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samedi 20 janvier 2018

Prisons : les agresseurs islamistes provoquent le soulèvement de leurs gardiens

Nouvel incident à Fleury-Mérogis, deux gardiens agressés en Corse, colère des personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison qui bloquaient toujours Fleury-Mérogis, Essonne, vendredi matin ont été chargés par les forces de l'ordre.

Résultat de recherche d'images pour "gardiens de prison   bloquent toujours Fleury-Mérogis"Les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les gardiens de prison. A Borgo en Corse, deux gardiens ont pourtant été agressés par trois détenus, en plein mouvement syndical.
Vendredi matin, de premiers incidents ont éclaté devant la prison de Fleury-Mérogis, déjà le théâtre jeudi de violences sur les gardiens de prison : 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant d'accepter de les réintégrer dans le calme. Six des prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale. 

Les surveillants pénitentiaires entament leur cinquième jour de mobilisation pour de meilleures conditions de sécurité. Au total, 81 établissements ont été bloqués vendredi.
Deux des trois principaux syndicats pénitentiaires, la CGT et l'Ufap-Unsa, étiquetés à l'extrême gauche, soumettent ce weekend à leurs bases un projet d'accord rédigé lors de négociations avec l'administration, tandis que FO entend "durcir" la mobilisation dans les prisons.


• Heurts entre gardiens et gendarmes

Alors que des gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont tiré des gaz lacrymogènes pour forcer le passage peu après 7 heures ce vendredi et pour évacuer les 150 manifestants. Ces derniers avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison pour empêcher les entrées et les sorties. "Il y a eu des échanges de lacrymogènes et de coups avec les CRS. Ça a été très tendu et violent", a expliqué Thibault Capelle, responsable local du SNP-FO, précisant que le blocage de Fleury-Mérogis avait été levé à 8h30.

"Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups", témoigne Sacha, un surveillant de 28 ans. "C'est honteux, on nous a matraqués, donné des coups de pied, des coups de poing, alors que nous voulons juste faire entendre nos revendications. Il faut qu'ils comprennent que le mouvement va se durcir", a lancé de son côté Alexandre Caby, délégué syndical Ufap-UNSA. Peu avant 8 heures, les gardiens de prison qui ne manifestaient pas ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police.


  • L'agression de trois surveillants par un islamiste détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le 11 janvier, a déclenché un mouvement national de blocage des prisons, le 15 janvier. Les surveillants réclament plus de sécurité pour mener à bien leur mission.


  • Les agressions par des islamistes détenus se multiplient



    De nouvelles agressions de surveillants de prison ont eu lieu le mardi 16 janvier.

    Les surveillants de la prison de Mont-de-Marsan (Landes) sont en révolte. La veille, sept d'entre eux ont été agressés par un détenu "radicalisé", pour ne pas dire un islamiste. 

    La prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a aussi été bloquée après l'agression ce matin d'une surveillante par un prisonnier "radicalisé", terme imposé parmi les éléments de langage
    C'est dans ce contexte très tendu que, six jours après les agressions, la ministre de la Justice s'est finalement rendue à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

    Deux des trois syndicats à l'origine des blocages des pénitenciers militent pour une suspension du mouvement le temps de négocier avec le ministère de la Justice.

    Deux gardiens agressés dans une prison Corse.
    Vendredi matin toujours, deux gardiens de prison ont été agressés par trois détenus "de droit commun" (?) à la maison d'arrêt de Borgo en Corse, selon la direction de l'administration pénitentiaire. Or, l'un de ces trois détenus est suivi pour radicalisation religieuse, a-t-on toutefois précisé ...de même source. L'un des deux surveillants blessés a été frappé à la gorge d'un coup de couteau. Ils ont été transférés vers l'hôpital de Bastia. "Il s'agit d'une grosse agression, l'un des deux gardiens était inconscient et l'auteur est un détenu qui avait déjà une fiche signalétique sur son comportement", a précisé Maxime Coustie, délégué régional UFAP.

    L'auteur de la tentative d'assassinat a été condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il s'était retranché dans sa cellule avec un ou deux complices. A 11h30, l'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés par les gendarmes et la situation dans la maison d'arrêt est revenue à la normale, selon "une autre source proche de l'enquête" qui ne communique pas directement et à visage découvert. La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête.

    Une agression "grave" et "intolérable", a commenté la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui s'est décidée à aller à la prison de Borgo rencontrer les surveillants dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a-t-elle confirmé aux media, après sa visite à l'hôpital, jugeant "très choquant et très émouvant de parler avec eux, même si je ne suis pas restée très longtemps pour ne pas les fatiguer".

    Un automobiliste fonce sur des gardiens à Nice.
    Enfin, à Nice, un automobiliste a forcé un barrage de police et foncé droit sur un groupe de gardiens de prisons en train de manifester devant la maison d'arrêt, selon une information de France Bleu Azur. Un des surveillants a été blessé au bras et a été conduit à l'hôpital. Le conducteur lui a été interpellé. On ne connaît pas pour l'heure les raisons de son geste.
    Deux jours plus tard, l'agresseur courrait toujours mais le mode opératoire ne laisse guère de place au doute sur une intention criminelle de djihadiste circulant parmi la population. Anthony Lequeux, responsable du syndicat Force Ouvrière dans le département raconte. "C'était intentionnel," assure-t-il.

    Les mouvements reconduits

    Pendant les négociations qui ont débuté mardi soir avec leur direction et la promesse d'un plan pour les prisons par le président Emmanuel Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l'agression le 11 janvier de surveillants par un  djihadiste détenu à Vendin-le-Vieil, un Allemand de 51 ans, converti. 
    Les gardiens mobilisés réclament plus de moyens et de meilleures conditions de sécurité, mais, fait nouveau, la question de la prise en charge des détenus "radicalisés" vient s'ajouter au problème endémique, au moment où la France attend le retour prochain des "revenants", ses ressortissants 'nationaux' de retour de Syrie après y avoir combattu aux côtés des islamistes.

    Pour l'instant, les négociations ont débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs. 

    Les syndicats annoncent que des blocages ont repris dans de nombreuses prisons,  mais la presse gouvernementale assure que le "mouvement a baissé ce vendredi" ...dans le Sud-Ouest.

    Le Figaro banalise avec un historique des mouvements de gardiens de prisons

    La presse gouvernementale veut ignorer l'origine islamiste des agressions.
    "La France a déjà connu de longs mouvements de gardiens de prison, avec des revendications diverses: surpopulation carcérale, insécurité, création d'emplois... L'un des plus longs a duré près de deux mois, en novembre et décembre 1994, et concernait la création d'emplois supplémentaires ou la revalorisation des traitements. La France compte parmi les pays avec la surpopulation carcérale la plus élevée, avec un taux d'occupation qui atteint 140%, selon des chiffres officiels.

    Cette presse partisane détourne l'attention du fait aggravant de la radicalisation.
    Ainsi rappelle-t-elle que plusieurs pays ont ainsi appelé vendredi la France au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève  à améliorer sa gestion des prisons. Paris a promis de faire des efforts, notamment en favorisant les alternatives à la détention.

    Une quinzaine de députés zélés de la majorité présidentielle LREM se rendra lundi simultanément dans des commissariats et gendarmeries sur le territoire, avant d'aborder notamment la réforme de la procédure pénale, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires. "Les représentants de la Nation veulent manifester l'intérêt qu'ils portent au travail des policiers et des gendarmes et la reconnaissance qui leur est due dans un contexte difficile", a indiqué dans un communiqué la commission des Lois de l'Assemblée, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), 47 ans, ex-trésorière de section du Parti socialiste et avocate qui, selon son CV, s'impliqua à Chanteloup-les-Vignes en 2015 dans ...les Restos du cœur. Elle a prévu de se rendre au commissariat de Trappes (Yvelines)

    Les LREM Alexandra Louis, avocate tournée vers l'insertion et aisément élue dans la circonscription de la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournement de fonds publics, dans un commissariat de secteur à Marseille, Fabien Matras, qui à 33 ans a travaillé à l'Assemblée sur la ...gratuité des péages, à la gendarmerie de Salernes (Var), Bruno Questel, 52 ans, avocat lui aussi, à la gendarmerie d'Evreux (Eue) et encore Thomas Rudigoz, ex-UDF, directeur de cabinet d'Anne-Marie Comparini, une proche de François Bayrou, à l'hôtel de police de Lyon. 
    Jean-Michel Fauvergue, 61 ans, ancien patron du Raid et élu macroniste de Seine-et-Marne, se concentre sur les services spécialisés d'enquête et est  déjà passé cette semaine dans une brigade criminelle. Il veut "toucher du doigt les problèmes que posent des règles procédurales trop lourdes", qui contribuent au "malaise" des forces de l'ordre et à "la perte de sens de leur travail", a-t-il déclaré.
    Le problème spécifique posé par les islamistes détenus est évacué.

    mardi 16 janvier 2018

    Prison de Vendin-le-Vieil : la ministre de la Justice prise en otage

    Nicole Belloubet est entrée sous les huées, mais n'est pas ressortie : 
    elle communique par téléphone ?

    "Visite très mouvementée" (LCI), "visite chahutée" (Le Parisien) ou prise d'otage ?


    Nicole Belloubet est en visite ce mardi 16 janvier à la prison de Vendin-le-Vieil, où trois surveillants ont été agressés à l'arme blanche par un détenu radicalisé, un djihadiste allemand de 51 ans, Christian Ganczarski, jeudi 11 janvier. Co-instigateur de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002, l'islamiste a été mis examen lundi soir par un juge antiterroriste à Paris pour tentatives d'assassinat.

    "Belloubet aboule le blé". Les surveillants pénitentiaires attendent des actes de la part du gouvernement. "On n'a plus les moyens de travailler en sécurité, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels", a résumé le responsable local de l'Ufap-Unsa, Alexandre Caby, réclamant notamment plus de recrutement et "un profilage des détenus pour qu'ils soient placés dans des établissements correspondant à leur profil pénal".
    La démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, qu'ils réclamaient depuis plusieurs jours, et le "plan pénitentiaire global" et flou promis par Emmanuel Macron pour fin février, n'ont pas suffi à calmer le mécontentement.
    "On joue notre vie pour 1.500 euros", explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire sud francilien de Réau (Seine-et-Marne). Depuis 2013, lui aussi voit les départs se multiplier vers d'autres administrations: police nationale et municipale, douanes, mais aussi "les impôts". Or, Belloubet croyait s'en sortir avec une enveloppe représentant pour chacun-e quelques dizaines d'euros mensuels supplémentaires.
    Il y a seulement quelques semaines, dans sa volonté de socialisation des prisons, la ministre socio-compassionnelle de la Justice annonçait la généralisation des téléphones au profit des détenus et pour permettre d'alléger la charge de travail des surveillants. Des téléphones fixes seront donc installés dans les 50.000 cellules des 178 établissements pénitentiaires français d'ici "une trentaine de mois", avait déclaré Nicole Belloubet.

    Les surveillants pénitentiaires qui manifestent devant la prison souhaitent bloquer la sortie de l'établissement à la garde des Sceaux.

    Un feu de pneus devant la prison e Vendin-le-Vieil, lundi 15 janvier 2018,
    Depuis le début de semaine, ils bloquent les établissements dans la France entière. Les trois principaux syndicats de personnel pénitentiaire (l'Ufap-Unsa Justice, majoritaire, CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire) avaient appelé à reconduire mardi 16 janvier le mouvement national de blocages de prisons. C'est ainsi qu'une cinquantaine de fonctionnaires était une nouvelle fois présente devant cette prison du Pas-de-Calais.

    Le premier appel au "blocage total" des prisons a été très suivi lundi, pour réclamer plus de sécurité après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste. Le 15 janvier, 139 des 188 centres pénitentiaires de France ont été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire. En fin de journée, "il n'y a plus de blocage autre que Fleury-Mérogis", avait-on indiqué. Une centaine de surveillants étaient rassemblés depuis 18h devant cette prison d'Essonne, plus grand centre pénitencier d'Europe.
    Selon des responsables syndicaux, une centaine de gardiens était mobilisée à Fresnes (Val-de-Marne). A Fleury-Mérogis, les barricades brûlées jusque tard dans la nuit de lundi à mardi n'avaient pas été remontées sur le chemin qui mène à la plus grande prison d'Europe. Le blocage auquel participaient quelque 80 agents en tout début de matinée était en train de se lever aux alentours de 8h00.
    Ailleurs en France, une vingtaine de personnels s'étaient rassemblés à Laon (Aisne), une vingtaine à Annoeullin (Nord), une quarantaine à Sequedin (Nord), une quarantaine à Beauvais (Oise). A la maison d'arrêt de Nice, le blocage a repris dès 06h00 selon des sources syndicales.
    Selon Philippe Abime, responsable de FO pénitentiaire en PACA, les prisons d'Aix-en-Provence, Arles et Grasse ont connu des "retards de prise de fonction" ce matin, mais la situation était rentrée dans l'ordre à 08h00, tandis que des mobilisations étaient en cours à Salon, Tarascon et Toulon.
    A Osny, dans le Val d'Oise, une trentaine de syndiqués empêchaient les extractions des prisonniers et comptaient "retarder les parloirs," selon Tony Verdier, représentant FO. Tandis qu'à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, ils étaient une vingtaine.
    Les prisons de Bonneville, Lyon-Corbas, l'établissement pour mineurs du Rhône, à Roanne et Aurillac étaient également bloquées, selon le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière. Dans les établissements de Valence, Riom et Villefranche-sur-Saône, les vilains matons ont retardé les appels d'"au moins ...15 minutes"!
    Une cinquantaine d'agents bloquaient la maison d'arrêt de Villepinte, avec un panneau "Belloubet, aboule le blé".
    Les syndicats avaient appelé à la poursuite du mouvement ce mardi, alors que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, se déplaçait à Vendin-le-Vieil.

    "Elle ne sortira pas" et Macron, pourtant à Calais, la laisse "se débrouiller" 

    En colère, les surveillants de Vendin-le-Vieil ont accueilli la garde des Sceaux en chantant La Marseillaise, et en lui lançant des slogans comme : "Vous êtes en retard, Madame la ministre", "des moyens financiers, des moyens humains" ou encore "des solutions Madame la ministre".


    Arrivée mouvementée de la ministre @NBelloubet à la prison de . Les gardiens chantent la marseillaise et réclament « des moyens pour la Penitentiaire ».
    Avant d'entrer dans l'établissement, la ministre avait déclaré aux mécontents être venue - six jours après les faits -  "pour les écouter" mais la colère des personnels n'est pas retombée. 
    Résultat de recherche d'images pour "belloubet aboule le blé"Plusieurs surveillants ont décidé de bloquer la sortie de l'établissement à Nicole Belloubet. "On doit bloquer la ministre, elle ne sortira pas d'ici ! On est pris pour des cons, c'est un ras-le-bol total, ça fait des années que ça dure et aucun gouvernement nous a écouté jusqu'à présent", déplore l'un des manifestants. Avant d'ajouter : "Elle est venue chez nous, mais elle aura du mal à sortir ou alors, on sera délogés par les forces de l'ordre".

    Selon la presse, des négociations étaient toujours en cours avec les syndicats à la mi-journée à l'intérieur de la prison, alors qu'à l'extérieur, les surveillants de prison, dans l'expectative, sont tendus.

    jeudi 13 avril 2017

    La colère des surveillants de Fleury-Mérogis (Essonne) gagne Villepinte (Seine-Saint-Denis)

    Des surveillants bloquent la prison de Villepinte pour dénoncer la surpopulation carcérale

    Plusieurs dizaines de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France bloquent l'entrée de cette maison d'arrêt de Seine-Saint-Denis.

    Une première soixantaine de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France dénonce la surpopulation carcérale et des conditions de travail "dégradantes". Ils bloquent l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) depuis 6 heures, ce jeudi 13 avril.  Des palettes de bois et des plaques de contreplaqué sur lesquelles on pouvait lire "Ma prison va craquer" ont été dressées devant la prison. Les manifestants bloquent l'entrée de la maison d'arrêt depuis jeudi matin. Un tas de pneus et de palettes a été enflammé, peu avant 7h30, par les surveillants, qui souhaitent "lancer un appel au secours, un SOS".
    Un "appel à une mobilisation générale" avait été lancé une semaine plus tôt par plusieurs syndicats.
    Les surveillants de la prison de Villepinte réclament "un vrai plan d'action pour désengorger la prison et renforcer le nombre de personnels", selon Erwan Saoudi, délégué FO. La directrice de la maison d'arrêt avait annoncé fin mars qu'elle n'accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d'occupation ayant atteint le record de 201%, soit 1 132 détenus pour 582 places.

    La colère se propage 

    Des surveillants de la prison de Fleury-Merogis (Essonne) protestent lundi 10 avril contre la récente agression de six de leurs collègues. Lundi soir, plus de 350 surveillants pénitentiaires avaient bloqué la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) durant quelques heures (photo ci-dessus). "Quand vous ouvrez le matin, vous n'avez pas un problème, vous risquez d'en avoir deux, voire trois", a expliqué Philippe Kuhn, surveillant à Villepinte depuis 15 ans, sur franceinfo.
    "On a une agression tous les deux jours, et ça ce 
    Les surveillants en colère de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont décidé mercredi soir de maintenir la pression sur l'administration pénitentiaire, avec de nouvelles actions à venir pour protester contre l'agression de six gardiens dans la plus grande prison d'Europe.pl
    Les surveillants veulent une nouvelle rencontre avec la direction de l'administration pénitentiaire, qui est venue entamer des négociations mardi. Sans rendez-vous d'ici vendredi 21 avril, ils menacent d'aggraver leur mouvement. Même avertissement si les négociations débouchent sur une impasse.
    Après les gardiens de Fleury-Mérogis, ceux de Villepinte passent à l'action (ci-dessus)Les syndicats ont lancé un brasier devant la maison d'arrêt de Villepinte pour lancer un "SOS"
    Les manifestants ont également entonné La Marseillaise, brandissant des pancartes "Ma prison va craquer, 200% surpopulation", "Surveillants tabassés en toute impunité, c'est notre réalité". 



    mercredi 6 juillet 2016

    L'avocat du terroriste islamiste Abdeslam va porter plainte contre Thierry Solère

    La surpopulation carcérale et l'engorgement judiciaire s'en porteront-ils mieux ?

    Le député Les Républicains Thierry Solère sera-t-il poursuivi comme lanceur d'alerte ?
     

    Le député des Républicains Thierry Solère (au centre),
    accompagné de Laure Haccoun, directrice de la sécurité,
    et Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux,
    a pu avoir accès à la zone où Salah Abdeslam est incarcéré.
    L'élu LR a dénoncé la semaine dernière des conditions privilégiées de détention de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis. L'avocat du dernier survivant des assassinats islamistes du 13 novembre, les plus meurtriers de l'histoire en France et revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh') a décidé de porter plainte contre le parlementaire.
    L'avocat de Salah Abdeslam considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client dans le système pénitentiaire public. Administrativement, il est rattaché au tribunal de grande instance d’Évry, ville dont le maire fut Valls.
    "Une partie du quatrième étage a été "vidée" pour lui, indique le JDD. Du côté droit, la plupart des cellules sont réservées à "l'unité dédiée", composée des détenus radicaux, incarcérés pour terrorisme, et qui sont isolés du reste de la prison. "Ils ne sont jamais en contact avec Abdeslam", précise le surveillant. Ils sont une douzaine. Dans les autres cellules de l'étage, les détenus "à l'isolement". "Soit sur décision judiciaire, parce que les magistrats demandent qu'ils n'aient aucun contact en détention, soit sur décision administrative, généralement quand on pense qu'ils peuvent être menacés", détaille aussi la directrice. L'étage abrite aussi des transgenres. "On les isole là, dans l'attente d'une décision; ensuite ils vont soit en détention chez les hommes, soit chez les femmes", glisse Laure Haccoun. Et puis, isolé parmi ces isolés, Abdeslam.
    Quatre cellules ont été aménagées pour sa venue, précise le JDD. Deux à son usage, une cellule A et une cellule B? en cas de dégradation de la première. Dans une cellule au milieu des deux, un poste de surveillance vidéo. C'est là qu'un fonctionnaire veille 24 h sur 24 pour observer le prisonnier et noter scrupuleusement tous ses faits et gestes. Une quatrième cellule a été transformée en "salle sport spéciale", avec un rameur pour faire de l'exercice. Un autre équipement de musculation est commandé… Et sur le toit, un petit espace de promenade à son seul usage, lui aussi sous surveillance vidéo. "Son avocat a pu venir jusqu'ici, confie un surveillant. Quant à Abdeslam, il voit sa famille au parloir: il y en a déjà eu quatre ou cinq, et à chaque fois, il ne croise personne sur le trajet. Son parloir est sécurisé, avec Hygiaphone, sans contact direct." [] ...En cas de déplacement de Salah Abdeslam, tout est vidé sur son parcours".
    A la suite d'une visite, le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le député a interpellé le garde des Sceaux dans une lettre ouverte qui l'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam. Il s'était notamment étonné que le djihadiste présumé dispose, à l'étage, d'une salle de sport réservée à son usage exclusif, ainsi que d'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam - en compagnie de son confrère belge l'avocat Sven Mary - n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.
    "La cellule du terroriste du 13 novembre a été repeinte en blanc," ajoute le JDD. Accrochées au mur, deux djellabas, une blanche et une couleur bordeaux. Filmé aux toilettes et à la douche (juste le haut du corps), Abdeslam est sous surveillance permanente. "C'est très impressionnant. Il y a une demi-douzaine de caméras, qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit, ou ce qu'il mange", raconte le député, "mais il n'y a pas de son".
    L'avocat s'indigne du droit de regard d'un "élu de la République"

    "Comment, Monsieur le Garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à Monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéo-protection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton, 53 ans. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes [aussi désobligeant que subjectif et polémique], n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il raconté sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet. 

    VOIR et ENTENDRE Berton accuser Thierry Solère de voyeurisme dans la "salle de bains" de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis

    La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, la plus grande prison d'Europe,  est construite sur 180 hectares et compte très exactement 4.521 détenus, dont 250 femmes. "Ce qui nous fait un taux d'occupation de 195%. Nous avons aujourd'hui 7 matelas au sol, faute de lit", admet la directrice de la sécurité. 
    Inaugurée en mai 1968, la maison d'arrêt a été rénovée pendant plus de dix ans, pour un demi-milliard d'euros. Les fenêtres neuves, désormais bien isolées, ont diminué de taille. Fini le mode four l'été et glaçon l'hiver. Chaque cellule, initialement conçue pour un seul détenu, a été doublée, avec sanitaire et douche. Les douches collectives, dangereuses, ont été supprimées. Fini aussi les préaux, des coupe-gorge juste avant la cour de promenade, à l'abri des regards des surveillants."Depuis quelques jours, on est sur un rythme d'une quarantaine d'entrées quotidiennes, ce qui est beaucoup plus que la moyenne", explique Laure Haccoun. Les magistrats, à la veille de leurs vacances, "déstockent" et incarcèrent.
    Le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance ne serait pas légal

    Dans sa lettre, Me Berton écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". Un élu de la République n'est donc pas considéré comme "la moitié des Français". 
    En tout état de cause, l'"ennemi public n°1" est surveillé 24 heures sur 24 par un système vidéo et Me Berton semble bien faire beaucoup de bruit pour rien. Conformément au décret d'application du 20 mai, tout député accompagné de journalistes et photographes peut désormais procéder à une visite surprise de tout établissement pénitentiaire.

    Une attaque nominale qui fait abstraction du mandat électif de Thierry Solère
    "Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste Berton, lui-même "artiste" du barreau et d'ailleurs spécialiste du droit de la presse. "Ce qu'il a vu", est en effet détaillé dans un article du JDD, qui a recueilli l'indignation de Thierry Solère. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

    Lui, le terroriste qui n'a pas actionné sa ceinture de kamikaze dans la nuit du 13 novembre, qui ne s'est pas tué sur ordre, est désormais incarcéré avec interdiction de le faire… Et
    l'administration pénitentiaire a pour mission impérative de le maintenir vivant… Vivant pour qu'un procès ait lieu.

    lundi 4 juillet 2016

    Salah Abdeslam, terroriste islamiste VIP, jouit d'une suite de 4 cellules

    L'opposition dénonce le 4 étoiles pour Salah Abdeslam dans un Fleury-Mérogis par ailleurs surpeuplé

    Sans états d'âme, la gauche fait 
    bénéficier Salah Abdeslam de conditions de détention avantageuses
    Quatre cellules lui sont dédiées, depuis son incarcération en avril à Fleury-Mérogis. Il dispose d'une cellule où il est surveillé 24h sur 24 par des caméras de surveillance. Une cellule de rechange est prévue pour le cas où la première ne conviendrait plus à l'islamiste. La troisième cellule est un poste de contrôle où sont disposés les écrans vidéo. La quatrième est équipée d'un rameur à l'usage exclusif de Salah Abdeslam. 

    Une partie de l'étage a été vidée pour Salah Abdeslam. 
    Le protégé du ministère de la Justice est logé dans le bâtiment D3, au quatrième et dernier étage de la prison, plus grande prison d'Europe située à une trentaine de kilomètres de Paris. "En temps normal, c'est un quartier d'isolement où sont hébergés des détenus médiatiques. Ils peuvent se retrouver dans une salle de sport. Elle n'a pas été crée spécifiquement pour lui", confirme une source syndicale pénitentiaire qui précise que le Molenbeekois n'y a pas accès quand il le demande mais uniquement certains jours à des créneaux horaires précis. "Il ne peut rien imposer, ce n'est pas à la carte", ajoute-t-elle.
    Mais en décrivant la généralité, Delphine Boesel, avocate militante, fait de l'enfumage. Elle aurait pu aussi bien mentionner d'autres catégories de détenus à l'isolement qui auraient pu être les voisins de cellule du terroriste, mais qui ne le sont pas. Certains prisonniers, comme par exemple des anciens fonctionnaires "VIP" ou des transgenres, se trouvent habituellement dans ce quartier d'isolement, mais ils ont été déménagés.
    En avril dernier, L'Express s'était aussi appliqué à désinformer l'opinion.
    "Dans sa cellule, qui fait un peu plus que 11m2, Salah Abdeslam bénéficiera d'une télévision, d'un lit composé d'un matelas ignifugeable , d'un mobilier pour écrire et ranger ses affaires ainsi que des toilettes et une douche qui "respectent son intimité", c'est-à-dire à l'abri des regards. A l'identique des autres détenus en isolement."
    Le ministère de la Justice s'est soumis aux exigences du terroriste assassin
    Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando djihadiste des attentats du 13 novembre 2015 bénéficie de conditions de détention particulières. Et, l'Observatoire international des prisons, habituellement prompt à dénoncer les conditions de vie carcérale, n'a pas manqué de banaliser la situation privilégiée du détenu, hébergé dans un espace VIP réservé aux détenus médiatiques. "Toutes les personnes placées à l'isolement ont à leur disposition [exclusive?] une cellule aménagée dans laquelle ils ont accès la plupart du temps à un rameur, voire un vélo. Du matériel, en général, pas de très bonne qualité", a raconté Delphine Boesel, avocate. "Il n'a aucun traitement de faveur,"assure cette vigie des prisons.
    Me Boesel a découvert les prisons par le biais du Genepi, association.Elle a défendu Daniel Merlini, un membre de la Dream Team, équipe de braqueurs qui s'est illustrée dans les années 1990. Son client, qui sera abattu en 2010 dans une fusillade.
    Parmi ses clients, des multirécidivistes au casier judiciaire long comme le bras, elle compte Christophe Khider, condamné pour braquage, meurtre, évasion de Moulins, tentative d'évasion de Fresnes avec prise d'otage.
    Face à l'administration pénitentiaire, elle conteste les placements à l'isolement, les transferts incessants de détenus pour raison de sécurité.

    Elle milite avec l'OIP pour le droit des détenus à posséder un téléphone portable.
    Elle sera 
    élue présidente de la section française de l'OIP en avril 2015, Christiane Taubira étant ministre de la Justice de mai 2012 à janvier 2016. 
    Thierry Solère (LR) "étonné" des conditions de détention d'Abdeslam

    Le député a découvert le pot-aux-roses lors d'une visite à la prison et il a interpellé le Garde des Sceaux. "J'ai écrit à Jean-Jacques Urvoas, pour lui demander quelles sont les motivations qui ont prévalu à cette décision de transformer une cellule dans une prison surpeuplée, pour que M. Abdeslam puisse avoir une salle de sport", explique-t-il. Selon le ministère de la Justice, proposer des activités sportives aux détenus est une obligation.


    Le député des Hauts-de-Seine dénonce les "privilèges" accordés au terroriste. "On en est à un dispositif tel que même une cellule supplémentaire lui est allouée pour une salle de sport privée", résume Thierry Solère au micro d'Europe 1. 
    "Je suis étonné, et d'ailleurs le personnel pénitentiaire autour de moi n'a pas su me répondre et a aussi montré son étonnement", poursuit l'élu. "C'est un privilège qui est donné" à Salah Abdeslam. 

    La situation est, selon lui, d'autant plus inacceptable que "la surpopulation en prison" est une réalité. "Les nouveaux arrivants à Fleury-Mérogis n'ont même pas un lit pour eux: on leur met simplement un matelas par terre", a-t-il dénoncé. 

    Dans sa lettre à Urvoas, Thierry Solère  écrit: "Je ne cherche pas la polémique", assure-t-il. "Jean-Jacques Urvoas est garde des Sceaux depuis peu de temps, il est courageux, dit la vérité et a conscience des sujets. En revanche, j'attends une réponse précise sur la motivation [qui a poussé à] donner à Salah Abdeslam une cellule en plus avec du matériel de sport, un rameur et un appareil de musculation."