glou et glou, ...
Un artiste photographe, une agence de tourisme ou un journaliste, voire un président de la République, pourra bientôt faire référence aux paysages de l'oenotourisme ("made in France"), aux savoir-faire des métiers de la viticulture, sans restrictions de publicité de l'alcool instaurées par la loi Evin il y a près d'un quart de siècle.

Intrônisation de la dinde à Vinexpo
Pour Marisol Touraine, la loi Macron sert à détricoter la loi Evin. La ministère de la santé avait appelé les députés à "ne pas changer la loi", soutenue par son collègue Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement. 
Marisol Touraine se dit en colère contre Manuel Valls et "regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin. Je veux rappeler que la loi Evin permet depuis 30 ans d'encadrer, et non pas d'interdire, la publicité pour l'alcool. Il ne fallait pas y toucher."
Le vin ne réjouit le coeur de l'homme,
s'il n'est pas catalan
L'amendement contesté libérera de facto la possibilité de faire de la publicité pour l'alcool "et ce, quasiment sans limite", avait mis en garde Claude Evin, père de la loi de 1991. Les alcoologues avaient déjà lancé un cri d'alarme lors de la précédente tentative. Si l'amendement était voté, écrivaient-ils, au président de la République, "c'est l'ensemble de la population, et notamment les jeunes [priorité du président tant qu'il avait été en campagne], qui serait exposée à une promotion sans limite en faveur de la consommation d'alcool".


L'une comme l'autre a dû subir la loi des machos.


mardi 10 mars 2015

Touraine impose à tous le tiers payant dès janvier 2017

Le service public d'information prend parti

La généralisation du tiers payant -de gré ou de force-  en 2017
France 3 (France Télévisions) se félicite de l'autoritarisme de la ministre de la Santé.  Marisol Touraine a confirmé ce lundi 9 mars son intention de ne pas céder face aux praticiens et la télévision d'Etat vante ce bras de fer: "Marisol Touraine tient le cap", positive France 3. Mais c'est le successeur de Hollande qui devra faire assumer dépenses non financées par les finances surendettées de l'Etat: "ce sera l'affaire de tous en 2017", comme l'assure la journaliste! La Thatcher du gouvernement exige de ne pas avancer les frais de ses soins contre son autisme.
"La ministre n'a pas cédé au bras de fer " avec les médecins, prétend la journaliste militante. Mais, après ses flagorneries, la militante du service public ajoute pourtant que le gouvernement a accepté non seulement quelques concessions mais aussi une mise en place progressive du dispositif. 

La ministre nous fait avaler la pilule avec des mots
"Le tiers payant sera étendu à tous les Français, car c'est une mesure de justice, parce que c'est une mesure de progrès et que l'égalité d'accès aux soins est pour moi une priorité", a déclaré Marisol Touraine.

Il faut voir...

Un reportage qui ne donne pas la parole aux médecins

Dès juillet 2016, les 15 millions de patients couverts à 100% par l'Assurance maladie en bénéficieront ainsi que les malades de longue durée et les femmes enceintes
A partir de janvier 2017, tous les Français pourront y prétendre. Le patient n'aura donc plus rien à débourser, car c'est l'Etat qui paie. Mais l'Etat, ce n'est ni Touraine (soumise à l'ISF), ni Hollande (qui tutoie l'ISF), mais la moitié des Français, les contribuables solidaires des autres, étrangers, sans papiers et clandestins. 
Le médecin sera rémunéré directement par les caisses de sécurité sociale et les mutuelles. Les praticiens devront être payés dans un délai de sept jours, ce à quoi les intéressés ne croient pas un instant. L'hypothèse est d'ailleurs prévue que ce délai soit dépassé. L'Assurance maladie devra leur verser des pénalités, accroissant du même coup leur temps consacré au travail administratif et comptable de contrôle, au détriment des patients. Cet engagement théorique de la ministre de la Santé n'apaise donc pas le secteur médical par ailleurs placé sous la menace d'étatisation.

Les sondés sont-ils aussi favorables 
au tiers payant généralisé qu'on le dit ?

Septembre 2014: 66% des Français interrogés étaient favorables à la généralisation du tiers payant qui permettrait de ne plus avancer d'argent chez les médecins, mais ces derniers y étaient très majoritairement hostiles (95%), selon un sondage publié et réalisé par OpinionWay pour le syndicat de médecins libéraux SML.

Mars 2015: mieux informés, mais toujours manipulés, 63% des personnes interrogées ont répondu favorablement à leur "dispense" du paiement des frais d'avance: "personnellement, souhaiteriez-vous être dispensé d'avancer le montant de la consultation chez votre médecin généraliste". Ont-ils compris que personne ne paierait plus rien ? Seulement... l'Etat?

Ou les (bonnes) mutuelles de santé, pour ceux/celles qui auraient les moyens de  cotiser. Et encore, seulement ceux qui pourraient supporter les hausses des assurances complémentaires que le tiers payant ne manquera pas de générer ?

Sans compter que les jeunes sont particulièrement exposés, sachant qu'après la faillite de la pompe à fric du PS, la Mutuelle des Etudiants de France (MNEF), suite à une affaire politico-financière, c'est le tour de Mutuelle des étudiants (LMDE) de connaître de graves problèmes de gestion et de paiement.

Les médecins exprimeront leur mécontentement dans la rue dimanche 15 mars

Du jamais vu ! Lancé par des internes (Intersyndicat national des internes et Intersyndicat national des chefs de clinique assistants), le mot d’ordre en vue de la manifestation du 15 mars a réuni l'ensemble des syndicats de médecins libéraux, ainsi que des syndicats de professionnels de santé exerçant à titre libéral (dentaire, odontologie, …), sauf les syndicats de pharmaciens.

Dans un communiqué commun intitulé "Tous unis pour la santé de demain / Non au projet de loi de santé", les organisations syndicales médicales affirment rejeter collectivement le projet de loi de santé. Selon le président du syndicat des médecins libéraux (SML), Eric Henry, le parcours du défilé parisien a été tracé de la place Denfert-Rochereau jusqu’au ministère des Affaires sociales et de la Santé, avenue de Ségur.
Alors que les quatre groupes de travail chargés de proposer des réécritures du projet de loi devront rendre leurs copies cette semaine, quelle sera l’attitude de Marisol Touraine face à ce mouvement de protestation grandissant des professionnels de santé ? Eric Henry, lui, est formel : " La ministre de la Santé va reculer sur tout ".