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vendredi 5 août 2016

Terrorisme: Valls ne sait plus quoi faire

"Nous faisons tout contre le terrorisme," estime Valls, dépassé

Par Manuel Valls, soi-même, dans Libération, le 4 août 2016 à 20:21

Le premier ministre a plusieurs groupes de presse à sa botte. Dans 'Libération' de jeudi, il répond à l’écrivain Edouard Louis et au philosophe Geoffroy de Lagasnerie, des intellectuels  qui l’appellent à s’attaquer aux sources sociales de la violence. 

Je ne peux pas laisser sans réponse la lettre ouverte publiée jeudi par Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie dans vos colonnes. Deux intellectuels de gauche, dans un journal de gauche, méritent une réponse claire [et les autres, non ?], d’un Premier ministre de gauche [d'après lui]. 
D’abord, parce que les auteurs, en niant que tout est fait pour lutter contre le terrorisme, alimentent les peurs des Français, ajoutent à la menace le doute et le scepticisme - je ne saurais l’accepter. 
Mais aussi parce que ce faisant, ils mettent en cause l’action de l’Etat, l’action de celles et ceux qui, dans nos forces de sécurité et nos armées, dans nos écoles, nos hôpitaux, nos caisses de sécurité sociale, dans nos mairies, sont la réponse collective de la nation face au défi terroriste [l'échec est collectif et non personnel, tente de convaincre celui qui dispose des ressources de l'état d'exception, qu'il appelle "état d'urgence", histoire d'apparaître moins sécuritaire et plus respectueux de l'Etat de droit]. 

Les auteurs, dans leur texte, font preuve d’une cécité - sans doute très confortable - qui est selon moi une faute, accuse-t-il. Cécité par rapport à l’action des pouvoirs publics. Cécité, aussi, quant aux racines profondes de la menace. Je veux le dire très clairement aux Français : oui, nous faisons tout contre le terrorisme. [Cécité de premier ministre impuissant ?] Les auteurs opposent une action dans le seul domaine de la sécurité - surveillance, répression [car il n'est plus question de "prévention" dans les cercles dilatés de l'Etat-PS] et une action pour lutter contre les inégalités sociales [les allocations ventilées à l'aveuglette ?], scolaires [qui peut en effet faire plus en pure perte avec satisfaction ?], une action qui s’appuie aussi sur la connaissance et l’analyse des phénomènes, sur la recherche en sciences humaines et sociales, en psychologie [ronflant, mais poudre aux yeux, au vu du bilan]. 

Mais enfin ! Notre politique antiterroriste s’appuie - bien évidemment ! - sur ces deux piliers, et ce depuis plus de quatre ans. [C'est bien le drame !] Tout est mis en œuvre pour traquer les terroristes, empêcher des attentats, adapter notre arsenal législatif à une menace en constante évolution. [Et tant d'énergie pour quoi ? Au détriment du chômage et de la croissance

[Fiers de faire la guerre contre d'ex-colonies]
Que la mise en scène est jolie !
Nos forces aériennes frappent Daech dans ses bastions en Irak et en Syrie, et l’emprise de cette organisation terroriste recule au Levant [Des militaires et des civils meurent en nombre].
Nous agissons aussi sur notre sol, avec le renforcement des effectifs et des moyens de nos forces de sécurité, avec deux lois antiterroristes, deux lois sur le renseignement, une loi sur la procédure pénale, avec la réforme du régime de l’Etat d’urgence. [la subversion ne se combat pas avec des textes; la paix religieuse ne se décrète pas] [Des civils  et des policiers y sont sauvagement exécutés] 

Mais nous agissons aussi, bien sûr, pour traiter les causes profondes du terrorisme, pour retisser les liens qui se défont dans notre société, pour combler ces fractures dans lesquelles les communautarismes [que la gauche favorise], les extrémismes s’engouffrent. Qui peut sérieusement soutenir que le gouvernement détourne les yeux face aux inégalités sociales, au chômage, à l’exclusion, aux discriminations, à la situation dans nos quartiers ? [Un gouvernement ne doit-il pas être jugé -plutôt qu'à des mots, des coups de menton, des invectives et des crises de nerfs- à ses résultats ?

Alors que nous avons refondé l’école de la République , pour que l’égalité des chances [des dizaines de milliers de foyers touchés en août par la baisse ou la suppression des APLne soit plus une promesse se heurtant au mur des réalités [l'OCDE nous dira si, vraiment, 'ça va mieux' !]

Alors qu’élu d’Evry, j’ai été l’un des premiers à dénoncer l’existence d’un apartheid social et territorial au sein de notre République. 
Alors que nous remettons avec détermination des services publics dans nos quartiers populaires, dans les zones périurbaines, dans le monde rural, en outre-mer comme en métropole. 
Alors que nous faisons tout pour casser les logiques de ségrégation, pour ne rien laisser passer en matière de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie. Pour que chacun se sente pleinement citoyen, partage une même envie de construire l’avenir ensemble. Le Parlement examine en ce moment même deux textes, l’un sur l’égalité et la citoyenneté et l’autre sur l’égalité réelle en outre-mer, pour que, partout, la République se traduise en actes.  
[Après les attentats, Nicolas Sarkozy s'est dit "consterné" par l'emploi de Manuel Valls du terme "apartheid" pour qualifier la fracture de la société française.]

La formule de Manuel Valls "apartheid... par francetvinfo


Valls détient la vérité (officielle)
Dès 2013, le gouvernement s’est engagé dans une politique de prévention de la radicalisation, totalement novatrice dans notre pays. Après un premier plan adopté en 2014, le deuxième, que j’ai présenté, avec le ministre de l’Intérieur, en mai [2016], a bien comme objectif de mobiliser tous les ministères, notamment, aux côtés de la Justice et de l’Intérieur, ceux de l’Education nationale, des Affaires sociales, des Familles, ou encore de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. ["Nous faisons tout contre le terrorisme"] Et il faudra aller plus loin encore. 
Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation pilote l’action de pas moins de 18 départements ministériels. Tous ces ministères ont intégré dans leur politique une dimension préventive face au terrorisme. 

Non : contrairement à ce qui est asséné, la réponse gouvernementale ne se limite pas au démantèlement - nécessaire - des filières terroristes.[Ce qui s'appelle distribuer des coups d'épée dans l'eau !]

Malgré tout cela, même si tous les moyens de l’Etat de droit sont mis en œuvre, le risque zéro n’existe pas. [La popularité du président à 13% et l'efficacité de son premier ministre, si] Dire cela, ce n’est pas un "discours de fatalité", mais un discours de vérité - confondre les deux, c’est au fond refuser de voir la réalité pour s’enfermer dans la posture. Une vérité dure, difficile à porter pour un Premier ministre, mais une vérité à laquelle les Français ont droit. 

Oui, nous sommes entrés dans une période longue, la menace terroriste restera forte ["discours de fatalité" ?], et nous devons, chacun à notre place, faire face à ces risques nouveaux. Et moi, je crois que le vrai "discours de fatalité", c’est celui d’Edouard Louis et de Geoffroy de Lagasnerie [la faute aux autres. Et encore, le quinquennat précédent n'est pas mis en cause...]. 

En dressant un profil type des terroristes [délit de faciès], dont les points communs seraient la misère, l’exclusion, la désespérance sociale [profil dressé lors des "printemps arabes"...] - ce qui est au demeurant loin de se vérifier à chaque fois -, ils dessinent, en creux [on reconnaît le bac +3 non sanctionné d'un quelconque diplôme], une forme de déterminisme, qui ferait de tous les jeunes des quartiers populaires des terroristes en puissance. 

C’est ce discours - le même qui était présenté il y a quelques années concernant la délinquance - qui est dangereux. Car il crée la suspicion vis-à-vis de l’immigration et de l’islam, car il accroît les divisions, fait le jeu des populismes. 

Enfin, quand on est intellectuel et que l’on analyse les dynamiques sociales du terrorisme, il est curieux de faire une impasse totale sur la matrice idéologique qui nourrit le [d]jihadisme, en grande partie salafiste. Comment ne pas voir que la sphère [d]jihadiste constitue une entreprise idéologique à visée totalitaire d’un genre nouveau ?  

Schémas classiques 
Curieux, aussi, de ne pas s’intéresser à la relance [à peine amorcée] du chantier de construction d’un islam de France, à la fois reconnu et respecté au sein de la nation [il ne fonctionne pas: difficile de le reconnaître et le respecter]. Elle répond à la double nécessité de réaffirmer la pleine appartenance des Français de confession musulmane à la vie collective [n'est-ce pas plutôt à eux de se manifester comme tels ?], dans le respect des règles de la laïcité. 
Et elle vise à prévenir les tentatives de déstabilisation dont certaines associations cultuelles peuvent être victimes [Aux Pennes-Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône ils font de la provocation avec la privatisation d'un parc aquatique avec port du burkini obligatoire]

Les auteurs reprochent au gouvernement de ne pas avoir de "réflexe de gauche"… Mais être de gauche, c’est voir qu’il y a, bien sûr, des déterminants liés à la situation économique et sociale, mais voir aussi que ce n’est qu’une part de la réalité. C’est appréhender les situations dans toute leur complexité. C’est voir que parfois les schémas classiques, les grilles de lecture binaires [rien à côté de la binarité et des évidences du bipolaire Valls] n’offrent pas toutes les réponses. 
Alors moi je crois que ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas de "réflexe de gauche", mais d’une politique de gauche, c’est-à-dire une politique globale, profondément républicaine, qui agit sur tous les leviers. Une politique qui est aussi exigeante et s’inscrit toujours dans le cadre de l’Etat de droit, du respect des droits des personnes, du refus de l’arbitraire. Voilà la politique que nous menons et continuerons de mener pour protéger nos concitoyens. 
[Olé !]
Manuel Valls

samedi 23 juillet 2016

Paris plages 2016: camp de vacances à haut risque

Paris plages défie les terroristes et autres "déséquilibrés" ou "déprimés"

Plusieurs événements ont en revanche été annulés d
epuis l'attentat de Nice  




Anne Hidalgo prend le risque que son dispositif sécuritaire renforcé autour du principal rendez-vous estival de la capitale ne soit pas plus efficace que pour le 14 Juillet à Nice. Comment relever significativement les niveaux de sécurité à Paris sans donner à ses habitants et aux centaines de milliers de touristes l’impression que la capitale est en état de siège ? Après l’attentat de Nice, la maire de Paris a en effet décidé de maintenir "l’ensemble de la programmation estivale parisienne"… Enfin presque toute la programmation, et surtout son gros morceau, l’opération Paris Plages, lancée mercredi 19 juillet, sous très haute surveillance. 

La Préfecture de police a en revanche préféré annuler plusieurs événements, faute de sécurité suffisante.
Moins d'une semaine après les sanglants attentats terroristes de Paris et Saint-Denis, l'Assemblée nationale a adopté à la quasi-unanimité, jeudi 19 novembre 2015, un projet de loi renforçant et prolongeant pour trois mois l'état d'urgence décrété. 
En Ile-de-France, l'interdiction de manifester sur la voie publique a été prolongée une première fois, à l'exception des "rassemblements de fait sur les lieux des attentats à des fins commémoratives", près du Stade de France à Saint-Denis et dans les Xe et XIe arrondissements de Paris, où les attaques par des djihadistes français ont fait 130 morts et plus de 350 blessés. 

Dans toute la France, des événements étaient également annulés.
Parce que "la menace persiste", le maire de Lyon Gérard Collomb a annulé la Fête des lumières qui attire chaque année, début décembre, près de trois millions de personnes dans la ville. Les festivités se transformeront en une "journée d'hommage aux victimes", le 8 décembre, jour de célébration de la Vierge Marie depuis le milieu du 19e siècle à Lyon. 
Les marches pour le climat prévues en France les 29 novembre, veille de l'ouverture de la COP21, et le 12 décembre, au lendemain de la fin de la conférence, ne sont pas autorisées. 
Le rassemblement prévu devant la grande mosquée de Paris pour dire non "au terrorisme" et à "l'amalgame" après les attentats du vendredi 13 novembre a été annulé, "les conditions de sécurité indispensables" n'étant pas réunies, a annoncé jeudi la mosquée.

Les événements commerciaux étaient maintenus
Le carnaval de Dunkerque n’a pas été remis en question. "Nous ne sommes pas dans une logique d’annulation de manifestations", expliqua le maire (SE) Patrice Vergriete. "Les événements locaux de fin d’année se tiendront mais nous avons demandé aux organisateurs de renforcer les contrôles."
Strasbourg a décidé de maintenir son marché de Noël, l'un des plus anciens d'Europe où deux millions de visiteurs sont attendus. Il s'est déroulé sous haute surveillance, dans une version écourtée, a déclaré vendredi le maire socialiste Roland Ries.
Le marché de Noël de Colmar a également été maintenu. "Il y aura des moyens militaires" supplémentaires "déployés sur la période du marché de Noël et des moyens mobiles" avec des contrôles dans le périmètre du marché, a indiqué le préfet, Pascal Lelarge.
Le marché de Noël des Champs-Elysées à Paris, fermé après les attentats, a finalement rouvert, sous haute surveillance grâce au déploiement de forces de l'ordre supplémentaire.


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Il est important de soutenir les commerçants du marché de noël : la vie doit continuer à Paris.



L’Assemblée nationale et le Sénat ont voté jeudi 21 juillet la loi qui proroge l’état d’urgence jusqu’au 26 janvier 2017.
 L’état d’urgence devrait durer au total un peu plus d’un an et deux mois depuis son instauration le 14 novembre 2015, au lendemain des attentats du Bataclan, des terrasses parisiennes et du Stade de France.

Paris Plages s’est-elle imposée comme la priorité de la municipalité en réquisitionnant la très – trop ? – grande partie des forces de sécurité de la capitale au dépend des autres événements ? "C’est un choix politique d’Anne Hidalgo", dit-on dans l’entourage de l'édile.

"Paris restera debout et on n’annulera pas notre programme de loisirs, ce serait un très mauvais message envoyé aux Parisiens et les terroristes auraient gagné. Nous avons l’expérience des très grandes manifestations, nous venons de le prouver avec l’Euro de foot."
Enfin, en ce qui concerne Paris Plages, la Mairie assure avoir travaillé main dans la main avec la Préfecture de police. "Nous construisons le volet sécurité de l’opération, la préfecture l’évalue et fait ses recommandations. Elle en a fait par exemple sur les horaires d’ouverture de Paris Plage afin d’adapter les forces de police et les équipes de sécurité à la fréquentation du site".

Des blocs de béton et des patrouilles mobiles
Après l'attentat de Nice, la préfecture de police a aussi validé la décision d’Anne Hidalgo d’installer des blocs de béton, des barrières et des voitures de police, stationnées sur la chaussée au niveau des différentes entrées du site - comme à Nice, pour la Fête nationale…- afin de contrer une éventuelle attaque au véhicule bélier. Ou l'intrusion d'un 19 tonnes ?

Tout au long des 4 kilomètres de sable aménagés de Paris Plages (2,8 km sur la voie Pompidou et 1,2 km au Bassin de la Villette), le dispositif de sécurité choisi est celui de patrouilles mobiles avec trois catégories d’agents : des équipes armées de la préfecture de police (gendarmes, police nationale et militaires de l’opération Sentinelle) ; des agents de sécurité de la ville de Paris, non armés, qui circulent à pied ou ...à vélo sur les quais ensablés et gèrent les incivilités quotidiennes ; enfin des agents de sociétés de sécurité privée, qui patrouillent eux aussi non armés, soit en tenue, soit en civil.

A la différence des fans zones de l’Euro pourtant en références évoquées par la maire PS, ou au festival de musique Fnac Live sur le parvis de l’Hôtel de Ville (20 au 23 juillet), qui sont des manifestations statiques, il n’y a, à l’entrée de Paris Plages, ni filtrage, ni fouille systématique. 
"La densité y est plus fluide. C’est pourquoi la mobilité des agents est indispensable" estime-t-on à la mairie. Combien sont-ils à patrouiller toute la journée ? "La préfecture ne dévoile pas ce chiffre et nous non plus."

Le cinéma en plein air annulé. 
La mairie se veut toutefois rassurante. 
"Le Préfet de police de Paris, en accord avec le Ministère de l’Intérieur, a encore relevé les niveaux de sécurité par rapport l’été dernier. Il a envisagé l’ensemble des événements annoncés et a préféré annuler ceux qui ne pouvaient pas être correctement protéger. Une mesure de précaution".
L'annulation préfectorale de la piétonnisation des Champs Elysées – un jour par mois pendant l’été à compter du 8 mai –,  pour la journée du 7 août, ne semble pas chagriner la Mairie de Paris. "Vu les circonstances de l’après-Nice, nous ne comptions pas demander une autorisation pour cette journée particulière".

mardi 19 juillet 2016

Nice: le Fonds d'aide aux victimes est dans le rouge

Le fonds aura "les financements nécessaires," assure Touraine qui avoue ainsi qu'il est à sec

Le Fonds d'aide n'est pas financé 

Les victimes risquent d'être plus seules que certains qui s'affichent
Ce fonds est en charge de l'indemnisation des victimes de l'attentat de Nice mais il attend d'être approvisionné... Il "recevra les financements nécessaires," a avoué mardi Marisol Touraine, ministre de la Santé, alors que certains craignent qu'il ne rencontre jamais vraiment les besoins financiers des victimes. "Toutes les personnes qui ont besoin d'être indemnisées seront indemnisées, promet-elle. Evidemment l'Etat sera aux côtés des victimes, de toutes les victimes (...). Le fonds recevra les financements nécessaires pour indemniser les victimes qui seront identifiées. C'est un point extrêmement clair, il n'y aura pas de manque de ressources sur ce fond", a affirmé la ministre sur RTL. 

Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) doit faire face aux besoins des 84 familles des proches des morts et des 300 blessés de l'attentat terroriste commis le 14 juillet à Nice. Créé en 1986 dans les années Mitterrand et  d'Action Directe - dont la fusillade de la rue des Rosiers, 6 morts, 22 blessés, le 9 août 1982 ou l'assassinat de Claude Érignac, préfet de Corse, le 6 février 1998) - , alors que la France connaissait une vague d'actes de terrorisme d'extrême gauche, disposerait d'une réserve de 1,3 milliard d'euros, selon la secrétaire d'Etat aux Victimes, Juliette Méadel. 

Or, environ
300 à 350 millions seront prélevés pour les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, estimait en mai ce fonds. 

Mais des experts craignent qu'il n'atteigne ses limites financières du fait du grand nombre de victimes à Nice, alors que le nombre de dossiers de victimes du terrorisme ne cesse d'augmenter. 
Les récentes attaques djihadistes ont fait doubler le nombre de dossiers traités liés au terrorisme: 4.200 en tout sur ses 28 premières années de vie, et presque autant sur la seule année 2015, selon Françoise Rudetzki, membre de son conseil d'administration et présidente de SOS attentats.

Double peine pour les victimes laissées pour compte par Touraine et Méadel.

mardi 19 janvier 2016

Baisse de la natalité, conséquence des attentats terroristes et de la... "protection" de Hollande

La faute aux attentats terroristes ?

Baisse sensible
 des naissances en France

  
Cette chute se serait accentuée en octobre et en novembre, neuf mois après les attentats de janvier. Et ce sentiment d'insécurité devrait persister en 2016 (malgré la "protection" que Hollande promet à toutes et tous), sous l'effet de "l'état d'urgence économique et sociale" instauré par Hollande et que Valls veut prolonger.

L'exception française en matière de fécondité serait-elle menacée ?
Avec près de deux enfants par femme, la fécondité française se porte plutôt bien, notamment quand on la compare avec celle de nos voisins européens. Mais le plus inquiétant, c'est que les causes officielles énoncées par les media diffuseurs des éléments de langage du pouvoir ne sont que très partiellement recevables.

La baisse atteint environ 10% de naissances 

La fécondité, tributaire des attentats terroristes... "Les jeunes femmes qui ont été choquées par les événements du début d'année ont sans doute renoncé ou reporté l'idée d'une grossesse", raconte Jean-Loup Durousset, patron de Natecia, la deuxième plus grosse maternité privée de France. Cette dernière a enregistré, pour sa part, 400 naissances de moins que l'année dernière, soit une baisse de 10%. 
"En Alsace aussi, on est à 10% de baisse dans le secteur privé, 7% dans le public [davantage fréquenté par la population immigrée]
Même chose en PACA, que son ex-président socialiste, Michel Vauzelle, se flattait de classer "première région musulmane de France"
En Rhône-Alpes, certains établissements connaissent des baisses de 15%, et l'évolution peut être catastrophique", poursuit Jean-Loup Durousset. 
François Hollande n'a-t-il pas annoncé vendredi 13 novembre 2015 qu'il décrétait l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Prochain bilan, lors de la canicule d'août... 

Une nouvelle baisse attendue en août 2016.

Naturellement, les professionnels envisagent une nouvelle chute des naissances en août et septembre 2016, neuf mois après le départ de l'état d'urgence. C'est pourquoi ils ont décidé d'alerter le ministère de la Santé sur cette situation, lui demandant de songer à une compensation de cette baisse d'activités.
Valls va-t-il exiger plus de fermeté des pères et Hollande sortir son plan B en faveur de la gestation pour autrui ?

Le chômage dégage du temps, à défaut de libérer les esprits
Ce climat anxiogène entretenu par les commémorations gouvernementales à répétition n'est pas la seule cause de cette baisse. C'est la faute des patrons et de l'échec du CICE !  Les couples en âge de procréer que les uns accusent de paresse hormonale et les autres d'abus des interruptions volontaires de grossesse - les IVG (gratuites depuis le 31 mars 2013) ont augmenté de 4,5% en 2013 -seraient aussi soumis aux effets de la crise économique. 

ll faut d'ailleurs attendre maintenant qu'opère la magie du plan (d'urgence !) de Hollande pour l'emploi. Reste, quand même, que le climat n'est pas porteur du tout. "Dans les échanges qu'on a au quotidien avec nos patientes, elles nous disent 'je ne le sens pas' ou 'je ne vais pas mettre au monde un enfant dans ce contexte-là', c'est très clair", confie notamment Emmanuel Bolzinger, gynécologue obstétricien.

Et la diminution des allocations familiales, est-elle un stimulus ?


Les allocations familiales en baisse pour 500.000 foyers.
Adoptée en octobre 2014, la réforme des allocations familiales a produit ses premiers effets. Environ un ménage concerné sur dix a vu le montant de ses allocations familiales baisser ou disparaître. En effet, depuis août, les allocations familiales sont désormais calculées en fonction des revenus des parents et suivent un nouveau barème.

La modulation au détriment des bons salaires de droite ou de bobos de gauche remplace l’universalité et l'équité. Certains foyers n'ont plus droit à aucune aide solidaire de leurs concitoyens pour les aider à faire le choix d'un enfant. Jusqu’à présent, le principe était clair : si l’impôt sur le revenu est progressif pour favoriser la redistribution, en matière d’allocations familiales, c’était l’universalité qui prévalait. Quels que soient ses revenus, un foyer modeste ou fortuné recevait le même montant: c'est ce qu'on appelait une politique nataliste, sans discrimination. 

Ce  nouvel attentat socialiste de masse
(contre environ 3 millions de familles) contre les familles moyennes fait suite à l’abaissement du quotient familial et à la diminution (voire la suppression) de la prime de naissance et du complément de garde.

Or, une revalorisation des allocations familiales était promises tous les 1er janvier, en lien avec l'inflation. Mais, pour commencer, l'augmentation prévue au 1er avril 2015 n'a pas eu lieu, pour une bonne raison, le gel de la majorité des prestations sociales...
De quoi débloquer les ardeurs des seuls couples irresponsables.
Les familles et les classes moyennes dans le viseur de Marisol Touraine peuvent se tourner vers les salles de shoot...