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mardi 16 janvier 2018

Prison de Vendin-le-Vieil : la ministre de la Justice prise en otage

Nicole Belloubet est entrée sous les huées, mais n'est pas ressortie : 
elle communique par téléphone ?

"Visite très mouvementée" (LCI), "visite chahutée" (Le Parisien) ou prise d'otage ?


Nicole Belloubet est en visite ce mardi 16 janvier à la prison de Vendin-le-Vieil, où trois surveillants ont été agressés à l'arme blanche par un détenu radicalisé, un djihadiste allemand de 51 ans, Christian Ganczarski, jeudi 11 janvier. Co-instigateur de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002, l'islamiste a été mis examen lundi soir par un juge antiterroriste à Paris pour tentatives d'assassinat.

"Belloubet aboule le blé". Les surveillants pénitentiaires attendent des actes de la part du gouvernement. "On n'a plus les moyens de travailler en sécurité, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels", a résumé le responsable local de l'Ufap-Unsa, Alexandre Caby, réclamant notamment plus de recrutement et "un profilage des détenus pour qu'ils soient placés dans des établissements correspondant à leur profil pénal".
La démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, qu'ils réclamaient depuis plusieurs jours, et le "plan pénitentiaire global" et flou promis par Emmanuel Macron pour fin février, n'ont pas suffi à calmer le mécontentement.
"On joue notre vie pour 1.500 euros", explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire sud francilien de Réau (Seine-et-Marne). Depuis 2013, lui aussi voit les départs se multiplier vers d'autres administrations: police nationale et municipale, douanes, mais aussi "les impôts". Or, Belloubet croyait s'en sortir avec une enveloppe représentant pour chacun-e quelques dizaines d'euros mensuels supplémentaires.
Il y a seulement quelques semaines, dans sa volonté de socialisation des prisons, la ministre socio-compassionnelle de la Justice annonçait la généralisation des téléphones au profit des détenus et pour permettre d'alléger la charge de travail des surveillants. Des téléphones fixes seront donc installés dans les 50.000 cellules des 178 établissements pénitentiaires français d'ici "une trentaine de mois", avait déclaré Nicole Belloubet.

Les surveillants pénitentiaires qui manifestent devant la prison souhaitent bloquer la sortie de l'établissement à la garde des Sceaux.

Un feu de pneus devant la prison e Vendin-le-Vieil, lundi 15 janvier 2018,
Depuis le début de semaine, ils bloquent les établissements dans la France entière. Les trois principaux syndicats de personnel pénitentiaire (l'Ufap-Unsa Justice, majoritaire, CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire) avaient appelé à reconduire mardi 16 janvier le mouvement national de blocages de prisons. C'est ainsi qu'une cinquantaine de fonctionnaires était une nouvelle fois présente devant cette prison du Pas-de-Calais.

Le premier appel au "blocage total" des prisons a été très suivi lundi, pour réclamer plus de sécurité après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste. Le 15 janvier, 139 des 188 centres pénitentiaires de France ont été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire. En fin de journée, "il n'y a plus de blocage autre que Fleury-Mérogis", avait-on indiqué. Une centaine de surveillants étaient rassemblés depuis 18h devant cette prison d'Essonne, plus grand centre pénitencier d'Europe.
Selon des responsables syndicaux, une centaine de gardiens était mobilisée à Fresnes (Val-de-Marne). A Fleury-Mérogis, les barricades brûlées jusque tard dans la nuit de lundi à mardi n'avaient pas été remontées sur le chemin qui mène à la plus grande prison d'Europe. Le blocage auquel participaient quelque 80 agents en tout début de matinée était en train de se lever aux alentours de 8h00.
Ailleurs en France, une vingtaine de personnels s'étaient rassemblés à Laon (Aisne), une vingtaine à Annoeullin (Nord), une quarantaine à Sequedin (Nord), une quarantaine à Beauvais (Oise). A la maison d'arrêt de Nice, le blocage a repris dès 06h00 selon des sources syndicales.
Selon Philippe Abime, responsable de FO pénitentiaire en PACA, les prisons d'Aix-en-Provence, Arles et Grasse ont connu des "retards de prise de fonction" ce matin, mais la situation était rentrée dans l'ordre à 08h00, tandis que des mobilisations étaient en cours à Salon, Tarascon et Toulon.
A Osny, dans le Val d'Oise, une trentaine de syndiqués empêchaient les extractions des prisonniers et comptaient "retarder les parloirs," selon Tony Verdier, représentant FO. Tandis qu'à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, ils étaient une vingtaine.
Les prisons de Bonneville, Lyon-Corbas, l'établissement pour mineurs du Rhône, à Roanne et Aurillac étaient également bloquées, selon le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière. Dans les établissements de Valence, Riom et Villefranche-sur-Saône, les vilains matons ont retardé les appels d'"au moins ...15 minutes"!
Une cinquantaine d'agents bloquaient la maison d'arrêt de Villepinte, avec un panneau "Belloubet, aboule le blé".
Les syndicats avaient appelé à la poursuite du mouvement ce mardi, alors que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, se déplaçait à Vendin-le-Vieil.

"Elle ne sortira pas" et Macron, pourtant à Calais, la laisse "se débrouiller" 

En colère, les surveillants de Vendin-le-Vieil ont accueilli la garde des Sceaux en chantant La Marseillaise, et en lui lançant des slogans comme : "Vous êtes en retard, Madame la ministre", "des moyens financiers, des moyens humains" ou encore "des solutions Madame la ministre".


Arrivée mouvementée de la ministre @NBelloubet à la prison de . Les gardiens chantent la marseillaise et réclament « des moyens pour la Penitentiaire ».
Avant d'entrer dans l'établissement, la ministre avait déclaré aux mécontents être venue - six jours après les faits -  "pour les écouter" mais la colère des personnels n'est pas retombée. 
Résultat de recherche d'images pour "belloubet aboule le blé"Plusieurs surveillants ont décidé de bloquer la sortie de l'établissement à Nicole Belloubet. "On doit bloquer la ministre, elle ne sortira pas d'ici ! On est pris pour des cons, c'est un ras-le-bol total, ça fait des années que ça dure et aucun gouvernement nous a écouté jusqu'à présent", déplore l'un des manifestants. Avant d'ajouter : "Elle est venue chez nous, mais elle aura du mal à sortir ou alors, on sera délogés par les forces de l'ordre".

Selon la presse, des négociations étaient toujours en cours avec les syndicats à la mi-journée à l'intérieur de la prison, alors qu'à l'extérieur, les surveillants de prison, dans l'expectative, sont tendus.

mercredi 7 janvier 2015

Internet et supérette: les détenus sont des coqs en pâte en prison

"La prison n'impressionne plus" que les braves gens

Les produits de la vie courante moins chers dans les prisons

Les détenus paieraient moins cher qu'en supermarché les produits qu'ils achètent en prison. Quand le Nutella est vendu 1,11€ aux détenus, la ménagère moyenne doit débourser aux alentours de 2,30€ en supermarché… et l'administration, elle, paie 3,13€ à son fournisseur! Et l'administration, c'est qui ? Ce n'est ni Hollande, ni Taubira... Plusieurs syndicats dénoncent depuis quelques mois la mauvaise gestion de l'administration pénitentiaire s'agissant de la "cantine", où s'approvisionnent les détenus. "Que les détenus paient moins cher, cela ne nous gêne pas. Le pouvoir d'achat des détenus est aussi plus faible que la moyenne, explique-t-on à la CGT pénitentiaire. Il est en revanche problématique que ce soit l'administration, donc le contribuable, qui paie pour qu'ils profitent de ces réductions".

Les prix des produits vendus en prison ont été harmonisés. Un rapport de la Cour des comptes de juillet 2010 avait pointé les disparités très fortes de prix affichés dans les différents établissements de l'Hexagone. Sur certains produits, comme la canette de Coca-Cola, par exemple, l'écart pouvait atteindre 63%. Pour mettre un terme à ces inégalités, un même prix est désormais pratiqué dans l'ensemble des prisons gérées par l'administration pénitentiaire. "Quand les détenus ont vu le Nutella passer de 3€ à 1€, ils ont halluciné", se souvient Arnaud Gâteau, secrétaire général adjoint de l'Ufap-Unsa. Pour qu'aucun détenu ne constate de hausse de prix, tous ont été alignés vers le bas, si bien que l'administration pénitentiaire vend désormais certains produits à perte. En 2012, le syndicat évaluait à 20 millions d'euros la dépense supplémentaire induite.

L'administration pénitentiaire ne nie pas une perte d'argent sur certains produits. Et avoue même en payer certains plus cher auprès de son fournisseur que dans le commerce. Mais explique compenser par une marge plus importante sur d'autres. «Le compte de commerce consacré à la cantine doit s'équilibrer à la fin de l'année. C'est la première année que nous harmonisons nos prix, et gérons les cantines de façon globale. Nous ne savons donc pas précisément s'il sera ou non en déficit à la fin de l'année. Si c'est le cas, il faudra soit abonder, soit reconduire le déficit, et le corriger l'année suivante», explique Francis Le Gallou, sous-directeur à l'administration publique pénitentiaire. Si déficit il y a, l'administration assure qu'elle reverra sa politique tarifaire l'année suivante, afin de ne pas grever son budget.

Facebook des détenus: après les Baumettes, Nice aussi 

Comme les Marseillais des Baumettes (ci-contre), les prisonniers niçois, ont posté des dizaines de photos, et même des vidéos, sur Facebook.
Depuis les révélations de La Provence, lundi, sur la publication d'une page Facebook alimentée par les prisonniers des Baumettes, la polémique est vive sur ce qu'il se passe derrière les barreaux. Depuis leurs cellules, certains détenus diffusent sur les réseaux sociaux des clichés sur lesquels ils paradent, exhibant argent liquide et produits illicites.
Pendant la semaine des fêtes de Noël, elle a notamment été abreuvée de dizaines de photos montrant des détenus, tout sourire, s'exhibant à grands renforts de "selfies", dans leurs cellules, dans les coursives et dans la cour. On les voit aussi manipuler des liasses de billets, et des téléphones.
Alors que cette page a été découverte, la direction des Baumettes l'a fait supprimer le 31 décembre. Les syndicats crient au manque de personnels, et Force Ouvrière évoque carrément "une prison devenue un centre de vacances".  Pour Jacques, le père d'un jeune détenu des Baumettes, "c'est le Club Med. A l'intérieur, vous êtes logé, nourri. Le plus dur, c'est quand on rentre. Une fois que vous êtes dedans, que vous êtes bien imprégné, vous avez tout ce que vous voulez."
Image d'Epinal
En fait, plusieurs syndicats de surveillants se donnent des excuses, dénonçant une "dérive inquiétante". Il manque 50 surveillants aux Baumettes. Mais pour Karim, qui vient visiter son frère incarcéré, il y existe des complicités. "Cela veut dire que (les surveillants) ne font pas leur boulot correctement. S'il y a de la drogue et des couteaux, c'est la jungle", regrette-t-il. "Comment les détenus peuvent-ils faire entrer tout ces produits et objets ? "Les parloirs, les gardiens, ils ont des complices et ça fait rentrer des trucs. Pas gratuitement, c'est sur", élude ce proche de détenu. "C'est une mascarade, du grand n'importe quoi. Pendant que certains se marrent et d'autres qui pleurent".
David Cucchietti, le délégué CGT des surveillants des Baumettes, dresse un constat d'impuissance. "Cela prouve que nous, personnels de surveillance, n'avons plus la main mise sur la détention. Ce n'est pas possible", s'indigne-t-il au micro d'Europe 1. "Là, les détenus sont quasiment livrés à eux-mêmes. Avec les armes que nous avons trouvé, les couteaux, les téléphones, la drogue… Qu'est ce que vous voulez que l'on fasse ? On a des cellules surchargées de 2x9m2 : c'est un entrepôt qu'il y a dedans. Donc on fait des fouilles, mais avec les moyens que l'on a", poursuit le syndicaliste.
Face à ces révélations, le syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés (SPS) réclame quant à lui "une fouille générale du centre pénitentiaire de Marseille; l'apport d'effectifs de surveillants [...] et le désencombrement des cellules en détention." Le représentant du syndicat aux Baumettes, Jérémy Joly, signale que "de plus en plus de téléphones portables, d'armes blanches et de stupéfiants sont trouvés" lors des fouilles. L'été dernier, pas moins de 30 couteaux avaient ainsi été retrouvés en un week-end.

C'est une galerie de portraits en forme de défiance à l'administration pénitentiaire.
Des détenus qui posent en cellule ou dans la cour de promenade avec des billets de 50 euros pleins les mains, exhibant des morceaux de "shit" (résine de cannabis) ou en train de fumer la chicha. Des photos de groupe et des selfies tout sourire, version boys band. 

Après Marseille, une nouvelle page Facebook a été découverte à Nice.
Dans les douches ou la salle de musculation, en boxer ou en caleçon, muscles dessinés, et parfois même un joint à la bouche, les prisonniers de la maison d’arrêt de Nice se pavanent et prennent la pose. Au total, près d’une quinzaine se sont échangés des commentaires et ont "liké" leurs clichés mis en ligne, a rapporté Nice-Matin. Un compte Facebook similaire à celui des détenus marseillais, "MDR o Baumettes" (comprendre "mort de rire aux Baumettes") supprimé par l'administration pénitentiaire le 31 décembre dernier, non sans avoir récolté près de 4.800 "likes" de fans.
Une vidéo pour le Nouvel An... Et les détenus niçois ne se sont pas arrêtés là : l’un d’entre eux a même publié une vidéo enregistrée lors du réveillon du 31 décembre. Dans une rue adjacente au centre pénitentiaire, on voit ses proches tirer un feu d’artifice pour fêter la nouvelle année.
Effaré, le maire UMP de la ville, Christian Estrosi, a déclaré sur Twitter être "scandalisé" par la publication de ces photos sur les réseaux sociaux et "demande des comptes à Christiane Taubira", la garde des Sceaux. "Comment peut-on être un détenu et consommer de la drogue en toute impunité? Comment peut-on être détenu et disposer à sa guise des réseaux sociaux? J'avoue ma totale incompréhension et ma révolte", s’est indigné l’édile auprès du quotidien local Nice-Matin.
A Nice comme à Marseille, dotés de forfaits de téléphones portables, ces détenus se photographient entre eux ou façon 'selfie'. Provocation ultime et sentiment d'impunité, la vidéo du feu d'artifice est disponible sur les réseaux sociaux. Une façon pour les détenus de braver l'interdit, les téléphones portables n'étant pas autorisés en prison... "Cette forme de réaction est une opposition au milieu carcéral à la société. C'est une posture", analyse pour BFMTV Marie Crétenot avec l'indulgence qui sied aux humanistes de l'Observatoire international des prisons.

Si l'affaire des Baumettes laisse le PS indifférent, elle a également fait bondir le FN, qui a dénoncé "une page Facebook de la honte", mardi matin dans un communiqué. "Il est inadmissible que par violation répétée du réglement intérieur, les conditions de vie en prison deviennent, sous certains aspects, plus faciles que pour le commun des Français", estime le Front national.

Comment a-t-on pu publier de telles photos? 
Les téléphones portables sont interdits en prison. Alors ?
Pour Philippe Perron, le directeur interrégional de l'administration pénitentiaire, la page "MDR o Baumettes" avait été publiée depuis "l'extérieur" du centre pénitentiaire marseillais, avec des clichés "remontés de l'établissement". L'auteur, qui n'a pas été identifié, avait suspendu la page "dès que ça a commencé à se savoir". "On a tout de suite pris des dispositions après la découverte de cette page Facebook en ouvrant une enquête administrative et en saisissant le procureur de Marseille", avait-il indiqué. Par ailleurs, des "fouilles sectorielles" avaient été lancées auprès des détenus visibles sur les photos, et avaient déjà permis "de retrouver certains des objets présentés". 

Aucune précision n'est fournie sur les mesures disciplinaires envisagées par l'administration pénitentiaire... 
En février 2013, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL, les établissements pénitentiaires et centres de rétention, auxquels il souhaiterait voir ajoutés les EHPAD, établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, qui peuvent parfois intégrer certaines personnes "à l'insu de leur plein gré"), Jean-Marie Delarue, avait rendu un rapport annuel ébouriffant ! Il y déplorait l'absence d'amélioration des conditions de détention... 
Le moment est-il bien choisi pour pointer du doigt l'enfermement des "enfants" et pour faire campagne pour l'autorisation du téléphone portable dans les prisons? Les bonnes âmes nous expliqueront que si internet est déjà disponible, pourquoi pas les téléphones. Et le cannabis.

mercredi 10 décembre 2014

Tabou sur l'insécurité: les immigrés sont-ils hors de cause ?

La part des immigrés dans la délinquance ne cesse d'augmenter

Délinquance et diversité
Les indicateurs convergent : la part des immigrés et des étrangers dans la délinquance ne cesse d’augmenter, 
ose écrire Valeurs actuelles. Fallait-il le taire, en dépit du vécu des Français et de l'occultation par la presse de l'identité des délinquants ?

Tenants de la culture de l’excuse ou dénonciateurs de l’immigration massive, tous doivent s’accorder sur un constat : la surreprésentation des populations immigrées ou d’origine étrangère dans les prisons françaises, et donc parmi les auteurs de crimes et délits. En l’absence de statistiques officielles, cette constatation ne repose que sur des estimations, mais elles sont indiscutables. Un indicateur en est la proportion de détenus de confession ou de culture musulmane : dans un récent rapport sur l’islam radical en prison, le député UMP Guillaume Larrivé l’estimait à environ 60 % de la population carcérale totale.

Dans "Le Déni des cultures", un ouvrage publié en 2010, le sociologue Hugues Lagrange (Seuil), se fondant sur une enquête menée dans des zones sensibles, pointait "la diversité des cultures" comme une cause majeure de cette surreprésentation des immigrés dans la délinquance, et notait sans ambages : " Les adolescents éduqués dans les familles du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones ; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus."

Comme Valeurs actuelles l’avait démontré en 2013, les cartes de France des différentes "spécialités" en matière de délinquance recoupent celles d’une forte implantation d’immigrés. 

Quant à la proportion des étrangers dans la délinquance, elle ne fait qu’augmenter : dans son rapport 2014, le très officiel Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) note que "depuis 2008, la part des étrangers mis en cause [pour des crimes et délits, hors délits routiers et infractions à la législation sur les étrangers] a augmenté progressivement chaque année", passant de 15 % en 2008 à 20 % en 2013
Sur cette période, le nombre d’étrangers mis en cause pour vol avec violence a progressé de 75 %, la part des étrangers dans les atteintes aux biens étant de 25,4 % — pour les vols sans violence, elle monte à 29,9 et pour les vols à la tire, à 84,1 %! Le même ONDRP note que 30 % des homicides commis à Paris et en petite couronne sont le fait d’individus de nationalité étrangère.

Des statistiques qui sont naturellement aggravées par le laxisme des politiques migratoires
ainsi, un rapport de 2013 du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée, notait que l’utilisation abusive du statut de demandeur d’asile a "incontestablement joué un rôle facilitateur dans l’essor de la criminalité organisée".

lundi 21 juillet 2014

"Des prisons vides de délinquants et pleines d'opposants"

Un décryptage de l'AFP, Libération et Le Monde ?
Jean-François Chemain, auteur de ces lignes, est professeur d'histoire en ZEP.
A quarante ans, il quitte ses fonctions de consultant international et passe l'agrégation d'histoire. Il a publié Kiffe la France (éditions Via Romana) et Une autre histoire de la laïcité chez le même éditeur.  

Le spectacle des innombrables « affaires » mettant en cause l’UMP ou tel de ses dirigeants, comme la condamnation à 9 mois de prison ferme d’une candidate FN, laissent l’impression d’un véritable déchaînement judiciaire du pouvoir contre ses opposants réduits à l’état de délinquants. Ceci ne saurait, hélas, pas nous étonner : c’est la nature de la gauche de pénaliser l’opposition.

En démocratie l’opposition politique est, en principe, un droit, et même un devoir puisque le fonctionnement du régime suppose qu’il y ait une opposition. Dans une République, la loi, issue de la volonté du peuple, est censée protéger celui-ci contre les agissements délictueux portant atteinte à ses biens ou à sa sécurité.

Or la gauche, depuis l’origine, tend à inverser ces deux principes. Toute à la conception morale et quasi-religieuse qu’elle a de sa mission, elle tend à faire de l’opposition politique un délit. « Il est des opinions qui constituent des délits » : cette sentence est de gauche, elle caractérise la gauche. Le syllogisme est imparable : la gauche est bonne, elle veut et fait le bien ; celui qui s’oppose à la gauche est donc un être mauvais qui fait obstacle à l’avènement du bien ; il doit, c’est logique, en être puni.

Aujourd’hui où la gauche détient tous les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire, et même le soi-disant « contre-pouvoir » médiatique, sans oublier toutes les régions sauf une), elle s’acharne pourtant judiciairement contre l’opposition, s’ingéniant à démontrer qu’il ne s’agit que d’un ramassis de délinquants. Des juges politisés lancent, telles des orgues de Staline, action sur action contre les dirigeants de l’UMP ou du FN, actions relayées en boucle par une presse complaisante.

Le pli a été pris dès notre belle Révolution, qui a mené à la guillotine des dizaines de milliers d’opposants, ou supposés tels, pour des motifs souvent réduits au droit commun, comme la « corruption ». Staline n’a pas fait différemment, ni Mao, ni Pol Pot. L’opposant est, pour la gauche, une « crapule ». Son élimination, y compris physique, une purification de la société. Les charniers de l’Histoire sont pleins d’opposants à la gauche que la gauche, qui écrit l’Histoire passe par pertes et profits. Comme disait Staline, « un mort est un drame, des millions de morts sont de la statistique ». Dans les camps de la gauche, les « droit commun » ont toujours été mieux traités que les « politiques ».

Car, parce qu’elle est bonne, la gauche a tendance à trouver des excuses aux délinquants, qui seraient des victimes de la société prenant une légitime revanche contre leurs oppresseurs. La gauche aime les euphémismes pour désigner les délits ou leurs auteurs : « incivilités » commises par des « jeunes »… Elle n’aime pas, et dénonce, ceux que son laxisme exaspère, allant jusqu’à épingler sur ses « murs des cons » les pères de jeunes filles sauvagement violées et assassinées. Ils font « le jeu de l’extrême droite », c’est-à-dire de l’opposition telle que la caricature la gauche, pour qui toute opposition à ses délires est disqualifiée comme « extrême ».

Des prisons vides de délinquants et pleines de ses opposants, tel est donc l’idéal de la gauche…depuis deux siècles.

Las ! Cette analyse est due à Valeurs actuelles


mardi 8 juillet 2014

B. Cantat soutient les intermittents contre ces "salauds qui nous gouvernent"...

Condamné pour meurtre, le beauf' de Duflot est-il excessif?

La musique n'adoucit pas les moeurs
En concert, Bertrand Cantat a tenu à apporter son soutien au mouvement des intermittents du spectacleau Main Square d'Arras, ce dimanche 6 juillet. Il a publiquement fustigé ces "salauds qui nous gouvernent" au Main Square d'Arras, ce dimanche 6 juillet. Après Bedos père qui a insulté Nadine Morano en spectacle, la scène française se radicalise...

La courtoisie est certes de gauche, mais...
Les artistes ont tout intérêt à ne pas braquer les techniciens intermittents du spectacle, et les festivals musicaux de l'été ont décidé de leur apporter leur soutien. Sincères ou non, les musiciens ont été nombreux à leur emboîter le pas, notamment aux Eurockéennes et aux Francofolies, contraints de protéger leurs concerts. Et leur gagne-pain.

C'est à Arras, que la démagogie s'est exprimée en faveur du conflit des intermittents, ce dimanche

Et c'est Bertrand Cantat, chanteur du groupe Detroit qui a pris la parole devant son public pour défendre cette corporation, en colère. Un état permanent qu'ils ont commun.
"C'est eux qui font marcher les choses et non pas les salauds qui nous gouvernent." Chacun son business, mais réduire l'économie et les chances de reprise de la croissance à la protection des acquis sociaux des plus favorisés de la catégorie, c'est vraiment pousser le bouchon un peu loin, Marcel.

Cantat a lâché son morceau de bravoure entre deux chansons et avant de commencer son morceau, "null and void" [nul et non avenu, puisque le Français n'est pas une langue morte]. "Je voudrais ici saluer le combat des intermittents du spectacle, qui en fait n'est pas seulement celui des intermittents du spectacle mais de tous les précaires et de tous les gens qui essaient de vivre correctement et décemment (...) Il y a des gens qui essaient de les en empêcher pour parler très très basiquement et c'est absolument injustifié et injustifiable", a-t-il déclaré. 

Un donneur de leçons...
Sous les applaudissements, le chanteur a poursuivi : "alors que tout le monde, comme eux, soit Null and void et qu'on leur dise n’entrez pas vous n'êtes pas chez vous, eh bien nous on dit que ces gens-là sont chez eux partout puisque c'est eux qui font marcher les choses et non pas les salauds qui nous gouvernent (...) C'est notre position et ça m'étonnerait qu'on en change". Ca, c'est bien dit ! Vous avez suivi?
VOIR et ENTENDRE celui qui justement ne change jamais d'avis...
 
On sent bien là que la prison l'a fait mûrir...

mardi 25 mars 2014

Sarthe: il se substitue à son ami en prison pendant trois mois

Amitié ou domination?

Un homme s'est fait mettre en prison pendant trois mois
Il a ainsi remplacé son ami d'enfance au centre de détention d'Argentan (Orne). Les raisons invoquées par les deux compères restent floues devant le tribunal correctionnel du Mans (Sarthe)
Les faits remontent à novembre 2012. Ni vu ni connu, Yssa, 29 ans, prend la place de son ami d'enfance Abdelkader, qui s'était évadé du centre de détention d'Argentan (Orne). Le pot au rose n'est découvert que trois mois plus tard, lorsque l'administration s'aperçoit effectivement qu'il y a erreur sur l'identité du détenu...

Une supercherie bien huilée: la diversité est imaginative et hiérarchisée
En juin 2012, Abdelkader, emprisonné depuis plus de trois ans, obtient une permission de sortie pour le week-end. Mais, le lundi matin, il n'a pas rejoint sa cellule. Cinq mois plus tard, Yssa, qui se fait passer pour Abdelkader, "réapparaît" au commissariat de Toulon. Il explique alors qu'il n'est pas retourné à la prison d'Argentan (Orne) par peur de représailles de la part de ses codétenus. Il obtient ainsi d'être incarcéré au Mans. Yssa prend ainsi la place de son ami sans difficulté, bien qu'ils se ressemblent comme Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira.
Les deux hommes ont pensé à tout puisque le frère d'Abdelkader vient rendre visite à Yssa au Mans, rapporte Ouest France. Yssa, mis à l'épreuve après une condamnation, envoie de son côté un autre ami à son rendez-vous avec un conseiller de probation. Mais en février 2013, la supercherie est révélée: les empreintes d'Yssa ne correspondent évidemment pas à celles d'Abdelkader. Le vrai prisonnier est finalement interpellé en octobre 2013.

La pension complète derrière les barreaux peu séduire

La présidente du Tribunal n'en croit pas son dossier lors de la comparution des deux hommes. "Comment est-il possible d'être incarcéré à la place de quelqu'un ?", questionne-t-elle. En fils aimant et dévoué, Abdelkader rétorque: "j'ai fait ça pour pouvoir rester avec ma mère qui était malade. On a monté cette histoire un soir où on avait bu."
Yssa évoque quant à lui une somme d'argent.
"Il a dit qu'il vous donnerait de l'argent. Mais n'a pas précisé la somme. Pourtant, pendant l'instruction, vous avez évoqué une dette de 35.000 € qui aurait été majorée à 50.000 €", rappelle la présidente Belouard. Dans le box des détenus du tribunal correctionnel du Mans devant lequel il comparait pour évasion du centre de détention d'Argenton (Orne), Abdelkader A. balaye cette version des faits avancée un moment par son copain Yssa : "Je lui ai en effet donné de l'argent en envoyant quelques mandats à sa copine", raconte cette belle âme au lourd casier judiciaire. Ce serait donc pour seulement quelques centaines d'euros qu'il aurait rendu service à cet ami dans les difficultés et l'aurait remplacé pendant 16 mois derrière les barreaux.
La vie carcérale semble pleine d'attraits
Les détenus du Centre de détention d'Argentan (Orne) ont célébré la fête des Lumières (comme à Lyon), déclenchant vendredi 6 décembre 2013 un mouvement de rébellion, qui a duré trois heures et provoqué d'importants dégâts matériels. "Il s'agit d'une mutinerie. Une quinzaine de détenus se sont retranchés dans leur aile et ont mis le feu", a indiqué Hugues de Phily, le procureur de la République d'Argentan (Orne).

L'histoire n'a pas fait rire les magistrats bernés. 
Récidiviste à plusieurs reprise, Abdelkader écope de 18 mois supplémentaires en prison. 
Son ami d'enfance, Yssa, passera quant à lui six mois derrière les barreaux. Avec vue sur la fenêtre de son dominateur.

mercredi 16 octobre 2013

Evasion de Redoine Faïd: mise en cause d'un gardien de la prison de Sequedin

Un gardien de la prison a été placé en garde à vue

Les enquêteurs tentent toujours de déterminer si le malfrat a bénéficié de complicités
, 
six mois après l'évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Sequedin

Un gardien de la prison de Sequedin, à quelques kilomètres à l'ouest de Lille dans le Nord, a été placé en garde à vue ce mercredi matin, a indiqué un représentant syndical. "Un de nos collègues de Sequedin est placé en garde à vue depuis ce matin", a déclaré Stéphane Lecerf, de l'UFAP-UNSA-justice. "Nous savons que ce pourrait être dans le cadre de l'enquête sur les circonstances de l'évasion de Redoine Faïd, selon des bruits qui circulent, mais nous n'en avons pas confirmation", a ajouté le représentant des gardiens de prison. 
"Si vraiment un collègue avait trempé dans cette évasion, ça serait compliqué pour les gardiens", a souligné S. Lecerf, invoquant la présomption d'innocence pour toute personne entendue. 
Le Parquet se refuse à tout commentaire. 

Deux détenus interrogés
Ironie de la pancarte...

Deux détenus extraits de la maison d'arrêt de Sequedin sont interrogés depuis lundi dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont a pu bénéficier Redoine Faïd lors de son évasion, leur garde à vue ayant été prolongée.

Spécialisé dans l'attaque de fourgons blindés,
Redoine Faïd s'était évadé le 13 avril à l'aide d'une arme, d'explosifs et en prenant en otage quatre surveillants

Il avait été interpellé un mois et demi plus tard dans un hôtel de Seine-et-MarneDepuis, il est à nouveau incarcéré dans un grand établissement pénitentiaire de la région parisienne dont le nom n'a pas été précisé et l'enquête se poursuit pour déterminer les complicités éventuelles, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le Parquet de Lille.

L'individu est à nouveau soupçonné dans une attaque à main armée à Villiers-sur-Marne (94) lors de laquelle une policière municipale de 26 ans, Aurélie Fouquet, est tuée en mai 2010.