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Affichage des articles dont le libellé est attentats du 13 novembre 2015. Afficher tous les articles
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vendredi 11 octobre 2019

Attentat à la Préfecture de police : quand Nuñez recadre Castaner en pleine audition parlementaire

Quand le sous-fifre met au pas son ministre, ou l'histoire de celui qui veut être calife à la place  du calife 

Dans la doublette Castaner-Nuñez, le sous-fifre est le pro


Depuis l'attentat islamiste commis au coeur de la préfecture de police de Paris, le ministre de l'Intérieur ne cesse de tenir des propos intempestifs ou approximatifs. Cette fois, c'est sur les classifications de fiches qu'il s'est fait reprendre par son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, qui lui tenait la main pendant une audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, comme à la Délégation parlementaire au renseignement... 
Les auditions s'enchaînent et le bavard Christophe Castaner prête le flanc à un flot de critiques du fait de son amateurisme à propos de l'attentat au couteau à l'intérieur de la préfecture de police de Paris.

Une question sur les fonctions du terroriste infiltré au coeur du réacteur de la Défense intérieure a créé la confusion entre Castaner et son secrétaire d'Etat lors d'une séance tenue ce jeudi 10 octobre.
"Je crois qu'on va pouvoir vous communiquer la fiche de poste de l'auteur," a commencé le ministre de l'Intérieur, avant de se faire reprendre au vol par Laurent Nunez, ancien directeur de la Sécurité intérieure, le patron de la place Beauvau.


"Elle est forcément classifiée parce qu'elle touche à l'organisation, a rectifié Laurent Nunez. "Tout ce qui touche à l'organisation des services de renseignement est classifié, donc on pourra pas vous la communiquer, a expliqué l'acolyte. "Mais on peut en parler !", a-t-il concédé, un brin condescendant, si ce n'est goguenard.  
Et Christophe Castaner de poursuivre, hésitant : "Vous savez ce qu'on va faire? On va la communiquer à la mission... "
"A la délégation parlementaire au renseignement", corrige à son tour le président de la commission des lois, Philippe Bas, visiblement effaré par l'irresponsabilité du ministre.

Antillais converti à l'islam et pourtant agent administratif au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), Mickaël Harpon,  a assassiné quatre de ses collègues fonctionnaires, le 3 octobre. 

Brûlant la politesse au procureur, seul habilité à prendre la parole,
le ministre-fêtard de l'Intérieur a alors aussitôt présenté l'islamiste comme un "homme" ne présentant pas de "difficultés comportementales"
Mais la justice antiterroriste, puis les autorités politiques ont admis que le salafiste infiltré adhérait à l'islam radical. 

"Détail" accablant : selon un rapport de la DRPP,
des signaux qui auraient pu alerter sur sa probable radicalisation n'ont pas fait l'objet de signalement administratif en 2015, au moment des attentats du 13 novembre, revendiqués par l'organisation terroriste Daech (une série de fusillades et d'attaques islamistes, à Paris et dans sa périphérie, par trois commandos distincts et concomitants faisant 131 morts et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d’urgence absolue). Ils suscitèrent chez le fonctionnaire français de police ce commentaire de compassion: "C'est bien fait !"...

mercredi 27 mars 2019

Menaces de mort de Jawad Bendaoud contre une victime du 13-Novembre : peine confirmée en appel

Le "logeur de Daesh" voit sa peine alourdie 

Jawad Bendaoud a été condamné par la cour d'Appel de Paris à un an de prison avec maintien en détention 

Menaces de mort contre une victime du 13-Novembre : Jawad Bendaoud voit sa peine alourdie en appel

Il devra rester plus longtemps derrière les barreaux 
pour des "menaces de mort" contre une victime des attentats du 13 novembre 2015. 
Après avoir été relaxé dans ce dossier en février 2018, il a en effet été rejugé en novembre et décembre 2018 pour avoir logé deux djihadistes du 13-Novembre, dont Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux présumés des attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Cette condamnation intervient deux jours avant la décision dans son procès en appel pour "recel de malfaiteurs terroristes". 
C'est à la sortie de ce procès, le 5 décembre dernier, qu'une altercation s'était produite entre Jawad Bendaoud, qui comparaissait alors libre, et Sarah Z., une victime des attentats qui venait de témoigner. Celle-ci l'a accusé de l'avoir menacée de mort dans les couloirs du palais de justice. "Je vais te tuer. Tu vas voir ce que je vais te faire", aurait-il lancé, selon elle.

Jawad Bendaoud a nié ces menaces. 
Lors du premier procès pour ces menaces de mort, le 11 décembre, il a affirmé avoir dit à Sarah Z. : " Evite de dire que je suis coupable alors que tu ne sais pas si je suis coupable". 

La condamnation a été aggravée en appel


13-Novembre : Jawad Bendaoud condamné à 6 mois de prison pour "menaces de mort"

Elle passe de six mois de prison à un an avec maintien en détention.

Vendredi, il sera dans le box des prévenus pour entendre la
décision de la cour d'Appel concernant le "recel de malfaiteurs terroristes". 
Un dossier dans lequel il a toujours clamé son innocence, affirmant qu'il ne savait pas que les deux hommes qu'il hébergeait étaient des djihadistes du 13-Novembre. Il encourt six ans de prison.

Le comique Yassine Belattar, est lui aussi poursuivi en justice pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre du comédien Bruno Gaccio. 
Bénéficiera-t-il de l'indulgence du tribunal pour sa proximité avec le président Macron ? Il l'a jugé digne d'une nomination au Conseil présidentiel des Villes (CPV), aux côtés de 25 personnalités "engagées", dont Corinne Versini, ex-candidate LREM dans les Bouches-du-Rhône battue par Jean-Luc Mélenchon, Laëtitia Nonone, originaire d’outre-mer et fondatrice de l’association 'Zonzon 93' (prévention à la délinquance), de Samia Chabbani, sociologue, directrice et fondatrice de l’association 'Ancrages' (mémoire et citoyenneté, implantée dans les quartiers Nord de Marseille), Allaoui Guenni, ancien boxeur, comme l'Edouard, président de l’association 'Emergence' au Havre (dont l'Edouard fut le maire, remplacé par l'exhibitionniste sexuel Lemonnier), qui travaille sur l’insertion professionnelle. ou Mohamed Mechmache,fondateur du collectif 'Pas sans Nous' et membre de 'AC Le Feu', candidat à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis où ont actuellement lieu des expéditions punitives contre la communauté Rom.

mardi 24 avril 2018

Jawad Bendaoud de nouveau en garde à vue

En France, les attentats islamistes passent plus facilement que le terrorisme domestique 

Relaxé en février dernier pour "recel de malfaiteurs terroristes", le "logeur de Daech" est soupçonné d'avoir proféré des menaces de mort contre son ex-conjointe. 

Le logeur de deux djihadistes des attentats du 13 Novembre en France est actuellement entendu par les policiers du commissariat de Saint-Denis. Ils l'ont placé en garde à vue pour menaces de mort sur son ex-compagne, des faits remontant à mars 2018.

Papa d'un petit garçon de 8 ans, Adam, le petit caïd surnommé '666', le nombre de la 'Bête de l'Apocalypse', avait pourtant précisé durant son procès être également très proche de la fille handicapée de sa compagne, Laura. 

"J'ai envie de faire plein de conneries, mais faut pas", confiait-il il y a deux semaines au quotidien Libération.   (Seine-Saint-Denis). Jawad Bendaoud a été arrêté lors de l'assaut du 18 novembre 2015, durant lequel le Raid et la BRI ont investi le 48, rue de la République à Saint-Denis. Dans cet immeuble s'étaient retranchés le cerveau présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aït Boulahcen et Chakib Akrouh. Tous les trois ont été tués dans la nuit.

Epilogue inattendu au Palais de justice de Paris, hier soir

Jawad Bendaoud a été mis en examen pour "recel de malfaiteurs terroristes" et son procès s'est ouvert le 24 janvier 2018 devant la XVIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Au terme de 3 semaines de procès, à la surprise générale, le tribunal correctionnel  de Paris avait décidé de relaxer Jaouad Bendaoud, en février dernier, malgré ses déclarations décalées face à la gravité du sujet. Au lendemain du jugement, ses avocats Me Xavier Nogueras et Marie-Pompéi Cullin avaient déclaré au micro d'Europe 1 à propos du trentenaire: "On a beaucoup discuté avec sa famille, on est tous en attente de jours meilleurs le concernant. On espère qu'il va se prendre en main."

Le Parquet avait aussitôt fait appel du jugement.
Alors que son procès en appel doit se tenir le 21 novembre 2018, il vient d'être placé en garde à vue ce 24 avril 2018 et doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate au tribunal de Bobigny.
Celui qui assurait ne plus supporter la médiatisation a par ailleurs annoncé à Libération être à la recherche d'un auteur pour écrire sa biographie... Un projet bien éloigné d'une diète médiatique.

Depuis sa remise en liberté,
il avait trouvé une oreille compatissante auprès de Libération auquel l'individu s'était plaint que sa vie était "foutue".

lundi 30 octobre 2017

Enquête sur l'attentat manqué du Thalys : quatre arrestations, en Belgique

La police belge a interpellé quatre suspects d'attentat contre le Thalys Amsterdam-Paris

La police belge a été efficace, annonce le parquet fédéral de Belgique

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Le parquet fédéral de Belgique a annoncé lundi l'interpellation  de quatre individus dans le cadre de l'enquête sur l'attentat manqué du Thalys Amsterdam-Paris en août 2015
Résultat de recherche d'images pour "thalys amsterdam attaque TERRORISTE"Les policiers ont mené six perquisitions à Bruxelles et dans d'autres lieux de Belgique, mais n'ont saisi ni armes, ni explosifs.

Monté en gare de Bruxelles avec un fusil mitrailleur, le 21 août 2015, un ressortissant marocain, Ayoub el Khazzani, ouvrit le feu dans le TGV à destination de Paris.
Image associée
Après plusieurs tentatives infructueuses, le terroriste fut désarmé par deux touristes Américains, Anthony Sadler et Alek Skarlatos, et un Britannique Chris Norman , mettant fin à l‘attaque qui a fait trois blessés.

Le tueur islamiste dit avoir agi sous l'ordre direct d'Abdelhamid Abaaoud, alias Abou Omar.

Dans le bureau du juge d'instruction, le Marocain de 27 ans a précisé son parcours de la Syrie à l'Europe en passant par la Turquie.

Résultat de recherche d'images pour "Ayoub el Khazzani"
Durant leur périple, ils ont suivi les indications livrées par Bilal C. (alias Hamza, un Algérien qui sera arrêté en Allemagne en juillet 2016), chargé de partir en reconnaissance dans les Balkans pour faciliter l'infiltration de djihadistes de retour de Syrie.
Résultat de recherche d'images pour "Ayoub el Khazzani"L’avocate d’Ayoub El Khazzani, a demandé aux juges d’instruction d’organiser une reconstitution. Maître Sarah Mauger-Poliak, qui conteste la version commune des faits présentée par les militaires, souhaite ainsi déterminer le rôle exact de son client et les conditions dans lesquelles il a été maîtrisé par les jeunes militaires américains et les voyageurs présents dans le wagon. "Etait-il là pour commettre un massacre, ce qu’il réfute, ciblait-il des militaires, les armes se sont-elles [toutes] enrayées avant qu’il ne soit maîtrisé ?" Ce sont les questions qu'elle souhaite, comme les enquêteurs, élucider. Elle a également déploré les conditions de détention du djihadiste. "Il fait l’objet de fouilles intégrales cinq à dix fois par jour, alors même qu’il n’a pas quitté sa cellule, et est réveillé toutes les trois heures depuis deux ans par le personnel pénitentiaire," raconte-t-elle.

Il a reconnu 
ses liens avec le coordinateur de trois commandos distincts des attentats du 13 novembre 2015, tué dans l'assaut du Raid à Saint-Denis, après avoir fait 130 morts dans les rues, en terrasse ou en concert à Paris et à Saint-Denis (93), aux abords du Stade de France, où se jouait un match amical de football France-Allemagne, auquel assistait le président François Hollande.

dimanche 24 juillet 2016

Taubira fait diversion sur le fond des problèmes terroriste et d'état d'urgence

Taubira fustige "ceux qui font commerce de la peur" face au terrorisme islamiste... 

Contre le pouvoir et la prolongation de l'"état d'urgence", 
l'ex-garde des Sceaux a plaidé pour la "préservation de nos libertés individuelles et publiques" 

Autre menteuse exemplaire, après Cahuzac,
modèles pour Cazeneuve
Christiane Taubira s'exprime en ces termes accusateurs après l'attentat de Nice dans une longue tribune postée sur sa page Facebook. Plutôt sonnée, elle était restée trop longtemps effacée dans les media depuis sa démission fin janvier. 
Ce samedi, Christiane Taubira a donc fustigé "ceux qui font commerce de la peur, de l'angoisse, de la douleur d'autrui et vocifèrent sans respect des larmes",  appelant à relever le défi d'en "assécher le terreau". 

Sans les nommer, l'insidieuse ancienne ministre de la Justice de Hollande accuse ceux-là de privilégier "leurs intérêts partisans ou leur impatience à s'emparer du pouvoir d'État." Cette infecte méthode subversive renvoie indirectement aux déclarations de plusieurs élus de droite. "Ressasser des poncifs sur les décisions de justice, prises en indépendance [sic] par des magistrats dans notre État de droit [faut-il que le doute soit si grand que, sans cesse, l'ex-garde des Sceaux le ressasse ?]; gloser sur les effets de la prison lorsque aucun des tueurs du 13 novembre, ni celui du 14 juillet, n'avait d'antécédents carcéraux [c'est donc sans doute sa manière tordue d'incriminer les services du renseignement !]; rabâcher les sempiternelles récriminations fondées sur de seules motivations partisanes, c'est s'obstiner à déguiser la réalité [ce qui n'arriverait pas à Cazeneuve à Nice], se réfugier derrière des incongruités confortables, se satisfaire de facilités aberrantes, se situer en deçà des nécessités régaliennes, et finalement nous exposer durablement au danger", écrit la blessante Taubira qui finit sa litanie en forme de diatribe anaphorique en faisant elle-même "commerce de la peur". 

"Quand il faudrait voir de haut et voir loin", tacle Christiane Taubira dont la stature n'autorise pas vraiment cette vision audacieuse. 

"Besoin de sûreté, ce droit imprescriptible" 

Hystérique donneuse de leçon de stabilité 
La pompeuse ex-ministre inclut la "préservation de nos libertés individuelles et publiques" dans le "besoin de sûreté, ce droit imprescriptible", qu'en quatre années elle n'a pas assuré à son poste régalien, préférant consacrer 50% de son temps au ministère au mariage homosexuel. 

Et de poursuivre sa leçon d'éthique binaire. "Il convient de les organiser, pas de les opposer. Il revient à la puissance publique de trouver, et ce n'est pas simple, la souplesse qui permette d'ajuster le dispositif de sécurité aux multiples formes des attaques, dans la proportionnalité qu'exige l'État de droit, campé sur ses institutions solides", poursuit cette cycliste qui ne manque pas de souffle. 

Elle en appelle aussi à "gagner la bataille du recrutement". Cette bataille "n'est pas exclusive de l'action militaire ciblée sur les arsenaux et logistiques ; de l'action diplomatique opérant sur les rapports de force ; de l'asphyxie financière. Un bilan des insuffisances politiques du quinquennat qui s'achève...

Mais face à cette armée innombrable qui se lève de partout [et ça fait peur !], Taubira définit la ligne que ne suit pas Hollande 
Depuis cette piqûre de rappel,
Valls ne regrette plus rien...
"Assécher le terreau où germe, pousse, jaillit cette monstruosité si froide qu'elle paraît intoxiquée, tel est le défi", selon la littératrice verbeuse.



Taubira fait d'ailleurs l'éloge de la "rhétorique djihadiste, simple, brute (...) [qui] parvient ainsi à capter des individus en marge, au rapport parfois distendu avec la religion", "le terrain est celui des esprits, où frustrations [refus des communautaristes socialistes d'intégrer la diversité], humiliations [fracture sociale], ignorance [échecs de l'Education nationale et de l'idéologie de la FSU] et fêlures [de la déprime au déséquilibre "psychiatrique"] pourvoient en énergie destructrice". Taubira est-elle une angoissée qui s'ignore et une porteuse de peurs ?

L'entourage de l'ex-ministre démissionnaire souligne que cette tribune est la "première intervention politique directe sur l'actualité depuis des mois"
Suite aux attentats islamistes du 13 novembre 2015 par des djihadistes français, Christiane Taubira avait déserté ses fonctions gouvernementales le 27 janvier 2016, officiellement pour protester contre le projet de révision constitutionnelle permettant la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, finalement abandonné par l'exécutif.
Six mois plus tard, elle se montre à nouveau pour stigmatiser les uns et les autres: une énergie que la fielleuse aurait pu mettre à combattre le mal terroriste qu'elle décrit avec tant de force verbale...

Un abandon de poste justifie-t-il ces excès de langage d'une moraliste arrogante et hautaine, défaillante -en responsabilité- dans l'adversité ?  

mardi 19 juillet 2016

Nice: le Fonds d'aide aux victimes est dans le rouge

Le fonds aura "les financements nécessaires," assure Touraine qui avoue ainsi qu'il est à sec

Le Fonds d'aide n'est pas financé 

Les victimes risquent d'être plus seules que certains qui s'affichent
Ce fonds est en charge de l'indemnisation des victimes de l'attentat de Nice mais il attend d'être approvisionné... Il "recevra les financements nécessaires," a avoué mardi Marisol Touraine, ministre de la Santé, alors que certains craignent qu'il ne rencontre jamais vraiment les besoins financiers des victimes. "Toutes les personnes qui ont besoin d'être indemnisées seront indemnisées, promet-elle. Evidemment l'Etat sera aux côtés des victimes, de toutes les victimes (...). Le fonds recevra les financements nécessaires pour indemniser les victimes qui seront identifiées. C'est un point extrêmement clair, il n'y aura pas de manque de ressources sur ce fond", a affirmé la ministre sur RTL. 

Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) doit faire face aux besoins des 84 familles des proches des morts et des 300 blessés de l'attentat terroriste commis le 14 juillet à Nice. Créé en 1986 dans les années Mitterrand et  d'Action Directe - dont la fusillade de la rue des Rosiers, 6 morts, 22 blessés, le 9 août 1982 ou l'assassinat de Claude Érignac, préfet de Corse, le 6 février 1998) - , alors que la France connaissait une vague d'actes de terrorisme d'extrême gauche, disposerait d'une réserve de 1,3 milliard d'euros, selon la secrétaire d'Etat aux Victimes, Juliette Méadel. 

Or, environ
300 à 350 millions seront prélevés pour les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, estimait en mai ce fonds. 

Mais des experts craignent qu'il n'atteigne ses limites financières du fait du grand nombre de victimes à Nice, alors que le nombre de dossiers de victimes du terrorisme ne cesse d'augmenter. 
Les récentes attaques djihadistes ont fait doubler le nombre de dossiers traités liés au terrorisme: 4.200 en tout sur ses 28 premières années de vie, et presque autant sur la seule année 2015, selon Françoise Rudetzki, membre de son conseil d'administration et présidente de SOS attentats.

Double peine pour les victimes laissées pour compte par Touraine et Méadel.

samedi 30 avril 2016

Tueur islamiste: Abdeslam obtient l'aide juridictionnelle

Salah Abdeslam a été  transféré à la prison de Fleury-Mérogis, le 27 avril

Le droit national et l'opinion populaire peuvent légitimement entrer en conflit
.

Le premier s'en tient froidement au droit égal pour tous, quand la seconde pulse au rythme de nos drames et s’apparente bien souvent à cette opinion publique que mesurent et manipulent les instituts de sondage. On peut ainsi être choqué en apprenant que Salah Abdeslam, seul protagoniste direct des attentats du 13 Novembre à avoir été capturé vivant, va bénéficier de l’aide juridictionnelle - comme y a droit tout prévenu gagnant au maximum 1.000 euros mensuels, officiellement. Mais comment un tel ennemi de la France et de ses contribuables, qui ne nie pas son implication dans les barbares assassinats de masse de Paris, peut-il être pris d’une quelconque manière en charge par la nation qu’il déteste au point de la meurtrir aussi profondément ?

La tentation d’une logique "œil pour œil", tout islamique, a fortiori après des actes terroristes islamistes et alors que les plus hautes autorités de l’Etat usent du mot "guerre", comme Valls, et décrètent l'état d'urgence, comme F. Hollande, est compréhensible, sinon légitime, sauf à craindre des troubles à l'ordre public.

Mais l’essence et la fierté d’un Etat de droit est précisément de le faire respecter jusqu’au bout.
En laissant par exemple tout justiciable bénéficier d’une défense, qu’il soit riche ou pauvre, citoyen français, de l’UE ou étranger en situation régulière.
Mais il est des contextes où la chose est moins aisée. Où pression populaire et tentation populiste, droit et horreur se mêlent. Un criminel nazi devrait-il avoir accès au même droit d'assistance ?

Si on concevait demain l'idée de priver les terroristes de l’aide juridictionnelle - dont on rappelle qu’elle s’adresse à des personnes qui, sur le plan du droit et quels que soient les faits établis dans la presse ou les propos de tel ou tel, restent présumées innocentes -, qui l’opinion publique souhaiterait-t-elle ensuite en priver ? Les violeurs, les tueurs, les fraudeurs présumés ?

Faut-il le plaindre et lui accorder notre compassion ?


On l’a aussi appris cette semaine, Abdeslam, à l’isolement à Fleury depuis son transfèrement de Belgique, sera défendu par un ténor du barreau, Frank Berton, un ténor du barreau et non point un jeune débutant commis d'office. S'il n'a pas avoué s'être mis sur les rangs des demandeurs,  l’avocat a précisé avoir accepté d’être rémunéré via l’aide juridictionnelle, dont le montant n’est ni proportionnel à la gravité des faits ni à leur "aspect médiatique". Mais si Me Berton perd de l’argent dans le marathon judiciaire qui s’ouvre (et s'il doit tomber dans le rouge avant la fin du mois), il y gagne une ignoble vitrine, tout en se montrant en accord avec sa conception du rôle d’avocat.



Abdeslam s’offre, lui, un ténor aux frais de la France, mais il faudrait presque savoir s’y résigner, en considérant l’importance de le juger dans des conditions exemplaires, au nom de nos... valeurs. Le système juridictionnel français est-il à ce point défaillant que son équilibre et la défense des intérêts du terroriste de masse dépendent à ce point d'un seul homme, l'avocat ? 
L’autre option consiste, tel l’avocat et député mariniste Gilbert Collard, à revendiquer l’usage de la torture contre Abdeslam et tout assassin de masse. L’opinion pourrait légitimement pencher du côté de la loi du Talion contre celui du droit.

Les républiques islamistes et ses terroristes ne combattent pas l'Occident avec les armes de la démocratie et c'est pourquoi l'avenir de notre civilisation est actuellement compromis, aussi sûrement que par notre mise en péril de l'environnement.