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mercredi 6 juillet 2016

L'avocat du terroriste islamiste Abdeslam va porter plainte contre Thierry Solère

La surpopulation carcérale et l'engorgement judiciaire s'en porteront-ils mieux ?

Le député Les Républicains Thierry Solère sera-t-il poursuivi comme lanceur d'alerte ?
 

Le député des Républicains Thierry Solère (au centre),
accompagné de Laure Haccoun, directrice de la sécurité,
et Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux,
a pu avoir accès à la zone où Salah Abdeslam est incarcéré.
L'élu LR a dénoncé la semaine dernière des conditions privilégiées de détention de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis. L'avocat du dernier survivant des assassinats islamistes du 13 novembre, les plus meurtriers de l'histoire en France et revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh') a décidé de porter plainte contre le parlementaire.
L'avocat de Salah Abdeslam considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client dans le système pénitentiaire public. Administrativement, il est rattaché au tribunal de grande instance d’Évry, ville dont le maire fut Valls.
"Une partie du quatrième étage a été "vidée" pour lui, indique le JDD. Du côté droit, la plupart des cellules sont réservées à "l'unité dédiée", composée des détenus radicaux, incarcérés pour terrorisme, et qui sont isolés du reste de la prison. "Ils ne sont jamais en contact avec Abdeslam", précise le surveillant. Ils sont une douzaine. Dans les autres cellules de l'étage, les détenus "à l'isolement". "Soit sur décision judiciaire, parce que les magistrats demandent qu'ils n'aient aucun contact en détention, soit sur décision administrative, généralement quand on pense qu'ils peuvent être menacés", détaille aussi la directrice. L'étage abrite aussi des transgenres. "On les isole là, dans l'attente d'une décision; ensuite ils vont soit en détention chez les hommes, soit chez les femmes", glisse Laure Haccoun. Et puis, isolé parmi ces isolés, Abdeslam.
Quatre cellules ont été aménagées pour sa venue, précise le JDD. Deux à son usage, une cellule A et une cellule B? en cas de dégradation de la première. Dans une cellule au milieu des deux, un poste de surveillance vidéo. C'est là qu'un fonctionnaire veille 24 h sur 24 pour observer le prisonnier et noter scrupuleusement tous ses faits et gestes. Une quatrième cellule a été transformée en "salle sport spéciale", avec un rameur pour faire de l'exercice. Un autre équipement de musculation est commandé… Et sur le toit, un petit espace de promenade à son seul usage, lui aussi sous surveillance vidéo. "Son avocat a pu venir jusqu'ici, confie un surveillant. Quant à Abdeslam, il voit sa famille au parloir: il y en a déjà eu quatre ou cinq, et à chaque fois, il ne croise personne sur le trajet. Son parloir est sécurisé, avec Hygiaphone, sans contact direct." [] ...En cas de déplacement de Salah Abdeslam, tout est vidé sur son parcours".
A la suite d'une visite, le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le député a interpellé le garde des Sceaux dans une lettre ouverte qui l'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam. Il s'était notamment étonné que le djihadiste présumé dispose, à l'étage, d'une salle de sport réservée à son usage exclusif, ainsi que d'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam - en compagnie de son confrère belge l'avocat Sven Mary - n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.
"La cellule du terroriste du 13 novembre a été repeinte en blanc," ajoute le JDD. Accrochées au mur, deux djellabas, une blanche et une couleur bordeaux. Filmé aux toilettes et à la douche (juste le haut du corps), Abdeslam est sous surveillance permanente. "C'est très impressionnant. Il y a une demi-douzaine de caméras, qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit, ou ce qu'il mange", raconte le député, "mais il n'y a pas de son".
L'avocat s'indigne du droit de regard d'un "élu de la République"

"Comment, Monsieur le Garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à Monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéo-protection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton, 53 ans. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes [aussi désobligeant que subjectif et polémique], n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il raconté sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet. 

VOIR et ENTENDRE Berton accuser Thierry Solère de voyeurisme dans la "salle de bains" de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis

La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, la plus grande prison d'Europe,  est construite sur 180 hectares et compte très exactement 4.521 détenus, dont 250 femmes. "Ce qui nous fait un taux d'occupation de 195%. Nous avons aujourd'hui 7 matelas au sol, faute de lit", admet la directrice de la sécurité. 
Inaugurée en mai 1968, la maison d'arrêt a été rénovée pendant plus de dix ans, pour un demi-milliard d'euros. Les fenêtres neuves, désormais bien isolées, ont diminué de taille. Fini le mode four l'été et glaçon l'hiver. Chaque cellule, initialement conçue pour un seul détenu, a été doublée, avec sanitaire et douche. Les douches collectives, dangereuses, ont été supprimées. Fini aussi les préaux, des coupe-gorge juste avant la cour de promenade, à l'abri des regards des surveillants."Depuis quelques jours, on est sur un rythme d'une quarantaine d'entrées quotidiennes, ce qui est beaucoup plus que la moyenne", explique Laure Haccoun. Les magistrats, à la veille de leurs vacances, "déstockent" et incarcèrent.
Le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance ne serait pas légal

Dans sa lettre, Me Berton écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". Un élu de la République n'est donc pas considéré comme "la moitié des Français". 
En tout état de cause, l'"ennemi public n°1" est surveillé 24 heures sur 24 par un système vidéo et Me Berton semble bien faire beaucoup de bruit pour rien. Conformément au décret d'application du 20 mai, tout député accompagné de journalistes et photographes peut désormais procéder à une visite surprise de tout établissement pénitentiaire.

Une attaque nominale qui fait abstraction du mandat électif de Thierry Solère
"Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste Berton, lui-même "artiste" du barreau et d'ailleurs spécialiste du droit de la presse. "Ce qu'il a vu", est en effet détaillé dans un article du JDD, qui a recueilli l'indignation de Thierry Solère. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

Lui, le terroriste qui n'a pas actionné sa ceinture de kamikaze dans la nuit du 13 novembre, qui ne s'est pas tué sur ordre, est désormais incarcéré avec interdiction de le faire… Et
l'administration pénitentiaire a pour mission impérative de le maintenir vivant… Vivant pour qu'un procès ait lieu.

lundi 4 juillet 2016

Salah Abdeslam, terroriste islamiste VIP, jouit d'une suite de 4 cellules

L'opposition dénonce le 4 étoiles pour Salah Abdeslam dans un Fleury-Mérogis par ailleurs surpeuplé

Sans états d'âme, la gauche fait 
bénéficier Salah Abdeslam de conditions de détention avantageuses
Quatre cellules lui sont dédiées, depuis son incarcération en avril à Fleury-Mérogis. Il dispose d'une cellule où il est surveillé 24h sur 24 par des caméras de surveillance. Une cellule de rechange est prévue pour le cas où la première ne conviendrait plus à l'islamiste. La troisième cellule est un poste de contrôle où sont disposés les écrans vidéo. La quatrième est équipée d'un rameur à l'usage exclusif de Salah Abdeslam. 

Une partie de l'étage a été vidée pour Salah Abdeslam. 
Le protégé du ministère de la Justice est logé dans le bâtiment D3, au quatrième et dernier étage de la prison, plus grande prison d'Europe située à une trentaine de kilomètres de Paris. "En temps normal, c'est un quartier d'isolement où sont hébergés des détenus médiatiques. Ils peuvent se retrouver dans une salle de sport. Elle n'a pas été crée spécifiquement pour lui", confirme une source syndicale pénitentiaire qui précise que le Molenbeekois n'y a pas accès quand il le demande mais uniquement certains jours à des créneaux horaires précis. "Il ne peut rien imposer, ce n'est pas à la carte", ajoute-t-elle.
Mais en décrivant la généralité, Delphine Boesel, avocate militante, fait de l'enfumage. Elle aurait pu aussi bien mentionner d'autres catégories de détenus à l'isolement qui auraient pu être les voisins de cellule du terroriste, mais qui ne le sont pas. Certains prisonniers, comme par exemple des anciens fonctionnaires "VIP" ou des transgenres, se trouvent habituellement dans ce quartier d'isolement, mais ils ont été déménagés.
En avril dernier, L'Express s'était aussi appliqué à désinformer l'opinion.
"Dans sa cellule, qui fait un peu plus que 11m2, Salah Abdeslam bénéficiera d'une télévision, d'un lit composé d'un matelas ignifugeable , d'un mobilier pour écrire et ranger ses affaires ainsi que des toilettes et une douche qui "respectent son intimité", c'est-à-dire à l'abri des regards. A l'identique des autres détenus en isolement."
Le ministère de la Justice s'est soumis aux exigences du terroriste assassin
Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando djihadiste des attentats du 13 novembre 2015 bénéficie de conditions de détention particulières. Et, l'Observatoire international des prisons, habituellement prompt à dénoncer les conditions de vie carcérale, n'a pas manqué de banaliser la situation privilégiée du détenu, hébergé dans un espace VIP réservé aux détenus médiatiques. "Toutes les personnes placées à l'isolement ont à leur disposition [exclusive?] une cellule aménagée dans laquelle ils ont accès la plupart du temps à un rameur, voire un vélo. Du matériel, en général, pas de très bonne qualité", a raconté Delphine Boesel, avocate. "Il n'a aucun traitement de faveur,"assure cette vigie des prisons.
Me Boesel a découvert les prisons par le biais du Genepi, association.Elle a défendu Daniel Merlini, un membre de la Dream Team, équipe de braqueurs qui s'est illustrée dans les années 1990. Son client, qui sera abattu en 2010 dans une fusillade.
Parmi ses clients, des multirécidivistes au casier judiciaire long comme le bras, elle compte Christophe Khider, condamné pour braquage, meurtre, évasion de Moulins, tentative d'évasion de Fresnes avec prise d'otage.
Face à l'administration pénitentiaire, elle conteste les placements à l'isolement, les transferts incessants de détenus pour raison de sécurité.

Elle milite avec l'OIP pour le droit des détenus à posséder un téléphone portable.
Elle sera 
élue présidente de la section française de l'OIP en avril 2015, Christiane Taubira étant ministre de la Justice de mai 2012 à janvier 2016. 
Thierry Solère (LR) "étonné" des conditions de détention d'Abdeslam

Le député a découvert le pot-aux-roses lors d'une visite à la prison et il a interpellé le Garde des Sceaux. "J'ai écrit à Jean-Jacques Urvoas, pour lui demander quelles sont les motivations qui ont prévalu à cette décision de transformer une cellule dans une prison surpeuplée, pour que M. Abdeslam puisse avoir une salle de sport", explique-t-il. Selon le ministère de la Justice, proposer des activités sportives aux détenus est une obligation.


Le député des Hauts-de-Seine dénonce les "privilèges" accordés au terroriste. "On en est à un dispositif tel que même une cellule supplémentaire lui est allouée pour une salle de sport privée", résume Thierry Solère au micro d'Europe 1. 
"Je suis étonné, et d'ailleurs le personnel pénitentiaire autour de moi n'a pas su me répondre et a aussi montré son étonnement", poursuit l'élu. "C'est un privilège qui est donné" à Salah Abdeslam. 

La situation est, selon lui, d'autant plus inacceptable que "la surpopulation en prison" est une réalité. "Les nouveaux arrivants à Fleury-Mérogis n'ont même pas un lit pour eux: on leur met simplement un matelas par terre", a-t-il dénoncé. 

Dans sa lettre à Urvoas, Thierry Solère  écrit: "Je ne cherche pas la polémique", assure-t-il. "Jean-Jacques Urvoas est garde des Sceaux depuis peu de temps, il est courageux, dit la vérité et a conscience des sujets. En revanche, j'attends une réponse précise sur la motivation [qui a poussé à] donner à Salah Abdeslam une cellule en plus avec du matériel de sport, un rameur et un appareil de musculation."

samedi 30 avril 2016

Tueur islamiste: Abdeslam obtient l'aide juridictionnelle

Salah Abdeslam a été  transféré à la prison de Fleury-Mérogis, le 27 avril

Le droit national et l'opinion populaire peuvent légitimement entrer en conflit
.

Le premier s'en tient froidement au droit égal pour tous, quand la seconde pulse au rythme de nos drames et s’apparente bien souvent à cette opinion publique que mesurent et manipulent les instituts de sondage. On peut ainsi être choqué en apprenant que Salah Abdeslam, seul protagoniste direct des attentats du 13 Novembre à avoir été capturé vivant, va bénéficier de l’aide juridictionnelle - comme y a droit tout prévenu gagnant au maximum 1.000 euros mensuels, officiellement. Mais comment un tel ennemi de la France et de ses contribuables, qui ne nie pas son implication dans les barbares assassinats de masse de Paris, peut-il être pris d’une quelconque manière en charge par la nation qu’il déteste au point de la meurtrir aussi profondément ?

La tentation d’une logique "œil pour œil", tout islamique, a fortiori après des actes terroristes islamistes et alors que les plus hautes autorités de l’Etat usent du mot "guerre", comme Valls, et décrètent l'état d'urgence, comme F. Hollande, est compréhensible, sinon légitime, sauf à craindre des troubles à l'ordre public.

Mais l’essence et la fierté d’un Etat de droit est précisément de le faire respecter jusqu’au bout.
En laissant par exemple tout justiciable bénéficier d’une défense, qu’il soit riche ou pauvre, citoyen français, de l’UE ou étranger en situation régulière.
Mais il est des contextes où la chose est moins aisée. Où pression populaire et tentation populiste, droit et horreur se mêlent. Un criminel nazi devrait-il avoir accès au même droit d'assistance ?

Si on concevait demain l'idée de priver les terroristes de l’aide juridictionnelle - dont on rappelle qu’elle s’adresse à des personnes qui, sur le plan du droit et quels que soient les faits établis dans la presse ou les propos de tel ou tel, restent présumées innocentes -, qui l’opinion publique souhaiterait-t-elle ensuite en priver ? Les violeurs, les tueurs, les fraudeurs présumés ?

Faut-il le plaindre et lui accorder notre compassion ?


On l’a aussi appris cette semaine, Abdeslam, à l’isolement à Fleury depuis son transfèrement de Belgique, sera défendu par un ténor du barreau, Frank Berton, un ténor du barreau et non point un jeune débutant commis d'office. S'il n'a pas avoué s'être mis sur les rangs des demandeurs,  l’avocat a précisé avoir accepté d’être rémunéré via l’aide juridictionnelle, dont le montant n’est ni proportionnel à la gravité des faits ni à leur "aspect médiatique". Mais si Me Berton perd de l’argent dans le marathon judiciaire qui s’ouvre (et s'il doit tomber dans le rouge avant la fin du mois), il y gagne une ignoble vitrine, tout en se montrant en accord avec sa conception du rôle d’avocat.



Abdeslam s’offre, lui, un ténor aux frais de la France, mais il faudrait presque savoir s’y résigner, en considérant l’importance de le juger dans des conditions exemplaires, au nom de nos... valeurs. Le système juridictionnel français est-il à ce point défaillant que son équilibre et la défense des intérêts du terroriste de masse dépendent à ce point d'un seul homme, l'avocat ? 
L’autre option consiste, tel l’avocat et député mariniste Gilbert Collard, à revendiquer l’usage de la torture contre Abdeslam et tout assassin de masse. L’opinion pourrait légitimement pencher du côté de la loi du Talion contre celui du droit.

Les républiques islamistes et ses terroristes ne combattent pas l'Occident avec les armes de la démocratie et c'est pourquoi l'avenir de notre civilisation est actuellement compromis, aussi sûrement que par notre mise en péril de l'environnement.

 

vendredi 8 avril 2016

Belgique: interpellation de Mohamed Abrini, islamiste recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris

Sans "état d'urgence", la police belge arrête Salah Abdeslam, puis son complice

Mohamed Abrini, 
le terroriste assassin le plus recherché depuis les attentats islamistes du 13 novembre à Paris, 
a été interpellé


La révélation est venue, ce vendredi, de la VRT, radio-télévision belge de langue néerlandaise à destination la communauté flamande. Ce binational belgo-Marocain avait été aperçu avec Salah Abdeslam peu avant les attaques du 13 novembre, mais avait échappé à toutes les polices d'Europe depuis l'arrestation de Salah Abdeslam.  



Selon les media belges, Abrini aurait été arrêté à Anderlecht avec un deuxième suspect impliqué dans la série des trois attentats-suicide de Bruxelles à la bombe, deux à l'aéroport de Zaventem et le troisième dans une rame du métro, en mars dernier. Le parquet fédéral belge a confirmé plusieurs autre arrestations parmi les assassins de Bruxelles, mais sans préciser  les identités et le les conditions de ces interpellations. 

D'après la RTBF, le deuxième homme, Oussama K. (Krayem ou Kraiem), alias Naïm Al-Hamed, a également été interpellé à Bruxelles vendredi matin, "de même que Hervé B. M.", a dit le porte-parole du parquet belge, Thierry Wert. "L’enquête se poursuit activement afin de vérifier si Oussama K. est, ou non, la seconde personne qui était présente lors de l’attentat de la station de métro Maelbeek" le 22 mars, a-t-il ajouté. Il serait la première personne aperçue "en compagnie de Khalid El Bakraoui à la station de métro Pétillon".
Ce "Marocain" du Rif, âgé de 30 ans, désormais aux mains de la police, a fait de la propagande pour les djihadistes du groupe Etat islamique, a été expulsé d'Italie et s'est fait retirer son autorisation de séjour suisse par les autorités helvétiques. Mieux, il a fait le djihad en Syrie, s'est mêlé aux migrants pour traverser la Grèce en direction de la Belgique.
Les enquêteurs cherchent également à savoir si Osama K. est le même individu filmé dans un centre commercial en train d'acheter les sacs qui ont servi à transporter les bombes pour le double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Selon des média, il s'agirait d'Osama Krayem qui serait en fait... Suédois, né en 1992 et habitant Malmö (Sud).

Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 31 ans originaire de Molenbeek, avait été aperçu à deux reprises en compagnie de Salah Abdeslam
, dont il est proche.
Une première fois le 11 novembre, soit deux jours avant les tueries, en France. Il est filmé une première fois par une caméra de vidéosurveillance dans l'Oise, photo1, à une station essence de Ressons-sur-Matz, située sur une autoroute qui mène vers Paris. Il conduit la Clio qui a été retrouvée plus tard dans le 18e arrondissement de la capitale et qui a été utilisée par les kamikazes du Stade de France. 
Une seconde fois le 12 novembre, en Belgique. Là encore, il est vu en compagnie de Salah, "à 3 heures du matin à Bruxelles". Il s'agit vraisemblablement du moment où la cellule terroriste se dirige vers Paris, en convoi, à bord de trois véhicules, dont la Clio. C'est à ce moment-là qu'il disparaît des écrans radar. 
"Corpulence athlétique, 1,80 mètre, cheveux foncés, yeux bruns, visage fin, dangereux et probablement armé". C'est ainsi qu'il était décrit dans le mandat d'arrêt émis par le juge français, le 24 novembre. Bien connu des services de police pour de multiples vols ou détentions de drogue, il est suspecté de complicité dans la préparation des attentats. Mais son rôle exact reste flou. Sa famille assure qu'il était à Bruxelles le soir du 13 novembre...


La Belgique résiste pourtant à l'état d'urgence

Au soir des attentats terroristes les plus meurtriers qu’ait connu la Belgique, le 22 mars 2016, 
le pouvoir belge s'était refusé d'instrumentaliser la terreur par des déclarations martiales et des défis à Daesh, la proclamation de l’état d’urgence était apparue vaine et la "fermeture des frontières" illusoire, contrairement à François Hollande le 13 novembre dernier, par calcul politicien, avec le secret espoir de remonter dans les sondages, comme ce fut le cas en janvier 2016 alors que Paris était meurtrie par les tirs des djihadistes. 
Le petit Royaume de 11 millions d’habitants a choisi la retenue, le refus de la psychose. Et, à peine sorti de la stigmatisation - le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé qu'"une centaine de quartiers en France" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek" -, le gouvernement belge marque des points et dame le pion de Hollande, conseillé par le petit Cazeneuve de Beauvau et le "P'tit Zizi" de Matignon.

vendredi 1 avril 2016

Valls, "un petit manoeuvrier sans envergure," souligne Fillon

L'ancien Premier ministre juge "indignes" les propos de Manuel Valls

"Les propos du Premier ministre sont indignes parce qu'ils sont faux", a riposté F. Fillon sur RTL

Depuis deux jours, l'abandon de la révision constitutionnelle annoncée par François Hollande mercredi attirent les sarcasmes de la droite sur le gouvernement et singulièrement son chef, Manuel Valls. Par téléphone au micro de RTL ce vendredi matin, François Fillon a même qualifié Manuel Valls de "petit manoeuvrier sans envergure"

La veille, Manuel Valls fustigeait la droite sénatoriale et l'accusait de l'échec du projet de réforme constitutionnelle. 
Interrogé sur le transfert de Salah Abdeslam en France, le locataire de Matignon a amèrement commenté l'exemple et fustigé l'opposition majoritaire: "On ne pourra pas déchoir de la nationalité, car la droite sénatoriale l'a décidé." 

Des propos dont François Fillon souligne l'indignité. 
"Ils sont indignes parce qu'ils sont faux. Le texte que le président de la République avait promis, celui qu'il avait annoncé à Versailles, et qui correspond d'ailleurs parfaitement au vote du Sénat, concernait les binationaux. Et donc c'est vrai qu'avec la proposition de François Hollande, Abdeslam n'aurait pas pu être déchu de sa nationalité", a ajouté le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017.

"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a assumé l'ancien François Fillon.
Avant le vote au Sénat, une partie des députés de droite  -dont François Fillon- n'a pas voté la révision constitutionnelle et, piqué au vif il ripostait donc à l'accusation de Valls, un premier ministre socialiste qui accuse en effet la droite sénatoriale d'avoir fait échouer le projet de loi constitutionnel, quand -sur d'autres sujets- il n'accuse pas alternativement l'Union européenne, les patrons et les syndicats.

"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a rétorqué l'ancien Premier ministre. "Il y a eu un accord manifestement entre le président des Républicains et François Hollande pour voter cette révision constitutionnelle (à l'Assemblée nationale)", insinue au passage le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017. "Je considère que c'est une erreur".
"Ceux qui ont voulu se lancer dans une aventure d'une révision constitutionnelle purement symbolique se sont fourvoyés. C'était un théâtre d'ombres; ça a abouti à ridiculiser le gouvernement, la majorité, le Parlement", a-t-il jugé.
 
Et de démonter la manoeuvre hypocrite de l'exécutif socialiste

"Le gouvernement faisait voter une révision constitutionnelle qui permet la déchéance de nationalité pour tous les Français mais immédiatement il faisait en sorte que les Français qui ne sont pas binationaux ne puissent pas être déchus de leur nationalité".
 
Citoyen français parce que né sur le sol de France, Salah Abdeslam sera livré à la France par la justice belge qui a approuvé jeudi l'intention du gouvernement. Ce terroriste islamiste est en effet soupçonné d'avoir tenu un rôle-clé de logisticien dans les attentats du 13 novembre à Paris.

Un grand nombre de députés PS a voté contre la déchéance 

Adopté de justesse -et uniquement par les godillots de l'Assemblée,
le projet a fracturé la majorité présidentielle. 92 députés PS ont voté contre la déchéance de nationalité, mardi 9 février au soi. 
La veille, l'article 1 --qui constitutionnalise l'état d'urgence-- avait été adopté dans un hémicycle plus que clairsemé. 
L'article 2, lui, a bien failli ne pas passer, puisque c'est par 14 voix d'écart --soit seulement six de plus que la majorité absolue, compte tenu du nombre de votants-- que les députés ont voté pour. Et ce, malgré les menaces de l'exécutif, quelques heures plus tôt.
Comme le glissait un conseiller de l'exécutif dans la soirée, le gouvernement a eu "vraiment très très chaud aux fesses". Et "ptit zizi" est tout ratatiné.

jeudi 24 mars 2016

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, affirme avoir été agressé

Sven Mary a-t-il vraiment été agressé et parce qu'avocat ou sur soupçons d'hostilité à notre démocratie ?

L'avocat de Salah Abdeslam assure avoir été victime d'une agression, mardi. 

C'est l'inconvénient d'être connu comme le loup blanc. L'avocat en qui le terroriste islamiste a placé sa confiance est reconnaissable à ses jeans sous la robe d'avocat, mais surtout à son tee-shirt noir sous la veste de treillis. Si défendre un terroriste, "présumé innocent" d'assassinats de masse, est une tâche difficile, c'est aussi une charge non seulement acceptée, mais aussi recherchée, voire arrachée, et vécue comme capable "de changer une vie", selon les termes de l'avocat. 
Dès janvier, l'avocat flamand, Me Sven Mary, et Salah Abdeslam avaient pris langue, rapporte l'agence Belga, et le conseil n'avait pas caché son intention de défendre le suspect toujours recherché des attentats de Paris. Que l'avocat savait-il des projets du djihadiste à Bruxelles, trois mois plus tard ?

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, principal suspect des attentats du 13 novembre, arrêté il y a une semaine en Belgique, dit avoir été agressé mardi par un individu isolé qui n'appréciait manifestement pas qu'il se soit porté volontaire pour assurer la défense d'un tueur fanatique responsable de centaines de morts innocents, entre Paris, en novembre, et Bruxelles, en mars, et terroriste présumé arrêté vendredi à Forest.  

Me Mary, dont l'apparence confirme la réputation de baroudeur, dans les prétoires comme dans la rue, aurait pris le dessus sur son assaillant, avant de le mettre en fuite. L'un des deux est donc clairement aguerri au combat de rue. Et l'autre reste encore introuvable.

L'avocat sort le grand jeu, car si l'agression n'est toujours pas avérée et n'a de réalité que par la bouche du plaignant, le quadragénaire n'a toujours pas souhaité être placé sous protection, il a tout de même tenu à faire savoir qu'il a fermé son cabinet, "pour assurer la sécurité de mes collaborateurs", explique-t-il dans les colonnes du quotidien belge Le Soir. Depuis qu'il a accepté d'assurer la défense de Salah Abdeslam, l'avocat a en effet reçu des centaines de mails injurieux et de menaces.
Ses correspondants assimilent l’avocat aux faits reprochés à son client. Et comment ne pas les comprendre, puisque le doute plane sur la capacité du terroriste à faire face aux honoraires de cet avocat de renom, sauf à penser que celui-ci a choisi d'assurer sa défense pour la gloire, mais aussi par conviction militante. Lors de l’affaire Dutroux, les avocats successifs du ravisseur de Julie, Melissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia avaient subi le même sort, subissant des crevaisons de pneus -mais les policiers ou les professeurs ne subissent-ils les mêmes risques du métier - l’agression de leurs enfants à l’école -au même titre que des gosses de journalistes ou de professeurs une fois encore - , des dégradations à leurs biens - comme tout citoyen qui a porté un regard appuyé sur l'autre - , des menaces - comme tout automobiliste sur un parking. L’un d’eux, Me Daniel Cohen s’était résolu à porter une arme dont le permis était limité "à la durée de l’affaire Dutroux". Me Magnée, victime de menaces de mort avant l’ouverture du procès Dutroux, avait assuré qu’il n’avait aucun égard envers ces imprécateurs et "qu’il fendrait la foule devant le palais de Justice, quitte à en mourir". Il la fendit, mais ne mourut pas. Ces agresseurs-là ne massacrent pas.
Sven Mary crée-t-il une psychose médiatique et professionnelle ?
A-t-il des traces d'agression? Est-il en RTT ? Le journal flamand Het Nieuwsblad raconte que l'avocat aurait envisagé de renoncer à défendre le terroriste islamiste. Des interrogations démenties depuis par Sven Mary, qui prétend toutefois qu'il "n'aurait peut-être jamais commencé" s'il avait su ce qui allait se produire. Alors, Sven Mary, un novice ?

Qui est Sven Mary, l'avocat qui parle à l'oreille de Salah Abdeslam?

Cet avocat pénaliste bruxellois avait déjà annoncé son désir de défendre Salah Abdeslam, arrêté vendredi soir après quatre mois de cavale. Le militant du barreau belge l’avait confié au Soir en décembre dernier: "Moi, ce qui me motive, c’est de lutter contre l’arbitraire et l’abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans. Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m’a écœuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir. Si, demain, Salah Abdeslam me sollicitait, j’accepterais d’être son avocat." Appel d'offres inutile: Sven et Salah sont faits pour s'entendre.


Les proches du suspect numéro 1 des attaques du 13 novembre n'ont eu aucune peine à contacter l’avocat en janvier dernier, révèle l’agence Belga. Ce que Sven Mary a confirmé vendredi soir. "Un homme était venu me voir à mon cabinet, mais je ne peux pas vous dire qui c’était [!]. Je ne contrôle pas les identités. Mais il avait l’air sérieux. La disparition soudaine de ce contact m’a fait me poser des questions", a-t-il affirmé. "En revanche, ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas la même personne qui m’a contacté aujourd’hui [vérification faite d'identité ?]. Ce sont des proches." Or, la famille Abdeslam a indiqué au Soir qu’elle n’a jamais contacté Sven Mary. On ignore pour le moment qui peuvent être ces "proches" du tueur fanatique. Des représentants de l'Etat islamique circulent-ils en Belgique avec de grosses mallettes?


La presse le surnommé "l’avocat des crapules"
A 43 ans, "l’avocat des crapules" n’en est plus à son coup d’essai, contrairement à ce que sa mise en scène de l'avocat agressé donne à penser. Les références de cet avocat engagé ne sont pas des "enfants de choeur": le prédicateur islamiste Fouad Belkacem, Michel Lelièvre - "l’homme à tout faire" de Marc Dutroux-, Murat Kaplan, dit "le roi de l’évasion" ou encore Bruce Sauw, condamné pour le viol et le meurtre d’une jeune femme… La liste est aussi longue qu'éloquente sur les états d'âme de l'avocat. En France, il est principalement connu comme l’avocat d’une icône national de films policiers et d'aventure: Jean-Paul Belmondo.

Grande gueule et quelque peu subversif, cet activiste s’oppose régulièrement au parquet fédéral qui ne semble pas le porter dans son coeur. Le ministère de la Justice l’accuse même d’entretenir "un climat de peur", selon Le Soir… 

A ceux qui demandaient vendredi à cet avocat atypique pourquoi il tient tant à défendre "un individu aussi terrifiant", Me Mary a répondu simplement: "J’ai choisi mon métier et ma discipline, le droit pénal, en toute connaissance de cause. J’assume mes choix. J’ai des idées personnelles qu’on ne m’enlèvera pas de la tête et les attentats de Paris m’ont révulsé mais mon travail consiste à défendre les personnes qui me demandent de l’aide", a expliqué ce Flamand à La Libre Belgique. En demandant toutefois aux gens "de faire la part des choses " et "de ne pas verser dans l’amalgame. Je ne le leur demande pas pour moi, mais pour mon entourage, ma femme et mes enfants, qui souffrent parfois de la situation". Il assume ses choix jusqu'à un certain point.
Sven Mary a tout de même posé une condition à la défense de Salah Abdeslam. "Si Salah nie sa présence sur les lieux des attentats de Paris, je ne le défendrai pas." L'avocat ne s'est encore pas désisté.


Sven Mary, pénaliste et procédurier rusé, est précédé d'une réputation sulfureuse 

Cet ancien espoir du Sporting d'Anderlecht -autre commune bruxelloise, avec Molenbeek, à forte concentration musulmane-, est devenu le conseil du terroriste islamiste le plus agressif d'Europe.

Ce petit avocat est plus rusé que brillant
Sven Mary a commencé par rater -à deux reprises- sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles, mais ses convictions politiques sont devenues le moteur de son investissement jusqu'à ce que la rage en fasse  un expert des arcanes et passerelles du droit belge. Juriste malin, il est souvent cité aux côtés d'autres ténors tels Hans Rieder et Walter Van Steenbrugge, pour sa capacité à faire durer les procès, note "7sur7". "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", expliquait à De Standaard.

Une image dpénaliste hostile à l'institution

Me Mary n'a pas fait mentir sa réputation, contestant le transfèrement de Salah Abdeslam aux autorités françaises, puis annonçant dès lundi son intention de porter plainte contre le procureur de Paris François Molins pour violation du secret de l'instruction, après la conférence de presse qu'il a donnée samedi, sans autre souci que de prouver que le pouvoir mène rondement l'affaire.
"Il a violé le secret de l'enquête. Jusqu'à présent, personne n'avait donné de détails sur l'enquête, seulement sur l'état médical de mon client et sur le déroulement de la procédure à venir", a-t-il argué auprès du quotidien néerlandophone De Standaard, appartenant au même groupe que le Het Nieuwsblad. 
Le pénaliste de 43 ans a depuis longtemps déclaré la guerre à la justice. "Si quelqu'un est décrit comme l'ennemi public numéro un, je veux combattre cet abus d'autorité. Je trouve cela juste", explique l'"avocat des crapules" motivé par toute cause susceptible de déstabiliser les institutions. Habitué des dossiers médiatiques, Sven Mary n'a jamais caché son agacement depuis les attentats de Paris et Saint-Denis. 

L'avocat et le Parquet s'opposent sur l'offre de services de l'avocat au terroriste. 
Nous l'avons vu, le nom de Sven Mary avait commencé à circuler dès le mois de janvier, bien avant l'interpellation de Salah Abdeslam, vendredi 18 mars. L'agence de presse Belga avait révélé des contacts entre le pénaliste et un proche du fugitif, annonce balayée à l'époque par le parquet fédéral belge, qui avait évoqué une simple "rumeur", mais que Me Mary avait confirmée, tout en taisant les identités des intervenants.

Sven Mary avait aussi dénoncé la posture de culpabilité adoptée par la Belgique face aux autorités françaises depuis le 13 novembre. 
Un positionnement bien peu consensuel qui fait du Flamand rouge un des avocats les plus redoutés du parquet fédéral. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats. On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", avait-il lancé dans un entretien au quotidien belge "La Dernière Heure".
Michel Sapin, ministre des Finances de Hollande, n'a-t-il pas fait la leçon à la Belgique en effet, en dénonçant la "naïveté" belge en matière d'anti-terrorisme? Lien PaSiDupes  

L'avocat s'en prend aussi au style de communication "écoeurant" adopté par le parquet belge.
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré, cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir."
Sur le site de son ancienne université, Sven Mary se marque politiquement, se déclarant prêt à défendre tout le monde, "à l'exception de l'extrême droite". D'où ce message de Robert Ménard, maire de Beziers, sur Twitter:
Tous unis contre la haine, en faisant le choix de la 'haine vertueuse'...
Ou le choix du consensus mou ?


dimanche 20 mars 2016

L'avocat de Salah Abdeslam raconte qu'il pourrait porter plainte contre le procureur de Paris

Le cabinet d'avocats d'activistes a encore frappé

Salah Abdeslam 
a confirmé son intention de "se faire exploser au Stade de France"
Sven Mary n'est pas le terroriste
Le terroriste islamiste a déclaré aux enquêteurs qu'il avait bien l'intention de mourir en martyr d'Allah avant de choisir de vivre et de faire "machine arrière", révèle le procureur de Paris, François Molins. Des confidences publiques qu'exploite l'avocat du terroriste présumé incarcéré à la prison ultra-sécurisée de Bruges.

Me Sven Mary, 44 ans, déclare vouloir porte  plainte
"C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer", a-t-il déclaré dimanche à la radio-télévision belge RTBF.  L'avocat de Salah Abdeslam accuse  le procureur de Paris, François Molins, d'avoir violé le secret de l'instruction en divulguant hier le projet de son client de se faire exploser au Stade de France, le 13 novembre dernier, alors que le président Hollande se trouvait dans la tribune officielle.
VOIR et ENTENDRE le journaliste belge pointer les "conditions drastiques" de détentions de l'islamiste: 
Pourvu que ce régime pénitentiaire ne le radicalise pas...

S'exprimant au surlendemain de la capture Salah Abdeslam, Sven Mary a déclaré: "la lecture d'une partie de sa conférence de presse est une violation. C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer".

François Molins a lu samedi lors d'une conférence de presse une déclaration recueillie par les enquêteurs belges dans laquelle Salah Abdeslam déclarait qu'il avait initialement projeté de se faire exploser au Stade de France et qu'il avait fait "machine arrière".
"Ces premières déclarations qu'il faut prendre avec précaution laissent en suspens toute une série s'interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s'expliquer, en particulier quant à sa présence dans le 18e arrondissement le 13 novembre au soir dès 22h", a ajouté le procureur.

Quand Salah Abdeslam sera t-il extradé et remis à la justice française ?
Dans 3 mois maximum. Tous les 15 jours, une nouvelle étape : il y aura d'abord dans 2 semaines une première décision de la justice belge qui dira si oui ou non elle accepte la remise de Salah Abdeslam à la France et il y a tout à penser que ce pays européen ne pourra pas opposer une réponse négative.
Le terroriste présumé aura alors 24h pour faire appel de cette décision. S'il le fait, la justice belge aura de nouveau 15 jours pour rendre sa décision d'appel, puis encore 15 jours s'il se pourvoit en cassation.
Mais entre temps, Salah Abdeslam subira des interrogatoires de la justice belge sur le fond du dossier et il risque bien de parler.

Comment l'interrogatoire va-t-il se dérouler en France ?
Le terroriste présumé ne sera pas entendu sous le régime de la garde à vue: il sera interrogé par les juges du pole antiterroriste de Paris. La justice va vouloir savoir quel était le scénario précis de la soirée du 13 novembre et le rôle de Salah Abdeslam. Devait-il vraiment se faire exploser au stade de France comme il l'a indiqué hier, lors de sa premier audition en Belgique ?

Sven Mary, "l'avocat des crapules" ?

Présenté comme l'un des dix meilleurs avocats pénalistes de Bruxelles, depuis l’affaire Fortis ou encore le dossier Habran, Sven Mary est bien connu des activistes de tout poil. Ou presque. C'est lui qui a acquis la confiance de l'islamiste et il prend l'offensive: c'est le "dossier de sa vie", reconnaît-il et il n'entend pas la laisser lui échapper. Depuis l'arrestation de Salah Abdeslam, Maître Sven Mary prend la lumière alors que son client a passé sa première nuit à l'ombre.
Crâne rasé et barbe rare, il ne porte pas la robe traditionnelle de l'avocat, selon Le Point. Ce samedi, il était en anorak kaki de combat, sur tee-shirt noir (un indice !),  pour annoncer que Salah Abdeslam refuse son extradition vers la France. Premier coup d'éclat pour ce militant qui n'entend pas plier face à l'énorme pression de la justice française. Ce dimanche, en redoutable procédurier, il déclencha le tonnerrelançant qu'il va porter plainte pour violation du secret de l'instruction contre le procureur de Paris, François Molins. Un coup médiatique, puisque le droit français ne permet pas encore de poursuivre un procureur !

La robe ne fait pas la fillette 
Ce baroudeur du barreau, qui porte souvent le jean à défaut de 'battle dress', est pourtant décrit comme "l'un des dix meilleurs avocats pénalistes" de Bruxelles par le quotidien La Capitale, mais il reproche à François Molins d'avoir dévoilé samedi des éléments du premier interrogatoire de Salah Abdeslam après son arrestation. "La lecture d'une partie de l'audition de M. Abdeslam en conférence de presse constitue une violation" du secret de l'instruction, a estimé dimanche Me Sven Mary. François Molins avait précisé qu'Abdeslam avait affirmé aux enquêteurs belges qu' avant de faire "machine arrière", il "voulait se faire exploser au stade de France" le soir des attentats. 

La meilleure défense, c'est l'attaque
L'avocat bruxellois, qui en tant que jeune du quartier a joué à Anderlecht, le prestigieux club de la capitale belge,  considère que l'attaque reste la meilleure des défenses. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats.
Dutroux, en avant, suivi de son avocat
On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", a-t-il lancé dans un entretien avec le quotidien La Dernière Heure. C'est
un spécialiste du grand banditisme, ce qui lui a valu le surnom d'"avocat des crapules". Il a notamment défendu Michel Lelièvre, l'homme à tout faire de Marc Dutroux, (ci-contre, à droite) auteur de meurtres et de viols sur des enfants et des jeunes adolescentes.

Sven Mary, qui a défendu le chef du groupuscule Sharia4Belgium, groupuscule aujourd'hui dissout,
Fouad Belkacem, ci-contre au centre, l'une des figures de proue du djihadisme en Belgique, avait été approché fin 2015 par l'entourage de Salah Abdeslam, à la recherche d'un éventuel avocat sur le fugitif le plus recherché d'Europe. Les avocats de Fouad Belkacem, leader de Sharia4Belgium, ont introduit une requête en récusation visant le président de la chambre du conseil d’Anvers. Celui-ci a donc décidé de laisser la place à un autre juge, qui être choisi et rendre sa décision aujourd’hui. Dans le cas contraire, Fouad Belgacem devra être libéré.
Leur maître à penser est Anjem Choudary, un théoricien de l’action subversive. Très actif, il a créé les branches indienne et indonésienne de la multinationale islamiste. Elles s’appellent respectivement Sharia4Ind et Sharia4Indonesia.
Et si la rigueur des lois de la "charia" peut être affaiblie dans certaines sociétés, ce n’est pas la conception d'Anjem Choudary, né au Royaume-Uni. Selon lui, par exemple, les homosexuels méritent la peine de mort, les femmes musulmanes ou non doivent porter la burqa, les ivrognes doivent être fouettés, une femme adultère doit être lapidée à mort. Et devant un tribunal, le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes.
L'avocat bruxellois avait expliqué au quotidien Le Soir : "Moi, ce qui me motive, c'est de lutter contre l'arbitraire et l'abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans", disait-il à propos du volet belge de l'enquête sur les assassinats de masse islamistes de Paris, en partie fomentées depuis la Belgique.

Une affaire comme cela, "ça change la vie"
Néerlandophile, Me Sven Mary dénonce la 
soumission de la Belgique 
qui collabore avec la France
dans la lutte contre le terrorisme islamiste 
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir", arguait-il. 
A nouveau sollicité par un proche de Salah Abdeslam après son arrestation, à moins qu'il n'ait plutôt offert lui-même ses services, Me Mary n'a pas longtemps hésité, reconnaissant qu'un "dossier comme celui-là, ça change la vie", y compris "celle des proches".

Malgré la pression, cet avocat subversif marqué à l'extrême gauche a décidé d'aller de l'avant. "J'ai choisi mon métier et ma spécialité et j'assume. Les attentats parisiens m'ont révulsé et j'ai des idées personnelles au sujet du djihadisme qu'on ne m'enlèvera pas de la tête. Mais mon mandat est de défendre les personnes qui me demandent de le faire", a raconté Sven Mary dans la presse locale.

Capable de tout défendre, sauf l'extrême droite
Il a toutefois posé une condition : que Salah Abdelslam ne nie pas sa présence à Paris le 13 novembre. Car c'est le terrorisme islamiste que l'avocat entend justifier. Une ligne que le Français d'origine marocaine de 26 ans, qui a grandi à Molembeek, a d'ailleurs suivie lors de son premier interrogatoire, en confirmant qu'il n'a pas voulu y mourir. 
Pour le reste, Sven Mary, qui avait dû s'y prendre à trois reprises pour réussir sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles (VUB), ne dément pas son goût pour les arcanes du Code pénal. "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", a-t-il assuré. 
Sur le site de son ancienne université, il se dit prêt à défendre tout le monde. A l'exception de l'extrême droite. Ce qui n'implique pas son rejet de tout extrémisme...